

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je pense qu'il faut un message positif. Moi, j'essaie à chaque fois de lancer des messages positifs en parlant avec bienveillance sur la capacité à protéger soi-même, ses proches, et puis à dire la vérité. Aujourd'hui, dans les messages, c'est un peu confus. On nous a dit, vaccinez-vous et vous ne serez pas contaminés. Ce n'est pas vrai. On est contaminés et on est contaminants. Sauf que les effets de la maladie sont évidemment moindres. Mais néanmoins, par exemple, cette affirmation est contredite quand vous avez une population avec des comorbidités très importantes. Et vous le savez, à La Réunion, nous avons, en termes de diabète, un des taux les plus importants de France. Et donc, la personne vaccinée, contaminée avec comorbidité peut également mourir et aller en réanimation. Donc, je crois que la pédagogie, la vérité sur les choses, la bienveillance, tout ça manque un peu. »
« Alors la situation chez nous à La Réunion, les chiffres sont différents de ceux qui sont en Guadeloupe. Nous on est à 354 pour 100 000 habitants en taux d'incidence. Évidemment, c'est plus qu'il y a encore 15 jours, 3 semaines. En nombre, nous avons doublé de malades atteints du Covid. On reste bien sûr au-dessus du seuil d'alerte. C'est plus qu'il y a 15 jours, 3 semaines. Mais on est aussi, j'allais dire, victime de ce variant Delta qui a une contagiosité beaucoup plus grande que le virus antérieur. Donc forcément, dès que ce virus rentre, il y a une diffusion qui est beaucoup plus importante. Donc il faut là revenir sur d'abord les gestes barrières et ensuite la vaccination et les deux en même temps. Moi, ce que je regrette au final dans cette situation, c'est qu'il y a eu énormément de messages qui ont été très contradictoires. Il y a encore 3 semaines, on nous disait ça va mieux, baisser les masques dans les lieux publics, etc. Et je ne pense pas qu'on puisse vraiment lutter contre la diffusion de ces virus, bien sûr sans le vaccin et sans les gestes barrières. Ce n'est pas le vaccin sans les gestes barrières, c'est le vaccin plus les gestes barrières. Donc nous, en résumé, on est dans la crainte, comme en Guadeloupe et dans tous les territoires, qu'il y ait une capacité hospitalière qui ne réponde plus aux besoins. En vérité, c'est ça le problème, on est à 10 000 km. S'il y a un surplus, on ne pourra pas envoyer les gens en avion à 10 000 km pour se faire soigner. Et notre talon d'Achille, c'est la distance et la capacité hospitalière. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors la situation chez nous à La Réunion, les chiffres sont différents de ceux qui sont en Guadeloupe. Nous on est à 354 pour 100 000 habitants en taux d'incidence. Évidemment, c'est plus qu'il y a encore 15 jours, 3 semaines. En nombre, nous avons doublé de malades atteints du Covid. On reste bien sûr au-dessus du seuil d'alerte. C'est plus qu'il y a 15 jours, 3 semaines. Mais on est aussi, j'allais dire, victime de ce variant Delta qui a une contagiosité beaucoup plus grande que le virus antérieur. Donc forcément, dès que ce virus rentre, il y a une diffusion qui est beaucoup plus importante. Donc il faut là revenir sur d'abord les gestes barrières et ensuite la vaccination et les deux en même temps. Moi, ce que je regrette au final dans cette situation, c'est qu'il y a eu énormément de messages qui ont été très contradictoires. Il y a encore 3 semaines, on nous disait ça va mieux, baisser les masques dans les lieux publics, etc. Et je ne pense pas qu'on puisse vraiment lutter contre la diffusion de ces virus, bien sûr sans le vaccin et sans les gestes barrières. Ce n'est pas le vaccin sans les gestes barrières, c'est le vaccin plus les gestes barrières. Donc nous, en résumé, on est dans la crainte, comme en Guadeloupe et dans tous les territoires, qu'il y ait une capacité hospitalière qui ne réponde plus aux besoins. En vérité, c'est ça le problème, on est à 10 000 km. S'il y a un surplus, on ne pourra pas envoyer les gens en avion à 10 000 km pour se faire soigner. Et notre talon d'Achille, c'est la distance et la capacité hospitalière. »
« Plusieurs facteurs, à mon sens. Plusieurs facteurs. Je crois que, d'abord, nous avons vécu, en tout cas en ce qui concerne la Réunion, cette pandémie de façon très différente que l'Hexagone. Quand je vous parlais de mars, quand ça flambait, c'était vraiment une catastrophe horrible sur l'Hexagone. Nous, à la Réunion, nous n'avions pas ça. Nous n'avons pas vécu ça. Donc, il y a une espèce de vécu très différent de cette pandémie avec toujours en tableau de fond la peur, bien sûr. Mais moins de morts, moins de catastrophes par rapport à l'Hexagone, mais par rapport à Mayotte, juste à côté, où nous avons joué un rôle. Notre hôpital a été l'hôpital de l'Océan Indien. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que les messages, donc du coup, sont, à mon sens, très décalés en termes d'explications. Nous avons une population, nous avons 120 millilettrés à la Réunion. Nous avons beaucoup d'échecs scolaires, une population pauvre. Donc, il y a aussi un message culturel qu'il faut adapter au territoire. Nous gérons aussi de l'humain, de la compréhension. Ensuite, je pense également qu'il y a la peur, toujours. Je ne crois pas que ce soit la bonne méthode. La peur, dirigée par la peur, ce n'est pas la bonne méthode. Vous voulez dire qu'il faut que la vaccination... »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors la situation chez nous à La Réunion, les chiffres sont différents de ceux qui sont en Guadeloupe. Nous on est à 354 pour 100 000 habitants en taux d'incidence. Évidemment, c'est plus qu'il y a encore 15 jours, 3 semaines. En nombre, nous avons doublé de malades atteints du Covid. On reste bien sûr au-dessus du seuil d'alerte. C'est plus qu'il y a 15 jours, 3 semaines. Mais on est aussi, j'allais dire, victime de ce variant Delta qui a une contagiosité beaucoup plus grande que le virus antérieur. Donc forcément, dès que ce virus rentre, il y a une diffusion qui est beaucoup plus importante. Donc il faut là revenir sur d'abord les gestes barrières et ensuite la vaccination et les deux en même temps. Moi, ce que je regrette au final dans cette situation, c'est qu'il y a eu énormément de messages qui ont été très contradictoires. Il y a encore 3 semaines, on nous disait ça va mieux, baisser les masques dans les lieux publics, etc. Et je ne pense pas qu'on puisse vraiment lutter contre la diffusion de ces virus, bien sûr sans le vaccin et sans les gestes barrières. Ce n'est pas le vaccin sans les gestes barrières, c'est le vaccin plus les gestes barrières. Donc nous, en résumé, on est dans la crainte, comme en Guadeloupe et dans tous les territoires, qu'il y ait une capacité hospitalière qui ne réponde plus aux besoins. En vérité, c'est ça le problème, on est à 10 000 km. S'il y a un surplus, on ne pourra pas envoyer les gens en avion à 10 000 km pour se faire soigner. Et notre talon d'Achille, c'est la distance et la capacité hospitalière. »
« Plusieurs facteurs, à mon sens. Plusieurs facteurs. Je crois que, d'abord, nous avons vécu, en tout cas en ce qui concerne la Réunion, cette pandémie de façon très différente que l'Hexagone. Quand je vous parlais de mars, quand ça flambait, c'était vraiment une catastrophe horrible sur l'Hexagone. Nous, à la Réunion, nous n'avions pas ça. Nous n'avons pas vécu ça. Donc, il y a une espèce de vécu très différent de cette pandémie avec toujours en tableau de fond la peur, bien sûr. Mais moins de morts, moins de catastrophes par rapport à l'Hexagone, mais par rapport à Mayotte, juste à côté, où nous avons joué un rôle. Notre hôpital a été l'hôpital de l'Océan Indien. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que les messages, donc du coup, sont, à mon sens, très décalés en termes d'explications. Nous avons une population, nous avons 120 millilettrés à la Réunion. Nous avons beaucoup d'échecs scolaires, une population pauvre. Donc, il y a aussi un message culturel qu'il faut adapter au territoire. Nous gérons aussi de l'humain, de la compréhension. Ensuite, je pense également qu'il y a la peur, toujours. Je ne crois pas que ce soit la bonne méthode. La peur, dirigée par la peur, ce n'est pas la bonne méthode. Vous voulez dire qu'il faut que la vaccination... »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors la situation chez nous à La Réunion, les chiffres sont différents de ceux qui sont en Guadeloupe. Nous on est à 354 pour 100 000 habitants en taux d'incidence. Évidemment, c'est plus qu'il y a encore 15 jours, 3 semaines. En nombre, nous avons doublé de malades atteints du Covid. On reste bien sûr au-dessus du seuil d'alerte. C'est plus qu'il y a 15 jours, 3 semaines. Mais on est aussi, j'allais dire, victime de ce variant Delta qui a une contagiosité beaucoup plus grande que le virus antérieur. Donc forcément, dès que ce virus rentre, il y a une diffusion qui est beaucoup plus importante. Donc il faut là revenir sur d'abord les gestes barrières et ensuite la vaccination et les deux en même temps. Moi, ce que je regrette au final dans cette situation, c'est qu'il y a eu énormément de messages qui ont été très contradictoires. Il y a encore 3 semaines, on nous disait ça va mieux, baisser les masques dans les lieux publics, etc. Et je ne pense pas qu'on puisse vraiment lutter contre la diffusion de ces virus, bien sûr sans le vaccin et sans les gestes barrières. Ce n'est pas le vaccin sans les gestes barrières, c'est le vaccin plus les gestes barrières. Donc nous, en résumé, on est dans la crainte, comme en Guadeloupe et dans tous les territoires, qu'il y ait une capacité hospitalière qui ne réponde plus aux besoins. En vérité, c'est ça le problème, on est à 10 000 km. S'il y a un surplus, on ne pourra pas envoyer les gens en avion à 10 000 km pour se faire soigner. Et notre talon d'Achille, c'est la distance et la capacité hospitalière. »
« Non, honnêtement, je ne crois pas. Je crois que la population a besoin de se protéger. Je partage évidemment ce que vient de dire mon collègue. et il y a les gens, on reçoit des messages très contradictoires. Nous faisons également de la pédagogie. Nous sommes avec nos associations. On a touché 25 000 personnes en porte-à-porte pour expliciter les choses, pour les amener à se faire vacciner. Nous faisons également des vaccins au bus partout. On va vers les gens. Et ça fonctionne. On est sur la ville de Saint-Denis et une des villes où nous vaccinons le plus. Aujourd'hui, nous sommes à 30 % de la population réunionnaise totale avec les deux vaccins. Il y a une défiance par rapport au pass, par rapport à la vaccination obligatoire, mais surtout à l'incompréhension de ces messages contradictoires. Explicitons, prenons ce temps, parlons avec bienveillance et clairement aux gens. Je vous assure que le taux de vaccination va augmenter. On n'est pas plus stupide qu'ailleurs. On comprend et on a envie de se protéger, mais on veut comprendre la vérité. Voilà, on assumera, on est responsables, tous ici, sur le territoire. Et puis, il y a ceux qui ne veulent pas se faire vacciner. Là, c'est un débat qui dépasse le territoire outre-mer. C'est un débat qui est un débat national. André Attala, sur la défiance vis-à-vis des décisions »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, moi je suis contre le confinement. Écoutez, on l'a vécu l'année dernière, on l'a vécu en mars l'année dernière, sans aucune raison. »
« on aurait dû, et c'était le combat que nous avons mené ici, on aurait dû contrôler les frontières, si je puis dire ça comme ça, en tout cas l'arrivée par l'aéroport et le port. Nous, le port, ce n'est pas énormément, c'est surtout l'aéroport. Et nous aurions fait le modèle néo-zélandais, au moins pendant une période. On nous aurait évité le confinement total pendant cette période. C'est lourd pour les populations, c'est lourd pour l'économie. Quand vous êtes sur des territoires où vous avez déjà des indicateurs socio-économiques et sanitaires les plus bas d'Europe, quand vous avez une crise sanitaire telle que celle-ci, les inégalités se creusent, c'est très violent. Et donc je trouve, moi, que lorsqu'on arrive au confinement, c'est qu'il y a eu un échec des politiques publiques de protection des populations, de diffusion de l'information, de la bonne information. Il n'y a pas eu beaucoup de portage de la vaccination. Et on fait, en fait, tout dans la précipitation avec des messages confus. Et là, aujourd'hui, nous avons nos petites entreprises, nos très petites entreprises, 95% de notre tissu économique, qui, bien sûr, souffrent énormément de ces règles de confinement. »
« Bien sûr, bien sûr. Il y a une grande méfiance. Il y a aussi une espèce de fatalité. Quand le confinement devient la politique publique de gestion d'une pandémie, par exemple, je prends un exemple, les personnes âgées de 70-80 ans que je visite, que je rencontre, je leur dis, allez vous faire vacciner. À quoi ça sert, madame ? De toute manière, je vais mourir bientôt, un peu dans la fatalité. Et puis, de toute manière, on est en confinement. Donc, je ne sors pas. Donc, je ne rencontre personne. Donc, le vaccin n'est pas utile. Voilà un raisonnement qui tient la route, au final. »