Après Maduro, quelle sera la prochaine cible de Trump ? - C à Vous l’intégrale - 05/01/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a poussé Trump à agir?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les Etats-Unis ont vraiment un plan?
- 10:00OuverteRéponse directe
Que veut Trump? Un changement de régime ou seulement des dirigeants à sa botte?
- 15:00OuverteRéponse directe
A qui le tour?
- 20:00OuverteRéponse directe
Est-ce que D.Trump peut s'en inquiéter?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00P.CohenFait
« La justice américaine l'accuse de s'être associé à des trafiquants pour distribuer des tonnes de cocaïne aux Etats-Unis. »
- 7:00L.DebrayFait
« Il y a 20 ans, c'était un des pays les plus riches du monde grâce à cette manne pétrolière. »
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... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver avec toute l'équipe. On vous souhaite tout le meilleur pour cette nouvelle année. - L.Sénéchal: Bonne année à tous. - A.-E.Lemoine: Un dictateur déchu devant la justice américaine. ... - A.-E.Lemoine: N.Maduro menotté et escorté par des hommes lourdement armés en route pour le tribunal de New York.
C'est une image de l'impérialisme américain version Trump. - P.Cohen: La toute-puissance, la puissance sans limite qui inquiète davantage pour la suite que pour la situation actuelle au Venezuela où rien n'a réellement changé.
Le régime est toujours en place. - A.-E.Lemoine: Je rappelle la chronique de C.Sellin.
Bonsoir. Vous êtes spécialiste des Etats-Unis. A vos côtés, L.Debray.
On vous doit un film documentaire diffusé sur Arte en 2019. Merci de votre présence. D.Trump fait parler de lui en critiquant la naturalisation française de G.Clooney. - E.Tran Nguyen: Il est français depuis fin décembre.
Il n'y a pas que Trump qui le critique. Certains y voient un traitement de faveur. - A.-E.Lemoine: Un record de bouchons absolu en Ile-de-France. - On est complètement bloqués depuis 2 heures.
Je suis pas mal parce que je suis dans mon camping-car bien au chaud. - L.Sénéchal: Tout le monde n'a pas cette chance.
Plus de 1000 km de bouchons en Ile-de-France. C'est du jamais-vu. Ca va mettre du temps à se résorber. - A.-E.Lemoine: La Suisse encore sous le choc. - Je me suis dit que c'était la guerre.
Je me suis rendu près d'une dame qui avait perdu son fils. Elle m'a dit merci pour tous les gens que j'avais sauvés alors que son fils est mort. - L.Amar: Les larmes du chef des pompiers de Crans-Montana intervenu en premier lors de l'incendie du bar.
Vous entendrez son témoignage. Il y a également celui du jeune Gianni, 19 ans. - A.-E.Lemoine: On en parle avec le correspondant en France, R.Werly.
Après 20h, M.Berry et J.Balasko, qui se réunissent sur scène pour la 1re fois, ainsi que D.Podalydès, bluffant dans la peau de F.Mitterrand dans la série de France 2 diffusée ce soir, 30 ans après la disparition de l'ancien président.
L'OEil? - P.Lescure: M.Piccoli aurait eu 100 ans cette année.
Un bouquin célèbre le génie de cet acteur. - A.-E.Lemoine: Les Actualités de Bertrand sont de retour après 20h.
Il est aux côtés de notre cheffe. - B.Chameroy: Bonsoir et bonne année. - L.Sénéchal: Et la santé, surtout. - B.Chameroy: Vous parliez de la neige et de la pagaille.
C'est l'occasion pour les grands enfants comme moi de confectionner des bonhommes de neige. Il me manquait une carotte pour faire le nez. Je compte sur vous pour m'en fournir une. - Ca sera un boeuf carottes. - B.Chameroy: On va se régaler grâce à vous. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito.
Beaucoup de questions sans réponse après la capture par les Etats-Unis du dictateur vénézuélien N.Maduro. Qu'est-ce qui a poussé Trump à agir? - P.Cohen: Officiellement, la lutte contre le narcotrafic.
Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis le 1er mandat de Trump. Il est déféré en ce moment devant un tribunal de New York. Il y a les chefs d'importation de cocaïne sur le sol américain et de possession de mitrailleuses, d'armes automatiques.
C'était la 1re fois qu'un chef d'Etat est poursuivi pour détention d'armes. La justice américaine l'accuse de s'être associé à des trafiquants pour distribuer des tonnes de cocaïne aux Etats-Unis. Nous verrons ce qu'il y a dans le dossier, s'il y a des preuves.
Les spécialistes disent que le Venezuela ne produit que très peu de cocaïne, que la drogue qui sort du pays va plutôt vers l'Europe et que la cocaïne qui se répand aux Etats-Unis provient de l'Etat voisin de Colombie, qui représente 70 % du marché mondial de la poudre blanche. Le fentanyl, qui pourrit l'Amérique, est produit au Mexique et en Chine. - A.-E.Lemoine: Alors, c'est le pétrole? - P.Cohen: D.Trump en parle tout le temps, même avant l'invasion.
C'est un point de fixation important chez lui. Un pétrole très abondant. C'est l'une des plus grandes réserves mondiales sous-exploitées et que les compagnies américaines ont spolié lors de la nationalisation du secteur sous H.Chavez.
Les raisons de Trump peuvent être impériales, avec la doctrine Monroe. Trump veut sidérer le monde entier. Il veut remobiliser l'électorat latino, faire oublier les résultats économiques en demi-teinte, détourner l'attention de l'affaire Epstein.
Est-ce que vous vous souvenez du film "Des hommes d'influence"? Un président sortant menacé d'un scandale sexuel et dont les conseillers inventent une guerre en Albanie. On y est presque.
A aucun moment, les officiels américains ne parlent de démocratie, de liberté et d'élections. De façon plus prosaïque, le "New York Times" écrit que l'entourage du président a été exaspéré ces dernières semaines par la façon dont N.Maduro se moquait des menaces de Trump et sa façon de dire aux Américains "personne ne peut m'arrêter". ...
N.Maduro, dont la danse lui a peut-être été fatale. - A.-E.Lemoine: Une opération américaine qui était en préparation depuis de longs mois. - P.Cohen: Avec des manoeuvres d'infiltration dans l'entourage proche du dictateur.
C'est ce qu'on peut lire dans plusieurs enquêtes de presse. Des agents de la CIA chargés d'espionner ses faits et gestes depuis le mois d'août. Des moyens considérables détaillés ces derniers jours pour une opération qui n'a pas eu lieu en douceur.
Washington n'a pas donné de détails. Trump s'est contenté de dire qu'il n'y avait pas eu un seul mort côté américain. D'après La Havane, 32 Cubains qui assuraient la sécurité de Maduro ont perdu la vie.
Il est probable que la capture du président ait donné lieu à un bain de sang. - A.-E.Lemoine: Que sait-on de l'avenir politique du Venezuela? - P.Cohen: Rien du tout.
Le niveau de préparation de l'opération paraît...
Le régime est toujours en place malgré le scalp du président. La numéro 2, devenue présidente par intérim, D.Rodriguez, pourrait coopérer avec Washington, mais pour quelle évolution, quelle transition, quel type de transaction politico-économique?
Si rien ne change, que dira Trump ensuite? Il pourra faire diversion et se demander à qui le tour, entre la Colombie et le Groenland. - A.-E.Lemoine: On va reprendre toutes ces questions dans l'ordre. - P.Cohen: Elles ne sont pas toutes là. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qui a poussé D.Trump à agir, ne serait-ce que pour avoir l'image qu'on vient de voir, N.Maduro présenté à un juge pour se voir signifier ces accusations de trafic de drogue?
Il voulait cette image? - C.Sellin: Oui.
Il a souligné la qualité du spectacle télévisuel. Il a suivi l'opération depuis Mar-a-Lago. Ca parachève sa toute-puissance de la privatisation du pouvoir présidentiel.
Beaucoup de choses l'ont poussé, mais sans doute, premièrement, Trump n'était pas sûr de vouloir aller chercher Maduro. Il a privilégié pendant longtemps la voie diplomatique. Il est tenu par un électorat auquel il a promis pas d'intervention militaire de longue durée.
Il était réticent. Les provocations de Maduro ont joué un rôle. Il y a quand même l'idée d'appliquer la stratégie de sécurité nationale qui a été publiée au mois de décembre, qui dit: "En Amérique latine, plus de régime hostile.
Plus de place pour des régimes Qui collaboreraient avec des concurrents stratégiques comme le Venezuela avec la Chine. Les Etats-Unis ne doivent plus être privés des ressources naturelles qui sont sur le continent américain." Il fallait faire un exemple.
Maduro était le parfait exemple. - A.-E.Lemoine: Sa chute était inéluctable? - L.Debray: Inéluctable, je ne sais pas.
Pendant ces longues semaines où la présence américaine dans la zone était oppressante, ils ont essayé de négocier une sortie avec Maduro. C'est ce qu'on comprend. Ils lui ont offert plein de portes de sortie.
Lui continue de danser la salsa. Finalement, Trump a voulu couper la tête du régime. Peut-être qu'il s'imaginait que le régime vacillerait.
Finalement, la tête est tombée, mais le régime reste. Peut-être que ça arrange les Américains que le régime reste. Ca garantit une certaine stabilité du pays, qui était entre les mains de cartels, de mafias, de gangs et incontrôlable. - A.-E.Lemoine: C'est ce qu'a affirmé N.Maduro, qui a plaidé non coupable en précisant "je suis toujours le président de mon pays".
D.Rodriguez dirige le pays par intérim. Elle symbolise pas un changement de régime? - L.Debray: Non.
Maduro a perdu les élections. C'est les 2es élections présidentielles qu'il perd. Les dernières, il y avait des preuves.
Il est illégitime. La plupart de la communauté internationale a reconnu qu'il avait perdu les élections depuis plus d'un an. Cet échec, il ne l'a jamais reconnu.
Je peux me prétendre pape aussi. - A.-E.Lemoine: Et est-ce que la colonne vertébrale du régime est toujours en place? - L.Debray: Oui.
Donc il y a le ministre des Armées, le ministre de l'Intérieur et la vice-présidente en place...
Le régime tient tant qu'ils sont là. Le quotidien des Vénézuéliens qui sont restés dans le pays continue à être la peur et l'espérance. A l'extérieur, ils peuvent exprimer leur joie, comme à Madrid... - A.-E.Lemoine: Ce qui est votre cas? - L.Debray: Evidemment.
Bien sûr. Il y a un tiers de la population qui a émigré du pays. Toutes les familles vénézuéliennes sont déchirées.
On espère tous rentrer. - A.-E.Lemoine: Certains l'évoquent. - L.Debray: Au moment où j'ai vu Maduro menotté, j'y ai pensé. "Je prends le premier avion..." On vit tous dans cet espoir.
Le quotidien du Venezuela n'a pas changé. - A.-E.Lemoine: C'est un pays en faillite? - L.Debray: Totalement.
Plus rien ne marche. Il y a 20 ans, c'était un des pays les plus riches du monde grâce à cette manne pétrolière. C'était pas un pays parfait.
Il y avait d'immenses disparités sociales et économiques. Le chavisme et castrisme ont été d'une efficacité redoutable pour détruire un pays. Un pays avec des richesses illimitées, sans catastrophes naturelles.
En 25 ans, ils ont ruiné ce pays. - A.-E.Lemoine: Que veut D.Trump?
Un changement de régime ou seulement des dirigeants à sa botte? - C.Sellin: Il faut souligner les causalités intérieures.
Pourquoi Maduro et pourquoi le Venezuela? Ca lui permet de réunir toutes les factions politiques autour de lui. Autour de lui, il y a le secrétaire d'Etat et le conseiller à la sécurité nationale, M.Rubio, fils d'immigrés cubains anti-castristes, qui est pour le renversement de régimes dictatoriaux, de régimes marxisants.
Il incarne cette ligne. Tapé sur Maduro permettait aussi de mettre l'accent sur l'immigration. Les 1res expulsions massives de l'administration Trump d'immigrés sans-papiers ont été facilitées par le recours à une loi très vieille qui traitait ces immigrés sans-papiers vénézuéliens comme des ennemis, des combattants ennemis parce qu'ils appartenaient à un cartel vénézuélien.
Ca permet de réunir autour de Trump ceux qui sont pour l'immigration zéro. Ca réunit toutes les factions autour de Trump. Ce qu'il veut, c'est réaffirmer la toute-puissance américaine, revenir au corollaire de Roosevelt.
L'idée est de revenir que sur le continent américain. Et les Etats-Unis ne peuvent avoir des rivaux stratégiques ni des ennemis. Tout pays qui leur résiste ou qui incarne une voie idéologique différente doit être soumis.
Peu importe le droit. Ca s'est fait en dehors des règles internes américaines parce que le Congrès n'a pas été sollicité pour cette action de guerre alors qu'il devrait l'être, et en dehors du droit international et de la charte des Nations unies, qui garantit la souveraineté des Etats. - A.-E.Lemoine: Est-ce que les Etats-Unis ont vraiment un plan?
Il a balayé d'un revers de main le prix Nobel de la paix. - P.Cohen: C'est parce qu'elle avait accepté le prix que Trump convoitait qu'il la méprise. - L.Debray: Le fond doit être vrai.
C'est très positif pour elle. Il la protège en la laissant à part. Elle n'a aucun moyen de tenir le pays.
Elle n'a pas l'armée. Elle ne contrôle pas les mafias. Elle ne peut pas contrôler la paix et organiser d'autres élections.
Finalement, c'est très positif pour elle. - A.-E.Lemoine: Même si elle pourrait être un recours après une période de transition? - L.Debray: J'espère...
La démocratie ne se gère pas avec une baguette magique en organisant des élections comme ça. Depuis 25 ans, il n'y a plus de citoyens, de notion d'Etat. Ca n'existe plus.
C'est une mentalité inchangée. J'imagine que l'avenir ne pourra pas se faire sans elle. - A.-E.Lemoine: A qui le tour?
En rentrant de Floride vers Washington, D.Trump a clairement laissé entendre qu'il ne comptait pas s'arrêter au Venezuela. ... - A.-E.Lemoine: On commence par le Groenland. "Ca suffit", c'est le message du président du Groenland.
Est-ce que D.Trump veut mettre son plan à exécution? - C.Sellin: Il a été impressionné par la réussite tactique de l'opération Maduro.
Il a toujours été impressionné par la qualité militaire et du spectacle militaire selon ses termes. Il est dans une jouissance de la toute-puissance. La nuit dernière, il a été beaucoup plus précis sur la menace sur le Groenland.
Les mots étaient plus fermes: "Nous avons besoin absolument du Groenland." Ca a amené la Première ministre danoise à faire un communiqué exceptionnel hier soir en disant que les Etats-Unis n'avaient pas le droit d'annexer le Groenland. Le Danemark est un allié des Etats-Unis, pays membre de l'Otan.
Elle le rappelle. - P.Cohen: Qui achète des F-35 aux Etats-Unis. - C.Sellin: On sent, chez D.Trump...
Sur le Groenland, on n'a pas d'informations qui ont fuité, mais on sait qu'il a relancé la planification d'opérations de forces spéciales au Mexique, puisque le Mexique est un grand producteur de fentanyl, l'opioïde qui ravage les Etats-Unis. Il n'a pas du tout l'intention de s'arrêter en chemin. Ce qu'il a fait là, qui est une action mémorable, laisse à penser qu'il est capable de tout. - A.-E.Lemoine: Et pour Cuba, il semble attendre que le régime s'écroule tout seul.
C'est presque réaliste? - L.Debray: Cuba est dans une situation économique épouvantable.
Il n'y a plus d'électricité, plus rien à manger. Ils vivent grâce au pétrole vénézuélien et grâce aux Russes. Les Russes sont occupés ailleurs, en ce moment.
Le pétrole vénézuélien, ça va s'arrêter, probablement. Les Cubains sont très introduits. Ils étaient en charge de la sécurité de Maduro.
Ca n'a pas été formidable. Ils sont aux manettes pour ce qui est torture et représailles au Venezuela. Ils ont de quoi s'occuper.
C'est le rêve de tout président américain depuis la révolution castriste de mettre à bas cette dictature. - P.Cohen: C'est là où Kennedy a échoué. - L.Debray: C'est une petite île où il ne se passe rien, où il y avait du rhum, de la salsa et de la canne à sucre. - A.-E.Lemoine: L'Iran qui s'inquiète aussi? - P.Cohen: C'est plus compliqué.
Mais le Groenland est plus prenable. Sauf s'il y a un geste au niveau européen de positionner des forces sur le territoire du Groenland pour signifier aux Etats-Unis que c'est un endroit inviolable. Un mot sur la violation intérieure, le fait que le Congrès ait été squeezé. - C.Sellin: Mis à l'écart sur les opérations militaires préalables.
Ca fait 4 mois que l'armée américaine et la marine américaine frappent des bateaux qui transportent de la drogue et tuent les passagers de ces bateaux dans un cadre juridique extrêmement incertain. Les membres du Congrès, y compris certains républicains...
Le président doit demander l'autorisation du Congrès pour l'emploi de la force militaire. Il ne l'a pas fait pour Maduro non plus. Après l'opération sur Maduro, le secrétaire à la Défense a dit: "On n'a rien dit au Congrès parce qu'on avait peur des fuites." - A.-E.Lemoine: "Mais on a prévenu les compagnies pétrolières américaines." - C.Sellin: Ca a été très mal perçu.
Il y a eu des informations en amont. Les élus du Congrès, les représentants de la nation, n'ont pas été prévenus parce que soi-disant trop bavards. On voit le mépris affiché pour les contre-pouvoirs et l'affirmation d'une toute-puissance présidentielle qui n'est limitée par rien. - P.Lescure: L'opération américaine à fait réagir la classe politique française, en premier lieu le président de la République, dans un communiqué assez critiqué.
Le président de la République a repris la parole au cours du Conseil des ministres. - M.Bregeon: Le départ de Maduro est une bonne nouvelle pour le peuple vénézuélien.
La méthode employée n'est ni soutenue ni approuvée. - D.de Villepin: N.Maduro est à la tête d'un régime qu'il a mis en faillite.
Est-ce que ça justifie une opération comme celle-ci? Non. La souveraineté d'un Etat ne peut pas être mise en cause unilatéralement. - M.Bompard: Est-ce qu'on considère acceptable qu'un Etat puisse capturer un dirigeant étranger en violation absolue et totale de toutes les règles du droit international?
On ouvre une boîte de Pandore de laquelle on ne sortira jamais. - P.Lescure: Il y a eu beaucoup de réactions en France. - C.Sellin: Il faut évoquer un point dont on ne parle pas du tout en France, qui est paradoxal par rapport à Maduro.
C'est une opération judiciaire encadrée par l'armée. C'est la justification officielle. On appréhende un criminel qu'on veut amener devant un tribunal.
Il est appréhendé pour du narcotrafic, pour être un parrain d'un cartel de drogue. Sauf qu'il faut rappeler qu'il y a un mois à peine, le même président Trump a gracié par son autorité souveraine un ex-chef d'Etat du Honduras, qui avait écopé de 45 ans de prison pour responsabilité dans un narcotrafic. On a du mal à comprendre le message.
C'est ça aussi, la notion de boîte de Pandore. C'est très bien de justifier en disant "Maduro, c'est peut-être un parrain de la drogue", mais Trump amnistie et gracie un parrain de la drogue. - A.-E.Lemoine: Il a Expliqué que c'est l'administration Biden qui avait harcelé l'ancien président hondurien. - C.Sellin: Tous les témoignages attestent que c'est une des plus grandes enquêtes contre les trafics de drogue qui a duré des années et qu'il était réellement coupable.
Il avait été condamné. - L.Debray: Ce qui est dommage, c'est que la France...
Il y a une certaine carte politique à jouer. Ils demandaient la libération des prisonniers politiques, l'ouverture des centres de torture. - A.-E.Lemoine: Maduro sera en prison jusqu'au 17 mars, au moins. - L.Debray: Il y a eu des crimes contre l'humanité prouvés et il y a encore des enquêtes en cours à l'ONU.
C'est dommage que Trump n'ait pas l'idée de s'accrocher à ça. Il y a quand même un sujet dont on parle peu. On parle beaucoup du pétrole.
Il reste des milliers de prisonniers politiques qu'on a oubliés. - E.Tran Nguyen: Sur la toute-puissance de D.Trump et les conséquences possibles, est-ce qu'il peut y avoir la fuite d'autres personnalités et chercheurs?
J.Jarmusch, le réalisateur d'un des films les plus attendus de cette rentrée, A dit qu'il allait demander la natalité française pour s'évader du pays. G.Clooney l'a demandée et l'a obtenue il y a quelques jours ainsi que son épouse et ses 2 enfants.
Ca a fait réagir en France, entre ceux qui se réjouissent, même s'ils évoquent clairement un traitement de faveur. C'est une majorité parmi les réactions recueillies. Le Quai d'Orsay a eu besoin de justifier cette naturalisation auprès des médias. "La situation de monsieur et madame Clooney répond bien..." Ils justifient d'une résidence permanente en France et contribuent au rayonnement culturel de la France.
En revanche, il y a une condition durcie en mai dernier par la circulaire Retailleau entrée en vigueur au 1er janvier 2026, le fait de justifier d'un niveau de langue B2, un bon niveau de français. Ce formulaire fait le plus réagir. Tout le monde en a parlé. - A.-E.Lemoine: Il n'a pas le niveau B2. - E.Tran Nguyen: G.Clooney l'a admis sur notre plateau, son niveau de français est comme ça... - G.Clooney: Ma femme, mes 2 enfants, dans le texte, ils parlent français parfaitement devant moi.
Ils disent des choses horribles sur mon compte en français. Je ne veux pas qu'ils sachent que je sais ce qu'ils racontent. Je fais semblant de ne pas comprendre.
Il faut pas leur dire. Ca reste entre nous. - E.Tran Nguyen: Il a un mauvais niveau de français mais il a une bonne répartie.
A Trump qui a fait mine de se réjouir de son départ en le critiquant, il a répondu ceci. En novembre, c'est les midterms. D.Trump peut s'en inquiéter? - C.Sellin: Pour l'instant, oui.
Avant l'opération du Venezuela, les sondages étaient mauvais et les prédictions plutôt mauvaises. Sur cette affaire avec Clooney, il n'est pas qu'un acteur. C'est un activiste démocrate très puissant.
On se rappelle le rôle qu'il a joué dans la mise à l'écart de J.Biden lors de la présidentielle de 2024. C'est un rôle très important.
Quand Clooney part en France, beaucoup de Français sont contents parce que c'est les Etats-Unis qu'on aime, les Etats-Unis d'Hollywood, des stars sympathiques qui font rêver. Mais il est détesté par une partie des Etats-Unis, partie que représente Trump. Quand il fait son tweet en disant "bon débarras", beaucoup de trumpistes vont dire que ces stars d'Hollywood vivent déconnectées et se réfugient dans un pays qui n'est pas un modèle de réussite pour les Américains.
En France, on a une opinion plutôt positive, mais aux Etats-Unis, une partie des Etats-Unis rejette ces stars d'Hollywood. Trump a beaucoup construit son message politique en disant qu'il s'adresse aux oubliés, à ceux qui ne sont pas... - E.Tran Nguyen: Ca peut plaider en la faveur de la popularité de Trump? - C.Sellin: Exactement. - A.-E.Lemoine: Je renvoie à vos chroniques, C.Sellin.
Je rappelle cette biographie de Juan Carlos 1er d'Espagne, "Réconciliation: Mémoires", L.Debray. C'est l'heure de la Story de L.Amar. - On vit ça d'une manière très pesante, très lourde. - C'était important de venir se recueillir pour avoir une pensée pour les victimes, les professionnels qui ont enduré des choses affreuses. - L.Amar: C'est l'histoire d'un drame.
Marche blanche et messe d'hommage dans les rues de Crans-Montana, 4 jours après l'incendie qui a ravagé un bar, fait 40 morts et 116 blessés dans la nuit du Nouvel An. Des centaines de personnes ont défilé dans le silence et déposé des fleurs à quelques mètres du Constellation, l'établissement qui a pris feu. - C'est très dur. - Un copain de mon fils est mort. - Il n'y a rien qu'on puisse faire pour être solidaire. - L.Amar: Une cérémonie solidarité sera organisée.
E.Macron y participera. 9 Français entre 14 ans et 39 ans sont décédés dans cet incendie.
Comble de l'horreur, pour les familles, il a fallu attendre plusieurs jours avant que les victimes soient formellement identifiées. La mère d'Arthur, par exemple. Sa mère a fait le tour des hôpitaux à la recherche de son fils avant d'apprendre et de rendre public son décès. - Notre Arthur est maintenant parti faire la fête au paradis.
Nous pouvons commencer notre deuil en sachant qu'il est dans la paix et la lumière. - L.Amar: Parmi les survivants, 3 lycéens de Versailles où une messe a été célébrée hier.
Elle rassemblait quasiment 1000 personnes. Dans le bar, le feu s'est propagé en à peine une minute, causé par des bougies incandescentes posées sur des bouteilles de champagne. Au début, quelques flammes apparaissent.
Les fêtards continuent à danser et filment. La seule issue de sortie a été bloquée. - On ne savait pas trop où sortir à cause de la fumée.
J'ai réussi à casser une fenêtre. C'était le chaos. - J'ai l'impression que c'est un cauchemar et que je vais me réveiller.
Les premiers sortis traversaient la route. On les voyait sans vêtements, avec les vêtements brûlés, qui demandaient de l'aide et qui criaient au secours. - L.Amar: Ceux qui ont survécu doivent leur vie à leur propre courage mais surtout à cet homme.
C'est le chef des pompiers de Crans-Montana, envahi par l'émotion lorsque la foule l'applaudit. Sa brigade est la première à être intervenue. - Je me suis dit que c'était la guerre.
Je me suis rendu près d'une femme qui a perdu son fils cette nuit. J'avais peur qu'elle me repousse ou qu'elle me dise "vous l'avez laissé mourir". On a tout fait!
Malheureusement, il est mort. Ca me touche pour elle. Elle m'a dit "merci pour tous les gens que vous avez sauvés", alors que son fils est mort.
C'est juste horrible. Excusez-moi...
Je fais ce boulot par passion. Mais je sais pas si je vais pouvoir continuer ce travail. Je sais pas comment je vais pouvoir continuer. - L.Amar: Au coeur de cette nuit, d'autres héros se sont jetés dans les flammes, comme ce joueur de foot de l'équipe de Metz.
Il a d'abord réussi à s'échapper du bar, mais il y est retourné pour sauver sa compagne. Les 2 sont hospitalisés dans un état stable mais la jeune femme est brûlée à 30 %. Et il y a la famille Campolo, un père, une mère, et un fils qui ont accouru pour sauver une vingtaine de personnes. - G.Campolo: C'est surréaliste.
Il n'y avait pas de civière, pas de brancard, très peu. Il y avait des canapés à l'intérieur du bar. On a extrait des personnes en les mettant sur le canapé.
Mon père a joué un rôle majeur. Il a réussi à extraire plus d'une quinzaine de personnes par une porte de service. Je regrette, comme mon père, de ne pas avoir pu faire plus. - L.Amar: 83 personnes sont toujours hospitalisées.
Le parquet de Paris annonce l'ouverture d'une enquête sur les victimes françaises. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, R.Werly.
Merci de votre présence. On imagine que l'émotion est encore très grande en Suisse. Elle l'est en France.
C'est un choc qui va être très difficile à surmonter. - R.Werly: Oui, pour plusieurs raisons, mais une principale.
La Suisse est considérée à bien des égards comme un pays tellement parfait, où tout fonctionne, sûr. Il se retrouve devant un séisme sur le plan de la sécurité, un séisme aussi moral. Ce qui va apparaître maintenant, les révélations qu'on va voir sur les conditions d'exploitation de ce bar vont nous apprendre que des yeux ont été fermés, que des choses n'ont pas été vérifiées, contrôlées.
Tout ça est extrêmement difficile à vivre. Il y a également l'émotion. Je connais bien Crans-Montana.
C'est un village. Tout le monde se connaît. Evidemment, vous tombez tout de suite sur quelqu'un que vous connaissez. - A.-E.Lemoine: La Suisse jouit de cette image de réglementation, de discipline, de sûreté.
Elle a été classée parmi les pays les plus sûrs au monde. Paradoxalement, les secours ultra performants en haute montagne n'étaient pas préparés à ce genre de catastrophe. - R.Werly: Effectivement, mais pour une raison qui se comprend.
En Suisse, on a des secours de haute montagne. Si vous êtes perdu au milieu d'une montagne en pleine nuit, vous avez de fortes chances d'être secouru par un hélicoptère. Mais on s'attend pas à ce genre de catastrophe.
Il y en a eu très peu dans l'histoire. Ce type d'incendie, on ne s'y attend pas. Ca se passe dans le canton du Valais, tout à fait performant au niveau de ses institutions, mais qui est quand même un canton qui ne fait pas partie des cantons avec de grandes métropoles, comme Zurich.
C'est l'institut d'identification judiciaire de Zurich qui est sur place, d'ailleurs, à Crans-Montana. Il a fallu apporter des ressources d'autres cantons sur place. Tout ça s'est quand même fait très vite.
Ca a l'air d'avoir été artisanal mais ça ne l'était pas du tout. C'était très professionnel. Mais la même catastrophe dans une grande ville, par exemple à Zurich, il y aurait sûrement eu Un afflux de moyens plus importants immédiat. - A.-E.Lemoine: Est-ce que la Suisse a été moins rigoureuse sur les normes de sécurité, notamment sur les matériels autorisés dans les bars et discothèques?
C'est cette mousse isolante acoustique qui aurait pris feu à une vitesse folle et qui ne devrait pas être présente dans ce genre d'établissement. - R.Werly: Je n'ai pas couvert la catastrophe mais j'ai parlé à des collègues et des gens que je connais sur place avant de venir.
Je ne sais pas si la Suisse a été moins performante que la France, mais je sais qu'elle n'a pas été performante. Ce qui s'est passé n'aurait pas dû se passer, pas de cette manière, avec ce type de matériaux, pas avec des issues de secours bloquées. Tout ce qu'on apprend va nous démontrer que ça n'aurait pas dû se passer.
Est-ce que la France est plus performante? Je ne sais pas. Il y a eu d'autres catastrophes de ce type dans des boîtes de nuit d'autres pays.
J'ai très peur de ce qu'on va apprendre et qui va entacher...
Ce n'est pas une question de réputation, mais on va s'apercevoir qu'il y a beaucoup de regards qui se sont détournés, des choses qu'on a laissées faire. - A.-E.Lemoine: C'est-à-dire?
Vous parlez du patron, propriétaire de 3 autres bars-restaurants à Crans-Montana et aux alentours. C'est une personnalité dans ce canton du Valais, un canton suisse, où les réseaux sont très soudés. On le compare parfois à la Corse. - R.Werly: C'est vrai qu'on compare parfois le canton du Valais à la Corse.
Il a une réputation de solide tradition familiale et de corporatisme local. Mais ce n'est pas le sujet. Il y a un couple de restaurateurs qui, à l'évidence, d'après ce qu'on voit, n'ont pas rempli les obligations qui leur ont été demandées.
Ils disent avoir connu 3 vérifications en 10 ans alors que la vérification devrait être annuelle. Ce que j'ai constaté, c'est que les autorités cantonales valaisannes ont mis de côté la municipalité de Crans-Montana. Ca veut peut-être dire qu'il y a des choses qui ne plaident pas en sa faveur. - A.-E.Lemoine: Une enquête pénale a été ouverte contre les gérants de ce bar. - R.Werly: Ils sont laissés en liberté, pour l'instant. - A.-E.Lemoine: Il y a une crainte qu'ils quittent le territoire? - R.Werly: Si vous lisez la presse alémanique...
Vous savez que la Suisse a différentes langues. Nos collègues alémaniques sont furieux contre la police valaisanne d'avoir laissé en liberté ce couple. Ils estiment qu'il y a un vrai risque de fuite, en France, notamment, et que ce n'est pas normal.
Les autorités valaisannes prétendent le contraire. Elles estiment qu'il n'y a pas ce risque. On en est là.
Pour l'instant, ce couple est toujours en Suisse. On ne sait Pas ce qui se passerait s'ils trouvaient refuge en France. Il y a une convention d'extradition.
Si la France n'extrade pas ses ressortissants sauf s'ils n'y font pas opposition...
Ce couple est à disposition de la justice. Ils ont répondu à toutes les demandes qui leur ont été faites. - A.-E.Lemoine: Merci de votre présence.
Je rappelle votre éditorial dans les colonnes du média "Blick": "Les Français stupéfaits: une tragédie dans une Suisse si sûre". Je rappelle votre livre, "Cette Amérique qui nous déteste". - R.Werly: Ca nous ramène les Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: Oui.
Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal. - L.Sénéchal: Le tribunal a retenu une volonté de nuire de la part des cyberharceleurs de B.Macron. 9 ont été condamnés à des peines de prison, pour la plupart du sursis.
La femme du président de la République est revenue hier soir sur cette affaire qui, manifestement, la touche profondément. - B.Macron: Inutile de vous dire qu'on ne touchera pas à ma généalogie.
Un extrait de naissance, ce n'est pas rien. C'est un papa ou une maman qui va déclarer son enfant et qui déclare qui il est ou qui elle est. On ne joue pas avec ça. - L.Sénéchal: Le profil des harceleurs a parfois surpris.
Il y a des complotistes bien connus mais aussi des anonymes. Un seul prévenu a présenté ses excuses. C'est le seul à échapper à une peine de prison.
B.Macron a engagé des poursuites contre l'influenceuse C.Owens, qui continue, aux Etats-Unis, de faire prospérer cette rumeur. - A.-E.Lemoine: La neige entraîne le chaos sur les routes françaises. - L.Sénéchal: 26 départements en vigilance neige-verglas, du Finistère à la Seine-et-Marne.
C'est d'abord la Bretagne et la Normandie qui ont été touchées. Ici des images du Calvados. Dans la Manche aussi, un phénomène exceptionnel.
Tous les 7,5 t ont été interdits à la circulation. Les régions Ile-de-France et Bretagne sont aussi concernées. Le centre médiéval de Rouen est aussi sous la neige.
Malgré les arrêtés et les mesures prises, ils n'ont pas toujours été respectés, ont déploré les autorités. Le chaos a rapidement gagné les grands axes. Ici, on est entre Rouen et Abbeville.
Il y a des bouchons monstres qui gagnent au-delà de la Normandie et l'Ile-de-France. Je vous ai fait une courbe. En bleu, la journée normale.
Aujourd'hui, c'est en noir. Le matin, pas de problème, mais on va voir... - A.-E.Lemoine: C'est en rouge. - L.Sénéchal: On a dépassé les 1000 km.
C'est le record absolu. 15 % des vols annulés sur tout le territoire d'Ile-de-France. Demain, pas de transports scolaires dans les Yvelines, entre autres.
La RATP a interrompu la circulation de tous les bus parisiens à 17h. Voici le péage de Saint-Arnoult. Ca ne bouge pas. - P.Cohen: Et ça ne glisse plus. - L.Sénéchal: Les bouchons requièrent de la patience et provoquent de nombreux accidents de voiture et des poids lourds rapidement bloqués. - La neige, déjà on n'est pas trop habitués à rouler là-dessus, et avec un camion, c'est vite parti. - On est complètement bloqués depuis 2 heures.
Je suis pas mal parce que je suis dans mon camping-car, bien au chaud. - A.-E.Lemoine: Salut, L.Romejko.
Il neige et vous apparaissez. - P.Cohen: Une sorte de météo à domicile. - A.-E.Lemoine: Une question, L.Romejko. - L.Romejko: J'ai une pensée pour tous ceux qui sont partis travailler en vélo et qui reviennent. - R.Werly: Ce n'est pas le jour du vélo. - A.-E.Lemoine: Pourquoi on est à ce point paralysés?
C'est vrai que la neige a tenu, mais c'est une mince couche de neige. - L.Romejko: Il suffit de pas grand-chose.
L'épisode neigeux s'est concentré sur la région parisienne. On a relevé 5 cm de neige au parc Montsouris. C'est suffisant pour compliquer les conditions de circulation.
C'est vrai que le Parisien, le Francilien ne sait pas conduire sur la neige. - P.Cohen: Mais partout.
J'entends dire partout en France, dès qu'il tombe 3 flocons, on ne sait pas conduire. Mais c'est partout pareil. Je suis resté bloqué 3 jours une fois à New York. - E.Tran Nguyen: En Suisse, vous êtes habitués? - R.Werly: Ca arrive moins.
Mais ça dépend du volume de neige. 5 cm ne bloquent pas la Suisse. - L.Romejko: Sur ces régions, ils ont des équipements spéciaux, obligatoires. - A.-E.Lemoine: C'est exceptionnel, ce qu'on est en train de vivre? - L.Romejko: Non.
C'est un épisode hivernal. - L.Debray: Ca s'appelle l'hiver! - L.Romejko: Tout simplement.
Jusqu'en février, on est menacés par ce genre de phénomènes. Il y en a tout de même beaucoup moins qu'avant. - A.-E.Lemoine: Ca va devenir exceptionnel, alors. - L.Romejko: On est même pas dans une vague de froid.
La précédente vague de froid, c'était en 2018. C'était il y a 8 ans de cela. Dans ce contexte de dérèglement, les vagues de chaleur, les canicules sont plus fréquentes, plus précoces, plus tardives.
Les vagues de froid, tous les 8 ans, c'est beaucoup moins fréquent. C'est la normale. - A.-E.Lemoine: Il y a quand même un froid piquant qui s'est installé sur le pays. - L.Sénéchal: Pas seulement dans les départements en vigilance orange.
Par exemple, Combe Noire, dans le Jura. - En direct de la Combe Noire, dans le Jura. Il est 8h du matin.
On relève -28,5 degrés. - L.Sénéchal: Moins 28,5 dans le Jura.
A Strasbourg, il faisait - 5 degrés. Les touristes venus de Bordeaux étaient un peu dépaysés. - Pour nous, c'est impressionnant.
Je suis gelé. J'ai des gants dans mes poches et à l'intérieur de mes poches... - Un sous-pull, des chaussettes en laine, des godillots et les bonnets, les écharpes. - L.Sénéchal: Même à Paris, le bassin de la Villette a été en partie gelé ce week-end.
Le plan grand froid est activé dans la capitale. Il y a 1250 places d'hébergement supplémentaires. Les images les plus insolites, sont celles que vous allez voir. - A.-E.Lemoine: Le plus grand danger, c'est le froid plus que la neige. - L.Romejko: Oui, forcément.
On pense à ceux qui sont dans des conditions précaires. Ce sont eux qu'il faut surveiller en premier. Cette neige paralyse la circulation mais on va avoir un fort regel demain matin sur des sols enneigés. - A.-E.Lemoine: Qui va tenir. - E.Tran Nguyen: Mais il y a un grand soleil.
Ca va faire fondre? - L.Romejko: Un peu plus tard. - P.Cohen: Marchez sur le blanc pour ne pas glisser. - E.Tran Nguyen: Demain, il y en aura plus? - L.Romejko: Il y a un risque de verglas pour demain.
Si vous voulez que je revienne, Babeth, il y a mercredi, jeudi... - A.-E.Lemoine: Un flocon, L.Romejko en plateau. - L.Romejko: Sur l'Est, il y aura du verglas jeudi.
Vendredi, un gros coup de vent se prépare. De très fortes pluies aussi. Pas de neige mais beaucoup de pluie et de vent. - A.-E.Lemoine: Une semaine d'hiver. - L.Romejko: En somme toute, oui.
Une semaine normale. - A.-E.Lemoine: Une neige qui donne des images insolites. - L.Sénéchal: Avec d'abord des marchés sans étals.
Il y en a seulement 2 qui ont bravé la tempête. En plus, il n'y a pas foule. - Il manque beaucoup de commerçants.
D'habitude, il y en a une quinzaine sur la place. Les commerçants n'ont pas voulu se déplacer. Ils ont peur que la neige tombe pendant le marché ou à l'heure de midi.
Ils ne pourront plus rentrer chez eux, ceux qui sont un peu dans la campagne. - L.Sénéchal: Quand il n'y a pas de transports en commun ou de transports scolaires, il y a des parents inventifs.
Ils ont sorti la luge pour amener les enfants à l'école. - Vu qu'il neige jamais, il profite au moins pour une journée. - On a fait une bataille de neige.
J'ai jeté une boule de neige sur les cheveux de maman. - L.Sénéchal: Les adultes retombent en enfance.
Une partie des équipes de "C à vous" ont insisté pour apparaître dans le 5/5. Ils ont eu envie de faire des anges au sol, dans la neige, de faire des batailles de boules de neige. A Montmartre, c'est la tradition, on sort les skis ou les luges.
Piste rouge, au vu des dénivelés. La neige, c'est un spectacle. C'est beau et insolite.
Quand ça tombe sur la dune du Pilat, en Gironde, notamment. Ca a inspiré J.Courbet. - J.Courbet: C'est le pied.
Ca fait presque une heure que je suis là. C'est la magie de la neige. Et j'ai oublié mes clefs.
Rires. - P.Cohen: Ca peut vous arriver! - A.-E.Lemoine: Elle va être de plus en plus rare, la neige.
Il faut profiter de ces images. - L.Romejko: Bien sûr.
Les stations de montagne s'en plaignent suffisamment. Pas mal de stations ferment, démontent les remontées mécaniques par manque de neige, donc de ressources. On voyait les choses venir depuis Noël.
Il y a eu cette vague de froid. On est restés sous les normales de saison. Et là, une petite zone humide et ça y est, ça blanchit tout. - L.Sénéchal: On a eu une vague de fake news qui disaient qu'on allait vivre l'hiver le plus terrible depuis 1985.
Ca reste une fake news? - L.Romejko: L'hiver 1985 n'a rien à voir.
Je parlais des précédentes vagues de froid, de 2018. Et encore, c'était une mini vague. On ne va pas chez le coiffeur...
En 2012, il y a une vague de froid un peu plus importante. Les espaces, c'est tous les 6-8 ans. 85, on en est loin.
On a eu du -30, -25 sur pas mal de régions. Tout était givré. Les lignes électriques avaient cassé à cause du poids de la glace.
On s'en souvient tous, sauf Babeth... - L.Sénéchal: Qui est beaucoup trop jeune. - A.-E.Lemoine: J'ai fait de la luge pour aller à l'école en 1978 pour la dernière fois. - P.Cohen: En 85, j'habitais à Lille.
Je me souviens d'un matin où je n'arrivais pas à traverser
Emmanuel Macron