Philippe de Villiers : "Un État islamique avec la bombe nucléaire, on doit s’attendre au pire"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quel regard portez-vous sur les frappes israéliennes en Iran ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Quel message adresseriez-vous à la famille de Mélanie ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelle analyse faites-vous de l'expression de Macron sur le 'brainwashing' ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Que reste-t-il à faire face à la situation du pays ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Philippe de VilliersFait
« Si l'Iran a la bombe atomique, l'Arabie Saoudite va vouloir avoir la bombe atomique. »
- 17:00Philippe de VilliersFait
« La réponse du gouvernement est pathétique, c'est la mise en scène de son impuissance. »
- 24:00Philippe de VilliersFait
« L'État n'est plus capable d'infliger la sanction. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Devilier, Philippe Devilier qui s'installe. Euh cher Philippe, bonjour. Très heureux d'être avec vous comme chaque vendredi, surtout qu'on on arrive peu à peu à la fin de la saison, quasiment la dernière.
Bonsoir Elliot, bonsoir Charlotte, bonsoir Emmanuel Macron qui doit s'exprimer d'un instant à l'autre. Il a choisi son heure. Bien sûr, Philippe Devilier, il a choisi son heure.
C'est-à-dire que il essaie peut-être de vous brenoiser. Mais à mon avis, il se doute de quelque chose pour ce soir. Ah Philippe Deviler, un peu de sourire, ça ne fait pas de mal. surtout que cette actualité est bien évidemment très lourde.
L'armée israélienne qui a frappé plusieurs centres nucléaires iraniens et mis or d'état de nuire, des hauts dignitaires, des gardiens de la révolution ainsi que des chefs d'état-major de l'armée iranienne. Alors, je pourrais vous faire réagir aux déclarations politiques qu'on a pu entendre tout au long de la journée, mais vous avez souhaité revenir sur le témoignage bouleversant ce matin de Monafarian qui est une femme iranienne qui lutte pour le droit des femmes en Iran. euh qui est exilé depuis 12 ans, qui n'a pas pu remettre un pied en Iran depuis 12 ans face à un régime qui a fait basculer l'Iran dans une République islamique.
Donc je vous propose qu'on l'écoute et ensuite vous allez réagir. L'Iran d'avant, c'est ma mère qui m'a raconté ce qu'était l'Iran d'avant. C'était euh un pays où euh où il y avait l'égalité des droits, où les femmes n'étaient pas obligées de porter le voile, euh où elles ont eu le droit de vote, elles ont eu le droit à l'avortement, elle il y avait pas la charia.
Euh vous savez, ma propre mère, elle a participé à un concours de miss. Donc pour vous dire à quel point finalement c'était moderne. On avait Franck Sinatra qui venait chanter à Teran.
Enfin et du jour au lendemain, cette alliance entre entre les fédaïes, les moujidines, enfin tout ce qui était extrême gauche, léniniste, marxiste euh de l'époque, s'est allié aux islamistes et a fait basculer le pays en l'espace de quelques mois dans l'obscurantisme. Et d'un seul coup, l'âge du mariage pour les petites filles est passé à 9 ans, elles étaient voilées de force à 6 ans. Les femmes ont perdu tous les droits qui étaient acquis.
Lorsqu'il y a une actualité internationale brûlante, vous avez souvent cette phrase et vous l'avez eu cet après-midi. Moi, je dis tout aux téléspectateurs, faut toujours être prudent. Oui.
Donc, quel regard portez-vous sur ce qui s'est passé ces 24 dernières heures dans cette région là et ces frappes israéliennes sur l'Iran ? Alors, d'abord euh il faut bien comprendre que les rangs était sans doute est sans doute sur le point d'avoir la bombe atomique. C'est pas moi qui le dit, ce sont pas les diplomates qui le disent.
C'est l'agence internationale qui est chargée du contrôle de l'atome qui a quelques heures, il a quelques jours a mis en garde la communauté internationale en disant qu'il est probable que l'Iran est tout prêt tout près tout près d'avoir la bombe atomique. Ça pose un un triple problème. Le premier problème c'est pour Israël.
Parce que si l'Iran a la bombe atomique, l'Iran s'en servira. et compte tenu du climat de tension entre Israël et l'Iran, on peut supposer que dès que l'Iran aura la bombe atomique, l'Iran ne tardera pas à s'en servir. Et là, on a une conflagration généralisée.
Deuxème danger, deuxème problème, c'est l'ensemble du Moyen-Orient. Puisque si l'Iran a la bombe atomique, l'Arabie Saoudite va vouloir avoir la bombe atomique. Je cite au hasard, mais tous les pays voudront avoir la bombe atomique.
C'est-à-dire, c'est le fameux danger de ce qu'on appelle la prolifération nucléaire, la nucléarisation de tout le Moyen-Orient. Ça c'est le deuxè problème. Et le trè problème, il nous concerne nous.
Parce que quand un état islamique a la bombe atomique, vous avez beau être de l'autre côté de la Méditerranée, c'est il vaut mieux se préparer à une attaque de la part d'un état qui pratique le djihad et la charia. Donc c'est un état dirigé par des par des terroristes. Alors si je dis ça, c'est parce que je pense que Nethanahou Israël avait des éléments qui ont qui les ont conduit à prendre la décision.
Euh et pour ma part, je veux dire franchement les choses avec la prudence nécessaire euh c'est c'est plutôt une bonne nouvelle parce que il y a une guerre qui vaut mieux pratiquer, c'est la guerre préventive Pachem parabel. Et là en l'occurrence, il vaut mieux prévenir que guerrier. Maintenant pourquoi il faut être prudent ?
Parce qu'on sait pas du tout ce qui s'est passé. En fait, on sait pas si les avions, les 200 avions israéliens ont réussi à percuter les l'uranium enrichi qui se trouve profondément foui dans le sol. Et on sait pas quelle va être la réplique de l'Iran.
Par contre, ce que je voudrais dire euh j'aurais vous dire un mot de Mélenchon et un mot de Macron sur Mélenchon, je me souviens une conversation en 2005 avec lui au moment du référendum sur la Constitution et j'avais publié les Turqueries du grand Mamamoui sur Shiraak qui voulait faire rentrer la Turquie en Europe. Et lui, il était violemment hostile en disant si on fait rentrer l'islamisme en Europe, on aura une Europe islamique. Et il disait ça, on peut retrouver les les images.
Il était déchaîné sur la question de la laïcité comme il disait. Donc qu'est-ce qui s'est passé ? Bah, il s'est passé une chose épouvantable pour un homme politique, c'est que la gauche en fait, elle n'a plus d'électeurs et donc elle est allée chercher dans les banlieux et elle a fait venir dans les banlieux des électeurs.
Voilà, la démocratie c'est le nombre, c'est le gros inconvénient. Quand vous avez compris que la démocratie c'est le nombre, bah il faut pratiquer la politique du nombre. Et quand vous êtes pas en situation de pratiquer la politique du nombre, il faut aller chercher le nombre ailleurs.
C'est ce qu'ils ont fait. Et en fait, je me disais en venant tout à l'heure, je me disais en fait pour Mélenchon, la France est devenue une annexe de la Palestine. Et donc le meeting hier avec Rima Hassan, c'était ça.
On était en Palestine, on était dans un bout de Palestine en France. C'estàd qu'en fait la France est devenue un état confédéré. Il y a un bout de de régalien qui est qui dépend de notre puissance publique et un autre bout du Moyen-Orient.
C'est à finance ce qui se passe. Et comment la gauche, l'ancienne gauche laïque, la gauche pain, tout ça et cetera, comment ils ont pu se raller à ça ? Et on en parlera tout à l'heure, mais les dernières prises de position de Macron, ça y est, il est revenu dans ce dans cette sphère là.
Alors, puisque je parle de Macron, moi j'ai vu Barreau, donc j'ai pas vu Macron. Euh Macron fait de la il souffre d'une logoré chronique donc il fait des conférences de presse, il fait des prestations. On va voir d'ailleurs qui qui sera celui qui aura le plus de demain.
Et euh mais alors il est complètement pris à revers parce que lui il a dit le 18 juin va reconnaître l'État palestinien. Donc il est visiblement il est pas dans le circuit des informations confidentielles et c'est tragique pour la France. Ça veut dire qu'en fait c'est un coupeur de citron Macron à l'échelle internationale.
Je choisis mon image pour qu'elle soit comprise. Vous avez sur Jean-Luc Mélenchon, ce qui est intéressant, c'est que le Jean-Luc Mélenchon de 2012 et il y a une archive qui circule notamment sur les réseaux sociaux où Jean-Luc Mélenchon dit Israël face à lui ou elle l'Iran qui menace de frapper donc Israël en permanence. Si l'Iran a le nucléaire, ça devient un danger pour Israël.
Et ce discours-là était tenu en 2012 par Jean-Luc Mélenchon. Et pour revenir à Emmanuel Macron, vous savez que normalement, c'est pas encore confirmé, mais peut-être que ça le sera dans dans les prochaines minutes, devrait reporter cette volonté du 18 juin de reconnaître l'état de Palestine au vu de la situation. Donc au au Moyenne Orient, ce que je vous propose Philippe Devilier et vous l'avez dit, c'est la prudence est obligatoire dans ces cas-là et vous avez tout dit sur la situation et il serait pas honnête pour les téléspectateurs de rester sur un sujet où tout a été dit à l'instant.
S'il y a des nouvelles informations, évidemment comme à chaque fois, je vous les transmets. Et puis il y a eu des Français qui se sont mobilisés aujourd'hui, vous le savez. On devait d'ailleurs commencer cette émission par cette ces français réunis vendredi pour rendre hommage à Mélanie, 31 ans, poignardé à à mort par un élève du collège Françoise Dolta à nos gens en Haute Marne.
Je voudrais qu'on voit les images de la minute de silence. Il y avait du monde cet après-midi. Regardons les images ensemble si vous le voulez bien avec cette minute de silence et ces français qui se sont rassemblés. la sidération, le choc, la colère aussi quand on voit cette action et quand vous voyez ces images, si vous étiez là-bas, Philippe Devilier à la marche silencieuse, quel serait le message que vous adresseriez à la famille ?
C'est une question euh difficile, je pense que je je les prendrai dans mes bras comme un chef de famille peut le faire en embrassant une famille en détresse dans le deuil, le déserroi. Un de ces moments de béance où le sol se dérobe et dans ce moment-là, toute parole est inutile, superfitatoire et même indédicate. En ce moment-là, euh ce qui compte c'est la présence qu'on lit dans les yeux après parce que c'est le moment de l'effondrement.
Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse. Et en regardant ces images et en écoutant votre question, je pensais à quelque chose qui m'a toujours marqué quand j'étais petit. C'était euh Victor Hugo quand il perd sa fille, Leopoldine.
Il a un verre que je comprenais pas quand j'étais petit, un verre de colère qu'il écrit "Ah, je fus comme un fou dans le premier moment." et il explique en fait que il n'a pas supporté cette privation, cette disparition soudaine. Et puis plus tard, beaucoup plus tard, il écrit cette Ode à vilquier fameuse.
Ils disent "Je viens à vous, Seigneur, père auquel il faut croire. Je vous porte apaiser les morceaux de ce cœur tout plein de votre gloire que vous avez brisé." Et en fait, je me dis à la famille, je dirais plus tard quand le chagrin sera un peu apaisé, Mélanie n'est pas morte pour rien.
Elle est un symbole. Et je reprendrai ce qu'a dit sur ce plateau hier matin avec Pascal pro. Marie Estelle Dupont, la grande psychanalyste, elle a dit "Nous sommes dans une société détraquée, nous sommes dans une société malade." Vous voyez bien que là, il y a pas d'explication.
Donc, s'il y a pas d'explication, c'est que il se passe quelque chose d'autre. Il y a pas de mobile, il y a pas de motif. C'est quoi ce quelque chose d'autre ? c'est qu'en fait depuis mai 68, mais bien peut-être bien avant, toutes les distinctions, toutes les frontières ont sauté.
La frontière entre euh le réel et le virtuel parce que on tue réellement ou virtuellement, on sait plus. Ça c'est phénomène des écrans. Le la frontière surtout ce que disait Marie Estelle Dupont entre le bien et le mal.
À un moment donné elle elle prend à partie Pascale et elle lui dit "Mais le mal" et tout le monde dit "Qu'est-ce qui se passe Ben oui, le mal le mal rôe, le mal existe. Ensuite, la frontière entre les interdits structurants et ce qui est recommandable. Il y a plus de frontière.
Ensuite, la frontière entre les adultes et les enfants. Jouir sans entrave. Mais 68.
Le prof, il est tombé de l'estrade depuis longtemps. Le père aussi. Et et enfin ajoutelle la frontière entre la parole, le langage et l'algorithme.
C'estàd qu'aujourd'hui l'enfant quand il décrit son malaise, il il a pas de mot. Pourquoi ? Parce qu'il a rien appris.
Et c'est frappant d'ailleurs de de voir quand il y a un drame comme ça, les gens disent "Ah bah on sait pas trop quoi dire." Bah oui, ils savent plus quoi dire parce qu'ils savent plus mettre des mots sur les pleurs. Et donc en fait, on est dans une société qui est complètement détraquée.
On va y revenir je suppose parce qu'il faut aller au fond des sautes. J'entendais tout à l'heure autour de la table des gens qui disaient on sait pas trop et puis mise intérieur qui a dit on sait pas trop, on sait pas quoi dire. Personne sait quoi dire, sauf Byrou qui ont à mettre des portiques.
Mais attends, moi je sais quoi dire moi. La France entière, Philippe De Filetier a été saisie d'émotion mardi matin en apprenant l'assassinat de Mélanie qu'on voyait à l'image ce sourire euh lors d'une fouille à l'entrée de l'école Françoise Dolto dans la haute marne. Je vous propose d'écouter le beaufils de Mélanie, Evan, qui a pris la parole cette semaine.
C'était une femme femme merveilleuse, une femme pleine d'amour, pleine de joie, pleine de compassion. Elle elle aidit tout ce qu'elle pouvait. C'était vraiment quelqu'un d'incroyable.
Tous les adjectifs qu'on peut qualifier qu'on peut utiliser pour qualifier quelqu'un dans le positif lui était dû. C'est un acte absolument innommable. Je pense que du même s'il a 14 ans, je pense que au vu de ses son acte, il devrait juger comme un adulte.
Je pense pas qu'on puisse encore considérer quelqu'un qui poignarde qui poignard quelqu'un d'autre d'encore un enfant. Enfin, on est ça efface toute ça efface tout tout sentiment de d'être candide ou quoi que ce soit. Il a quand même emmené un couteau à l'école.
On va pas me faire croire que c'était pas prévu que ce soit que ça a été prévu sur Mélanie ou non. Ça ça pas ça pas d'importance le mal fait. Mais qu'il aurait voulu s'attaquer à Mélanie ou à qui que ce soit d'autre ou même à plusieurs personnes à la suite.
Enfin dans tous les cas il a pr il avait prévu de faire du mal aux gens et je pense pas que avec ça on puisse encore le considérer comme un enfant. Charot Délas. Philippe, vous disiez que Mélanie était un symbole.
Alors, quelle signification vous donnez à ce drame et surtout que faire pour enrayer cette série noire qui a déjà commencé et qui risque de continuer étant donné la description de la société que vous nous faites ? Alors le symbole en fait euh déjà il y a le nom de l'école h euh Françoise Dolta, c'est que elle a été poignardée par un élève de l'école qui porte un nom symbolique, Françoise Dolta. Moi je l'ai bien connu Françoise Dolta.
C'était une psychanalyste enfants, spécialiste des enfants qui a qui est devenu une figure iconique de l'enfant roi. Et un jour, elle m'a raconté son histoire de elle appelait ça le complexe du Omar. Alors m'explique voilà l'enfant, il est dans sa carapace.
Et à un moment donné, il faut qu'il sorte de sa carapace pour entrer dans une autre carapace. Si jamais les parents maintiennent la rigidité des repères à ce moment-là, il va devenir très agressif et violent. En d'autres termes, elle annonce, elle préconise la fin du patriarcat, la déconstruction de la pédagogie du maître, de l'autorité et du père.
Vous parlez de symbole, le voilà le symbole. Alors, allons au fond des choses. La réponse du gouvernement est pathétique, c'est la mise en scène de son impuissance.
Déjà, je reviens un instant sur la marche blanche. La marche blanche, on connaît depuis 2015 marche blanche. Une marche blanche, c'est une procession sans boussole.
C'est une procession sans consolation transcendentale. On est dans le silence, on implore personne ni rien. On est là avec ces larmes tout seul.
C'est la procession de la solitude. Alors, on dépose des bouquets, on a la riposte la riposte de de ce silence. Tu n'auras pas ma haine.
Voilà. Alors après, il y a Bairou qui arrive et qui dit les portiques, il y a le mise intérieure qui explique ah oui mais les portiques, la la céramique ça marchera pas. Et puis là on découvre que le meurtrier, il est allé prendre un couteau dans sa cuisine.
Donc il va falloir une interdiction, mettre les scellé sur toutes les cuisines de France. Bon euh donc les portiques, les couteaux et cetera. Et qu'est-ce qui me frappe et j'imagine vous aussi, c'est qu'en fait là euh les politiciens qui nous gouvernent euh qui qui en fait ils se comportent comme des des mécanaux qui mettent une rustine sur le sur le vélo quoi.
Euh en disant il faut absolument queon nous voit mettre une rustine, sinon on va passer pour des imbéciles. Bon en fait il traite les effets toujours les effets les effets les effets mais jamais la cause. Et quelle est la cause ?
La cause c'est la décivilisation. Qu'est-ce qu'une civilisation ? Une civilisation, c'est un état social dans lequel celui qui arrive au monde s'aperçoit très vite que ce qu'il entend apporter de précieux et d'inédit est infiniment moins inédit et moins précieux que ce qu'il va bientôt trouver.
Encore faut-il encore faut-il que il les éléments pour comprendre Anna Arent a eu une phrase remarquable. Toute génération nouvelle est une invasion barbare qu'il convient de civiliser. Or on ne civilise plus.
Les trois cercles de la civilisation sont en même temps les trois cercles de l'autorité. l'autorité paternelle, l'autorité magistrale, l'autorité régalienne, c'est-à-dire trois institutions. Ces trois institutions, elles se sont effondrées et la classe politique qui est au gouvernement là qui sont ce sont ce sont les héritiers de ceux qui sont là depuis 50 ans. par petite touche, ils ajoutent euh leur pierre de décèement en s'étonnant qu'ensuite les murs porteurs comme ils disent en reprenant mon expression euh sont en train de de branler.
Alors l'institution familiale par exemple, on a fait une société sans père, on a fait une société sans mère, on a fait une société par en un par en deux, on a fait une société sans filiation. Euh il y a plus de patriarcat, il y a plus de père, on voit le résultat. Et donc première réponse, il faut refaire une société, il faut refaire une famille et il faut arrêter de donner un comment il faut un sens polycémique à la famille.
La famille c'est la famille hétérosexuelle avec un papa et une maman. Voilà. Et ensuite il faut revenir sur la la réforme de Giscarge et Popidou.
C'est il faut la l'autorité paternelle. Il faut qu'il y ait quelqu'un qui commande sinon ça peut pas marcher. L'autorité paternelle qui euh euh recouvre et qui protège l'institution du mariage, elle a été inventée pas pour les parents, pour les enfants, pour protéger les enfants, c'est pour protéger le plus faible, y compris la femme.
Parce qu'on voit madame Vrin maintenant avec les familles monoparentales, c'est qu'en fait on on continue à essayer de réparer ce qu'on a détruit pour le détruire davantage et on prétend que ça ce sont des réformes. Voilà. Donc la famille euh vous noterez qu'on peut plus prononcer ce mot-là, la famille ou alors il faut que ça soit polyscémique toutes sortes de familles maintenant.
Bon et c'est pas fini. Deuxièmement, l'institution scolaire. En fait, on a une école déculturée, une école décoloniale, une école de la peur, de la honte.
Et moi, je me souviens quand j'étais petit d'un de mon professeur, monsieur Thba qui me disait "L'éducation c'est l'imitation." Il ça, c'est pas nous qui disons ça, c'est les Romains. C'est-à-dire en fait l'édification par l'identification.
Et donc ce jeune homme, le meurtrier et tant de jeunes français euh qui sont là depuis longtemps ou qui viennent d'arriver, si on leur proposait des petits miroirs d'enfance et dans les petits miroirs d'enfance des modèles, un pays qui n'a un peuple qui n'a plus de légende et qu'on allait à mourir de foi, de froid, disait la tour du pain et Dogol avait Une expression que j'applique à la situation. Quand on voit les les victoires de euh Alexandre, on retrouve toujours dessous la pensée d'Aristote. C'est génial en fait.
En d'autres termes, si on donne à l'enfant une sédimentation avec des modèles d'identification, euh alors je sais ce dont je parle puisque euh je connais un endroit en France qui fête ses 48 ans aujourd'hui euh où on fait ça et les enfants, ils sont ravis, ils partent avec des étoiles dans les yeux. Voilà l'identification. Euh troisièmement, l'État.
Alors, sur l'État euh l'État n'est plus capable d'infliger la sanction. Et je pensais tout à l'heure en vous écoutant à Elias. Si en fait il y avait pas eu la loi Belloubé sur la fameuse Césure, Elias serait encore en vie.
Donc l'État est coupable de la mort d'Élios, madame Boubé et les gens qui sont au gouvernement aujourd'hui qui était là déjà. Deuxème exemple, la fermeté, le manque de fermeté. Si l'assassin de Philippine avait euh était obligé d'appliquer l'obligation de quitter le territoire, l'obligation l'OQTF, obligation de quitter le territoire, les mots ont un sens.
Si la langue française n'a plus de sens pour l'État, pour la puissance publique, c'est foutu, c'est fini. On revient sur l'ordonnance de Villard Côter. Et ben s'il y avait eu l'obligation de quitter le territoire et ben Philippines serait encore en vie.
Mais je vais vous dire quelque chose, c'est encore plus grave que tout ça. Une société en fait, elle définit sans le dire une préférence pour la vie ou une préférence pour la mort. Or, notre société, elle suit la pente d'une préférence pour la mort.
Une société qui abandonne le serment d'Hippocrate, elle glisse dans la barbarie. Quand dans une maternité, on peut au nom de notre loi fondamentale retirer une vie à être, la vie devient relative, contingente, précaire. Quand dans un hôpital, dans un EPAD, dans un établissement spécialisé pour les handicapés demain avec la loi du gouvernement, on pourra retirer une vie précaire ou une vie finissante.
Alors, la vie sera là aussi relative, contingente, précaire. Et quand la vie est rendue relatif précaire à l'échelle de la puissance publique, comment voulez-vous faire de la vie un principe absolu dans les écoles, dans les rues, dans les quartiers pour les jeunes et les moins jeunes ? En d'autres termes, les Grecs ont vu leur monde s'écrouler lorsqu'ils ont cessé de croire que au-dessus des lois de la boulete de l'ecclésia, il y avait les lois immémoriales d'Antigone.
Nous, on a bazardé les lois immémoriales d'Antigone et on prétend défendre la vie. On prétend dire aux jeunes enfants la vie est sacrée. Non, la vie n'est pas sacrée pour les adultes, donc elle peut pas l'aide pour les enfants.
Pensez à ça. 48h Philippe Devilier avant le meurtre de Mélanie, Emmanuel Macron s'est exprimé à Nice à l'occasion du sommet sur les océans. Et qu'a-t-il dit ?
Il a défini ce qu'il considère être comme les vraies priorités du du pays, le climat et la nature. Mais il a eu une phrase qui a choqué par sa violence. Certains préfèrent pendant ce temps-là plutôt que de parler du climat brainwer.
Alors je traduis en bon français c'est opérer un lavage de cerveau sur l'invasion du pays et les derniers faits d'hiver. Et 48 he avant cette déclaration d'Emmanuel Macron, un père de famille qui avait perdu son fils au soir de la finale de Ligue des Champions à Dax tué de coup de couteau dans le thorax, le père de Benoît a pris la parole. Je vous propose qu'on écoute le papa de Benoît.
Je vous remercie du fond du cœur. On vous remercie du fond du cœur Maeva et Marina pour Benoît notre enfant notre fils qui avoir 18 ans aujourd'hui. Voilà aujourd'hui aujourd'hui il avoir 18 ans et se réjouissait de fêter ses 18 ans aujourd'hui ses copains.
Ilun racaille de merde enlever la vie. Voilà, je pense que je vais arrêter là. Et encore une pensée très forte pour Benoît et encore merci merci beaucoup à tous d'être venu.
Merci beaucoup. Et certains préfèrent donc pendant ce temps-là Brain Wascher sur l'invasion du pays et les derniers fait d'hiver Charlotte Darnellas. Ben quelle est l'analyse que vous faites justement de cette expression présidentielle juste après le drame de Dax et de tant d'autres avant lui et surtout est-ce que c'est pour vous un nouveau marqueur dans le quinquena d'Emmanuel Macron ? une sorte de basculement politique pour lui.
C'est une tâche indélébile et il faut bien comprendre la mécanique. Donc il a utilisé cette expression révélatrice avec un anglicisme édifiant en désignant ceux qui cherchent à brainwer, donc à faire un lavage de cerveau. En fait, il veut nous dire par là qu'il parle global, il parle globiche, il truffe ces expressions de mots appartenant à la sphère globiche attestant ainsi qu'il appartient à ce petit milieu des quadras business analye.
Il est dans sa bulle. En fait, il est dans sa bulle sémantique, il est dans son monde, il est dans un autre monde. Il est dans un autre monde que le nôtre.
Il est dans un monde sans frontière qui est celui de Davos. Il est il demeure, il sera jusqu'au bout le young global leader, un startuper ditil. Et en fait, il veut faire de la France une start-up, une nation start-up euh expérimentale, océanique euh à sa manière.
Il préfère Manatan à Rokemadour. Il préfère ça il me l'a dit il préfère Davos ou Bruxelles à Vezou. Tu as voulu voir onfleur on a vu Voule et on a vu ta mère.
Bon et lui il aime Davos il aime Bruxelles beaucoup plus que Vezou. En fait, il appartient à une patrie cosmique des Global Shappers, les façonneurs mondiaux. Et il aspire à la paroisie d'un océan sans plastique.
C'est son dessin. Il l'a dit à France I dans Madame Salamé avec la mère derrière. Il a dit avec le plus grand sérieux du monde, les yeux dans les yeux avec madame Salam, je veux un océan plastique.
Il préfère un océan sans plastique euh qu'une France avec des Français de souche. Alors, je dis qu'il est dans sa bulle sémantique, il est aussi dans sa bulle sociologique parce queil parle comme l'hyperclasse mondialisée. Elle parle comme ça. qu'elle elle jette son bilinguisme méprisant arrogant aux bodins qui sont dans leur jardin à soigner le carreau de poireau.
Donc quand ils entendent Bren Washer choqu là il y a la distance entre les élites et le peuple cette hyper classe mondialisée qui se moque des fins de mois qui s'intéresse à la fin du monde. Elle est climatophile, elle veut pas de frontière, elle veut un marché planétaidaire de masse. Peut-être qu'il y a un lien entre les deux.
Et ce qu'elle dit de lui, un jour, j'ai un ami qui est de dans la merconique qui m'a dit "Tu comprends, Philippe, tu comprends pas Emmanuel ?" Je dis "Pourquoi ?" "Il est disruptif." Ah, c'est le président euh qui veut disrupter la France.
Et alors, il s'intéresse au haut fond plutôt qu'au bas fond où croupissent les petits blancs et guerre comme on dise et il veut disrupter c'està-dire qu'en fait il est il est plus intéressé par la ressource aliotique que par les français de souche. Ce qui lui importe, il l'a dit. Je sais pas si vous avez entendu la phrase.
Il a dit "Demain, on risque de ne plus avoir de requin et de macro." Ce qui pour un prénom de la République française est très embêtant. Beaucoup plus que s'il avait dit "Demain, il y aura peut-être plus de français parce qu'on est submergé mais il veut pas entendre parler de ça parce qu'il parle d'invasion." Et enfin, il est dans sa bulle idéologique et ça c'est le plus important pour moi.
C'estd que il est dans une hiérarchie inversée. Il a pas été élu pour sauver les poissons et nettoyer les océans. Il a été élu pour sauver les Français et nettoyer les quartiers.
Donc là, il y a une erreur de casting majeur qu'on avait pas vu. Il est temps de s'en récevoir et cette hiérarchie inversé en fait, elle convient parfaitement à la gauche. En fait, la pensée de Macron sur les océans, c'est la pensée de l'extrême gauche.
Et il y a ce lien entre l'antirance et la post-fance. Il pense la même chose, il pensent que le climat vaut euh vaut de d'en finir avec la croissance, donc le pacte vert. Ils sont tous d'accord là-dessus.
Ensuite, ils pensent que euh la question migratoire et la question sécuritaire sont des questions secondaires, voire fantasmatiques, agité par les populistes. Et il ne voit pas la nappe de sang qui s'étend. En fait, il pense à l'océan des larmes de selle mais il pense pas à l'océan des larmes de sang.
C'est-à-dire qu'ils sont hors de la France, ils sont hors de France. Macron avec son histoire d'océan, il a quitté la France. Le constat que vous faites est extrêmement rude, lourd et la question qu'on peut se poser poser en vous écoutant, c'est que reste-t-il à faire ?
Et comment ? Et beaucoup de Français se posent la question, comment va-t-on comment allons-nous pendant tenir encore pendant 2 ans ? J'aimerais ne pas avoir à répondre à cette question parce que je suis pas venu faire cette émission pour vous raconter des bal hivernes et pour faire le politicien.
Je suis venu pour dire la vérité, la vérité de mon cœur, la vérité de ce que je ressens pour la France, par amour de la France. Alors, vous m'obligez à aller au fond des choses. Allons-y.
Le pays est bloqué et on sait tous qu'il est bloqué pour 2 ans. Ils le disent tous. D'ailleurs, il se passera rien.
Rien ne bouge. C'est la statue de Baudler. Je haie le mouvement qui déplace les lignes.
Là, les lignes sont immobiles. Il y a pas de mouvement. On est dans les on est dans les affaires courantes, on est dans les dépenses courantes, on est dans la dette qui court après l'impôt.
On sait seulement par la ministre des comptes publics que on va être bientôt la France sous tutelle, sous curatel du FMI, de la Commission de Bruxelles et des prêteurs étrangers. C'est-à-dire qu'on sait seulement que à 2 ans de la fin du mandat, on va devenir une un protectorat, une colonie une colonie de de nos créanciers. Quel destin !
Face à cette situation, quelle est la signification alors aujourd'hui du mandat d'Emmanuel Macron et de ses ministres ? Quand on les voit, ne rien faire. Peroré euh qui sombre dans une politique compassionnelle, c'est celui qui pleurera le plus, qui a les meilleurs sondages.
On s'est dit "Mais alors en fait l'objectif de chaque ministre, c'est de se maintenir en équilibre pour pas tomber." Vous me direz c'est déjà pas mal mais c'est les barres parallèles ça. Salto avant salto arrière je me maintiens et je je repousse le moment de la catastrophe.
C'est je m'approche de l'abîme mais je ne regarde pas l'abîme et et j'éloigne le moment où on va y tomber. En d'autres termes, on n plus dans la politique au sens du service sacrificiel. Je me sacrifie pour les Français.
On est dans l'édonisme et le consumérisme politique comme à la grande surface. Quant à Emmanuel Macron, qu'a-t-il fait ? Il a fait la morale aux Français en leur disant "Vous pensez de travers, vos priorités ne sont pas les bonnes." Et il a ajouté, "Moi, ma priorité, moi la question centrale de mon mandat finissant, c'est le climat." Euh alors là, on peut se dire il est déconnecté, il est plus dans le réel, il est plus dans le même océan, il est plus dans les mêmes eaux.
C'est-à-dire qu'il n'entend pas le cri d'appel, le cri de détresse qui monte tout le pays. Il ne voit pas le long cortège des âmes suppliantes et qui lui disent "Monsieur le président, protégez-nous." Monsieur le président, faites en sorte que la peur change de camp.
Monsieur le président, on veut retourner chez nous. On n'est plus chez nous. Monsieur le président, le pire exil pour un français, c'est pas d'être arraché à son pays.
C'est de ne plus rien y trouver de ce qu'il y a aimé. Monsieur le président, faites quelque chose pour nous. Rendez-nous la France.
Pas de réponse. Silence. La main en visière parce qu'il y a des mouettes qui meurent en mer.
Il s'en fout. L'autorité régalienne a été inventée il y a fort longtemps en France. C'est l'État qui a inventé la société.
C'est l'État qui a inventé la France. L'autorité régalienne n'a été inventée pas du tout pour les féodux, les puissants. L'autorité régalen a été inventé pour la protection, le secours, le soulagement de ceux qui ne sont rien et qui n'ont rien pour se défendre.
Les sans défense, les sans voix, les victimes du mal qui rôent, les victimes des des routiers et des écorcheurs comme on disait autant de gens d'arc. Et d'ailleurs, très tôt dans notre histoire, l'autorité régalienne a revêtu des allures familiales d'une autorité paternelle toute abandonnée au petit peuple des parias. Alors quand je vois que Emmanuel Macron insulte les Français qui souffrent, que il appelle les drames récents de fait d'hiver, on a vu le papa de Benoît à Dax.
Sa réponse c'est insupportable, c'est monstrueux. Et je pense en cet instant à la mère d'Élias qui s'est exprimé récemment. Je pense aussi à celle que on a oublié mais la femme du gendarme commune, vous me le rappelliez au téléphone.
Harmonie commune. Harmonie commune qui dit "La France a tué mon mari." Évidemment, on pense aux parents de Philippines, on pense aux parents de Thomas et cetera et cetera et tous ces parents qui ne pourront jamais revivre. aujourd'hui peut-être qu'il nous écoute.
J'espère que mon propos est un baum au cœur. Mais il peuvent pas ne pas se dire ce président, ce chef de tribu, ce chef de famille, il trouve pas les mots, il ne pense pas les plaisir, il n'essuit pas les pleurs. Alors s'il n'essuit pas les pleurs, c'est qu'il n'est plus à sa place.
Sa place, c'est celle du souverain magistrat, c'est celle du chef de famille grand consolateur, c'est celle du dépositaire du régalien des tendresses françaises. Dans l'histoire de France, y compris l'histoire récente, quand un président sent que le pays lui échappe et qu'il y a une distorsion entre lui et son peuple, il s'en va. On pense à Miran 1924, on pense à Coti en 1958 et on pense au général de Gaulle en 1969.
Il s'en va. Alors moi, je m'adresse à au président de la République en lui disant ceci. Monsieur le président, vous voyez bien l'état du pays.
Il n'y a plus d'obéissance, d'assentiment. Vous souffrez de ce que on appelait à Rome l'odium plébis, la haine du peuple. Vous n'avez plus la main, vous ne savez plus prévenir, vous ne savez plus réconforter. apaisé.
Alors, il faut partir. L'océan vous attend. En fait, vous n'êtes plus dans la fonction.
J'ai vu ça le jour où vous avez nommé votre meilleur ami au Conseil constitutionnel et j'ai pensé à l'empereur Calugula qui avait nommé son cheval consul. C'est la fin. Il faut partir en fait.
Il faut que vous donniez à vos rêves d'altitude océanique euh leur plein essort pour que votre intelligence du monde soit à sa juste place. Quand vous êtes arrivé, on vous a confié la souveraineté nationale. Vous avez voulu en faire une souveraineté européenne et maintenant vous n'avez plus de penser que pour les océans.
Vous voulez passer de la souveraineté européenne à la souveraineté océane. Moi, j'ai une place pour vous, monsieur le président, une place à créer. président des océans Philippe Devilier.
Il y a 15 jours, vous avez adressé une affectueuse à celui euh que Mathieu Kastovitz a appelé par déision le français de souche. Et cette semaine, pour la première fois, vous vous êtes resté énigmatique en me disant bah mon apologue sera une surprise. Et vous avez ajouté un un français peut en cacher un autre ?
Philippe Devilier, quel sera l'objet de cet apologue mystère ? Alors, c'est vrai, il y a 15 jours, donc j'ai adressé une ode au français de souche et puis je me suis dit pour des raisons vous allez comprendre tout à l'heure, mais il y a un autre français auquel il faut que je m'adresse ce soir. Ce français là, il vient de l'extérieur.
Ce français là qui vient de l'extérieur, il a un regard d'appel qui attend l'étincelle pour devenir un français de désir. Le français de désir, c'est celui qui brûle d'entrer en ressemblance avec nous et qui, côtoyant le français de souche, à son tour rêve de faire souche. Il est prêt à troquer ses gloires, ses drames, ses larmes qu'il a emporté avec lui contre les nôtres, à la condition que nous soyons capables de lui donner à aimer nos lignées, nos prosopopés, nos héros, nos tendresses. et au français de désir, je propose une devise qui est une confidence attachante d'un français de désir célèbre académicien Romain Gary et qui disait "Je n'ai pas une goutte de sang qui coule dans mes veines, mais c'est la France qui coule dans mes veines." Hélas au français de tout, je suis obligé de dire ceci.
Les politiciens qui vous parlent ne vous parlent pas de la France, il parle d'une autre France qui n'est pas à la nôtre. Il ne il parle d'une d'une France des feux éteints gouverné par des âmes mortes. Une France qui ne donne pas envie.
Il faut aller chercher la France dont je parle. La France euh des grandeurs cachées, elles affleurent comme le granit breton. Mais on ne les voit pas à l'œil nu.
Il faut aller les chercher. Et dans cette France des grandeurs cachées, il y a la première en fait, celle des charités fondatrices. La France est ce pays où il arrive que les fleurs se mettent à éclore en plein novembre.
Pourquoi ? Parce que ce fleurissement tardiche et paradoxal correspond à une expression vieille comme la France, l'été de la Saint-Martin. Pourquoi ?
à cause d'un soldat qui s'est arrêté au bord de la route qui a rencontré un homme nu affamé creot autant de froid et d'un coup d'épée, il a déchiré son manteau et lui a donné la moitié du manteau. Là la France est née. Elle est née à sa vocation.
La France est ce pays qui est né de l'esthétique de la miséricorde. Mais la France n'est pas née que de cela. Elle est née aussi d'un autre symbole.
Elle est née d'un échange symbolique de deux offrandes. Celle du mouchoir de la dame et celle de la prouesse du chevalier. Lorsque Gro G froide bouillon la vouée de Jérusalem rencontre à Jérusalem croise une princesse saradine.
Il enlève son home et il s'incline. La princesse a un léger mouvement de recul. ne craignitez pas et il lui dit dans le pays d'où je viens, dans le pays qui est le mien, il n'est nul prince et nul paysan qui ne fasse honneur aux dames.
La France est ce pays qui est né des élégances qui mettent la société en coquetterie de politesse et de bons mots. Et puis au français de désir, je dis ceci, allez plus loin. Faites-vous votre propre voyageur, votre propre enquêteur et vous découvrirez les secrets de la France.
Je vous en donne trois. Trois nombre d'or d'un peuple et de son génie. le nombre d'or des cathédrales quand ce n'est plus la pierre qui tient la lumière mais la lumière qui tient la pierre le nombre d'or du jardin à la française connu dans le monde entier envié dans le monde entier quand l'ordre devient symétri quand la justice devient perspective ça c'est la France et enfin le nombre d'or le moins connu [Musique] le nombre d'heur de ces milliers de petits villages à Fland de cotau qui faisait dire à au baron Osman regardez cette merveille l'harmonie des lignes la gratuité définition et l'échelle humaine et en fait à chaque fois je traverse la France, je me dis mais il y avait pas d'architecte, on avait pas le corbusier, on avait pas tous ces architectes, il nous ont détruit la politique de la ville.
On avait des petits artisans qui avaient le sens du beau. La France est une école une école de goût. La France est celle qui a su accueillir Plotin l'architecte grec qui disait l'architecture c'est ce qui reste la pierre ôée et puis enfin évidemment il faut dire que la France est le seul pays au monde qui est né d'un acte littéraire.
C'estàd que le trésor de l'âme française, c'est la langue commune. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait on peut entrer en France par la langue côté cœur.
Et à ce moment-là, on devient voisin de bons mots, voisin de sentiments, voisin de romance. Et très vite, on va se mettre à prononcer ensemble les mêmes paroles gourmandes. On goûte ensemble, on vibre ensemble et la littérature devient alors le miroir commun du chaud de nos âmes.
Et puis très vite, le français de désir se retrouve cousin germain avec le Side, avec Gavroche, avec le petit prince. Et puis et puis un soir ayant baigner dans cette trance des soleils levants et des soleils couchants dans cette France des neiges et des tropiques. Il se peut que le français de désir, un soir de grâce se disent "Le miracle a opéré en moi.
Je sens que je suis un français de désir." Charlotte Elliot, je dédie [Musique] cet apologue au plus grand français de désir de notre temps. Il est prisonnier pour avoir trop aimé la France.
C'est mon ami Boam Sansal. [Musique] Quelle émouvante surprise. Je savais pas que vous alliez rendre hommage à à Boem Sans sal ce soir.
Philippe Deviler qui est détenu dans les jaules algériennes depuis le 16 novembre dernier. Et c'est vrai que depuis quelques semaines plus personne ne parle de Bolem sans salle et c'est un bien bel hommage que vous lui rendez. Je peux vous dire que la dernière fois qu'on s'est vu, c'était à Béier, c'est français, on était tous les deux.
Et à un moment donné, il me dit "Les français n'aime plus la France." Je dis "Pourquoi vous dites ça ?" Il dit "Parce que s'il l'aimait, il se battrait pour elle comme moi je me bats pour elle." Et là, il s'est mis à pleurer et on a pleuré tous les deux.
Merci Philippe Devilier. Merci et pensons évidemment à Bolem sans sal et et à ses proches. Charlotte Dornelas, merci beaucoup.
Dans un instant, c'est l'heure des pros. On va revenir. J'ai demandé à Johan Musaï d'écouter attentivement la conférence de presse d'Emmanuel Macron qui devait parler très peu et qui finalement a commencé son intervention non pas à 18h40 aux alentours de 19h10 pour la terminer à 19h45.
Je suspecte quelque chose. Il y a il y a on doit rendre Philippe. Il y a une expression que il essaie de vous brenwicher.
Non, il est c'est ce qu'on appelle la contreprogrammation. La on va alors là de dire je peux vous dire que attention je savais je savais qu'il allait faire ça parce que j'ai eu un coup de fil cet après-midi de l'Élysée. Ah bah écoutez moi je l'ai pas eu.
Vous avez des contacts que je n'ai pas avec l'Élysée et ils m'ont dit on en a marre de vos scores. Et on a dit au président tu vas parler en en pleine émission de Philippe de déjà je moi la première question que je pos qu'ils sont dit il va se dégonfler ils vont ils vont ils vont ils vont laisser la place au président. Non, mais ce qui est quand même incroyable, c'est que on a un président de la République française qui euh a parlé plus longtemps que les chefs d'état concernés par ce qui se passe au Moyen-Orient, c'est-à-dire que Benjaminen, que le président iranien ou même que Donald Trump, il parlait pendant 45 minutes, il a même parlé aussi de la Palestine visiblement.
Bref, on saura tout dans un instant. Vous avez pas remarqué Philippe, on est très en retard. Attendez, dans le milieu du football, oui, moi j'ai remarqué une chose que que disait José Haribas, l'entraîneur du FC Nant.
Qu'est-ce qu'il a dit ? Il disait "Souvent dans le vestiaire, ce sont les coupeurs de citron qui parlent le plus longuement." Merci beaucoup Philippe de Villier.
Merci Charlotte Dornelas dans un instant. C'est l'heure des proies à tout.
Philippe de Villiers