"Juppé - Sarkozy : cette fois c'est la guerre" les questions SMS #cdanslair 28-10-2016
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:01OuverteRéponse directe
Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas eu tort de ne parler qu'à son camp et de négliger le centre ?
- 0:46OuverteRéponse directe
En cas de défaite, Nicolas Sarkozy reprendra-t-il sa place de président des Républicains ?
- 1:01OuverteRéponse directe
Que sous-entend exactement Nicolas Sarkozy lorsqu'il promet « Je ne laisserai personne vous voler cette primaire » ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Que faudrait-il pour que François Fillon soit le 20 novembre au second tour de la primaire ?
- 2:58OuverteRéponse directe
Est-il vrai que le programme de Juppé est l'un des plus libéraux ?
- 3:49OuverteRéponse directe
Et en cas de victoire de Juppé, le rassemblement sera-t-il total ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:08Invité politiqueFait
« Il essaie de mobiliser la droite et de faire peur à la droite en agitant le chiffon rouge d'un vote de la gauche à la primaire. »
- 1:26Invité politiqueFait
« Parce que si la gauche s'invite à la primaire, quelle que soit la proportion, elle s'invitera pour aller voter Alain Juppé. »
- 3:13Invité politiqueFait
« Très largement, aussi bien sur le plan fiscal, sur le plan normatif, parce que c'est très important, c'est-à-dire de moins de normes qui contraignent les Français dans leur activité. »
- 3:29Invité politiqueFait
« En revanche, sur toutes les questions de société, c'est probablement le programme le plus conservateur. »
- 5:36Invité politiqueFait
« Il y aura une droite qui sera libérale conservatrice. Il y aura une droite, alors le terme est mal choisi, mais qui sera libérale libertaire. »
- 6:03Invité politiqueFait
« qui va marquer de plus en plus des points, à mon avis. »
Temps de parole
- Présentateur25 %
- Présentateur 223 %
- Alain Juppé21 %
- Nicolas Sarkozy18 %
- Invité13 %
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Allez, première question. Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas eu tort de ne parler qu'à son camp et de négliger le centre ? Bernard Salanès. En tout cas, il a eu une stratégie de campagne. On verra. Mais pour l'instant, ça ne fonctionne pas suffisamment. Ça ne fonctionne pas suffisamment. Ça ne veut pas dire que ça ne fonctionne pas. Encore une fois, ce discours centré sur les questions régaliennes, sur l'identité, on voit bien que ça permet à Nicolas Sarkozy d'être en tête dans l'électorat républicain, d'aller quand même faire revenir certains électeurs du Front National qui votent plus tôt pour lui que pour les autres candidats.
Mais l'effet contraire qu'il provoque fait qu'arithmétiquement, encore une fois, pour l'instant, on verra en termes de mobilisation, ne le fait pas passer en tête. Alors que va-t-il se passer après le deuxième tour si Nicolas Sarkozy est battu ? Regardez cette question, Yves Tréard. En cas de défaite, Nicolas Sarkozy reprendra-t-il sa place de président des Républicains ? Vous n'y croyez pas ?
Non, je crois que vraiment, Nicolas Sarkozy, il y a le sens quand même des réalités. Je crois qu'à ce moment-là, on ne le verra plus tellement dans le paysage politique.
Que sous-entend exactement Nicolas Sarkozy lorsqu'il promet « Je ne laisserai personne vous voler cette primaire » à Nakabana ?
Il essaie de mobiliser la droite et de faire peur à la droite en agitant le chiffon rouge d'un vote de la gauche à la primaire. Et là, il fait ça pour essayer de mobiliser ce qui est son noyau dur à lui contre ceux qui pourraient voter Juppé. Parce que si la gauche s'invite à la primaire, quelle que soit la proportion, elle s'invitera pour aller voter Alain Juppé. Donc clairement, il leur dit « Surtout, ne vous laissez pas voter la primaire, on repousse, on boutte la gauche hors de la primaire ».
C'est un argument qui sera beaucoup utilisé si l'écart est serré entre les deux hommes au soir du premier tour. Parce que là, l'émission de ce soir s'appelle « La guerre », mais on n'est qu'au premier tour. Imaginons ce qui va se passer entre les deux tours. Le degré de tension si le match est Juppé contre Sarkozy, de deux personnalités dont ce sera peut-être, on n'a jamais arrêté la politique, mais peut-être le dernier combat d'une présidentielle. Imaginons le niveau de tension si le scrutin est serré. C'est peut-être là qu'on aura le blast. Peut-être.
Ou alors un réfrindum anti-Sarkozy. Parce que si le score est très serré, on peut avoir une mobilisation des anti-sarkozistes qui surtout ont peur d'un dénouement en faveur de Sarkozy.
Question, que faudrait-il pour que François Fillon soit le 20 novembre au second tour de la primaire ?
Il faudrait que la stratégie décrite par Yves fonctionne. C'est-à-dire qu'en effet, on insiste d'ici là à un effondrement de Nicolas Sarkozy qu'on n'a pas vu jusqu'à maintenant. Il est resté quand même à ses étals depuis deux mois. Il a eu Siboula gagné un ou deux points, mais il est resté avec son même réseau de supporters. Il faudrait que quelque chose se passe, des erreurs profondes de Sarkozy et une allure beaucoup plus triomphale de Fillon. Voilà, il faudrait qu'il se passe ça. Est-ce que c'est jouable ? Fillon le croit, on voit que ça va être difficile.
Il ne faut pas oublier qu'il y a encore deux débats. Oui. Ils ne seront pas anodins. Est-il vrai que le programme de Juppé est l'un des plus libéraux, Yves Tréa ? Non. Non. Alors, le plus libéral de tous, c'est absolument libéral sur le plan économique. Oui, oui, bien sûr. Parce que sur le plan économique, le plus libéral de tous, c'est celui de François Fillon. D'accord. Très largement, aussi bien sur le plan fiscal, sur le plan normatif, parce que c'est très important, c'est-à-dire de moins de normes qui contraignent les Français dans leur activité, et généralement sur le plan social aussi.
En revanche, sur toutes les questions de société, c'est probablement le programme le plus conservateur. C'est-à-dire, ce n'est pas un libéral libertaire. Non, pas du tout. C'est-à-dire qu'il est compatible jusqu'à un certain point avec Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. Il n'est pas compatible sur cette partie-là avec Nathalie Kosciusko-Morizet.
Et en cas de victoire de Juppé, le rassemblement sera-t-il total ? Il y aura la photo de famille. Ça, c'est incontestable. D'abord parce que l'électorat de droite l'attendra. L'électorat de droite, il a envie de l'union. Il n'a pas envie de revivre l'histoire de novembre 2012 et de la présidence de l'UMP. Et donc, il y aura une forte pression pour l'union. Maintenant, est-ce que tous les électeurs suivront ? Ça, ce n'est pas évident. Fillon peut-il passer devant Sarkozy ? Bon, effectivement, la question revient a priori à Nakabana. Il faudrait un...
Mais c'est très bon signe pour François Fillon que la question soit posée par des téléspectateurs. Je veux dire, c'est la preuve que, si vous voulez, sa stratégie de grignotage commence quand même à fonctionner, ne serait-ce que dans l'imaginaire des téléspectateurs.
Avec un obstacle toujours pour François Fillon, c'est qu'en termes de présidentialité, la capacité à incarner la fonction présidentielle, qui est déterminante dans les attributs d'image qu'on prête au président, là, pour l'instant, il progresse, mais il ne refait pas encore son retard. Il y a deux gauches irréconciliables. Va-t-il y avoir maintenant aussi deux droites irréconciliables ? Roland Quairol ? Non, je ne crois pas.
Il y a l'extrême droite qui est irréconciliable avec la droite. Pour longtemps, à mon avis, le Front National sera sous la cinquième, ce qu'a été à gauche le Parti Communiste sous la quatrième. Il n'y aura pas de possibilité d'envisager des transferts ou des alliances. En revanche, sur toute la famille de la droite, moi, je pense qu'après la bataille des primaires, il y aura une vraie réconciliation. Je pense qu'il y a toujours des traces qui restent ici ou là, des gens qui sont laissés sur le bord du chemin, mais je ne crois pas qu'il restera des douleurs profondes.
Je pense qu'il y a quand même deux droites. Je ne sais pas si elles sont réconciliables ou pas. Il y a quand même deux droites.
Une droite et un centre, en tout cas.
Mais oui, parce qu'il y a une droite. Et plus on va avancer, plus il y aura deux droites. Il y aura une droite qui sera libérale conservatrice. Il y aura une droite, alors le terme est mal choisi, mais qui sera libérale libertaire. De plus en plus. Qui est incarnée par Nathalie Cossius-Cumorizet. Qui est un peu incarnée, alors c'est intéressant, par Emmanuel Macron de l'autre côté. Et c'est une droite qui est à la faveur du rajeunissement de l'électorat et de la révolution numérique qui est en train de se produire dans l'économie de notre pays et du monde, eh bien qui va marquer de plus en plus des points, à mon avis.
Question. Le véritable avantage de Juppé ne serait-il pas une solide implantation en province qui manque cruellement à Nicolas Sarkozy ? Est-ce que c'est un argument ? Ce n'est pas exact, en tout cas quand on voit le vote. Il y a des vraies différences régionales. Évidemment, Alain Juppé, notamment sur la façade atlantique, pour l'instant, semble en tête. Mais on voit bien que, par exemple, dans le nord-est, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, dont on a parlé, qui sont aussi des régions de province, il y a une forte emprise de Nicolas Sarkozy. Non, il y aura une vraie clé, c'est la région Île-de-France.
Parce que la région Île-de-France représentera une part électorale très importante, une mobilisation qui sera forte. La sociologie de l'Île-de-France, de cadre, urbain, etc. plaide plutôt pour Alain Juppé, mais c'est l'Île-de-France. Nicolas Sarkozy a évidemment beaucoup de soutien.
Valérie Pécresse. On se demande donc qui, de Juppé ou de Sarkozy, Valérie Pécresse, va soutenir un truc.
Cette primaire est-elle vraiment l'occasion d'un débat d'idées ? Ne s'agirait-il pas plutôt de plébisciter le meilleur communicant, Alain Cabana ?
Ce qui est sûr, c'est que les deux droites, dont parlait Yves, au fond, elles ne sont pas représentées par Sarkozy versus Juppé. Je veux dire, on n'a pas... Non, mais c'est très intéressant. Ça veut dire qu'à ce stade, si vous voulez, ce n'est pas deux droites qui s'opposent dans la personne des deux favoris de la primaire. Ce sont deux tempéraments et deux façons d'incarner l'idée d'une fonction présidentielle.
Et la dernière, très vite, qui serait le Premier ministre d'Alain Juppé ? On l'a déjà eu cette question, mais alors elle revient, elle revient. Yves Tréhard ?
Il pourrait y avoir Hervé Guémard, on peut citer des noms.
Il veut une femme. On peut avoir...
Oui, et ça pourrait être Valérie Pécresse. Quelqu'un qui puisse tenir la majorité parlementaire.
Merci beaucoup à tous les quatre. Merci à l'équipe qui a préparé cette émission. Tout de suite, Anne-Élisabeth Lemoyne, pour C'est à vous. Ce soir, à la Redif, 22h45. Très bonne soirée sur France 5. À demain. Sous-titrage ST' 501
Alain Juppé