- Emprunts plus chers que la moyenne. Sur une dette de 1 667 078 €, le parti paie environ 12 % d'intérêts par an, contre 5 % pour la moitié des partis endettés comparables (2018).
- Liens financiers avec d'autres partis. De l'argent circule entre ce parti et d'autres formations (prêts, dettes, contributions) : 115 467 € au total en 2018.
Finances des partis
Comment chaque formation finance son activité : aide publique, dons, cotisations, endettement — et auprès de qui elle emprunte. Chiffres issus des comptes annuels certifiés déposés à la CNCCFP, présentés sans note ni classement : les indicateurs décrivent, le lecteur conclut.
Qui prête aux partis ?
Dette au 31 décembre 2018, par type de prêteur — classée du plus gros au plus petit montant. Un montant seul ne dit pas tout : la colonne Dette / patrimoine du tableau ci-dessous rapporte la dette à ce que le parti possède.
D'où vient l'argent ?
Répartition des recettes 2018 : la part de chaque source d'argent.
Excédent ou déficit 2018
Résultat d'ensemble de l'exercice (2 formations en déficit).
Signaux factuels
Faits comptables notables, calculés selon des seuils publics — une invitation à regarder de plus près, jamais un jugement. Méthodologie & seuils →
- Liens financiers avec d'autres partis. De l'argent circule entre ce parti et d'autres formations (prêts, dettes, contributions) : 438 828 € au total en 2018.
- Financé surtout par l'argent public. L'aide publique de l'État représente 94 % des recettes 2018.
- Pertes accumulées supérieures aux réserves. En additionnant toute son histoire (réserves et résultats passés), le parti est à -11 385 493 € fin 2018 : ses pertes cumulées dépassent ses réserves — à distinguer du résultat de la seule année 2018 (402 599 €).
- Liens financiers avec d'autres partis. De l'argent circule entre ce parti et d'autres formations (prêts, dettes, contributions) : 427 309 € au total en 2018.
- Pertes accumulées supérieures aux réserves. En additionnant toute son histoire (réserves et résultats passés), le parti est à -19 217 343 € fin 2018 : ses pertes cumulées dépassent ses réserves — à distinguer du résultat de la seule année 2018 (-2 409 719 €).
- Liens financiers avec d'autres partis. De l'argent circule entre ce parti et d'autres formations (prêts, dettes, contributions) : 5 233 913 € au total en 2018.
- Financé surtout par l'argent public. L'aide publique de l'État représente 83 % des recettes 2018.
- Liens financiers avec d'autres partis. De l'argent circule entre ce parti et d'autres formations (prêts, dettes, contributions) : 141 059 € au total en 2018.
- Financé surtout par l'argent public. L'aide publique de l'État représente 86 % des recettes 2018.
- Liens financiers avec d'autres partis. De l'argent circule entre ce parti et d'autres formations (prêts, dettes, contributions) : 1 118 055 € au total en 2018.
- Pertes accumulées supérieures aux réserves. En additionnant toute son histoire (réserves et résultats passés), le parti est à -1 191 287 € fin 2018 : ses pertes cumulées dépassent ses réserves — à distinguer du résultat de la seule année 2018 (358 029 €).
- Comptes non publiés pour l'exercice 2018. Aucun compte publié par la CNCCFP pour cette formation au titre de 2018.
- Comptes non publiés pour l'exercice 2018. Aucun compte publié par la CNCCFP pour cette formation au titre de 2018.
Tableau comparatif 2018
La colonne en évidence, Dette / patrimoine, est le repère le plus parlant : au-dessus de 100 %, le parti doit plus que tout ce qu'il possède.
| Parti | Recettes | Résultat de l'année | Dette | Dette / patrimoine | Patrimoine | Dette en banque | Taux d'intérêt payé | Part d'argent public |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Parti Socialiste | 78,9 M€ | 35,9 M€ | 1,7 M€ | 3 % | 59,6 M€ | 99 % | 12.2 % | 8 % |
| Parti Communiste Français | 27,2 M€ | -1 M€ | 531 k€ | 2 % | 33,9 M€ | 84 % | — | 7 % |
| Renaissance | 23,9 M€ | 7,6 M€ | 5 k€ | 0 % | 7,2 M€ | 100 % | — | 94 % |
| Les Républicains | 22,6 M€ | 403 k€ | 50,1 M€ | 108 % | 46,2 M€ | 99 % | 4.0 % | 57 % |
| Rassemblement National | 11,7 M€ | -2,4 M€ | 17,9 M€ | 332 % | 5,4 M€ | 52 % | 5.5 % | 44 % |
| La France Insoumise | 5,3 M€ | 2,1 M€ | 0 € | 0 % | 1,7 M€ | — | — | 83 % |
| Mouvement Démocrate | 4,5 M€ | 2 M€ | 1,1 M€ | 47 % | 2,3 M€ | 11 % | 3.1 % | 86 % |
| Les Écologistes | 3,9 M€ | 572 k€ | 633 k€ | 11 % | 5,5 M€ | 100 % | — | 36 % |
| Debout la France | 1,1 M€ | 358 k€ | 0 € | 0 % | 172 k€ | — | — | 44 % |
| Place Publique | 126 k€ | 70 k€ | 0 € | 0 % | 101 k€ | — | — | 0 % |
| Nouvelle Énergie | 46 k€ | 5 k€ | 0 € | 0 % | 27 k€ | — | — | 0 % |
| Reconquête | — | — | — | — | — | — | — | — |
| Horizons | — | — | — | — | — | — | — | — |
Flux entre formations politiques
Prêts, emprunts et contributions entre partis, tels qu'agrégés dans les comptes 2018. Le détail nominatif (qui prête à qui) n'est pas publié dans le fichier open data — une relation nommée n'apparaît ici que lorsqu'elle est documentée par une source.
Les mots, simplement
- Recettes
- Tout l'argent encaissé dans l'année (aide publique, dons, cotisations…). Terme comptable officiel : « produits ».
- Résultat de l'année
- Recettes moins dépenses d'une seule année : positif = excédent, négatif = déficit.
- Patrimoine
- Tout ce que le parti possède au 31 décembre (immobilier, placements, trésorerie…).
- Dette / patrimoine
- Le repère clé pour juger une dette : ce que le parti doit, rapporté à ce qu'il possède. 8 % = presque rien ; plus de 100 % = il doit davantage que tout son patrimoine.
- Pertes accumulées / réserves
- Le cumul de toute l'histoire du parti (« fonds propres »). Un parti peut avoir un petit déficit annuel mais des années de pertes empilées — et inversement.
Bien comparer
- Des périmètres différents. Le PCF, le PS ou LR additionnent dans leurs comptes des centaines de fédérations locales ; un parti centralisé non. C'est pourquoi le PCF affiche par exemple 31,6 M€ de recettes en 2024 : c'est le total du parti et de toutes ses structures locales.
- Certaines formations perçoivent l'aide publique via une structure liée (coalitions type Ensemble) : un « 0 € » d'aide directe ne signifie pas absence de financement public.
- Une année isolée n'est pas une tendance : les années d'élections gonflent mécaniquement dépenses et emprunts.