Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
12 juin 2026 au 12 juin 2026
Questions
7
Entretiens
1
Sources
1
Heures analysées
0,3 h
Répartition sur 7 questions évaluables
Réponse directe
7
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 7 sur 7
Question 1INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence Ferrari
Vous faisiez partie de la famille en fait ?
Réponse directe
Non, je ne faisais pas partie de la famille, mais on était très proches. Et pour moi, la famille Chirac, oui, c'est un peu la mienne parce que même quand on s'est opposé, même quand on a été frontalement en opposition, il y avait un lien. On était fait du même sang des passionnés. qui vivaient la politique totalement. Et les Chirac la vivaient avec le clan familial. Et j'ai eu du mal à comprendre ça. Mais c'est une très belle leçon. Parce qu'au fond, leur relation, leur rapport était vrai. C'était une vraie famille. Mais ce n'était pas fou. Il n'y avait pas de dissimulation. Et je le dis après les avoir beaucoup aimés. Mais avec Bernadette, c'est l'histoire d'une fidélité de 52 ans quand mê…
« Non, je ne faisais pas partie de la famille, mais on était très proches. Et pour moi, la famille Chirac, oui, c'est un peu la mienne parce que même quand on s'est opposé, même quand on a été frontalement en opposition, »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence Ferrari
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées18 nov. 2021 au 12 juin 2026 · 5 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous savez, en 2004, Jacques Chirac me met dehors du gouvernement parce que je prends l'UMP. Il me dit, soit tu te présentes et tu quittes le gouvernement, »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 9:57
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
« il y avait un lien. On était fait du même sang des passionnés. qui vivaient la politique totalement. Et les Chirac la vivaient avec le clan familial. Et j'ai eu du mal à comprendre ça. Mais c'est une très belle leçon. Parce qu'au fond, leur relation, leur rapport était vrai. C'était une vraie famille. Mais ce n'était pas fou. Il n'y avait pas de dissimulation. Et je le dis après les avoir beaucoup aimés. Mais avec Bernadette, c'est l'histoire d'une fidélité de 52 ans quand même. ça m'a pas rajeuné. Et j'ai été plus touché par sa disparition que je l'aurais pensé. Y compris quand Carla a appris que les exèques auraient lieu aujourd'hui. Elle m'a dit je vais y aller. Parce que la façon dont Bernadette m'a accueilli, je ne peux pas l'oublier. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 13:35
Question 2INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence Ferrari
– Vous parlez beaucoup de sa résilience. Dans vos livres, vous dites qu'elle est dotée d'une force, d'une vivacité exceptionnelle. Vous la comparez même à la reine Elisabeth II, qui ne se plaînait jamais et qui exécutait ce qu'elle avait à faire jusqu'au bout.
Réponse directe
– Écoutez, je ne l'ai entendu se plaindre qu'à deux reprises dans les centaines de rencontres que nous avons eues. C'est quelqu'un qui ne se plaignait jamais. Elle avait été très touchée lors de la condamnation de Jacques, qui était déjà affaiblie par la maladie. Et bien sûr, le décès de Laurence, qui était pour cette famille, un drame. Mais elle était toujours impeccable. Quelle que soit l'heure de la journée, elle était impeccable. J'étais en Corrèze pour les élections européennes, tout un tas d'élections, la soutenir, faire campagne avec elle. Qu'on soit en Corrèze, à Tulle ou à Paris, elle était toujours impeccable. Pas un cheveu qui dépassait, une grande élégance. Et si vous saviez com…
« – Écoutez, je ne l'ai entendu se plaindre qu'à deux reprises dans les centaines de rencontres que nous avons eues. »
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« C'est quelqu'un qui ne se plaignait jamais. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 7:19
« Elle avait été très touchée lors de la condamnation de Jacques, qui était déjà affaiblie par la maladie. Et bien sûr, le décès de Laurence, qui était pour cette famille, un drame. Mais elle était toujours impeccable. Quelle que soit l'heure de la journée, elle était impeccable. J'étais en Corrèze pour les élections européennes, tout un tas d'élections, la soutenir, faire campagne avec elle. Qu'on soit en Corrèze, à Tulle ou à Paris, elle était toujours impeccable. Pas un cheveu qui dépassait, une grande élégance. Et si vous saviez comment on a ri ? Je riais avec elle. Parce que c'est pas quelqu'un qui était méchant du tout. Mais elle était vive. »
Question 3INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence Ferrari
C'était aussi une femme politique, et vous l'avez très bien dit, élue en Corrèze, qui donnait son avis à Jacques Chirac sur les décisions politiques qu'il prenait. On se rappelle ce qu'elle avait dit sur la dissolution. Elle prenait des risques par rapport à son mari ?
Réponse directe
Vous savez, en 2004, Jacques Chirac me met dehors du gouvernement parce que je prends l'UMP. Il me dit, soit tu te présentes et tu quittes le gouvernement, soit tu restes et je préfère que tu restes. Je pars. Je pars parce que je suis mis dehors, disons les choses comme elles sont. Je ne l'envoie pas du tout, c'est la vie politique. Et donc, on fait le congrès fondateur de l'UMP avec moi comme président. Et qui je vois au premier rang ? Bernadette. Son mari venait de me dire quitte le gouvernement. Tout le monde savait que son mari ne souhaitait pas que je devienne président de l'UMP. Qui était au premier rang ? Bernadette Tcharek. Alors, vous comprenez que je lui dors beaucoup et que cette…
« Vous savez, en 2004, Jacques Chirac me met dehors du gouvernement parce que je prends l'UMP. Il me dit, soit tu te présentes et tu quittes le gouvernement, »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 9:57Voir 2 autres passages
« soit tu restes et je préfère que tu restes. Je pars. Je pars parce que je suis mis dehors, disons les choses comme elles sont. Je ne l'envoie pas du tout, c'est la vie politique. Et donc, on fait le congrès fondateur de l'UMP avec moi comme président. Et qui je vois au premier rang ? Bernadette. Son mari venait de me dire quitte le gouvernement. Tout le monde savait que son mari ne souhaitait pas que je devienne président de l'UMP. Qui était au premier rang ? Bernadette Tcharek. Alors, vous comprenez que je lui dors beaucoup et que cette femme n'avait peur de rien. C'est de l'acier, Bernadette. C'est de l'acier. Et qui assumait totalement. Elle était chrétienne, catholique, pratiquante. Elle allait à la messe. Et puis, quand elle dit, vous savez, chez les courcelles, on se vous voit. Ça, on dit non sur ce qu'elle pensait et sur l'équilibre du couple. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 10:08
Question 4INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence Ferrari
Elle lui disait ce que personne ne lui disait dans son entourage ?
Réponse directe
Vous savez, en 2004, Jacques Chirac me met dehors du gouvernement parce que je prends l'UMP. Il me dit, soit tu te présentes et tu quittes le gouvernement, soit tu restes et je préfère que tu restes. Je pars. Je pars parce que je suis mis dehors, disons les choses comme elles sont. Je ne l'envoie pas du tout, c'est la vie politique. Et donc, on fait le congrès fondateur de l'UMP avec moi comme président. Et qui je vois au premier rang ? Bernadette. Son mari venait de me dire quitte le gouvernement. Tout le monde savait que son mari ne souhaitait pas que je devienne président de l'UMP. Qui était au premier rang ? Bernadette Tcharek. Alors, vous comprenez que je lui dors beaucoup et que cette…
« Vous savez, en 2004, Jacques Chirac me met dehors du gouvernement parce que je prends l'UMP. Il me dit, soit tu te présentes et tu quittes le gouvernement, »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 9:57Voir 2 autres passages
« soit tu restes et je préfère que tu restes. Je pars. Je pars parce que je suis mis dehors, disons les choses comme elles sont. Je ne l'envoie pas du tout, c'est la vie politique. Et donc, on fait le congrès fondateur de l'UMP avec moi comme président. Et qui je vois au premier rang ? Bernadette. Son mari venait de me dire quitte le gouvernement. Tout le monde savait que son mari ne souhaitait pas que je devienne président de l'UMP. Qui était au premier rang ? Bernadette Tcharek. Alors, vous comprenez que je lui dors beaucoup et que cette femme n'avait peur de rien. C'est de l'acier, Bernadette. C'est de l'acier. Et qui assumait totalement. Elle était chrétienne, catholique, pratiquante. Elle allait à la messe. Et puis, quand elle dit, vous savez, chez les courcelles, on se vous voit. Ça, on dit non sur ce qu'elle pensait et sur l'équilibre du couple. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 10:08
Question 5INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence Ferrari
C'est-à-dire qu'elle était là pour les bons et les mauvais moments, pour vous ?
Réponse directe
Elle était toujours là. Y compris quand, avec son mari, on était un peu en regard, parce que j'ai beaucoup aimé Jacques Chirac, puis je l'ai beaucoup affronté aussi. Et la réciproque est vraie. Nos relations étaient complexes, mais avec Bernadette, on a toujours été proches. Et même quand il y avait des grandes oppositions entre Jacques et moi, je voyais toujours Bernadette. Il lui avait d'ailleurs interdit de me voir. à une période particulièrement sensible. Comme d'habitude. Comme d'habitude. Parce qu'on ne donnait pas d'instruction à Bernadette Chirac. C'était une femme très droite, très drôle, qui avait un sens de la formule exceptionnelle, et à qui vous ne faisiez pas prendre des vessi…
« Elle était toujours là. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 2:12Voir 2 autres passages
« Y compris quand, avec son mari, on était un peu en regard, parce que j'ai beaucoup aimé Jacques Chirac, puis je l'ai beaucoup affronté aussi. Et la réciproque est vraie. Nos relations étaient complexes, mais avec Bernadette, on a toujours été proches. Et même quand il y avait des grandes oppositions entre Jacques et moi, je voyais toujours Bernadette. Il lui avait d'ailleurs interdit de me voir. à une période particulièrement sensible. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 2:14
« Comme d'habitude. Comme d'habitude. Parce qu'on ne donnait pas d'instruction à Bernadette Chirac. C'était une femme très droite, très drôle, qui avait un sens de la formule exceptionnelle, et à qui vous ne faisiez pas prendre des vessies pour des lanternes. Elle avait ses idées, »
Question 6INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence Ferrari
Vous vous rappelez encore de cette première rencontre ?
Réponse directe
Absolument. Nous étions Jacques Chirac, qui était Premier ministre. J'étais tout jeune, j'avais 20 ans, et je venais de faire le discours de Nice, aux Assises. Je travaillais à l'époque comme floriste, chez Truffaut, et la secrétaire de Jacques Chirac, Mme Esno, que je ne connaissais pas, m'avait appelé pour me fixer un rendez-vous l'après-midi, à Matignon, où je n'avais jamais mis les pieds. Et je suis arrivé à Matignon, et là, on ne m'a pas fait attendre dans le bureau de Jacques Chirac, mais on m'a fait monter dans l'appartement. Je l'ai su après, sur un moment où je ne sais pas. Jacques Chirac est arrivé, et quand il est rentré, d'ailleurs, il n'a pas ouvert la porte, la porte a explosé…
« Absolument. Nous étions Jacques Chirac, qui était Premier ministre. J'étais tout jeune, j'avais 20 ans, et je venais de faire le discours de Nice, aux Assises. Je travaillais à l'époque comme floriste, chez Truffaut, et la secrétaire de Jacques Chirac, Mme Esno, que je ne connaissais pas, m'avait appelé pour me fixer un rendez-vous l'après-midi, à Matignon, où je n'avais jamais mis les pieds. Et je suis arrivé à Matignon, et là, on ne m'a pas fait attendre dans le bureau de Jacques Chirac, mais on m'a fait monter dans l'appartement. Je l'ai su après, sur un moment où je ne sais pas. Jacques Chirac est arrivé, et quand il est rentré, d'ailleurs, il n'a pas ouvert la porte, la porte a explosé, et avec cette façon de Jacques Chirac de dire bonjour, avec les doigts écartés, j'ai jamais vu quelqu'un comme ça. Il disait toujours, boum. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 0:46Voir 2 autres passages
« Et il était suivi par sa fille, Laurence. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 1:30
« C'est d'ailleurs l'une des dernières fois que je l'ai vue, puisqu'il a eu l'été tragique après, où elle a eu sa maladie, où elle a eu sa maladie en Corse, et Bernadette. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 1:36
Question 7INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence Ferrari
C'était une femme exceptionnelle et qui a compté pour vous tout au long de votre vie. Expliquez-nous.
Réponse directe
Oui, elle a beaucoup compté. La France a perdu une femme exceptionnelle, que j'ai connue en 1975, j'avais 20 ans, et qui m'a accompagné pendant 51 ans.
« Oui, elle a beaucoup compté. La France a perdu une femme exceptionnelle, que j'ai connue en 1975, j'avais 20 ans, et qui m'a accompagné pendant 51 ans. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 0:30
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« Henri Guénaud, vous n'êtes pas d'accord ? Non, je suis d'accord sur la prise de conscience dans le discours, et sur ce qui s'est passé en Europe pendant 20 ou 30 ans. En gros, depuis le milieu des années 80, où on a changé le contenu idéologique de la construction européenne, on appelle ça le logiciel, c'est-à-dire qu'on est passé d'une philosophie fédéraliste, d'une part, mais très peu libérale, en fait, des pères fondateurs, à une philosophie, on va dire, ultra-libérale, pour être simple, à partir de l'acte unique. Maintenant, il y a une prise de conscience que ça ne peut pas continuer, mais néanmoins, l'Europe n'en a tiré aucune conséquence, en réalité. C'est là que je diverge de Jean Quatremer, parce que, reprenons l'histoire de l'Ancus, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Australie... Les sous-marins. Bon, mais les sous-marins, c'est presque... Enfin, la perte du contrat, c'est presque secondaire. Ce qui est important dans cette affaire, c'est que les Etats-Unis, avec deux de ses alliés, font un acte qui est, en fait, un premier acte de guerre froide, on appelle ça comme on veut, c'est-à-dire que, d'abord, ils transgressent l'accord implicite qui gérait le traité de non-prolifération nucléaire, où on avait décidé, même si ce n'était pas inscrit comme ça dans le traité, qu'on ne vendrait pas de matériel militaire utilisant des technologies nucléaires. Donc, c'est pour ça que la France a refusé d'en vendre à l'Australie. Les Américains transgressent cet accord. Mais est-ce que ça a réveillé l'Europe, Henri Guéno, cette crise ? Non, ça n'a pas réveillé, c'est ça le problème, c'est que... Oui, dit Jean Quatremer, vous dites non. Non, parce que si ça avait réveillé l'Europe, on aurait mis le temps sur la table. La question, on ne peut pas avoir un allié qui prend ce genre de décision extrêmement lourde... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 6:57
« Mais non, mais non, pas du tout. Regardez, moi ce que je propose, ce qui est une règle qui s'imposait avant en France jusqu'à la mille des années 70 pour la Cour de cassation et pour le droit public jusqu'à la fin des années 80 qui était ce qu'on appelait la théorie de la loi écran. C'est-à-dire que l'emporte, la dernière volonté du législateur. Donc si la loi est postérieure au traité, c'est la loi qui l'emporte. Si le traité est postérieur à la loi... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 15:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais ça, c'est pas un débat. La supériorité de la constitution n'est pas un débat. Et la France, pour éviter d'ailleurs qu'il y ait des contradictions, a mis les traités dans la constitution. Mais la constitution, elle est supérieure à tout. D'ailleurs, la Cour allemande le répète sans arrêt, la compétence de la compétence, comme elle dit joliment, appartient au peuple allemand et donc la constitution allemande. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 14:10Voir 1 autre passage
« Je finis. En revanche, la question qui est posée est celle du rapport entre la loi et la loi nationale et le traité. Donc là, on est au cœur, pour moi, de la crise de la démocratie en Europe. C'est-à-dire qu'un gouvernement prend un engagement à Bruxelles, on ne peut plus en sortir sans l'accord de tous les autres ou l'accord d'une majorité qualifiée dans certains cas. Ce qui veut dire qu'à la fin, comme, contrairement à ce que dit Jean Quatremer, le champ de compétences de l'Union Européenne ne cesse en réalité de s'élargir. Il s'élargit de traité en traité, mais il s'élargit aussi de jurisprudence en jurisprudence. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 14:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Henri Guénaud, vous n'êtes pas d'accord ? Non, je suis d'accord sur la prise de conscience dans le discours, et sur ce qui s'est passé en Europe pendant 20 ou 30 ans. En gros, depuis le milieu des années 80, où on a changé le contenu idéologique de la construction européenne, on appelle ça le logiciel, c'est-à-dire qu'on est passé d'une philosophie fédéraliste, d'une part, mais très peu libérale, en fait, des pères fondateurs, à une philosophie, on va dire, ultra-libérale, pour être simple, à partir de l'acte unique. Maintenant, il y a une prise de conscience que ça ne peut pas continuer, mais néanmoins, l'Europe n'en a tiré aucune conséquence, en réalité. C'est là que je diverge de Jean Quatremer, parce que, reprenons l'histoire de l'Ancus, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Australie... Les sous-marins. Bon, mais les sous-marins, c'est presque... Enfin, la perte du contrat, c'est presque secondaire. Ce qui est important dans cette affaire, c'est que les Etats-Unis, avec deux de ses alliés, font un acte qui est, en fait, un premier acte de guerre froide, on appelle ça comme on veut, c'est-à-dire que, d'abord, ils transgressent l'accord implicite qui gérait le traité de non-prolifération nucléaire, où on avait décidé, même si ce n'était pas inscrit comme ça dans le traité, qu'on ne vendrait pas de matériel militaire utilisant des technologies nucléaires. Donc, c'est pour ça que la France a refusé d'en vendre à l'Australie. Les Américains transgressent cet accord. Mais est-ce que ça a réveillé l'Europe, Henri Guéno, cette crise ? Non, ça n'a pas réveillé, c'est ça le problème, c'est que... Oui, dit Jean Quatremer, vous dites non. Non, parce que si ça avait réveillé l'Europe, on aurait mis le temps sur la table. La question, on ne peut pas avoir un allié qui prend ce genre de décision extrêmement lourde... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 6:57Voir 2 autres passages
« Parce que c'est le droit imprescriptible d'un peuple à dire non. Donc, pour qu'il y ait une souveraineté européenne, il ne faut plus qu'il y ait de souveraineté française, il faut qu'il y ait une souveraineté européenne. C'est-à-dire qu'il y ait un peuple européen, même si il y a une conscience de peuple, et que chacun est prêt à accepter, que la loi qui le régit soit faite par les hommes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 10:49
« Alors, juste un mot, moi, je ne me suis jamais défini comme souverainiste, pour une raison simple, c'est qu'être souverainiste, c'est privilégier le contenant sur le contenu. C'est-à-dire, pour faire simple, quand de Gaulle commence ses mémoires de guerre, il ne dit pas, toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la souveraineté française, mais toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Voilà, donc, voilà, il n'est pas souverainiste en 1940, il va défendre une idée de la France à l'extérieur. Donc, je ne prends pas le mot à mon compte, même si une partie des idées souverainistes sont les miennes. Aujourd'hui, vous avez gagné sur ce plan-là, sur la souveraineté. Vous avez le triomphe modeste. On a progressé dans une prise de conscience, je vais y venir, mais on est en pleine confusion. Alors, la prise de conscience, c'est qu'on ne peut plus aller devant les électeurs en leur disant, je vais tout changer, alors qu'on sait très bien qu'il y a des règles européennes, et pas seulement européennes aussi. Il y a des traités de libre-échange, il y a des conventions internationales, et le lendemain de l'élection, on leur dit, ah ben non, je ne peux pas, ce n'est pas de ma faute, vous comprenez, parce qu'il y a l'Europe, parce qu'il y a l'OMC, parce qu'il y a la Cour européenne des droits de l'homme, etc. Donc ça, c'est plus tenable. Et donc, beaucoup d'hommes politiques ont décidé de franchir un pas de plus pour essayer d'être crédibles, sauf qu'on ne sait pas très bien, en général, ce qu'ils veulent. Ils ont changé la constitution, mais on ne sait pas très bien pour quoi faire. C'est-à-dire qu'on n'assume rien, et puis il y a une grande confusion, je trouve, entre la souveraineté et l'indépendance. Le général de Gaulle, il voulait la souveraineté française, la souveraineté du peuple français, et l'indépendance de l'Europe. C'est deux choses différentes. La souveraineté, c'est un rapport à soi-même, et l'indépendance est un rapport aux autres. La souveraineté, pour finir, c'est un droit imprescriptible, en fait. Vous ne l'enlevez jamais. Vous pouvez vous ôter les moyens de l'exercer. Mais vous ne l'enlevez pas. La souveraineté, pour une personne, comme pour un peuple, c'est la capacité de dire non. C'est Camus dans l'homme révolté. Même l'esclave peut finir, vous, par dire non, il en subit des conséquences, mais ce pouvoir de dire non, c'est ça la souveraineté. L'indépendance, c'est pouvoir décider librement par rapport aux autres. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Henri Guénaud, vous n'êtes pas d'accord ? Non, je suis d'accord sur la prise de conscience dans le discours, et sur ce qui s'est passé en Europe pendant 20 ou 30 ans. En gros, depuis le milieu des années 80, où on a changé le contenu idéologique de la construction européenne, on appelle ça le logiciel, c'est-à-dire qu'on est passé d'une philosophie fédéraliste, d'une part, mais très peu libérale, en fait, des pères fondateurs, à une philosophie, on va dire, ultra-libérale, pour être simple, à partir de l'acte unique. Maintenant, il y a une prise de conscience que ça ne peut pas continuer, mais néanmoins, l'Europe n'en a tiré aucune conséquence, en réalité. C'est là que je diverge de Jean Quatremer, parce que, reprenons l'histoire de l'Ancus, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Australie... Les sous-marins. Bon, mais les sous-marins, c'est presque... Enfin, la perte du contrat, c'est presque secondaire. Ce qui est important dans cette affaire, c'est que les Etats-Unis, avec deux de ses alliés, font un acte qui est, en fait, un premier acte de guerre froide, on appelle ça comme on veut, c'est-à-dire que, d'abord, ils transgressent l'accord implicite qui gérait le traité de non-prolifération nucléaire, où on avait décidé, même si ce n'était pas inscrit comme ça dans le traité, qu'on ne vendrait pas de matériel militaire utilisant des technologies nucléaires. Donc, c'est pour ça que la France a refusé d'en vendre à l'Australie. Les Américains transgressent cet accord. Mais est-ce que ça a réveillé l'Europe, Henri Guéno, cette crise ? Non, ça n'a pas réveillé, c'est ça le problème, c'est que... Oui, dit Jean Quatremer, vous dites non. Non, parce que si ça avait réveillé l'Europe, on aurait mis le temps sur la table. La question, on ne peut pas avoir un allié qui prend ce genre de décision extrêmement lourde... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 6:57
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Henri Guénaud, vous n'êtes pas d'accord ? Non, je suis d'accord sur la prise de conscience dans le discours, et sur ce qui s'est passé en Europe pendant 20 ou 30 ans. En gros, depuis le milieu des années 80, où on a changé le contenu idéologique de la construction européenne, on appelle ça le logiciel, c'est-à-dire qu'on est passé d'une philosophie fédéraliste, d'une part, mais très peu libérale, en fait, des pères fondateurs, à une philosophie, on va dire, ultra-libérale, pour être simple, à partir de l'acte unique. Maintenant, il y a une prise de conscience que ça ne peut pas continuer, mais néanmoins, l'Europe n'en a tiré aucune conséquence, en réalité. C'est là que je diverge de Jean Quatremer, parce que, reprenons l'histoire de l'Ancus, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Australie... Les sous-marins. Bon, mais les sous-marins, c'est presque... Enfin, la perte du contrat, c'est presque secondaire. Ce qui est important dans cette affaire, c'est que les Etats-Unis, avec deux de ses alliés, font un acte qui est, en fait, un premier acte de guerre froide, on appelle ça comme on veut, c'est-à-dire que, d'abord, ils transgressent l'accord implicite qui gérait le traité de non-prolifération nucléaire, où on avait décidé, même si ce n'était pas inscrit comme ça dans le traité, qu'on ne vendrait pas de matériel militaire utilisant des technologies nucléaires. Donc, c'est pour ça que la France a refusé d'en vendre à l'Australie. Les Américains transgressent cet accord. Mais est-ce que ça a réveillé l'Europe, Henri Guéno, cette crise ? Non, ça n'a pas réveillé, c'est ça le problème, c'est que... Oui, dit Jean Quatremer, vous dites non. Non, parce que si ça avait réveillé l'Europe, on aurait mis le temps sur la table. La question, on ne peut pas avoir un allié qui prend ce genre de décision extrêmement lourde... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 6:57Voir 2 autres passages
« Avant, mais là, je ne parlais pas de Macron. La France, non, la France, elle n'a rien fait. Ça, c'est fini par cette poignée de mains absolument pathétique, conférence de presse à Rome, c'est... Entre Biden et Macron, vous voulez dire, qu'est-ce qu'on faisait, on faisait la guerre aux Américains ? C'est qu'à part un communiqué de la présidente de la Commission, pour dire qu'on est solidaires de la France, les autres, ils n'en ont rien à faire. L'Allemagne, 15 jours après, signait un traité commercial avec l'Australie. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 8:44
« Non, mais le constat est juste. Michel Barnier, il dit, moi j'ai négocié un Brexit, si on continue comme ça, il va y en avoir d'autres. Et oui, parce que, encore une fois, nous sommes plongés dans une crise démocratique très profonde, puisqu'on n'a plus le droit de dire non. Voilà, je vous donne un exemple pour comprendre ce que ça signifie. Vous savez, il y a eu en 1960, enfin au milieu des années 60, la chaise vide de De Gaulle. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités18 nov. 2021 au 18 nov. 2021 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais non, mais non, pas du tout. Regardez, moi ce que je propose, ce qui est une règle qui s'imposait avant en France jusqu'à la mille des années 70 pour la Cour de cassation et pour le droit public jusqu'à la fin des années 80 qui était ce qu'on appelait la théorie de la loi écran. C'est-à-dire que l'emporte, la dernière volonté du législateur. Donc si la loi est postérieure au traité, c'est la loi qui l'emporte. Si le traité est postérieur à la loi... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 15:51Voir 2 autres passages
« Mais non, mais non, pas du tout. Regardez, moi ce que je propose, ce qui est une règle qui s'imposait avant en France jusqu'à la mille des années 70 pour la Cour de cassation et pour le droit public jusqu'à la fin des années 80 qui était ce qu'on appelait la théorie de la loi écran. C'est-à-dire que l'emporte, la dernière volonté du législateur. Donc si la loi est postérieure au traité, c'est la loi qui l'emporte. Si le traité est postérieur à la loi... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Jean Quatremer - Henri Guaino : "Les Européens ont pris conscience qu'ils sont seuls"Vérifier à 15:51
« Oui. Dans aucun pays d'Europe, les normes européennes ne peuvent entrer en contradiction avec la constitution nationale. Ni en Allemagne, ni en Irlande, ni en France. Ça a été réaffirmé par toutes les cours constitutionnelles européennes. Ni en Espagne. Je vous rappelle, je citais ça dans une interview récente, que l'année dernière, la Cour suprême espagnole a refusé de se soumettre à un jugement de la Cour de justice de l'Union européenne qui reconnaissait l'immunité parlementaire d'un élu européen qui était en prison en Espagne. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 7:22
« Franchement, c'est une femme exceptionnelle. »
Europe 1 — La Grande interview · INTERVIEW EXCLUSIVE - Nicolas Sarkozy rend hommage à Bernadette Chirac au micro de Laurence FerrariVérifier à 11:06
« Franchement, c'est une femme exceptionnelle. »
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