

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un chiffre qui a plutôt tendance à augmenter. Ce qu'il faut savoir justement, c'est que ça n'est pas un chiffre officiel et que c'est un chiffre que nous avons dû constater avec les autres organismes humanitaires, dont justement le SAMU Social et avec la Fédération des acteurs de la solidarité, où cet été par exemple, nous avons dû élaborer un baromètre pour savoir exactement le nombre d'enfants qui dormaient, là c'est à la rue. Et cet été, au cours d'une nuit du mois d'août, il y avait à peu près 1 600 enfants qui dormaient dans la rue. Et ça, c'est un angle mort des politiques publiques, parce qu'il n'y a pas de statistiques et il n'y a pas de véritable action pour justement contrer ce phénomène qui est complètement inadmissible. Alors venons-en au cœur de votre rapport, quel est le lien entre le logement et la santé mentale ? Il est primordial ce lien, il est primordial parce qu'on sait que c'est au moment de l'enfance, et il n'y a pas besoin d'être professionnel pour le dire, que le cerveau de l'enfance se construit et que précisément vivre dans la rue ou dans un hôtel ou même en foyer d'hébergement, ça veut dire vivre en danger déjà, ça veut dire vivre dans la proximité familiale avec des risques de violence, de tension mais même de violence. Ça veut dire pour ceux qui sont à la rue, ne pas aller à l'école, parce que très souvent les mairies n'acceptent pas les enfants des familles sans adresse. Ça veut dire que même si ces enfants finalement arrivent à se faire inscrire à l'école, eh bien ils ne pourront pas apprendre dans des conditions satisfaisantes. Donc ça veut dire de l'angoisse, de l'insécurité, des relations familiales qui sont complètement perturbées et tous ces troubles qui s'inscrivent dans l'enfance, eh bien évidemment ils vont perdurer à l'âge adulte. Et c'est vraiment un cri d'alarme que nous voulons lancer parce que les pouvoirs publics ne sont absolument pas conscients de cette situation. C'est pour ça que nous voulons les alerter aujourd'hui. Et ce qui aggrave le problème, c'est que ces enfants, bien souvent, ne sont pas suivis médicalement. Alors il y a aussi un suivi, une absence malheureusement de suivi. Et ça, pour le coup, c'est vrai pour les enfants sans domicile, c'est vrai pour l'ensemble des enfants. Nous sommes actuellement dans une situation de crise de la pédopsychiatrie. Il y a, pour vous donner une idée, un tiers de moins de pédopsychiatres qu'il n'y en avait il y a 12 ans. Il n'y en avait déjà pas beaucoup. Aujourd'hui, il y en a à peu près 2000, d'après votre rapport. Voilà, il faut aujourd'hui entre 6 mois et 2 ans pour qu'un enfant puisse bénéficier d'une consultation en CMP, en centre médico-psychologique. Or, il est évident, et là aussi, il n'y a pas besoin d'être professionnel pour le dire, il est évident que plus on prend un trouble qui peut être de l'anxiété tôt, plus il sera soigné et surtout, on évitera qu'il se transforme en un trouble psychiatrique. Et un trouble psychiatrique qui se développe dès l'enfance, ça va vouloir dire forcément un adulte qui sera en risque de troubles psychiatriques. »
« Je le dénonce même parce qu'effectivement c'est dans le plan de finance, de projet de loi de finance, pardon, où il est prévu que 14 000 places soient supprimées là où déjà il y a un manque totalement criant et c'est justement ce cri d'alarme que nous voulons avec le SAMU Social porter aujourd'hui, en cette journée de la santé mentale, cette journée mondiale de la santé mentale, il y a environ 42 000 enfants qui sont sans domicile fixe. Quand on dit sans domicile fixe, ça veut dire à la fois à la rue, il y en a beaucoup, en hôtel, il y en a à peu près 20 000 et le reste en hôtel social, foyer d'hébergement. C'est absolument inadmissible dans un pays développé. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un chiffre qui a plutôt tendance à augmenter. Ce qu'il faut savoir justement, c'est que ça n'est pas un chiffre officiel et que c'est un chiffre que nous avons dû constater avec les autres organismes humanitaires, dont justement le SAMU Social et avec la Fédération des acteurs de la solidarité, où cet été par exemple, nous avons dû élaborer un baromètre pour savoir exactement le nombre d'enfants qui dormaient, là c'est à la rue. Et cet été, au cours d'une nuit du mois d'août, il y avait à peu près 1 600 enfants qui dormaient dans la rue. Et ça, c'est un angle mort des politiques publiques, parce qu'il n'y a pas de statistiques et il n'y a pas de véritable action pour justement contrer ce phénomène qui est complètement inadmissible. Alors venons-en au cœur de votre rapport, quel est le lien entre le logement et la santé mentale ? Il est primordial ce lien, il est primordial parce qu'on sait que c'est au moment de l'enfance, et il n'y a pas besoin d'être professionnel pour le dire, que le cerveau de l'enfance se construit et que précisément vivre dans la rue ou dans un hôtel ou même en foyer d'hébergement, ça veut dire vivre en danger déjà, ça veut dire vivre dans la proximité familiale avec des risques de violence, de tension mais même de violence. Ça veut dire pour ceux qui sont à la rue, ne pas aller à l'école, parce que très souvent les mairies n'acceptent pas les enfants des familles sans adresse. Ça veut dire que même si ces enfants finalement arrivent à se faire inscrire à l'école, eh bien ils ne pourront pas apprendre dans des conditions satisfaisantes. Donc ça veut dire de l'angoisse, de l'insécurité, des relations familiales qui sont complètement perturbées et tous ces troubles qui s'inscrivent dans l'enfance, eh bien évidemment ils vont perdurer à l'âge adulte. Et c'est vraiment un cri d'alarme que nous voulons lancer parce que les pouvoirs publics ne sont absolument pas conscients de cette situation. C'est pour ça que nous voulons les alerter aujourd'hui. Et ce qui aggrave le problème, c'est que ces enfants, bien souvent, ne sont pas suivis médicalement. Alors il y a aussi un suivi, une absence malheureusement de suivi. Et ça, pour le coup, c'est vrai pour les enfants sans domicile, c'est vrai pour l'ensemble des enfants. Nous sommes actuellement dans une situation de crise de la pédopsychiatrie. Il y a, pour vous donner une idée, un tiers de moins de pédopsychiatres qu'il n'y en avait il y a 12 ans. Il n'y en avait déjà pas beaucoup. Aujourd'hui, il y en a à peu près 2000, d'après votre rapport. Voilà, il faut aujourd'hui entre 6 mois et 2 ans pour qu'un enfant puisse bénéficier d'une consultation en CMP, en centre médico-psychologique. Or, il est évident, et là aussi, il n'y a pas besoin d'être professionnel pour le dire, il est évident que plus on prend un trouble qui peut être de l'anxiété tôt, plus il sera soigné et surtout, on évitera qu'il se transforme en un trouble psychiatrique. Et un trouble psychiatrique qui se développe dès l'enfance, ça va vouloir dire forcément un adulte qui sera en risque de troubles psychiatriques. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un chiffre qui a plutôt tendance à augmenter. Ce qu'il faut savoir justement, c'est que ça n'est pas un chiffre officiel et que c'est un chiffre que nous avons dû constater avec les autres organismes humanitaires, dont justement le SAMU Social et avec la Fédération des acteurs de la solidarité, où cet été par exemple, nous avons dû élaborer un baromètre pour savoir exactement le nombre d'enfants qui dormaient, là c'est à la rue. Et cet été, au cours d'une nuit du mois d'août, il y avait à peu près 1 600 enfants qui dormaient dans la rue. Et ça, c'est un angle mort des politiques publiques, parce qu'il n'y a pas de statistiques et il n'y a pas de véritable action pour justement contrer ce phénomène qui est complètement inadmissible. Alors venons-en au cœur de votre rapport, quel est le lien entre le logement et la santé mentale ? Il est primordial ce lien, il est primordial parce qu'on sait que c'est au moment de l'enfance, et il n'y a pas besoin d'être professionnel pour le dire, que le cerveau de l'enfance se construit et que précisément vivre dans la rue ou dans un hôtel ou même en foyer d'hébergement, ça veut dire vivre en danger déjà, ça veut dire vivre dans la proximité familiale avec des risques de violence, de tension mais même de violence. Ça veut dire pour ceux qui sont à la rue, ne pas aller à l'école, parce que très souvent les mairies n'acceptent pas les enfants des familles sans adresse. Ça veut dire que même si ces enfants finalement arrivent à se faire inscrire à l'école, eh bien ils ne pourront pas apprendre dans des conditions satisfaisantes. Donc ça veut dire de l'angoisse, de l'insécurité, des relations familiales qui sont complètement perturbées et tous ces troubles qui s'inscrivent dans l'enfance, eh bien évidemment ils vont perdurer à l'âge adulte. Et c'est vraiment un cri d'alarme que nous voulons lancer parce que les pouvoirs publics ne sont absolument pas conscients de cette situation. C'est pour ça que nous voulons les alerter aujourd'hui. Et ce qui aggrave le problème, c'est que ces enfants, bien souvent, ne sont pas suivis médicalement. Alors il y a aussi un suivi, une absence malheureusement de suivi. Et ça, pour le coup, c'est vrai pour les enfants sans domicile, c'est vrai pour l'ensemble des enfants. Nous sommes actuellement dans une situation de crise de la pédopsychiatrie. Il y a, pour vous donner une idée, un tiers de moins de pédopsychiatres qu'il n'y en avait il y a 12 ans. Il n'y en avait déjà pas beaucoup. Aujourd'hui, il y en a à peu près 2000, d'après votre rapport. Voilà, il faut aujourd'hui entre 6 mois et 2 ans pour qu'un enfant puisse bénéficier d'une consultation en CMP, en centre médico-psychologique. Or, il est évident, et là aussi, il n'y a pas besoin d'être professionnel pour le dire, il est évident que plus on prend un trouble qui peut être de l'anxiété tôt, plus il sera soigné et surtout, on évitera qu'il se transforme en un trouble psychiatrique. Et un trouble psychiatrique qui se développe dès l'enfance, ça va vouloir dire forcément un adulte qui sera en risque de troubles psychiatriques. »