Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 31 mai 2018 35 minAutoproduitFond programmatiqueLogementInstitutions & électionsEnvironnement & énergieSolidarités & famille

CONTRE LA MACHINE À FAIRE DES GHETTOS - Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Locuteur 1Chiffre
    « 60% de la population mondiale vivent en ville »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

nous avons préparé cette loi tout 17 que nous sommes avec le même sérieux que les précédentes nous allons déposer nous avons déposé sans amendements et madame torride entrera à la suite de notre groupe dans le détail technique que cette loi appel car c'est une loi qui est évidemment un contenu éminemment technique je le sais moi qui ai été élu local et qui suit en état d'apprécier l'impact de ce dont nous discutons aujourd'hui mais avant d'y venir je voudrais me situer dans une perspective que d'autres de nos collègues ici partagent avec moi même sinon tirons pas les mêmes conclusions nous parlons du logement mais en vérité nous parlons de la ville nous parlons de la ville mais comme disait garcia marquez nous sommes obligés pour nommer cette chose nous n'avons pas le mot pour la désigner il faut quasiment l'a montré du doigt pour qu'on sache de quoi il s'agit la ville du xxième siècle celle dans laquelle nous vivons n'a strictement rien à voir avec toutes les autres sages de la ville dans le monde pourquoi parce que l'explosion du nombre des êtres humains à modifier toutes leurs relations c'est un fait radicalement nouveau que 60% de la population mondiale vivent en ville c'est en fait radicalement nouveau que les français vivent pour 80% d'entre eux dans des dans des villes c'est à dire des ensembles dont parfois on ne sait pas très bien à part quand on est un élu local quelle est la frontière il est clair que par exemple la région parisienne avec ses 13 millions d'habitants forment à l'oeil de n'importe qui un continuum urbain dans les partitions aux communes ne correspondent ni à la géographie ni à une quelconque décision particulière les choses sont faites j'ai été élu en région parisienne d'une commune massy ou en jours de l'été de 1962 on a décidé d'abattre la moisson à la pelleteuse et d'y construire un grand ensemble à cheval sur deux communes et ensuite deux départements ainsi la ville s'est répandu dans les champs on le sait broyant les terres arables mais surtout alors à son rythme que personne ne contrôler ce n'est que progressivement qu'on a mis en place des plans d'urbanisme et ainsi de suite jusqu'au point où certains ont pu croire que le fait urbain résulte est entièrement d'une volonté qui pouvait être indépendante des autres conditions sociales dans lequel le fait urbain intervient alors non le mode de développement de la ville à aucun moment ne s'est soustrait ou ne peut se soustraire totalement des rapports de force sociaux dominants c'est dans ce cadre que s'inscrit cette loi soit la ville reproduit les hiérarchies sociales soit des mécanismes sont mis en place pour freiner l'expansion ces mécanismes social sociaux c'est-à-dire l'inégalité soit pour l'amplifier notre analyse d'ensemble sur le texte c'est que on laisse la bride à la logique du marché et cette inspiration de base qui est une inspiration idéologique tout aussi idéologique j'en conviens que la mienne qui se situe à l'opposé fait croire qu'une dynamique spontanée est là et il suffit de la libérer pour que les choses aillent vers le mieux comme on peut supposer que la loi du marché finisse par équilibré toutes les autres activités humaines nous croyons le contraire mais pour en essayer d'en faire la démonstration la plus impérieuse pour montrer à quel point on ne peut pas s'abstraire du reste des conditions de la vie humaine et de la civilisation humaine se demande pour regarde un petit peu qui est là nous sommes donc 7 milliards là où nous n'étions que deux milliards et demi en 1950 et ces gens qui sont là qui sont ils je n'entre pas dans leurs conditions sociales qui sont ils plus de la moitié de l'humanité à moins de 25 ans 26 % de l'humanité à moins de 15 ans c'est donc une foule de jeunes et nous autres les français nous ne sortons pas de cette épure 25 % de notre population urbaine à moins de 20 ans 70% des français n'était pas né en 1958 vous voyez je me contente d'en de décrire cette population par les tranches d'âge dont vous savez qu elle est une conséquence sociale immédiate qui accueille des jeunes ne les accuse pas de la même manière que les adultes ou que les anciens les anciens parlons-en l'espérance de vie est passée dans le monde de 47 ans en 1950 à 69 ans quant à nous français nous sommes passés de 60 9 ans d'espérance de vie à 80 2 c'est donc une population comme jamais il n'y en a eu aux autres âges de l'humanité qui se trouve la plaine de jeunes avec une quantité considérable de personnes âgées qui vont donc entrer dans des rapports de dépendance par rapport au reste de la société et cela ne peut pas se régler autrement que dans le cadre urbain c'est donc l'âge de l'omo home au sens générique du terme bien sûr urbanus et ses êtres humains ne peuvent vivre et survivre que par les réseaux sociaux que constitue la réalité urbaine j'ajoute que toute cette masse humaine est concentrée au même endroit sur la planète entière c'est-à-dire pour plus de 70% d'entre elles le long des rivages mettant ainsi la ville partout en contact direct des événements climatiques extrêmes qu'ils arrivent du ciel ou qu'ils viennent de la mer la mesure de ce fait du moment de la civilisation humaine doit être le point de départ de la confrontation des idées qui nous conduit à faire la prise de décision de telle ou telle mesure technique ces mesures techniques j'ai dit on va en parler moi même je vais en aborder quelques usines mais je voulais au nom de mon groupe vous faire sentir comment nous posons la question nous la posons comme un fait radicalement nouveau ce que nous avons à faire aucune génération avant nous n'a eu à le faire à propos de la ville or naturellement nous ne partons pas d'une page blanche nous partons d'un réel qui existent déjà comment allons-nous modifier comment allons-nous le prolonger ce sont deux activités qui ne sont pas de même nature le modifier à laon nous freiner le mécanisme général qui poussent aux inégalités dans la société ou bien allons nous lui laisser prendre son chemin et c'est ce que nous croyons que vous faites avec cette loi c'est pourquoi nous croyons que c'est une machine à faire des ghettos parce que plus on déverrouille ceux qui étaient les verrous me après la libération et notamment au moment de l'exode rural qui a été un événement civilisationnel considérable pour les français une masse de la population rurale est arrivé en ville et j'en ai été le témoin je les ai vus bien content des hlm joyeux d'avoir le chauffage l'eau courante les toilettes dans l'appartement séparés et plusieurs chambres pour les membres de la famille c'était considéré dans les milieux populaires comme un moment extraordinaire de progrès et de bonheur il ne faudrait pas que l'on croie que l'habitat social a toujours été le repoussoir qu'on en fait aujourd'hui est qu'il est en effet il a été une grande joie une grande promotion un bon moment pour plein de gens si bien que nous autres les pieds noirs nous regardions tous ces gens si content d'avoir des toilettes et de l'eau courante avec un certain débat issement parce que nous connaissions saepo veut mais du coup ça m'a marqué et je m'en fais le témoin cet instant donc il n'y a pas de fatalité à ce que le logement social soit juste un jugement de réparation le logement social est aussi une occasion de promotion pourquoi parce que c'est évidemment dans le logement que tout commence et j'y viens pendant toutes ces années la patrie a fait les efforts qu'il fallait mal bien mais elle les a fait est là le g et puis en même temps elle a lâché prise sur les nécessités de l'égalité sociale a été moins vigilantes pour les plus vulnérables et on a laissé les choses aller l'habitat social s'est dégradée et il sait gâteau ise on peut parfois être absolument stupéfait de voir qu'un appartement donné dans un hlm qui sur le papier a toutes les caractéristiques pour être formidable vaste espace proximité d'un lieu de transport je ne nie pas que ce soit le cas toujours un mais je pense à un exemple particulier dont je ne vous accable pas et puis les gens qui s'y trouvent n'ont qu'une hâte s'en aller pourquoi parce que les conditions sociales ils sont tellement dégradées parce que on trouve surtout dans les boîtes aux lettres le papier vers des huissiers plutôt que n'importe quel autre correspondance que tout le monde n'a qu'une idée sans aller au delà et le plus vite possible si bien que les effets vont s'accumulant la moyennisation se détricote alors qu'elle était autrefois la passerelle qui homogénéiser la société l'objectif de la moyennisation était à rêves social pour beaucoup de catégories sociales et bien c'est l'envers si bien que l'espace urbain rencontre de la dégradation sociale de nos sociétés depuis la trentaine d'années qui vient de s'écouler jusqu'au point de l'inacceptable de l'insupportable deux zones dans lesquelles je suis certain que qui que ce soit dans cet hémicycle quelle que soit son opinion politique quelles que soient ses préjugés vous ne supporteriez pas ce que l'on peut y voir et je suis sûr que vous connaissez vous même des exemples de cette nature alors ça sert à rien de faire des grands mots je veux juste dire que c'est intenable insoutenable que ça ne peut plus durer et que tout ça évidemment un jour ou l'autre explosera à la figure sans que nous sachions par quel bout empoigné le problème est pourtant les gens qui sont dans ces ghettos j'en atteste font tout ce qu'ils peuvent pour enrayer la dégradation de la situation continue à vivre dignement mais dans quelles conditions car bien sûr la ghettoïsation s'accompagne d'un mépris que l'on voit partout à tout les à tous les étages de la prise de décision j'ai fait récemment une démonstration avec ce qui se passe dans le quartier rebelle à marseille il aura fallu que j'en fasse une vidéo et toute une histoire pour que en quelques heures on lâche à ces braves gens ce qu'on leur devait cet angle et chers collègues 7 ans pendant lesquels ces gens n'ont pas eu de l'eau claire à boire et quand on a enfin réparer ce qu'il fallait réparer et mis du coeur on a dit aux gens surtout ne prenez pas de douche chaude parce que l'air chloré show est mauvais pour les poumons je cite cet exemple mais je suis sûr qu on pourrait en citer bien d'autres non non non ça ne peut pas durer comme ça il faut que tout cela change et que la ville cesse d'être l'endroit où explosent dans le plus intime l'inégalité sociale qui ravage la société la ville est en même temps elle mène un objet de spéculation et le logement on est certainement un des aspects les plus troublants ce sans doute le symbole le plus violent de ce que peut être une spéculation au sens radical du terme je suis propriétaire à paris je me suis endetté pour pouvoir l'être mais c'est tout à fait supportable du fait que mon appartement sans que je ne fasse strictement rien augmente de valeur tous les ans je m'empresse de vous dire que je le donne comme vous voulez du moment comme assurant logement comme celui que j'ai car moi j'ai acheté un logement pas un angle d'or et ceux qui achètent leur logement le font pour se loger et pour être certain de ce que va être leur propre parcours avec leur logement mais enfin quel fai qui rajoutait de la valeur à mon appartement ce n'est pas moi qui ai refait la rue et n'a pas été refaite ce n'est pas moi qui ai installé les magasins ni l'éclairage devrait générer strictement rien fait comme tous les autres copropriétaires qui sont là et bien on voit comment le mécanisme spéculatif fonctionne et évidemment ils expulsent il des moyennes is les grandes villes si bien que petit à petit plus on lâche la bride à ses mécanismes plus on les laisse agir aveuglément et plus on voit s'organiser au centre ce qu'ils ont tous à la périphérie ceux qui n'ont rien si bien qu'on s'habitue avec le mot banlieue en oubliant qu'il signifie que c'est le lieu du banc du bannissement eh bien c'est ce qui se passe le mécanisme de métropolisation est un mécanisme d'absorption de la population et de sa segmentation par niveau de revenu ici ou là des exceptions à marseille les pauvres sont en plein milieu de la ville ça ne durera pas et je viens sur le deuxième aspect de la spéculation on sait pas une nouveauté un quand on a refait paris le baron haussmann a été l'homme qui a permis une accumulation sans objet parce que on peut dire c'est une accumulation sans objet que l'exagération des prix de l'immobilier mais l'autre bout ce sont les grands bailleurs monsieur le ministre je vous demande d'y réfléchir et d'y regarder de près vous aurez des villes en europe vous pouvez observer un mécanisme inouïe un fond de spéculations achète toute une rue si possible bien placé et 9 ans ne loupe rien à personne ce bien est évalué à sa valeur immobilière par rapport au secteur dans lequel s'y trouvent et comme il est inoccupée il est censé être plus liquide que d'autres biens si bien qu'il représente dans les avoirs de cette société un actif que moi je considère comme purement fictif de très haut niveau dans lequel l'acheteur n'a aucun intérêt à faire quoi que ce soit par rapport à la vocation du logement j'ai repéré comme ça deux ou trois exemples dans les pays de l'europe du nord si bien que voilà s'il fallait que ce soit nous qui fassions la loi nous donnerions pour premier objectif de faire en sorte que par la manière de loger les gens on corrige les inégalités plus tôt qu'on ne leur laissent aller à la salle est alors libre cours que l'on démonte les ghettos plus tôt qu'on ne les accompagne et quand je parle de des taux ce qui vient à l'esprit souvent le plus souvent ce sont les ghettos de pauvres mais les ghettos de riches ne sont pas humainement beaucoup plus intéressant en tout cas c'est ma conviction - signifie pas mais qui les voit de l'extérieur non non non ce n'est pas une vie que de vivre entre eux soit il faut vivre avec les autres et nos enfants et les générations qui viennent doivent en faire l'apprentissage et le premier apprentissage qui se fait c'est ça avec les petits copains les petites copines les voisins ceux qui habitent dans le même ensemble il faut que l'ombre à cela un peuple qui pour le reste ne l'ait nulle part ailleurs corriger les inégalités plutôt que les laisser aller et ensuite faire du logement le levier de la transition écologique ce n'est pas un mot tout à l'heure le ministre a rappelé qu'il était ingénieur des eaux et forêts ça m'a plu on a parlé de la filière bois il faudra bien qu'un jour on finisse par comprendre qu'on ne peut pas prendre du sable sans limite et sans fin pour en faire du béton est que les perturbations que cela crée maintenant commencent à sauter aux yeux si vous ne voulez pas ce n'est pas grave dans 25 ans 75% des plages auront disparu peut-être que ça n'aura pas ralenti le mouvement des affaires et c'est quand même l'essentiel n'est ce pas en attendant il faudra donc trouver des solutions alternatives le bois est une de ces solutions les français ils sont spécialement intéressé nous sommes la forêt la plus grande après celle d'un pays de l'europe du nord et la plus diversifiée mais vouloir passer au mode de construction bois comme l'a dit le ministre tout à l'heure nécessite non seulement qu'on en prenne la décision mais qu'on organise toute la chaîne de production organisé cette chaîne de production c'est ce que nous nous appelons la planification écologique comment peut-on penser changer la ville et sa construction sans s'occuper de la question de la planification écologique ma réponse est que c'est impossible monsieur le ministre ne me démentira pas pour faire du bois qu'ils aillent à ce type de construction on ne peut pas se contenter des pins et des sapins que lohan f à distribuer généreusement sur tout le territoire non seulement en montagne mais également en plein avec l'idée que ans 20 ans ou 30 ans on récolte comme on dit et qu'on a des flux qui font 20 à 30 centimètres ça tombe bien les machines qui permettent de le débiter ne sont pas plus ample et ça tombe mal c'est pas nous qui les fabriquent ont si bien qu'il y à une chaîne aujourd'hui de production avec un amont et en aval dont toutes les conditions nous échappe alors que nous savons produire et nous savons faire des constructions en bois dont la résistance au feu je le dis pour ceux qui m'écouterait sur ce détail qui s'alarment murray de ce détail dans la construction feu est supérieur la résistance au feu et supérieure à celle du béton j'ai pris un exemple je ne vais pas à semer notre hémicycle avec ce qu'on pourrait faire avec la paille ce qu'on peut faire avec la terre et puis face à ceux qui auraient un sourire en coin en disant il est bien brown fera rien de tout ça je vous dis vous serez obligés de le faire parce que la ressource que vous avez pour construire comme on fait là ne permet pas de continuer indéfiniment à être utilisé ce n'est pas possible quant aux parle de crise climatique quand on parle de crise écologique c'est de ça dont on parle des limites physiques ont recours aux moyens auxquels nous sommes consacrées jusqu'à présent le bon logement le logement social peut être un levier majeur de la transition écologique non seulement par les matériaux qu'on emploie par la qualité d'isolation que l'on peut dorénavant exigé et qu'il faut exiger enfin dans le tableau de ce que nous observons il y a en fait nouveau j'ai dit lequel il y a un instant pour ce qui est de la civilisation urbaine je viens sur un point depuis 2006 pour la première fois depuis bien longtemps le surpeuplement des logements est de retour en france j'ai pas l'attention à cet instant d'imputer la responsabilité à ceux ci à cela et c'est pas le sujet le sujet c'est que le surpeuplement est de retour et que le surpeuplement à une un impact qui n'est pas seulement l'image qu'on peut s'en faire quand on ne dit pas soi-même dans un logement surpeuplé ce qui est mon cas et j'imagine que c'est le cas de beaucoup d'entre nous sur ces bancs le surpeuplement c'est l'impossibilité de mener un certain type vie c'est à dire une vie sociale quand vous êtes je prends l'exemple dans des films qui a montré la fondation hda des pieds de l'abbé pierre sont des films remarquables pour comprendre des situations qu'on ne connaît pas soi même et bien quand on voit par exemple cette femme avec ses trois enfants qui est accueilli par pure bienveillance par une autre femme et qui se retrouve ainsi à 4 dans un appartement de 12 mètres carrés je ne sais pas si on peut appeler ça un appartement on voit alors pas seulement qu'ils y sont assez pas seulement qu'il n'y a aucune possibilité pour les enfants et pour les adultes de construire quelques vies que ce soit dans un tel lieu puisque aucune intimité n'est possible et que l'espérance de savoir la volonté de se faire soi même est impossible dans un tel cadre mais c'est tout le reste des choses anodines auquel pour ma part je n'avais pas pensé que je n'avais pas réalisé avant de voir ce film comment on fait pour stocker des aliments qu'on peut acheter en plus grande quantité quand on est dans un espace pareil c'est impossible où peut-on stockés et archivés archives et qu'est ce que vous voulez archives et monsieur mélenchon va les papiers la paperasse parce que tout le monde doit remplir des papiers encore des papiers et puis il y a aussi le reste c'est à dire l'accès aux réseaux informatiques comment on fait tout ça ce n'est pas possible c'est tout simplement impossible par conséquent le surpeuplement modéré ou absolue suivant le nombre de pièces qu il manque d'après les caractéristiques on donne pour définir chacun de ces deux termes a des conséquences donc tous les compartiments de l'existence et tout ce qui ne va pas à cet instant ira de plus en plus mal après parce que les enfants ne peuvent pas apprendre ni faire les devoirs à la maison dans des conditions pareilles parce que on ne peut pas avoir deux repas de famille quand on est quatre dans 12 m² hommage à tour de rôle j'ai pris l'exemple des 12 mètres carrés parce que c'est ce que j'ai vu dans ce film mais quand bien même ce serait 14 mètres carrés que ça ne changerait rien vous le comprenez comme moi bref le surpeuplement est un fléau et l'une est l'un des objectifs les plus urgents que nous devrions avoir c'est de mettre fin au surpeuplement alors là nous sommes à égalité de bonnes intentions nous voudrions y mettre un terme et je suis persuadé que vous aussi voilà je ne fais pas le procès de penser que vous trouvez très bien que des gens soient dans des appartements surpeuplés mais comment va-t-on faire vous pensez qu'en libérant les énergies du marché vous y parviendrez je crois le contraire je crois le contraire car je crois que ça va être la cata que ça va aller de plus en plus mal et que certaines de vos bonnes intentions vous voyez je vous fais le crédit de la valeur des intentions vont se retourner en leur contraire parce que quand vous croisez plusieurs dispositions premièrement le bail précaire l'idée que pour les gens qui passaient bien ma foi le c'est un bail qui serait plus pratique ah oui peut-être pour pour nous pour nos enfants pour ceux qui ont quelques bien derrière eux mais pour le commun des mortels ça veut seulement dire une chose quoi que vous vouliez c'est que pour finir ce n'est plus le locataire qui décidera de la date de son départ c'est le bailleur et toutes les raisons viendront pour faire qu'on passe du stagiaire de l'apprenti ou du cee du cdd à une situation que seul le bailleur déterminera pour valoir ce que vaut la décision de faire partir quelqu'un dans l'appartement croisé ça avec le fait qu'on peut privatiser des hlm croisé le avec le fait que des gens qui sont dans les hlm qui seraient privatisées ne pourraient pas s'offrir leur appartement j'ai connu ça quand ils société vendait qu'elle vendait les appartements aux gens qui se trouvaient dedans et que c'était disons de qualité acceptable je ne dis pas qu'il y avait là dedans quoi que ce soit qui soient des zones ont sinon l'idée de vendre des logements sociaux et bien il y avait des gens qui pouvaient pas tout simplement même si le prix pouvait paraître non exagérait il ne pouvait pas se le payer points et donc il fallait partir il fallait partir donc quoi qu'on dise sur le droit au maintien dans les lieux à la fin la loi du marché annuler ce droit parce que la loi du marché ne connaît qu elle même je demande donc qu'on examine tout ce que nous sommes en train de faire non pas un parent une mesure après l'autre mais une mesure en relation avec l'autre et alors on verra les effets déflagratoire ghettoïsant de ce que contient à notre avis votre texte c'est le moment pour moi de passer en revue rapidement les raisons oui rapidement enfin c'est pas grave il me reste encore une heure et demie les raisons pour lesquelles ce texte ne nous convient pas j'ai dit non mais je ne vais pas en abuser mais je compte m'en régale et j'ai dit il ya un instant ce que nous pensons de l'instauration du bail de 1 à 10 mois monsieur le ministre messieurs les ministres ont pardon vous savez bien comme la vie des gens et déjà disloqué comme elle est déjà plein de précarité alors vous vous dites ça va faciliter la mobilité mais d'abord je voudrais vous dire une chose il ya des gens qui en ont ras-le-bol de la mobilité tout le monde n'est pas obligé d'être mobile tout le monde n'a pas pour projet de vie d'être un agité ou de passer d'un endroit à l'autre ben non il ya des gens que juste envie d'être là où ils sont qui se sentent bien parce que leur papa leurs mamans sont dans le coin et que leurs trois tours de hlm et bien c'est leur village donc il ya des gens qui ont envie de rester là où ils sont faut le comprendre c'est un problème des voix parce qu'ils n'en sortent pas du tout vous le savez j'espère vous avez des jeunes gens qui sont aux ulis ou qui sont à massy avec en plus un métro pour arriver jusqu'à paris qui dit viennent jamais vous en avez une au 25 ans ils n'ont jamais vu la capitale les bras vous en tombent comme vous êtes un élu local mais c'est comme ça donc n'allons pas nier ce que sont les êtres humains c'est pas par hasard qu'ils sont devenus sédentaires c'est pas c'est aussi parce que il leur a semblé que c'était mieux comme ça tous ne le sont pas nous savons bien vieille querelle des nomades et des sédentaires mais en attendant c'est comme ça rajoute et de la précarité entrés dans un appartement se disant pendant dix mois pour m en fout dehors ou bien y arriver avec ses valises peut être les petits puis le pape et et puis se dirait dans six ans ils vont venir pour voir si on veut bien tout cela et si par hasard vous ne pourrez pas nous proposer autre chose proposer tout va bien imposer il y aura qu'un pas à franchir qu'est ce que vous faites là encore des fois on se demande on a connu des grands appartements dont les gens voulaient les quitter pour aller dans des plus petits on a connu mais on a aussi connu des gens qui à la seule idée c'est normal on a tous eu des anciens dans nos familles à la seule idée de quitter l'endroit où ils étaient et où ils ont élevé leurs familles eh bien ils en sont malades ça les rend malades de peur d'angoissé bon alors on peut on peut dire ils ont qu'à être nos derniers flexible le problème c'est qu'ils posent pas alors voilà on fait avec les êtres humains comme ils sont surtout s'il on détricote croiser les deux mesures l'encadrement des loyers il va redevenir expérimental nous nous croyons à fond que le logement ne doit pas être une marchandise comme les autres le prix doit donc être fixé d'ailleurs vous proposer de le faire avec une mesure de type quasi socialiste est pour une fois j'aurais pu vous en féliciter un petit reste de castrisme qui vous conduit à demander aux habitants de pays en fonction de leur salaire bon c'est comme ça que ça se passe à cuba je vous en informe mai mais là bas c'est pour tout le monde c'est pas seulement pour certains parce que si vous prenez une hlm dans laquelle vous dit ceux qui gagnent le plus payent le plus et ceux qui ont le moins taillé le mois le résultat vous le connaissez davance ceux qui gagnent le plus en iron et ceux qui viennent le moi restons là si bien qu'à la fin vous aurez que ceux qui gagnent le moins qui sont au même endroit c'est à dire une accentuation de tout ce que nous avons dénoncées jusque là dans cette affaire on vous demande de l'entendre et peut-être de nous dire ça sera intéressant dans le débat pourquoi non ça ne se passera pas comme ça l'intérêt du logement social c'est si on parvient à mixer les populations nous avons besoin de la moyennisation du logement nous avons besoin que comme je les ai vus à l'époque où ça décoller dans les villes nouvelles on est dans le même immeuble le balayeur et l'ingénieur la femme de ménage et l'enseignante du supérieur parce que c'est comme ça qu'on fait un beau pays avec des gens qui se parlent qui se croisent qui se discute et qui vivent ensemble et c'est comme ça qu'on fait une société forte donc nous redoutons cette mesure croisé bail de 1 à 10 mois détricotage de l'encadrement des loyers est alors évidemment la vente du secteur social je ne sais pas pourquoi vous faites ça alors on dit c'est pour permettre aux bailleurs de se procurer de cette manière de l'argent pour construire d'autres logements bon on a entendu c'est une logique mais ce n'est pas la nôtre on est à + du monde d accord avec cela c'est par l'argent déposé par les français c'est par le livret a qu'on finance le logement social voilà c'était une très bonne idée ça marchait très bien et on crée sans cesse du nouveau logement et temps à autre on abat l'ancien pour un maître du nouveau du mieux avec des meilleures normes etc oui c'est la collectivité la collectivité pas le marché parce que la collectivité a toujours été le logeur du groupe humain que ce soit pour s'installer dans une caverne où pour faire un village parce que tout ce que j'ai dit tout à l'heure montre la différence qu'il ya de la vie individuelle autonomes mobiles âge et de ce type d'existence dans le milieu urbain nous ne sommes pas d'accord c'est inhérent il va y avoir une spéculation de terribles qui va se faire c'est les beaux morceaux qui seront vendus pour les bonnes gens et puis les petits morceaux nul ou à peu près nulles ils seront vendus pour les autres on a dit les marchands de sommeil les marchands de sommeil mais pas que les marchands de sommeil il n'y a pas que où les marchands de sommeil ou le confort le luxe non c'est pas vrai entre les deux il ya toutes sortes de choses tout le monde a vu ce que peuvent être des logements tellement dégradée que peu de monde accepte d'y vivre et on comprend pourquoi et pour certains ils sont enfermés là dedans sans pouvoir s'en aller la vente de logements favorisera monsieur le ministre quelles que soient vos intentions la spéculation parce que le l'immobilier et le foncier qui va avec sans la matière première de la spéculation élémentaires qui peut se faire dans une société comme les nôtres quel que soit le cas de cette vente en particulier lorsqu'elles sont en déficit de logements locatifs sociaux ce sera un désastre alors le pompon c'est quand même quand on décide que dans une ville qui est déjà en déficit s'ils vendent ce qu'ils ont à des privés eh bien quand même on leur fait une fleur pour les aider à le faire pendant dix ans à se raconter comme du logement social alors que ça ne l'est plus ça c'est une façon de détricoter quelque chose qu'on avait mis un temps fou à espérer arriver à construire tant que tout le monde prenne ça pas de logement social dans sa ville vous chercher à concentrer les bailleurs sociaux dites vous pour quoi faire j'ai connu en région parisienne en monstre lépi voix qui gérait les appartements sociaux dans quatre départements je crois horrible un monstre et alors tous les élus locaux disait la même chose mais si si vous décidez à l'autre bout de la région parisienne de qui va habiter chez nous et on connaît le résultat vous allez nous envoyer ce dont vous ne voulez pas dans la commune où vous vous trouvez je ne dis pas qu'il fallait que ce soit dans chaque commune qu'on décide qui viendraient on sait à quel à du ca conduirait il faut évidemment un peu de mobilité mais pas des monstres qui répartissent les gens sans tenir compte de rien ni d'où ils travaillent neil qu'est ce qui leur ferait plaisir ça n'en parlons pas etc etc etc a évidemment des monstres de cette nature ont tendance à considérer que si ça peut nous sommes pas dans un coin c'est pas grave et c'est comme ça qu'on est arrivé à la situation qu'on a connu dans ce qui était un fleuron du logement social en france emprunté des reportages tellement c'était beau guérini la grande borne qui est un endroit où les gens aiment vivre mais on peut pas dire aujourd'hui que ce soit le modèle d'une réussite et pourquoi c'est arrivé comme ça et bien parce que ce qu'ils possédaient c'est le jugement considéré que c'était bien allez hop ça roule jusqu'au moment s'aperçut que ça roulait pas et c'était trop tard à ce moment là une pente a été prise en cet endroit je n'entre pas plus dans le détail qu'à mon intention n'est naturellement pas de stigmatiser les populations qui s'y trouvent c'est tout le contraire je les ai beaucoup chéri voilà quelques unes des mesures qui vont dans le sens de ce que j'ai indiqué au début ce qui va nous séparer dans ce débat ce n'est pas la technique c'est la visée politique et le ressort sur lequel nous croyons que peut s'appuyer le développement du logement social dans notre société et je demande que notre débat puisse garder cette la nature de cette confrontation il n'y a pas je suis certain ici des gens qui me veulent je sais pas quoi moi mettre tout le monde dans le même type de logement niveler tout le monde ce n'est pas notre notre but la priorité je l' ai dit tout à l'heure briser la spéculation briser le mécanisme de ghettoïsation faire face au surpeuplement troisièmement assurer un nouveau modèle de développement de la ville tant par les matériaux qui vont la composent et que par la manière de l'étendre la ville s'étend en horizontal nous ne savons pas si c'est la bonne idée beaucoup pensent que non tu te faudrait qu'elle le fasse en vertical mais là aussi nous connaissons les limites de cet exercice pour le confort de la vie humaine bref c'est un très très beau sujet que celui que nous abordons j'espère avoir convaincu du fait que c'est un sujet hautement politique et d'une certaine manière qu'il renvoie au projet de société dont chacun d'entre nous ici est porteur est représenté et représentant pour la population qui nous a élus pour faire entendre sa parole à la tribune et dans les décisions qu'on prend