

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr qu'il m'interpelle et je pense qu'il est temps, je le redis, qu'on mette en place des digues dans la société française pour se prémunir contre cette idéologie raciste violente. Et j'attends du gouvernement qu'il prenne ses responsabilités dans ce domaine. Qu'on ait enfin la dissolution de tous les groupes violents d'extrême droite, qu'on ait une commission d'enquête parlementaire sur ces groupes paramilitaires d'extrême droite qui se développent. On l'a encore vu il y a quelques jours. Et par ailleurs, l'inéligibilité, l'inéligibilité pour toute personne condamnée pour des propos racistes. C'est une proposition qui a été faite par Fabien Roussel. Il a déposé une résolution à ce sujet à l'Assemblée nationale. Il serait temps que le gouvernement s'en saisisse. Il faut nettoyer la vie politique française, cesser avec cette ambiance répugnante qui consiste à répandre du racisme partout. Et pour ça, on a besoin de digues. »
« Le problème, c'est que dans notre pays, pour obtenir des avancées sociales, le seul moyen d'y arriver, c'est la grève. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a un dialogue social qui est tellement cabossé qu'il ne fonctionne que s'il est nourri par le rapport de force, et en l'occurrence, le rapport de force de la grève. Vous savez, on a beaucoup parlé de la SNCF, mais je pense par exemple aux salariés de GRDF. Ils ont dû faire une mobilisation sociale, une grève, pendant six semaines, six semaines, pour obtenir 200 euros d'augmentation. C'est quand même un sujet. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez des entreprises, y compris des entreprises publiques, où pour être entendu, les salariés doivent faire grève. Et donc, c'est ça le vrai sujet. Quand est-ce qu'on aura dans notre pays un dialogue social qui sera un peu plus fluide, et dans lequel on ne sera pas condamné à faire grève, et donc à perdre des journées de salaire, parce que je rappelle quand même que quand on fait grève, on perd des journées de salaire, pour obtenir des avancées sociales dans une période où on a une inflation galopante. »
« Je suis frappé par le fait que ces gens n'ont qu'une obsession, c'est de pourrir la vie des gens, pourrir la vie du monde du travail. On a quand même été capables, en 1945, alors qu'on sortait de la guerre, qu'on était un pays ruiné, on a été capables de mettre en place les retraites par répartition. Aujourd'hui, on produit beaucoup plus de richesses, et on nous explique qu'il faudrait saccager notre système et mettre en place la retraite à 65 ans. Enfin, on est chez les fous. À un moment donné, quand on fait de la politique, c'est pour améliorer la vie des gens, et notamment le monde du travail, pas pour la pourrir encore un peu plus. Quand j'entends le discours du gouvernement, quand j'entends le discours d'Éric Ciotti, j'ai l'impression que leur obsession, c'est de faire en sorte que les gens aient une vie pourrie, qu'ils n'aient plus la possibilité de profiter de leur retraite. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, quand on regarde les chiffres du Conseil d'orientation des retraites, le système, sur cette année et sur l'année passée, il est excédentaire. Et donc, effectivement, dans les années qui viennent, pour un certain temps... On est à l'horizon 2030-2035 dans le projet. Il y aura un déficit, mais dans ce cas-là, la solution c'est d'aller chercher des recettes supplémentaires. Quand vous voyez quand même que les entreprises du CAC 40 ont versé en 2021 57 milliards d'euros à leurs actionnaires, qu'en 2022, ça devrait être encore plus... Peut-être qu'à un moment donné, on pourrait se dire que ces gens peuvent un peu contribuer à la solidarité nationale. Et plutôt que d'aller valdinguer, d'aller complètement saccager le système, on pourrait mettre à contribution les revenus financiers des entreprises, rétablir l'équilibre, et tout le monde s'en portera mieux. Il faut un peu de solidarité de temps en temps. Plutôt que de demander tout le temps aux chômeurs de mettre la main à la poste, aux plus fragiles de faire des sacrifices, on pourrait un peu demander des efforts aux grandes entreprises. »
« Aujourd'hui, la majorité des Français ne veut pas de la retraite à 65 ans. Ils le disent dans tous les sondages qui sont effectués. »
« Oui, parce que je pars du principe que les Français sont intelligents et qu'ils sont capables de comprendre. Vous poseriez quoi comme question ? On leur demande s'ils sont favorables à la retraite à 65 ans. Que le gouvernement présente sa réforme. Quand ? A quel horizon ? Que le gouvernement présente sa réforme. Qu'ils disent quelles sont ses intentions. Et qu'ensuite, on demande aux Français de valider ou pas ce projet. À quoi sert le parlement de ces conditions ? S'ils le valident, très bien. Et s'ils ne le valident pas, et bien à ce moment-là, cette réforme, il faudra la ranger au vestiaire. Et tant mieux, parce que je pense que la réforme à 65 ans, permettez-moi de parler du fond, la réforme de la retraite à 65 ans, c'est une monstruosité. Quand on sait que l'espérance de vie en bonne santé, pour les femmes c'est 64 ans, pour les hommes c'est 62 ans, qu'est-ce que ça veut dire la retraite à 65 ans ? Ça veut dire qu'on va obliger des gens en mauvaise santé à continuer à travailler. Est-ce qu'on veut vivre dans un pays où on impose à des gens qui sont en mauvaise santé de continuer à bosser ? C'est quoi l'idée ? C'est que les gens meurent au travail ? C'est ça l'objectif ? Ce n'est pas mon objectif. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr. D'ailleurs, vous savez, quand l'événement de l'an dernier se produit, quand cette agression au parc de Bercy se produit, c'est trois jours après le discours de Zemmour à Bercy. Il faut quand même qu'on réfléchisse... Pas à Bercy, à Villepinte, pardon. Il faut qu'on réfléchisse quand même à ce qu'on a subi depuis un an, aux discours d'extrême droite qui ont envahi tout l'espace public. Et donc, évidemment que quand ça tombe dans l'oreille d'un individu comme celui-là, d'un énergumène comme celui-là, ça peut conduire à des passages à l'acte. Moi, je le dis bien sûr qu'il y a une responsabilité des discours politiques racistes qu'on a entendues singulièrement depuis un an, notamment avec la candidature de M. Zemmour, qui a par ailleurs été condamné pour des propos, condamné pour incitation à la haine raciale. Et donc, évidemment que ça finit par avoir des conséquences qui sont très dangereuses. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est difficile à dire si je me fie à la dernière nuit de la solidarité puisqu'il y a chaque année une nuit de la solidarité où on compte le nombre de personnes qui sont à la rue on est entre 2000 et 3000 personnes qui tous les soirs dorment à la rue faute de place d'hébergement. En tout cas pour ce qui concerne le 115 il y a chaque nuit entre 800 et 900 personnes qui appellent le 115 et qui n'ont pas de solution d'hébergement à l'issue de leur appel. Avec des enfants ? Avec des enfants et c'est effectivement l'une des choses qui ont évolué au cours des dernières années c'est le nombre de familles avec enfants qui aujourd'hui se retrouvent à la rue. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« il s'agit simplement d'obtenir que les propriétaires respectent la loi il y a une loi qui est une loi sur l'encadrement des loyers qui dit qu'on n'a pas le droit de dépasser un certain niveau de prix et cette loi elle doit être respectée et donc la ville de Paris à partir du 1er janvier aura effectivement la possibilité de mettre des amendes lorsqu'un propriétaire enfreint la loi fraude et ne respecte pas l'encadrement des loyers on aura du personnel on aura la possibilité pour tout locataire qui est confronté à un abus de saisir la ville de Paris et c'est la ville de Paris qui effectuera les démarches en lieu et place du locataire »
« Je trouve ça très aimable de sa part mais pour quel résultat ? Combien d'immeubles en l'occurrence ont été mobilisés par cet appel à la bonne volonté des chefs d'entreprise ? Vous vous dites qu'il ne faut être plus ferme ? Non mais ce que je dis c'est que c'est très bien d'avoir lancé cet appel encore faut-il regarder s'il aboutit à quelque chose s'il n'aboutit à rien et pour le moment mon sentiment c'est qu'il n'aboutit à rien il faut réquisitionner dans la loi il est dit que les préfets ont la possibilité de réquisitionner des bâtiments vacants j'ai écrit d'ailleurs au ministre Olivier Klein il y a plusieurs semaines maintenant pour lui signaler un certain nombre de bâtiments qui sont vides à Paris c'est-à-dire que vous avez des bâtiments vides parfois très grands et à côté de ça vous avez des gens qui dorment dehors personne n'est capable de comprendre comment on accepte une chose pareille et donc je dis à monsieur Klein réquisitionnez utilisez votre droit de réquisition pour que ces bâtiments puissent être utilisés pour héberger des gens qui actuellement dorment dehors notamment des familles avec des enfants »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous avons bien sûr ouvert un certain nombre de gymnases 4 gymnases nous n'avons d'ailleurs pas attendu le plan Grandfroid pour les ouvrir puisque pour la majorité d'entre eux ils ont été ouverts dès début octobre et nous avons aussi proposé la création de 1000 places d'hébergement supplémentaires notamment dans d'anciennes écoles désaffectées dans un ancien centre d'animation qui n'est plus utilisé. En tout cas la règle que nous nous sommes fixées à Paris elle est extrêmement simple à chaque fois que nous sommes propriétaires d'un bâtiment qui n'a pas d'usage systématiquement il doit être utilisé pour l'hébergement d'urgence c'est-à-dire pas un mètre carré laissé vide dès lors que ce bâtiment cet espace peut être utilisé pour héberger des gens. »
« Je trouve ça très aimable de sa part mais pour quel résultat ? Combien d'immeubles en l'occurrence ont été mobilisés par cet appel à la bonne volonté des chefs d'entreprise ? Vous vous dites qu'il ne faut être plus ferme ? Non mais ce que je dis c'est que c'est très bien d'avoir lancé cet appel encore faut-il regarder s'il aboutit à quelque chose s'il n'aboutit à rien et pour le moment mon sentiment c'est qu'il n'aboutit à rien il faut réquisitionner dans la loi il est dit que les préfets ont la possibilité de réquisitionner des bâtiments vacants j'ai écrit d'ailleurs au ministre Olivier Klein il y a plusieurs semaines maintenant pour lui signaler un certain nombre de bâtiments qui sont vides à Paris c'est-à-dire que vous avez des bâtiments vides parfois très grands et à côté de ça vous avez des gens qui dorment dehors personne n'est capable de comprendre comment on accepte une chose pareille et donc je dis à monsieur Klein réquisitionnez utilisez votre droit de réquisition pour que ces bâtiments puissent être utilisés pour héberger des gens qui actuellement dorment dehors notamment des familles avec des enfants »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est, en tout cas, une attaque raciste là-dessus. Il n'y a aucun doute. Et donc, ça nous interpelle toutes et tous. Et ça doit nous interpeller sur notre capacité à remettre des digues et à faire reculer cette idéologie d'extrême droite. Et il y a, par ailleurs, des interrogations sur d'éventuels commanditaires. Mais je dis d'éventuels commanditaires parce que c'est le rôle de l'enquête de prouver si cela existe ou pas. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est faux. Et d'ailleurs, regardez les enquêtes d'opinion. Aujourd'hui, s'il y avait un candidat unique à gauche, il ne franchirait pas non plus le cap du second tour. Donc le problème de la gauche, ce n'est pas un problème de casting, c'est un problème de scénario. Parlons de ce qui intéresse les gens, parlons pouvoir d'achat, parlons emploi, parlons de tous ces sujets qui les taraude, et c'est comme ça qu'on fera revenir aux urnes des tas de gens qui aujourd'hui n'y vont plus. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je suis convaincu d'une chose, c'est que le bon sens est communiste. Je ne pense pas que le G7 soit communiste, mais le bon sens est communiste. Parce que dans une société où les inégalités, où les injustices croissent à ce point-là, tout le monde voit bien, et je suis sûr que c'est le cas de vos auditeurs, qu'on a besoin de partage. Parce qu'on ne peut pas accepter qu'on ait une infime minorité de gens, de grosses multinationales, qui s'enrichissent considérablement, alors que dans le même temps, autant de gens souffrent le martyr. Et donc, bien sûr, on a besoin de partager, et on a besoin de mettre à contribution ces grosses multinationales. »