Grossesse et parentalité : quelles sources d'information ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 64 %Attaque 20 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre analyse du concept de la maison des 1000 jours ?
- 19:00OuverteRéponse partielle
Comment les femmes choisissent-elles leur lieu d'accouchement ? Le choix est-il suffisamment éclairé ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Comment appréhendez-vous le déferlement d'informations et de fausses informations sur les réseaux sociaux ?
- 23:00OuverteRéponse directe
La préparation au post-partum et à la santé mentale est-elle suffisamment communiquée ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Comment votre antenne France Inter a-t-elle accueilli vos projets de podcast ?
- 27:00OuverteRéponse directe
Le côté scientifique est-il suffisamment abordé dans la vulgarisation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00AnaChiffre
« le suicide est désormais la première cause de décès des mères dans l'année qui suit l'accouchement »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
cette réunion de la mission d'information sur la santé périnatale et son organisation territoriale en l'absence de notre présidente anque jacqum qui est retenu par d'autres obligations mais nous rejoindra en cours de réunion notre audition de cet après-midi porte sur l'information des femmes et du grand public en matière de santé prérinatale c'est-à-dire sur tous les sujets ayant tré à la grossesse à l'accouchement au postpartom mais aussi aux soins des nourrissons en tant que pédiatre ce sujet ce dernier sujet m'intéresse tout particulièrement nous avons été alertés lors de précédentes auditions sur la diffusion de conseils inadaptés sur les réseaux sociaux s'agissant par exemple du bon couchage des nouveaux nés essentiel dans la prévention de la mort suite du nourrisson nos auditions mettent en lumière une préoccupation générale sur la situation de la santé périnatale au regard des indicateurs de la mortalité néonatale infantile ou maternel mais aussi de différents facteurs de risque il a un un âge maternel plus Tardi à une augmentation de la précarité à une plus forte prévalence de l'obésité et à une santé mentale dégradée nous a semblé intéressant dans ce contexte de nous intéresser aux connaissances du grand public en matière de santé périnatale à la façon dont les femmes enceintes et globalement les parents s'informment sur ces sujets et au rôle que jouent les médias et les réseaux sociaux sur en la matière pour cela nous entendons cet après-midi àarois sachefemme et chroniqueuse de la maison des materneles émission diffusée chaque matin sur France 2 Catherine Akou boisis chef de service société grossesse au magazine Parents René grzard journaliste et essayiste et Zoé variier journaliste et productrice du podcast scientifique inuttero sur France interre bienvenue à vous vous participer à la diffusion d'informations en matière de santé périnatale auprès du grand public vous nous direz comment vous concevez vos émissions et vos articles respectifs et choisissez les thèmes que vous traitez que traduisent-ils des questionnements des parents et futurs parents nous avons le sentiment que les parents sont plus inquiets que par le passé quant à la grossesse et à la santé de leurs bébé qui font l'objet d'une surveillance accrue pour autant nous assistons dans le même temps à un intérêt croissant pour une moindre médicalisation pour un recours à un accouchement plus physiologique et pour des conseils moins médicaux plus naturel et de bon sens qui n'est pas toujours malheureusement quel regard portez-vous sur ce phénomène qui semble paradoxal votre regard sur ce point nous sera très utile mesdames roi et grossard qui fait dans vos émissions ou productions régulièrement éat témoignage de femm et tenter d'y répondre le sujet de la santé périnatale dépasse heureusement la seule cible des jeunes parents je pense ici notamment au podcast scientifique produit par Madame varier vous nous dire quelles ont été vos motivations pour proposer ce contenu à France Inter de quelle manière vous appréhendez la cible grand public qui est la vôre et quelle lacune vous identifiez en matière de connaissance scientifique et l'intérêt selon vous de proposer un contenu accessible en la matière vous nous direz chacune également comment vous sélectionnez trier et vulgariser les connaissances scientifiques et médicales à destination du grand public enfin vous êtes toutes quatre présentees sur les réseaux sociaux quel regard portez-vous sur les conseils qui sont diffusé leur pertinence leurs risqu mais aussi sur la pression sociale que peuvent subir les femmes sur leurs pratiques et leurs choix en particuliier lorsqu'elles sont confrontées à des visions idéalisées de la grossesse de l'accouchement et de la parentalité alors qu'une femme sur 7 présente une dépression postpartom et que le suicide est désormais la première cause de décès des mères dans l'année qui suit l'accouchement les problématiques de santé mentale vous semble-ell suffisamment identifié aujourd'hui je vais vous laisser la parole sans attendre pour que vous puissiez présenter les principaux enjeux éléments de réponse que vous avez pu identifier vous disposez pour commencer de quelques minutes chacune vous je passerai ensuite la parole à notre rapporteur Véronique Guillotin pour une première série de questions dans dans l'ordre he ah j'auris ah c'est pas tout cette réunion est diffusée en direct sur le site internet du Sénat et sera ensuite consultable en vidéo à la demande alors moi j'ai un peu peur de de tomber à côté dans mon propos liminire mais je voulais rappeler l'importance de la vulgarisation médico-scientifique et et alors non je vais commencer par présenter pardon je m'appelle Anara je suis sage-femme depuis une quinzaine d'années j'ai été longtemps à l'hôpital j'ai démissionné de l'hôpital il y a 2 ans et maintenant je suis dans une une activité libérale dans le centre de Paris je suis donc chroniqueostellée depuis 8 ans à la maison des maternells qui est une émission qui est diffusé sur France 2 tous les matins je suis l'auteur d'une quinzaine de livres grand public autour des questions de santé de périnatalité je suis aussi leutrice de deux podcasts un produit par Europe 1 et un produit par Slate qui concerne aussi la santé des femmes et après j'ai plein d'autres activités de d'enseignement en particulier et j'ai donc un compte Instagram aussi où il y a 246000 abonnés mais je vous le dirai pourquoi je c'est pas ma principale mon principal intérêt euh moi je voudrais rappeler ça me semble vraiment très important à quel point l'information la vulgarisation médico-scientifique est importante à quel point c'est un enjeu de santé publique et presque ça me paraît pas s'est pris en compte par les pouvoirs publics en fait je pense que ça peut vraiment permettre de réduire la morbie mortalité périnatale de façon très très importante euh si elle est bien faite et c'est et c'est tout l'enjeu je pense d'aujourd'hui c'est de déterminer ce que c'est qu'une information bien faite pourquoi pour plusieurs volets et je le vois tous les jours dans ma pratique clinique c'est que ça incite les femmes à consulter alors qu' elle elles auraient pas consulté ça permet la détection précoce ça promut les dépistages et la vaccination et il y a un mouvement qui est vraiment vraiment difficile en en ce moment sur les vaccinations il y a une réduction des comportements à risque la promotion de la salututogénè eten passe et des meilleurs mais en tout cas ce qui est sûr c'est que c'est vraiment important d'avoir une information bien faite et la deuxième chose que je voudrais dire c'est que de toute façon c'est une obligation déontologique et même au-delà déontologique de la part des professionnel la santé he dans le code de la santé publique il a écrit qu'il faut encourager donc nos patientes et nos patients au libre choix concernant les praticiens lesétablissements de santé et les thérapeutiques et donc il faut absolument que les patients soient eux-mêmes leur propres médecin et donc c'est un devoir des professionnels de la santé ce qu'on fait tous les jours voilà mais plutôt que de continuer là-dessus je voudrais vous donner trois exemples qui me paraissent assez criants et qui disent à quel point ça peut être important le premier c'est une patiente qui s'appelle Amira qui a 32 ans qui est enceinte de son premier enfant elle est enceinte de 8 mois et elle elle allume la maison des maternelles et elle ça fait 15 jours qu'elle se gratte sur tout le corps et puis elle tombe sur mon tutoriel où je dis que ça peut être le signe d'une maladie é hépatique pardon qui s'appelle la cholestase gravidique elle se rend aux urgences il pose le rythme cardiaque fétal césarienne en urgence cet enfant est rattrapé par un cheveu une extrémis donc voilà comment ça peut mais des exemples ça j' des milliers je voudrais aussi vous parler de Sophie Sophie c'est une patiente qui est de traité depuis 2 mois pour une dépression du postpartum sévère en ambulatoire et un matin elle se sent hyper bien parce qu'elle a pris la décision de se de mettre fin à sé jour et donc elle va vers un pont et elle se dit ah je vais pouvoir sauter et être libérée de cette souffrance et puis au dernier moment elle me dit mais j'entends la voix votre voix Anana qui dit en fait quand on a envie de mourir on va aux urgences et pareil elle va aux urgences elle sera internée et elle ne mourra pas et enfin je voudrais parler d'Hugo d'un petit garçon de 8 ans sa mère lui a acheté un livre qui s'appelle tout sur les ZES et les disis que j'ai écrit que sa mère laisse traîner et il le lit et il va dire à sa maman bah écoute moi mon prof de tennis ça fait 3 ans 3 mois que je subis des attouchements réguli à chaque fois que je veux tennis bref tout ça pour vous dire des des exemples comme ça j'en ai des milliers que cette information pour moi a beaucoup de sens alors évidemment c'est la l'essence de ma vie de de cette fonction que je me suis mise mais elle a en tout cas beaucoup d'importance pour moi pardon je suis désolé pour le micro je parle trop près mais voilà en tout cas ça va ouais et et donc voilà des exemples comme ça donc évidemment ça me tient à cœur et je me dis que les pouvoirs publics ont quelque chose à faire sur cette information voilà donc j'aimerais bien que ça despouche là-dessus pardon bonjour Alors moi je m'appelle René grzard je suis journaliste au nouvelops et voilà et j'ai écrit des livres voilà euh qu'est-ce qu'une bonne information je crois que si je suis ici c'est parce que justement j'ai écrit ces livres et des articles sur la parentalité et plus précisément sur la maternité mais si je l'ai fait c'est précisément parce que j'avais moi-même manqué d'information et et que cela s'est même avéré douloureux je vous parle donc aujourd'hui en tant que journaliste certes esséiste mais il est important pour moi de situer que cette parole est aussi celle d'une mère une mère qui a fait une dépression du postpartum en 2015 et qu'il y a donc quelque chose de forcément émouvant à être ici devant vous au sujet de la grossesse quand en 2015 j'ai écrit enceinte tout est possible mon premier livre qui explorait les injonction fait aux femmes pendant cette période ce qui m'avait frappé c'est combien on les infantilisait dans ce livre j'ai essayé d'offrir des inform informtion détaillée mon propos n'a jamais été de dire aux personnes enceintes faites n'importe quoi et amusez-vous bien mais plutôt voici les informations dont on dispose actuellement et voici les risques que présente telle ou telle pratique parce que les grossesses sont devenues surmédicalisé on culpabilise les femmes et beaucoup dès qu'elles seroit une liberté hors des nombreuses recommandations en vigueur mais les êtres humains ne sont pas des robots et ce qui transpire Infiné dans cette rigidité est un message à mon sens terrible c'est un message qui dit les femmes sont de mauvais mèr dès la grossesse c'est pourquoi je crois que le sujet qui vous préoccupe aujourd'hui est un sujet profondément politique éthique philosophique quand j'ai interviewé le médecin féministe Martin Vinclair et que je lui ai parlé du sentiment de transgression que je ressentais quand je commettais une incartade aux nombreuses recommandations en vigueur il avait tické pour lui ce mot précis transgression était symptomatique d'un rapport patient médecin dysfonctionnel je le cite on est dans la transgression que si l'on pense que la parole médicale est sacrée en tant que médecin on est censé regarder les études transmettre les informations et une fois qu'on les a donné que la femme enceinte connaît les risques on ne l'embête plus pourquoi parce que c'est une adulte pas un enfant en ce qui concerne la grossesse il me semble qu'une information sanitaire de qualité respecte donc les femmes et leur intelligence je suis personnellement convaincu que les infantilisés ne mènent à rien de bon et que c'est en réalité contre-productif certains pays voisins l'ont compris et n'adoptent d'ailleurs pas du tout le même temps rigide envers les futures mères je suis convaincu aussi trop d'interdits amènne fatalement à ne pas pouvoir les suivre une bonne information est donc pour moi une information détaillée et nuancée j'en viens maintenant à la suite de ce qui se passe après un accouchement dans mon second livre choisir d'être mère je raconte tout ce que j'aurais aimé qu'on dise sur la parentalité avant de devenir mère je vous le dis comme je le pense je suis très heureuse de l'avoir écrit ce livre c'est une bonne expérience mais il n'aurait jamais dû exister les informations que j'y donne sur le manque de sommeil ses conséquences le couple qui vaass à l'arrivée d'un enfant les phobies d'impulsion l'ennuie mortel que l'on peut ressentir au parc c'est très important d'en parler tout cela pour moi devait devrait être raconté à tous les futurs parents pas seulement à celles et ceux qui ont eu vent d'un livre ou d'un bon compte Instagram comme celui d'anaroa une bonne information se partage au plus grand nombre en 2017 j'avais interviewé Yvon knibbiller une historienne fabuleuse elle avait 95 ans et son cerveau était en ébullition elle m'avait dit si nous avons laissé nos filles croire que la maternité est un lieu de délice c'est nous qui avons eu tort nous les avons mal élevés et voici ce qu'elle proposait pour sortir des fantasme de la parentalité une formation je me permets de la citer cette formation pourrait commencer au moment où un couple a désir d'enfanter il devrait alors recevoir un certain nombre d'informations d'abord pendant la grossesse avec des informations qui concerneraient surtout le développement du fitus à l'accouchement le départ et le retour au travail pourrait être plus progressif de manière à ce que la femme ne soit pas coupée brutalement de son environnement il me semble aussi que le jeune couple qui vient d'avoir un enfant devrait être directement affecté à une crèche et qu'il pourrait sur ce temps de formation y avoir une obligation d'y aller un jour ou deux par semaine ou encore deux demi-journé travailler bénvellement bénévolement pour voir ce qu'est un bébé quels sont les problèmes qui se posent les maladies auxquelles on doit faire face cette idée de travail bénévole permettrait aussi de faire baisser le prix de la crèche alors évidemment cette idée peut faire débat mais je la trouve intéressante car si nous sommes tous et toutes des parents différemment nous avons aussi toutes et toutes appris à le devenir de la même manière que ce qui manque je crois cruellement aux parents c'est le fameux village il faut tout un village pour rélever un enfant c'est devenu impensif mais c'est vrai une part du mal-être des parents d'aujourd'hui vient du fait qu'ils sont très isolé quand on est toute la journée seul avec un bébé qui pleure sans parvenir à manger à se doucher en dette de sommeil il y a de quoi sombrer c'est pour ma part comme ça que je me suis mise à pleurer tous les jours quand je me suis retrouvée toute seule après la reprise du travail du père de mon premier fils ce qu'il faut c'est donc recréer des solidarités et que les informations circulent aussi entre pères cela pourrait aussi s'organiser dès la maternité ne serait-ce qu'en créant des convivialités des groupes WhatsApp entre les personnes qui accouchent en même temps une bonne information existe en dehors des livres et des institutions elle se transmet entre pères une information bonne enfin s'adresse à toutes et à tous c'est pourquoi elle me semble prendre en compte et sans jugement toutes les spécificités le handicap les couples homoparentaux les parents trans et cetera j'espère que cette mission permettra à toutes et tous de se sentir mieux car l'enjeu est grand nous ne parlons pas que de mèr de pères et d'enfants de leur bien-être et donc des adultes merveilleux nous parlons de nos enfants et donc des adultes merveilleux que nous aimerions qu'ils deviennent bonjour je m'appelle zo vararier je travaille à France interre et je suis productrice de deux podcasts un premier qui s'appelle inuttero et un deuxième qui vient de sortir qui s'appelle naître le premier podcast s'intéresse évidemment à la vie intrautérine et le deuxième à la naissance alors je suis un peu à côté certainement de vos questionnements ici puisque mes podcasts ne sont pas spécifiquement pour les femmes enceinte c'est un podcast grand public qui essaie d'être savant et accessible à tous donc déjà je me porte un petit peu je suis un petit peu je fais un pas de côté par rapport à ce qui a été dit avant dans inutero je me suis interrogée sur l'origine de la vie et je me suis attachée à rencontrer les plus grands chercheurs scientifiques du moment français qui travaillent sur la biologie du développement et l'embrillon et le fetus euh j'ai rencontré des gens extraordinaires qui avaient une grande envie de de partager au plus grand nombre ce qu'il savait et je pense que la vulgarisation est très importante la vulgarisation scientifique c'est un enjeu de santé publique mais c'est aussi un enjeu de culture de culture générale et pas seulement de culture scientifique alors je ne sais pas si je dois préciser tout ce que j'ai fait et tous les scientifiques que j'ai rencontré et sur quel thème particulier nous avons parlé mais toute une partie du podcast dans minutro comme d'en être la première partie du podcast je me j'ai interrogé des chercheurs sciences dures donc je suis dans la biologie du développement je suis dans des choses comme ça difficiles je tiens à dire que moi-même je ne suis pas scientifique du tout j'ai une formation littéraire donc je ne comprenais rien donc ils ont été obligé de m'expliquer et c'est parce qu'ils ont été obligés de m'expliquer que j'ai plus moi aussi réexpliqué et ça ça me semble très important c'estàd c'est possible de comprendre et c'est possible de comprendre ce qu'on sait aujourd'hui on sait des choses fabuleuses j'ai été émerveillé parce que j'ai découvert de la vie intrautérine comme de ce que j'ai découvert autour de ce qu'on ne savait toujours pas sur la naissance parce que il y a encore des tas de choses qu'on ne sait pas et entre autres j'ai rencontré une femme une chercheur nobélisable qui se demande pourquoi les femmes accouchent qu'est-ce qui déclenche le travail et on s'interroge toujours sur ce qui déclenche précisément le travail des femmes voilà ils sont deux ou trois à travailler en France sur cette question là et ça on ne le sait pas moi je l'ai découvert aussi je tiens à dire qu'il y a donc une toute une partie des podcasts qui est qui parle de science dur et une autre la deuxème partie c'est plutôt les sciences sociales où là je rencontre des historiens des psychanalystes euh qu'est-ce que j'ai rencontré d'autres des philosophes et là je me suis interrogée sur des absences sur entre autres je me suis interrogé sur ce que disait les la philosophie de la grossesse et du corps des femmes et là j'ai compris qu'il y avait un impensé j'ai j'ai aussi vu que par exemple le fetus a été longtemps le grand absent des études historiques et je me suis interrogé pourquoi pourquoi il était absent voilà c'est un peu tout ce travail là que j'ai fait et sur la naissance de la même façon j'ai travaillé avec des scientifiques et aussi avec des historiens et je pense à un homme que j'ai rencontré qui est le directeur de la maternité Cochin Port Royal qui s'appelle le docteur gofinet euh qui est un homme magnifique avec qui j'ai une très grande discussion euh sur l'éthique sur quand est-ce qu'on réanime ou pas un prématuré qui sont aussi des questions aujourd'hui très importantes puisqu'on peut réanimer de plus en plus tôt et que la question du handicap est central euh monsieur gofinet m'a m'a parlé et m'a dit que aujourd'hui à Port Royal on ne peut plus accompagner les femmes enceintes comme on le devrait voilà qu'il n'a plus les moyens que le travail soit fait correctement on parle de Cochin Port Royal à Paris voilà après je peux vous parler de plein d'autres choses mais je pense que vous aurez des questions à me poser merci bonjour à toutes et à tous donc je m'appelle Catherine àouboisis je suis journaliste au magazine parent je suis responsable du service société et grossesse je précise que je travaille depuis 20 ans sur les sujets parentalité euh dans mon dans dans le journalisme donc j'ai pu avoir une vision assez large de aussi comment cette information a pu changer comment nous médiia on a pu s'adapter le magazine Parents c'est le le le magazine parental que tout le monde connaît hein de référence il est édité depuis 1969 j'ai été recherché la date pour vous exprès euh c'est le leader de de son secteur il est lu par un million de lecteurs euh dans mon métier je corréalise également un podcast dont le nom va peut-être faire sourire qui s'appelle galère sa mère mais je trouve que c'est assez éloquent chaque mois on reçoit un expert sur une question liée à la parentalité et on essae un petit peu comme mes collègues mes conurs l'ont dit très bien de vulgariser au maximum d'aller à la rencontre de ces experts que les les femmes ne connaissent pas forcément et ne n'ont pas enfin ne peuvent pas voir tous les jours ou leur parler avec autant de de naturel que nous on le fait euh je travaille aussi pour le site du magazine qui réunit quand même plus de 10 millions de visites 1 million deis followers sur facebook 165000 sur Instagram donc voilà on parlait des réseaux sociaux nous on est en plein dedans tous les jours je suis ravi d'être auditionné aujourd'hui sur cette question d'autant que c'est pour nous un moment enfin une une une réflexion de tous les jours de tous les instants au magazine Parents de se dire comment on peut faire pour informer mieux ces jeunes parents on se rend bien compte que ceux qui sont informés sont pas toujours ceux qui devraient l'être il y a toujours un peu un un souci là de cible he ceux qui lisent ceux qui nous lisent ne sont pas ceux qui de devrait nous lire donc comment on fait pour attraper les autres donc c'est pour ça qu'on multiplie nous les canaux comme tous les médias on fait des podcasts on fait les réseaux on est un peu partout on a développé beaucoup de vidéos aussi parce qu'on se rend compte qu'il y a un lectorat qui préfère la vidéo qui qui préfère ça on on a aussi développé des des moments en présentiel finalement pour aller à la rencontre directement des gens ceux qui sont pas forcément lecteur ou auditeurs ont envie aussi de s'informer donc c'est des c'est des nouveaux temps et c'est des ateliers c'est on reçoit des experts comme Anna ou d'autres sur sur les sujets et on a directement les experts en face de nous pour leur poser nos nos questions euh voilà alors pour répondre un peu au aux préoccupations du jour je dirais que nous on a on a réussi à comprendre qu'il y avait deux choses qui intéressaient les les lectrices et et les lecteurs c'est à la fois une caution expert dans ce qu'on raconte ça c'est clairement une volonté hein je pense que les lecteurs ont envie d'être sûr de ce qu' lise et à la fois une caution testimoniale c'est-à-dire du témoignage on peut plus se contenter d'avoir juste le regard des expert même s'il est évidemment crucial nous les femmes et les hommes aussi je les englobe je pense qu'il seraiit d'accord on a envie d'entendre des histoires comme celle de René ou ou d'autres on a envie de d'entendre du vrai de l'authentique donc ça c'est vraiment important je pense euh pour être convaincu en fait il faut les deux on ça ça suffit plus d'avoir des grands noms de la gynécologie voilà puisque ça a beaucoup changé ça en 20 ans je pense à à ce qu'on lisait avant avant c'était Laurence pernou et globalement on avait le Friedman et le P nou et puis ça s'arrêtait là aujourd'hui les femmes sont beaucoup plus expertes elles-mêm et veulent chercher euh qu'est-ce que je peux vous dire aussi c'est que un petit peu ça a été dit mais je le redis nous on cherche aussi à s'adresser à tous aux parents même si on a du mal à avoir des hommes qui nous lisent il y en a quand même même aux coparents parce qu'il faut aussi penser aux familles qui s'organiseent complètement autrement au couple homo aussi aux maman solo aux grands-parents on a une nouvelle rubrique sur parents qui parle aux grands-parents parce que les grands-parents c'est aussi des acteurs forts de la parentalité aujourd'hui hein les femmes travaillant beaucoup plus on fait appel à ses grands-parents qui sont plus ou moins ok pour venir garder les bébés mais voilà c'est aussi des questions parce qu'ils ont aussi eux leurs informations qui datent du Laurence pernou et qui des fois vont un peu percuter avec les informations que les mamans ont aujourd'hui sur les réseaux donc voilà il y a il y a ça il y a évidemment les parents qui sont confrontés au handicap et au deuil qu'il faut pas oublié dans la dans la cible qui ont été longtemps oublié même par les parentaux je pense que je peux le dire euh on on fait très attention dans nos articles à ne pas véhiculer d'injonction parce que ça ça nous a été reproché et reproché et reproché main de fois de parler avec un ton péremptoire d'être dans le le vous aujourd'hui on emploie le nous on est toujours finalement là pour montrer ce qui existe donner à voir des informations mais surtout pas des injonctions voilà et les parents se saisissent eux-mêmes finalement de ce qui les intéresse là on on prépare un dossier par exemple sur les colères mais il est hors de question de dire voilà comment on va gérer les colères non c'est voilà ce que les experts disent sur les colères et après à vous de faire votre marché entre guillemets donc le ton est aussi volontairement déculpabilisant parce que c'est c'est vrai que c'est la ENF on y reviendra sûrement mais c'est ce qui revient le plus sur sur les réseaux c'est vraiment la culpabilité c'estàdire queil y a tellement d'information que finalement si on fait un choix on est toujours coupable de pas avoir fait l'autre puisqu'on nous donne à voir tous les choix possibles alors que avant il y en avait qu'un donc la culpabilité c'est vraiment sur ça qu'on essaie de travailler s'il y a peut-être je sais pas si au Sénat on peut entendre ça mais mettre de l'humour dans la façon d'informer c'est vraiment aussi c'est vraiment important il y a rien plus Dr qu'un sénateur voilà super et ben en fait mettre de l'humour c'est aussi un moyen que nous on essaie de développer beaucoup on a des standup avec des humoristes pour qu'un magazine comme parent fasse ça c'est vraiment voilà c'est le signe que les les le public a besoin de ça aussi pour pour se détendre parce que c'est des c'est des sujets qui qui tendent les familles enfin c'est des vrais sujets de préoccupation grav et donc il faut réussir à atteindre la cible différemment donc l'humour ça peut être aussi un une bonne manière de faire euh voilà donc comme je l'ai dit donc on est on essaie de mettre à dispo la parole des experts on fait des grands entretiens euh tout ça vous le savez certainement déjà euh voilà il y a plein de choses qui existent dans le domaine de la parentalité plein de bons plans pour faire garder les bébés pour pour ceci pour cela mais le tout c'est de trouver il y a de plus en plus de choses et donc nous on est là pour essayer d'aider euh et on sent qu'on a vraiment un rôle important dans la grossesse des gens alors peut-être pas je le ressemble pas aussi fortement qu'Ana qui elle est dans un C cet et au contact direct avec des patientes mais c'est vrai que on sent que le suivi de grossesse qu'on peut faire sur internet par des newsletters finalement vient remplacer peut-être je dis bien peut-être he un suivi de grossesse qui n'est pas toujours à la hauteur des attent des des futures mamans je pense par exemple à tout ce qui est maot de la grossesse qui est souvent balayé en consultation euh on entend beaucoup ça dans les témoignages pas pas pas pas paroutes hein bien sûr et pas par les sages femmes intervient mais c'est juste parce qu'on manque beaucoup de temps oui oui oui oui oui non mais en fait oui c'est ça vient pasalier à la au manque de temps que nous avons parce que moi j'adorerais passer une heure3 avec chacune de mes patientses ce que je fais plus ou moins mais sans du coup pouvoir manger à la fin du mois tout à fait donc il y a un manque de temps de la part des professionnels mais aussi de certains un manque de préoccupation moi pour l'avoir vécu je suis maman aussi de trois enfants puis je je fais des faire enfin je je fais des témoignage quasiment tous les jours avec des parents souvent les femmes ne sont pas écoutées en consultation chez che le gynécologue il faut bien être clair c'est plus souvent chez le gynécologue que ça se passe voilà on appelle ça de la bobologie voilà alors que les mots de la grossesse c'est réellement quelque chose qui empêche parfois de travailler de dormir de s'alimenter donc voilà c'est c'est quelque chose qui est important et que en tant que média on essaie de faire on a aussi développé un guide des maternités je crois qu'il y aura une question par rapport à ça mais c'est vrai qu'il y a actuellement pas vraiment d'outil qui recens finalement ces maternités avec les différents services je met des guillemets mais avec avec tout ce qui peut intéresser les femmes dans le choix de la maternité ça n'existe pas d'un point de vue officiel donc finalement c'est les médias qui se qui s'empart de ce sujet-là il y a beaucoup aussi dans sur nos dans nos magazines et sur le site de sujets sur l'alimentation de la femme enceinte qui est un sujet qui préoccupe énormément où les femmes ont aussi manque d'information là on en a aussi parlé beaucoup d'injonction sur l'alimentation on est perdu donc voilà les femmes sont en demande de ça euh voilà pour terminer je dirais que je sais pas si vous avez connu la naissance des forums ça a été dans les années 2000 une explosion incroyable de femmes et de communautés qui se créent autour de la grossesse aujourd'hui ça n'existe plus et je crois que les réseaux sociaux ont largement pris le relais parce qu'ils sont beaucoup diabolisés ces réseaux sociaux mais je pense qu'ils apportent quand même énormément de soutien au final aux femmes entre elles et et à quelqu pair voilà j'en ai terminé pour ma présentation votre micro j'avais appuyé sur le mauvais bouton merci pour pour vos témoignages effectivement qui sont un peu disruptif par rapport au à toutes les auditions qu'on a eu depuis maintenant début début mars en tout cas complémentaire à la fois disruptif mais je pense qu'il apporte un éclairage un éclairage important et et peut-être vous l'avez dit insuffisamment utilisé en fait pour le le suivi de la maman et et et de son bébé je peux vous poser une question en quoi ils sont disruptifs bah ils sont disruptifs parce qu'on était sur des des professionnels de santé euh pur donc du coup on était effectivement sur des sujets beaucoup plus somatiques on était sur des organisations territoriales des choses bien plus voilà donc effectivement sur des association là c'était peut-être un peu plus sur ce cheminl mais voilà on on vous avez des profils aujourd'hui nous entendons des profils particulier et et je crois que c'est c'est à la fois important j'ai j'ai pas mal de petites questions je vais essayer de de les synthétiser ça va peut-être pas être simple je vais essayer de m'y astreindre euh alors quelque chose déjà questions général àquel les unes ou les autres répondront de manière voilà comme vous comme vous le souhaitez j'aurai une première question quand même je vais la faire très courte vous avez évoqué souvent le l'isolement aujourd'hui des des mamans ou des familles les problèmes de de santé mentale et ça qu'est-ce que vous pensez de de la du concept de la maison des 1000 jours ça va être une une première question à laquelle je je vous laisserai je vous laisserai répondre ensuite je vais vous rappeler le contexte en fait de cette mission donc c'est une mission qui est né d'un d'un rapport de l'Académie de médecine sur le le les maternités de moins de de moins de000 accouchements par an euh qui préconisait c'est un peu rapide he ce que je dis mais globalement de dire que ces maternités de moins de 1000 accouchements par an devaient se regrouper et donne plus voilà de de garder que des plus grosses maternités ensuite on a donc décidé de faire cette mission on a entendu des professionnels qui allait globalement un peu près dans le même sens mais de manière un peu plus atténuée qui mettait plus en avant les équipes sécuritaires c'est-à-dire d'avoir des équipes stables de professionnels gynéc ser un pédiatre on était tjour dans le monde de de la sécurisation de l'accouchement ensuite on a beaucoup entendu parler un deuxième versant donc un peu plus ce que vous dites c'est-à-dire sur l'entourage de la de la parturiante le moment de l'accouchement et l'après accouchement avec le bien-être de la maman et et son libre choix moi j'aurais également une question à vous poser vous aucune d'entre vous n'a parlé du moment de l'accouchement du lieu de l'accouchement du choix de de ces de ces mamans donc en fait est-ce que vous pensez est-ce que vous vous avez des retours est-ce que c'est un choix la petite la grande maternité quelle est d'après toutes les expériences que vous avez comment se fait le choix des mamans sur le lieu de l'accouchement est-ce que ce choix vous semble suffisamment éclairé est-ce que comment on fait l'équilibre entre la comment on explique l'équilibre entre la sécurité nécessaire et la proximité enfin voilà VO donc pareil deuxème question probablement assez assez large et et en fait pour madame roi euh vous avez une double casquette donc de de chroniqueuses et également de de professionnels de santé comment vous appréhendez le déferlement de d'informations mais surtout les fausses informations et l'augmentation du nombre de contenus d'influenceuses qui véhiculent des des des concepts des conseils parfois faux mais surtout quelquefois dangereux pour la santé des femmes et puis madame Guessard vous avez évoqué la période du postpartum et de votre propre expérience que vous présentez dans votre livre d'ailleurs pensez-vous que le le le le la la préparation des femmes pensez-vous que l'information et tout ce qui tourne autour du du postpartom autour de la santé mentale de son appropriation par les professionnels ou l'entourage et aujourd'hui suffisamment suffisamment communiqué les femmes en sont-elles suffisamment informées on vous laisse répondre vous pouvez chacune participer OK après et peut-être le poids de la société enfin sur la charge mentale qu'on peut avoir aujourd'hui dans notre société d'accord je vais essayer de répondre dans l'ordre à ce que vous avez dit sur la question du choix je trouve ça intéressant que vous demandiez si le choix est éclairé parce que moi à mon sens il y a pas beaucoup de choix c'estàdire que c'est même pas un défaut d'information c'est un défaut de moyen en fait les femmes aujourd'hui et Anna en parlera très bien aimerait avoir tout le monde veut un bon accouchement ce qu'elles aimeraient c'est un suivi de qualité une femme par une sage femme par femme et actuellement en fait ça n'est pas possible puisqu'il y a des maternités qui ferment en permanence que l'hôpital public est dans un état délé terire donc donc en fait il n'y a pas de choix enfin en général on va un peu on fait au mieux quand on a le choix c'est qu'on en a les moyens et alors moi par exemple j'ai accouché dans une maison de naissance et je mesure à quel point j'ai eu de la chance en l'occurrence Donon j'ai été transférer parce que ça enfin c'était compliqué mais mais le suivi que j'ai eu dans une maison de naissance qui un suivi exceptionnel qui n'est pas donné à tout le monde en plus financièrement en fait il devrait être accessible à toutes les femmes et et en fait il a fallu que j'aille dans une maison de naissance pour que j'ai ce suivi d'une sage-femme qui me suivent pendant toute ma grossesse qui soit là pendant mon accouchement voilà et ça en fait euh c'est aussi le choix de de ne pas avoir de péridurale mais quelque part en fait il aurait fallu que je puisse avoir à ma disposition cette même qualité de suivi en faisant le choix d'une péridurale c'est complètement anormal qu'il faille en passer par là quelque part pour avoir cette cette qualité de de de de suivi ça c'est la première chose sur les 1000 jours je vais laisser Anna s'exprimer parce que je sais qu'on sera d'accord et qu'elle dira les choses beaucoup mieux que moi et voilà je vais je vais compléter quand même ma question vous avez répondu en partie mais je voudrais vous interroger en fait sur le le le le non choix alors que l'on a aujourd'hui et comment vous comment vous rendez l'équilibre ou pensez-vous que les femmes sont aujourd'hui dans le contexte que l'on a effectivement si on avait une femme une sagefemme par femmes enfin les conditions idéales je pense que on serait peut-être pas là d'ailleurs aujourd'hui aujourd'hui on est face à une difficulté dans notre pays et que d'autres pays ont rencontré effectivement d'éloignement de maternité vous l'avez dit qui ferme par défaut de professionnel enfin des choses comme ça est-ce que vous pensez aujourd'hui euh s'il y avait euh une réflexion à avir est-ce que les femmes sont suffisamment éclairé pour faire je je redis le mot choix mais euh dans je ferme une maternité ou je regroupe des plateaux techniques j'éloigne un peu de la distance pour plus de sécurité donc c'est la la balance entre la sécurité d'un côté et la proximité est-ce que vous pensez que tout ça aujourd'hui sont des concepts qui sont suffisamment vulgarisés bien sûr que non qui sont pas suffisamment vulgarisés d'abord parce que c'est au finalement assez récent et qu'en plus c'est inaudible pour la plupart des gens euh quand vous leur dites pour des gens qui des gens qui viennent de s'installer dans en ruralité et que vous leur expliquez qu'il vair faire 1 heure et dem de voiture euh ils peuvent pas se satisfaire de ça alors je sais que moi je suis d'accord sur les constats de fait les maternités qui réalisent peu d'accouchement en terme de sécurité médicale n'offrent pas les garanties suffisantes en particulier à cause des problèmes de personnel c'est une réalité toutefois les solutions apportées à ça et c'est là moi je diffère avec ce que j'ai pu entendre ailleurs je pense que c'est il faut garantir mais pas seulement pour des histoires de sécurité médicale pas seulement pour mais aussi pour une histoire de faire vivre ces régions-là je pense que la maternité c'est un peu euh je sais pas comment dire mais c'est un endroit vraiment très important dans ce que ça dit du territoire et donc moi je pense qu'il faut vraiment se battre pour maintenir des maternités avec un bon niveau de sécurité et je pense que ça ça doit être une priorité en particulier pour pas que ces régions là se des peeuple enfin c'est pas seulement la maternité c'est pas oui c'est pas seulement un enjeu voilà euh donc est-ce que les femmes sont assez informées sur le choix même quand elles ont le choix la réponse est non et c'est d'ailleurs à l'origine de beaucoup de de problèmes parce qu'en fait c'est c'est exactement comme sur le choix d'un restaurant si vous avez envie de manger taille et vous vous retrouvez dans un restaurant de chocroout vous avez toutes les raisons d'être très très mécontent bah c'est pareil pour la maternité il y a des femmes qui vont dans des maternités sans savoir qu'elles propose et qui du coup après sont furieuses ont une dissonance entre ce qu'elles attendaient et ce qu'elles ont donc c'est hyper important moi je le fais hein de d'essayer de leur faire comprendre qu'il y a des maternités labellisé Ihab qu'il y en a d'autres qui sont de type 1 type 3 type 2 type 3 et ça c'est un point très important qui me semble de dire c'est qu'en fait à chacune son choix moi je commence à en avoir un peu souper d'entendre des gens dire le mieux c'est d'accoucher en maison naissance le mieux c'est d'accoucher en type 3 en fait à chaque femme son choix il faut qu'elle ait les clés du choix et pour qu'elle puisse faire son choix après mais malheureusement une fois qu'on a dit ça on a rien dit c'est-à-dire que les conditions de travail dans les maternités moi j'avais lancé un mouvement qui était un hashtag je suis maltraitante qui a une grande résonance dans la vie civile euh parce que en fait oui on a quand même un gros problème dans nos maternités et que si on continue comme ça l'augmentation de la mor mortalité va être je veux dire on attend les catastrophes quoi y compris on le disait à Port Royal mais je pense que tous mes confrères tous mes consœurs seront d'accord pour pour pour voilà pour pour ce que je dis c'est que on joue avec la vie des gens et quand on joue pas avec leur vie avec leur santé physique on joue avec leur santé psychique et en France on a beaucoup de mal à prendre en compte la santé mentale comme faisant vraiment partie intégrante de la santé c'est-à-dire que on sauve les corps mais tant pis si les têtes sont foutu en l'air et ça c'est quand même vraiment embêtant donc bon mais en fait j'ai pas répondu à les question si je peux me permettre j'ai un chiffre que je trouve intéressant que je me permets de de déposer dans le contexte de précarisation des maternité depuis les années 70 fermé ou regroupé pour des raisons financières elles sont trois fois moins nombreuse à peu près autant de naissance en fait depuis les Ann 70 donc il faut s'imaginer qu'on a le même nombre de naissance et qu'on a trois fois moins de maternité et donc évidemment que ça s fait au dépend des femmes et des bébés quoi donc enfin il y a quand même ce préliminaire sur la question du choix de dire voilà le contexte dans lequel on est en fait ouais là on m'entend en fait je me souviens d'un témoignage et ça me fait penser au au débat qu'on a actuellement un couple qui attendait son deuxème enfant m'a confié choisir sa sa sa région pour déménager en fait en fonction d'une adresse de maison de naissance parce que eux étai faisaient partie des très informés et de ceux qui avaient envie de ça he parce que comme Diana tout le monde en a pas envie mais avait envie de cette maison de naissance donc ils ont été là où il y avait la Maison de Naissance donc on en arrive quand même à une situation qui est un peu un peu folle c'est comme la carte scolaire quoi à la fin exact c'est exactement ça avant de laisser ma la parole à mes collègues qui ont sûrement des questions moi j'ai plusieurs plusieurs réflexions je me demande si le problème de fond c'est pas l'isolement moi comme pédiatre j'ai quand même constaté que les parents sont isolés et on ne parle pas de la grossesse avant d'être enceinte on n parle pas à mon avis suffisamment en amont ça c'est une première question mais ensuite pour Madame vanagier comment votre antenne France Inter a-t-elle accueilli vos projets de podcast est-ce que ça a été facile à à faire passer est-ce que c'est euh est-ce que vous avez des difficultés à le à le mettre en en route ou à convaincre vos pas du tout jeis très content je pense qu'ils auraient été encore plus content si j'avais été sur la parentalité mais je trouvais qu'il y avait justement déjà beaucoup de support et beaucoup d'informations sur la parentalité c'est pour ça que je me suis mise un peu de côté euh et que j'ai et j'ai choisi d'être sur les les les chercheurs scientifiques et les dernières découvertes scientifiques au contraire il y a une grande attente et une grande VIIe à France Inter euh sur ce podcast il y avait beaucoup de désirs euh oui non non j'ai été entendu sans difficulté est- que je peux est- que je peux quel chose s'il vous plat jeis désolé je voudrais juste dire que en presse écrite en radio je pense qu'il y a pas de problème euh en revanche moi j'ai constaté qu'en télé c'était compliqué euh toi tu as la maison des maternelles qui qui est là donc on peut ça ça contredit ce que je dis mais plusieurs fois il y a des journalistes télé qui sont venus me voir en me disant il faut absolument qu'on fasse un reportage un documentaire sur les difficultés de la parentalité et en fait il se cognit à des producteurs qui je suis désolé de le dire sont souvent des hommes qui ce n'est pas le sujet et qui considèrent que c'est des sujets de bonne femme et plusieurs fois en fait on m'a dit j'arrive pas à faire passer ces sujets c'est c'est trop compliqué je sais pas ce que tu en penses Anna mais sur les documentaires je suis d'accord mais après moi je voudrais saluer euh mon émission la maison maternel c'est pas parce que je travaille pour eux je l'écouté bien avant je trouve que c'est une émission remarquable et pour le coup je pense que si les gens sont aussi me reconnaissent autant pleur et tout dans mes bras partout c'est à cause de cette émission qui est vraiment un point très important pour les parents où il y a une pluralité de personnes qui s'exprime et qui est vraiment un soutien d'ailleurs moi je trouve ça un peu tragique c'est que souvent quand je vois les gens me dit mais vous savez Anna ça a été toute ma vie la maison àé maternelle ça a remplacé le suivi médical enfin donc c'est un peu tragique parce Queen fait ça occupe une place que ça devrait pas occuper mais en tout cas en télé il y a il a quand même la maison des maternels qui est je trouve avec beaucoup de manque d'objectivité une très belle émission de de service public pour Madame varier euh est-ce que vous pensez que que le côté scientifique justement est suffisamment aborder lorsqu'on cherche à vulgariser finalement comme vous l'avez fait est-ce que est-ce que vous parliez du fetus qui n'a jamais été étudié sur le plan physio non il été étudié mais on est en train de parce que j'ai j'ai d'autres interrogation moi ce qui m'a frappé dans mon exercice de pédiatre he j'ai pu réanimer des bébé jusqu'à 24 semaines enfin bon c'est c'était on na pas comment arriver à faire comprendre aux parents qu'on que ça peut mal se passer qu'il peut y avoir quelque chose et qu'en même temps on puisse sauver leur bébés c'est en amont est-ce qu'on doit informer de de de la physiologie ou de la pathologie de la grossesse puisque vous rentrez dans des sujets scientifiques et comment arriver à toucher tous les publics parce que moi sur quand je faisais une une visite médicale dans en maternité sur 15 femmes il y en avait deux qui ne savaient pas lire hein j'éis peut-être dans une zone un peu défavorisée mais néanmoins comment est-ce qu'on arrive à toucher autrement que par TikTok ou des réseaux sociaux c'est c'est ces parents qui qui pourraient être confrontés à des difficultés comme tout le monde c'est pas euh voilà quel est quel est votre votre je pu je je ne sais pas si je suis compétente pour répondre à cette question tout ce que je peux dire c'est que par exemple à Cochin la maternité Cochin Port Royal ils ont mis à place tout un protocole pour accompagner les parents en cas de d'extrême prématurité et justement on on informe les parents des risques et de ce que ça veut dire ça ça a été mis en place et ça justement pour reparler du du docteur gaofinet du professeur gaofinet il a beaucoup travaillé sur cet aspect- là de l'information aux parents mais avant de donner une formation aux parents il faut déjà que et vous le savez puisque vous êtes pédiatre il faut déjà que tous les tous les soignants soient d'accord avec la décision à prendre et là en fait ce qu'on ce qu'on voit mais là je parle d'un d'un cas très précis sur l'extrême prématurité on voit que c'est les rapports de chacun au handicap qui est en jeu et qu'en fonction des territoires et du rapport du médecin de garde ce jour-là sur le handicap un enfant va être réanimé ou pas et ça je sais qu'il y a un gros travail de recherche de protoco justement pour uniformiser les enfin pour être d'accord sur l'information qu'on va donner aux parents pour qu'ils sacheent quel risque il y a quand il y a extrême prématurité mais là je suis dans un cas particulier et après je suis pas compétente pour répondre à à vos autres questions Anna bien plus ouais moi je pense qu'il faut quand on informe il faut jamais mentir je pense que c'est la clé de de l'information et donc il faut pas avoir peur d'aborder la morphéal unitéro les pathologies qui peuvent être extrêmement graves parce qu'à partir du moment où vous mentez aux gens ils le sentent et ils ne vous font plus confiance donc il faut moi je veux dire moi je parle de morphétal je parle de diabète parce que par exemple on je dit il faut se méfier du diabète gestationnel il faut se méfier du diabète gestationnel si vous dites ça aux gens il disent oh qu'est-ce qu'ils nous font chier avec notre poids et cetera par contre si vous leur dites en fait le diabète gestationnel le risque c'est la mort fétale uneutéro alors ils reçoivent l'information et ils disent ah d'accord c'était ça le risque donc je pense qu'il faut informer des risques de façon très telle qu'on les connaît en tout cas je peux vasy j'y vais ouais je ah je je voulais juste dire que je je pense que là on est arrivé à un tel degré d'information pour le grand public de toute façon il y a tellement de sources d'information les gens sont tellement plus informés qu'avant qu'on ne peut plus faire comme s'il ne l'était pas en fait il y a vraiment je pense un changement sociétal important à ce niveau-là donc la relation médecin patient ou sagefemme patient a a tellement changé que de toute façon on est obligé entre guillemets d' expliquer et et de faire confiance aussi aux gens puisqu'ils sont quand même tous à priori capables de comprendre même s'ils savent pas lire en français il y a des des il y a des façons de de traduire et d'expliquer et en fait chacun maintenant a son a son mot à dire par rapport à sa santé par rapport à la façon dont les femmes vivent le le leur grossesse et leur accouchement on peut plus revenir en arrière donc j'ai l'impression que il y a un peu ce fantasme de la part des professionnels de santé de se dire bon elles vont nous écouter c'est c'est gênant en fait quand les femmes ont beaucoup d'information alors que finalement plus elles en ont et mieux c'est donc je crois qu'il faut faut y aller à fond oui ce que je pardon si je je voulais pardon excusez-moi je voulais juste ajouter que vous disiez vous voulez pardon quand vous disiez autrement que sur sur TikTok moi je voudrais je trouve cette phrase intéressante quand vous dites comment elles peuvent s'informer autrement que sur TikTok parce qu'en fait quand c'est bien fait il y a pas de problème à ce que ça soit sur TikTok et et je pense qu'il y a vraiment un truc à jouer du côté d'un message effectivement public sanitaire qui soit présent là où les gens vont chercher leurs informations et ce que je voulais dire c'est que il y a un truc dont on parle très peu aux parents et qui est pourtant quelque chose de très simple c'est les phobies d'impulsion alors je sais pas si vous voyez ce que c'est je peux vous expliquer on appelle ça des des pensées intrusive la phobie d'impulsion voilà c'est on s'imagine mettre un coup de couteau à son bébé le jeter par la fenêtre B vous voyez ce que je veux dire tout le monde voit tout le monde l'a vécu tout le monde l'a ressenti dans la joie et la bonne humeur euh ce truc c'est connu il y a vraiment une majorité de qui vont le ressentir en Suède les les parents ont des fasciicules qui leur sont donnés où on leur dit vous allez avoir des des des pensées intrusive des phobies d'impulsion en France ça n'existe pas et en fait quand ça arrive les gens se prennent pour des monstres et moi je pense qu'il y a des choses à jouer pour pour pour dire que tout ça existe que c'est normal et et et et il y a une mythification de la parentalité du rôle de mère en particulier une toute petite parenthèse on parle beaucoup des mères et des enfants moi je trouve ça hyper important qu'on s'adresse à tout le monde parce que les les coparents sont très importants même au moment de l'accouchement ça n'est pas du tout des moments qui sont que que enfin qui sont où seules les femmes doivent être informé et voilà ce que je veux dire c'est que je pense qu'il y a vraiment des manières d'informer tout le monde et et sur les choses les plus difficile parce que pour l'instant le problème c'est qu'on est dans une dans des images encore aujourd'hui même si ça a beaucoup changé moi j'ai deux enfants il y en a un qui a 9 ans le petit il a 19 mois je vois bien que c'est vraiment plus le même monde en fait aujourd'hui enfin les informations négatives circulent un compte comme celui d'anaroa moi je l'avais pas même parent.fr ils étaient pas sur Instagram donc il y a une accessibilité aujourd'hui qui est vraiment bien répandue mais il y a encore des gens qui tombent de leur de leur chaise et quand je dis de leur chaise c'est une chaise de 3 m de haut quoi donc euh voilà je voudrais rajouter quelque chose sur la santé mentale il se trouve que j'ai rencontré un un psychiatre qui est chercheur en neurosciences et qui a travaillé sur le le cerveau maternel et c'est très intéressant parce que grâce à l'évolution de l'imagerie aujourd'hui les neurosciences peuvent s'emparer du cerveau maternel et voir ce qui s'y passe pendant la grossesse après la grossesse après l'accouchement pendant pas pendant l'accouchement mais après l'accouchement et j'ai été très intéressée par ce qui était dit sur les changements qui opère dans le cerveau c'est-à-dire le rétrécissement du cerveau des tas de choses très étonnantes dont j'avais jamais entendu parler mais surtout c'est un discours très déculpabilisant pour les femmes et ce qu'ell pourrai ressentir le manque de concentration des choses comme ça je je pense qu'il faudrait aussi informer des progrès de la neuroscience sur ce qu'on a appris sur le cerveau maternel parce que là il y a il y a vraiment il y a vraiment des des progrès extraordinaires qui vont permettre aux femmes de comprendre ce qui leur arrive et de comprendre ce qui se passe dans leur tête parce que là il y a des choses voilà on sait des choses aujourd'hui c'est tout nouveau ça par exemple il y a une mission d'information sur le sur la neuroscience sur les les progrès de la neuroscience sur le cerveau maternel ça j'en suis sûr ça faudrait vraiment informer là-dessus c'est vrai hein ça a complètement changé la perception qu'on avait du cerveau de la mer et bon je vais pas vous raconter ce qu'on m'a dit mais c'est c'est dingue c'est incroyable ce qui se passe dans notre cerveau quand même et tout ce qui se passe sur tout ce temps de latence pour que le cerveau comprenne acquière enfin je sais pas comment dire cette qui qu'à l'intérieur de lui change sa sa perception de l'intérieur du corps pour qu'il prenne en compte la présence du fétus et c'est ce décalage là qui peut expliquer pas mal de pathologies et ça quand on sait ça je trouve que si les femmes savaient ça que le temps que le cerveau s'adapte à cette nouvelle situation dans son corps et puisse la comprendre cette situation ça ça explique beaucoup de choses de la même façon qu'après l'accouchement le cerveau va encore mettre du temps à se réadapter à cette nouvelle situation et c'est cet écart ce temps de latence qui peut aussi expliquer des dépressions post partom et des choses comme ça donc là je pense que là il y a des choses nouvelles à dire il y a des gens pour ça un nouveau sujet de podcast pour vous non non c'est dedans dans c'est dedans c'est dans celui sur la naissance c'est dedans euh alors je vais saluer l'arrivée de la présidente madame Jacques met euh et Monsieur jolie il avait une question an aussi ou pas je je pense que vous avez plusieurs questions donc on va aborder les les questions de mes collègues si vous voulez qui sont passionnés autant que nous par vos interventions je commence alors et bien bonjour bonjour à toutes et à tous désolé pour mon retard j'arrive juste et je vous ai entendu madame grzard dire alors peut-être que vous l'avez expliqué avant je suis désolée j'ai comme je prends en route je vous ai entendu dire il y a un monde entre mes deux enfants un de 9 ans et l'autre de 19 mois quel est ce monde comment ça a évolué en 7 ans finalement et pourquoi est-ce que c'est tellement différent entre il y a 9 ans et il y a 19 mois pas merci pour cette question quand j'ai accouché il y a il y a 9 ans d'Ulis il y avait très peu d'informations qui circulaient je pense que le mouvement féministe la 4e vague du féministe et et aussi passé par le la maternité ce qu'on appelle le mater féminisme et que les femmes en fait ont se sont mises à parler et elles se sont mises à parler surtout et peut-être qu'on les a mieux entendu aussi quand moi j'ai accouché suis vraiment je suis tombé des NU j'ai pas compris ce qui m'arrivait c'est-à-dire que j'avais fantasmé un enfant à qui j'allais faire des gâteaux pour son anniversaire lui faire l'avion et j'ai découvert ce que ça voulait dire que d'être parent c'était un chaos qui était à la fois physique parce que ça mange ses journées un enfant et puis aussi psychique parce que moi je suis persuadée qu'on devrait recommander à tous les gens qui vont faire un enfant de faire une thérapie avant parce que quand on devient par an on tombe sur ses propres parents on tombe sur l'enfant qu'on a été enfin c'est en fait très dense et très enfin psychologiquement c'est c'est pas rien euh donc voilà et et donc il y avait pas beaucoup d'information à ce moment-là c'est pour ça que moi j'ai fait mon livre d'ailleurs et sur la grossesse et pu ensuite choisir d'être mère et en fait en en devenant mère de mon petit garçon orsau j'ai été sidéré par effectivement le nombre d'informations qu'il avait alors la multiplication des informations sur la parentalité elle existe depuis longtemps les chercheurs enfin je vais éviter de vous citer les sociologues que j'avais noté sur ce sujet qui raconte très bien que mon l' enfant est devenu une valeur sociale au 20e siècle et du coup en fait on on l'a beaucoup investi en terme de voilà donc tout ça c'est quelque chose qui est très documenté mais en tout cas ce qui est sûr c'est que à ma disposition j'avais désormais des comptes Instagram excellent celui d'anana en fait partie Bliss qui est le podcast de clémentine et est super j'avais des voix de femmes qui me parlaient qui me racontaient leur expérience euh j'avais donc des des experts qui me racontaient des choses et et voilà et c'était complètement différent et il y avait aussi je pense qu'il y a aussi un business he qui s'est mis en place autour de la grossesse de l'accouchement et et moi je viens d'un milieu qui est un milieu de classe moyenne sup on va dire et j'ai pu accéder à des choses qui n'étaient pas envisageables à l'époque notamment j'ai me suis préparé à mon accouchement par l'hypnose avec une formation qui était super d'une fille qui s'appelle Manon galigné euh ça m'a été utile et c'était très très c'était super mais souvent je regrette qu'elle soit pas remboursée par la Sécurité sociale parce qu'en fait ce qu'elle fait pourrait être utile à plein de gens et c'est un peu c'est un peu dommage que ça ne profite qu'à des femmes comme moi qui sont informées voilà et et et elle elle est sur Instagram aussi elle a son compte ou elle donne des informations enfin en fait vraiment euh c'est ça n'a rien à voir quoi il y a il y a c'est complètement différent voilà mais il y a encore plein de choses à faire je veux dire c'est pas du tout euh notamment je je pense qu' y a des choses à faire sur les informations fausses qui circulent sur il il y a encore moi je suis toujours Hul serré quand je vois quelqu'un comment sur sous Facebook après la naissance d'un enfant que du bonheur je trouve que cette phrase devrait être punie par la loi parce que ce n'est pas vrai que ça n'est que du bonheur un enfant c'est beaucoup de bonheur et des difficultés aussi et et en fait moi ce que je constate et qui me fait penser qu'il y a des informations qui manquent c'est que là on parle de parents qui s'informment entre parents qu'on des canaux d'information mais les gens les moins informés à mon sens aussi sur la par la parentalité c'est les gens qui n'ont pas d'enfants qui ne sont pas encore dans ces cercles là et les gens qui ne veulent pas d'enfant aussi et je pense que l'isolation dont on parlait l'isolement pardon je suis désolé l'isolation on est des murs l'isolement dont on parlait tout à l'heure il vient aussi du fait que une partie de la population ne comprend pas ce que ça veut dire que d'avoir un enfant moi j'ai des amis à moi très proches je sens qu'ils ne comprennent pas la réalité de ce que c'est qu'un bébé qui pleure toutes les nuits et alors il y a une réalité à laquelle ils pourront jamais accéder parce que tant qu'on y a on n pas passé par là on peut pas savoir ce que c'est mais il y a quand même une réalité qu'il faudrait que enfin si les gens la comprenaientent par exemple ils comprendrai qu'on n'offre pas des doudous à un bébé qui vient de naître on offre des lasagnes à une mère qui vient d'accoucher on lui offre de la nourriture on lui offre des jours de garde on lui offre en fait un soin de l'entourage et et je pense que l'information il faut qu'elle qu'elle iradie pas les futurs parents et les parents mais aussi les gens qui ne le sont pas et qui peuvent être ce village pour les gens qui sont dans une un contexte d'isolement si je peux juste ajouter une chose à la réponse de de René par rapport à votre question parce que moi aussi j'ai j'ai les deux âges et j'ai cette expérience sur 20 ans d'information en parentale et en fait ce qui pour moi a changé c'est que quand j'ai démarré dans ce métier je disais que je travaillais pour la presse spécialisée aujourd'hui je suis responsable du service société du magazine parent et tous les articles que je fais sont aussi dans le monde sont aussi dans Libération sont partout parce que il y a vraiment cette cette question de la parentalité est devenue vraiment prégnante quoi elle est passée dans la rubrique société en terme de médiia je trouve que c'est très fort de de se dire ça voilà c'était juste pour ajouter ça et juste moi je voudrais ajouter quelque chose qui est assez fou c'est que quand j'ai parce que moi je dis ce que je dis sur le postpartum sur le SU surtout depuis depuis que j'ai commencé c'estàd depuis il y a 13 ans et mais les journalistes je suis désolé hein là je s'en ficher complètement c'est-à-dire qu'en fait ce que je racontais n'avait aucune importance et je me rappellerai toute ma vie de cette journaliste du Figaro à qui je rends V hommage aujourd'hui parce que c'est la seule qui avait compris l'isolement urbain ordinaire le suicide tout ça c'est elle avait compris et c'est et ça a été la seule et ça c'était en 2014 donc c'était à la fois il y a pas longtemps et à la fois 1000 ans quoi c'était il y a 10 ans et c'est vrai que c'est c'est assez assez fou et donc je pense que quel que soit son bord politique il faut comprendre vraiment que ces vagues de féminisme ont permis de comprendre que que les les femmes avaient des choses à dire et que ces choses là étent intéressante donc pour moi c'est vraiment les vagues de féministes successif qui ont permis moi avant on me prenait vraiment pour une une espèce de semiébile en blouse rose qui faisait à reux à reux avec les bébés si je vous assure dans la société civile quand je suis arrivé chez les éditeurs dans les médias une sche femm c'était vraiment ça il y avait une vision vous vous êtes pédiatres donc vous connaissiez les sages-femmes mais je vous assure dans la société civile c'était terrible et en disant bah le monde a changé oui comme tous les sujets qu'on attrait à la vie intime en fait qui étit relégué au rayons au rubriques ou à l'hyperspécialisation c'estàd mag spécialisé ou la rubrique féminin mais en tout cas voilà ça faisait pas partie des sujets sérieux et des sujet important alors que c'est tout le contraire ex formé par sage femme et péricultrice donc je suis tout à fait d'accord avec vous je je pense que le le ce que vous décriviez c'était peut-être aussi le le fait que l'enfant qu'on a le premier enfant qu'on a c'est souvent le premier qu'on voit de sa vie le premier nouveau-né qu'on a c'est bien souvent la situation de de nombreuses de nombreux parents mon collègue Patrice jolie voulez vous poser une question Annie aussi c'est Annie dans l'ordre j'avais compris que c'était d'accord Annie je voulais revenir merci pour votre travail sur tout cet environnement de la maternité et de la paternité ça que ça fait plaisir et de la parentalité je voulais revenir sur ce qu'on a appelé disruptif tout à l'heure la manière dont je l'ai compris entre la rupture sur le suivi et l'accompagnement qui peut se faire en maternité avant et après la grossesse et puis ce qu'on nous a presque convaincu que lors des précédentes auditions que finalement en tant qu'élu défendant parfois des petites maternités nous sommes des irresponsables parce que finalement l'acte d'accouchement qui nous arrive moins de deux fois dans notre vie donc finalement c'est pas très important la sécurité physique est beaucoup plus importante que tout le reste donc je voulais savoir si dans votre témoignage vous aviez et dans votre travail vous aviez des éléments là-dessus parce que je sais pas si c'est quelque chose qui est partagé mais mais mais est-ce que vous pouvez revenir revenir là-dessus de manière un peu plus précise parce que c'est c'est aussi au cœur de oui c'est la question j'ai tenté je pense que pour y répondre peut-être que est-ce que déjà vous avez euh ces sujetsl sont des sujets abordés par le biais de de l'éclairage également c'est important je veux dire on peut comprendre d'après ce que vous avez dit et et je crois que c'est vrai une fois que les gens sont informés et au courant à la fois des avantages des inconvénients des risques et enfin voilà les gens sont libres et je pense capables d'avoir un un choix que l'on dit éclairé est-ce que ce débat là c'est c'est sujet là c'est comment oui mais c'est c'est c'est la question est-ce que ces sujets là sont des sujets auxquels voilà vous vous que vous partagez dans vos émissions différentes vos podcast et cetera et quels sont à la fois les les retours que qui que vous percevez dans ces ce grand débat de Ben qui nous fait face aujourd'hui parce qu'on est sur quand même aujourd'hui un débat voilà qui qui qui arrive qui nous arrive donc il est effectivement un débat d'experts de médecins machin de parturiante et cetera mais vous puisque vous êtes sur sur ces débats avec enfin sociétal comment vous l'envisagez est-ce que vous l'avez pris à bras le corp et quels sont selon vous les retours que vous entendez et la position peut-être de de globalement de la population je sais pas je crois que ça a été déjà dit mais je crois que c'est un c'est un débat théorique parce que les femmes ont pas vraiment le choix à part dans les grandes villes quand elles font partie d'une population is elles peuvent choisir une maternité en fonction des critères et donc un type d'accouchement mais je crois que les autres elles prennent ce qu'elles trouvent et à part une infime je sais plus le nombre de le pourcentage de femmes qui accouchent à domicile mais c'est c'est infime à part celles qui font ce choix- là elles ont pas vraiment la possibilité alors c'est un débat qui existe est-ce qu'on accouche avec Perry sans Perry nous sur Internet souvent on va lancer des sondages on fait des grands sujets et cetera mais en vérité on on fait ce qu'on peut pareil pour l'allaitement est-ce qu'on va allaiter est-ce qu'on va pas allaiter même si on a envie d'allaiter si on tombe dans une maternité où les sagefemmes n'ont pas absolument pas le temps de s'occuper de ça ou qu'on tombe sur une maternité où c'est pas favorisé bah ça marchera pas donc je crois que il y a oui un débat dans la société mais derrière c'est surtout la loterie quoi enfin je sais pas ce que Anna dira mais moi sur la fermeture des petites maternités parce que c'est le sujet moi je peux vous dire et je peux vous t tmigner du grand grand grand immense désarroi des populations de ces territoir là et qui est pas un désarrois qui est fin je pense vraiment moi je suis d'accord avec les constats du professeur ville et je vais choquer beaucoup de gens en disant ça moi je suis d'accord avec ces constats mais je pense que et c'est là où on n pas d'accord je pense que faire des hôtels où on va mettre les femmes avant donc le dernier mois en attendant qu'elles accouchent ou en attendant qu'elle soit déclenchée pour le coup pour moi ça c'est vraiment désastreux et le coût psychique de ce type de prise en charge va être monstrueux et énorme déraciner les femmes dans ce moment-là de leurs familles de leurs environnements ce n'est pas possible donc je pense qu'il y a un choix politique qui est de dire ok maintenir ses maternités dans un niveau de sécurité va être un enjeu financier très important mais en fait je pense enfin que ça va coûter très très cher mais je pense que c'est très très bien que ça coûte très cher et qu'en fait on fera des économies parce qu'il y aura moins de dépression du postpart parce qu' y aura moins d'état de stress post-traumatique et cetera et je pense que si on met l'argent alors on peut faire venir des gens dans dans n'orte quel territoire et y compris des gens stables de façon stable moi je pense que cette histoire des petites maternités est un enjeu vraiment important mais en tout cas ce dire qu'on va faire des grands hôtels on va mettre les femmes enceintes aïe aïe a a là on va droit à la catastrophe et les gens ont raison quand ils disent mais qu'ils sont en colère enfin il y a des gens vraiment très en colère mais mais je la colère je je la comprends je l'entends non non il faut trouver une solution on peut pas faire ça c'est là c'est c'est des question d'humanité on ne peut pas faire ça on ne peut pas mettre les gens dans des hôtels en attendant qu'ell mettent bas ce n'est pas possible voilà ce n'est pas possible la naissance c'est un événement familial intime privé ce n'est pas possible comment non mais c'est non c'est pas possible c'est pas sérieux ah si si en est question he c'est une exception selon les territoires c'est vra c'est ça il y a beaucoup d'endroits des endroits oui c'est ce qu'on propose on pense pas fermer nos petites nos maternités taille moyenne petite en dessous de 1000 c'est pas possible il en est pas question c'est ce que préconise l'Académie de médecine mais je pense que il y aura une adaptation forcément au territoire et les élus et moi je dis attention parce que ça c'est faire le lit du développement de pratiqu d'accouchement non assisté ce qu'on appelle l'ANA c'est faire le lit d'accouchement de pratique deaccouchement à domicile fait n'importe comment et donc enfin il y a vraiment c'est c'est ça me paraît vraiment pas intelligent quoi vraiment pas du tout la la question c'est le c'est les effectifs moi dans ma maternité j'étais seule pendant 20 ans comme pédiatre et de pendant 10 ans de plus on nous demanderait se pédiatre il y a des y a des choses qui sont réalistes d'autres qui le sont en sachant que les vocations N sont plus quel que soit l'argent qu'on met dessus euh il va falloir trouver des solutions donc ensemble trouvons des solutions c'est cette c'est le sens de nos question Patrice jolie peut-être pardon je peux je peux ajouter quelque chose juste s'il vous plaît 2 secondes je voulais juste dire revenir sur la question des Anas les accouchements à domicile et cetera faut aussi remarquer que dans le même temps les sages-femmes sont diabolisées quand ell elles sont elles proposent d'accompagner les femmes ah si elles sont pénalisées ça pour le coup Anna tu peux le enfin il a c'est c'est compliqué pour une sage femme aujourd'hui d'accompagner une femme à accoucher parce que en fait un accouchement quand il est bien suivi par une sage femme et qu'il y a des gens à domicile bon là on peut ne pas être d'accord mais en fait dans il y a à la fois une défiance du corps médical des maternités qui ferment des effectifs qui sont pas bons et les femmes du coup veulent de plus en plus accoucher toute seulle chez elles ça va arriver de plus en plus ça et en même temps on n'offre pas au sag-femmes la possibilité de les accompagner donc c'est complètement lunaire en fait c'estàdire qu'on c'est comme si on bloquait toutes les portes possible pour que ça se passe bien enfin on va laisser notre collègue poser sa question c'est peut-être ça va peut-être dans je fais juste une une une chose que j'avais remarqué dans l'actualité je sais pas si ça va être conduit mais dans la région de cler Montferrand il y a une maternité mobile qui existe qui est une solution bon toutefois peut-être plus intéress un centre il appent ça centre périnat centre périnatal on peut pas y accoucher bien sûr mais c'està dire ils appelaient ça comme ça dans le sens où voilà c'est ça permet au moins d'avoir un suivi mais je trouvais ça intéressant par exemple comme type de solution peut-être parce que pour s'intégrer à la vie quotidienne des gens on coupe pas les gens pour aller accoucher effectivement ça fait tellement partie de la vie c'est tellement un non sens voilà donc c'est mais moi j'ai j'ai une question comment vous expliquez parce que vous avez rencontré pardon donant les solution comm ça mobile c'est intéressant on peut aussi distribuer les repas fournir le pain enfin bon c'est département que j'ai j'ai président a mis en place un camion d'alimentation général culturel pour faire effectivement de l'animation artistique sur le le territoire euh en tout cas je partage le point de vue de mes collègues merci en tout cas pour vos propos c'est très très rafraîchissant et ça nous donne une inspiration par rapport aux auditions précédentesù on avait des gens qui nous s'interrogaient pas mais qui nous donnaient des réponses en revanche on a eu beaucoup de réponses d'ailleurs qui convergit toutes parce qu'on avait affaire à des experts techniciens médicaux là vous rajoutez de l'humanité et l'aspect mental effectivement ce quand même ce qui fait notre humanité aussi merci en tout cas de de de vos propos euh je pour vous dire d'où je parle je suis comment sénateur d'un département qui est la Nièvre je vis dans une commune dont j'ai été le maire qui est au centre de la Bourgogne et euh les femmes et les familles de manière plus générale sont à peu près aujourd'hui avec la fermeture de la maternité d'tin à au minimum par beau temps à 1h et qu4 de route de la maternité et si d'aventure on fermerit ces maternités qui ont moins de qui sont à 1h et15 moins moins de 2000 accouchement on serait à 1h 3/4 dans la meilleure condition 2h 2h15 dans les pires donc vous voyez un peu la situation lequel on est et j'entends très bien ce que ce que dit Madame roi notamment euh et on voit aussi qu'on a derrière ça une question d'égalité phénoménal dans ce domain là comme dans d'autres mais à la fois sur le plan de la connaissance culturellement enfin on peut pas dire que personne non le même choix parce qu'elles n'ont pas les mêmes connaissances le même niveau d'information sur ces sujets-là et puis une inégalité territoriale là aussi Qui est qui est évidente moi je voudrais savoir ce que vous dites éventuellement vous l'avez déjà dit éventuellement repréciser ce que vous Dirz à des familles de de ma commune par rapport à aux perspectives d'avoir d'avoir des enfants deuxième élément j'aimerais savoir votre avis sur les la maison des 1000 jours al je sais pas si c'est la bonne formulation mais qui est un vrai sujet aussi qui paraît très important et vous l'avez évoqué c'està-dire avoir votre point de vue on n'a pas nommé ça très précisément et je je souhaiteris avir votre avis sur ce sujet-l sachant que là aussi maisons des 1000 jours je vois la difficulté qu'il y a sur des territoires comme le mien pour les la mettre en place notamment en alternative à ou en compensation à la fermeture de la maternité d'autin et qui pour lesquelle il a une perspective aujourd'hui qui se développe hein qui est envisagé qui est en train d'être mise en œuvre c'est effectivement cet hôtel des naissances en fait je suis pas sûre de savoir de quoi vous parlez à vrai dire parce que du coup la maison des 1000 jours moi j'ai entendu parler du dispositif des 1000 jours je crois que vous avez reçu alors excusez-moi dispositif peuttre pas trouver le bon nom puis de naissance c'est le dispositif qui conduit à prendre en charge effectivement pendant la grossesse et pendant les 2 ans qui suivent pour accompagner les enfants les femmes et les familles alors ça n'est pas que ça c'est aussi du tout c'est un dispositif mis en place par le par le ministère voilà et et et qui est en train d'essayer de se mettre en place enfin je vois sur mon département par exemple voilà c'est une des solutions enfin en tout cas c'était même pas une solution parce que normalement ça vaut sur tout les territoires c'est pas une compensation normalement l'idée c'est comment on prend en charge c'est la suite d'une mission qui avait été à comment porté par Boris tirulnck justement sur cette prise en charge des voilà des des enfants et et des familles des femes en particuliers alors moi moi je présid va reprendre un peu la main là parce qu'elle a besoin d'intervenir je voulais juste répondre à mon collègue parce que il y a 8 ou 15 jours Véronique on a on a abordé ce sujet là justement du des 1000 jours de de tout ce qui était en train de se monter sous ce pseudo label 1000 jours et on se rend compte qu'il y a énormément de choses qui sont en train de se développer que ça soit des associations que ça soit des professionnels que ça soit qui commencecent à mettre en place des antennes et on se rend compte que dans ces antennes on fait plein de choses différentes et nous on a posé la question justement de savoir est-ce qu'il serait pas temps maintenant que ce ce travail sur sur les 1000 jours a été fait qu'effectivement on commence à enoir la déclina la déclinaison territoriale de différentes façons est-ce qu'il faudrait pas aller plus loin et faire un cahier des charges ou un label ou pour qu'on puisse justement savoir ce qui se passe et ce qui se fait avec ce nom ce nom 1000 jours et on se rend compte qu'effectivement c'est le début on voit de plus en plus d'idées émerger mais qui des idées qui sont sûrement bonnes hein mais où on fait pas forcément la même chose sur tous les territoires et finalement on engloobppe plein de choses sans savoir vraiment euh voilà alors nous on avait posé la question de savoir s'il fallait pas penser entre guillemets à un label ou un cahier des charges parce qu'on y met aussi bien du bien-être que de la parentalité que du enfin il a il y a tellement tellement de sujets différents que ça part pas dans tous les sens mais voilà il faudrait peut-être quand même peut-être un peu cadrer les choses donc on oui on s'était fait cette réflexion après je sais pas comment ça se passe dans ton département mais en train une réflexion est d'être mise en place mais parce que vous l'avez évoqué d'une certaine manière à la prise en charge pendant la gross la prise en charge après après la couement ça fait partie des choses effectivement comment on accompagne en fait pendant ces 1000 jours les enfants les et les familles et donc ce qui normalement est une démarche ou un programme qui était initié par le ministère de la Santé comme tu viens de rappeler ma collègue mais al moi ce que j'ai compris c'est que le dispositif avait été menacé il y a une pétition de l'association maman blous que vous avez vu d'ailleurs je crois Élise de l'association maman blues euh voilà qui qui s'insurgeit contre la menace du dispositif parce que elle jugeait que les les les conclusions étaient bonnes et qu'il fallait au contraire le généraliser moi je suis assez sur sa ligne euh j'estime effectivement qu'il faut un suivi de qualité enfin dans dans ces 1000 premiers jours et et voilà après j'entends que vous vous êtes dans des questions de label là jeou je suis un peu perdu sur ce que ça veut dire concrètement voilà que ça soit organisé qu'on sache vraiment ce qui se passe oui non mais ça moi je pense qu'il faut absolument réglementer et à l'échelle nationale ce qu'il y a dans ces maisons des 1000 jours c'est un bon projet mais attention aux effets d'annonce les gens quand même sur le terrain ont l'impression que c'est blab blabla et blab blabla et je et je leur donne pas totalement tort c'est-à-dire que maison 1000 jour ça veut tout et rien dire et autre chose une maison 1000 jours ne remplacera jamais une maternité qui prend en charge les femmes à tout moment de leur existence que ce soit pendant leurs IVG pendant leur grossesse pendant leurs fauses couche et j'en passe des meilleurs donc pensez que ça c'est une structure qui peut remplacer ses faux et en plus attention à ces maisons 1000 jours qu'est-ce qu'on y met dedans est-ce qu'on fait de la com ou est-ce qu'on fait de de la santé sur le terrain alors donc bien sûr qu'il faut faire un cahier des charges à l'échelle nationale qu'il faut travailler sérieusement avec des expert et là j'insiste euh il faut des des collectifs d'experts où il y a des associations de patients il faut aussi des gens là gencist je sais pas corporatiste du tout pour un sous mais les sages-femmes elles voient tout le monde les psychiatres il voient les gens qui vont chez le psychiatre j'adore les psychiatres je travaille beaucoup avec eux mais il ne voi que les gens qui vont chez le psychiatre une sage-femme ça voit tout le monde il faut mettre des sages-femmes dans ces trucs d'expertise parce que elles savent quels sont les besoins des femmes et des mères et des et cetera et des femmes tout au tout au long de leur vie ça je trouve ça vraiment important mais bien sûr il faut la bellliser oui c'est évident enfin je veux dire ça paraît évident et sinon de toute façon ça va être le développement du du tout et n'importe quoi vous allez avoir du du yoga de ne sais pas j'ai rien contre le yoga j'adore le yoga mais ça va être le yoga avec l'atelier je sais pas quoi et et du n'importe quoi mais le problème c'est qu'il faut de l'argent pour faire ça bien sûr que non non et puis juste pour bien sûr que non vous avez dit qu'est-ce que vous avez dit qu'est-ce que je dois dire aux femmes de la Nièvre qui devront faire par beau temps 1h10 ou par mauvais ou et par mavais temps jusqu'à 1h 35 faut leur dire de faire des enfants mais de se battre pour garder leur maternité il nous reste 10 minutes il nous reste 10 minutes donc peut-être que ça serait bien que chacune vous nous fassiez vos propositions pour que nous sur le plan législatif on puisse aller de l'avant et certes on est on est persuadé que les moyens financiers et et hum donc Véronique liotin va rajouter quelque chose et puis on va vous laisser chacune peut-être madame varier conclure vous en disant ce que ce que vous vous espérez justement pour la réception de vos podcast auprès du public des femmes et comment est-ce qu'on peut améliorer leur leur leur écoute et la réception de de ces sujets qui qui sont passionnants moi je voudrais je voudrais quand même juste peut-être après je vous laisse la parole juste peut-être sur la question de moyens euh oui il y a il y a des secteurs probablement qu'il faut réorienter des moyens mais je crois qu'il y a quand même un constat sur le fait que on la France met des moyens en fait dans la santé voilà c'est c'est pas des moyens c'est-à-dire que des moyens sont mis puisqu'on a un taux d'un pourcentage de PIB qui est mis qui est euh pas pas du tout enfin en dessous de ce que font la majorité des pays de l'OCDE sauf que effectivement comment sont orienter ses moyens ou où est redistribué l'argent comment il faut le refaire et comment on doit s'organiser je crois qu'il y a pas qu'une question de de Somme et de moyens parce qu'autrement on serait quand même dans les meilleurs pays européens donc je crois qu'il y a aussi il y a aussi un versant financier ou de réorientation l'argent n'est peut-être pas bien mis au bon endroit et puis il y a peut-être aussi une question de vocation et puis d'organisation et et voilà par juste par rapport à cette question des mil jours mais ça rejoint ce que vous vouliez un peu comme type de conclusion moi il me semble qu'il existe déjà beaucoup de choses il y a un manque de moyens énormes dans les maternités il faut pas que les maternités ferment B ça on l'a dit mais il existe des PMI il existe des maisons des femmes dans certaines communes il y a des associations il y a ces maisons des 1000 jours moi je suis pas très au fitte mais voilà dispositifs des 1000 jours voilà il y a plein de dispositifs qui existent mais on a la sensation en tout cas moi en tant que journaliste et en tant que m que les gens ne travaillent pas ensemble les moyens ne sont pas mis ensemble et je crois que c'est surtout ça qu'il faut améliorer peut-être c'est vraiment être main dans la main voir un maillage vraiment région par région et et peut-être que dans dans les régions il y aura peut-être des solutions différentes dans chaque région aussi en fonction des dispositifs qui sont là des structures qui sont là ou non euh il y a peut-être pas une solution la même pour tous ça me semble assez illusoire de penser une solution uniforme sur un territoire qui est aussi varié voilà euh allez-y chacune pour nous donner votre façon de d'améliorer les choses de voir elles se sont amélioré vous l'avez dit en en une dizaine d'années il y a eu des changements mais chacune donnez-nous en quelques mots votre vos pistes pour que on puisse aider la société dans ce ok donc si le sujet c'est vraiment l'information à un niveau sanitaire euh moi ce que je pense c'est que bon il y a la question des moyens effectivement qui soit mieux mieux mieux dirigé c'est essentiel qu' une sage femme par femme ça c'est plutôt de comment on agit mais il faudrait vraiment que ça existe et sur l'information en particulier moi je pense que il pourrait y avoir une information qui soit redirigée dans les maternités dans le suivi par exemple que il y a aucun problème à ce qu'on s'informe sur Instagram sur TikTok mais que des experts disent voilà les comptes que nous on valide en terme d'information ou vous allez pas avoir des choses qui sont crgoses en terme d'information euh faire des partenariats avec ses comptes j'ai vu qu' Anna l'avait fait déjà avec le service enfin le ministère de la santé c'est super où il y a une alliance voilà qui est fait euh des PS pour tout le monde c'est une information aussi c'est hyper important que les pour moi toutes les toutes les femmes et je sais que c'est censé être le cas mais toutes les femmes devraient passer par la caspsie à à un moment à pendant la grossesse ou ou après après si les sages-femmes peuvent faire cette cein voilà ma sage-femme à la maison de naissance elle faisait hein ce ce ce décryptage de là comment tu te sens qu'est-ce que ça t'évoque ça enfin voilà donc ça ça serait super important les formations pour les parents il me semble que c'est hyper important qu'on apprenne aux parents ce que ça veut dire un bébé qu'on leur explique que ça dort pas la nuit que que parfois ça on peut pas le poser que parfois on n arrive pas à manger qu'on explique ça à tout le monde tout le monde devrait comprendre ça pour aider les jeunes parents et puis moi je crois vraiment au groupe WhatsApp c'est c'est ce à quoi j'ai eu accès avec ma formation par l'hypnose en fait on était sepou h femmes qu'on accouché en même temps et et on a encore un groupe WhatsApp mon enfant à 19 mois où on va se demander et là tu es au courant de cette information qu'est-ce qui se passe quand on fait ça et en fait on s'entraide on se tient la main je les connais pas ces femmes on a rien à voir on vient de milieu qui n'ont rien à voir je pense qu'elles ont des pratiques culturelles et un capital culturel qui n'a rien à voir avec le mien mais pourtant c'est mon village et ça ça pourrait être mis en place dès la maternité et je trouve ça dommage que moi j'y ai eu accès en payant 175 € pour cette formation par par l'hypnose malheureusement moi j'ai trop de choses à dire enfin on pour m'interroger pendant 3 3 jours sans discontinuer des mesures pour la refondte de la périnatalité j'en ai des centaines et des centaines mais quand même effectivement cette question des moyens qui est important de de mettre les moyens au bons endroits et par exemple moi je prends la PMI je une structure merveilleuse mais les PMI par exemple weekend c'est fermé les praticiens libéraux seraient trop contents de pouvoir avoir accès à ces locaux chauffés qui sont déjà chauffés et cetera et vous avez des blocages administratif à la noix mais des des trucs comme ça il y en a plein plein plein donc effectivement manque de moyens et surtout distribution des moyen mais quand même euh moi je suis partie de la salle d'accouchement parce qu'il y avait pas assez de moyens la salle d'accouchement c'est le seul endroit du monde sur cette terre où je me sens parfaitement chez moi euh vraiment et et j'en suis parti faute de moyen alors que vous pourrez demander à mes anciens collègues j'étais vraiment vraiment la sagefemme de salle d'accouchement avec une compétence qui était la mienne mais qui était je crois réelle et j'en suis parti parce que je maltraiter les gens quoi et donc ça quand même il faut entendre ce une sage femme par femme évidemment qui n'est pas réaliste alors disons une sage femme pour deux femmes mais c'est urgent pour la santé des mères la santé des nouveaux-nés et la santé de leur famille vraiment urgent et oui parce que on part tous en fait si on déserte c'est pas parce qu'on est méchant parce que moi en fait mais autrefois il y a 30 ans on était payé encore plus mal mais on restait parce que c'était merveilleux ce qu'on faisait moi je peuxêre payer des cacahuètes si si c'est beau je vous remercie V non ben oui je veux juste rajouter une chose parce que je pense que Anna vient de dire un mot très important c'est la maltraitance et j'ai j'ai interviewé des sages-femmes qui toutes m'ont parlé de la maltraitance de leur maltraitance et de la maltraitance de l'institution et ça je pense que là il y a vraiment un gros travail à faire un autre pourquoi il y a pas de sage-femme pourquoi on forme plus de sage-femme encore une fois PortRoyal Cochin il y a pas assez de sagfemm il y en a pas assez dans le service pourquoi est-ce qu'on vous a répondu à cette question là pourquoi il n'arrive pas à trouver de sage femme et par ailleurs pour donner une note j'ai interviewé une sagefemme qui me disait qu'en Espagne on fait des formations pour les grands-parents comment être des grands-parents comment être à côté des femmes qui accouchent au bon endroit ne pas devenir la mère de substitution de ce bébé comment s'occuper de cette femme qui vient d'accoucher et ça je pense que ça c'est une bonne idée la formation pour les grands-parents non ouais c'est super c'est super ce qu'ils font en Espagne je pense que ça c'est une piste c'est une super idée je voudrais juste dire que en fait il y a plein de pays où c'est la norme moi je ma mère est d'origine sénégalaise et quand même en fait là on est en train de de redire des évidences c'est-à-dire que un village autour d'un enfant dans plein de pays c'est c'est la normalité quoi en fait il faut qu'on retrouve des choses qui sont plus naturelles ouais il peut y avoir des choses très simples là moi je rentre de Suède où j'ai rencontré une mère il y a 20 ans qui dit mais moi c'est très simple j'ai rencontré la péricultrice une fois après l'accouchement elle m'a misise en rapport avec toutes les femmes qui ont accouché en même temps que moi et on est resté amis c'est des moyens c'est des choses assez assez simple qui change qui change la vie de de bien des mèes donc voilà si mes collègues ont quelque chose à rajouter sinon on va conclure cette audition puis on est preneur de toutes vos contributions écrites si vous voulez prolonger cette cet entretien par des des suggestions ou des choses qui pourraient enrichir le le le rapport on les reçoit n'est-ce pas madame la Présidente avec plaisir tout à fait tout à fait bon moi je je vous réécouterai euh euh pour avoir l'ensemble des éléments que vous avez échangé euh mais bon je te laisse conclure puisque tu as commencé je va pas te prendre la place écoutez je je je vais informer mes collègues que vous êtes les bienvenus si vous souhaitez participer à l'audition suivante de notre rapporteur du Docteur François Bron qui a été ministre de la santé et de la prévention dans cette même salle dans une minute et notre mission serait réunira demain à 13h30 pour une audition de plusieurs agences régionales de santé mesdames je vous remercie merci à vous
Annick Jacquemet