
Pierre Moscovici
—

« Je ne suis pas le mieux placé à la Cour des Comptes pour évaluer un mouvement social ou une colère sociale. »
« La Cour des comptes n'est pas un pouvoir, elle n'est pas un contre-pouvoir. »
« Je ne crois pas pour ma part que les Français soient inconscients de la situation de leurs finances publiques. Ils savent que la France est trop endettée. »
« La France n'est pas en faillite, la France n'est pas en crise financière, mais la France est dans une situation financière qui est préoccupante, qui se dégrade et qui nous empêche d'agir. »
« On peut toujours se le permettre techniquement. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé l'an dernier. »
« Nous sommes surveillés et observés par l'Union Européenne. Pas parce que c'est un gendarme, mais parce que nous avons des engagements à l'égard de nos partenaires. Nous partageons la même monnaie. »
« Ce qui me frappe, si vous voulez, c'est ce qu'on appelle les spreads, c'est-à-dire différencier le taux d'intérêt. Alors, par rapport à l'Allemagne. Mais pour le commissaire européen que j'ai été, il n'y a pas si longtemps, à la fin 2019, imaginez que nos taux d'intérêt sont plus élevés que ceux de la Belgique, de l'Espagne, du Portugal, de la Grèce. Et à égalité avec ceux de l'Italie, on était à 80 points de base par rapport à eux. »
« Il est temps de reprendre le contrôle de nos finances publiques. Pour, encore une fois, faire de bonnes politiques publiques. Dans la justice. »
« Je dis simplement qu'il faut effectivement que, dans cette situation où il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, les forces politiques s'efforcent de trouver ce compromis, qu'elle fasse ce qu'il faut pour. Ce serait vraiment mieux pour la France. »
« La fiscalité n'est pas un tabou. Même si, il ne faut pas tout faire par les impôts. »
« Le ras-le-bol fiscal, ça veut dire ne pas en faire trop. Ce n'est pas un tabou. Et je maintiens cela. »
« On a le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé de l'Union Européenne, 43%. Donc, il ne faut pas en faire trop. »
« L'effort doit être d'abord fait par des économies en dépense. Une fois qu'on a dit ça, il y a la question de la fiscalité. Et la fiscalité doit représenter une part, à mon avis, une part minoritaire de cet effort. »
« 6, c'est le déficit actuel du régime des retraites. 15, c'est en 2035. 30, c'est en 2045. »
« Il y a toute une série de leviers qui avaient d'ailleurs été explorés par le conclave. La Cour des comptes avait produit deux rapports que j'ai présentés devant le conclave qui a échoué, mais qui, en même temps, avaient, je crois, stocké quelques avancées. »
« Prenez le cas d'un ouvrier. Un ouvrier a trois ans d'espérance de vie de moins après la retraite qu'un cadre. Si c'est un homme. Si c'est une femme, c'est deux ans. »