

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, non, pardonnez-moi. Moi, j'avais dit à l'époque, c'était aussi d'ailleurs sur France Inter, que... On s'en fout. C'était sur France Inter. Il y a quelques mois, j'ai dit qu'il ne fallait pas écarter sa proposition d'un revers de main. Ce n'est pas un ISF vers ce qu'il propose. C'est un prélèvement temporaire jusqu'en 2030 sur les plus grandes fortunes ou sur les plus gros patrimoines à définir. Je ne dis pas qu'il faut le faire. Je dis simplement que voilà le type de débat qu'on doit pouvoir avoir. Ce n'est pas tabou pour moi. Mais voilà. »
« Alors première chose on a une politique du cinéma formidable en France et ce rapport est très positif le CNC c'est une institution magnifique qui existe depuis déjà la libération qui avait été pensée par Jean Zé sous le Front Populaire vraiment bravo mais j'attends le mais là le mais c'est que on produit beaucoup de films français plus de 200 mais qu'il y en a un bon tiers qui en salle ne touche pas plus de 20 000 spectateurs mais c'est un critère ça ? ah bah c'est un critère qui existe quand même c'est à dire et on sait aussi que c'est pas tous des films qui ont un niveau de qualité suffisant donc ou extraordinaire et donc nous ne sommes pas »
« À la Cour des Comptes, je ne fais pas de commentaire des annonces en direct, en quelque sorte, je ne fais pas de politique. Simplement, c'est vrai que nous avons fait une réflexion l'an dernier qui disait que, s'agissant des forces de sécurité, il y avait sans doute un problème d'effectif, mais il y avait aussi un problème d'organisation. Et qu'il faut gérer, en tout cas, les deux ensemble. Mais vous avez des réponses depuis ? On a eu des réponses, des échanges avec le ministère de l'Intérieur. Je pense que Gérald Darmanin partage largement ce point de vue. Et puis, je faisais aussi une deuxième réflexion sur la loi qui concerne les forces de sécurité intérieure. C'est qu'on a rigidifié la dépense publique. C'est-à-dire qu'on a, sur toute un série de secteurs, on a déjà décidé que la dépense publique, elle est augmentée. C'est le cas pour l'intérieur et la sécurité. C'est le cas pour la défense. C'est le cas pour la recherche et l'innovation. Bon, si on fait ça et que, par ailleurs, il faut faire des économies, ça veut dire que les économies se situeront ailleurs. Et donc, on a un élément, un facteur de rigidification de la dépense publique. Et nous disions qu'aucune dépense, y compris celle-ci, ne veut être à l'abri de ce qu'on appelle une revue, c'est une réflexion sur la qualité de la dépense publique. »
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« Alors première chose on a une politique du cinéma formidable en France et ce rapport est très positif le CNC c'est une institution magnifique qui existe depuis déjà la libération qui avait été pensée par Jean Zé sous le Front Populaire vraiment bravo mais j'attends le mais là le mais c'est que on produit beaucoup de films français plus de 200 mais qu'il y en a un bon tiers qui en salle ne touche pas plus de 20 000 spectateurs mais c'est un critère ça ? ah bah c'est un critère qui existe quand même c'est à dire et on sait aussi que c'est pas tous des films qui ont un niveau de qualité suffisant donc ou extraordinaire et donc nous ne sommes pas »
« Vous savez, comme Premier ministre de l'Économie, vous vous rendez compte, je ne vous prononce pas dans le débat public, et je n'utilise jamais ce genre de mots naturellement. Simplement, ce que je constate, c'est deux choses. Un, effectivement, il y a une trajectoire qui est maintenant tournée vers le désendettement, et là-dessus, je dis, bien, parce qu'il fallait le faire. On a vraiment le quoi qu'il en coûte, c'était sans doute nécessaire, mais le pli a été pris de répondre à chaque crise par un chèque. Le milliard d'euros est devenu l'unité de compte du débat public, c'est absurde. Et donc, il fallait vraiment mettre le haut là. Simplement, après, il y a 16 milliards d'euros d'économie, dont on est obligé de constater que, pour la plupart, en effet, ils ne sont pas structurels. C'est-à-dire qu'il y en a probablement 12,5 qui proviennent, pour l'essentiel, d'avoir débranché des dispositifs d'urgence, qui, donc, n'existent plus. Alors, ça ne pose pas tant de problèmes pour cette année que pour les suivantes. Je m'explique. Vous avez une trajectoire de finances publiques, parce qu'à côté de ça a été adoptée, par exemple, des techniques, une loi de programmation de finances publiques, sur les années 2024-2027. Bon, pour cette année, 16 milliards, dont 12,5 milliards qui ne sont pas structurels, c'est les 3,5 structurels. Les années suivantes, il va falloir trouver 12 milliards par an pérennes. »
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« Bon, voilà. Donc, ce n'est pas du tout dans nos ressources. Et puis, il y a d'autres sources. Je vais en citer deux qui ne sont pas seulement dans le système social. Il y a notre système éducatif. Il est évalué par les institutions internationales, par le Fonds monétaire international, par l'OCDE, par ce qu'on appelle les normes PISA qui montrent qu'on a à la fois un coût très important et une performance qui est plutôt en train de se dégrader. Comment faire pour résoudre ça ? Évaluation, autonomie, décentralisation. On peut avoir un système qui fonctionne mieux et qui soit moins cher. Enfin, un dernier exemple que nous donnons, c'est la police. On a beaucoup augmenté les effectifs de la police sans pour autant que, par exemple, l'élucidation des fêtes ait beaucoup progressé. Donc, il y a des questions de gestion des ressources humaines. Comprenez-moi ce que je dis. »
« Je pense qu'il y a eu dans notre pays, ce n'est pas la Cour des comptes qui est liée pour le coup, c'est moi qui vais le dire, un problème culturel. Que pour ma part, il se trouve, je vais me défausser, je n'ai pas ignoré, pour une raison très simple, j'ai été dans une vie antérieure, élu pendant 20 ans, à Montbéliard, j'ai commencé en étant conseiller général de Sochaux. Sochaux, ça vous dit quelque chose, il y a un club de foot, mais il y a surtout la plus grosse usine de France, le centre de production de Sochaux. Et j'ai toujours été très préoccupé par le déclin de l'industrie, parce que je pense qu'une industrie qui décroche, c'est un pays qui se déclasse, et c'est aussi précipiter les couches populaires vers les populistes, et notamment vers l'extrême droite. J'ai vu cette mutation à la fois sociologique et politique, et j'ai essayé, à la place qui était la mienne, je ne veux pas revenir sur ce bilan qui est déjà ancien, j'étais ministre des Finances jusqu'en 2014, par exemple, de sauver PSA et de promouvoir ses fleurs industrielles. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« mais nous ne nous y trompons pas. Elle est suspendue jusqu'en 2023. Mais il y a néanmoins des éléments de comparaison qui sont apportés par la Commission européenne. Il se trouve que j'ai été commissaire européen dans une vie précédente, notamment sur ces fonctions-là. Et puis, elle sera sans doute rétablie pour 2024 et les années suivantes. Sans doute, mais rien ne précise là-dessus. C'est plus que probable. »
« Non, non, pas du tout, encore une fois, je ne porte aucun jugement là-dessus. Je dis simplement pour l'avenir, et pour le présent aussi d'ailleurs, veillons à ce que ces mesures soient ciblées et temporaires. J'ajoute une chose, c'est sur le chiffrage du déficit. Alors ça, pour le coup, ça me concerne. Comme président d'une autre institution, je ne veux pas être compliqué, qui s'appelle le Haut Conseil des Finances Publiques, qui donne son avis sur les projets de la finance, le gouvernement pense qu'en ajoutant quelques 60 milliards d'euros de dépenses, on va garder le même déficit, à 5%, parce qu'il y aura 60 milliards d'euros de dépenses, de recettes. Je dis que c'est possible, atteignable, mais ce n'est pas le plus probable, parce que toutes les hypothèses sont quand même très favorables. Donc, il se peut qu'on rajoute du déficit au déficit. Et ça, je dis quand même, attention, Bruno Le Maire, le ministre des Finances, a parlé lui-même de la cote d'alerte de nos finances publiques. Je me garderai de le paraphraser, mais je pense qu'il n'a pas tort. Et quand on est à la cote d'alerte, on ne rajoute pas davantage d'eau. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Dès septembre ? »
« On parlait de drapeau rouge ou d'austérité, la Cour des comptes ne dresse pas le drapeau rouge et elle ne préconise pas l'austérité. Je pense que les années 2021 et 2022 doivent être consacrées avant tout à la sortie de crise, à la musculation de notre croissance et au débranchage progressif des mesures d'urgence. Il vaut mieux sortir trop tard des mesures d'urgence que de sortir trop tôt. Ça peut surprendre dans ma bouche, mais je le dis parce que c'est une question de soutien de l'activité économique et de la cohésion sociale. Et donc il faudra faire des efforts de maîtrise de la dépense et donc de réduction des déficits, c'est le lien avec les 3%, à partir de 2023, sur une trajectoire qui sera à définir en fonction justement de la croissance, avec un objectif qui est qu'à partir de 2027, la courbe de la dette française s'inverse de manière sérieuse. Il faut le faire. Nos voisins, nos partenaires, l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne bien sûr, le font. Nous ne devons pas rester à la traîne et nous devons aussi préparer les chocs futurs. »
« Alors, première chose, nous ne sommes pas en train de dresser le drapeau rouge. La dette française, elle est très élevée, très très élevée, mais elle est aujourd'hui finançable. Elle est finançable pour deux raisons. D'abord parce que la signature française est bonne, encore une fois, nous sommes une économie au rein solide. Et elle est finançable aussi parce que les taux d'intérêt sont très bas. Ils sont très bas du fait de la politique de la Banque Centrale Européenne. Et on sait que cette guidance, comme on dit, c'est-à-dire cette prévisibilité de la Banque Centrale Européenne, elle dure justement jusqu'en 2023 à peu près. Donc on a quelques certitudes, mais il faut aussi être très vigilant. Et on ne peut pas miser sur le fait qu'on pourra vivre pour toujours avec une dette publique très élevée parce qu'il y a le taux d'intérêt bas. Si un jour il se retourne, à ce moment-là, le fait d'avoir un niveau de dette élevé peut induire une charge de dette qui augmente considérablement. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Encore une fois, je n'ai pas d'exemple de cette nature-là et ce n'est pas ce que la Cour des comptes suggère. Je dis simplement que non, la fiscalité n'est pas la formule magique pour répondre à la crise, qu'on peut toujours l'utiliser, mais qu'il faut l'utiliser avec non pas une main tremblante, mais une main prudente et surtout avec un très grand sens de l'équilibre. L'idée que c'est par l'impôt ou par exemple aussi par la lutte contre la fraude que tout à coup on va trouver là les milliards qui manquent, ça n'est pas exact. La lutte contre la fraude doit être encouragée et d'ailleurs par rapport aux mesures d'urgence, »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai parlé du rapport dans son intégralité avec Emmanuel Macron. Il a semblé intéressé par ses points ? Il m'a semblé intéressé par le rapport, mais on verra le commentaire ou surtout l'utilisation qu'on fera l'exécutif. Non, mais ce que je veux dire surtout, c'est que personne n'imagine qu'on puisse faire une réforme brutale comme ça. »
« Oui, 3% à la fin du quinquennat, c'est réaliste et tenable. Simplement, pardon de le dire, c'est assez peu ambitieux. Parce qu'en réalité, je ne sais pas si vous le savez, mais aujourd'hui, nos principaux partenaires, les Pays-Bas, la Grèce, la Grèce, l'Allemagne, tous ces pays sont en dessous de 3%. La totalité des pays de la zone euro, il sera en 2026. Ça va être le cas pour l'Espagne en 2024. Ça va être le cas pour l'Italie en 2025. »
« Non, pas du tout, ce n'est pas du tout ce que nous suggérons. Alors expliquez-nous. Ce que nous disons, écoutez, d'abord il y a des problèmes qui sont des problèmes structurels. Et là, cette note illustre extrêmement bien ce que je disais, c'est-à-dire que ce sont des problèmes de long terme qui doivent être traités, et qui ne sert à rien de mettre la poussière sous le tapis. Et que dans un grand choix démocratique, quand on élit un président de la République, quand on élit une nouvelle assemblée, quand on se projette sur 5 ans, quand on réfléchit à ce que doit être la France en 2030 ou en 2050, ce sont des questions qu'il faut poser. Et les vrais problèmes, le Ségur de la Santé, c'est un constat. Il a un coût. Est-ce qu'il est critiqué ? Non. J'ai dit moi-même que le quoi qu'il en coûte n'était pas critiqué. Et il y avait des besoins de revalorisation de professions dans le secteur de santé. Mais le coût, il est là. Le déficit, il s'accumule. Et à côté de ça, l'essentiel, c'est en effet le vieillissement de la population. C'est une bonne nouvelle. Encore faut-il vieillir en bonne santé. Il y a les maladies chroniques. Il y a les comportements. Et il y a la Covid. Dont nous voyons bien qu'elle devient, cette maladie, peu ou prou endémique. Et à partir de ce moment-là, nous faisons en effet l'addition. C'est 130 milliards d'euros entre 2020 et 2025. Est-ce qu'on peut vivre avec ça très longtemps ? Il faut absolument maîtriser nos dépenses de santé. Et il faut le faire sans austérité. »
« Non, non, pas du tout, encore une fois, je ne porte aucun jugement là-dessus. Je dis simplement pour l'avenir, et pour le présent aussi d'ailleurs, veillons à ce que ces mesures soient ciblées et temporaires. J'ajoute une chose, c'est sur le chiffrage du déficit. Alors ça, pour le coup, ça me concerne. Comme président d'une autre institution, je ne veux pas être compliqué, qui s'appelle le Haut Conseil des Finances Publiques, qui donne son avis sur les projets de la finance, le gouvernement pense qu'en ajoutant quelques 60 milliards d'euros de dépenses, on va garder le même déficit, à 5%, parce qu'il y aura 60 milliards d'euros de dépenses, de recettes. Je dis que c'est possible, atteignable, mais ce n'est pas le plus probable, parce que toutes les hypothèses sont quand même très favorables. Donc, il se peut qu'on rajoute du déficit au déficit. Et ça, je dis quand même, attention, Bruno Le Maire, le ministre des Finances, a parlé lui-même de la cote d'alerte de nos finances publiques. Je me garderai de le paraphraser, mais je pense qu'il n'a pas tort. Et quand on est à la cote d'alerte, on ne rajoute pas davantage d'eau. »