Michel Barnier ne plaidera "jamais pour des alliances avec les formations de l'extrême droite"|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00FerméeRéponse directe
Est-ce que c'est un bon début ? Est-ce que vous lui dites bravo oui ou non ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les LR ont encore un avenir ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous le soutiendrez ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment peut-elle avancer face aux coups deboutoirs américains ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ça signifie que les électeurs ont sanctionné les Républicains ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Est-ce que ça annonce la disparition des Républicains ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Michel BarnierChiffre
« Je lui dis que c'est un bon début mais qu'il faut continuer si c'est un début hein. On verra comment. »
- 4:00Michel BarnierPromesse
« Je pense que oui. On verra comment on verra comment c'est tout l'objet de cette émission. »
- 6:00Michel BarnierFait
« Je suis très proche de Bruno Rotaillot. On en a pas parlé donc j'attendrais de savoir pourquoi il veut se présenter, pourquoi si tôt et vous nous direz si il est lui-même encore l'avenir de de l'air. »
- 10:00Michel BarnierFait
« La droite se rassemble mais au profit de la droite la plus extrême. C'est pas ce que signifie cette élection puisque notre candidat Christophe Fournier était en opposition au candidat d'extrême droite et qu'il a été battu. »
- 12:00Michel BarnierPromesse
« Est-ce que les LR ont encore un avenir ? Oui, c'est toute la question. Je la question c'est est-ce que ça sert à quelque chose de voter LR ? Moi, je pense que oui. »
- 16:00Michel BarnierFait
« Il y avait des divisions des gens qui n'étaient pas d'accord et qui auraient dû l'être partout des divisions internes et le président l'cal même pas s on va pas passer cette heure d'émission sur ce sujet. »
- 18:00Michel BarnierPromesse
« Je pense que le grand enjeu maintenant pour nous et ce à quoi je travaille c'est qu'il y ait un seul candidat unique de la droite et du centre aux élections présidentielles au premier tour. »
- 20:00Michel BarnierFait
« Est-ce que vous excluez totalement d'être candidat ? Mais pour répondre à cette question, il y a il y a trois points. J'ai d'ailleurs évoqué ces trois questions que tout candidat doit se poser. »
- 22:00Michel BarnierPromesse
« Je ne plaide pas et je ne plaiderai jamais pour une alliance avec les formations d'extrême droite. »
- 28:00Michel BarnierFait
« Ce que je pense d'ailleurs depuis longtemps, c'est que c'est la première fois depuis 65 ans que les deux grandes puissances qui sont à l'est et à l'ouest de l'Europe veulent nous détruire pour des raisons différentes. »
- 30:00Michel BarnierFait
« L'Europe n'est pas parfaite. Il y a plein de choses à changer, notamment la naïveté européenne, l'incapacité. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous et bienvenue dans en toute franchise comme tous les dimanches matins en partenariat avec le Parisien. Bonjour Michel Barnier. Bonjour.
Bonjour à toi. Merci. Merci beaucoup d'être avec nous ce dimanche matin.
Vous ancien premier ministre, ancien commissaire européen aujourd'hui député de de Paris. Beaucoup de questions à vous poser. Elles le seront par Harlette Chabot.
Bonjour Harlet, éditorialiste politique TF1 LCI et Marion Mour chef du service politique du Parisien. Bonjour Marian. Euh Frédéric Delpêche viendra tout à l'heure pour son tac au tac.
Mais d'abord, c'est la tradition Michel Barnier. Trois questions. Vous répondez par oui ou par non et on développe évidemment dans la foulée.
Sébastien Lecnul, Premier ministre, a signé un décret pour réformer l'aide médicale d'État, l'AME, en luttant contre la fraude. Il espère 180 millions d'économies à terme. Est-ce que c'est un bon début ?
Est-ce que vous lui dites bravo oui ou non ? Je lui dis que c'est un bon début mais qu'il faut continuer si c'est un début hein. On verra comment.
Le candidat LR sèchement battu par un candidat sciotiste soutenu par le Rassemblement national. C'était dimanche dernier, c'était en Haute Savoie. On rappelle que vous êtes le Savoyard.
Évidemment, c'est votre fier fier de l'être. Est-ce que les LR ont encore un avenir ? Oui, c'est toute la question.
Je la question c'est est-ce que ça sert à quelque chose de voter LR ? Moi, je pense que oui. On verra comment on verra comment c'est tout l'objet de cette émission.
Selon la presse, Bruno Retaillot s'apprêterait à annoncer sa candidature à la présidentielle avant les municipales. Donc, est-ce que vous le soutiendrez ? Je suis très proche de Bruno Rotaillot.
On en a pas parlé donc j'attendrais de savoir pourquoi il veut se présenter, pourquoi si tôt et vous nous direz si il est lui-même encore l'avenir de de l'air. On parlera évidemment à vous l'ancien commissaire européen de l'Europe dans l'adversité. Comment peut-elle avancer face aux coups deboutoirs américains ?
Et d'abord, on revient à cette interview du premier ministre Sébastien Lecornu qui annonce sa feuille de route pour les mois qui viennent dans la presse quotidienne régionale. Il récuse, s'agissant du vote du budget, le reproche d'avoir négocié avec les socialistes. Que fallait-il faire ?
Discuter avec le RN, demande-t-il. Ce n'était pas acceptable. Fin de citation.
C'était pour lui le seul chemin possible, le compromis. Il ne pouvait pas faire autrement. Il fallait discuter avec le Parti socialiste.
Moi-même, j'ai essayé lorsque j'ai eu l'honneur d'être nommé premier ministre il y a un peu plus d'un an en septembre 2024. Évidemment, j'ai appelé les dirigeants socialistes pour discuter avec eux, négocier avec eux. Euh ils ils ont fermé la porte aussitôt en me disant que euh parce qu'ils avaient un un une sorte d'accord avec monsieur Mélenchon, le premier premier ministre après la dissolution ne devait être de gauche.
Je n'étais pas de gauche. Donc ils m'ont censuré priori avant même que j'ouvre la bouche. Peut-être il fallait quelqu'un pour essuyer les plâtres et c'est ce que j'ai dû faire.
Et donc Berou et ensuite le Cornu ont pu discuter avec le Parti socialiste. Mais c'est une chose de discuter, çaen est une autre de céder un chantage. Chantage des socialistes.
C'est un budget socialiste. C'est un budget d'inspiration socialiste où on on ne préserve pas, on ne prépare pas l'avenir. Je suis pas le seul à l'avoir dit.
Je crois que monsieur Atal a dit la même chose. Euh c'est un budget qui reporte sur les futures générations, sur les jeunes, les difficultés, les impôts, les dettes et donc ça c'est pas bien. Et toutefois euh le groupe Lui Oui, dans ce dans cette interview, le premier ministre remercie les députés républicains et leur invoquer, il le cite, de ne pas avoir voté la censure.
Vous-même vous aviez hésité pendant un moment voté ? Je suis posé des questions, mais je je veux dire la vérité. Je me suis posé des questions de de cohérence parce que je le budget que j'ai présenté réduisait d'un point un point et c'était le début le déficit parce que c'est pas normal et c'est pas responsable que de reporter 3200 milliards de dettes, près de 65 milliards d'intérêts d'emprunt chaque année, chaque mois, chaque année, pardon, sur les générations futures, c'est pas bien et donc c'est pas responsable ce que j'appelais la dette financière que je mets d'ailleurs en parallèle avec la dette écologique.
Je pense que l'effort n'est pas suffisant et finalement on a eu à discuter et choisir entre la logique qui aurait été de de ne pas voter ce budget et puis la la raison. Il y a tellement de secteurs, c'est un budget par défaut, c'est il y a tellement de secteurs qui ont besoin de l'argent du budget, le budget agricole, les agriculteurs, le l'industrie de la défense. Donc c'était c'était raisonnable de voter ce budget mais il y avait c'est pas glorieux.
Voilà ce que je Mais justement, on a un budget, on a encore un premier ministre. Est-ce que finalement la méthode le corps nu n'a pas euh bien plus marché que ce que vous pouviez attendre de lui ? Non, mais moi j'ai j'ai je souhaitais que je souhaite de la stabilité.
Je souhaite que le le gouvernement puisse tenir. Mais mais à quel prix ? Vous le trouz trop prudent le premier ministre ?
C'est pas de la prudence et il faut être responsable et je pense qu'on aurait dû borner la discussion avec le Parti socialiste de manière plus rigoureuse de ne pas tout lâcher. Lâcher des impôts en plus, ne pas réduire les dépenses et puis puis lâcher la réforme des retraites qui é une des seules grandes réformes du du quinquena précédent ou du quinquena actuel et et le le reporter sur Twitter. On sait bien qu'on peut pas payer les retraites.
Les jeunes actifs d'aujourd'hui, on pourra pas payer leurs retraites. On le sait, tout le monde le sait. Donc il faut dire la vérité aux gens.
Donc il faut faire des efforts et si on parle un langage de facilité ou qu'on lâche tout, on a un problème. Maintenant, je pense que le premier ça fait ce qu'il pouvait donc c'est pas donc il aurait pas pu faire autrement. C'est ce qu'il dit hein dans l'interview ce matin.
C'était le seul le seul chemin possible. Difficile de juger de l'extérieur. Moi, je suis maintenant à l'Assemblée nationale grâce aux Parisiens qui m'ont fait confiance pour les représenter en tout cas les les 7e, 6e et 5e arrondissement et je suis très heureux de me retrouver là avec une légitimité démocratique qui me peut permettre de vous parler d'ailleurs autrement que comme un ancien premier ministre, un ancien ministre, mais euh c'est difficile de juger.
Je je pense qu'on aurait dû borner davantage cette discussion et demander à au Parti socialistes davantage de responsabilité. Ils sont aperçus que ils obtenaient tout ce qu'ils voulaient. Donc ils ont continué.
Encore une fois, ce budget ne prépare pas l'avenir et l'avenir sera plus difficile et et les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des impôts pour demain. Alors, il fait des efforts quand même, il les annonce ce matin en tout cas Sébastien Lecornu dans la PQR, la presse quotidienne régionale et il annonce notamment sur la question de l'AME qui est une question laquelle sur laquelle LR s'est beaucoup penché. l'aide médicale d'État.
Il annonce signer deux décrets qui seront publiés aujourd'hui au journal officiel pour réformer notamment lutter contre la fraude 180 millions d'économies espérées. C'est une perspective qu'il précise. Est-ce que c'est suffisant ?
Non, c'est pas suffisant. D'une manière générale, la fraude sociale et la fraude fiscale sont des réserves de d'argent public qu'on doit économiser ou qu'on peut préserver. Et je pense qu'il y a des efforts à faire.
Ça sont des plus certains disent 15 ou 20 milliards de de fraudes dans ce pays. Et donc il faut mettre à plat, j'avais moi-même imaginé de remettre à plat par exemple la carte vitale de changer toutes les cartes vitales à la faveur de du changement sur les cartes d'identité pour vérifier que ça c'est la fraude sociale. Là c'est l'AME.
Oui. 180 millions qui coûte 1 milliard d' aujourd'hui. Oui.
Euh bon vous nous l'avez dit tout à l'heure c'est une bonne mesure que de vouloir un bon début. Je voyais la décision du Conseil d'État récemment. Il y a nous avons des des problèmes très sérieux sur l'accueil de de toutes les personnes qui veulent venir en France et on peut pas préciser la question du Conseil d'État.
Arlette Oui, c'est que le Conseil d'État incite les préfets à accorder des titres de séjour pour soin à des réfugiés qui étaient déjà dans un autre pays européen au prétexte qu'il serait mieux soignés en France que le pays d'où ils viennent. C'est acceptable ou ce n'est pas acceptable selon vous ? Moi, je pense qu'il faut euh faire attention maintenant à ne pas continuer à ouvrir toutes les portes et toutes les fenêtres et donc dire clairement qu'on peut pas accueillir tout le monde dans ce pays.
Faute de quoi on continuera à le déstabiliser. Il faut mieux accueillir ceux qu'on accueille. Mais euh il y a il y a un problème très sérieux qui d'ailleurs m'a conduit il y a quelques euh de ou 3 ans à proposer un moratoire sur l'immigration pour mettre à plat toutes ces procédures, notamment l'AME.
Euh je viens de déposer avec un jeune député de Renaissance d'ailleurs, Charles Hotwell, une proposition de loi pour étendre la durée de rétention de 90 jours à 210 jours. C'est l'affaire de la jeune Philippine qui a été euh assassinée par une personne qui aurait dû être ou ou retenue en prison ou expulsée. Donc il y a des choses à faire si on ne les fait pas nous.
On sait bien qu'il par juste sur le Conseil d'État. Michel Barnier. Euh hier Marine Le Pen dans un tweet a dénoncé une honte dans cette décision qui consiste effectivement accorder un nouveau droit d'accès à titre de séjour pour raison médicale.
Est-ce que vous estimez que ça va dans le bon sens cette décision du Conseil d'État ? Je vais pas me prononcer sur les déclarations de madame Le Pen ni maintenant ni mais je pense qu'il y a euh à à corriger cette loi et à éviter encore une fois qu'on soit amené à payer tout et pour revenir sur cette décision du Conseil d'État. Je pense que la loi, on doit évaluer cette raison et les raisons de cette décision parce que le Conseil d'État applique la loi.
Donc si la loi permet d'ouvrir toutes les portes et les fenêtes sans contrôle, il faut corriger la loi euh sur la Marlette, pardon. Non non, je veux dire euh vous mettez en cause votre parti mais en cause parfois le Conseil constitutionnel, aujourd'hui le Conseil d'État. Euh non, je ne mets pas en cause le Conseil constitutionnel ni le conseil d'état décision concernant l'immigration.
Je dis que sur les sujets d'immigration, il faut faire attention et moi je ne cherche pas à suivre madame Le Pen ou qui quoi que ce soit. Je je pense qu'il faut apporter des solutions au problème qui se posent. Je vous ai parlé des OCUTF qui euh parce qu'ils sont en liberté peuvent peuvent dans certains cas commettre des actes euh très grave très graves.
Euh il faut corriger la loi. On est quelquefois soumis à une jurisprudence de la Cour de justice européenne ou de la Convention européenne du droits de l'homme ou qui implique des lois qui ne sont pas conformes à vous n'avez pas eu toujours cette prudence hein. Vous étiez candidat en 2021, vous aviez fait sensation et d'ailleurs aujourd'hui vous êtes repris euh en en demandant un moratoire.
Je viens de vous le répéter, je viens de vous le dire, je viens de vous dire donc et qui nécessitait des réformes. Effectivement, je viens de vous dire la même chose. Je viens de vous dire ça exactement madame Martichou.
Je viens de vous dire que j'étais partisan comme l'a dit derrière le garde des saut qui a bien voulu me citer de d'un moratoire d'un arrêt des flux d'immigration au maître à plat. Monsieurin, je suis partisan de référendum d'ailleurs sur certaines questions liées à l'immigration, par exemple l'établissement de quota par le parlement ou les questions du regroupement familial, il y a des choses qu'il faut corriger nous-même et de faire avec rigueur, avec humanité, sinon on sait bien qui va le faire avec d'autres méthodes. C'est une urgence dans Oui, je pense c'est une urgence.
C'est pas la seule urgence dans ce pays. Il y a tellement d'urgence. Euh c'est une urgence pour traiter les problèmes.
Ce que nous demandent les citoyens, ceux qui nous écoutent, c'est pas des discours, des incantations ou ou des vœux, c'est de traiter les problèmes. Et c'est ce que j'ai essayé de faire avec ces propositions. Est-ce qu'il faudra faire d'ailleurs au lendemain de l'élection présidentielle ?
Alors sur la PPE, la programmation pluriannuelle de l'énergie, vous n'aviez pas eu le temps de d'avancer. Sébastien Lecornu dit qu'il n'y aura pas de débat au Parlement. Ce sera ce sera un décret.
Euh donc pas de débat au Parlement. Il a raison. Il a raison d'aller vite parce qu'on a perdu beaucoup de temps, y compris d'ailleurs dans le premier quinquena de de monsieur Macron, on a pris des mesures au départ d'affaiblissement de la filière électronucléaire pour ensuite refaire le contraire, dire il faut 6 EPR et 8.
Je crois que les mesures qui sont proposées dans ce décret sont correctes. On a besoin de l'énergie nucléaire. On n pas besoin seulement de l'énergie nucléaire.
On a besoin d'économiser l'énergie. Je rappelle que le kilow ou le baril de fioule qui coûte le moins cher, c'est celui qu'on ne consomme pas. On a besoin d'énergie renouvelable.
Et là peut-être j'ai un débat dans mon propre parti y compris que de l'argent public pour la recherche notamment dans le dans le solaire notamment dans le solaire mais on a besoin de l'énergie nucléaire fondamentalement. C'est une grande chance que que se sont donnés les différents présidents de la 5e République en nous donnant cette indépendance en matière d'électricité. Le premier ministre doit préciser cette trajectoire de l'énergie la semaine prochaine.
Ce qu'on comprend aujourd'hui, c'est qu'il y aurait l'accent sur le nucléaire. Et puis une petite pause sur le parc éolien, c'est-à-dire qu'on maintient le parc éolien actuel, on augmente la consommation mais on ne va pas replanter de nouvelles éoliennes. Est-ce que ça ça vous convient puisque les aler se sont souvent battus contre les champs d'éoliennes ?
Oui, je pense que ça va dans le bon sens. Je pense qu'il faut marquer une pause sur l'éolien qui crée beaucoup de problèmes à la fois sur le paysage mais aussi sur la biodiversité terrestre et maritime au fond de l'eau quand on on met des pieux en béton. Donc je pense qu'il faut faire attention et s'assurer s'agissant des parcs d'éoliens qu'on a l'accord de la population locale, ce qui n'est pas toujours le cas.
Donc une pause sur le l'éolien, un soutien que je souhaite à l'énergie solaire. Je j'ai moi-même en savoir quand j'en étais le président favoriser la création de l'Institut national du Solaire qui existe sur Technolac à Chambéri et je crois qu'il y a besoin des énergies renouvelables y compris par exemple pour assurer l'autonomie énergétique des exploitations agricoles. Alors on en arrive à la sanction électorale dont on parlait au tout début de l'émission Harlette.
Oui. La la défaite du candidat LR dans une région que vous connaissez bien la Wood Savoie 3e circonscription à droite depuis 1958. Euh bah le candidat si soutenu par le Rassemblement national a gagné.
Est-ce que ça signifie que les électeurs ont sanctionné les Républicains ou finalement annonce peut-être des ententes dans les pour les prochaines législatives ou prochaines présidentielles ? La droite se rassemble mais au profit de la droite la plus extrême. C'est pas ce que signifie cette élection puisque notre candidat Christophe Fournier était en opposition au candidat d'extrême droite et qu'il a été battu.
Ce candidat ailleurs, il déjà présent. Donc ça préjuge aucune sorte d'accord. Il y aura pas d'accord.
Il y aura pas d'accord. On va pas être la béquille. On va pas être la béquille.
On va pas être la béquille de de des formations d'extrême droite. Est-ce que ça annonce la disparition des républins ? Ça c'est une autre question.
Est-ce que il y a toujours un besoin de voter LR ? Et le paradoxe dans lequel nous sommes d'ailleurs, c'est que au moment où nous parlons, les idées que nous défendons en matière d'autorité de l'État, de mettre de l'ordre dans les frontières euh dans les comptes publics, dans la rue, euh la valeur du travail qui doit être privilégié euh et puis d'autres questions qui moi concernent et qui m'intéresse, qui est l'engagement européen, cette famille politique à laquelle j'appartiens depuis de Gaulle ou les questions d'une écologie raisonnable et responsable. C ces idées-là, elles sont au centre de gravité de la société française.
Les citoyens s'arrêtent actuellement à l'endroit où nous sommes et c'est à ce moment-là que on a du mal à incarner ces idées. C'est un peu la même chose au niveau européen, si je puis me permettre où on s'aperçoit que les idées françaises depuis de Gaulle, l'autonomie stratégique, l'indépendance de l'Europe sont c'est ce qu'il faut faire. Les événements du monde nous donnent raison.
On a du mal au niveau français à incarner, exprimer ces idées. Voilà les parad s'agissant de la haute voie euh je suis d'ailleurs soutenir un autre candidat, il y a il y a une sociologie très particulière. Cette circonscription a euh était favorable à un courant de droite.
Je pense qu'il faut c'est c'est une c'est une côte d'alerte pour nous. C'est un ou mais quand vous dites plus précisément, il faut incarner des idées. Qu'est-ce qu'ils ont sanctionné exactement là les élector des divisions euh qui existent sur place.
Il y avait alors pour ça que je vous parle de la sociologie et de la situation politique particulière de cette circonscription et du département. Il y avait des divisions des gens qui n'étaient pas d'accord et qui auraient dû l'être partout des divisions internes et le président l'cal même pas s on va pas passer cette heure d'émission sur ce sujet. Non bah c'est l'avenir de LR quand même ça vous importe.
Et donc moi, c'est ça qui m'intéresse, c'est comment je me sens comptable pour tout vous dire parce que quand je suis devenu premier ministre avec Bruno Rota et beaucoup d'autres ministres que je remercie et on on a redonné un élan à ce parti. Les adhérents sont revenus, les les les élus sont revenus. Ça a continué d'ailleurs avec Bruno Rota le ministre de l'intérieur.
Je me sens comptable de ça comme madame Bartuchou, je me sens comptable de l'esprit commun que j'avais construit progressivement, pas toujours spontanément. euh avec les autres formations politiques, Renaissance, euh Horizon et le modèle et d'autres encore. Je me sens comptable de ça parce que il y a une chose dont je suis sûr, c'est qu'on gagne pas toujours quand on est uni, mais si on est désunis euh au municipal, au présidentiel, on perdra.
Enfin, la désunion locale, euh, pardon, la la désunion nationale parce que tout le monde voit des escarmouches entre Bruno Retaillot et Laurent Vier. Oui, je viens de vous parler de de l'union ou de l'esprit d'union, c'est pas l'uniformité, l'union hein, c'est être ensemble. passer un contrat, mutualiser un certain nombre de convictions.
Ce que j'ai essayé de faire quand j'étais premier ministre, est-ce que nous avons réussi ? Je m'en sens comptable. D'ailleurs, je rencontre très régulièrement des parlementaires, sénateurs ou députés de de ces quatre groupes et ils ont envie d'être en ils ont envie de travailler ensemble.
Encore une fois, on ne gagne pas les municipales si on est on les gagne pas toujours quand on est uni, mais on les perd si on est des unis et on perdra les présidentiels si on est des unis. Il faut un seul puisque vous me donz l'occasion de vous dire je pense que le grand enjeu maintenant pour nous et ce à quoi je travaille c'est qu'il y ait un seul candidat unique de la droite et du centre aux élections présidentielles au premier tour justement les électeurs cherchent cette incarnation est-ce qu'il y a encore un effet retaillot dans les urnes quand il est entré au gouvernement la droite s'est dit on a trouvé un champion vous avez repris des couleurs dans les sondages et là patatra tout semble s'effondré alors est-ce que Bruno Rotaillot c'est encore le bon candidat je il est pas candidat Il s'agit pas de désigner le candidat. Est-ce qu'il est le bon président pour les Républicains ?
Je pense que oui. Et d'ailleurs, le vote qui a eu lieu est extrêmement clair et il a la confiance des militants. Il a ma confiance pour diriger ce parti et contribuer à chercher d'abord une plateforme commune d'idées parce que si vous me permettez, si on veut respecter les gens qui nous écoutent, il faut avant de parler des personnes parler du projet.
Quel a quel est le projet ? Quelle est la plateforme de projet politique dont la France a besoin pour se redresser pour sortir de l'État dans lequel nous sommes actuellement au niveau européen et au niveau national ? Ça c'est la première priorité au lendemain des municipales, travailler à une plateforme commune.
Et puis le moment viendra sans doute à l'automne ou à la fin de l'été de voir quel est celui qui est capable et je n'ai pas cette réponse aujourd'hui de porter ensemble et lui-même au nom les les les la formation politique des républicains dont je fais partie et celle des formations du centre. Mais attendez, j'ai pas compris. Il faut une primaire puis une primaire étendue à tous les candidats de qui qui sont sur le le le segment de la droite.
Moi, je n'ai du mal à j'ai vécu une primaire quand j'étais candidat il y a 2 ans et j'en ai vu les limites. Je crois pas que faisable une les militants peuvent doivent se prononcer pour le candidat qu'on soutiendra ou qui sera issu de nos rang. C'est une chose que de se prononcer mais se prononcer pour présenter un candidat LR pour LR c'est pas suffisant.
Il faut se prononcer pour un candidat. Les républicains capables d'être soutenu au premier tour par des forces du centre pour être 2e au premier tour des présidentiels et être premier au deè tour. Voilà cecore une fois par respect pour ceux qui nous regardent.
Donc un système de désignation par vote du candidat LR qui ensuite sera en compétition avec d'autres candidats de la droite et du centre pour la Pourquoi en compétition ? Pourquoi ne pas imaginer que tous ces candidats, il y en a beaucoup, beaucoup peut-être trop, euh ne se retrouvent pas ensemble d'une sorte de conclave pour discuter et essayer de choisir entre eux celui ou celle qui serait la mieux placée pour représenter au premier tour représenter au premier tour l'ensemble des formations des républicains et d'une partie du centre. C'est ça.
C'est bien clair. Vous dites il faut un seul candidat ou candidate pour la droite et le centre. Un seul qui se mett d'acord.
C'est exactement ce que je viens de vous dire. C'est ça qu' Et regardez d'ailleurs le réalisme nous conduit à cela. Regardez les chiffres.
Vous aurez un candidat d'extrême droite qui sera de toute façon qualifié pour le deè tour qui est capable d'être 2e au premier tour pour être premier au 2è tour. C'est aussi simple que ça. Les LR n'y arriveront pas tout seul.
Ils font donc une alliance comme d'ailleurs ça s'est passé autrefois. Je me souviens mesdames, vous qui avez aussi de l'expérience politique de de la discussion que monsieur Pompidou il y a très très longtemps a eu avant le premier tour des présidentiels de 69 avec une partie des centristes pour faire un contrat de gouvernement. C'est ça dont je dont je parle.
Est-ce que vous excluez totalement d'être candidat ? Mais pour répondre à cette question, il y a il y a trois points. J'ai d'ailleurs évoqué ces trois questions que tout candidat doit se poser.
Est-ce que je suis capable d'être président de la République ? C'est pas c'est pas négligeable de se dire est-ce qu'on est capable d'avoir la lucidité vis-à-vis de ceux qui nous regardent, le respect des citoyens, est-ce que j'ai le bon projet pour redresser ce pays ? Et enfin, est-ce que je peux rassembler au-delà de mon camp pour être présent au 2è tour ?
J'ai pas la réponse à ces questions. Donc je je souhaite pas qu'on personnalise la question. Je suis prêt à être utile et de toute façon, je participerai à ce débat.
C'est pour ça que j'ai souhaité revenir à l'Assemblée nationale pour être présent dans cet hémicycle. Mais euh je pense la priorité c'est de passer le cap des municipales et de montrer l'importance et la nécessité de l'Union. On ne gagnera les municipals à Lyon, à Paris ou ailleurs que dans l'Union au 2e tour et puis de préparer un projet par respect pour ceux qui nous écoutent encore une fois par respect pour les citoyens, un projet capable de redresser la France.
Et j'ajoute une fois que le j'ajoute une dernière chose, c'est qu'il faudra au prochain président la République de la ténacité, de la compétence et du courage. Voilà donc pour le portrait, on fait une pause et on y revient dans un instant et on parle Europe et Trub. Michel Barnier, notre invité avec le Parisien dans un toute franchise.
Marion, on revient sur une des phrases de ce que vous avez dit tout à l'heure. Il n'y aura pas d'union avec le Rassemblement national. Oui.
Or, Jordane Bardella hier soir annonçait son souhait pour les municipales, en tout cas au second tour, de contrer la gauche et l'extrême gauche par des listes d'union. Donc c'est d'une certaine manière une main tendue aux républicains. Est-ce qu'il faut s'allier avec le Rassemblement national au second tour des municipales ?
Il faut tout faire pour être convaincant. Et dans un centre de ville où la gauche a mal géré et géré depuis trop longtemps, c'est le cas à Paris, voilà pourquoi je soutiens Rachidati ou à Lyon euh avec monsieur Holas, il faut gagner. Après, j'entends ce que disent les leaders des uns et des autres.
Moi, j'ai je ne plaide pas et je ne plaiderai jamais pour une alliance avec les formations d'extrême droite. Monsieur Bardella pas plus que quiconque les propriétaires de ses voix. Mais si vous avez en face de vous, en face des républicains.
Mais mais on a on vote républicain. Moi je vre républicain sans problème. Mais est-ce que vous dites aux électeurs al ne votez pas Eren ?
Mais moi je je veux pas me situer dans cette situation. Je je vais me battre pour que il y ait des candidats LR des candidats LR aux centristes un peu partout. Voilà.
Bien sûr, mais enfin euh vous voyez bien, c'est c'est le cas aussi à Paris. À Paris à Paris. Ouais.
Arlette, un second tour si effectivement il faut remporter la mairie. Est-ce qu'il y a une alliance possible, un accord possible par exemple avec Saraknafo qu'il faut envisager ? Écoutez euh laissez-moi vous dire que Rajati a le tempérament, la compétence, elle a la formation.
Elle l'a montré dans le 7e arrondissement, elle l'a montré au gouvernement pour incarner et personnaliser l'alternance dont la ville de Paris a besoin après tant d'années de gestion socialiste et verte. Et donc je je je vais me concentrer sur le soutien que j'apporte à à madame Dati et d'ailleurs que j'apporte aussi dans les trois arrondissements dont je suis le député à 7e, à monsieur le coq dans 6e et à madame Bertou dans le 5e arrondissement. Donc j'ai j'ai pas de problème avec ça et je vais pas me je pense pas qu'il faille perturber cette élection en parlant d'Alliance Madagnafo elle a des qualités politiques à coup sûr sinon elle serait pas là où elle est.
Euh maintenant, le prix a payé pour pour jouer ce rôle. Attendez, vous me parlez de madame Knafou, je vais vous dire un modèle. Vous vous euh le prix a le prix qu'elle paye ou qu'elle a payé, je sais pas si c'est un prix euh euh qu'elle paye vraiment, elle et c'est d'être allié au Parlement européen avec le parti d'extrême droite, l'AFD, qui est d'ailleurs à plusieurs égards un parti d'inspiration néonazie.
Pas question, pas question. C'est aussi simple que ça. Oui, parce que çafo dans les centois, elle séduit elle séduit une partie de la droite parisienne.
Vous dites quoi ? Vous dites "Je veux pas je veux pas donner d'ordre aux électeurs mais pourriez afficher un principe ferme qui est non on ne s'allie pas avec Sarfo." Mais je viens de vous le dire.
Je viens de vous dire que en tout cas madame Gnafou en ce qui me concerne ne peut pas faire l'objet d'une discussion puisqueelle est alliée actuellement. On verra le jour où elle changera d'avis. Elle est allée au Parlement européen euh à un parti d'extrême droite que même madame Le Pen considère comme trop radical.
Il faut c'est dire euh parce que un parti d'inspiration néonazzi en Allemagne et c'est pas question. C'est il faut une clarification et pour l'instant elle a pas eu lieu. Hm.
Elle a du talent. Elle a du talent SCFO. Je viens de vous le dire elle a des qualités politiques mais ça ne suffit pas.
Ça ne suffit pas. Pour vous c'est un feu de paille où est-ce que elle a un avenir et elle pourrait mordre les molets de par exemple Jordan Bardella si ça devait ça c'est leur problème. Je préfère me concentrer sur qu'est-ce qui fait que les républicains qui sont une formation de droite républicaine et dont on a besoin.
Je vous ai dit que le centre de gravité du débat politique peut porter exactement sur nos idées actuellement. Qu'est-ce qui doit être fait pour que les Républicains redeviennent un parti comme on a commencé de de redevenir un parti qui attire et qui donne confiance aux citoyens ? et puis comment on maintient l'unité avec d'autres formations qui sont au centre ou non mais on va passer à la situation mais juste un mot parce que tout le monde et et ça se dit beaucoup évidemment mais ça s'observe est menacé par le rassemblement national c'est une évidence aujourd'hui et vous vous partagez cette crainte et donc vous avez un discours finalement assez prudent par rapport à ce que à cet électorat qui pourrait être tenté par le rassemblement national C'est terminé le temps des des dig à l'exer de cet électorat LR.
J'essaie de le convaincre et j'essaie de tenir un discours comme je l'ai fait quand j'étais promise de vérité, de dignité, de respect des valeurs qui sont les nôtres et qui sont pas forcément les mêmes que celles de l'extrême droite et qui doit redonner confiance à des électeurs qui nous ont quitté pour aller voter pour monsieur Zémour, pour madame Le Pen, d'autres qui nous ont quitté pour aller voter au centre, d'autres qui qui ne veulent plus voter parce qu'il y a dans ce pays actuellement un sentiment de de défiance que que moi je ne l'ai jamais vu euh dans dans le pays à l'égard de la politique. À quoi ça sert de faire de la politique ? Alors, je dis aux gens que je rencontre, aux jeunes notamment, si vous ne vous occupez pas de politique, c'est elle qui s'occupe de vous.
Donc, engagez-vous. Mais il y a actuellement un très grand sentiment de défiance et même de violence, d'animosité, de haine. Quand je vois l'Assemblée nationale l'autre jour, dans des débats clivants sans doute sur l'Algérie ou sur les frères musulmans, j'ai vu un climat de préinsurrectionnel entre l'extrême droite et l'extrême gauche de violence, de haine totale.
C'est pas possible. Il faut retrouver de la conscience et de la responsabilité. C'est c que j'essaie de dire et de montrer aux électeurs qui nous ont quitté par déception, par colère, euh par par euh par oui, par la différence, il faut retrouver de la de la confiance dans dans notre discours.
Pardon pour la question rustique, mais pour prolonger ce que disait Marian entre Mélenchon et Bardella, vous votez quoi ? Ah moi je pour l'instant je ne vote pas. Vous vous allez vous allez à la pêche ?
Non, je vais pas la paix. Je je je souhaite éviter que cette situation se produise. C'est pour ça, écoutez-moi, je vais pas euh faire des élucubration et des stimulations et des le le le choix que nous avons, c'est précisément d'éviter ce cette cette situation.
Tout annonce euh ce choix aussi. Qui ça ? Jean-Luc Mélenchon face à Jordan Bardella. puisque le bloc central c'est précisément ce qu'il faut éviter je vais pas me résigner excusez-moi je ne vais pas me résigner à cette situation que certains annonce comme vous le dites madame Mourg de de d'un deuxième tour entre monsieur Mélenchon et monsieur Bardella non les Français méritent un autre choix et nous allons nous battre pour qu'il y ait un candidat de la droite et du centre présent au deuxème tour euh Trump et l'administration américaine ont un projet maintenant qu'on a bien identifié qui est de détruire l'Europe Harlet Oui. projet partagé avec la Russie.
Euh, on dit à chaque fois l'Europe doit se réveiller. Vous dites "L'Europe peut-être a été trop naïve. Comment peut-elle se réveiller cette Europe face à la double menace venue de Washington et de Moscou ?
Différentes les menaces mais aujourd'hui nous sommes coincés. Non, mais madame Chava, vous avez raison de dire. Ce que je pense d'ailleurs depuis longtemps, c'est que c'est la première fois depuis 65 ans que les deux grandes puissances qui sont à l'est et à l'ouest de l'Europe veulent nous détruire pour des raisons différentes.
D'ailleurs, monsieur Poutine veut nous détruire au nom d'une d'un vieux rêve de la grande Russie, mais aussi parce que nous sommes un pôle d'attraction démocratique. Les peuples de l'Est nous ont rejoint, c'était leur choix et leur courage. D'autres peuvent le faire et c'est ce que craint monsieur Poutine. qui parle, on peut parler de l'Ukraine qui qui veut nous rejoindre, mais aussi de la Viélorussie, peut-être de certaines parties de la Russie.
Donc, il veut casser euh ce modèle euh démocratique qui attire euh les citoyens emprisonnés sous le jou euh du du de de de son pouvoir. Et puis et puis de l'autre côté, vous avez Trump entouré de financiers, de de spéculateurs, de milliardaires qui veulent nous détruire parce que nous sommes un pôle de gouvernance qui résiste. La zone euro, le marché unique, 450 millions de consommateurs, 22 millions d'entreprises, c'est un pôle de gouvernance.
On fait pas n'importe quoi. Quand une entreprise américaine vient chez nous, elle doit respecter les règles européennes et être supervisé par les institutions européennes et il veut nous détruire. Donc oui, on a c'est c'est existentiel la situation aujourd'hui la donc nous appuyer sur le marché unique est mieux d'utiliser que nous l'avons fait dans les mois passés.
Je pense que on n pas bien utilisé la force du marché unique notamment dans les négociations commerciales avec monsieur Trump. Je trouve que la président de la Commission européenne qui a peut-être parce qu'elle avait pas les la liberté de le faire ou le soutien pour le faire n'a pas su s'appuyer sur la force que donne le marché unique et résister comme les Chinois l'ont fait à l'agressivité commerciale américaine. Et puis il y a des leçons à tirer en terme de d'organisation de l'Europe notamment sur ces nouveaux grands enjeux de la défense, de la sécurité et de l'intelligence.
Donc voilà pourquoi par exemple je plaide et je réfléchis beaucoup à ce que pourrait être un nouveau cadre pour l'action extérieure de l'Europe qui serait un Conseil européen de sécurité réunissant les grands pays engagés en matière de défense, la France, l'Italie euh dont on serait bien inspiré d'être un peu plus proche, l'Allemagne, la Pologne, d'autres encore, le Royaume-Uni qui n'est plus dans l'Union européenne, la Norvège qui ne l'est pas même si elle est dans le marché unique ou la la l'Ukraine un jour. Ces pays pourraient former un Conseil européen de sécurité et mettre ensemble leur intelligence, leur stratégie, leur réflexion, leurs moyens, leurs initiatives matière de défense, de sécurité, y compris peut-être dans des domaines qui sont ceux de l'indépendance de l'Europe à partir de d'aujourd'hui. Le les la recherche quantique, l'intelligence artificielle, va falloir beaucoup investir, beaucoup emprunter pour être indépendant.
Voilà le mais c'est à côté de l'Union européenne Michel certaine manière c'est un peu l'échec où une ça montre quand même que l'Union européenne n'est vraiment pas parfaite. Bien sûr qu'elle est pas parfaite. Alors moi je suis passionné européen et définitivement et passionnément patriote patriote et européen mais il y a plein de choses qui ne fonctionnent pas de là jeter le l' bébé avec l'eau du bain.
Fait faites attention parce que si comme on suit voilà un point de désaccord fondamental avec les partis d'extrême droite quel qu'ils soient qui sont les partis nationalistes ou l'extrême gauche nous devons préserver l'ensemble européen sinon on est foutu sinon on est définitivement sous-traitant et sous influence des Chinois et des Américains. Moi je me suis pas engagé qui peut être le promoteur de ce conseil de que vous proposez pas il y a jamais eu en Europe même s'il y a eu beaucoup de leaders importants dans le passé il y a jamais eu un seul leader de l'Europe. Il y a toujours un collectif et donc je pense que le chancelierz allemand le président français celui d'aujourd'hui ou celui de demain il a le temps Emmanuel Macron dans l'année qui lui reste.
Oui il a le temps. Il y a pas de temps à perdre. Il y a pas de temps à perdre.
Monsieur Macron a fait des choses utiles et je veux le dire en tenant sa place lorsqu'il a réuni la coalition des volontaires l'autre jour à propos de l'Ukraine. C'est dans cet esprit-là que les pays volontaires devraient se réunir dans créer un nouveau cadre pour leur action extérieure. Comment vous réussissez à construire cette union ?
Sachant que les pays européens n'achètent pas toujours du matériel européen. Mais je vous ai dit moi-même, l'Europe n'est pas parfaite. Il y a plein de choses à changer, notamment la naïveté européenne, l'incapacité.
Il y a encore quelques années quand j'étais commissaire européen, le mot de politique industrielle, la souveraineté industrielle, j'y pense que hier, j'étais à Anette en leur et Loire pour rendre hommage à Olivier Marlex qui dont c'était le combat celui de l'indépendance industrielle et de de l'indépendance nationale dans ce domaine. C'était un gros mot. L'indépendance, la politique industrielle, ça ne l'est plus.
Donc les les choses progressent et donc euh euh il y a plein de choses à corriger euh notamment sur la naïveté commerciale, la capacité d'investir ensemble anticoerci, il faut le dégainer. Oui, je pense que je pense que c'est le moment de de d'agiter cette menace très clairement. Cet outil existe pour pénaliser et pas seulement, si je puis me permettre, à l'égard de des États-Unis qui nous agressent euh au contraire de toute leur tradition et même de leur intérêt, je je me demande d'ailleurs combien de temps il faudra, combien de crise il faudra pour que monsieur Trump se rende compte que en en agressant les Européens, il décourage ses meilleurs amis et il contredit les intérêts propres des États-Unis.
Mais la Chine euh la Chine qui est un très grand pays avec lequel nous devons avoir des relations, là aussi il y a trop de naïveté. Euh je rencontrais l'autre jour euh euh dans la en Mayenne une industrie qui est un des numéros 1 de la machine outil et le président de cette société me disait que au rythme actuel des importations chinoises, il y aurait plus de d'industrie de machine outil ni en Allemagne ni en France dans quelques années. Donc on peut pas accepter ça.
Donc on doit se battre, résister et et c'est pas un gros mot madame Martichou que de dire qu'on a des intérêts, on a des valeurs, on a la charte des droits de l'homme, on a des valeurs démocratiques à coup sûr, mais ça ne suffit pas. Il faut définir nos intérêts et les défendre sans naïveter. Et d'un mot, qu'est-ce qui ne fonctionne plus ?
Parce que vous dites quand j'étais commissaire européen, euh aujourd'hui c'est plus la même chose. Qu'est-ce qui s'est défait à l'intérieur de l' Ben parfois la bureaucratie, l'arrogance à Bruxelles, le manque de collectif, le manque de collégialité et puis il y a des choses qui progressent. On a plutôt bien résisté aux dernières crises sur le Covid sur le Brexit, j'en sais quelque chose.
Ça été existentiel le Brexit hein, soutenu d'ailleurs par les Américains, par certains Américains, par certains Russes aussi dans dans le la campagne du référendum. Donc il y a des choses qui progressent, une prise de conscience qui progresse et donc moi, j'ai plutôt confiance dans la capacité des Européens. Je pense que l'un des enjeux de l'élection présidentielle, c'est précisément que on évite d'avoir un débat trop hexagonal, qu'on qu'on regarde ce qui se passe autour de nous, qu'on relève la ligne d'horizon. faudra examiner les candidats à la présidentielle sous l'angle de leur proposition à la juste juste un mot pour vous avez des menaces des enjeux qui ne sont pas les nôtres.
Il y a des problèmes français que seuls les Français pourront et devront régler les conséquences des 35 heures, le déficit habissal, le manque de compétitivité, le manque d'unité nationale, l'insécurité, ça ce sont nos problèmes. Il n'y aura que les Français qui pourront les régler par eux-mêmes. C'est le premier signe de courage dont il faudra faire preuve.
Mais il y a aussi des problèmes européens et internationaux. Le changement climatique, l'islamisme, euh la pauvreté en Afrique, la puissance incroyablement forte des des grandes entreprises numériques ou des grandes entreprises financières. Comment on se protège contre ces enjeux globaux en étant ensemble ?
Voilà ce que je pense. Ce sera un enjeu évidemment pour la présidentielle. Frédéric Delpêche nous rejoint pour ces questions du TACOTAC.
Mais d'abord Mario question concernant les les Jeux Olympiques. On vous s très attaché aux Jeux Olympiques. Euh ils ont commencé en Itaie les GO d'hivers et dans le même temps on organise ceux de 2030 en France.
Alors ça flotte un peu dans le comité d'organisation et Edgar Gruppiron qui est à la tête de ce comité d'organisation et sur la scellette il y a eu un certain nombre de démissions. Est-ce que ce poste pourrait vous intéresser de poursuivre l'organisation ? J'ai déjà donné si je puis dire hein avec succès que j'étais avec Jean-Claude Kili le l'animateur et tant de tant de volontaires 8000 volontaires formidables les jeux d'Alber qui ont été une grande réussite.
Je sais donc que c'est pas facile d'organiser des jeux madame Bour ce que je veux vous dire c'est toujours compliqué surtout cela que on organise avec deux grandes régions. la région du grand sud, monsieur Muselier, la région Ronald Puverne avec monsieur Pancou, les élus, les départements, c'est très compliqué. Donc c'est pas anormal, même si j'aurais souhaité que ça soit plus serein, qu'il y ait des turbulences, des ajustements des gens qui partent.
Mais moi je maintiens moi ma confiance à Edgar Groupiron que nous avons choisi et je recommande qu'on l'aide plutôt que de le critiquer. Frédéric Delpêche, bonjour. Vos questions du tac auot tac.
Des questions courtes et des réponses courtes. La loi fin de vie revient à l'Assemblée. Les députés vont se prononcer en commission.
Ils ont rétabli l'aide à mourir que les sénateurs avaient supprimé. La position de votre groupe, est-ce que vous soutenez ? Non, aujourd'hui nous ne soutenons pas c'est ce texte tel qu'il est euh arrivé au point où il est.
Et vous savez alors oui non sur une question aussi grave qui pose tant de questions de conscience. le il y a la question des soins palliatifs euh la loi Léonetti euh moi je j'aurais préféré plutôt que d'ouvrir ce débat qui va diviser qu'on qu'on améliore encore la possibilité pour tout tous ceux qui et toutes celles qui en ont besoin d'accéder aux soins palliatifs partout et en tout temps. Là il y a beaucoup de problèm euh soigner c'est pas aider à mourir.
Donc je suis plein de doute sur cette question et je trouve que le point où nous sommes arrivés dans ce texte n'est pose de vrais problèmes de conscience. Il y a un autre texte qui arrive à l'Assemblée cette semaine, c'est le retour de la loi du plomb qui avait été censurée. Est-ce que vous allez la voter ?
J'ai été ministre de de l'environnement d'abord puis des agriculteurs, j'en reste fier et j'ai dit à cette époque à ces deux époques là la même chose. Les premiers écologistes, ce sont les paysans et c'est pas par plaisir qu'ils utilisent des pesticides. Donc ils sont prêts à et ils font beaucoup d'efforts y compris dans les secteurs concernés par les productions de monsieur Duplomb, par exemple la noisette ou les betteraves.
Ils font des efforts pour trouver des solutions alternatives mais ils les ont pas. Nous sommes dans une impasse technique. Et à quoi ça sert ? d'interdire nous seul tel ou tel pesticides dans des conditions encadrées alors qu'on importe du sucre des betteraves de Belgique ou d'ailleurs.
Donc je pense qu'on on peut autoriser dans certaines conditions comme les autres pays européens le font certains pesticides en recherchant à dépasser cet impasses technique. Si on continue à ostraciser les agriculteurs, à aller à mettre des anathèmes sur la profession, faudra pas s'étonner qu'on perde ce qui était un des principaux atouts de la France, c'estàdire cette capacité de production et de de d'autonomie et de d'indépendance alimentaire. Donc donc vous allez la voter.
Euh il y a une je d'abord ce qu'il y a dedans au bout de la route hein. Donc un un appel aujourd'hui publié dans la tribune instauré une proportionnelle François Hollande Elizabeth Borne même des constitutionnalistes l'ont signé cet appel à la proportionnelle avant 2027. Est-ce que c'est une bonne idée ?
Moi je ne pense pas je ne pense pas que la proportionnelle soit nécessaire et je trouve qu'on a autre chose à faire. La proportionnelle, c'est l'instabilité garantie est permanente. On souffre depuis la fameuse dissolution de juillet 2024, on souffre de cette instabilité qui a provoqué cette dissolution.
Je crois pas qu'on doiv la rendre permanente. Voilà, je pense je plaide davantage pour un un président de la République euh du de la droite et du centre capable d'entraîner ce pays et d'avoir une majorité absolue pour le soutenir. Quel regard vous portez sur la démission proposée par Jacques Lang à la tête de l'Institut du monde arabe ?
Vous dites "Il a bien fait, il n'avait pas d'autres choix ou est-ce que bah vous comprenez sa position difficile aujourd'hui Je pense que c'était absolument nécessaire qu'il quitte cette fonction pour préserver la réputation de l'institutant du demande arabe et et vous savez au-delà de cette de ce dossier que je ne connais pas des amitiés des complicités entre monsieur Lang et tel ou tel autre et et monsieurstein euh ce qui est le plus grave c'est que ça touche au sentiment d'impunité que les Français ont à la fois de la petite délinquence des gens qui sortent de prison après avoir commis des délits et puis les puissants et ce sentiment d'impunité, il est insupportable. C'est lui qui donne du carburant au vote dégagiste ou au vote populiste. Il faut faire très attention à Emmanuel Macron n'aurait pas dû le renommer alors il y a quelques années.
Beaucoup de gens sont étonnés qui que monsieur Ludrian ne soit pas choisi à la place de monsieur monsieur Lang. Mais c'est une autre question. Ça c'est du passé.
Encore une fois, faut faut faire très attention au sentiment d'impunité qui est insupportable pour les citoyens français actuellement. Dernière question très vite, on dénonce l'effacement de l'Europe, on annonce l'effacement de l'Europe et on se réjouit près de Donald Trump de la montée des partis patriotiques en Europe. Ça vous inquiète ?
Bien sûr que ça m'inquiète. D'abord des ingérences d'abord des ingérences américaines qui ne sont pas nouvelles. Est-ce que ces partis sont patriotiques ?
Je sais pas. En tout cas, ils sont nationalistes. Je pense à une phrase de François Mitéran qui disait "Le nationalisme, c'est la guerre." Et je pense qu'il avait raison.
Euh moi je suis patriote, j'ai pas de leçon de patriotisme à recevoir de de tel ou tel leader d'extrême droite, mais je suis aussi européen. Je pense d'ailleurs que être patriote aujourd'hui, c'est sur certains sujets euh que nous contrôlons, où il faut de l'influence française et pas de la faiblesse française. Il faut euh être ensemble au niveau européen.
Il y a un péril ou pas dans un an que la France se dote effectivement d'un d'un président ou d'une présidente de cette mouvance ? Oui, bien sûr qu' un péril parce qu'on connaît bien les idées de monsieur Bardela ou de madame Le Pen quand le référendum de Brexit dang ils sont dangereux. L'Europe est en danger avec eux.
Quand madame Le Pen s'exprime le soir du référendum du Brexit, vous savez ce qu'elle dit ? Elle dit "Bravo aux anglais, faisons la même chose un jour." et il faut ils se sont ils se sont retirés, ils se sont extraits de la servitude européenne.
Moi je n'ai jamais entendu madame Martichou, je n'ai jamais entendu madame Le Pen ou monsieur Bardella dire que ce jour-là ils se sont trompés. Les anglais pensent qu'ils se sont trompés aujourd'hui, mais eux ils n'ont pas changé d'opinion. Donc il faut faire attention au projet européens en même temps que à notre pays.
La République est fragile aujourd'hui, il faut faire très attention et l'Europe est faible est faible. Il faut faire attention aussi. Merci beaucoup Michel Barnier d'avoir été avec nous dans un toute franchise sur LCI avec le Parisien.
Michel Barnier