Santé : "nous demandons une véritable loi de programmation"
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
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[Musique] bonjour Arnaud Robinet bonjour hier les internants médecine se sont mobilisés contre leurs conditions de travail ne se passe pas un jour sans que la presse régionale se fasse l'écho de service fermé dans les hôpitaux de fonctionnement dégradés par manque d'effectif et pourtant Emmanuel Macron disait au mois de janvier qu'il voulait que le secteur sorte de ce jour de Christ sans fin on a l'impression qu'on en est encore loin aujourd'hui malheureusement le système de santé ou la santé allait gérer de façon urgente on le voit on a des réactions crises après crise les urgences la covid etc ce que nous demandons nous à la Fédération de pierre de France c'est une véritable loi de programmation justement à l'image de ce qu'on fait pour la défense sortir du court terme qu'on arrête avec une système de santé géré de pelle FSS en PLFSS nous demandons une loi de programmation sur cinq ans voilà le temps d'un quinquennat qui donne moyen des objectifs partagés avec l'ensemble des acteurs du monde de la santé afin de répondre aux enjeux et aux défis qu'est-ce qu'il y aurait dans ce plan ça va bien évidemment des investissements pour l'hôpital public ça va également des négociations avec la médecine libérale nous avons besoin d'une ciné libérale multination de ville forte et moi je me refuse d'opposer le public au privé nous avons travaillé main dans la main et on aura un hôpital fort si on a une victime de ville forte et entre nous le problème de la médecine libérale la médecine de ville bien évidemment qu'il faut accompagner le médecin de ville mais le sujet reste la capacité de recruter et de former des médecins ils font former beaucoup plus de médecins aujourd'hui certes ça prend du temps c'est dix ans dit ça 11 ans mais il faut aller vers cet objectif donc oui une vraie loi de programmation santé j'ai pu échanger avec François Braun hier après-midi qui est venu me rendre visite à Reims sur le fond il n'y ait pas opposé d'ailleurs d'avoir une véritable loi de programmation maintenant il faut bien sûr que Bercy que l'Elysée et que Matignon soit d'accord mais en tout cas nous allons forcer vers cette objectif et concernant les internes leur mouvement est tout à fait légitime s'il y a de la maltraitance il faut agir François brune s'est mise de la santé et vous évoquez le plfs c'est le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour pour nos auditeurs vous dites moi de programmation avec des moyens à très long terme quand on voit par exemple que la note de la France est dégradée hier que Bruno Le Maire ce matin déclare à nous à nos confrères de l'AFP que la France va continuer à mener des réformes structurantes est-ce que vous dites on touche surtout pas à la santé moi je crois qu'il les objectifs la santé l'éducation la justice en fait ce qui est régalien d'une certaine manière bien évidemment qu'il faut continuer à investir mais attention claire de dire voilà sur la durée du quinquennat il faut que le président s'engage bien évidemment que ce soit sur le sanitaire comme sur le médico-social et notamment avec une véritable loi sur le grand âge et le Bien vieillir c'est une c'est un défi auquel nous confrontés il faut y mettre les moyens mais concernant cette fameuse note de flics je dis attention il faut prendre au sérieux cette alerte derrière certes il y a cette tension sociale que nous connaissons aujourd'hui en France mais il y a aussi le quoiqu'il en coûte qui a été nécessaire bien évidemment pour soutenir l'activité économique et accompagner les Français dans les difficultés que nous avons traversées mais il faut prendre au sérieux cette cette avertissement et donc il faut aller vers des réformes structurelles bien évidemment et je le dis aussi clairement vous savez moi je fais pas partie de ceux qui disent qu'on ne dépense pas assez on dépense et la part du PIB en termes de dépenses sociales extrêmement important en France mais il faut être plus efficient bien évidemment alors parlons des internes puisqu'on va prendre peut-être les problèmes les uns après les autres pour que ce soit parfaitement clair vous disiez à l'instant que leur revendications sont légitimes ils demandent pour rappel que leur temps de travail soit mieux encadré que ça n'aille pas au-delà de la limite hebdomadaire des 48 heures eux ils disent qu'ils font souvent s par semaine il y a aussi une question de rémunération je vous propose d'écouter Guillaume Bailly il est interne en médecine cardiovasculaire vice-président de l'intersyndicat national des internes il était l'invité hier de France Info aujourd'hui nous assurons ce travail qui est somme tous fantastique pour un travail de penser à l'air de 6,40 dollars environ brut sur calcul il est très simple en fait il est rapporté sur le temps de travail horaire qui parfois dépasse allègrement les Centaures par semaine pour les internes et qui du coup rapportaient au salaire avoisine du goût des chiffres qui je rappelle actuellement sont tant de sous du des chiffres du SMIC alors 6 euros 40 brut de l'heure d'abord est-ce que vous êtes d'accord avec ce calcul et puis est-ce que c'est normal non c'est pas normal vous savez quand j'entends certains qui parlent de coercition sur l'installation des médecins et la remise en question de livre installation des médecins en disant ils ont eu leurs études payées c'est normal qui rendent à la société du temps et qu'on leur impose l'œil doivent s'installer et bien c'est la preuve et c'est le contraire parce que les internes ils ont un rôle essentiel dans le fonctionnement de nos hôpitaux nos CHU mais le CH également et on voit dans quelles conditions il travaille aujourd'hui parfois il y a de la je veux dire de la maltraitance et c'est une question de management et là il faut le travailler il y a beaucoup d'universités qui travaillent dans ce domaine et notamment la doyenne madame le doyen de la Faculté de médecine de Reims à titre exemple mais en place de objectif contraire le management et la lutte contre la maltraitance des internes et vous dites OUI ou 300 euros brut par mois qu'il demande alors après il faut que vraiment une négociation je sais pas si les 300 euros brut sont l'alpha et l'oméga de la situation des internes en France mais qu'il y ait une négociation de revalorisation bien évidemment cela me semble nécessaire vous savez l'hôpital public il tient aujourd'hui à bout de bras grâce à des agents hospitaliers qui font un travail remarquable qui sont investis qui ont su s'adapter qui ont su être réactifs face aux différentes crises et nous devons beaucoup aux internes qui vont aujourd'hui au delà des heures de travail légal d'une certaine manière on travaille 100 heures mais elles ne sont payés que 48 heures hebdomadaire tout travail mérite salaire et là on est dans le domaine de la santé la question de la prise en charge des patients de la sécurité des patients mais également je dirais des conditions de travail des agences hospitaliers et là notamment des intérêts pourquoi les hôpitaux n'arrivent pas à dire combien d'heures précisément travaillent leurs internes alors que le Conseil d'État demandé de mieux décompter mieux respecter le temps de travail on a un cadre légal qui n'est pas respecté aujourd'hui comment ça s'explique bien évidemment et il faut et les hôpitaux et notamment les CHU se sont engagés bien évidemment et à la FHF nous les accompagnons dans cette direction justement de de vérifier le contrôler le nombre d'heures travaillées par les internes il faut que l'on parle encore de management il faut que chaque chef de service joue le jeu bien évidemment comptabilise les heures de travail effectuées par les internes et qu'on respecte je dirais le cadre légal pourquoi c'est si compliqué finalement il faut en passer par la justice même les syndicats ils ont attaqué la totalité des CHU devant les tribunaux avec d'ailleurs une première victoire à Strasbourg ça veut dire qu'il faut il faut vraiment se battre pour faire respecter le cadre légal vous savez ces symptomatique de ce que vit l'hôpital aujourd'hui c'est à dire que le manque de personnel Londres postes vacant je rappelle que il y a 30% de poste titulaire vacants chez les médecins à l'hôpital public et donc avec des programmations surtout différentes crises des reste vacant chez les infirmiers ou infirmières chez les aides-soignantes et que derrière il faut quand même aussi assurer la prise en charge des patients l'image des urgences et donc on demande de plus en plus bien évidemment aux agents hospitaliers notamment aux internes mais je crois qu'à un moment il va falloir mettre le Allah il en va de la sécurité sanitaire des patients mais également de la santé de nos soignants en robinet président de la Fédération hospitalière de France maire de Reims vous restez avec nous on s'interromps le temps de faire le point sur l'actualité de ce samedi matin à 8h40 c'est le fil info de Valentine le test la finale de la Coupe de France doit rester un enjeu sportif et steam sur France Info le président par intérim de la Fédération Française de foot Philippe Diallo ce soir Nantes et Toulouse se disputent le titre dans un contexte politique tendu 3000 policiers et gendarmes sont mobilisés et les rassemblements contre la réforme des retraites prévues autour du stade de France interdit une atteinte grave aux libertés publiques selon la CGT a à moins c'est la nouvelle note de la France par l'agence de notation américaine avec le mouvement contre la réforme des retraites notamment le risque que la France ne parvienne à réduire sa dette est plus élevée selon l'organisme financier en Ukraine le bilan des frappes russes sur plusieurs villes du pays hier grimpent à 26 morts le président ukrainien volodières Hélène ski exige une riposte internationale à la terreur russe c'est un samedi chargé sur les routes de France entre la fin des vacances scolaires pour la zone B et ce weekend de trois jours c'est Orange en région parisienne dans le sens des départs selon Bison Futé France Info le 8 30 France Info Neila la trousse Céline aslo toujours avec un robinet président de la Fédération hospitalière de France on évoqué il y a quelques instants la situation des internes s'ajoute à cela le bras de fer entre le gouvernement et les médecins intérimaires leur tarifs ont été plafonnés par une loi la loi risque qui vient d'entrer en vigueur et mécontent ces médecins disent on n'ira plus exercer dans les hôpitaux est-ce que la Fédération hospitalière de France a une évaluation du nombre de services affectés par ce retrait des médecins intérimaires précisément non mais gère ça évolue de jour en jour et donc de fédérations régionales d'ailleurs en lien avec le ministère de la Santé le cabinet du ministre nous évaluons qui a dit cordialement le nombre de services qui ferment qui réouvre etc allez normalement plus de la moitié continue à fonctionner normalement la moitié fonctionne normalement bien évidemment et je crois que la la sécurité sanitaire est assurée et la prise en charge parce que ça va s'ajouter nous avons vous avez raison sur le sujet j'ai fait part de mes inquiétudes au ministre de la santé comme à la première ministre sur les périodes de vacances donc notamment sur la période de la des vacances de Pâques que nous traversons mais sur la période estivale afin que l'on puisse anticiper que les astreintes soient partagées par l'ensemble bien évidemment des acteurs de la santé qui d'une coordination entre le public et le privé mais sur la loi risque c'est une nécessité la FHF a toujours soutenu à demander l'application la loi East pour deux raisons premièrement une raison un plafond de rémunération à 1390 euros brut par garde de 24 heures donc les médecins peuvent pas être payés davantage même s'ils viennent pour compenser au planning mais pour deux raisons on parle d'argent public d'argent du contribuable aujourd'hui l'intérim c'était quasi 2 milliards d'euros par an pour l'hôpital public ce que j'ai demandé au ministre de la santé c'est plutôt ces deux milliards d'euros est-ce qu'on peut pas justement reventiler une partie pour revaloriser les gardes et les astreintes à l'hôpital public deuxièmement imagine dans un même service des médecins notamment les agents hospitaliers qui font preuve de fidélité l'Octel public depuis des années qui pendant 24 heures ont dans la même équipe un médecin qui est payé 2 à 3 fois plus que et donc en termes de cohésion d'équipe c'est un peu compliqué et puis il y a le suivi du patient également quand vous êtes un intérimaire alors je suis pas contre l'intérim on a besoin bien évidemment mais quand vous êtes intérimaire mais celui du patient il n'existe plus cette prise en charge elle est faite par les médecins ou péter les équipes hospitalières vers le privé qui crée justement une santé à leur vitesse je ne pense pas vous savez il y a un moment il va falloir bien sûr renforcer l'attractivité de l'hôpital mais quand on s'engage à l'hôpital public ces chevilles au corps et je crois que c'est un engagement et en travaillant aussi avec nos amis de la FHP c'est-à-dire de la fédération de Pierre privé de France nous avons donc trouvé nous allons trouver des solutions pour créer cette complémentarité nécessaire mais je ne crois pas que cela va accroître la concurrence entre le public et le privé comment comment on va s'en sortir de ce bras de fer alors est-ce qu'on attend tout simplement que les médecins intérimaires bon bah il se lasse de ce retrait et puis qu'il revienne finalement que chacun prenne ses responsabilités vous savez quand on s'engage dans le dans le milieu médical dans une profession médicale c'est une profession où je veux dire d'une manière on se donne aux autres et c'est la prise en charge et le prendre soin de ses concitoyens et donc il y a une question d'éthique je rappelle le serment d'Hippocrate bien évidemment il y a une question d'éthique et moi je ne doute pas que les médecins intérimaires prendront leur responsabilité moi je ne veux pas les pointer du doigt il se faisaient partie d'un système qui existait d'ailleurs je me plus pointé du doigt les boîtes d'intérim que les médecins eux-mêmes on a besoin des intérimaires bien évidemment mais logique pour des questions d'éthique et des questions de finances publiques que il y a un plafond et une limitation déshonoraires des médecins intérimaires d'ailleurs ce sont des besoins qui s'expriment dans certaines spécialités ou c'est toutes les tous les services qui sont quelques spécialités plus particulièrement bon on a les urgences bien évidemment la question également dans les maternités j'ai des obstétricien les anesthésistes donc on a des spécialités extrêmement importantes au également du système de santé qui sont aujourd'hui touchés mais franchement je crois que les ARS ont fait remarquable travail sur les territoires avec les professionnels de santé de territoire cela a été étudié territoire par territoire et aujourd'hui je règle la caisse est quand même limitée on va y revenir aux urgences d'un mot il va y avoir un projet de loi immigration pour faciliter l'installation de médecin étrangers avec un titre de séjour spécifique qui était qui était créé sauf que le texte qui prévoyait ce type de séjour et bien il est repoussé à l'automne et on sait que l'été dernier l'hôpital avait aussi tenu avec un renfort de médecin étrangers comment ça va se passer cet été vous allez trouver les bras on a été alors aujourd'hui on n'est pas limité en termes de recrutement de médecins étrangers et au fait au fait du cas par cas bien évidemment moi je fais aussi sollicité par certains hôpitaux qui me disent voilà on a des médecins formés dont on a besoin qui sont performants professionnels compétents on a besoin d'un contrat avec les préfets de chaque département mais c'est vrai qu'on a annoncé ce report de la loi immigration entre nous je vous ne parenthèse non santé je pense que c'est pas une des priorités de nos concitoyens et qu'elles sont reportées considérer que c'est une bonne chose aujourd'hui rajouterons pas de l'huile sur le feu aux tensions de connaissons aujourd'hui mais nous trouvons des solutions pour accueillir et les médecins étrangers formés sur le territoire français ou ailleurs mais qui bien sûr qui ont la compétence pour le faire alors Emmanuel Macron a mis les urgences au cœur de ses protéines de ses prochains chantiers le premier désengorger les services d'urgence d'ici la fin de l'année d'ici 2024 est-ce que c'est ambition vous paraît réaliste la situation actuelle je vous dis chiche allons-y et mettons les moyens ça va bien sûr de l'attractivité des urgences de la revalorisation des gardes et des astreintes ça va d'une meilleure complémentarité entre l'hôpital et la médecine de ville la généralisation de ces fameux SAS qui regroupent médecine de ville collaboration entre les ou partenariats entre les acteurs de santé d'un territoire permettant justement la réorientation des patients soit c'est le médecin de ville soit aux urgences c'est-à-dire le problème c'est pas qu'il y a trop peu de moyens aux gens c'est qu'il y a trop de monde qui devraient aller ailleurs vous savez aujourd'hui en il y a augmenter les nombre de patients aux urgences augmenter de plus de 20% chez 10 dernières années et qui a d'expérimentations sur certains territoires et notamment à traverser SAS qui ont montré une diminution de 20% des entrées aux urgences on a la possibilité de le faire donc chiche allons-y mais mettons les moyens revalorisons les gardes et les astreintes et bien évidemment généralisons ces fameux SAS sur l'ensemble du territoire en renforçant la collaboration médecine de ville hôpital et également la génération de la permanence des soins qui aujourd'hui est assuré que par le public pour bien expliquer vous dites il y a des gens qui viennent aux urgences mais qui en réalité devrait être envoyé vers d'autres services et c'était à la médecine de ville de le faire bien sûr et pourquoi c'est pas fait davantage ça existe aujourd'hui pourquoi c'est pourquoi est-ce que l'urgence reste le point d'entrée vers l'hôpital vous savez vous avez un sombre de de Français qui n'ont pas de médecin traitant et donc quand on veut se faire soigner qu'on a pas de médecine aux urgences moi je ne pointe pas du doigt les containers qui vont aux urgences je dis juste que nous devons mieux réguler nos urgences il y a des maisons médicales comme grâce d'ailleurs et dans d'autres hôpitaux je reviens de la Réunion ça existe également où nous avons des médecins médecins de ville qui réorientent les patients à leur arrivée prise en charge des patients et s'il est nécessité d'urgence direction les urgences il faut mieux réorganiser le système vous demandez aussi le meilleur solidarité avec les clinique privée avec les médecins libéraux ça veut dire que c'est des mondes qui sont trop étanches aujourd'hui bien sûr vous savez beaucoup depuis des années ont essayé de poser les uns aux autres la crise covid c'est la une chose en tout cas qui a révélé quelque chose de positif c'est cette possibilité de travailler ensemble entre le public et le privé et ça a été fait durant la crise qu'au du vide il faut continuer le système de France santé français il repose sur deux piliers le public le privé c'est sa richesse il n'y a pas les méchants d'un côté les gentils de l'autre pas blanc à côté et noir de l'autre on a besoin de tout le monde chacun doit assumer ses responsabilités le partage de la permanence des soins bien évidemment et une meilleure articulation médecine de ville hôpital je le dis je suis opposé à l'hospitalocentrisme parce qu'on ne réglera pas le problème de l'hôpital si on accompagne pas la médecine de ville et la médecine de ville également a besoin bien sûr d'un hôpital performant en quelques mots quelques secondes il peut y avoir des réquisitions personnelles cet été alors c'est toujours possible évidemment par les préfets sur les territoires si il y a nécessité merci Arnaud Robinet président de la Fédération hospitalière de France maire de Reims d'avoir été dans le studio de France Info ce matin
Arnaud Robinet