Ukraine :"On voit 2 ans de guerre à l’évolution des cimetières", raconte la reporter Stéphanie Pérez
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Stéphanie PérezFait
« on n' pas assez de munition en ce moment on ne peut plus attaquer »
- 1:30Stéphanie PérezChiffre
« quand nous on peut en on peut tirer trois obus en face ils ils en tirent 10 ou 15 »
- 2:00Stéphanie PérezFait
« l'aide est bloqué au Congrès »
- 2:30Stéphanie PérezFait
« il y a un réservoir d'hommes qui est qui est énorme contrairement à l'Ukraine »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
on voit 2 ans de guerre l'évolution des cimetières c'est-à-dire au départ les quelques tombes fraîches qui commençaient à fleurir dans dans les cimetières au début de la guerre en févriermars 2022 aujourd'hui ce sont des carrés entiers des allées entières et surtout ce qui est assez frappant c'est que on voit très bien on voit les tombes fraîches qui attendent les prochains les prochains soldats 24 février 2022 la Russie envahissit l'Ukraine quasiment 2 ans jour pour jour après le début de cette guerre on a interrogé Stéphanie Perez qui correspond pour France Télévision et qui revient d'un voyage en Ukraine là j étais encore il y a il y a une dizaine de jours Kief est une ville qui vit presque normalement la guerre est toujours là mais les gens sont de retour dans les rues dans les bureaux dans les restaurants dans les cafés et ça il y a 2 ans on on n'imaginait pas une seconde que ça serait possible donc c'est sûr qu'il y a eu tout cette toute cette résistance cette émulation au début là 2 ans après on est dans une phase plus plus complexe pour les Ukrainiens parce que ça fait 2 ans 2 ans c'est très long la pression russe elle est elle est permanente même dans une ville comme Kief les alertes retentissent en permanence la nuit le sommeil de tout le monde est est haché d'ailleurs les Ukrainiens ils vous disent ils ont perdu le sommeil depuis 2 ans là on est clairement dans une phase de fatigue et et ça moi c'est clairement quelque chose que que j'ai ressenti sur les deux trois dernières missions une énorme lassitude euh et puis sur sur le fond cette cet impasse puisqueon voit bien que maintenant on est plus dans une guerre de position le front n'évolue pas beaucoup et il y a pas beaucoup de perspective sur le front nous tous les soldats qu'on a qu'on a rencontré sur la ligne de front dans l'Est dans le donbas nous disent clairement voilà on n' pas assez de munition en ce moment on ne peut plus attaquer et d'ailleurs voilà le le le le commandement de l'armée le reconnaît l'Ukraine n'est plus en position d'attaquer et maintenant elle est en position de de défense euh parce que à titre d'échelle nous on nous disait voilà quand nous on peut en on peut tirer trois obus en face ils ils en tirent 10 ou 15 donc forcément les positions sont déséquilibrées donc effectivement le le président Zelenski fait la fait la tournée des des capitales européenne pour réclamer cette aide mais on sait bien que en Europe ça patine d'ailleurs on voit la France signé un accord bilatéral l'Allemagne aussi donc on est plus en train de de mettre en place ces ces relations privilégiées des état état plutôt que de d'aide européenne parce que il y a plusieurs pays qui qui qui coincent euh on sait qu'aux États-Unis ça patine aussi l'aide est bloqué au Congrès il y a cette perspective d'une éventuelle réélection de Donald Trump qui qui là inquiète énormément l'Ukraine c'est clair que en ce moment moi tous ceux avec qui on a pu discuter la la grosse préoccupation c'est c'est cette élection des aux États-Unis qui est qui est prévue pour le mois de novembre parce que dans dans la perspective où Donald Trump serait élu et c'est pas quelque chose d'impossible euh clairement on sait que le la position américaine va changer et sur le front nous les soldats et nous le disent si nous on a plus d'aide américaine c'est pas avec l'aide c'est pas l'aide européenne qui compensera donc donc c'est pour ça qu'en ce moment il y a ce sentiment d'urgence ce sentiment qu'il faut sortir de l'impasse qu'il faut aller vite et en même temps la réalité du terrain qui fait queah pour l'instant voilà les les les les positions ne bougent pas la l'armée russe reste solide on sait qu'il y a un réservoir d'hommes qui est qui est énorme contrairement à l'Ukraine où on a du mal en ce moment à mobiliser il y a autant on discutait tout à l'heure de du changement en 2 ans moi je me rappelle les les premiers mois les hommes qui partaient fièrement tout le monde allait aller s'inscrire dans les bureaux de recrutement chacun voulait prendre les armes et y aller aujourd'hui c'est c'est l'inverse he c'est sauf qui peut les les les jeunes hommes à qui moi je pose la question en disant mais comment ça se fait que vous êtes là et pas sur le front ils me disent mais moi j'aime la vie j'ai pas envie d'aller j'ai pas envie d'aller mourir là-bas et euh et cette question de la mobilisation en Ukraine est un vrai problème parce que en face il y a pas ce problème là moi dans un premier temps vraiment ce qui m'a ému c'est cette solidarité très forte entre entre les Ukrainiens moi je j'urais j'ai vécu parmi les moments les plus forts de ma carrière quand on était dans dans les caves avec avec les les les habitants de mikolaif notamment voilà ça bombardait énormément au-dessus on était tous en sous-sol et je voyais ces ces gens qui qui se serraient les coutes qui étaient mort de trouille mais qui qui résistait et ça je ça reste une image très forte parce que au milieu de toute cette horreur de tout ce fracas il reste quand même des îloss d'um é et quelque part ça ça me donne encore un peu foi en l'humanité même si même si tout ce qu'on voit nous ébranle très très sérieusement mais mais dans ces moments-là effectivement on voit la on voit ces héros ces petits héros du quotidien notre fixeur donc l'Ukrainien qui qui nous sert à la fois de traducteur de chauffeurs qui nous aide à caler les reportages qui nous aideent à comprendre le pays euh ça fait on travaille avec lui quasiment depuis le début de la guerre au début de la guerre moi quand quand on a commencé à travailler ensemble c'était un grand gaillard fringant souriant persuadé que la victoire était proche et que bientôt on fait trait ça et en fait ça fait 18 mois 20 mois que je le qu'on le voit sétioler en fait petit à petit il dort plus euh il a perdu la lumière sur son visage euh il est dépressif et et c'est compliqué parce que parce qu'on on voit comment la guerre touche directement les Ukrainiens parce que lui est le représentant de de toute cette population qui essaie de tenir bon et là il y a encore de TR jours il me disait mais tu sais on a plus de projet je je me couche le soir je ne sais pas si demain je serai vivant et et on est tous pareil et et c'est impossible de de résister même avec le plus fort des même avec le moral le plus fort n'importe qui s'effondrerait et et c'est vrai que dans ces cas-là on on n pas de mot parce que parce qu'on s'imagine forcément on se dit mais si nous ça nous arrivait comment on réagirait et moi c'est ça qui me passionne aussi dans dans ce conflit c'est de me dire si nous ça nous arrivait comment on ferait est-ce qu'on serait aussi solidaire est-ce qu'on résisterait autant c'est à nos portes c'est à 3h de Paris si ça nous arrivait aujourd'hui en 2024 comment on ferait Mo j'ai toujours pas trouvé la réponse