"Certaines choses n'ont pas bien fonctionné. Il faudra en tirer les leçons" Bruno Retailleau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour bruno retailleau bonjour à vous merci beaucoup d'être avec nous sur public sénat pour cette interview politique dans des conditions forcément un petit peu particulière vous êtes sénateur de la vendée vous êtes le président du groupe l'est républicain au sénat il vous avez voté hier avec votre groupe le projet de loi sur l'état d'urgence sanitaire vous la vérité mais vous l'avez dit vous n'étiez pas d'accord sur tout quelles étaient vos points de désaccord les points d accord d'abord c'était sur l'état d'urgence sanitaire nous aurions voulu que le parlement puisse être en mesure de mieux contrôler bon voilà nous avions aussi un certain nombre de différences sur matière victor and mais tout ça est un compromis et ne voulons pas entraver l'action du gouvernement je les dis d'ailleurs l'explication de vote hier nous souhaitions que l'état d'urgence sanitaire puisse entrer le plus vite possible en vigueur donc je crois que notre responsabilité c'est vraiment de faire en sorte d'aider le gouvernement à protéger les français je les dis d'ailleurs notre ligne c'est à la fois la bienveillance et puis aussi la vigilance parce que on nous sommes l'opposition et on ne doit pas se taire lorsque on doit exprimer des vérités vis à vis des français je pense qu'ils ont des comptables devant eux alors donc solidarité vis-à-vis du gouvernement oui mais devoir de vérité vis-à-vis des français évidemment c'est en quelque sorte à un vote d'union sacrée ainsi on si on comprend bien vous parlez un peu ce manque de contrôle du parlement sur l'exécutif les sénateurs socialistes demandent que le président de la république se saisisse le conseil constitutionnel sur la question des libertés publiques est-ce que vous soutenez cette démarche non non moi je pense que la vague est devant nous là on voit bien que chaque jour le nombre de morts est effarant il risque d'augmenter et je pense que bien sûr que dans pareille circonstance il ya des textes qui sont pris il ya des états d'urgence et un petit peu la même chose au moment du terrorisme et il faut placer le curseur de façon correcte entre d'un côté la préservation des libertés publiques et de l'autre côté l'efficacité de l'action publique pour la sécurité pour la protection des français j'estime que ce texte alors nous avions fait nous d'autres propositions heureusement le gouvernement a retenu quelques unes d'entre elles je vous en cite deux par exemple nous ne voulions pas créer un régime permanent comme les le régime de l'état de sûreté si j'ose dire de d'urgence sur un type de terrorisme avec la loi de 55 mais donc là c'est un régime qui sera régime provisoire la deuxième idée que le gouvernement a retenu c'est que toute décision du pouvoir réglementaire puisse être contesté en référé devant le juge me voilà un certain nombre de verrous que nous avons mis je pense que ils sont importants seront ils je ne sais pas tout cas moi je pense que il faut malgré confinement que le parlement se donne les moyens de contrôler l'action du gouvernement et nous lui avons demandé d'avoir connaissance des ordonnances avant qu' il puisse les délibéré en conseil des ministres alors justement à quel rôle doit jouer quel rôle peut jouer le sénat dans cette période compliquée son rôle habituel qui est un rôle d'abord de vote des lois on a bien vu qu'on a eu besoin de se tenir ce week-end pour voter les mesures destinées à protéger les français les mesures notamment économique social sanitaire qui sont contenus dans cet état d'urgence et puis il ya l'autre rôle qui est un rôle important qui est le rôle de contrôle moi j'ai demandé gérard larcher nous a réuni l'ensemble des présidents de groupe après le vote du texte hier après midi pour connaître un petit peu notre sentiment il ya unanimité nous lui avons dit que nous souhaitions que chaque semaine le mercredi elle même heure et je pense qu'il y aura une retransmission par public sénat des questions au gouvernement soit organisé simplement nous l'avons souhaité que et ils puissent être étudiés un dispositif par exemple comme nous faisons actuellement de visioconférence alors c'était plus compliqué avec le gouvernement parce que il doit y avoir une interactivité on est plusieurs mais l'idée c'est que on en soit le minimum de sénateur et puis quand on pose néanmoins des questions au gouvernement parce que cette mission là en réalité c'est le relais que nous avons vis-à-vis des français et il ya une exiguïté renommant a obtenu notre vote consensus il hier voilà mais je crois que ce vote l'obligent le nom vous parle les questions d'actualité ont donc une forme particulière il a des sénateurs non présents dans l'hémicycle qui pouvons néanmoins poser des questions c'est ça non je pense que on se limitera en nombre de questions peut-être une ou deux par groupes pas plus et nous étudions une femme et que les sénateurs présents voilà vous parlez des ordonnances à l'instant les ordonnances à être sont également examinées par le sénat de toute façon une ordonnance en réalité il ya un double contrôle il ya un contrôle etc santé avant c'est ce que nous faisons lorsque nous habitons le gouvernement à prendre des ordonnances c'est-à-dire un léger différé à se substituer en quelque sorte au législateur et ensuite il ya une habilitation une loi d'habilitation et si cette loi n'est pas prise dans des délais courts sommes là l'ordonance tombe donc voyez que il ya un double verrouillage avant et après donc il fera que le gouvernement revienne devant le sénat pour nous présenter les ordonnances pour les ratifier pour finir sur cette question du parlement vous avez proposé 1 mardi en conférence des présidents et une commission d' enquête à l'automne qu'est ce que vous attendez de cette commission denquête les députés ont proposé à l'automne en réalité en conférence des présidents c'est alain milon qui est le président de notre commission des affaires sociales qui indiquait que le moment venu c'est-à-dire après la crise peut-être en est et j'espère d'ailleurs si la crise ne passe avant l'été l'idée c'est vraiment que l'on puisse tirer toutes les leçons parce que à chaque fois vous vous souvenez j'avais été président d'une mission commune d'information il ya dix ans au moment du drame de xynthia il y avait eu des morts - nombreux bien sûr mais il y avait eu à un choc profond dans mon département d'une région et même dans le pays et celle qui nous a permis dix ans après de connaître une situation qui n'est pas du tout la même on a beaucoup beaucoup amélioré toute la chaîne de gestion du risque et là on voit bien qu'il ya des choses qui n'ont pas fonctionné on a souvent le sentiment d'avoir un coup de retard un coup de retard sur le confinement un coup de retard sur les masques un coup de retard sur le dépistage est d'ailleurs j'aimerais je ne voudrais pas qu'ils aient aussi un coup de retard sur l'utilisation de molécules qui permettent d'avoir des traitements efficaces sur les malades justement on va revenir sur cette question au delà de la chloroquine mais sur la gestion de la crise par l'exécutif vous parlez des masses est ce que pour vous il ya eu un prévoyance de la part de l'état sur cette question des masques en tout cas eu un problème parce que moi dès le 27 février lorsque le premier ministre nous a réunis avec monsieur virant ministre de la santé on nous a déjà parlé de commandes on nous a donné des chiffres qui se comptaient en dizaines de millions de masques soit commandé ou en stock le problème c'est que pendant des semaines on n'a rien vu venir les médecins traitants n'ont pas suffisamment masques par exemple dans mon appartement mais même dans l'oise les ehpad les ambulanciers voilà donc il ya des insuffisances et je pense que là il y avait toute une chaîne logistique a été prise en défaut il faudra évidemment connaître l'origine de ce dysfonctionnement c'est la raison pour laquelle moi j'avais demandée dès la semaine prochaine que le gouvernement prenne un décret autorise dans les collectivités locales à importer les masques et depuis ce week-end toutes les grandes régions les beaucoup de départements ont fait ont passé la commande de millions de masques pour que par exemple dans les ehpad no 6 dans les services de soins à domicile on les oublie trop souvent il puisse les distribuer sur leur territoire je pense aussi aux policiers aux gendarmes si on leur a dit ne mettez pas de masque en réalité parce que je constate c'est que bien souvent la stratégie sanitaire française n'a pas été inspiré par de bonnes pratiques mais simplement par la pénurie c'est parce qu'on avait une pénurie de masques on disait qu'il fallait pas utiliser le mas c'est parce qu'on avait une pénurie de tests qu'en disait que rôle dans le dépistage finalement c'était bon pour pour l'asie mais certainement pas pour l'europe crores des pays comme l'autriche et bien d'autres le font avantage doucement même d'ailleurs regardez ce qui se passe entre la vénitie la lombardie de deux états fédérés donc enfin de province si j'ose dire italienne qui sont voisines et on a des pratiques différentes et des résultats en termes de morbidité très différents aussi juste pour revenir sur cette question des masses parce que ça interpelle ça veut dire que jusqu'au décret de samedi une collectivité ne pouvait pas commandé des masques en son nom propre voilà c'est dire que l'état par principe de précaution avaient verrouillé lançant des importations est en réalité fallait il fallait passer par l'état et on avait besoin de ce déverrouillage par un décret pour que les collectivités puissent agir mais voyez là aussi on voit bien qu'aujourd'hui l'état central la bureaucratie a tué l'efficacité si je les demande est d'ailleurs hier au ministre je les demande aussi aux premiers six mois je pense que si on ne décentralise pas si on ne déconcentre pas au maximum un certain nombre d'actions eh bien il n'ya pas d'efficacité y'a pas d'efficacité et les choses on boit décrété par le premier ministre rien ne se passe sur le terrain donc alors pas d'autre il faudrait décentralisée selon vous dans cette crise par exemple moi je pense que il faut très vite que les études du professeur à ou puisse être son protocole puisse être généralisé notamment en milieu hospitalier je ne parle pas d'une prescription de médecine de ville je parle notamment du secteur hospitalier puisque la chloroquine produit des résultats penser qu'en plus que c'est une molécule qui débarque pas de la veille elle a été trouvée en 1949 donc on la connaît on connaît les contre-indications évidemment quand on est cardiaque il ya septembre de contre indication que les médecins connaissent parfaitement et comme elle est ancienne ces droits sont de vrai dans le domaine public tant que ça ne coûte pas cher et un autre avantage qui est très important c'est que la charge du virus c'est-à-dire la porte ativités lorsque normalement vous êtes porteur du virus y en avait pour 20 jours mais là elle pourrait réduire jusqu'à six jours donc dans la sortie du confinement serait important pour éviter les risques de contagion donc voilà je pense que là aussi il faudrait autoriser l'ensemble des hôpitaux après ça les regarde ça regarde des médecins bien sûr la liberté de prescription elle appartient au médecin alors justement livres et veyran le ministre de la santé qui est aussi médecin est assez prudent sur la chloroquine indiquent des essais cliniques sont en cours comment vous expliquer cette prudence parce que si vous voulez entendre paix il ya des protocoles ils définissent des bonnes pratiques en matière notamment de mise sur le marché de médicaments il ya des échantillons ce qu'on appelle des études randomisées mais ça c'est une autre en temps de guerre quand il s'agit de sauver des vies bien et quand on connaît des musiques des molécules on en connaît les contre indications quant à elle on connaît les effets bénéfiques bien je pense que le risque est extrêmement réduit six ans plus tard se couvrir ou un certain nombre de personnel médical secours et on peut toujours aussi demandé une décharge ou famille moi je pense prendre le risque rien du tout avec cette molécule là je dispute hier avec le professeur jean luc harousseau qui a présidé pendant plusieurs années la haute autorité de santé il me disait que le dot hill et hématologues et quand vis-à-vis des deux jeunes enfants il a été confronté à des leucémies très très grave eh bien il tentait finalement des molécules qui parfois pouvait avoir des effets autrement plus nocif que la chloroquine associés d'ailleurs la chloroquine sans doute avec une autre molécule antibiotiques mais je crois qu'on n'a pas le temps d'attendre quinze jours ou trois semaines franchement donc vous dites il faut faire fi des protocole habituel et y aller avec l'accent mais je veux dire que l'on ne peut pas faire fi de tout mais la chine a commencé à expertiser on a des résultats l'accord est aussi et puis il ya eu un échantillon sans doute assez petit du professeur raoul mais qu'est ce qu'on a à proposer on a des morts qu'est ce que l'on risque finalement si ce n'est de sauver des vies voilà donc moi je pense que il faut avec des précautions bien sûr je parlais d'une prescription en milieu hospitalier voilà sous la liberté bien entendu et avec la décision de chaque médecin mais je pense qu'on a tout à gagner je crois que si on attend entre nous on est en temps de guerre on est plus en temps de paix et je pense que comment dirais-je les spécifications académique vous avez les standards des études que l'on fait habituellement tout ça c'est dépassé c'est d'autant plus dépasser que la chloroquine on vient pas de la découvrir encore une fois elle a plus de 1 un demi siècle donc on la connaît sur la question du du confinement et bruno retailleau le conseil d'état a rejeté le confinement total est ce que vous comprenez cette décision le conseil d'état est aussi le guardian un certain nombre de libertés publiques moi je pense que dans la journée le président de république va être amené à prendre de nouvelles décisions puisque galles avis du conseil scientifique je ne doute pas que l'avis du conseil scientifique soit sans doute de dire que le confinement il n'aura pas pour 15 jours mais sans doute pour au moins le double voilà et je pense aussi qu'il pourrait être amené à préconiser un durcissement du confinement notamment pour toutes les activités de plein air peut-être le couvre-feu aussi moi je pense que cette discipline elle est importante et au fait vous le souhaitez ce couvre-feu général lisez sur l'ensemble du territoire en tout cas de viol souhaite là où il ya des problèmes quand dans d'un certain nombre de quartiers un certain nombre d'individus ne respecte pas se retrouvent au pied des immeubles et qu'il nargue parfois la police bien sûr qu'il faut un couvre-feu bien sûr qu'il faut être comment dirais-je absolument ferme parce que c'est la santé de tous et et c'est un individu la menace en réalité la santé de chacun d'entre nous et si on veut aider par exemple l'ensemble du personnel médical si on veut abaisser un petit peu en tout cas aplatir un peu cette fameuse courbe est bien pour que beaucoup de français n'a y pas encombrer donc les les urgences et puis de les les âges services médicaux il faut impérativement à discipliner voilà on a vu encore ce week end ses images dans les gares parisiennes de nombreuses personnes est-ce que là aussi on laisse trop de marge est ce qu'il faudrait justifier le motif de la prise de son billet de train par exemple bien sûr bien sûr c'est absolument l'esprit de l'état de confinement et j'espère vraiment que le présent république le premier ministre prendront ces décisions parce que il ya un comité scientifique ce comité scientifique parfois il a pu être critiqué peu importe il est là il apporte un éclairage scientifique mais entre l'éclairage scientifique et la décision politique ya une marge l'honneur du politique c'est de prendre en compte à la fois des avis scientifiques mais aussi un tas d'autres avis par exemple les avis des préfets pour savoir si le confinement est vraiment bien respecté donc encore une fois le premier ministre est une autorité politique le président de la république aussi monsieur delfraissy est une autorité médicale voilà parmi d'autres d'ailleurs parmi d'autres donc je pense que c'est important que les politiques puissent avoir un avis éclairé des scientifiques mais la décision politique elle se construit sur la base d'un faisceau d'indicés et d'un faisceau d'avis et pas seulement scientifique donc est-ce que emmanuel macron ivoire philippe sont encore trop tendre avec ce confinement est ce qu'il faut passer à l'étape supérieure à ce qu'il faut durcir c'est quoi pour vous qu'ils ont peur de la réaction des français je pense qu'elle m'a kron a eu peur de brusquer les français de cette façon là que j'essaie d'interpréter centraux le critiquer le fait qu'il n'ait pas prononcé le mot confinement lundi voyez ce lundi à bijoux et il annonce le confinement dans une allocution à 20 heures le lendemain valterne taha porte-parole dit mais rassurez vous il y aura pas de verbalisation aujourd'hui qu'est ce qui se produit pour la vendée par exemple pour tous notre littoral vous avez un mouvement de population de dizaines et de dizaines de milliers de populations qui arrivent sur notre littoral est aujourd'hui le service par exemple le centre hospitalier de la roche sur yon il a des malades qui sont d'abord des malades qui viennent d'autres départements nous on est tu veux dire que pas de problème pour accueillir les vendéens et tous les gens du littoral sont des gens qui sont accueillants simplement il faut savoir que nos structures de soins de structures hospitalières ne sont pas dimensionné pour un tel afflux population moi j'ai dû annuler deux bateaux mardi soir qui partent à l'île d'yeu il avait été pris d'assaut 450 personnes par bateau on les a annulé j'ai pris cette décision là parce que sur les dieux on n'a pas les services par exemple en matière respiratoire en matière de traitement et de réanimation voilà donc le confinement je pense qu'il ya eu un retard à l'allumage déjà lundi qu il ya eu un énorme mouvement de population sur l'ensemble du pays on votre département votre région n'est pas encore très touché par ce qui est arrivé bien sûr bien sûr parce que ça y est ça commence à démarrer ça démarre notamment avec des personnes qui venaient d'autres départements le confinement n'a pas fonctionné puisque le virus ils ont amené dans leurs valises le virus puis je pense que le virus est évidemment circulent y compris dans nos propres département avec nos propres personnes qui habitent ici on voit bien que c'est en train démarre et on aura sans doute un effet de retard par rapport évidemment à l'aise par rapport à la région parisienne mais le risque il est ici il est sur les départements du littoral atlantique bien évidemment comme idée partout en france sur sur les leçons à tirer de cette crise de bruno retailleau est ce que vous dites tant pis pour la date tant pis pour le déficit il faut nous donner les moyens nécessaires à l'hôpital public désormais bien sûr bien sûr vous savez président de la république aime l'art oratoire dans sa première allocution c'était un jeudi il a dit à plusieurs reprises il a répété la marteler l'anaphore quoique cela coûte et ensuite la seconde allocution dont il dit nous sommes en guerre ben quoi que ça coûte évidemment évidemment puisqu'ils sont ils il faut absolument sauver l'appareil productif du pays rien ne serait pire si on laissait faire ta idée d'entreprise qui normalement sont saines mais qui vont être là provisoirement impacté par la crise conjoncturelle la crise sanitaire ne transformons pas cette crise provisoire de croissance en une crise définitive et du coup l'état évidemment doit être là pour soutenir les entreprises mais il doit le faire avec des consignes claires et en décentralisant là aussi il faut qu'au niveau de chaque département de chaque préfet les consignes soient données auxquelles on sait que vous vous êtes très attaché à cette question de la dette à la cette question du déficit est ce que cette crise avons fait un peu changé de logiciel pas du tout pas du tout au contraire au contraire nous avons gaspillé nos marges de manoeuvre nous l'avons souvent dit ici au sénat quand on y présentait des budgets étaient totalement déséquilibrée vous savez qu'en 2019 la france est le plus mauvais élève par exemple sur le déficit commercial sur le déficit public s'est pas la place de la france d'être à la dernière place de la zone euro la grande différence voyez entre ya dix ans la crise des subprimes et cette crise là c'est qu'il ya dix ans la france avait le même taux d'endettement que l'allemagne et aujourd'hui nous avons 40 points de plus de pipe d'endettement supplémentaire ça veut dire que la france va sortir de cette crise ruiné tout simplement parce que nous n'avons pas profité des années de croissance pour qu' on puisse se désendetter et que le moment venu parce qu'on savait qu'ils allaient avoir une crise le cygne noir disent les économies cette espèce d'événements sombre qui arrive sans qu'on l'ait prévu on pensait que serait l'éclatement de bulles créées par le surcroît de création monétaire par les les banques centrales est en réalité c'est un virus c'est un virus qui nous vient de l'autre bout du monde qui va fracasser notre économie on va s'en remettre parce que la france et les français si nous sommes rassemblés je pense que on a les ressources mais nous serons ruiné il faudra je pense se retrousser les manches évidemment pour que ensemble parvenions à bâtir une nouvelle prospérité de quelle manière on a entendu emmanuel macron parler de rupture dans 400 ça doit se faire cette rupture pour vous vous savez je pense que l'ensemble il ya plusieurs ruptures il ya une première rupture que j'appelle moi au niveau de chacun un plan anthropologique on a vécu l'homme moderne que nous sommes considère que notre société avancée technologiquement avancé le prémunit de l'ensemble des risques il est super puissant il est habité par l'hubris et il pense trizay tous les aléas de la nature et ils pensent maîtriser sa destinée je pense que il faut vivre avec cette fragilité est ce discours-là renvoie aussi au discours sur l'écologie ça c'est une première rupture yens une autre rupture c'est l'attachement à la nation on voit bien que les peuples en cas de crise ils se tournent vers ceux qui sont élus vers leur communauté nationale c'est elle qui garantit par exemple financement des hôpitaux le financement de la santé et puis il ya aussi une autre rupture avec une forme de déglobalisation on voit bien que la révolution nous emmener au loin savoir qu'il n'y a plus du tout des usines en france ou en europe qui produisent du paracétamol que le monde entier est dépendante acheter une pour 90% de pénis tickets c'est ça n'est pas possible donc je pense que c'est le son là on va devoir les méditer pour qui la mesure d'apporter la question de la mondialisation de la globalisation mais bien sûr bien sûr on est allé beaucoup plus loin trop loin même vous savez que le sénat est très hostile crois que on l'a montré par exemple on ne veut pas voter le ceta on ne veut pas voter l'état parce que on apporterait par exemple de la viande nourris avec la farine de viande des vaches nourries avec la farine de viande canadienne bon ben voilà c'est un des exemples il faut le voir et sur le plan national je pense quand je dis se retrousser les manches je pense que il faudra se mettre dans un état où on puisse produire un effort collectif et mettre de côté un certain nombre de règles pour que en matière de souplesse de temps de travail en matière aussi vous savez moi je on a beaucoup milité pour la défiscalisation des heures supplémentaires il faudra produire un effort productif très importants et moi je pense qu'il fera que les français je pense qu'il faudra leur dire la vérité en dise la vérité c'est quoi c'est de dire si vous voulez garder une prospérité un niveau de vie faudra travailler plus mais il faut en même temps que en même temps qu'ils vont travailler plus qu'il gagne et qui soient encouragés plus dans quelle heure supplémentaire nous l'avons proposé au gouvernement qui pour le moment de la refuser mais ça permettrait d'encourager par exemple ceux qui font des heures supplémentaires aujourd'hui c'est tout le personnel soignant ils doivent en profiter en pièces sonnantes et trébuchantes voilà une dernière question bruno retailleau sur ces familles qui malheureusement vont être confrontés à des décès dans les jours à venir elles ne vont pas pouvoir rendre hommage à leurs morts ne pas se rendre aux enterrements comme l'a dit edouard philippe ça va forcément que les des traumatismes mais ce qu'il faut avoir une réflexion sur ce sujet bien sûr il faut avoir une réflexion j'ai vu que dans un certain nombre de territoires les autorités religieuses par exemple pour des sépultures commandes à la famille de venir mais une fois la famille pour qu'il puisse néanmoins y avoir une forme de recueillement de prière et ça je pense que c'est important mais je pense à toutes ces familles qui sont en train qui ont perdu des proches et qui ne peuvent pas leur offrir des funérailles de sépulture digne de ce nom c'est une sorte de double panis et un autre traumatisme qui s'ajoute au traumatisme de perdre un être cher faire son deuil c'est aussi permettre à chacun d'entrer dans une communion entre les vivants et les morts si j'ose dire et faire son deuil c'est aussi quelque chose qu'il est sacré la civilisation existe on date la civilisation la naissance de la civilisation à partir du rite du rituel des vivants vis-à-vis des morts vous savez donc ce n'est pas rien c'est inscrit au plus profonde entre eux plus profonde entre eux voilà donc je porte moi ces familles mais plus généralement je pense que l'individualisme moderne avait peut-être tué cette solidarité entre les uns et les autres et là je parle de la solidarité entre les vivants et on voit bien que dans ces périodes j'avais constitue constaté ou au moment de xynthia et bien cet individualisme forcené n'a pas tué en nous cette petite flamme qui fait que voilà quelque chose nous dit que nous existons pas que uniquement pour nous mêmes mais nous existons aussi vis-à-vis de des autres voilà ça c'est je pense quelque chose d'important qui nous faudra méditer nous ne sommes pas des individus séparés les uns des autres mais nous sommes des personnes reliées les yeux aux autres merci merci beaucoup bruno retailleau à l'admr était avec nous je rappelle que vous êtes sénateur de la vendée président du groupe l'est républicain au sénat merci beaucoup merci à vous bonne journée bonne journée
Bruno Retailleau