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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 5 décembre 2016 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleTravail & emploi

"'Le testament de François Hollande" Les questions SMS #cdanslair 02-11-2016

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01FerméeRéponse partielle

    François Hollande n'avait-il pas la possibilité de se présenter sans passer par la primaire, Gérard Granbert ?

  • 0:07RelanceRéponse partielle

    Non, justement. – Ils ne pouvaient pas ?

  • 1:07OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que sa cote de popularité va remonter à partir de maintenant ?

  • 1:29OuverteRéponse directe

    Hollande va-t-il devenir un président par intérim jusqu'à la prochaine élection ?

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Le renoncement de Hollande n'est-il pas un cadeau empoisonné pour le candidat Valls ?

  • 2:10FerméeRéponse directe

    Il semble exister deux gauches irréconciliables. La synthèse est-elle possible ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30PrésentateurFait
    « le Président de la République n'en voulait pas d'une primaire, c'est normal »
  • 0:47PrésentateurFait
    « il a dit quand même à Cambadélis, oui, faisons d'accord pour une primaire »
  • 1:56InvitéFait
    « En politique, il n'y a jamais de cadeau, sauf quand ils sont empoisonnés. »
  • 2:17InvitéFait
    « Non, je crois. D'ailleurs, mon interprétation de ce qui s'est passé avec Hollande, au fond, c'est ça. »
  • 2:43InvitéFait
    « C'est la fin du parti d'Épinay. C'est la fin du parti qui était né en même temps sur une ambiguïté. »
  • 4:14InvitéFait
    « Non, ça n'a jamais été sa ligne. »
  • 5:35InvitéFait
    « Je crois qu'on ait fait la figure. »
  • 5:40InvitéFait
    « Mitterrand avait 65 ans en 81. »
  • 6:01InvitéFait
    « il n'a absolument pas été compris, effectivement, par les Français »
  • 6:30InvitéFait
    « Regardez comment, sur la loi El Khomri, Valls n'était pas pour la détricoter. »
  • 6:42InvitéFait
    « ils n'ont pas préparé de projet pour le quinquennat suivant. »
  • 6:55Locuteur non identifiéFait
    « C'était que proposé aux Français. Ils cherchaient, on voit bien qu'ils tournaient, entre je serai le président protecteur, je vais réserver le modèle social. »
  • 8:03PrésentateurFait
    « le Parti Socialiste, c'est quand même, depuis trois ans, la principale adversaire du gouvernement, c'est quand même une partie du Parti Socialiste. »
  • 8:42InvitéFait
    « Non, non, non, non, parce qu'il faut un Parlement pour une loi qui ratifie les ordonnances. »

Temps de parole

  • Présentateur32 %
  • Présentateur 225 %
  • Invité20 %
  • Invité 212 %
  • Locuteur non identifié11 %

4,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

– François Hollande n'avait-il pas la possibilité de se présenter sans passer par la primaire, Gérard Granbert ? – Non, justement. – Ils ne pouvaient pas ? – Non, mais ils ont essayé, ils ont lancé l'idée, parce que bien sûr, ils voyaient bien que le problème, c'était la primaire, mais là, il faut bien voir que la position qui a été difficile, quand même, de Jean-Christophe Cambadélis, parce que diriger le Parti Socialiste dans cette période, c'était quand même très difficile. Il a essayé de coller ce qui était normal, en tant que Premier secrétaire, au Président de la République, mais il y avait déjà eu cette discussion, ils avaient décidé de faire une primaire.

Au départ, à mon avis, à juste titre d'ailleurs, le Président de la République n'en voulait pas d'une primaire, c'est normal, c'est ridicule de faire une primaire avec un président sortant, mais le Parti l'a obligé, et à un moment donné, alors d'ailleurs, il n'y a jamais eu de déclaration publique du Président de la République, mais enfin, il a dit quand même à Cambadélis, oui, faisons d'accord pour une primaire, et donc, par conséquent, à partir de ce moment-là, quoi qu'aient dit ses amis, dont celui qu'on a vu tout à l'heure dans sa mère de l'Orient, etc., oui, il faut sauter par-dessus la primaire, ça n'était pas possible, parce que le Parti cassait en deux à ce moment-là, tout simplement.

Alors, beaucoup de questions ce soir, on va essayer d'en prendre un maximum. Pensez-vous que sa cote de popularité va remonter à partir de maintenant ? Les Français aiment bien les anciens présidents.

1:13
Invité

Oui, c'est probable, parce qu'une partie des sympathisants de droite vont être tout simplement dans une acrimonie moindre. Maintenant, François Hollande, ce n'est plus le sujet, ce n'est plus la question, ce n'est plus l'adversaire désigné. Donc, ça devrait faire baisser un peu l'attention de ce côté-là. Et à gauche aussi, il peut y avoir des soutiens un peu plus affirmés.

1:29
Présentateur

Hollande va-t-il devenir un président par intérim jusqu'à la prochaine élection, faute de pouvoir poursuivre les réformes ?

1:35
Locuteur non identifié

On a répondu tout à l'heure, non, il peut se consacrer à des choses essentielles encore. Je pense qu'en politique étrangère, il va être tout à fait présent pour montrer que justement, il a l'expérience.

1:42
Présentateur

Il est à Abu Dhabi en ce moment, jusqu'à demain soir.

1:44
Locuteur non identifié

Voilà, je pense qu'il va continuer.

1:46
Présentateur

Bien. La question suivante, le renoncement de Hollande, n'est-il pas un cadeau empoisonné pour le candidat Valls, son principal collaborateur, nous dit cet internaute ?

1:56
Invité

En politique, il n'y a jamais de cadeau, sauf quand ils sont empoisonnés. Donc oui, c'est un cadeau empoisonné. À Valls, maintenant, qui a tant désiré, non pas attendre le désastre et puis essayer de redresser les ruines après, mais participer à cette bataille dès le début 2017, à Valls de nous prouver ce qu'il vaut et ce qu'il veut.

2:10
Présentateur

Il semble exister deux gauches irréconciliables. La synthèse est-elle possible ? Non, je crois. D'ailleurs, mon interprétation de ce qui s'est passé avec Hollande, au fond, c'est ça. C'est que je crois que l'échec de Hollande, le fait qu'il ne puisse pas se représenter, c'est d'abord l'idée que véritablement, ces deux ailes-là ne peuvent plus vivre sous un même toit. Ça n'est plus possible. Et on le voit bien. Et on va le voir encore avec Manuel Valls. Ça va être sauvage, cette primaire, il ne faut pas se faire d'illusions. Donc, non, je crois que ce qu'on vient de vivre là, c'est la fin du parti d'Épinay. C'est la fin du parti qui était né en même temps sur une ambiguïté.

L'ambiguïté, c'est à la fois, on peut être un parti de gouvernement et de pouvoir, mais en même temps, on est là quand même pour faire sinon la révolution, au moins rompre avec le capitalisme, etc. Ça, je crois que ce qu'on vient de vivre là, ça n'est plus possible.

2:58
Invité

Je crois que le drame, c'est que cette clarification n'a jamais été faite, effectivement. Et elle ne sera pas faite non plus à l'occasion de cette primaire, qui se fait sous pression, et où il faudra bien, à un moment donné, malgré les invectives, malgré la réactivation de ces deux gauches irréconciliables, jouer la comédie de la réconciliation finale. Et comme c'est une comédie, ça ne pourra pas prendre parce que ça ne repose pas sur une réalité.

3:18
Locuteur non identifié

C'est Manuel Valls qui avait parlé des deux gauches irréconciliables. Oui, oui, oui, absolument.

3:21
Présentateur

Justement, que représente Manuel Valls au PS ? Peut-il suffisamment mobiliser de voix de gauche à la primaire, selon vous ?

3:29
Locuteur non identifié

Moi, je pense que ça va être très difficile. Surtout si les candidatures, on en est à 7 ou 8 pour l'instant, il y en aura peut-être plus, il y en aura peut-être moins. Ça, on ne sait pas exactement. Mais ça va être extrêmement compliqué pour lui. Parce qu'il y en a qui vont se réserver aussi. Parce que si Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon vont directement au premier tour de la présidentielle, il n'y aura peut-être pas une participation aussi extraordinaire qu'il faudrait, si vous voulez. Et en plus, il y aura trop de candidats, non ?

3:51
Invité

Il y avait un vote de droite, de sympathisant de droite, prêt à aller voter pour Montebourg par anti-hollandisme. Un peu comme on a eu un vote de gauche qui a voté pour Alain Juppé par anti-Sarkozy. Ce vote-là devrait du coup baisser un petit peu. Ça, ça peut avantager à la marge Manuel Valls.

4:08
Présentateur

Manuel Valls pourrait-il appliquer un programme plus à gauche que celui de François Hollande ? Non, ça n'a jamais été sa ligne.

4:14
Invité

C'est l'homme qui voulait changer le nom du PS. C'est l'homme qui s'est construit à l'intérieur du PS sur un social-réformisme. Très laïcard, très sécuritaire et assez libéral. Il est même maintenant concurrencé sur ce terrain-là par Emmanuel Macron. Il ne va pas lui lâcher le territoire. Alors dans la primaire, il va falloir qu'il donne des gages de gauche. Il l'a déjà fait. Depuis ses prises de parole d'octobre et de novembre, on a senti Emmanuel Valls qui s'assouplissait de ce côté-là, qui se socialisait un petit peu. Mais de là à faire un virage à gauche par rapport aux trois années écoulées, non.

4:38
Présentateur

Alors justement, quelle sera la stratégie de Manuel Valls pour se démarquer de François Hollande tout en gardant une cohérence idéologique avec la gauche ? Ça va être le grand écart. D'abord, je ne crois pas qu'il ait envie, intérêt, de se démarquer complètement que François Hollande. Parce qu'il l'a dit. Il va essayer au contraire. Alors je sais que c'est compliqué vu la manière dont s'est passé, quand se passe la fin du quinquennat. Mais au contraire, il se présente un peu comme le candidat naturel. Puisque c'est celui qui est là pour défendre. Et je pense que c'est ce qu'il a dit en privé au président de la République. Je vais défendre le bilan.

Et c'est pour ça que ça va être très compliqué pour lui. Parce qu'il va se retrouver avec les mêmes adversaires que François Hollande, plus les gens qui ne l'aiment pas personnellement. Donc c'est pour ça que je suis entièrement d'accord avec ce que vous disiez. C'est-à-dire que je pense que la primaire n'est pas jouée encore. Elle n'est pas jouée du tout. François Hollande n'a-t-il pas soigné sa sortie pour se préparer à être un recours à gauche en 2022 ? Non, je ne sais pas.

5:35
Invité

Je crois qu'on ait fait la figure.

5:37
Présentateur

Attendez, il aura 66 ans, c'est quand même beaucoup moins qu'Alain Juppé.

5:40
Invité

C'est à peu près l'âge de Mitterrand, 81. Mitterrand avait 65 ans en 81. Mais on voit bien à travers l'échec de Sarkozy, après l'échec de Giscard, que dans ce pays, revenir après avoir été président, après avoir eu sa chance, c'est devenu très très difficile. C'est un ticket qui ne se compose qu'une fois.

5:53
Présentateur

François Hollande pense-t-il avoir été incompris par le peuple français et espère-t-il que l'opinion changera avec le temps ?

6:01
Invité

Je ne sais pas s'il le pense, mais il n'a absolument pas été compris, effectivement, par les Français, qui ont toujours considéré que sa ligne n'était pas claire et qu'ils ne savaient pas très bien où ils voulaient les emmener. Ça, c'est quelque chose, je crois, d'avérer.

6:13
Présentateur

Les candidats de gauche sont-ils crédibles, puisqu'ils ont participé, avec le président, à un quinquennat catastrophique ? Voilà ce que dit cette personne qui nous regarde ce soir.

6:24
Invité

Oui, ils sont crédibles. D'abord, on peut avoir été ministre et être critique sur le bilan. C'est le cas de ceux qui en sont sortis par des accords, de Montlour à Macron. Et c'est aussi le cas de Manuel Valls, qui a plusieurs fois dit qu'il fallait aller plus vite, plus loin. Regardez comment, sur la loi El Khomri, Valls n'était pas pour la détricoter. Il a dû faire des déconcessions. Non, le problème de ceux qui ont été au pouvoir pendant 5 ans, c'est qu'ils n'ont pas préparé de projet pour le quinquennat suivant. Et ce qu'on a eu dans le discours de Vagram, c'était maigre. Et Valls, qui avait eu tellement d'idées avant 2012, en n'a pas produit beaucoup depuis.

Ils ont les vacances de Noël maintenant, pour coucher ça et faire des livres, comme on a vu, avec Fillon. Mais c'était aussi le problème de François Hollande.

6:57
Locuteur non identifié

C'était que proposé aux Français. Ils cherchaient, on voit bien qu'ils tournaient, entre je serai le président protecteur, je vais réserver le modèle social. Voilà, mais c'était vague encore, très vague.

7:08
Présentateur

Regardez encore une question très intéressante. Les adversaires les plus dangereux pour François Hollande n'étaient-ils pas depuis le début dans son propre camp ?

7:16
Locuteur non identifié

Bien sûr. C'est le drame de la primaire, si vous voulez. On s'aperçoit, on le savait déjà, que c'est le plus grand, les adversaires les plus dangereux. Les primaires en général... Mais si, c'est très difficile.

7:25
Présentateur

Alors, on va laisser... On va demander son avis à... C'est très difficile, les primaires. Non, vous n'y croyez pas, vous.

7:30
Locuteur non identifié

Au rassemblement, après cette... Non, la primaire, c'est quelque chose d'extrêmement difficile. Alors, laissez le parler. Mais j'ai commencé. Allez-y.

7:36
Présentateur

Non, non, mais la question, c'est de savoir si c'est ses proches qui étaient ses pires ennemis. Oui. Je ne vois pas comment on peut dire ça. Non, du même camp. Du même camp, ça. Je ne vois pas comment... Dans le même camp. Dans le même camp, pas les proches. Ah, à gauche ? Oui. Ah, ben oui, alors... Voilà. Ah, ben oui. Non, mais attendez. C'est une saintelle. On fait la saintelle. Non, mais quelle est-ce... Non, mais c'était ça. Attendez, quand même. Dans son propre camp. Dans son propre camp. Ah, ah, ah, ah, dans son propre camp, ce qu'il faut... D'abord, c'est parce que le camp...

Déjà, le Parti Socialiste, c'est quand même, depuis trois ans, la principale adversaire du gouvernement, c'est quand même une partie du Parti Socialiste. Ça, c'est vrai. Ensuite, les communistes, les Verts, absolument, on peut dire que c'est là qu'il a eu ses pires adverses. Christiane Taubira, peut-elle jouer les troubles faites lors de la primaire, Christiane ?

8:19
Invité

Oui, c'est encore une carte possible. La gauche de la gauche ne laissera pas Valls gérer cette primaire avec le PS. Montebourg-Amon sont déjà en liste, pourquoi pas Taubira, Aubry, ça semble exclu, mais à droite aussi de la gauche, si j'ose dire. Pourquoi une Ségolène Royale ? Pourquoi d'autres ne tenteraient pas leur chance ? Il y aura une pré-primaire, si j'ose dire, dans les jours qui viennent.

8:34
Présentateur

Une toute dernière question. François Hollande étant libéré des contraintes de l'élection, peut-il en profiter pour gouverner à sa guise, en utilisant des ordonnances, notamment ?

8:42
Invité

Non, non, non, non, parce qu'il faut un Parlement pour une loi qui ratifie les ordonnances. Non, son temps est écoulé pour la réforme intérieure du pays.

8:49
Présentateur

Merci à tous les quatre, merci à vous, merci à l'équipe qui a préparé cette émission. Dans un instant, c'est à vous avec Anne-Sophie Lapix. Ce soir, la redif est à 22h40. Très bonne soirée sur France 5. A demain.