Conférence de presse conjointe du Président Emmanuel Macron et du Président Joe Biden.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:00FerméeRéponse directe
Est-ce que les États-Unis vont accorder des exemptions aux industries européennes face aux subventions massives de la loi sur la réduction de l'inflation ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le président Macron repart rassuré sur les questions économiques et quelles échéances pour les discussions ?
- 23:00OuverteRéponse directe
Les cheminots méritent-ils davantage qu'une journée de congé maladie payée aux États-Unis ?
- 26:00OuverteRéponse directe
Avez-vous confiance dans la capacité des États-Unis à maintenir leur soutien à l'Ukraine ?
- 29:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez contacter Vladimir Poutine et qu'en pensez-vous des conditions de Zelensky pour négocier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Joe BidenFait
« La France est un de nos partenaires les plus forts et, sur le plan historique, l'un de nos alliés les plus capables. »
- 5:00Joe BidenChiffre
« Nous avons mobilisé 15,7 milliards de dollars entre les États-Unis et la France, la France étant l'un des deux plus grands contributeurs du Fonds mondial. »
- 8:00Joe BidenFait
« Les États-Unis et l'Europe se diversifient en s'éloignant du gaz naturel russe, tout en accélérant la transition vers des énergies propres. »
- 10:00Joe BidenFait
« Nous avons le même programme de base pour confronter les défis. Parfois, nous avons de légères différences, mais cela n'est pas fondamental. »
- 12:00Emmanuel MacronPromesse
« Nous avons décidé d'organiser, le 13 décembre prochain, une conférence de soutien à la résilience ukrainienne à Paris. »
- 15:00Emmanuel MacronPromesse
« Nous œuvrerons ensemble pour préparer le One Forest Summit qui se tiendra sur le sol africain, au Gabon, à la fin du premier trimestre prochain. »
- 19:00Joe BidenChiffre
« Les États-Unis ne s'excusent pas, et je ne m'excuse pas vu que j'ai voté pour cette loi dont vous parlez, mais c'est une situation où une législation massive porte sur 360 milliards de dollars. »
- 24:00Joe BidenFait
« Nous sommes un des rares pays au monde qui n'ait pas de congés payés pour les travailleurs. »
- 25:00Joe BidenChiffre
« Nous avons obtenu une augmentation de salaire de 43 % donc il y a beaucoup de choses qui se passent. »
- 27:00Emmanuel MacronFait
« Nous n'allons jamais faire pression sur les Ukrainiens pour qu'ils acceptent un compromis qui ne serait pas acceptable pour eux. »
- 30:00Emmanuel MacronFait
« Il est légitime que le président Zelensky ait des pré-conditions pour négocier. »
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Je vous en prie, veuillez vous asseoir. Je suis très heureux de vous retrouver aujourd'hui. Le président Macron et moi-même avons passé du temps ensemble.
Nous avons eu un dîner privé avec nos épouses hier soir. C'est merveilleux de vous accueillir ici. Nous avons eu d'excellentes conversations et j'apprécie toujours ces opportunités de partager des idées avec vous, Monsieur le Président.
J'ai surtout apprécié le temps que nous avons passé ensemble avec le Président, Brigitte et mon épouse. C'est la première fois depuis longtemps que j'ai un dîner dans la ville de Washington, mais j'avais la protection du gouvernement français. Sans plaisanter, la France est un de nos partenaires les plus forts et, sur le plan historique, l'un de nos alliés les plus capables.
Sachez que vous êtes mon ami, outre le fait que vous soyez le président d'un grand pays, et nous partageons les mêmes valeurs. Nous avons le même programme de base pour confronter les défis. Parfois, nous avons de légères différences, mais cela n'est pas fondamental, en tout cas de ce que j'ai vu depuis que je suis en fonction, depuis quelques années.
Ensemble, avec tous nos alliés de l'OTAN, l'Union européenne et le G7, nous faisons front commun contre la guerre brutale menée par la Russie contre l'Ukraine. Nous en avons beaucoup parlé durant notre rencontre bilatérale. Nous continuerons à soutenir fermement le peuple ukrainien qui défend ses foyers et ses familles, sa souveraineté et son intégrité territoriale contre l'agression de la Russie.
C'est extraordinairement brutal. Je savais que ce serait brutal, mais je n'aurais pas pu imaginer que ce serait aussi brutal que cela. Nombre de journalistes ont pu le voir d'eux-mêmes sur le terrain.
Aujourd'hui nous réaffirmons, comme je l'ai dit, que nous sommes ensemble contre cette brutalité, et nous allons continuer de soutenir le peuple ukrainien qui défend ses foyers, les familles, la souveraineté et l'intégrité du pays contre cette agression russe. Je dois vous remercier, Monsieur le Président, pour l'accueil que le peuple français réserve à plus de 100 000 réfugiés ukrainiens. Cela témoigne de votre identité en tant que peuple.
Ce sont des gens qui fuient la barbarie. Poutine pense qu'il peut écraser la volonté de tous ceux qui s'opposent à ses ambitions impériales, en attaquant les infrastructures civiles en Ukraine, en bloquant l'approvisionnement énergétique de l'Europe pour faire grimper les prix et en exacerbant une crise alimentaire qui touche les populations vulnérables, pas qu'en Ukraine, mais dans le monde entier. Il ne réussira pas.
Le Président Macron et moi-même sommes résolus à continuer de travailler ensemble pour demander des comptes à la Russie et pour atténuer les conséquences mondiales de la guerre de Poutine sur le reste du monde. Les États-Unis et l'Europe se diversifient en s'éloignant du gaz naturel russe, tout en accélérant la transition vers des énergies propres. Nous allons continuer à travailler en partenariat étroit avec l'Europe pour aller de l'avant.
Je me félicite des progrès que nous avons déjà réalisés sur ces questions dans le cadre de la Task Force États-Unis/Union européenne sur la sécurité énergétique, et aujourd'hui nous sommes également engagés à approfondir la coopération entre la France et les États-Unis sur l'énergie nucléaire civile, par le biais de notre partenariat bilatéral sur les énergies propres. Partout dans le monde, la France et les États-Unis travaillent à renforcer la stabilité et la sécurité. Nous partageons une vision pour l'Indo-Pacifique.
Nous voulons un Indo-Pacifique libre et ouvert, prospère et sûr, et nous continuerons à renforcer notre étroite coopération pour défendre les principes internationaux fondamentaux dans l'Indo-Pacifique, notamment la liberté de navigation et de survol. Nous travaillons aussi ensemble pour soutenir un Moyen-Orient plus intégré, plus pacifique et plus prospère. Là, je tiens à remercier tout particulièrement le président Macron pour les efforts qu'il a déployés afin de contribuer à la conclusion de l'accord historique sur la frontière maritime entre Israël et le Liban.
Nous sommes également aux côtés du peuple iranien, et la France et les États-Unis travaillent ensemble pour demander des comptes aux responsables des violations des droits de l'homme, pour contrer le soutien de l'Iran à la guerre en Russie et pour s'assurer que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire. Alors que nous, aux États-Unis, sommes impatients d'accueillir le prochain sommet des dirigeants américains et africains, le Président Macron et moi-même comprenons l'influence et l'importance de l'Afrique. La France a beaucoup à contribuer.
Nous allons donc approfondir notre engagement en écoutant et en travaillant avec nos partenaires africains pour aider à renforcer la gouvernance, la sécurité et les opportunités économiques sur le continent et pour relever les défis mondiaux de notre époque. Notre partenariat s'étend également à la coopération dans l'espace, qu'il s'agisse de coordonner la défense, nos activités spatiales, ou de renforcer les efforts scientifiques pour surveiller le changement climatique de la terre. Nous avons eu une discussion approfondie sur la loi sur la réduction de l'aviation Je sais que nous allons beaucoup en parler.
Les États-Unis partagent l'objectif d'avoir des investissements audacieux dans les énergies propres, pour créer les industries de l'avenir, y compris les batteries et les énergies propres. Nous avons parlé d'approches pratiques pour [ INAUDIBLE ] l'alliance, afin de renforcer le partenariat transatlantique sur le climat et les énergies propres des deux côtés de l'Atlantique. Nous avons demandé à nos équipes de faire le suivi sur ces dossiers.
Il s'agit donc de consultations pérennes entre les États-Unis et l'Union européenne pour essayer de régler certaines divergences. La France et les États-Unis font également des efforts pour renforcer la santé mondiale et la sécurité sanitaire mondiale. La visite du président Macron tombe le jour de la Journée mondiale de lutte contre le sida, et je veux particulièrement souligner nos efforts conjoints pour atteindre notre objectif de mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030.
C'est un but que nous avons fixé et nous le réaliserons. Pour ce faire, nous avons tous les outils dont nous avons besoin. Il s'agit tout simplement d'en faire une priorité, non seulement pour nous deux, mais pour tous les pays du monde.
Je suis fier de prendre le relais et d'aider à organiser la conférence mondiale. Cela a fait suite au leadership français. Nous avons mobilisé 15,7 milliards de dollars entre les États-Unis et la France, la France étant l'un des deux plus grands contributeurs du Fonds mondial.
Cela va permettre de sauver des millions de vies. Si j'énumérais tous les domaines dans lesquels la coopération entre la France et les États-Unis permet de faire des progrès scientifiques significatifs, nous serions ici jusqu'au dîner. Permettez-moi de conclure en soulignant notre investissement à long terme pour approfondir les liens entre nos peuples, en particulier notre programme franco-américain Fulbright, qui fêtera son 75ᵉ anniversaire l'année prochaine et qui a facilité des milliers d'échanges entre nos étudiants et nos éducateurs au fil des décennies.
Cela est tout à fait critique pour notre relation. C'est un élément clé pour garantir que l'avenir de cette alliance vitale reste fort et dynamique pour les générations à venir. Emmanuel, merci encore une fois pour tout ce que nos nations font ensemble et notre coopération.
Mon administration a construit notre politique étrangère autour de la force de nos alliances et la France est au cœur même de cet engagement. Merci, mon ami, et je me réjouis de travailler avec toi et, comme on le dit dans le style américain, je te cède la parole. Merci, Monsieur le Président.
Monsieur le Président, cher Joe, merci infiniment pour ces mots qui reflètent complètement l'échange que nous venons d'avoir, mais merci surtout pour votre accueil. Nous étions très heureux, en effet, avec mon épouse, de partager ce moment hier à vos côtés et aux côtés de votre épouse. Je veux vous dire combien nous sommes, je le disais ce matin, à la fois émus et honorés, ma délégation et moi-même, d'être accueillis par vous en cette première visite d'État sous votre administration.
Au fond, cette relation, nous l'avons l'un et l'autre dit ce matin et vous venez de le rappeler, se bâtit sur une histoire qui nous oblige et nous dépasse, parce qu'elle est faite de sang versé et d'engagements réciproques. Je dirais qu'à l'échelle des siècles, à chaque fois que les choses vitales et essentielles ont été en jeu, nous avons été là l'un pour l'autre, sans coup férir et sans aucun doute, et c'est ce qui doit structurer le reste. C'est cet esprit qui prévaut, dans le contexte que nous vivons depuis le mois de février dernier.
Vous l'avez rappelé, je ne vais pas redire ce qu'a parfaitement décrit le président Biden mais, cher Joe, vous avez très bien dit ce que nous faisons ensemble en Ukraine. Nous avons très clairement condamné cette guerre, immédiatement. Nous avons mené toutes les actions diplomatiques pour condamner cette guerre et les crimes de guerre qui sont commis par la Russie sur le sol de l'Ukraine, et nous soutenons à la fois l'armée ukrainienne dans sa résistance et la population civile pour résister.
Je veux ici vraiment remercier les États-Unis d'Amérique pour la nature et la magnitude de l'aide qui est fournie parce que cette guerre touche le sol européen. Elle nous touche, je dirais, encore plus directement et vous avez fait le choix de déployer beaucoup de moyens pour participer à l'effort collectif. Dans ce contexte-là, la discussion de ce matin nous a permis d'une part de confirmer les initiatives que nous prendrons encore dans les prochains jours et prochaines semaines pour renforcer l'aide aux troupes ukrainiennes et leur permettre de résister.
Nous avons aussi décidé de continuer d'agir ensemble pour aider la population civile ukrainienne à résister car, on le voit bien, aujourd'hui l'effort de guerre russe se concentre sur les infrastructures civiles et multiplie les exactions pour désespérer la population civile et rendre l'hiver impossible. C'est ce pour quoi nous avons décidé d'organiser, le 13 décembre prochain, une conférence de soutien à la résilience ukrainienne à Paris, et je vous remercie pour le soutien apporté et l'étroite coordination en la matière. Nous avons souhaité aussi continuer le travail étroit avec en particulier le président Zelensky, autour des dix points qui ont été proposés par ce dernier.
Je veux ici saluer aussi l'effort qui est fait par le président Zelensky pour engager un chemin de paix possible et durable, en même temps qu'il conduit une résistance héroïque depuis maintenant plusieurs mois. Je crois que nous avons toujours été sur la même ligne, aider l'Ukraine à résister, ne rien céder à nos valeurs et aux principes de la Charte des Nations Unies, éviter toute escalade incontrôlée dans ce conflit et acter qu'au moment qui sera opportun, dans des conditions, pour leur territoire, qu'il revient aux Ukrainiennes et aux Ukrainiens de décider, nous serons là pour aider à bâtir la paix. Je pense qu'à cet égard, avoir la clarté des positions qui sont les vôtres est important pour nous car notre objectif, nous l'avons discuté, est de bâtir une paix durable.
Nous avons également évoqué les conséquences directes et indirectes de cette guerre et les conséquences en matière de sécurité alimentaire et énergétique pour l'ensemble de la planète. Nos initiatives communes, au G20 comme au G7, vont dans ce sens, et nous avons pu le rappeler également ensemble ce matin, pour pouvoir essayer, pour nombre de pays, de pallier les conséquences de ce conflit sur leurs économies. Nous avons aussi eu, ce matin, une très bonne discussion sur l'AERE et les textes récemment pris par l'administration américaine, et nous avons décidé ensemble, comme vient de le dire le président, que nous allions resynchroniser nos approches et nos agendas pour investir dans les industries émergentes critiques telles que les semi-conducteurs, l'hydrogène, les batteries et les sujets industriels qui sont absolument décisifs parce que nous partageons la même vision et la même volonté.
Le président Biden veut créer des emplois industriels, dans la durée, pour son pays et bâtir une industrie forte et sécuriser les approvisionnements. C'est exactement la même vision que nous portons, et c'est pourquoi nous avons donné mandat à nos équipes de poursuivre ce travail en coordination étroite, pour pouvoir trouver des solutions sur les sujets identifiés et surtout, avec une coordination avec l'ensemble des Européens d'une part, et avec vous, pouvoir bâtir un agenda qui nous permet d'avoir plus d'emplois industriels et aux États-Unis et en Europe, et garantir la force et la résilience de nos chaînes d'approvisionnement de manière intégrée car notre volonté est de garder une forte intégration à cet égard. Ce travail en Européens, c'est aussi celui que nous voulons conduire sur à peu près tous les sujets de l'agenda.
Mais, vous l'avez rappelé, Président, à l'instant, ce que nous voulons faire aussi, c'est développer plusieurs sujets d'avenir. Les séances de travail que nous avons pu avoir hier et ce que nos ministres et nos équipes ont pu préparer nous permettent d'acter aussi un agenda, je dirais, d'avenir et d'espérance, je l'évoquais ce matin, dans plusieurs domaines : le spatial, avec à la fois des sujets de recherche, d'exploration, mais aussi des sujets industriels d'avenir, le nucléaire civil, avec là aussi des nouveaux sujets de recherche communs, en particulier sur les techniques les plus avancées car je crois pouvoir dire que, pour l'un et pour l'autre, le nucléaire civil fait partie de la solution énergétique dans laquelle nous croyons et qui seule permet de réussir à créer des emplois, avoir une énergie sur-compétitive et atteindre notre objectif de neutralité carbone en 2050. Nous avons eu aussi l'occasion d'avoir beaucoup d'échanges sur le quantique entre nos différents acteurs et, en matière de technologie et d'innovation, là aussi nos délégations sont là pour illustrer tout le travail qui est fait pour continuer d'avancer sur un agenda commun.
Enfin, ce sont aussi nos engagements sur les grands sujets internationaux qui irriguent notre relation. Je ne saurais trop redire ici combien nous avons été heureux de voir votre choix qui correspondait à vos engagements historiques et à vos engagements de campagne, de revenir sur les grands sujets internationaux, qu'il s'agisse du climat ou de la santé. Cela change la donne et, là où nous avons pu résister pendant quelques années, nous avons pu réengager les efforts.
En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, je veux ici dire, de concert avec vous, combien nous continuons à tenir en effet cet agenda d'éradication en 2030, et combien nos deux pays ont œuvré de concert ces dernières années dans le financement du Fonds mondial dont nous sommes les principaux contributeurs, pour lutter contre le VIH, mais également contre la malaria et plusieurs autres virus qui ravagent en particulier les pays les plus fragiles et les populations les plus fragiles. Nous continuerons cet effort sans relâche. C'est la même détermination qui prévaut dans notre relation pour avancer ensemble sur les sujets de climat et de biodiversité.
Au-delà de cette volonté d'avancer sur les innovations et un agenda de solutions sur le climat, nous avons acté, là aussi, plusieurs initiatives lors de cette visite d'État, bâtir des solutions de financements innovants pour aider les pays émergents et les pays les plus fragiles, pour leur permettre de nous accompagner sur cette route du développement et du climat. À cet égard, vous aurez un rôle essentiel dans le sommet que nous comptons organiser à l'été prochain, de nouveau partenariat entre le Nord et le Sud, qui s'inscrit pleinement d'abord dans la logique de ce que nous avons fait ensemble pour réallouer plus de moyens vers les pays du Sud, mais aussi de l'agenda de réforme de nos institutions multilatérales financières, qui est indispensable pour réussir cet objectif, en particulier réforme de la Banque mondiale et amélioration de nos instruments financiers existants. En matière de biodiversité, nous avons eu l'occasion hier de parler avec le caucus compétent et nous avons eu des discussions à plusieurs reprises ensemble, notre volonté est, là aussi, d'avoir un agenda extrêmement ambitieux.
En particulier, nous œuvrerons ensemble pour préparer le One Forest Summit qui se tiendra sur le sol africain, au Gabon, à la fin du premier trimestre prochain, ce sujet étant aussi au cœur de ceux que vous voulez soulever avec les États africains que vous accueillerez dans quelques jours à Washington. Là aussi, sur ce volet, il y a une forte convergence entre nos vues. Enfin, nous continuerons d'être engagés ensemble dans la lutte contre le terrorisme et pour la paix.
En étant à vos côtés, j'ai évidemment une pensée pour nos soldats qui sont tombés en Afghanistan, au Proche et Moyen-Orient et en Afrique durant ces dernières années, pour se battre pour la sécurité de ces régions du monde et de nos pays. Je veux ici, une fois encore, vous redire notre engagement. Nous continuons à être engagés dans notre coalition internationale au Proche et Moyen-Orient à travers notre action militaire, et nous continuerons de l'être de manière très étroite car nous n'avons pas fini ce combat, et je pense qu'il est important de le rappeler à tous nos alliés et tous nos partenaires.
Nous devons continuer d'agir contre le terrorisme islamiste dans le Proche et Moyen-Orient, cet agenda n'est pas terminé. Je voulais vous remercier aussi pour l'aide précieuse que vous nous avez apportée durant toutes ces dernières années et que vous continuez de nous apporter dans la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Afrique de l'Ouest. Cette aide est précieuse et nous a permis, ces dernières années, y compris ces dernières semaines, d'avoir des résultats extrêmement concrets.
Donc nous continuerons, là aussi, d'œuvrer ensemble. Je pourrais également passer l'après-midi, de concert avec vous, à égrener tous les sujets sur lesquels nous travaillons ensemble, de l'Indo-Pacifique et plus particulièrement de la réorganisation de notre présence dans l'Océan Indien. Je voudrais avoir un mot, peut-être, pour remettre les choses dans le bon ordre.
Cher Joe, tu as eu l'élégance de remercier la France pour son aide sur l'accord historique qui a été trouvé entre Israël et le Liban. Nous avons fait le maximum pour aider à le finaliser. Je crois quand même que l'honnêteté me conduit à dire que c'est essentiellement vous qui avez fait le travail.
Donc je pense que, dans ce moment, c'était un travail essentiel, et je veux tout particulièrement vous en remercier pour le Liban qui nous est si cher et qui avait besoin de cet accord, au-delà des sujets qui sont au cœur de l'agenda libanais pour les prochaines semaines et les prochains mois. Voilà, Mesdames et Messieurs, ce que je souhaitais dire. Pour finir, je souhaitais vraiment remercier le président Joe Biden parce que, ce qu'il a dit, je peux le dire à son endroit.
Ce n'est pas simplement un dirigeant avec lequel nous partageons beaucoup de valeurs et de combats, c'est un dirigeant avec lequel nous avons des discussions très franches, très directes et respectueuses, et engagées sur tous les sujets. C'est aussi devenu un ami, et je tenais à te remercier pour l'accueil qui nous est fait, l'honneur qui nous est fait, mais surtout l'importance, dans ce moment, de pouvoir passer du temps ensemble et prendre des décisions pour notre avenir commun. Merci infiniment.
Merci, Emmanuel. En privé, je l'appelle celui qui me permet de conclure les accords. Il a fallu négocier mais il a fallu quelqu'un pour booker, et je l'en remercie.
Nous allons inviter deux journalistes par personne, donc quatre en tout. La première question nous viendra de l'AFP, Miss [ INAUDIBLE ]. Merci, Monsieur le Président.
Une question pour vous et pour le Président Macron. Vous dites que vous allez maintenant assurer une meilleure coordination avec la France mais le Président Macron a dit hier que la loi sur la réduction de l'inflation était super agressive. Monsieur le Président, est-ce que vous allez repartir de Washington avec l'assurance que les États-Unis auront en effet accordé des [ INAUDIBLE ] aux industries européennes pour faire face aux subventions massives qui ont été votées ?
Plus généralement, vous avez dit hier que cette politique économique de Joe Biden faisait courir le risque de fragmenter l'Occident. Est-ce qu'en tenant de tels propos, ce n'est pas vous qui, d'une certaine manière, risquez de créer des divisions ? Je vais répondre à la dernière question.
Les États-Unis ne s'excusent pas, et je ne m'excuse pas vu que j'ai voté pour cette loi dont vous parlez, mais c'est une situation où une législation massive porte sur 360 milliards de dollars, et c'est la plus grande disposition sur le changement climatique de l'histoire, et il y a des problèmes et il va falloir réconcilier les changements. Par exemple, il est dit qu'il y a des exceptions et des dérogations pour les accords de libre échange, et cela a été ajouté par le Congrès. Il s'agissait d'alliés et non pas particulièrement d'accords de libre échange.
Donc il y a beaucoup de choses qui peuvent être réglées, mais on va s'assurer que les États-Unis et l'Europe puissent continuer en matière de chaîne d'approvisionnement. Nous avons notre propre chaîne d'approvisionnement et nous la partageons avec l'Europe et les Alliés, et ils ont la possibilité de faire la même chose. Il y a des modifications que l'on peut apporter pour faciliter la situation pour les pays d'Europe, pour y participer, mais cela doit faire l'objet d'une discussion.
Lorsque j'ai rédigé ce texte, je n'ai jamais eu l'intention d'exclure des entités qui coopéraient avec nous. Cela n'a jamais été le but. Le but, c'était d'éviter que nous soyons dans une situation où, en cas de pandémie en Asie, la Chine déciderait qu'elle ne nous vendrait plus de puces informatiques.
C'est nous qui avons inventé les puces. Quoi qu'il en soit, ce que je veux dire c'est que nous sommes de retour, l'Europe est de retour, et nous allons continuer de créer des emplois manufacturiers, et cela sans que ce soit aux dépens de l'Europe. Ce que nous avons échangé avec le président Biden, ce que le Président Biden vient d'ailleurs de dire et ce que j'évoquais hier à propos du caucus, c'est simple.
Les États-Unis d'Amérique ont pris une législation pour leur industrie et leur pays, avec un objectif que nous partageons, créer plus d'emplois, créer des opportunités pour les classes moyennes et réussir à accélérer la transition climatique. La réalité, et notre discussion a permis de parfaitement montrer que ce n'était absolument pas l'objectif des États-Unis de le faire, c'est qu'une des conséquences de cette législation est que, sur des projets qui étaient en train de se développer sur le continent européen, l'écart des subventions est tel que ces projets risquent de tomber. Ce n'est pas l'intention du président Biden.
Hier, j'ai d'ailleurs pu discuter avec plusieurs sénateurs et représentants au Congrès, qui m'ont assuré que ce n'était pas non plus leur intention. Donc la France n'est pas venue ici demander telle ou telle exception pour son économie. On est venus partager la manière dont nous vivions les conséquences de cette réglementation et, à un moment où l'actualité nous somme d'agir de manière encore plus concertée, ensemble, face aux défis mondiaux, de resynchroniser, comme j'ai pu le dire, c'est-à-dire de trouver une dynamique positive nouvelle pour clarifier quels sont nos objectifs et comment agir ensemble.
La discussion de ce matin a été parfaitement claire pour moi, et j'ai senti d'ailleurs la même intention chez l'ensemble des membres du Sénat comme des représentants hier. La volonté du Président Biden est de refaire ici une industrie forte et de sécuriser des solutions technologiques pour l'avenir. La France veut exactement la même chose pour elle-même, et nous nous battons jours et nuits depuis un peu plus de 5 ans pour faire la même chose dans notre pays, ce qui nous a permis de stopper près de 15 ans de de désindustrialisation en France et de recréer des emplois industriels et des solutions dans notre pays.
On veut juste continuer de faire cela et donc on va le faire ensemble. C'est pourquoi nous avons décidé, en lien avec les autres Européens et la Commission européenne, d'avoir un travail qui doit être maintenant technique pour que ces effets en dominos qui pouvaient exister, sur les projets qui étaient en train de se développer en Europe, soient réglés. On veut réussir ensemble, pas l'un contre l'autre.
Ça a été clair et c'est ce qui ressort de ce matin. C'est exactement la philosophie que je partage et c'est celle dont nous avons besoin. Bonjour, Messieurs les Présidents, William Galibert pour la radio RTL.
Pour compléter la question de ma collègue, Monsieur Biden, en français on dit qu'il n'y a pas d'amour mais qu'il n'y a que des preuves d'amour. Est-ce que vous avez l'impression que votre ami français repart entièrement rassuré et que vous avez rassuré vos alliés européens sur les questions économiques ? Et pourrait-on avoir quelques précisions supplémentaires ?
Est-ce que vous vous êtes fixé, Monsieur Macron, des échéances précises pour ces discussions économiques et des secteurs précis sur lesquels vous attendez peut-être des aménagements des politiques économiques américaines ? Merci. Pour être très clair, d'abord nous, nous allons faire un travail en Européens.
Sur les semi-conducteurs, l'hydrogène, les batteries et notre industrie, on va continuer d'avancer en Européens. Nous ne sommes pas là pour demander des preuves d'amour mais pour se mettre d'accord sur une stratégie et clarifier les choses qui méritaient de l'être. Je considère que la discussion l'a fait.
Maintenant, nous, nous avons notre propre travail. On ne peut pas demander aux États-Unis d'Amérique de prendre une loi pour régler les problèmes de l'Europe. Donc nous, en Européens, on doit aller plus vite et plus fort pour avoir la même ambition et réussir à nous mettre aussi en synchronie.
De notre côté, nous avons clarifié les choses aujourd'hui. Il y a déjà plusieurs forums de discussions qui existent, et c'est dans les prochaines semaines et les prochains mois que nous allons clarifier cela. Mais ça va assez vite parce que nos projets sont en train de se développer.
Pour moi, il y a une grande clarté stratégique dans les échanges de ce matin. Il y a eu beaucoup de sincérité et beaucoup de franchise. À partir de là, je considère que les discussions des prochains jours qu'il y aura déjà avec la Commission européenne, les discussions qu'on aura dans les prochaines semaines en lien étroit avec nos partenaires allemands, nos autres partenaires européens, la Commission et l'administration américaine, vont permettre de clarifier sans difficulté ce sujet.
Je repars confiant mais aussi lucide sur ce qui est à faire aussi du côté européen, c'est une bonne chose. J'ai confiance, je suis confiant. Voilà mes réponses.
La prochaine question sera, je vais consulter ma liste, c'est à moi d'inviter un journaliste, la radio NPR. Merci, Monsieur le Président. J'ai une question sur la politique nationale et, Monsieur Macron, j'ai aussi une question pour vous concernant l'Ukraine.
Premièrement, Monsieur le Président Biden, est-ce que les cheminots méritent davantage qu'une journée de congé maladie payée ? Et pourquoi n'avez-vous pas négocié ce dispositif pendant vos négociations avec le Congrès ? Oui, j'adore ce que vous dites.
Vous dites que j'ai négocié un contrat que personne n'aurait pu négocier. C'est vrai que je voulais des congés payés non seulement pour les cheminots, mais pour tout le monde. Mais les Républicains ont dit qu'ils ne pouvaient pas voter pour cela.
Nous sommes un des rares pays au monde qui n'ait pas de congés payés pour les travailleurs. Nous avons obtenu une augmentation de salaire de 43 % donc il y a beaucoup de choses qui se passent. Cela règle la question de l'échelle des salaires qui a été négociée en ce qui concerne les jours de congés, et cela nous a permis d'épargner 750 000 emplois et d'éviter une récession.
Je suis clair, ce qui a fait l'objet d'une négociation était bien meilleur que ce qui existait auparavant, et ils y ont tous souscrit, notez-le, les 14 syndicats. À l'époque, ils m'ont demandé de soutenir le projet mais cela ne veut pas dire que, si nous allons voter cette loi d'ici vendredi, d'ici la fin de semaine, je vais renoncer aux congés payés. Je vais continuer de lutter pour les congés payés, non seulement pour les cheminots, mais pour tous les travailleurs.
J'imagine que cela pourrait surprendre certains de nos amis européens qu'il n'y ait pas de congés payés aux États-Unis. Nous sommes un des rares pays au monde à ne pas se doter de ces dispositifs. L'heure est venue !
Voilà, c'était l'objet des consultations, et les syndicats y ont souscrit. Vous le notez, il y avait quatre syndicats, sur les treize ou quatorze syndicats, qui n'étaient pas satisfaits, mais je crois que nous allons conclure, peut-être pas dans le cadre de cet accord-ci, mais éviter la grève du rail, maintenir le réseau ferroviaire, et ensuite retourner à la table des questions pour les congés payés, non seulement pour les employés du rail, mais pour tous les travailleurs. Monsieur le Président Macron, aux États-Unis, le président Biden demande [INAUDIBLE] de soutiens supplémentaires à l'Ukraine.
Il y a de la résistance de la part des Républicains, au Congrès, qui disent qu'ils ne peuvent pas continuer d'écrire un chèque en blanc. Avez-vous confiance, que les États-Unis seront en mesure de continuer ce soutien à l'Ukraine, donc au même niveau qu'au cours des mois passés ? Est-ce que vous avez parlé au Président Biden, pour essayer d'enjoindre l'Ukraine à négocier, surtout avec l'approche de l'hiver et la crise énergétique ?
Je veux remercier avant tout le président Biden et son administration pour cet engagement si fort en faveur de l'Ukraine et de son peuple. Permettez-moi de vous dire que nos deux nations reposent sur des valeurs et leur histoire, mais ce qui est en jeu en Ukraine, très loin d'ici, ce n'est pas simplement un petit pays en Europe, il s'agit de nos valeurs, il s'agit de nos principes, il s'agit de ce dont nous avons convenu dans la Charte des Nations-Unies : protéger la souveraineté, l'intégrité territoriale, et c'est la raison pour laquelle je pense très sincèrement que le fait que les États-Unis soutiennent si fortement l'Ukraine à l'heure actuelle est très important, pas uniquement pour les Ukrainiens, mais également pour les Européens. Et c'est la raison pour laquelle nous vous remercions de cette solidarité, mais également pour la stabilité de notre monde, aujourd'hui, parce que si nous considérons que nous pouvons abandonner le plein respect de ces principes, cela signifie qu'il n'y a aucune stabilité possible dans ce monde.
Je pense, en conséquence, qu'il est très important que vous soyez si engagés. Et je remercie, à ce titre, votre peuple, vos élus. Nous allons poursuivre avec notre propre soutien.
Nous avons augmenté notre soutien militaire, économique également, nous augmentons également notre soutien humanitaire, et quant à la deuxième question que vous avez posée, permettez-moi de vous dire que nous n'allons jamais faire pression sur les Ukrainiens pour qu'ils acceptent un compromis qui ne serait pas acceptable pour eux, car ils sont si courageux et ils défendent précisément leur vie, leur nation et nos principes, et nous n'aurions jamais de paix durable dans ce cas. Si nous voulons une paix durable, nous avons besoin de respecter les Ukrainiens et qu'ils décident eux-mêmes le contenu, le moment de négocier toute question relative à leur territoire et [INAUDIBLE] Dernière question, s'il-vous-plaît. Monsieur Macron, vous allez vous entretenir, dans les prochains jours, les prochaines semaines, avec Vladimir Poutine.
Le lien est maintenu depuis le début de la guerre ; vous n'avez pas toujours été d'accord avec cela. Est-ce qu'aujourd'hui vous approuvez l'approche du président français ? Et puis une deuxième question pour vous deux : alors que la guerre en Ukraine semble aujourd'hui à un tournant, est-ce qu'il vous semble réaliste que le président Zelensky conditionne l'ouverture de négociations à un retour dans le giron ukrainien de la Crimée ?
Merci. Bien, il y a une manière de mettre fin à cette guerre de manière rationnelle. Premièrement, Poutine quitte l'Ukraine, mais apparemment il ne va pas la faire, et il paie un lourd tribut pour cela, et il inflige un carnage incroyable contre la population civile en Ukraine.
Il bombarde des maternités, des hôpitaux, des maisons pour enfants. C'est malade, ce qu'il fait. En fait, je n'ai pas de plan de contacter Monsieur Poutine.
Je vais bien choisir mes mots. Je suis prêt à parler avec Monsieur Poutine si, en fait, il y a un intérêt de sa part pour montrer qu'il cherche à mettre fin à la guerre. Il ne l'a pas fait, et si cela est le cas, en consultation avec mes amis français et de l'OTAN, je serai disposé à m'asseoir avec Poutine pour voir quelles sont ses intentions.
Mais il ne l'a pas fait. Mais entre temps, je pense qu'il est tout à fait critique...
Nous devons absolument soutenir le peuple ukrainien. L'idée selon laquelle Poutine vaincra à un moment quelconque l'Ukraine est au-delà du compréhensible. Imaginez donc qu'ils essayent d'occuper ce pays pendant deux, cinq, dix ou vingt ans, si cela était possible.
Il a fait des erreurs de calcul à tous les niveaux. Il pensait qu'ils seraient accueillis à bras ouverts dans les régions russophones de l'Ukraine. Relisez ses textes, lorsqu'il a dit qu'il allait les envahir.
Regardez ses textes, ces discours qu'il a prononcé. Il a parlé du besoin de devenir un nouveau Pierre le Grand, il a parlé du besoin de la population de Kiev, qui est le cœur de l'identité russe, les origines de la Russie. Il a fait des erreurs de calcul à tous les niveaux.
Donc la question qui se pose, c'est comment peut-il s'extriquer de cette situation ? Moi je suis prêt, si lui est prêt à parler. Je voudrais savoir quelles sont ses intentions, mais je le ferai avec mes alliés de l'OTAN, je ne le ferai pas tout seul.
Je vous remercie. Sur la question que vous posez et les préconditions ou les conditions qui sont mises par le président ukrainien, je pense que ce qui est important, pour nous tous, de regarder, c'est qu'au moment-même où l'Ukraine est en train de résister, de subir des crimes de guerre, de subir des attaques sur ses infrastructures civiles, de mener des contre-offensives, le président Zelensky a proposé un plan de paix en dix points, et je pense que notre devoir, c'est d'engager le travail avec lui, parce qu'il y a une vraie volonté de la part des Ukrainiens d'aller sur le terrain de la discussion, et nous le reconnaissons et nous le saluons. Et je peux ici vous dire, pour avoir été pendant plusieurs années responsable du suivi de ce qu'on appelait le format Normandie, et donc de la mise en œuvre des accords de Minsk, la dernière réunion qu'il y a eu entre le président Zelensky et le président Poutine, elle date, c'est d'ailleurs la seule, de décembre 2019, et nous étions à cette époque-là avec la chancelière Merkel, je peux vous dire que j'ai vu un président sincère, qui voulait discuter et négocier, et le président Zelensky, depuis son élection jusqu'au mois de février dernier, n'a eu de cesse de vouloir négocier.
Celui qui a décidé de lancer une guerre, c'est le président Poutine. J'en ai été le témoin direct, y compris par le déplacement que j'ai pu faire en Russie et en Ukraine au début du mois de février. Donc il est légitime que le président Zelensky ait des pré-conditions pour négocier.
Maintenant, nous, nous devons travailler la substance de ce qui peut être, à terme, un accord de paix, et ensuite c'est l'évolution des prochaines semaines et des prochains mois qui nous dira le moment qui est le bon et le choix des Ukrainiens. Une fois qu'on a dit ça, je continuerai en effet à parler au président Poutine, et d'ailleurs nous nous en sommes entretenus ce matin avec le Président Biden, parce que nous avons constamment essayé aussi d'éviter des escalades et d'obtenir des choses très concrètes. Et donc, en particulier, j'aurai une discussion sur la question de la sûreté et de la sécurité des centrales nucléaires dans les zones contestées, en particulier celles de Zaporijjia, parce que je pense que le travail que la France mène depuis plusieurs mois, et d'ailleurs depuis le début du conflit, rappelez-vous, on l'a fait dès le mois de mars sur la centrale de Tchernobyl, en soutien du très bon travail fait par l'AIEA et son directeur général, Monsieur Grossi, est important.
Donc il faut continuer de faire cela et d'engager. Donc nou continuerons. Voilà.
Merci beaucoup. [INAUDIBLE]
Emmanuel Macron