Formulation générale
75 %Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
6 observations sur 8

Cette fiche décrit la manière dont les réponses disponibles explicitent mécanismes, contraintes, arbitrages, incertitudes et objections. Elle présente chaque dimension séparément, sans classement des personnes.
Questions et méthodeLa maturité décrit uniquement le volume et la diversité du corpus disponible ; ce n’est ni une note ni un jugement sur la personne.
Chaque ligne a sa propre base. Ces mesures ne sont jamais additionnées en une note de personne.
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
6 observations sur 8
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
2 observations sur 8
4 observations · dénominateur en attente · 4 passages
Les facettes sans dénominateur sont des comptes de présence. Leur barre reste vide et elles ne sont pas comparées comme des taux.
Répartition des tours horodatés par rôle. Les tours sans durée exploitable restent hors calcul.
Répartition des dimensions repérées dans le corpus. Une même réponse peut contribuer à plusieurs dimensions.
Cette matrice indique la part du corpus, les sources, les passages et la durée disponibles pour chaque thème. Elle ne mesure ni une expertise générale ni une intelligence personnelle.
| Thème | Part du corpus | Sources | Passages | Durée média |
|---|---|---|---|---|
| Thème non classé | 100 %base 1 | 122 passages | 2222 passages | 38 minmédia daté |
| Dimension | Famille de mesure | Observé | Base | Fréquence | Passages | Période |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Formulation générale | Niveau de précision | 6 | 8 | 75 % | 8 | 29 juin 2021 au 29 juin 2021 |
| Formulation spécifique | Niveau de précision | 2 | 8 | 25 % | 8 | 29 juin 2021 au 29 juin 2021 |
| Dates citées | Éléments de fond | 4 | — | — | 4 |
Exemples retenus pour rendre les observations auditables. Ils ne résument pas à eux seuls l’ensemble du corpus.
« Vous savez, je participe activement aux travaux de l'association Région de France. Donc, j'ai avec mes collègues présidents de région des relations soutenues au plan politique, excellentes au plan humain. Et donc, bien sûr, nous avons échangé au lendemain des élections. Et c'est vrai que, je le dis, avec un peu de taquinerie, le taux de participation en Corse suscite un peu d'envie chez nos homologues continentaux. Mais on les comprend. Donc, ça, c'est la première chose. Deuxièmement, dire très clairement à le projet global, économique, social,… »
« Vous savez, je participe activement aux travaux de l'association Région de France. Donc, j'ai avec mes collègues présidents de région des relations soutenues au plan politique, excellentes au plan humain. Et donc, bien sûr, nous avons échangé au lendemain des élections. Et c'est vrai que, je le dis, avec un peu de taquinerie, le taux de participation en Corse suscite un peu d'envie chez nos homologues continentaux. Mais on les comprend. Donc, ça, c'est la première chose. Deuxièmement, dire très clairement à le projet global, économique, social, culturel, sociétal, il est très concret, il est nourri par des décennies de luttes syndicales, associatives, écologistes, sur tous les terrains. »
Ce profil décrit des éléments observables dans le corpus publié; il ne mesure ni la valeur, ni l'intelligence, ni la véracité d'une personne.
5 observations · dénominateur en attente · 5 passages
Mobilise une quantité, un ordre de grandeur ou une comparaison chiffrée.
1 observation · dénominateur en attente · 1 passage
| 29 juin 2021 au 29 juin 2021 |
| Institutions citées | Éléments de fond | 5 | — | — | 5 | 29 juin 2021 au 29 juin 2021 |
|---|
| Chiffres cités | Éléments de fond | 1 | — | — | 1 | 29 juin 2021 au 29 juin 2021 |
|---|
« cette victoire a été confirmée et amplifiée en décembre 2017, à nouveau élection territoriale, 54% des suffrages exprimés, 3 députés nationalistes sur 4 lors des élections législatives, et puis à nouveau, élection territoriale la semaine dernière, un vote global de 60% en faveur des 4 listes nationalistes, et celle que j'avais l'honneur de conduire, qui effectivement arrive largement en tête avec une majorité absolue à l'Assemblée de Corse. Donc je pense que les urnes ont parlé, le suffrage universel s'est exprimé à plusieurs reprises, et de façon très… »
« cette victoire a été confirmée et amplifiée en décembre 2017, à nouveau élection territoriale, 54% des suffrages exprimés, 3 députés nationalistes sur 4 lors des élections législatives, et puis à nouveau, élection territoriale la semaine dernière, un vote global de 60% en faveur des 4 listes nationalistes, et celle que j'avais l'honneur de conduire, qui effectivement arrive largement en tête avec une majorité absolue à l'Assemblée de Corse. Donc je pense que les urnes ont parlé, le suffrage universel s'est exprimé à plusieurs reprises, et de façon très claire, et face à cette demande, à ces attentes démocratiquement exprimées, la politique des gouvernements successifs jusqu'à aujourd'hui, y compris malheureusement du président de la République, Emmanuel Macron, depuis son élection, a été globalement de refuser de prendre en compte ce fait politique. Donc effectivement, il y a aujourd'hui une véritable difficulté démocratique, et je pense qu'il faut désormais la dépasser, et c'est le sens, en tout cas un des sens, du message envoyé par les Corses dimanche dernier, étant précisé que nous ne sommes pas seulement dans une relation à repenser avec Paris, il y a aussi les exigences et les attentes de la société corse, qui sont des exigences du quotidien, les questions de vie chère, d'accession au logement, d'agriculture, tout ce qui fait la vie des citoyennes et des citoyens, et ça nous appartient aussi, il nous appartient de créer les conditions pour que nous avancions de ce côté-là, mais c'est vrai qu'il y a aussi une dimension de dialogue avec Paris qui est indispensable. »
« Oui, ça fait partie des choses que nous allons continuer à dire. Je voudrais simplement une nouvelle fois répondre à M. Paoli. Personne ne songe à priver les Corses ou qui que ce soit d'ailleurs de la richesse extraordinaire que représente la langue française. Aujourd'hui, à mon avis, le vrai risque en Corse, il n'est pas pour la langue française, qui est parlé, qui est enseigné, et c'est heureux, qui est utilisé au quotidien. Le risque de disparition et de mort, il est pour la langue corse. Et moi, je pense que, y compris d'ailleurs que si on n'est pas… »
« Oui, ça fait partie des choses que nous allons continuer à dire. Je voudrais simplement une nouvelle fois répondre à M. Paoli. Personne ne songe à priver les Corses ou qui que ce soit d'ailleurs de la richesse extraordinaire que représente la langue française. Aujourd'hui, à mon avis, le vrai risque en Corse, il n'est pas pour la langue française, qui est parlé, qui est enseigné, et c'est heureux, qui est utilisé au quotidien. Le risque de disparition et de mort, il est pour la langue corse. Et moi, je pense que, y compris d'ailleurs que si on n'est pas nationaliste, on ne peut pas se réjouir de la mort d'une langue. Et que donc, il faut que nous mettions en place les moyens qui permettent à cette langue de vivre, de se développer, d'être transmise, parce qu'elle est à la fois un élément d'identité, de rapport avec ce que nous avons été historiquement, mais elle est aussi, et c'est, j'allais dire, aussi important que l'autre aspect. Elle est un élément de cohésion pour une société qui a besoin de produire du sens. Elle est un élément d'intégration et elle est un élément d'ouverture. Parce que parler de la langue corse, par exemple, ça nous relie à toutes les langues latines, donc à un bassin de locuteurs d'un million de personnes. Donc, je crois que vraiment, le bilinguisme, voire le plurilinguisme, est leur corollaire juridique. La co-officialité, parce que, pour une langue minorée, une condition nécessaire, mais non suffisante, de la survie, c'est le statut juridique dont elle bénéficie. Donc, le bilinguisme, le plurilinguisme et la co-officialité, là encore, à construire de façon progressive, à mon avis, sont des enjeux qui transcendent les appartenances. Ça, c'est la première chose. Deuxièmement, oui, nous allons continuer à discuter avec Paris, en tout cas, essayer de discuter, et j'espère que ça sera productif. Et troisièmement, ce que je veux dire aussi, notamment pour vos auditrices et auditeurs, c'est que nous ne sommes pas dans une logique en permanence de chercher à nous déresponsabiliser en demandant à l'État de faire à notre place. L'État est aujourd'hui un acteur essentiel du jeu politique et institutionnel, donc il est notre interlocuteur, notre interlocuteur naturel, et nous voulons construire avec lui une relation qui soit une relation de loyauté, de respect réciproque, et puis il y a aussi les responsabilités qui sont les nôtres. La société corse, que nous souhaitons plus émancipée, plus démocratique, plus respirante, est une société, et cette société-là ne se construira pas par décret, et ce n'est pas Paris qui va la construire à notre place. Donc c'est une démarche puissante, démocratique, citoyenne, qui doit nous permettre de construire la Corse à laquelle nous aspirons. C'est un idéal qui a été transmis de génération en génération par des dizaines de milliers de femmes et d'hommes depuis un demi-siècle dans la vie contemporaine. C'est un idéal qui puise aussi sans passéisme un passé qui a comme tout passé sa part d'ombre, mais qui a aussi sa part de lumière. Il faut redire avec force qu'au XVIIIe siècle, Pascal Paoli était considéré par Voltaire, par Rousseau, par les philosophes et l'Europe des Lumières comme un précurseur, qu'il y a eu au XVIIIe siècle en Corse la première constitution écrite, que Pascal Paoli, alors que la Corse était indépendante, a été un théoricien de la séparation des pouvoirs, de l'égalité des sexes, de la tolérance religieuse. Et donc, bien sûr, nous sommes fiers de cet héritage parce que c'est un héritage qui puise à l'universel. En même temps, la Corse du XXIe siècle, ce n'est absolument pas celle du XVIIIe siècle, nous en avons conscience et donc nous voulons construire une société qui soit une société du XXIe siècle qui prenne en compte ce que nous sommes, qui nous permette aussi de faire face aux grands enjeux, d'intégrer les femmes et les hommes qui arrivent sur cette terre et qui ont envie d'en épouser le destin. Et ça, ça doit se faire non pas dans la rupture, mais dans la complémentarité. Paul-François Paoli. »
« Oui, ça fait partie des choses que nous allons continuer à dire. Je voudrais simplement une nouvelle fois répondre à M. Paoli. Personne ne songe à priver les Corses ou qui que ce soit d'ailleurs de la richesse extraordinaire que représente la langue française. Aujourd'hui, à mon avis, le vrai risque en Corse, il n'est pas pour la langue française, qui est parlé, qui est enseigné, et c'est heureux, qui est utilisé au quotidien. Le risque de disparition et de mort, il est pour la langue corse. Et moi, je pense que, y compris d'ailleurs que si on n'est pas… »
« Oui, ça fait partie des choses que nous allons continuer à dire. Je voudrais simplement une nouvelle fois répondre à M. Paoli. Personne ne songe à priver les Corses ou qui que ce soit d'ailleurs de la richesse extraordinaire que représente la langue française. Aujourd'hui, à mon avis, le vrai risque en Corse, il n'est pas pour la langue française, qui est parlé, qui est enseigné, et c'est heureux, qui est utilisé au quotidien. Le risque de disparition et de mort, il est pour la langue corse. Et moi, je pense que, y compris d'ailleurs que si on n'est pas nationaliste, on ne peut pas se réjouir de la mort d'une langue. Et que donc, il faut que nous mettions en place les moyens qui permettent à cette langue de vivre, de se développer, d'être transmise, parce qu'elle est à la fois un élément d'identité, de rapport avec ce que nous avons été historiquement, mais elle est aussi, et c'est, j'allais dire, aussi important que l'autre aspect. Elle est un élément de cohésion pour une société qui a besoin de produire du sens. Elle est un élément d'intégration et elle est un élément d'ouverture. Parce que parler de la langue corse, par exemple, ça nous relie à toutes les langues latines, donc à un bassin de locuteurs d'un million de personnes. Donc, je crois que vraiment, le bilinguisme, voire le plurilinguisme, est leur corollaire juridique. La co-officialité, parce que, pour une langue minorée, une condition nécessaire, mais non suffisante, de la survie, c'est le statut juridique dont elle bénéficie. Donc, le bilinguisme, le plurilinguisme et la co-officialité, là encore, à construire de façon progressive, à mon avis, sont des enjeux qui transcendent les appartenances. Ça, c'est la première chose. Deuxièmement, oui, nous allons continuer à discuter avec Paris, en tout cas, essayer de discuter, et j'espère que ça sera productif. Et troisièmement, ce que je veux dire aussi, notamment pour vos auditrices et auditeurs, c'est que nous ne sommes pas dans une logique en permanence de chercher à nous déresponsabiliser en demandant à l'État de faire à notre place. L'État est aujourd'hui un acteur essentiel du jeu politique et institutionnel, donc il est notre interlocuteur, notre interlocuteur naturel, et nous voulons construire avec lui une relation qui soit une relation de loyauté, de respect réciproque, et puis il y a aussi les responsabilités qui sont les nôtres. La société corse, que nous souhaitons plus émancipée, plus démocratique, plus respirante, est une société, et cette société-là ne se construira pas par décret, et ce n'est pas Paris qui va la construire à notre place. Donc c'est une démarche puissante, démocratique, citoyenne, qui doit nous permettre de construire la Corse à laquelle nous aspirons. C'est un idéal qui a été transmis de génération en génération par des dizaines de milliers de femmes et d'hommes depuis un demi-siècle dans la vie contemporaine. C'est un idéal qui puise aussi sans passéisme un passé qui a comme tout passé sa part d'ombre, mais qui a aussi sa part de lumière. Il faut redire avec force qu'au XVIIIe siècle, Pascal Paoli était considéré par Voltaire, par Rousseau, par les philosophes et l'Europe des Lumières comme un précurseur, qu'il y a eu au XVIIIe siècle en Corse la première constitution écrite, que Pascal Paoli, alors que la Corse était indépendante, a été un théoricien de la séparation des pouvoirs, de l'égalité des sexes, de la tolérance religieuse. Et donc, bien sûr, nous sommes fiers de cet héritage parce que c'est un héritage qui puise à l'universel. En même temps, la Corse du XXIe siècle, ce n'est absolument pas celle du XVIIIe siècle, nous en avons conscience et donc nous voulons construire une société qui soit une société du XXIe siècle qui prenne en compte ce que nous sommes, qui nous permette aussi de faire face aux grands enjeux, d'intégrer les femmes et les hommes qui arrivent sur cette terre et qui ont envie d'en épouser le destin. Et ça, ça doit se faire non pas dans la rupture, mais dans la complémentarité. Paul-François Paoli. »
« cette victoire a été confirmée et amplifiée en décembre 2017, à nouveau élection territoriale, 54% des suffrages exprimés, 3 députés nationalistes sur 4 lors des élections législatives, et puis à nouveau, élection territoriale la semaine dernière, un vote global de 60% en faveur des 4 listes nationalistes, et celle que j'avais l'honneur de conduire, qui effectivement arrive largement en tête avec une majorité absolue à l'Assemblée de Corse. Donc je pense que les urnes ont parlé, le suffrage universel s'est exprimé à plusieurs reprises, et de façon très… »
« cette victoire a été confirmée et amplifiée en décembre 2017, à nouveau élection territoriale, 54% des suffrages exprimés, 3 députés nationalistes sur 4 lors des élections législatives, et puis à nouveau, élection territoriale la semaine dernière, un vote global de 60% en faveur des 4 listes nationalistes, et celle que j'avais l'honneur de conduire, qui effectivement arrive largement en tête avec une majorité absolue à l'Assemblée de Corse. Donc je pense que les urnes ont parlé, le suffrage universel s'est exprimé à plusieurs reprises, et de façon très claire, et face à cette demande, à ces attentes démocratiquement exprimées, la politique des gouvernements successifs jusqu'à aujourd'hui, y compris malheureusement du président de la République, Emmanuel Macron, depuis son élection, a été globalement de refuser de prendre en compte ce fait politique. Donc effectivement, il y a aujourd'hui une véritable difficulté démocratique, et je pense qu'il faut désormais la dépasser, et c'est le sens, en tout cas un des sens, du message envoyé par les Corses dimanche dernier, étant précisé que nous ne sommes pas seulement dans une relation à repenser avec Paris, il y a aussi les exigences et les attentes de la société corse, qui sont des exigences du quotidien, les questions de vie chère, d'accession au logement, d'agriculture, tout ce qui fait la vie des citoyennes et des citoyens, et ça nous appartient aussi, il nous appartient de créer les conditions pour que nous avancions de ce côté-là, mais c'est vrai qu'il y a aussi une dimension de dialogue avec Paris qui est indispensable. »
« Oui, ça fait partie des choses que nous allons continuer à dire. Je voudrais simplement une nouvelle fois répondre à M. Paoli. Personne ne songe à priver les Corses ou qui que ce soit d'ailleurs de la richesse extraordinaire que représente la langue française. Aujourd'hui, à mon avis, le vrai risque en Corse, il n'est pas pour la langue française, qui est parlé, qui est enseigné, et c'est heureux, qui est utilisé au quotidien. Le risque de disparition et de mort, il est pour la langue corse. Et moi, je pense que, y compris d'ailleurs que si on n'est pas… »
« Oui, ça fait partie des choses que nous allons continuer à dire. Je voudrais simplement une nouvelle fois répondre à M. Paoli. Personne ne songe à priver les Corses ou qui que ce soit d'ailleurs de la richesse extraordinaire que représente la langue française. Aujourd'hui, à mon avis, le vrai risque en Corse, il n'est pas pour la langue française, qui est parlé, qui est enseigné, et c'est heureux, qui est utilisé au quotidien. Le risque de disparition et de mort, il est pour la langue corse. Et moi, je pense que, y compris d'ailleurs que si on n'est pas nationaliste, on ne peut pas se réjouir de la mort d'une langue. Et que donc, il faut que nous mettions en place les moyens qui permettent à cette langue de vivre, de se développer, d'être transmise, parce qu'elle est à la fois un élément d'identité, de rapport avec ce que nous avons été historiquement, mais elle est aussi, et c'est, j'allais dire, aussi important que l'autre aspect. Elle est un élément de cohésion pour une société qui a besoin de produire du sens. Elle est un élément d'intégration et elle est un élément d'ouverture. Parce que parler de la langue corse, par exemple, ça nous relie à toutes les langues latines, donc à un bassin de locuteurs d'un million de personnes. Donc, je crois que vraiment, le bilinguisme, voire le plurilinguisme, est leur corollaire juridique. La co-officialité, parce que, pour une langue minorée, une condition nécessaire, mais non suffisante, de la survie, c'est le statut juridique dont elle bénéficie. Donc, le bilinguisme, le plurilinguisme et la co-officialité, là encore, à construire de façon progressive, à mon avis, sont des enjeux qui transcendent les appartenances. Ça, c'est la première chose. Deuxièmement, oui, nous allons continuer à discuter avec Paris, en tout cas, essayer de discuter, et j'espère que ça sera productif. Et troisièmement, ce que je veux dire aussi, notamment pour vos auditrices et auditeurs, c'est que nous ne sommes pas dans une logique en permanence de chercher à nous déresponsabiliser en demandant à l'État de faire à notre place. L'État est aujourd'hui un acteur essentiel du jeu politique et institutionnel, donc il est notre interlocuteur, notre interlocuteur naturel, et nous voulons construire avec lui une relation qui soit une relation de loyauté, de respect réciproque, et puis il y a aussi les responsabilités qui sont les nôtres. La société corse, que nous souhaitons plus émancipée, plus démocratique, plus respirante, est une société, et cette société-là ne se construira pas par décret, et ce n'est pas Paris qui va la construire à notre place. Donc c'est une démarche puissante, démocratique, citoyenne, qui doit nous permettre de construire la Corse à laquelle nous aspirons. C'est un idéal qui a été transmis de génération en génération par des dizaines de milliers de femmes et d'hommes depuis un demi-siècle dans la vie contemporaine. C'est un idéal qui puise aussi sans passéisme un passé qui a comme tout passé sa part d'ombre, mais qui a aussi sa part de lumière. Il faut redire avec force qu'au XVIIIe siècle, Pascal Paoli était considéré par Voltaire, par Rousseau, par les philosophes et l'Europe des Lumières comme un précurseur, qu'il y a eu au XVIIIe siècle en Corse la première constitution écrite, que Pascal Paoli, alors que la Corse était indépendante, a été un théoricien de la séparation des pouvoirs, de l'égalité des sexes, de la tolérance religieuse. Et donc, bien sûr, nous sommes fiers de cet héritage parce que c'est un héritage qui puise à l'universel. En même temps, la Corse du XXIe siècle, ce n'est absolument pas celle du XVIIIe siècle, nous en avons conscience et donc nous voulons construire une société qui soit une société du XXIe siècle qui prenne en compte ce que nous sommes, qui nous permette aussi de faire face aux grands enjeux, d'intégrer les femmes et les hommes qui arrivent sur cette terre et qui ont envie d'en épouser le destin. Et ça, ça doit se faire non pas dans la rupture, mais dans la complémentarité. Paul-François Paoli. »