Bonjour chez vous ! du 20 mars 2026
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Questions et réponses
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- 1:46OuverteRéponse directe
Quels sont les enjeux de ce second tour des municipales ?
- 2:11OuverteRéponse directe
À Paris et Marseille, quelles villes peuvent basculer ?
- 2:36OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a-t-il interféré dans la campagne parisienne ?
- 6:43OuverteRéponse directe
Quels enseignements politiques tirer de ces municipales ?
- 7:52OuverteRéponse directe
De quelle ville souhaitez-vous parler en priorité ?
- 9:33RelanceRéponse partielle
Les alliances LFI-PS vous ont-elles surpris ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:36InvitéFait
« Ces propos n'ont aucun sens. Ils déshonorent un peu la personne qui les dit. »
- 2:43InvitéFait
« Je ne connais pas Madame Knafow à titre personnel et je n'interviens pas du tout dans ces municipales. »
- 3:44PrésentateurChiffre
« Ça va se jouer à quelques centaines de voix. »
- 5:17InvitéChiffre
« Les frappes israéliennes ont fait près de 1000 morts, dont plus de 100 enfants, 77 femmes et 40 personnels de santé depuis le 2 mars. »
- 6:31InvitéChiffre
« Au moins 1 351 civils parmi lesquels au moins 207 enfants ont été tués par les frappes israéliennes. »
- 7:10PrésentateurChiffre
« Un sondage IFOP annonce un second tour très serré : 51% pour Jean-Luc Moudin, 49% pour François Picmal. »
- 8:22IntervenantFait
« Jean-Luc Moudinque en fasciste. »
- 8:46IntervenantFait
« Les socialistes, c'est des gros combinards qu'on peut acheter pour pas cher. »
- 11:48IntervenantChiffre
« Il a été élu à 77%. Le RN qui caracole lors des législatives et des présidentielles n'a fait que 20%. »
- 14:35IntervenantChiffre
« La droite en avait déjà plus de 50%. »
- 18:39PrésentateurFait
« Le Parti des Républicains a immédiatement exclu Stéphane Lang. »
- 20:33IntervenantFait
« Mme Trottmann est mise au banc du Parti Socialiste parce qu'elle a eu l'outrecuidance de se rapprocher d'un horizon. »
- 21:27IntervenantFait
« Le parti de M. Bardella, lors du vote du budget à l'Assemblée nationale, a voté quasiment toutes les hausses d'impôts souhaitées par le Parti Socialiste. »
- 25:16PrésentateurFait
« Julien Bonny, LR, avait réussi dès le premier tour à faire une alliance de l'union des droites. »
- 28:17IntervenantFait
« C'est la fameuse affiche contre Cyril Hanouna. »
- 37:53IntervenantFait
« des élus qui ont fait le boulot, qui ont fait le job de s'occuper des gens, beaucoup ont été récompensés le jour des élections. »
- 38:09IntervenantFait
« les socialistes, les républicains, ils retrouvent au fond une vitesse de croisière qu'ils ont perdue dans la politique nationale. »
- 38:27IntervenantChiffre
« Le Parti socialiste ou les républicains sont arrivés en tête du premier tour dans pas mal de municipalités, de plus de 9 000 habitants notamment. »
- 38:41IntervenantFait
« la France insoumise que le Rassemblement national parce qu'ils ont montré qu'ils étaient là, qu'ils étaient durablement installés dans le paysage politique. »
- 39:38IntervenantFait
« Marine Le Pen a été qualifiée deux fois au second tour de l'élection présidentielle, ce n'est pas donné à tout le monde. »
- 40:06IntervenantFait
« ils ont réussi des scores importants dans un certain nombre de bastions, je pense en particulier au département de la Seine-Saint-Denis où à Saint-Denis ils ont un élu dès le premier tour. »
- 40:18IntervenantFait
« ils ont sans aucun doute gagné, avec des scores importants dans le département du Rhône, Saint-Priest par exemple. »
- 43:34IntervenantFait
« aux élections municipales il y a une très longue série d'élections municipales où au fond il n'y avait pas des tensions mais on va dire deux logiques : la logique du cadrage qui était donnée par les appareils politiques nationaux et la logique de laisser un peu de latitude aux acteurs locaux. »
- 44:42IntervenantChiffre
« l'électorat NFP valide en grande majorité à peu près les deux tiers des accords avec la FI. »
- 48:23IntervenantFait
« les LR sont dans une profonde crise d'identité. »
- 50:22IntervenantFait
« si Éric Ciotti gagnait Nice ça peut avoir de vrais effets. »
- 50:31IntervenantChiffre
« le Rassemblement National va arriver à passer de 3 à 10 sénateurs. »
- 52:20InvitéFait
« je ne connais pas Madame Knaffo à titre personnel et je n'interviens pas du tout dans ces municipales après le retrait de Sarah Knaffo et le ralliement du candidat de centre droit. »
- 52:37InvitéFait
« tout n'est pas permis cette campagne de la part d'Emmanuel Grégoire, elle était outrancière, insultante, caricaturale. »
- 57:33InvitéFait
« C'est un retrait qui est responsable, on voit le risque de l'extrême droite qui arrive dans la ville et on est conscient qu'on ne peut pas faire courir ce risque-là pour Marseille. »
- 58:02InvitéFait
« Je serai un maire libre, on est une équipe libre, on sera le Marseille libre et qui se battra et qui mettra cette extrême gauche à l'écart de la politique marseillaise comme les Marseillais le souhaitent. »
- 58:29InvitéChiffre
« On a fait plus de 35 000 électeurs qui ont voté pour nous, ça serait un affront de leur dire écoutez aujourd'hui vous savez quoi débrouillez-vous. »
- 1:06:04InvitéFait
« le 27 février dernier Christian Estrosi a découvert une tête de cochon et des inscriptions antisémites sur la grille de son domicile à Nice. »
- 1:06:50InvitéFait
« il faisait même référence à François Mitterrand, à l'affaire de l'Observatoire »
- 1:07:40InvitéFait
« nous révélons que les broyeuses tournent à plein régime depuis lundi dans les services de la mairie et de la métropole »
- 1:08:35IntervenantFait
« je pense que c'est un cas quand même très très particulier localement »
- 1:11:12IntervenantFait
« autant je mettais plutôt Payet en favori à Marseille, autant je mets quand même favori Éric Ciotti à Nice »
- 1:12:03IntervenantFait
« la candidate à Strasbourg a été éliminée sèchement dès le premier tour »
- 1:12:21IntervenantFait
« Jeanne Barcellian qui n'a pas eu le choix parce qu'elle a fait un mauvais score au premier tour »
- 1:13:37IntervenantChiffre
« il a fait 25% au premier tour »
- 1:17:48PrésentateurChiffre
« si on additionne les voix, ils devraient franchir les 50% »
- 1:20:42InvitéChiffre
« nous sommes avec une dette de 12 milliards d'euros »
- 1:25:27InvitéFait
« le Rassemblement National a réalisé une percée très importante lors du premier tour »
- 1:25:40InvitéChiffre
« nous avons dès le premier tour fait lire près de 1300 conseillers municipaux sur toute la France »
Temps de parole
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, c'est très heureux de vous retrouver en ce vendredi 20 mars à 48 heures du second tour des municipales émissions spéciales. On va faire le point sur les enjeux de cette élection, ces derniers jours de campagne pour les candidats à un scrutin. Certains notamment dans les grandes villes, Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg, Bordeaux, Toulouse. Quelles villes peuvent basculer l'alliance entre la France insoumise et le PS ? Va-t-elle fonctionner dans les urnes ? Les Républicains dirigeront-ils encore des grandes villes ?
Et combien de communes ORN ? On va analyser tout ça avec nos experts. Dans une heure, Arnaud Benedetti et Émilie Zapalski. Et puis dans une demi-heure, le politologue Bruno Cotteret. Ce scrutin est-il préfigurateur de la présidentielle ? Il nous livrera son analyse. Des municipales qui provoquent des tensions voire des fractures chez les Républicains. Bruno Retailleau a refusé de soutenir Christian Estrosianis, le président des LR, désavoué par les ténors de son camp, de Gérard Larcher à Xavier Bertrand. En passant par Michel Barnier, prépare-t-il Bruno Retailleau les esprits à une union des droites ? On posera la question au sénateur LR Olivier Paco. Bonjour et à tout de suite.
Bonjour Ariane. Et puis à la ligne de nos régions, c'est la fin de notre Tour de France, de cette campagne des municipales. On ira à Strasbourg, que les écologistes pourraient perdre à Clermont-Ferrand, qui pourrait basculer à droite, et à Marseille, qui dimanche soir pourrait être la plus grosse prise du Rassemblement national. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Emilio. Bonjour Ariane. Et à la ligne de ce vendredi 20 mars, une campagne municipale tendue jusque dans ces dernières heures.
Oui, notamment à Paris et à Marseille, où la victoire de la gauche n'est pas acquise, notamment avec la présence de la liste de Sofia Chikirou à Paris et de Martine Vassal en position d'arbitre à Marseille. On regarde le sujet de Clément Guillauneau, qui résume la situation. Dernier jour de campagne pour les candidats, avant le second tour des élections municipales. À Paris, hier, le candidat de la gauche unie, Auréle Fy, Emmanuel Grégoire, accusait Emmanuel Macron de s'être émissé dans la campagne parisienne. Emmanuel Macron est intervenu, c'est beaucoup de vos confrères qui nous l'ont relayé, pour faire en sorte que l'extrême droite se retire au profit de sa candidate.
Une accusation aussitôt démentie par le chef de l'État. Écoutez, ces propos n'ont aucun sens. Ils déshonorent un peu la personne qui les dit comme ça à l'emporte-pièce, parce que c'est pas sérieux. Donc non, je ne connais pas Madame Knafow à titre personnel, et je n'interviens pas du tout dans ces municipales. Après le retrait de Sarah Knafow et le ralliement du candidat de centre-droit Pierre-Yves Bournazel,
Rachida Dati a vu ses chances relancer face à Emmanuel Grégoire et Sofia Chikirou. Elle non plus n'a pas tardé à réagir aux propos de son principal adversaire.
Tout n'est pas permis. Cette campagne de la part d'Emmanuel Grégoire, elle était outrancière, insultante, caricaturale. Quand vous perdez pied, vous dites n'importe quoi.
Si à Paris, le résultat du second tour est très incertain, la deuxième ville de France n'est pas en reste. À Marseille, l'issue du duel entre la gauche de Benoît Payan et le Rassemblement National, mené par Franck Alizio, arbitré par la candidate LR Martine Vassal, est tout aussi incertain. Il se joue dimanche, ce n'est ni plus ni moins que le destin de cette ville, c'est de savoir si cette ville reste ce qu'elle est, reste la ville qu'elle a toujours été, une ville qui rassemble des gens différents. Au coude à coude, avec le maire sortant au premier tour, le RN n'a jamais été aussi proche de l'emporter dans la cité phocéenne. Ça va se jouer à quelques centaines de voix.
Nous avons la possibilité, nous avons entre nos mains, le pouvoir de changer les choses dans notre ville, d'avoir à nouveau un Marseille en ordre. D'autres villes seront scrutées de très près dimanche. Les alliances des socialistes avec la France insoumise, comme à Nantes ou à Toulouse, porteront-elles leurs fruits ? Le RN parviendra-t-il à s'installer à Toulon ou ailleurs ? Bordeaux sera-t-elle une des seules victoires du camp macroniste ? Réponse dans deux jours. Et on va bien sûr revenir très longuement sur les enjeux de ce second tour tout au long de cette émission. Mais d'abord, l'autre actualité, c'est encore la guerre en Iran et d'abord ses conséquences en France.
Face à la flambée des prix à la pompe, Sébastien Lecornu temporise. Oui, Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement, avait assuré que toutes les options étaient sur la table avant une réunion d'urgence prévue à Matignon hier autour de la question de l'énergie. Mais le scénario d'une baisse des taxes qui représente, on le rappelle, entre 50 à 55% du prix à la pompe n'est pas envisagé pour le moment par le gouvernement, qui se focalise sur comment éviter l'explosion des prix. Et sur le front du conflit, Emmanuel Macron se dit prêt à une mission dans le détroit d'Hormuz dans le cadre de l'ONU.
Oui, alors le président a d'abord assuré que la France ne participera à aucune ouverture de force du détroit d'Hormuz. L'ONU plaide pour un corridor maritime sûr, conformément aux droits de la mer, dans laquelle la France a assuré dans un communiqué de l'Elysée, être prêt à contribuer en partenariat notamment avec l'Italie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Japon. Un conflit au Moyen-Orient qui reste de haute intensité, notamment au Liban, où les frappes israéliennes ont fait près de 1000 morts, dont plus de 100 enfants, 77 femmes et 40 personnels de santé depuis le 2 mars, selon le ministère de la Santé libanais.
De nombreux villages du sud du pays sont aussi menacés d'être rasés. Emmanuel Macron a réitéré sa demande à Israël de cesser toute intervention militaire dans le pays.
On ne pense pas que la lutte contre le Hezbollah ou la soustraction de ses armes puissent se faire par une puissance tierce. Et donc nous pensons que l'opération militaire terrestre israélienne, comme les bombardements, ne sont pas adaptées et même sont inacceptables au regard du droit international, comme de l'intérêt même et des Libanais et de la sécurité d'Israël dans la durée.
Des attaques d'Israël qui s'inscrivent de manière plus large dans sa guerre contre l'Iran et qui visent aussi à Téhéran des responsables du régime. Benyamin Netanyahou a assuré hier que l'Iran est en train d'être décimé. Depuis le début de la guerre, il y a 20 jours, nous sommes en train de gagner et l'Iran est en train d'être décimé. L'arsenal de missiles et de drones de l'Iran subit une dégradation massive et il sera détruit.
Une déclaration unilatérale du Premier ministre israélien puisque plusieurs experts craignent plutôt une radicalisation du régime, un enlisement du conflit et qu'au moins 1 351 civils parmi lesquels au moins 207 enfants ont été tués par les frappes israéliennes selon l'ONG Human Rights Activist News Agency. Merci beaucoup Rémi, à tout de suite. Olivier Paco, bonjour, vous êtes sénateur à l'air de l'Oise. On va évidemment longuement en revenir avec vous sur cette campagne des municipales déjà riches en enseignement politique à 48h du second tour. D'abord, les unes de la presse régionale ce matin sont évidemment beaucoup sur ces municipales. On a sélectionné trois titres, trois villes.
On va les regarder ensemble. D'abord, Toulouse, à la une de la dépêche du midi. Suspense totale au Capitole. Le maire sortant de centre-droit, Jean-Luc Moudin, qui fait face à l'insoumis François Picmal, qui a fusionné sa liste avec les socialistes. Un sondage IFOP annonce un second tour très serré. 51% pour Jean-Luc Moudin, 49% pour François Picmal. La deuxième une, c'est Grenoble. La une du Dauphiné, Grenoble où le candidat LR, l'ancien maire Alain Carignon, est arrivé en tête au premier tour. Il affronte une alliance écologiste insoumise, menée par Laurence Ruffin. Carignon, Ruffin, ils ont montré les crocs. C'est le titre ce matin du Dauphiné.
Et puis la dernière une, c'est Bordeaux, la une de sud-ouest. C'est Urmique-Cazenave, le sprint final. Bordeaux, c'est le meilleur espoir de victoire des macronistes dans une grande ville avec l'ancien ministre Thomas Cazenave. Et puis c'est aussi le symbole de l'écologie municipale, selon la capacité de Pierre Urmique à conserver ou non sa ville. De quelle lune avez-vous envie de nous parler ? – Toulouse, la dépêche. Parce que Toulouse, c'est le rugby. Parce que Toulouse, c'est une ville merveilleuse, la ville rose. Et parce que je pense que c'est l'endroit où l'alliance honteuse entre le PS et LFI est la plus scandaleuse.
Parce qu'on a souvent parlé, pour essayer de justifier ces alliances, du risque de la dérive fasciste. Jean-Luc Moudinque. Jean-Luc Moudinque en fasciste. Bon, on a l'illustration avec M. Picmal et M. Briançon, qui est tout sauf brillant, du fait qu'entre LFI et le PS, c'est avant tout une histoire de gain électoral. Et que dans cette affaire, en plus, comme l'a très bien dit Jean-Luc Mélenchon, qui est celui qui parle le mieux du Parti socialiste, les socialistes, c'est des gros combinards qu'on peut acheter pour pas cher. Ce sont ces mots, ce n'est pas les miens, lors d'un meeting à Bandit. Et donc là, ils ont fait une alliance, et mathématiquement, ils étaient très loin devant.
Et là, dans le sondage, M. Moudinque, et bien finalement, il n'a pas perdu, voire il est en tête dans ce sondage. Ce serait formidable. Ce serait une leçon face à la magouille, à la combinazione LFI, Parti socialiste. Et j'espère que le médiocre Machiavel qui est Olivier Faure sera non seulement dévoré par le Savonarole Mélenchon, mais que la droite, le centre, ceux qui ont la Croix de Lorraine au cœur, l'emporteront. Comment vous... Alors, il y a ces alliances LFI, mais il y a quand même eu une montée, en tout cas au premier tour du Rassemblement National, de la France Insoumise. Ça vous a surpris ? C'est très relatif.
Alors oui, LFI gagne, par exemple, Saint-Denis, et ça, c'est tout à fait symbolique. Mais dans beaucoup de communes, ils ne sont pas présents. Dans beaucoup de communes, ils font des scores médiocres. Je prends un seul exemple, Fachtuménil. On n'en parle pas du tout, mais c'était leur vitrine, ou ça, dans ma région des Hauts-de-France. Eh bien, ils régressent. Ils ne sont pas en tête. C'était leur ville. Le RN, à l'inverse, dans les villes où ils étaient aux commandes, ils font de très bons résultats. Ailleurs, ils progressent un petit peu, mais il y a énormément de communes où ils n'ont pas été en mesure de présenter des listes. Et donc, le bilan, il est mi-figue, mi-raisin.
Il sera très positif pour le RN s'il gagne Marseille. Oui, mais je pense que l'état-major du RN est peut-être un petit peu déçu. Aujourd'hui, ils n'ont pas les coups d'éclat qu'ils auraient souhaités. Regardez Paris, 1,7% pour Mariani. C'est peut-être là où il s'est mis le plus de Paris. Ok, mais attendez, Paris, ils ont été humiliés par Mme Knafot, qui a démontré dans le même couloir électoral que le RN n'était pas invincible. Donc, je pense que, bon, c'est peut-être pas une élection faite pour eux, les élections municipales. C'est une élection qui nécessite un enracinement. Ils ne l'ont pas, en fait.
Mais est-ce qu'il n'y a quand même pas des villes, notamment dans le Sud-Est, où ils grignotent l'électorat des Républicains ? Cagnes-sur-Mer. C'est ce que j'allais vous dire. Cagnes-sur-Mer, Louis Neck, qui est ancien sénateur, maire depuis 1995, balayé au premier tour par le Rassemblement National. Est-ce que ce n'est pas un peu symbolique d'un électorat RN qui vous grignote petit à petit ? Mais c'est évident que l'électorat de droite traditionnelle peut être tenté par le RN quand la droite traditionnelle n'assume pas ses valeurs. Moi, je peux vous donner, et je veux vous donner un exemple dans mon département de l'Oise. C'est une ville qui s'appelle Pont-Sainte-Maxence. 15 000 habitants.
C'est une ville qui, sociologiquement, est une ville ouvrière, modeste, qui a été à gauche il y a peu de temps. Depuis 2014, il y a un maire qui s'appelle Arnaud Dumontier, qui est gaulliste, et qui est un homme qui assume totalement ses valeurs. Ses valeurs, c'est notamment la responsabilité, la sécurité et aussi l'humanisme. Il a été élu à 77%. Le RN qui caracole lors des législatives et des présidentielles n'a fait que 20%. La gauche n'a pas été en mesure de présenter une liste. Quand la droite est de droite et s'assume et est efficace, elle gagne. On va parler d'une ville qui est un peu le symbole de l'effondrement de la droite, de la montée du Rassemblement National. C'est Marseille.
Et le candidat RN, Franck Alizio, est au coude à coude avec le maire sortant de gauche, Benoît Payan et Martine Vassal. La candidate de la droite est arrivée troisième, mais loin derrière. Hier, elle a attaqué. Franck Alizio, on l'écoute. Quand vous regardez les différents programmes, on s'aperçoit bien que d'un côté, il ne se passera rien, et de l'autre côté, c'est un leurre. Et on voit bien que cette campagne, elle a été nationalisée. Et vous l'avez vue tout à l'heure. On l'a entendu, M. Alizio, c'est le marchepied de Mme Le Pen pour l'élection présidentielle. Qu'est-ce que vous en dites ? Alors, je dis que c'est vrai parce que dans mon département, j'ai vu tous les...
Alors, il y avait très peu de listes RN, mais j'ai vu tous leurs documents. Et à chaque fois, on a la tête du candidat entourée par le duo Le Pen-Bardella. Et puis, au dos, on a un argumentaire avec un seul mot, sécurité. Il n'y a strictement rien sur les problématiques locales. Donc, ils ont effectivement dupliqué dans plusieurs milliers de communes exactement le même document avec aucun argument de fond sur le local. Donc, là-dessus, elle a raison, Mme Vassal. Après, sur le cas marseillais, on n'a pas de leçons à donner au niveau des résultats électoraux. Mme Vassal fait 12%. M. Alizio fait 35%. Donc, effectivement, visiblement, notre candidate n'a pas su convaincre.
Mais ce n'est pas un peu symbolique, quand même, ce qu'on disait tout à l'heure, de cet effondrement de la droite au profit du RN ? Ou c'est un problème de candidat ? Oui. C'est un problème de candidat ? Oui. Plus que de symboles d'électorat qui se régnent ? Oui. On va venir, justement, sur les Républicains et aussi sur un peu les ambiguïtés. des alliances d'entre-deux-tours. D'abord, un mot, puisque dimanche soir, Bruno Taillot, il s'est félicité des municipales pour son parti. Est-ce qu'il n'a pas un peu trop vu le verre à moitié plein en oubliant le verre à moitié vide ? Vous savez que je suis quelqu'un qui n'a pas de langue de bois.
Donc, si on regarde les résultats globaux, c'est-à-dire toutes les villes de plus de 9 000 habitants, en France, il y en a 1 107. Sur ces 1 107 villes de plus de 9 000 habitants, la droite en a déjà gagné 40 %, 417. C'est énorme. 417, l'EPS n'en a gagné que 82, le RN, 12. Bon. La droite en avait déjà plus de 50 %. Oui. Mais dans les 600 restants, la droite est en mesure d'en remporter au moins 200, 250 de façon quasi certaine. Donc, la droite ne va pas régresser. Elle va progresser au niveau global. Maintenant, si on prend les grandes villes, c'est-à-dire celles dont on parle le plus, le bilan, on verra bien lundi matin.
Le Carillon sera peut-être heureux si nous gagnons Paris, si nous gagnons Lyon, si nous gagnons Toulouse, ou si nous conservons Toulouse. Il sera malheureux, le glas sera malheureux s'il n'y a aucune victoire. Nous verrons bien la vie. Mais nous et Toulouse, qui sont des candidats soutenus par les LR, mais qui n'appartiennent pas aux LR. Tout à fait. Donc, ça sera moins à mettre à votre crédit. Il y a un risque de perdre Nîmes, c'est votre principale ville, la plus grosse ville actuellement détenue par les LR ? Il y avait un risque fort au premier tour. Parce que la droite était divisée. L'alliance au second tour, puisqu'il y avait une division de la droite. Bon.
Désormais, il y a eu réunion. Et effectivement, les choses s'annoncent plus favorables. Mais ce sont les Nîmois qui décideront. Allez, une campagne municipale qui met à mal quand même votre parti. Rémi, c'est votre éclairage. Une crise d'entre-deux-tours chez les Républicains qui part à la base de la ville de Nice. Oui, Éric Ciotti, soutenu par le Rassemblement national, affronte Christian Estrosi, qui a reçu l'investiture du parti Horizon, avec qui les Républicains ont signé un accord pour apporter leur soutien lors du deuxième tour des municipales. Mais retournement de situation, Bruno Rotaillot n'a pas appelé à voter pour le maire sortant.
Le président des Républicains s'est justifié en indiquant. On avait un accord avec Horizon, notamment, qui comprenait Nice. Mais cette campagne a été délétère. Malgré cette déclaration, l'absence de soutien n'a pas manqué de mettre le feu aux poudres. Olivier Paco, est-ce que vous avez compris cette sortie de Bruno Rotaillot ? Oui et non. Je pense qu'à partir du moment où on a fait un accord, on doit le respecter. Et Christian Estrosi a sur sa liste plusieurs personnalités LR importantes, comme Dominique Estrosi-Sassonne, qui est une sénatrice de très grande qualité. Et donc, les LR doivent soutenir Christian Estrosi.
Peut-être pas avec un grand enthousiasme, parce que Christian Estrosi a malheureusement un petit peu louvoyé ces dernières années, et récemment, il appelle la gauche à voter pour lui. Bon, moi, je trouve pas ça particulièrement glorieux. Et puis, dire que la campagne... Qu'il appelle la gauche à voter pour lui ou qu'il soit parti chez les macronistes ? Non, qu'il appelle la gauche à voter pour lui. Ça, je trouve pas ça particulièrement glorieux. Dans un front républicain. Pour vous, il ne faut pas faire appel au front républicain ? Il ne faut pas en avoir besoin, tout simplement. Et puis, même si je ne partage quasiment rien de M. Ciotti, ce n'est pas un fasciste.
Ce n'est pas Benito, comme disait une de vos collègues. Ensuite, cette campagne, elle a été vraiment délétère à Nice. Ça, c'est vrai. Et l'histoire de la tête de port, c'est quand même assez lamentable. Alors, on ne sait pas quel est le fond de l'histoire, mais c'est vrai que malheureusement pour les Niçois, cette campagne ne sera pas un bel exercice démocratique. Alors, un rapprochement qui ne s'est pas faute transformé carrément en alliance dans certaines communes entre Les Républicains et le RN.
Oui, c'est le cas à Bricont-Trobert, une commune de 18 000 habitants dans le département de la Seine-et-Marne, où, durant l'entre-deux-tours, les listes Rassemblement National et Les Républicains ont fusionné. Pareil du côté de la Réunion, précisément dans la ville de Saint-Paul, peuplée par plus de 100 000 habitants, où le candidat Les Républicains a été chercher le soutien du candidat Rassemblement National, éliminé au premier tour. À Saint-André, c'est un candidat d'hiver droite qui a décidé de fusionner avec une liste soutenue par le RN. L'objectif de cette stratégie est affiché, faire barrage à des candidats de gauche.
Alors, il y a aussi à Reims, l'exemple de Reims dont on a beaucoup parlé. Là, les motivations sont un peu différentes ? Oui, à Reims, Anne-Sophie Frigou, candidate à Rassemblement National, et Stéphane Lang, dissidents Les Républicains, font désormais liste commune. Et cette fois-ci, non pas pour battre la gauche, mais contre le maire sortant horizon, Arnaud Robinet, a noté que le Parti des Républicains a immédiatement exclu Stéphane Lang. Jordan Bardella s'est par ailleurs désolé de ce type de sanctions hier lors d'un meeting à Chalons, en Champagne. Moi, honnêtement, je me désole de voir le patron des Républicains, M.
Rotaillot, qui menace de sanction les élus des Républicains qui, comme à Reims, ont fait le choix d'alliance avec le RN, alors qu'il n'a pas été gêné par le fait de s'asseoir dans un conflit des ministres entre des socialistes et des macronistes pendant des mois, et de gouverner la France avec ceux qui l'ont mené aujourd'hui au bord de l'abîme. Olivier Paco, ces rapprochements qu'on voit entre le RN et les Républicains, on doit considérer ça comme un épiphénomène ou comme un partage de valeurs communes ? Vous devez bien chercher, vous en avez trouvé quatre. Bravo ! Et ils sont incontestables.
Mais moi, j'aurais aimé que vous fassiez la liste des unions, des fusions, des alliances assumées entre le Parti Socialiste et LFI. Le LR est très clair, nous ne voulons pas d'alliance avec le RN pour plein de raisons. D'abord, je vous ai parlé de la Croix de Lorraine, c'est la différence fondamentale, philosophique. Mais l'autre différence, et je le dis toujours sur votre plateau, c'est que le RN est un parti économiquement, socialement, de gauche, et que ça ne fait pas partie de notre volonté politique. Donc, ce qui s'est passé à Reims, ce qui se passe à Brie contre Robert, me désole, me désole. Ce qui s'est passé au premier tour à Bourg-en-Bresse aussi. Pardon ?
Ce qui s'est passé au premier tour à Bourg-en-Bresse. Non, ça fait cinq, ça fait cinq sur toute la France. Mais moi, j'aurais aimé que vous fassiez le tour de France de la honte entre Brest, Toulouse, on en a parlé, Nantes, avec la numéro 2 du PS, quand même, qui fait alliance avec LFI, Tulle, Tulle, M. Hollande, Avignon, Besançon, Clermont-Ferrand, on en parlera, Lyon, Strasbourg, où Mme Trottmann est mise au banc du Parti Socialiste parce qu'elle a eu l'outrecuidance de se rapprocher d'un horizon. Donc, on n'a pas de leçons à recevoir. Il y avait une alliance LFI écologiste contraire. Ah, mais tout à fait. On n'a pas de leçons à recevoir. Nous sommes clairs, nous, justement.
On reproche à Bruno Retailleau d'exclure ou de mettre au banc du Parti M. Hollande. Nous, on est clairs. Ce n'est pas le cas du tout du Parti Socialiste qui, au contraire, s'allie avec cette France indigne, ignoble, irrespectueuse. Qu'est-ce que vous dites à Jordan Bardella qui dit que les gens qui s'allient avec le RN sont exclus alors que Bruno Retailleau s'est assis entre macronistes et socialistes pendant des mois au Conseil des ministres ? Quels socialistes au gouvernement ? Parmi les macronistes, il y a des gens qui, jadis, étaient socialistes. C'est vrai, mais je ne sais pas quels sont les socialistes qui étaient au sein du gouvernement. Et je rappelle que le parti de M.
Bardella, lors du vote du budget à l'Assemblée nationale, a voté quasiment toutes les hausses d'impôts souhaitées par le Parti Socialiste. Il n'a pas de leçon à nous donner. Il y a eu aussi des refus d'alliance mais qui entretiennent certaines ambiguïtés parce qu'elles ont donné lieu à des consignes de vote. Oui, en premier lieu, ça arrivait à Paris avec le retrait de Sarah Knafo, la candidate du parti d'Éric Zemmour qui s'était qualifiée au second tour de ses municipales et qui s'est retirée, affichant son soutien à Rachida Dati pour battre la gauche.
Une décision saluée par la candidate des Républicains qui a jugé une décision responsable et en cohérence, ajoutant qu'il est assez rare que des responsables politiques prennent des décisions aussi importantes. Ce jeu des soutiens que l'extrême droite apporte à des listes de droite n'est pas propre à la capitale puisque la situation est aussi survenue, entre autres, à Nantes, à Carpentras et à Montluçon. Olivier Paco, comment vous percevez ce soutien que vous recevez de l'extrême droite ? Ce n'est pas un soutien. Il ne se présente pas. Alors, dans le cas de...
Mais quand à Paris, vous avez Jordan Bardella qui dit à titre personnel, je voterai Rachida Dati, Marine Le Pen qui dit, il faut faire barrage à la gauche en votant du coup pour l'autre bulletin. Nous n'avons rien demandé. Nous n'avons rien demandé. Et vous n'avez pas non plus dit, on ne veut pas de ces voix-là. Ah bon, parce que vous connaissez des gens qui refusent des voix qui viennent ? Bon, ce n'est pas vrai. Ça n'existe pas. Dans le cas de Sarah Knafo, c'est un cas assez intéressant parce que je pense qu'elle, elle a tout gagné médiatiquement. Parce que si elle s'était maintenue et qu'elle avait provoqué l'élection de M. Grégoire, on l'aurait rendue responsable.
Là, elle va dire, c'est grâce à moi, alors que ce n'est pas forcément grâce à elle, mais bon, son maintien éventuel compliquait les choses. Elle a tout gagné médiatiquement. Elle est plutôt fine politiquement. Bravo à elle. Mais je pense que, je suis même sûr, que Rachida Dati ne lui a rien demandé. On en avait parlé sur le plateau lundi matin. D'un côté, tendre la main à M. Bournazel tout en tendant la main à Mme Knafo, c'était impossible. Mais très honnêtement, à ce moment-là, je ne pariais pas grand-chose sur l'éventuel retrait de Mme Knafo. Il m'a agréablement surpris. Agréablement surpris ? Oui. Pourquoi ? Parce que je ne m'y attendais pas.
Elle, elle a dit, c'est une question de responsabilité. Vous dites qu'elle a été responsable ? Oui. Oui, bien sûr. Si elle préfère réellement au fond d'elle. Est-ce que vous ne dites pas, elle joue quand même le coup d'après, elle joue 2027, elle va attendre une forme de réciprocité, elle met quelque part en place cette union des droites ? Peut-être dans son esprit. Effectivement, je vous ai dit, elle est gagnante médiatiquement, oui. Après, vous savez, en politique, jouer le coup d'après, c'est très compliqué parce que l'avenir en politique, il peut se chiffrer en jour ou en heure.
Donc, faire des paris sur 2027, résidentiel, législatif, ou même sur les prochaines municipales, ça me paraît très risqué et aventureux. Vous nous avez fait la liste des villes où il y a eu des accords entre l'EPS et la France Insoumise. On va aller dans l'une d'entre elles, à Clermont-Ferrand. Bonjour, Gilles Laloz. J'ai oublié Limoges. Vous avez oublié Limoges. Bon, on va aller pas loin. À Clermont-Ferrand. Bonjour, Gilles Laloz. Merci beaucoup d'être avec nous, directeur éditorial départemental du Puy-Dôme pour le journal La Montagne. Gilles, Clermont-Ferrand, c'est un bastion historique de la gauche, mais un séisme politique n'est pas écarté dimanche. Non, tout à fait.
Comme vous le dites, ce séisme politique pourrait arriver. C'est la grande question du deuxième tour ici à Clermont-Ferrand. Pour rappel, rapidement, en 82 ans, depuis 1944, il n'y a eu que quatre maires, tous de gauche, Gabriel Montpierre, Roger Quillot, Serge Godard. Voilà. Et aujourd'hui, on est avec Olivier Bianchi à un tournant, peut-être, puisque Olivier Bianchi n'a pas passé la barre des 30%. On le voit sur votre graphique au premier tour et c'est déjà un premier séisme.
Julien Bonny, LR, avait réussi dès le premier tour à faire une alliance de l'union des droites et là, ça nous replonge en 1995 quand Valéry Giscard d'Estaing était lui aussi parti à la conquête de la mairie de Clermont et lui aussi avait réussi l'union de la droite à Clermont et il avait échoué pour seulement 860 voix et la gauche était restée au pouvoir jusque-là.
Ce qui s'est passé dans cet entre-deux-tours, on aurait pu se diriger vers une quadrangulaire avec l'ERN, LFI, l'EPS et l'union de la droite de Julien Bonny mais dès lundi, Olivier Bianchi et Marianne Maximi, la députée LFI, ont décidé de réaliser une fusion technique dans ce qu'ils entendent par technique et dans ce qu'a expliqué Marianne Maximi, c'est que nous aurons 13 insoumis sur la liste d'Olivier Bianchi au deuxième tour mais ces 13 insoumis ne siégeront pas dans l'exécutif, ne seront pas dans la majorité municipale par la suite. Ils formeront, eux, un groupe d'opposition dit constructif et voilà comment cette association LFI-PS est passée sur Clermont-Ferrand.
De l'autre côté, on a Antoine Darbois, le candidat RN qui a réussi un score de plus de 11% sur Clermont-Ferrand qui, lui, a tendu la main, comme il le dit à Julien Bonny, pour avoir une union de toutes les droites sur Clermont-Ferrand et pour faire tomber ce bastion de gauche. Julien Bonny l'avait annoncé avant le premier tour. Il n'a pas souhaité partir dans cette direction.
Fort de son avance avec ses 34% au premier tour, il a décidé de rester dans sa ligne, de surfer un petit peu sur le dynamisme qui lui a permis d'être en tête au premier tour et donc il se retrouve avec, certes, en face de lui une liste PS et les filles mais aussi un Antoine Darbois qui n'hésite pas à dire que la chute d'Olivier Bianchi ne se fera pas à cause de la décision de Julien Bonny. Alors aujourd'hui, des deux côtés, côté de la droite, on cherche le dynamisme de cette campagne et on cherche aussi à appeler... – Gilles, juste parce que je voudrais que M. Paco ait du temps pour répondre à votre question parce que vous avez une question pour lui. – Tout à fait.
Alors les deux listes cherchent à motiver les ascensionnistes pour d'un côté sauver la gauche à Clermont-Ferrand de l'autre côté s'appuyer sur la droite mais est-ce que M. Paco vous comprenez la réaction du RN qui dit on se serait associé, on aurait fait basculer la ville à droite, on n'est pas associé, on va laisser la ville à gauche ? – Je me moque de ce que dit le RN. Je veux que ma famille politique gagne sans le RN. Et ce que je note parce que pour préparer l'émission, effectivement j'ai lu des interviews de M. Bianchi et M. Bianchi dit je me bats pour des valeurs. Se battre pour des valeurs quand on s'allie avec LFI, ce parti qui a réactualisé, modernisé une affiche nazie.
Vous savez, c'est la fameuse affiche contre Cyril Hanouna. Ce parti antisémite, ce parti violent avec qui on s'allie au nom de valeurs, et bien moi ce que je dis aux habitants de Clermont-Ferrand, cette Auvergne qui a résisté au nazisme, oui c'était une terre de résistance, prenez, pour ceux qui ne sont pas allés voter au premier tour parce qu'elle est là la réserve, chez les abstentionnistes, cette alliance de la honte, refusez-la et votez pour Julien Bonny qui sera un excellent maire de Clermont-Ferrand. – Mais est-ce que vous allez pas juste un peu trop loin en comparant ça de la résistance au nazisme Olivier Paco ? – Mais la résistance au nazisme, qui en parle tout le temps ? La gauche ?
C'est insupportable parce qu'il se part de cette belle tunique de l'antifascisme avec à leur côté des gens comme ceux de la jeune garde qui tuent. Donc non, je ne suis pas dans l'excès, je suis dans le combat enthousiaste et effectivement, il me semble que le PS a franchi un cran avec ses alliances multiples partout avec LFI, et qu'une bonne partie de leur électorat leur en voudra. Moi, je n'oublie pas les paroles de M. Mélenchon sur Gluckstein, sur Epstein, pardon, et sur Glucksmann. Voilà, ces paroles antisémites honteuses et je pense qu'il y a des gens qui ont sauvé l'honneur à gauche quand même, comme M.
Glucksmann justement ou comme Patrick Caner, j'ai lu une interview de lui il y a quelques jours, où effectivement, pas une voix pour LFI, pas d'alliance avec LFI comme nous, à LR, nous ne voulons pas d'alliance avec le RN. – Merci beaucoup Gilles Lalose, merci. Sprint final à Clermont, c'est la une du journal La Montagne. Un dernier mot, parce qu'après les municipales, il y a des sénatoriales. Olivier Paco, est-ce que vous êtes inquiet de ce qu'elles peuvent donner pour votre camp et est-ce que vous pensez que les dernières déclarations de Bruno Retailleau peuvent fragiliser un peu plus les LR, notamment dans les Alpes-Maritimes ?
– Alors, dans les Alpes-Maritimes où effectivement, nous avons quand même cinq sénateurs, ça peut avoir des conséquences, ça peut aboutir à la naissance, à la création d'un groupe UDR-RN au Sénat, évidemment, et je ne m'en réjouis pas. Maintenant, il faut faire le compte sur la moitié de la France puisqu'il y aura un renouvellement pour la moitié du pays. Bon, les LR devraient ne pas s'en tirer si mal que ça au niveau global, mais ça dépend effectivement des Alpes-Maritimes, ça dépend de Paris, ça dépend de Lyon aussi. si ces deux villes… – Paris, ça ne va pas avoir de conséquences immédiates pour les sénateurs. – Pas immédiate, pour 2029. – Mais dans le cas de Lyon, ça peut…
– Ça dépend du bar, des Bouches-du-Rhône ? – Oui, oui, oui, tout à fait. – Vous avez des inquiétudes ? L'Hérault, le Gard aussi qui sont des territoires qui sont grignotés par le Rassemblement national. Vous pourriez perdre des sénateurs ? – Le Rhône, c'est quand même un gros pourvoyeur de sénateurs. – Le sénateur, donc effectivement, ça peut être très pénalisant pour les écologistes, le Rhône, s'ils ne conservent pas leur mairie. – Merci Olivier Paco. – Merci à vous. – Merci d'être venu à 48 heures de ce second tour. On va continuer l'émission spéciale. Rémi, on se retrouve dans 20 minutes à la une de la presse régionale. Beaucoup de points sur les dernières heures de campagne.
– Oui, effectivement, on partira par exemple du côté du Havre où on parlera de la campagne de Jean-Paul Lecoq face à Édouard Philippe. – Effectivement, et c'est à suivre dans la revue de presse régionale. Et d'abord, on va écouter l'analyse du politologue Bruno Cotteres. C'est à suivre. – Merci beaucoup d'être avec nous, chercheur au CNRS et au Sivipof en signant à Sciences Po auteur de Jeux de pouvoir. On va le voir c'est aux éditions du CR. Bruno, on avait envie de vous avoir ce matin pour tirer. On est à 48 heures de la fin de cette élection. Mais quand même, il y a déjà des premiers enseignements à tirer de cette campagne.
Déjà, est-ce que cette campagne, elle a été un peu inédite entre un contexte politique national fortement marqué jusque dans les dernières semaines et un contexte international ? Évidemment, cette guerre en Iran qui s'est immiscée dans les derniers jours de campagne.
– Oui, d'une certaine manière, c'est inédit. Alors, on avait déjà eu, il y a six ans, une campagne qui était percutée par le début du Covid. Là, c'est vrai qu'on a le sentiment qu'il n'y a presque pas eu de campagne. Alors, ce n'est pas vrai sur le terrain. Sur le terrain, dans les municipalités, il y a eu de la campagne. Il y a eu des débats, évidemment, des propositions qui ont été faites. Mais c'est vrai que cette campagne n'a pas pris l'ampleur d'une campagne nationale.
On aurait pu, par exemple, dire, tiens, ça serait le temps, ça serait vraiment le moment de poser des questions lourdes sur le rôle des mairies par rapport aux autres collectivités, les collectivités, par rapport à l'État. C'est un gros sujet. Beaucoup en parlent. Mais c'est vrai qu'on n'a pas eu une campagne sur les enjeux des collectivités, notamment des mairies. C'est dommage parce que c'est un gros, gros sujet.
Est-ce que c'est ce qui explique, selon vous, la forte abstention au premier tour ? C'est un des chiffres marquants de ce premier tour. Plus forte abstention hors Covid, évidemment, mais plus forte abstention pour un scrutin municipal qui, d'habitude, est un des scrutins les plus mobilisateurs.
Oui, ce n'est pas un bon signe. On voit qu'effectivement, les maires, qui sont les élus les plus populaires aux yeux des Françaises et des Français, ils sont investis dans nos enquêtes à Sciences Po à peu près de 60% de confiance. C'est paradoxal. Les élus qui sont le plus investis de confiance, eux aussi, sont contaminés maintenant par cette tendance qui, elle, est très structurelle à l'abstention. On a vu l'abstention augmenter à la plupart des élections. Il y a eu quelques rebonds aux élections européennes de 2019. On avait eu plus 8 points de participation aux législatives de 2024. Mais voilà, c'était un peu des exceptions.
On voit des tendances qui s'expriment à tous les niveaux des élections à plus d'abstention. Donc ça, c'est une tendance structurelle. Et puis, il y a des éléments de contexte. Les Françaises et les Français, il faut le dire, ils sont totalement perdus par rapport aux jeux politiques depuis 2024. Beaucoup ont le sentiment qu'on ne comprend plus rien au fond aux jeux politiques.
Donc c'est quoi, une rupture, une fracture démocratique ?
Oui, nous, c'est comme ça qu'on analyse. Notamment, nous avons sorti au Cevipof il y a à peu près un mois notre enquête annuelle sur les Français, la confiance politique, le rapport à la démocratie, ce baromètre de confiance et de démocratie. Et on voit qu'effectivement, les gens ont le sentiment d'être totalement perdus. On leur a demandé sur une échelle de 0 à 10 s'ils avaient le sentiment d'avoir de la confusion par rapport à la situation politique d'aujourd'hui. En moyenne, on est pratiquement à 7 sur 10 ce sentiment de confusion.
Donc je pense que les gens ont le sentiment que la vie politique est devenue une pièce à côté d'eux, d'une certaine manière, que ça se déroule dans un autre monde. Pourtant, ils sont très intéressés par la politique, ils ont envie qu'on leur parle des problèmes du pays, pourquoi on est dans cet état-là. Mais ils ont le sentiment que le système politique ne répond pas parfois. On a le sentiment, je dirais, pour prendre une métaphore que tout le monde va comprendre, on a le sentiment que les Françaises appuient sur le bouton démocratie et il leur revient erreur 404. Voilà.
Mais ça, c'est marqué chez tous les Français ou c'est plus marqué dans certaines catégories sociales, dans certains territoires ?
Bien sûr, c'est plus marqué dans certaines catégories sociales. Les catégories sociales qui sont les plus fragilisées socialement ont le sentiment que vraiment, la politique, c'est un univers qui est trop loin, trop éloigné de leurs préoccupations, qui n'est pas du tout corréler avec ce qu'ils vivent dans la vie de tous les jours, d'immenses difficultés sur le fond du pouvoir d'achat, de grandes difficultés dans la vie de tous les jours pour trouver un logement avec des ménages qui sont étranglés, parfois par les charges constantes tous les mois, le prix du loyer qu'il faut sortir, etc.
Donc évidemment, ces catégories-là, elles ont davantage tendance à considérer que la politique ne s'intéresse pas au fond à leurs problèmes. Et puis, il y a des territoires effectivement qui sont davantage touchés. On a constaté par exemple dimanche dernier aux municipales que dans certaines grandes agglomérations, on avait un peu plus voté parfois, mais que globalement, dans les grandes métropoles, les grandes agglomérations, on a une tendance structurelle à de l'abstention beaucoup plus que dans les territoires ruraux.
C'est de l'abstention, ce n'est pas forcément un vote qui se dirige vers les parties extrêmes dans ces territoires.
Oui, voilà, il y a de l'abstention, absolument.
Alors, il y a des territoires où les deux extrémités du spectre politique performent davantage, mais c'est sûr que c'est bien davantage l'abstention et au-delà même de l'abstention de ce qu'on disait tout à l'heure, c'est-à-dire c'est un sentiment que le politique est déconnecté des préoccupations et donc c'est préoccupant de voir que l'abstention était aussi importante pour des élections municipales parce que s'il y a vraiment un niveau où là, ça connecte en direct avec la vie de tous les jours, c'est vraiment le niveau municipal, on peut sortir de chez soi et voir concrètement les réalisations qui ont été faites par une équipe qui vient de diriger la ville.
Alors, on n'est pas encore à la fin du match mais on approche de la fin de la seconde mi-temps. Au vu de ces premiers résultats, il y a quand même 33 000 communes dans lesquelles le maire a été élu. Qui sort gagnant si on regarde le premier tour de dimanche ?
On va déjà traiter la question effectivement de ces élus des toutes petites communes. Alors parfois, ils n'avaient pas de concurrence, il n'y avait qu'une seule liste. Donc eux, c'est des gagnants.
Dans 68 communes, on le rappelle ainsi.
C'est des gagnants et plus généralement, on va dire, les élus de terrain qui ont fait un bon boulot dans des toutes petites communes, il faut rappeler qu'il y a un nombre écrasant de communes de moins de 500 habitants, voire de moins de 1 000 habitants en France. Eh bien, les élus, parfois des élus très jeunes d'ailleurs, des élus qui ont fait le boulot, qui ont fait le job de s'occuper des gens, beaucoup ont été récompensés le jour des élections. Donc eux, c'est vraiment des gagnants. Et puis il y a d'autres gagnants. Alors il y a des gagnants numériquement, il y a des gagnants politiquement.
Des gagnants numériquement, on voit que des formations politiques comme les socialistes, les républicains, ils retrouvent, au fond, une vitesse de croisière qu'ils ont perdue dans la politique nationale. Ils retrouvent leur ancrage local qui leur permet d'assurer. Le Parti socialiste ou les républicains sont arrivés en tête du premier tour dans pas mal de municipalités, de plus de 9 000 habitants notamment. Donc LR et PS
conservent leur ancrage local ?
Ils conservent de l'ancrage mais il y a des vainqueurs politiques. Et les vainqueurs politiques incontestablement, c'est tant la France insoumise que le Rassemblement national parce qu'ils ont montré qu'ils étaient là, qu'ils étaient durablement installés dans le paysage politique. La France insoumise vient de montrer aux socialistes qu'il fallait compter avec eux. Ils ont même obligé dans l'entre-deux-tours, leurs résultats ont même obligé plus exactement dans l'entre-deux-tours, les socialistes à mettre un peu un genou à terre puisque le parti sollicite disait plus jamais et puis finalement on voit que plus jamais, pas tant que ça.
On va revenir sur ces alliances mais juste Bruno, effectivement on a beaucoup parlé de cette percée de la France insoumise du Rassemblement national. Si on regarde dans le détail, est-ce qu'elle est si importante que ça déjà numériquement parlant et puis est-ce qu'ils conservent leur territoire ou est-ce qu'ils arrivent à élargir leur conquête à d'autres zones que les zones qui leur sont habituellement
Je pense que tant la France insoumise que le Rassemblement national sont toujours dans une phase qui est une phase de consolidation locale des performances qu'ils ont dans les grandes élections notamment l'élection présidentielle. Marine Le Pen a été qualifiée deux fois au second tour de l'élection présidentielle, ce n'est pas donné à tout le monde. Par contre, son parti est toujours dans une phase de consolidation. Ils réalisent des scores dans leur bastion, clairement, dans le pourtour méditerranéen c'est assez impressionnant, Cagnes-sur-Mer, Marseille, Nice dans l'alliance avec Éric Ciotti.
La France insoumise c'est la même chose, elle part même de plus loin puisque c'est un mouvement politique de création très récente, ils ont fêté leur 10 ans à la FI et là, ils ont réussi des scores importants dans un certain nombre de bastions, je pense en particulier au département de la Seine-Saint-Denis où à Saint-Denis ils ont un élu dès le premier tour, à Roubaix, dans le Nord, ils ont sans aucun doute gagné, avec des scores importants dans le département du Rhône, Saint-Priest par exemple, donc voilà, des formations politiques, il faut, je pense qu'il y a une précaution de méthode qui est bonne à rappeler à ceux qui nous écoutent, certains ont comparé les scores de la FI ou du Rassemblement National avec les scores dans les mêmes territoires obtenus par leur candidat à la présidentielle ou leur candidat aux élections européennes serait beaucoup plus prudent.
Voir aux législatives,
on ne peut pas comparer. ce n'est pas des élections comparables, la présidentielle ou les européennes a une seule circonscription, la France, on peut aller regarder dans le détail ce qui s'est passé dans des villes.
On peut plus comparer avec les législatives ?
Sans doute, peut-être avec... Voilà, et puis l'offre politique n'est pas du tout la même, à la présidentielle c'est des dizaines de candidats mais c'est l'élection présidentielle, aux élections européennes il y avait beaucoup plus de listes que dans les différentes communes qui ont voté dimanche, donc il me semble que la comparaison touche vite ses limites donc voilà, c'est pour ça que je disais il y a des vainqueurs numériques il y a des vainqueurs politiques les vainqueurs politiques c'est ceux qui arrivent à imposer aux autres de faire avec eux ou d'obliger à reconnaître qu'ils sont là.
Est-ce qu'en cela cet entre-deux-tours qu'on a vécu depuis dimanche soir c'est préfigurateur de la présidentielle ou ce sont deux choses complètement différentes ?
Non, là par contre on voit que l'entre-deux-tours a envoyé des signes en direction de la présidentielle la présidentielle on a clairement vu l'ombre de la présidentielle dans l'entre-deux-tours à la fois parce qu'un certain nombre de rapports de force ont été actés par l'entre-deux-tours et que ces rapports de force vont obliger les acteurs à se repositionner il va être plus difficile au Parti Socialiste sur le lendemain de ces élections municipales d'avoir une ligne jamais plus d'alliance avec la FI etc.
donc ça va être beaucoup plus difficile on voit que du côté des Républicains et bien les Républicains là aussi ils vont continuer d'avoir cette pression qui s'exerce sur eux ils ont été souvent en liste avec Horizon ou en liste avec Renaissance par contre sur le terrain ils sont très concurrencés par le Rassemblement National donc ça va obliger à bouger les lignes et sans doute qu'à l'intérieur de ces formations politiques je pense en particulier aux socialistes et aux Républicains les élections municipales vont sans doute donner lieu à beaucoup de commentaires d'analyses peut-être même de tensions sur les lignes stratégiques
on va s'intéresser à ces alliances la France Insoumise PS elles ont beaucoup fait parler depuis lundi vous nous avez dit tout à l'heure c'est le PS qui a mis un genou à terre c'est comme ça
qu'il faut l'analyser ? dans certaines villes il a mis un genou à terre on ne peut pas penser à la ville de Toulouse en particulier qui est longtemps un bastion socialiste évidemment Nantes numéro 2 du parti socialiste la maire de Nantes tout à fait et donc ce sont des villes emblématiques ce sont des villes symboliques pour le parti socialiste parce que ce sont de grands leaders socialistes qui les tiennent ou qui aspirent à revenir et donc c'est vrai que
Mais comment vous l'expliquez est-ce que c'est une décorrélation entre la direction du parti socialiste et sa base et les élus locaux ce qui est plus difficile à comprendre à Nantes où il y a élus locales et direction du parti socialiste incarnés par la même personne ou est-ce que c'est tout simplement la peur de perdre sa ville ?
Je pense que c'est les deux à la fois d'abord il faut rappeler qu'aux élections municipales il y a une très longue série d'élections municipales où au fond il n'y avait pas des tensions mais on va dire deux logiques la logique du cadrage qui était donnée par les appareils politiques nationaux et la logique de laisser un peu de latitude aux acteurs locaux d'abord parce qu'il est difficile à un mouvement politique de dire à ces cadres locaux vous allez simplement obéir aux directives du national c'est pas très motivant c'est pas très respectueux on va dire des tempéraments politiques locaux et aussi parce que ça permet aux organisations politiques d'essayer de gagner sur les deux tableaux si on prend le cas du parti socialiste ça permet de dire officiellement pas d'accord mais au fond des accords locaux on peut se demander si la somme de ces petits accords locaux ne finit pas par ressembler à un début d'accord davantage national et je pense que c'est ça qu'il explique et puis le principe de réalité principe de réalité en politique c'est essentiel le but des candidats c'est de gagner des élections quand même
mais est-ce que du coup ça montre une fracture au sein du parti socialiste entre deux lignes et peut-être entre deux électorats il y a un électorat qui ne veut plus de la France insoumise mais il y a un électorat qui veut aussi l'union de la gauche
oui on a vu d'ailleurs quelques enquêtes d'opinion sont disponibles l'électorat on va dire NFP si nouveau front populaire veut encore dire quelque chose mais l'électorat NFP valide en grande majorité à peu près les deux tiers des accords avec la FI par contre à l'intérieur de l'électorat NFP on voit que l'électorat socialiste ne valide qu'à moitié donc effectivement il y a une vraie question qui va se poser aux socialistes quelle conclusion l'appareil national du parti socialiste va-t-il dire quel est le message qu'il va envoyer à ses électeurs à ses cadres à ses militants au lendemain des élections municipales est-ce que c'est une remise à plat du discours du PS qui n'était plus jamais d'accord il y a des socialistes pas des moindres François Hollande qui était vraiment clairement sur cette ligne là donc est-ce que le parti socialiste au lendemain des municipales va dire ça n'était que des exceptions locales le cas reste le même réaffirmer l'autonomie du PS par rapport à une alliance avec la FI ou est-ce qu'au contraire il va y avoir il va falloir s'apprêter à nouveau à faire équipe avec la FI au moment des élections
de la présidentielle justement Olivier Faure a perdu gros lui qui se voulait l'incarnation de cette ligne anti-France Insoumise du candidat à côté contre Jean-Luc Mélenchon est-ce que là il est démonétisé ?
Olivier Faure avait essayé d'avoir la prudence quelques jours avant les municipales de dire qu'il faisait la différence entre Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise ne pas insulter l'avenir en disant finalement on peut s'adresser aux électeurs de la FI c'est pas Jean-Luc Mélenchon il n'est pas certain que ce positionnement
là c'est plus que des électeurs
c'est des fusions de listes c'est des fusions de listes donc il n'est pas certain que ce positionnement d'abord a été entendu, perçu peut-être que l'électorat au-delà du cas des accords locaux l'électorat va surtout retenir une navigation à vue du côté du leader socialiste parce que le leader socialiste Olivier Faure avait été un artisan très important de la NUPES 2022 et du NFP 2024 pour ensuite dire que c'était plus possible avec Jean-Luc Mélenchon ensuite laisser faire des accords locaux donc il peut avoir donné le sentiment un peu d'un positionnement trop adaptable on va dire trop tactique et peut-être manquant de clarté stratégique
alors ça c'est pour la gauche à droite là Bruno Retailleau a été clair pas d'alliance avec le Rassemblement National il a d'ailleurs été assez ferme avec le cas de Reims par exemple où il y a eu une alliance LR-RN candidat LR exclu là quelle lecture il faut en faire Bruno Retailleau sa stratégie c'est d'en appeler aux électeurs
oui très clairement il a refusé de choisir entre Christian Estrosi et Eric Ciotti
est-ce que ça ça n'entretient pas l'ambiguïté de dire on exclut des LR les candidats qui font une alliance avec le RN mais on refuse de choisir entre Eric Ciotti et Christian Estrosi
on peut imaginer que le cas d'Eric Ciotti est un peu plus difficile c'est l'ancien leader du parti on se rappelle des conditions dans lesquelles il a été on va dire mis à côté de cette responsabilité voilà donc c'est peut-être un cas un peu particulier mais c'est vrai que ça entretient un message ambigu et là aussi on voit que du côté des Républicains on essaye de gagner sur les deux tableaux de ne pas prendre à rebrousse-poil de manière trop trop évidente un électorat de droite qui pourrait être tenté par la dynamique du Rassemblement National et en même temps de continuer à affirmer une identité LR parce que les LR sont dans une profonde crise d'identité et que forcément s'ils disaient oui au fond principe de réalité là où le Rassemblement National est fort on fait alliance avec eux évidemment ça achèverait de diluer totalement l'identité LR
mais est-ce que là ça risque de fracturer un peu plus les LR Renaud Muselier en CLR disait hier si le RN l'emporte à Toulon et à Nice avec Eric Ciotti c'est la mort des Républicains
on ne sait pas vous savez les organisations politiques des fois on les enterre donc ce sont des organisations politiques notamment le cas des LR qui ont quand même à la fois du bon de touche sur les élus locaux il n'y a pas que les maires il y a aussi les départements les régions voilà ils ont quand même du capital politique qui existe toujours au niveau local Mais est-ce que là aussi
en vue de la présidentielle Bruno Retailleau il a gagné ou il a perdu du crédit ?
En vue de la présidentielle je pense que Bruno Retailleau depuis qu'il a quitté le gouvernement est dans une période où le message s'est devenu moins clair quand il était au gouvernement ministre de l'Intérieur en quelques mois seulement il est devenu une star de la politique nationale peu le connaissait bien évidemment au Sénat on le connaissait très bien ceux qui suivent la vie politique le connaissaient mais dans l'opinion publique il était faiblement identifié d'un seul coup il incarne la posture du ministère de l'Intérieur sécurité, sécurité, sécurité quand il prend ses fonctions et puis d'un seul coup il quitte le gouvernement avec une logique qui n'a pas été très claire très facile à expliquer et là on sent il y a du tâtonnement chez lui dans le positionnement stratégique depuis
Un dernier mot Bruno parce qu'on parle de 2027 mais avant 2027 il y a 2026 une autre élection en septembre les sénatoriales les conseillers municipaux sont les plus gros pourvoyeurs d'électeurs pour les sénateurs est-ce que vous arrivez déjà à y voir un peu clair sur ce que vont donner ces municipales sur les sénatoriales ?
C'est sûr que ces sénatoriales commencent à prendre l'aspect presque d'un quatrième tour des municipales il y aura sans doute des effets dans le sud de la France on imagine que si Éric Ciotti gagnait Nice ça peut avoir de vrais effets il est en alliance avec le Rassemblement National est-ce que le Rassemblement National va arriver à passer de 3 à 10 sénateurs c'est un enjeu colossal pour eux parce qu'évidemment avoir des sénateurs avoir des députés aussi ça permet d'engranger du capital politique du capital de crédibilité plus une force politique est en nombre dans les institutions de la République plus elle envoie un message et bien qu'elle est dans une posture de crédibilité gouvernementale donc de très gros enjeux effectivement pour le Rassemblement National pour l'AFI qui part de plus loin il y a aussi quand même des enjeux mais c'est sûr que du côté du RN obtenir un groupe au Sénat ça serait pour eux très important
Merci Bruno Cotteres d'avoir été avec nous et on reparlera post-second tour évidemment des conséquences sur les sénatoriales Merci Bruno Cotteres et on poursuit notre édition spéciale municipale Quelques instants on va faire notre dernier tour de la campagne dans plusieurs villes on sera à Strasbourg on sera à Nice on sera à Marseille mais d'abord dernier marché dernier meeting dernier débat ces ultimes heures deux campagnes sont tendues notamment dans les grandes villes à plus forts enjeux politiques on voit ça avec Lémon Guillaume Dernier jour de campagne pour les candidats avant le second tour des élections municipales à Paris hier le candidat de la gauche unie Auréle Fille Emmanuel Grégoire accusait Emmanuel Macron de s'être émissé dans la campagne parisienne Emmanuel Macron est intervenu c'est beaucoup de vos confrères qui nous l'ont relayé pour faire en sorte pour faire en sorte que l'extrême droite se retire au profit de sa candidate une accusation aussitôt démentie
par le chef de l'état écoutez ces propos n'ont aucun sens ils déshonorent un peu la personne qui les dit comme ça à l'emporte-pièce parce que c'est bon c'est pas sérieux donc non je ne connais pas Madame Knaffo à titre personnel et je n'interviens pas du tout dans ces municipales après le retrait de Sarah Knaffo et le ralliement du candidat de centre droit
Pierre-Yves Bournazel Rachida Dati a vu ses chances relancer face à Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou elle non plus n'a pas tardé à réagir aux propos de son principal adversaire
tout n'est pas permis cette campagne de la part d'Emmanuel Grégoire elle était outrancière insultante caricaturale quand vous perdez pied vous dites n'importe quoi voilà
si à Paris le résultat du second tour est très incertain la deuxième ville de France n'est pas en reste à Marseille l'issue du duel entre la gauche de Benoît Payan et le rassemblement national mené par Franck Alizio arbitré par la candidate LR Martine Vassal est tout aussi incertain ce qui se joue dimanche ce n'est ni plus ni moins que le destin de cette ville c'est de savoir si cette ville reste ce qu'elle est reste la ville qu'elle a toujours été une ville qui rassemble des gens différents au coude à coude avec le maire sortant au premier tour le RN n'a jamais été aussi proche de l'emporter dans la cité phocéenne ça va se jouer à quelques centaines de voix nous avons la possibilité nous avons entre nos mains le pouvoir de changer les choses dans notre ville d'avoir à nouveau un Marseille en ordre d'autres villes seront scrutées de très près dimanche les alliances des socialistes avec la France insoumise comme à Nantes ou à Toulouse porteront-elles leurs fruits ?
le RN parviendra-t-il à s'installer à Toulon ou ailleurs ? Bordeaux sera-t-elle une des seules victoires du camp macroniste ?
Réponse dans deux jours et nos quotidiens régionaux ce matin qui justement font leur une sur ces derniers débats sur ces dernières heures de campagne on va faire un petit tour avec vous Rémi hier avaient lieu les derniers débats de cet entre-deux-tours Oui et on commence à Troyes où le maire sortant les Républicains François Barouin faisait face hier à la candidate de l'Union de la Gauche Charline Briot et Pierre Brochet du Rassemblement National l'ex-ministre de l'économie n'a pas été élu au premier tour directement pour la première fois avec 40,5% des voix ses deux concurrents ayant réuni 16,5% pour le RN et 11,2% pour la gauche un score historiquement bas pour celle-ci notamment dans les quartiers dits populaires où François Barouin s'est tissé en tête du côté de Grenoble Alain Carignon candidat Les Républicains et Laurence Ruffin de l'Union de la Gauche ont débattu afin de succéder au maire sortant Éric Piolle durant le débat trois points principaux ont été abordés la vulnérabilité de la ville face au réchauffement climatique la salubrité et la sécurité et des derniers jours de campagne qui peuvent se révéler cruciaux c'est le cas au Havre par exemple Paris-Normandie a suivi les derniers jours de campagne de Jean-Paul Lecoq le candidat communiste opposé à Édouard Philippe au Havre Lecoq doit refaire un retard de 10 points par rapport à Philippe au premier tour mais pourrait compter sur les voix des quatre listes de gauche éliminées un scrutin qui pourrait se révéler encore plus serré que prévu et qui pousse les deux listes à être particulièrement actifs pour assurer la victoire et puis une autre ville où ce sera peut-être encore plus serré c'est à Toulouse un sondage IFOP commandé par la Dépêche révèle un score final potentiel ultra serré qui donnerait le candidat Jean-Luc Maudin vainqueur avec 51% des voix face au candidat insoumis François Picmal alors ça reste un sondage tout peut encore se jouer mais cela témoigne de l'incertitude qui règne à Toulouse et puis on revient sur un débat c'était hier soir débat très tendu du côté de Marseille oui la Provence y a consacré sa une puisque le journal a suivi le débat dans les deux camps et a recueilli les sentiments des militants des deux côtés Franck Alizio le candidat RN a particulièrement insisté sur les questions de sécurité Benoît Payan a quant à lui répondu que le RN était le parti de l'anti-Marseille tout en élargissant le débat pour aborder différentes thématiques a souligné quand même l'absence hier de Martine Vassal candidate d'hiver droite qui a maintenu sa liste pour ce second tour Merci beaucoup Rémi et justement puisqu'on parle de Marseille on va y rester c'est notre dernier tourné dernière tournée de la campagne la ville de Marseille la cité faussienne basculera-t-elle au Rassemblement National ?
Son candidat Franck Alizio est au coude à coude avec le maire sortant de gauche Benoît Payan après le premier tour mais la candidate de droite Martine Vassal s'est maintenue alors que l'insoumis Sébastien Delobu lui s'est retiré plongé dans les derniers jours d'une campagne sous tension avec Clément Guillenot et Stéphane Duguay
Benoît Payan
occupe le terrain à Marseille Arrivé d'une très courte tête devant le candidat du Rassemblement National au premier tour le maire sortant d'hiver gauche et de retour en campagne cette semaine ici dans le quartier de la Cayolle qui vote plutôt à l'extrême droite Notre stratégie elle a toujours été identique c'est-à-dire de rassembler de ne pas diviser Marseille n'est pas une ville où on trie les gens en fonction de leur couleur de peau en fonction de leur histoire de leur religion de leur quartier c'est pas ça Marseille Marseille c'est le contraire Marseille notre force notre histoire c'est notre diversité c'est notre capacité à vivre ensemble et certains veulent briser ça et moi ça je ne l'accepte pas Bonjour
Pour affronter le RN Benoît Payan a fait le choix de rester seul dans la course à la mairie pas de fusion ou d'alliance avec la France Insoumise qualifiée pour le second tour
le candidat Sébastien Delogu a fait durer le suspense jusqu'au dernier moment mais a finalement décidé de se retirer une décision difficile prise en concertation avec ses colistiers
C'est un retrait qui est responsable on voit le risque de l'extrême droite qui arrive dans la ville et on est conscient qu'on ne peut pas faire courir ce risque-là pour Marseille On a pu aussi énormément s'ancrer pendant cette campagne avec les collectifs les habitants les associations et donc le combat ne s'arrête pas là
En face le Rassemblement National est confiant Franck Alizio revendique ses 35% de voix au premier tour et se voit déjà remplacé Benoît Paye Merci à vous monsieur Je serai un maire libre on est une équipe libre on sera le Marseille libre et qui se battra et qui mettra cette extrême gauche à l'écart de la politique marseillaise comme les Marseillais le souhaitent Jusqu'au bout le candidat RN a poussé pour nouer une alliance avec Martine Vassal elle aussi qualifiée au second tour avec seulement 12% des voix La candidate LR également présidente de la métropole marseillaise a préféré se maintenir On a fait plus de 35 000 électeurs qui ont voté pour nous ça serait un affront de leur dire écoutez aujourd'hui vous savez quoi débrouillez-vous je représente un courant de la droite et du centre et bien écoutez quand on mène une bataille on y va pour la gagner mais surtout on va jusqu'au bout Malgré la présence de Martine Vassal le scrutin de dimanche s'apparentera plutôt à un duel entre Benoît Payan et Franck Alizio une inconnue à qui profitera l'abstention Lors du premier tour seuls 52% des Marseillais étaient allés aux urnes Allez on va revenir sur ces enjeux à Marseille et ailleurs ces dernières heures de campagne avec Arnaud Benedetti Bonjour Arnaud Merci d'être là directeur de la nouvelle revue politique Émilie Zapalski est également avec nous Bonjour Communicante fondatrice de l'agence Émilie Conseil On le voit à Marseille évidemment ça fera partie des villes sur lesquelles nos regards vont se braquer dimanche soir Marseille configuration avec Benoît Payan Franck Alizio gauche RN qui était au coude à coude au premier tour sauf que la France Insoumise s'est retirée Martine Vassal s'est maintenue est-ce que du coup vous y voyez un avantage à Benoît Payan pour ce second tour Arnaud ?
Clairement il y a un avantage arithmétique qui est pour Benoît Payan il est évident que si M. Delogus était maintenu les cartes auraient été rebattues d'une autre manière là on voit bien que si vous voulez le retrait de Delogus va mécaniquement favoriser quand même M. Payan qui avait viré d'une très courte tête il faut le signaler au soir du premier tour après vous savez une élection reste très incertaine parce qu'on va voir ce qui va se passer du côté de l'électorat de Mme Vassal aussi il peut y avoir une déperdition du côté de l'électorat de Mme Vassal il peut y avoir aussi d'une certaine façon une partie de l'électorat de M.
Delogus qui considère que parce qu'il n'y a pas eu d'alliance avec M. Payan il est hors de question d'aller porter secours à M. Payan ce qui permettra d'ailleurs de dire à LFI éventuellement si M. Payan était défait regardez sans nous on ne peut pas gagner donc mais quand même malgré tout quand on regarde factuellement l'avantage est plutôt pour M. Payan même si les jeux ne sont pas totalement faits
Avec Émilie des enseignements à tirer aussi bien à gauche qu'à droite on va commencer par la gauche Benoît Payan qui a tout de suite dit il n'y aura pas d'alliance avec la France insoumise est-ce que quelque part il a joué un rapport de force avec LFI qui s'est révélé Payan
Oui je pense qu'il y a eu un rapport de force il a déposé très très vite sa liste sans laisser la moindre déclaration ou la moindre marge d'action de Delogu qui finalement a plié moi je trouve ça intéressant quand même ce qui s'est passé à gauche une posture très digne justement de Benoît Payan on a la même chose à Paris Emmanuel Grégoire qui a dit ben non voilà ça sera sans LFI et quitte à avoir une candidate Shikiru qui va l'embarrasser mais donc il y avait ces postures au niveau un peu de villes très visibles donc cette posture là et puis en dessous on a vu plein d'alliances au contraire entre le PS et LFI ou d'autres configurations et je trouve que c'est assez malin parce que si les choses vont dans le bon sens pour la gauche et quand même on voit qu'il y a pas mal de prises qui sont envisageables ben je pense qu'on leur pardonnera ces alliances qu'on leur reprochait initialement à Marseille et à Paris s'ils s'en sortent comme ça sans LFI voilà c'est un signe quand même assez fort de ces grandes villes et le reste si ça permet de continuer à décrocher des villes un peu plus petites ben voilà c'est comme une espèce de vague s'il y a cette vague on va leur pardonner et moi je trouve ça intéressant je pense aussi comme Arnaud qu'à Marseille bon sauf grande surprise Benoît Payan par contre ce qu'on voit c'est en effet un électorat du rassemblement national mais bon ça n'est pas une surprise le pourtour méditerranéen est quand même très sur cet angle là mais on sent que le RN a du mal à confirmer ça depuis le premier tour on dit bon le RN progresse mais en fait on va voir dimanche ce qui va se passer réellement ils progressent oui en termes d'électorat mais ils n'arrivent pas à confirmer l'essai à transformer l'essai pour l'instant ils sont un petit peu dans quelque chose qui n'est pas terminé
on va aller à Nice dans quelques secondes qui pourrait être une exception mais enseignement à droite à Marseille il y a un écart énorme 20 points entre Franck Alizio pour le RN Martine Vassal pour la droite est-ce qu'il faut y voir une spécificité marseillaise liée au candidat liée à une campagne qui a peut-être échoué pour Martine Vassal ou est-ce que c'est le signe plus profond d'un RN qui grignote la droite le bloc central les républicains
ils inspirent clairement l'électorat LR un peu partout pas seulement dans le sud de la France il faut regarder les résultats un peu partout mais c'est pas un phénomène nouveau c'est un phénomène qui s'amplifie c'est un phénomène qui s'amplifie sur le plan municipal bon d'abord leurs maires sont réélus la plupart de leurs maires sont réélus assez confortablement ils gagnent des villes ils vont vraisemblablement il y a quand même vous voyez à Cannes-sur-Mer ils ont gagné dès le premier tour alors c'était un candidat UDR je crois alors c'est vrai que sur le littoral méditerranéen en plus la spécificité de l'UDR et des siotistes permet d'une certaine manière aussi de desserrer les taux pour le rassemblement national mais ils sont en mesure par exemple de gagner Agde ils sont en mesure de gagner Carcassonne donc si vous voulez il y a quand même des ou d'ailleurs il y a très peu de focales médiatiques sur un certain nombre de villes Nîmes ça sera peut-être un peu plus compliqué Toulon s'est pas gagné à ce stade même si la candidate du rassemblement national a fait un score tout à fait important au soir du premier tour
40% alors la valette
il y a des percées aussi dans le sud-ouest on le voit du côté d'Azir donc il y a clairement quand même une difficulté pour le LR pour les LR à se positionner par rapport au RN même si LR va du fait de la personnalité d'un certain nombre de ses sortants conserver et voire gagner parfois un certain nombre de petites villes et de villes et de villes moyennes mais qu'est-ce que nous disent ces élections municipales fondamentalement c'est que vous avez une percée il y a deux seules forces qui sont en dynamique alors après il faut regarder de près mais il y a deux seules forces qui sont en dynamique vous avez d'un côté LFI clairement dans les grandes métropoles dans les grandes villes et puis de l'autre côté le Rassemblement national les autres sont quand même qu'on le veuille ou non toutes en difficulté elles sont sous la pression de la même manière que LR est sous la pression du RN le parti socialiste est sous la pression de LFI
On va quitter Marseille on va aller non loin de là à Nice Bonjour Baptiste Bise merci beaucoup d'être avec nous Baptiste directeur des rédactions de Nice Matin Var Matin Monaco Matin Baptiste on a évidemment suivi avec vous durant ces semaines cette campagne à Nice on est dans une campagne qui a été un peu dingue
C'est vrai on peut complètement le dire déjà on a une affiche exceptionnelle avec Christian Estrosi et Eric Ciotti dans les premiers rôles ce sont deux professionnels de la politique deux personnalités d'envergure nationale et puis il y a une incroyable dimension dramaturgique dans cette élection parce que ce sont deux anciens amis qui sont devenus de redoutables ennemis deux anciens des républicains aussi l'un qui a choisi une alliance avec les macronistes et l'autre une alliance avec le RN d'où sans doute aussi l'intérêt national pour cette élection durant cette campagne les deux hommes ne se sont fait aucun cadeau les affaires sont sorties les attaques n'ont pas cessé sur les réseaux sociaux très frontales et puis les débats organisés notamment celui organisé par Nice Matin ont tourné à la foire d'Empoigne et n'ont pas vraiment permis d'explication sur le fond surtout la campagne elle restera marquée par l'affaire dite de la tête de cochon alors pour celles et ceux qui n'ont pas suivi je rappelle les faits le 27 février dernier Christian Estrosi a découvert une tête de cochon et des inscriptions antisémites sur la grille de son domicile à Nice le maire est connu pour ses prises de position en faveur d'Israël et puis son épouse est de confession juive il a immédiatement déposé plainte là où l'enquête a pris une toute autre dimension c'est quand elle a permis d'identifier les auteurs et que les policiers ont découvert que ces personnes un ancien de la DST des cybercriminels tunisiens aussi avait été en contact avec l'équipe du candidat Estrosi en particulier avec sa principale collaboratrice qui est en charge de la communication au sein du cabinet ils sont aussi remontés jusqu'à un associé de l'épouse même de Christian Estrosi alors le maire de Nice lui dénonce une opération de barbouzerie une tentative d'infiltration de sa campagne il dit même que ce terrain est derrière l'affaire Eric Ciotti de son côté accuse Christian Estrosi d'avoir lui-même orchestré cette opération alors qu'il était en difficulté dans les sondages et il faisait même référence à François Mitterrand à l'affaire de l'Observatoire alors les révélations ont fait la une de l'actualité toute la semaine avant le premier tour on ne peut pas dire que les échanges aient été faits dans la sérénité à ce moment-là et le résultat a quand même confirmé les sondages qui donnaient Eric Ciotti largement en tête avant cette histoire de tête de cochon depuis lundi une autre élection a commencé Christian Estrosi se démène pour inverser la tendance il en appelle au barrage au front républicain à faire barrage à l'extrême droite et il dénonce Eric Ciotti comme un candidat d'extrême droite il se tourne vers les électeurs de gauche mais la candidate écologiste Juliette Chenel-Leroux elle a choisi de se maintenir et elle attaque aussi bien Christian Estrosi qu'Eric Ciotti l'équation semble donc impossible pour le maire sortant à deux jours du second tour en preuve qu'il semble lui-même se préparer à l'idée d'une défaite dans notre édition de ce vendredi de Nice Matin nous révélons que les broyeuses tournent à plein régime depuis lundi dans les services de la mairie et de la métropole des employés municipaux témoignent de containers de plusieurs centaines de litres qui débordent de sacs remplis de documents broyés une emploi ciée municipale interrogée par notre reporter Stéphanie Gaziglias en amuse et parle de grand nettoyage de printemps sauf énorme surprise dimanche Christian Estrosi devra se préparer à faire ses cartons
On adore cette adéquation sur les broyeuses merci Baptiste merci beaucoup d'avoir été avec nous pour nous résumer cette folle campagne niceoise la une de Nice Matin sprint final des municipales c'est la une de votre journal ce matin Baptiste on a beaucoup rigolé sur les broyeuses évidemment de Nice on va regarder parce que est-ce que ça sera c'est particulier à Nice parce que c'est Estrosi parce que c'est Ciotti ou est-ce qu'il faudra voir au-delà une validation de la stratégie d'Éric Ciotti en début d'union des droites
je ne sais pas je pense que c'est un cas quand même très très particulier localement ça va être un test aussi de voir si justement ce front républicain dont on parle est-ce qu'il peut fonctionner vis-à-vis d'Éric Ciotti en imaginant que voilà on rejette quand même l'extrême droite Nice c'est particulier c'est en effet un électorat quand même très remonté et puis avec ce passé de Estrosi moi je ne suis pas sûre qu'on puisse en tirer des conclusions par rapport à ce que fait Éric Ciotti ce qui est sûr c'est que entre Éric Ciotti cette union des droites est un peu plus envisageable entre si c'est Jordan Bardella qui est à la tête du RN et qui serait la candidature future on est beaucoup plus proche de cette approche-là parce qu'on a un Jordan Bardella qui est plus libéral qui est plus LR compatible au niveau économie au niveau de la pensée donc on serait dans quelque chose qui serait assez cohérent mais moi j'ai du mal à croire que cet axe-là prenne forme réellement parce que d'abord ça serait la fin des LR puisqu'on sait qu'ils sont très divisés là-dessus et ils disparaîtraient c'est un peu ce qui est en train de se passer aux municipales ils se font pomper leur électorat et quelque part ça ferait complètement disparaître la raison d'être des Républicains donc j'ai du mal à voir cette ligne-là comme quelque chose de véritablement construit et qui puisse donner quelque chose et moi je vais vous dire j'ai même du mal à me dire que Ciotti va être élu je le ressens pas comme ça parce que j'ai l'impression qu'il y a quand même un dernier ressort un dernier réflexe anti-extrême droite en France et on voit bien qu'à l'inverse les LR et le RN ont essayé de jouer le anti-LFI ça n'a pas fonctionné on a dit que c'était à peu près équivalent les deux fronts on voit que non finalement il y a quelque chose qui se passe beaucoup plus
il a sorti la broyeuse un peu trop vite on va voir
peut-être la prudence est toujours meilleure dans ces cas-là il faut être toujours prudent sur un résultat électoral mais il n'y a pas de fonds républicain à Nice de toute façon puisque la candidate de gauche a décidé de se maintenir donc déjà le front républicain c'est pas forcément contre l'extrême droite je l'ai dit mais il n'y a pas désistement donc il n'y a pas fusion encore moins donc si vous voulez à partir du moment où elle se maintient elle se maintient donc on peut considérer qu'il n'y a pas de front républicain à ce stade à Nice au moins organisé au niveau des appareils politiques oui c'est ça ensuite il ne faut jamais rappeler que c'est vrai il y a une sociologie très spécifique à Nice et que Nice de toute façon a déjà élu un maire qui était un ancien Front National qui était M.
Pera alors il n'y avait plus l'étiquette Front National donc si vous voulez il y a une culture politique à Nice qui favorise indéniablement la dynamique d'Éric Ciotti je le mettrais autant je mettais plutôt Payet en favori à Marseille autant je mets quand même favori Éric Ciotti à Nice ça me paraît assez je veux dire son élection me paraît en tout cas une hypothèse assez forte ce vendredi voilà
on va terminer notre Tour de France ça y est c'est déjà fini Tour de France de la campagne des municipales c'est chez vous Frédéric Vézard qu'on termine à Strasbourg bonjour merci beaucoup d'être là Frédéric rédacteur en chef des dernières nouvelles d'Alsace et de l'Alsace alors à Strasbourg il y a un entre-deux-tours qui a été très riche en rebondissements politiques vous allez tout nous expliquer et est-ce que les jeux sont faits Frédéric ?
alors non non les jeux ne sont pas faits du tout et on s'attend même dimanche soir à une soirée je pense assez longue et pleine de suspense oui oui pas mal de rebondissements avec des alliances alors on est sur une situation très atypique à Strasbourg la candidate à Strasbourg a été éliminée sèchement dès le premier tour donc il n'y a plus d'extrême droite au second tour on a deux candidats de gauche qui se s'écharpent d'une manière assez forte donc la première qui s'est alliée avec le candidat et les filles la mère sortante Jeanne Barcellian qui n'a pas eu le choix parce qu'elle a fait un mauvais score au premier tour et donc elle a fait rentrer les candidats et les filles dans sa liste Florian Cobrin le candidat et les filles même deuxième de sa liste et de l'autre côté Catherine Trottmann ancienne maire de Strasbourg éléphante si je puis parler comme ça du parti socialiste qui elle s'est alliée au candidat Renaissance qui l'a fait également rentrer sur sa liste ce dernier a été exclu Olivier Faure a menacé d'exclure Catherine Trottmann du PS et puis bizarrement ça ne s'est pas fait voilà arithmétiquement pardon on se retrouve avec deux candidats qui ont un potentiel de voix entre 30 et 35% peut-être jusqu'à 40 et puis il y a le candidat de droite qui lui est dans une faite de fauteuil parce que lui il ne s'est allié à personne il a fait un deuxième tour extrêmement sur le terrain très très présent déroulant un discours assez simple assez basique c'est quelqu'un qui est peu connu hors de Strasbourg qui s'appelle Jean-Philippe Véther assez populaire voilà et qui pourrait créer une surprise en fait il n'est pas si loin il a fait 25% au premier tour voilà donc je pense
qu'on va se retrouver avec trois candidats qui ont un potentiel entre 30 et 35% et qu'à l'arrivée Strasbourg qui a voté plutôt majoritairement très majoritairement à gauche au premier tour
pourrait pourquoi pas se retrouver même avec un maire et l'air dimanche soir
ce qui serait une énorme une énorme surprise Merci beaucoup merci Frédéric Vézard pour le récit de cet entre-deux-tours passionnant du côté de Strasbourg c'est à la une des dernières nouvelles d'Alsace les municipales les points chauds du second tour des municipales en Alsace il y a un peu de foot aussi elle a une des DNA puisqu'on salue la victoire du Racing qui retrouve les quarts de finale d'une coupe d'Europe 46 ans après merci beaucoup Frédéric d'avoir été avec nous alors Strasbourg c'est peut-être l'illustration un de l'incertitude de ce second tour et deux d'une décorrélation entre ce qui se passe au niveau national entre les partis et ce qui se passe au niveau local Frédéric l'a bien dit une alliance LFI écologiste contre la candidate socialiste arrivée en tête qui elle-même s'est alliée avec Horizon
oui en effet alors après si vous voulez les élections municipales elles ont une singularité c'est qu'elles sont municipales et donc elles sont locales vous avez des jeux d'alliances qui sont propres au terrain en effet alors ceci dit quand même c'est intéressant de voir c'est que le parti socialiste a décidé je crois enfin en tout cas ne valide pas l'alliance de Mme Trottmann avec Horizon ce qui est un peu d'ailleurs ce qu'il peut considérer être un peu surprenant parce qu'à partir du moment où il valide des alliances avec LFI je veux dire il pourrait valider des alliances avec Horizon qui me paraît être un parti qui je veux dire pour le coup même s'il est dans le bloc central n'est pas forcément je veux dire sur les principes républicains qu'entend défendre le PS totalement orthogonal du parti socialiste mais enfin c'est une autre question Mme Trottmann elle a elle a deux ou trois atouts premier atout elle a une cohérence par rapport à la ligne républicaine de la social-démocratie donc de ce point de vue là je crois que c'est une force incontestable alors est-ce qu'elle sera entendue à Strasbourg je n'en sais rien on verra deuxième atout c'est qu'elle a été maire de Strasbourg et que c'est une personnalité politique qui dispose d'un capital j'allais dire local qui est extrêmement important troisième atout c'est j'allais dire troisième atout on va le tester si c'est un atout ou pas d'ailleurs c'est finalement ces alliances entre la gauche dite de gouvernement là pour le coup les verts ou le parti socialiste dans d'autres villes avec LFI quel va être le coût est-ce qu'il y aura un bénéfice ou est-ce qu'il y aura un coût électoral c'est la vraie question je pense de ce second tour des élections municipales dans un certain nombre de villes c'est vrai à Strasbourg c'est également vrai à Toulouse encore plus d'ailleurs au demeurant donc c'est ce qu'on va mesurer c'est un des enjeux de ces municipales est-ce que finalement la dynamique d'union de la gauche je veux dire va continuer à j'allais dire persister ou va-t-elle connaître un coup d'arrêt parce qu'une partie de l'électorat de gauche centre-gauche n'accepte pas ce type d'alliance en tout cas c'est le pari que fait madame Trottemann à Strasbourg manifestement puisqu'elle est sur une ligne qui est une ligne d'indépendance par rapport à cette stratégie-là est-ce qu'elle sera entendue et puis il faudra qu'elle me suivre en effet ce que fait le candidat LR qui est placé en embuscade qui peut bénéficier du reliquat des voix du RN qui n'a pas pu se maintenir et qui peut dans un trou de souris au dernier moment rafler la mise ça aussi c'est une donnée qui est importante
on va parler de l'un des enseignements de cet entre-deux-tours ce sont les alliances qui se sont nommées à gauche on a vu à Strasbourg une alliance entre la France insoumise et les écolos et dans plusieurs autres villes des alliances entre la France insoumise et le PS c'est le cas à Nantes c'est le cas à Toulouse notamment Toulouse qui va être scrutée dimanche on le voit ce sondage IFOP qui est paru hier soir Toulouse on le rappelle on a François Picmal qui est le candidat LFI qui s'est allié au candidat socialiste François Briançon à eux deux si on additionne les voix ils devraient franchir les 50% sauf qu'on le voit face au maire centre droit Jean-Luc Moudin l'affaire ne semble pas pillée
Non mais ce qu'on peut dire c'est que LFI a réussi son pari il a semé complètement le bazar dans ses élections municipales avec très peu de prises finalement donc c'est fou l'impact qu'ils ont par rapport à ce qu'ils représentent en termes d'élus potentiels le maire c'est incroyable je trouve qu'ils ont réussi quelque chose de fou et on le voit à Strasbourg on le voit là et globalement ils ont été suivis par l'EPS quand même même si comme je disais au niveau national il y a cette posture de dire pas d'accord ils ont laissé faire et probablement si cette union est payante dans pas mal de villes on va leur pardonner c'est ça moi je pense que cette union de la gauche qui était inacceptable avant les élections municipales bon il y a eu aussi tout ce travail de Mélenchon qui est resté quand même en retrait qui s'est beaucoup adouci qui a donné un autre un autre visage à LFI qui a laissé ses équipes faire même Mathilde Panot on n'a pas trop entendu en fait toutes les voix un peu fortes qui durcissaient cette vision de LFI on ne les a pas vues donc ça rend un peu ces unions possibles avec des limites moi ce que je trouve très intéressant mais je ne suis pas d'accord avec vous Arnaud c'est la limite de l'alliance avec Horizon alors c'est vrai que c'est étonnant parce que le PS laisse faire avec LFI et on pourrait se dire il peut laisser tout faire ben non parce que là on part sur le centre droit on est sur un autre récit complet de la gauche alors que si le PS reste avec LFI on est toujours sur cette union de la gauche et globalement l'électorat de gauche aime l'union surtout quand c'est pour gagner si LFI remporte Toulouse si d'autres villes comme Strasbourg restent à la main de l'écologiste Jeanne Barseguian ben on dira ok c'est une alliance qui finalement nous a permis de faire ça donc je trouve que la lecture est un peu différente de ça et par contre c'est la suite c'est pour 2027 ça aura permis Mélenchon de se positionner encore et de dire vous avez vu voilà moi je suis encore le gagneur et c'est vrai quelque part il fait la démonstration que LFI est une force de frappe considérable même pour des élections où ils ne sont pas très représentés c'est ça qui est incroyable
On va parler de 2027 mais d'abord pour terminer sur ces alliances la France Insoumise Toulouse l'alliance s'est faite comme à Nantes comme à Brest comme à Clermont comme à Limoges à Paris il n'y a pas eu d'alliance Emmanuel Grégoire a refusé de s'allier avec Sophia Chikirou qui du coup s'est maintenue au second tour et la campagne elle est très tendue à Paris notamment entre Rachida Dati et Emmanuel Grégoire on va les écouter tous les deux
Que veulent les électeurs de Madame Knafou ? On les rencontre il y en avait sur ce marché ils veulent que ça change qu'il y ait plus de sécurité plus de propriété que la ville soit bien tenue que les dépenses la dette soit réduite nous sommes avec une dette de 12 milliards d'euros ils souhaitent une réduction des dépenses et donc c'est ce à quoi nous répondons ce sont les premières préoccupations des Parisiens d'ailleurs quel que soit le bord politique
Rachida Dati est devenue la candidate de l'extrême droite l'extrême droite a trouvé sa candidate à Paris l'alternance soutenue par le RN ce n'est pas l'alternance c'est une capitulation c'est une capitulation morale et donc va se jouer un enjeu démocratique absolument majeur il faut répondre à une question simple est-ce que vous souhaitez que ce soit Rachida Dati soutenu par l'extrême droite qui soit élu maire ou est-ce que ce soit Emmanuel Grégoire avec l'Union de la Gauche et les écologistes voilà Emmanuel Grégoire qui depuis 48 heures attaque Rachida Dati candidate de l'extrême droite il a dit hier qu'Emmanuel Macron serait intervenu pour favoriser le retraite de Saraknafo ce matin Saraknafo dément c'est un mensonge dit-elle il n'y a pas eu de magouille il n'y a pas eu d'intervention est-ce que vous comprenez vous y voyez clair sur la stratégie d'Emmanuel Grégoire d'affilier Rachida Dati à l'extrême droite
oui parce qu'il veut mobiliser parce que le problème de Grégoire finalement il n'a pas tellement de réserve de voix dans ce second tour enfin quand vous regardez sur le papier les réserves de voix elles sont du côté de Madame Dati puisqu'elle a en principe une partie enfin une partie de l'électorat de Bournazel une partie de l'électorat de Cnafot donc elle peut en effet bénéficier de reports alors une addition ne fait pas une dynamique électorale mais elle aura des reports de toute façon clairement elle aura une grande partie de l'électorat de Sarah Cnafot qui veut mettre fin à l'expérience de gauche à la mairie de Paris elle aura quand même une partie de l'électorat de Pierre-Yves Bournazel oui pour lui il s'agit finalement d'essayer d'aller chercher une partie de l'électorat de Madame Chikirou c'est-à-dire faire baisser Madame Chikirou en jouant quelque part le barrage contre l'extrême droite alors est-ce que c'est véritablement audible c'est difficile parce que vous avez quand même plein de candidats macronistes dans cette liste de Madame de Madame Dati est-ce que c'est en effet une stratégie qui est susceptible de porter sur une partie de l'électorat de gauche qui ne voudrait pas finalement se dessaisir de son vote en faveur de Madame Chikirou c'est un enjeu mais le scrutin reste incertain quand même à 48 heures
incertain on va voir un sondage IFOP là aussi qui est sorti hier Emmanuel Grégoire donné en tête de cette triangulaire 46% des voix Rachida Dati à 44 Sofia Chikirou à 10% ça veut dire qu'elle perdrait même un peu Sofia Chikirou par rapport à son score qui était qui frelait les 12% il peut y avoir un vote utile
à gauche ?
plusieurs choses moi je pense pour Sofia Chikirou moi je trouvais que et notamment lors du débat c'était comme une révélation c'est à dire que c'est une femme quand même qui a véritablement avancé progressé elle s'est un petit peu révélée avec des mesures très nettes un positionnement vis-à-vis des deux combattants Emmanuel Grégoire et Rachida Dati qui était assez malin il y a cette idée quand même de vote utile d'union je vous le dis c'est pas la même chose à droite et là ça fonctionne encore et je pense qu'Emmanuel Grégoire en effet il essaie de solliciter ça il n'a pas beaucoup de moyens autres à un jour des élections enfin deux jours des élections de solliciter cet électorat c'est pas sa personnalité il se bat là il est très offensif agressif c'est pas sa personnalité mais on voit qu'il essaie de faire ça en face il faut le dire quand même on a une Rachida Dati qui est très gênée qui a été très gênée par Sarah Knafo finalement ça lui a bousillé un petit peu toute sa campagne elle n'a pas été bonne au cours du débat elle a été très imprécise très agressive il y a quelque chose de l'ordre de pas très respectueux et je pense que ça n'a pas donné beaucoup d'atouts pour dimanche donc on va voir mais chacun un peu son caillou qui lui abîme un petit peu sa chaussure moi je pense que c'est quand même du côté du PS que ça peut payer parce que ce vote utile il sera beaucoup plus présent je ne suis pas aussi sûre que et les électeurs de Knafo et les électeurs de Bournazel le report soit si automatique que ça je pense qu'il va y avoir beaucoup beaucoup de perditions beaucoup de gens qui peut-être même n'iront pas voter embêtés notamment chez Bournazel par tout ce qui se passe ça a été quand même des micmacs à n'en pas finir avec Bournazel qui ne participe même pas avec des têtes d'affiches qui n'en sont pas donc ça risque d'être très compliqué je pense pour Dati
et avec vous nous l'avez un peu dit tous les deux une campagne qui va aussi donner le ton de la présidentielle de 2027 on va écouter ce matin sur CNews le président du RN Jordan Bardella
le changement il ne commence pas en 2027 il va commencer dès dimanche dans les communes françaises
le Rassemblement National a réalisé une percée très importante lors du premier tour des élections municipales nous sommes qualifiés dans des dizaines de communes dans beaucoup de départements partout en France nous avons des chances de victoire nous avons dès le premier tour fait lire près de 1300 conseillers municipaux sur toute la France
qui seront le fer de lance du changement dans les communes de l'Alpermanche
voilà 2027 commence dimanche comme le dit Jordan Bardella
clairement on est déjà en pré-campagne présidentielle à partir du soir du second tour de cette élection municipale les enjeux sont assez clairs finalement je veux dire si LFI réussit son pari c'est le risque d'absorption d'une partie de la gauche sociale démocrate par Jean-Luc Mélenchon qui aura quelque part posé un jalon absolument essentiel dans la crédibilisation de sa candidature à gauche c'est ce qu'il est en train d'imposer alors ça pose un problème après je veux dire d'histoire politique un problème même éthique je veux dire une partie des sociodémocrates et du côté du RN alors le RN c'est à double détente parce que le RN a un objectif aussi on est ici sur Public Sénat un objectif sénatorial ne l'oubliez pas puisque le RN peut imaginer cette fois-ci compte tenu de ses gains lors de cette élection municipale disposer d'un groupe parlementaire au Sénat ils en ont trois mais compte tenu quand même de la progression qui est la leur on peut imaginer qu'ils pourront avoir un groupe mais pour le RN il y a un autre sujet quand même c'est le 7 juillet c'est à dire je rappelle le procès de Marine Le Pen savoir si elle est inéligible ou pas si elle n'était pas inéligible en effet ça changerait la donne pour le RN
un mot peut-être on va finir sur la présidentielle il y a une ville forcément qui sera scrutée dimanche soir dans cette optique c'est la ville du Havre Edouard Philippe est candidat à sa réélection il y a un sondage qui est paru qu'il donne en tête dans la triangulaire s'il gagne dimanche il devient le candidat naturel
oui je pense qu'il va quand même s'avancer vers ça en tout cas on sent beaucoup de désir de son côté donc oui ça va lui donner un petit peu les coudées plus franches évidemment s'il avait perdu ou il se retirait complètement je voulais revenir sur le RN ils annoncent un peu le début de la gloire il va falloir voir quelle ville ils gagnent ils ont véritablement un plafond de verre ils n'arrivent pas à rafler des villes moyennes des grandes villes pour l'instant c'est complètement alors on va voir avec Nice parce que c'est le seul gros enjeu finalement sur une grosse ville ils ont des petites communes souvent sans étiquette
c'est quand même une grande ville
oui ils ont quand même ils gagnent des communes mais sans étiquette parce que s'ils annoncent les RN c'est pas possible donc regardez lors la valette donc il faut raison garder sur cet aspect triomphant
et on suivra tout ça dimanche émission spéciale à suivre dès 19h30 sur notre antenne et puis nous on se retrouve avec grand plaisir lundi matin 7h30 2h d'émission pour tout comprendre analyser des résultats de ce second tour très bon week-end électoral à lundi public sénat public sénat public sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez vous
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