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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 27 avril 2026 88 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeTravail & emploiSécuritéEurope & international

Bonjour chez Vous ! du 27 avril 2026

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 37 %Défensif 35 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:44OuverteRéponse directe

    Quelle actu vous inspire ce matin ?

  • 6:19OuverteRéponse directe

    Vous apportez votre soutien à Donald Trump après cette tentative d'assassinat ?

  • 7:24OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette violence aux États-Unis nous guette aussi en France ?

  • 8:13RelanceRéponse directe

    Donald Trump attise-t-il la violence verbale et physique selon vous ?

  • 9:05FerméeRéponse partielle

    Faut-il publier le rapport sur l'audiovisuel public ?

  • 9:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que le travail aurait été plus sérieux au Sénat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:08InvitéFait
    « Comme vous, ma femme et moi avons été choqués d'apprendre les tentatives répétées d'assassinats contre le président Trump et son épouse. »
  • 9:25InvitéFait
    « Il a réussi son coup, c'est formidable. »
  • 10:24PrésentateurFait
    « Moi, je le publierai. »
  • 12:49InvitéFait
    « On a une commission d'enquête en cours actuellement au Sénat sur l'attractivité de l'excellence académique dans nos universités. »
  • 13:46InvitéFait
    « Les étudiants étrangers, quand ils viennent en France, ils sont formés par le système français, ils sont formés par les académiques français et ensuite ils repartent dans le pays et c'est du soft power à la française qu'on doit pouvoir porter et générer. »
  • 19:35InvitéChiffre
    « Un SMIC à 1 690 euros net par mois, c'est-à-dire une hausse de 200 euros par rapport au niveau actuel. »
  • 19:45InvitéFait
    « Une abrogation de la réforme des retraites bornes à 64 ans, un âge légal de départ qui est fixé à 62 ans, 43 années de cotisation. »
  • 19:27InvitéChiffre
    « Une taxe Zuckman de 2% sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros. »
  • 19:31InvitéChiffre
    « Un impôt sur les grandes successions au-delà de 200 000 euros. »
  • 21:30InvitéFait
    « Pas encore, on est vraiment sur une ébauche. »
  • 21:54InvitéChiffre
    « Le gouvernement a baissé depuis 2017 de 60 milliards les rentrées fiscales dans notre pays. »
  • 22:07InvitéFait
    « La taxe d'habitation a été supprimée. »
  • 24:52InvitéFait
    « Il avait fait une belle campagne en 2024. »
  • 29:50InvitéChiffre
    « On a créé 600 logements sociaux. »
  • 29:54InvitéChiffre
    « On a fermé les 7 points de deal de narcotrafic de la ville de Saint-Ouen. »
  • 54:10InvitéFait
    « Yvan Colonna avait été tué le 2 mars 2022 dans la prison d'Arles. »
  • 54:15InvitéFait
    « L'auteur de cette agression mortelle Franck Elongabé est renvoyé devant une cour d'assises pour assassinat. »
  • 54:24InvitéFait
    « Yvan Colonna purgeait une peine de prison pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998. »
  • 54:43InvitéChiffre
    « Une aide forfaitaire qui peut aller jusqu'à 500 euros par camion. »
  • 54:57InvitéChiffre
    « Le surcoût lié au carburant peut atteindre entre 7000 et 10 000 euros par entreprise. »
  • 55:36InvitéChiffre
    « Les producteurs de pommes de terre sont prêts à réduire leur surface cultivée en moyenne de 10%. »
  • 57:45Locuteur non identifiéFait
    « Le rapport Ravignon et le reclore de la simplification qui avait été lancé. »
  • 57:57Locuteur non identifiéFait
    « Nous sommes assez précurseurs dans ce domaine, notamment parce que les villes Action Cœur de Ville avaient des moyens supplémentaires juridiques pour aller plus loin. »
  • 1:00:08Locuteur non identifiéFait
    « Dans le premier projet de loi, c'est de donner plus de pouvoir au préfet à l'état local en dérogation en contractualisation. »
  • 1:24:17InvitéFait
    « on a souhaité avoir un texte dédié au logement qui sera présenté au conseil des ministres »
  • 1:25:55InvitéFait
    « ce projet de loi logement il est ambitieux »
  • 1:26:32PrésentateurFait
    « il s'y prit le mur assez rapidement à Poultizier avec des textes qui ne sont pas passés »
  • 1:26:56PrésentateurFait
    « il a besoin pour préparer un budget dans un contexte budgétaire extraordinairement compliqué par la guerre »

Temps de parole

  • Invité28 %
  • Présentateur18 %
  • Invité 217 %
  • Présentateur 216 %
  • Présentateur 313 %
  • Locuteur non identifié4 %
  • Locuteur non identifié 23 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. C'est encore les vacances pour certains d'entre vous. Pour les autres, on se console comme on peut. Il fait beau sur la France, c'est presque l'été. Puis on est là, on est là avec vous. Soyez les bienvenus dans votre matinale. Voici le programme de ce lundi. L'Amérique toujours sous le choc après les tirs lors d'un gala à Washington en présence de Donald Trump. La violence en politique, ça sera le thème de notre débat dans une heure. Se dirige-t-on vers une reprise de la guerre au Moyen-Orient.

Alors que les négociations patinent entre les États-Unis et l'Iran, Donald Trump laisse planer la menace de nouveaux bombardements. On en parle avec le général Dominique Trinquant. Il est mon invité dans une demi-heure. Comment protéger les universités des risques d'ingérence politique et économique ? Adel Zian nous livrera sa recette. Bonjour, vous êtes sénateur socialiste de la Seine-Saint-Denis. Vous avez fait voter un texte au Sénat sur la question. Vous nous en parlerez dans un instant. Voilà pour le programme. Installez-vous confortablement. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence par un JT. Il est préparé, présenté par vous, Alexandre Poussard.

Bonjour. Bonjour, Steve. À la une, l'Amérique toujours sous le choc ce matin.

1:27
Invité

Deux jours après l'évacuation de Donald Trump, à la suite de coups de feu lors du dîner de gala des journalistes de la Maison-Blanche, l'homme suspecté d'être l'auteur des tirs va comparaître ce lundi devant la justice. Le président américain assure que l'homme était un anti-chrétien. Flora Sauvage.

1:43
Présentateur

Au lendemain de la fusillade, survenue à Washington samedi soir au gala annuel des correspondants de presse de la Maison-Blanche, Donald Trump est revenu sur le profil du suspect présumé. Âgé de 31 ans, Thomas Cole-Hallen semblait viser des hauts responsables de l'administration Trump. Cet informaticien, originaire de Californie, avait rédigé un manifeste dans lequel il exprimait sa rage contre le gouvernement.

2:05
Invité

J'ai lu son manifeste. Il s'est radicalisé. C'était un chrétien, un croyant, puis il est devenu anti-chrétien. Il a beaucoup changé. Il a traversé beaucoup d'épreuves. D'après ce qu'il a écrit, son frère s'est plaint de lui. Et je crois qu'il l'a dénoncé à la police. Et sa sœur s'est également plainte de lui. Sa famille était très inquiète. C'était probablement quelqu'un de très malade.

2:28
Présentateur

Alors que le gala bat son plein, l'homme, armé d'un fusil de chasse, d'un pistolet et de plusieurs couteaux, force un point de contrôle à l'extérieur de la salle où se trouve Donald Trump. Des coups de feu sont échangés. Le tireur est arrêté. Le président américain et son épouse sont évacués par les services secrets. Le prévenu sera formellement inculpé lundi devant le tribunal fédéral de district. Mais ne vous y trempez pas. De nombreux autres chefs d'accusation suivront. Les réactions en provenance de l'étranger n'ont pas tardé à affluer. Emmanuel Macron a apporté son soutien à Donald Trump, dénonçant une attaque inacceptable, tout comme le premier ministre israélien.

3:08
Invité

Comme vous, ma femme et moi avons été choqués d'apprendre les tentatives répétées d'assassinats contre le président Trump et son épouse. Nous avons été soulagés de constater qu'ils en étaient sortis indemnes, tout comme les hauts responsables de l'administration américaine. La violence n'a pas sa place ni contre les dirigeants politiques, ni contre qui que ce soit.

3:26
Présentateur

La visite d'État du roi Charles III aux États-Unis, qui doit débuter ce lundi, se déroulera comme prévu, a annoncé le palais de Buckingham. Dans l'actualité internationale également, le ministère libanais de la Santé qui annonce 14 morts dans des frappes israéliennes sur le sud du pays, Alex.

3:42
Invité

C'est le bilan quotidien le plus lourd depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 17 avril. Parmi les personnes décédées dans ces frappes israéliennes figurent deux enfants, selon le ministère libanais de la Santé, qui précise que 37 autres personnes ont également été blessées.

3:56
Présentateur

Après des mois de travaux, les députés se prononcent sur la publication du rapport à l'oncle aujourd'hui.

4:01
Invité

Oui, la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public a mené à six mois de travaux et d'auditions avec de nombreuses polémiques. Les députés de cette commission doivent voter ce lundi pour publier ou non les recommandations du rapport écrit par Charles à l'oncle, député UDR. UDR, c'est le groupe d'Éric Ciotti. Plusieurs parlementaires semblent en désaccord avec ce rapport qui préconise par exemple de fusionner les chaînes France 2 et France 5.

4:25
Présentateur

Un appel à bloquer les prisons françaises ce lundi, Alexandre.

4:27
Invité

Les syndicats pénitentiaires appellent au blocage de l'ensemble des prisons du pays pour protester contre la surpopulation carcérale et le manque de moyens des agents. Avec 87 000 détenus pour 63 000 places, les prisons ont un taux de surpopulation de 137 %. Les syndicats dénoncent 5 000 postes d'agents pénitentiaires vacants actuellement et puis la hausse du nombre d'agressions physiques dont la profession est la cible.

4:52
Présentateur

En bref, un procès dans l'affaire Yvan Colonna.

4:55
Invité

Le militant nationaliste corse avait été tué dans la prison d'Arles le 2 mars 2022. L'auteur de son agression mortelle, Franck Elong-Abbé, est renvoyé devant une cour d'assises pour assassinat en lien avec une entreprise terroriste et avec préméditation. Le procès doit avoir lieu dans quelques mois. On le rappelle, Yvan Colonna purgeait sa peine pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998.

5:16
Présentateur

Merci beaucoup Alex. On se retrouve dans quelques instants pour votre chronique. Rebonjour Adel Zian. Bonjour. Vous êtes sénateur socialiste de la Seine-Saint-Denis. Actualité très chargée comme vous avez pu le voir. Actualité traitée avec nos partenaires de la presse régionale. Regardez ce qu'il fait la une ce matin. C'est juste derrière moi. Voilà, vous voyez, il y a trois unes. Le progrès surpopulation, les prisons au bord de l'explosion, midi libre, boum, Ouest France, ciblage des ados, comment contrer les réseaux sociaux ? Quelle une ? Quelle actu vous inspire ce matin ?

5:47
Invité

Moi, l'actu qui m'inspire, c'est Ouest France. C'est la une de Ouest France avec le ciblage des ados, comment contrer les réseaux sociaux ? C'est un sujet sur lequel nous avons travaillé récemment avec les parlementaires et les sénateurs et les sénatrices ici avec une proposition de loi. Ça a été un débat aussi, le président de la République l'a évoqué. Comment justement faire en sorte que nos adolescents, qui sont extrêmement sensibles aux influences des réseaux sociaux, soient le mieux protégés possible ?

6:12
Présentateur

Et ça peut mener parfois à la violence en politique. Ça me fait la transition avec ce qui s'est passé évidemment aux Etats-Unis avec cette nouvelle tentative d'assassinat présumée contre Donald Trump. La troisième en trois ans, ça provoque beaucoup de réactions. Vous avez vu Emmanuel Macron qui écrit sur X la chose suivante, l'attaque armée visant le président des Etats-Unis est inacceptable. La violence n'a jamais sa place en démocratie. J'adresse à Donald Trump tout mon soutien. Vous aussi, ce matin, vous apportez votre soutien au président américain ?

6:42
Invité

Quand on vit en Occident, en Europe, en France ou aux Etats-Unis, quand on est un démocrate, quand on est un fervent républicain, un défenseur de la liberté d'expression, évidemment qu'on apporte son soutien au président Donald Trump quant à la tentative d'assassinat dont il a été la cible. Parce qu'en politique, en démocratie, la violence est toujours, toujours, qu'elle soit verbale ou physique particulièrement, elle est toujours inacceptable. Mais aujourd'hui, quand on voit la situation aux Etats-Unis, on se rend compte que c'est un pays qui est dans une situation extrêmement violente.

J'ai regardé un très beau documentaire hier sur le service public, justement, sur la situation aux Etats-Unis. Je lisais que soit 58% des adolescents aux Etats-Unis, des jeunes, s'attendaient à une guerre civile dans les prochaines années. Il se passe quelque chose...

7:24
Présentateur

Est-ce qu'aux Etats-Unis ou ça dit quelque chose aussi des démocraties en général ? Est-ce que ça nous guette aussi en France ?

7:28
Invité

Moi, je pense que ça nous guette progressivement en France si on n'y porte pas garde sur la liberté d'expression, sur la liberté, justement, de pouvoir s'exprimer de manière sécurisée dans l'espace public. Mais on voit bien qu'aux Etats-Unis, ils montaient en puissance de cette violence avec un président américain, Donald Trump, qui est à la fois une victime dans cette séquence, mais qui était aussi une espèce d'accélérateur de particules. Quant à cette violence, qu'elle soit politique, on a pu voir ça avec l'assaut du Congrès après sa défaite aux élections présidentielles. On voit bien aussi qu'un nombre important de personnalités politiques ont été victimes, cibles de tentatives.

On a eu Charlie Kirk qui a été tué, une députée américaine qui a été assassinée... Deux démocrates. Deux démocrates, assassinée aussi avec son époux. Donc on voit bien qu'aux Etats-Unis, ce qui se passe souvent aux Etats-Unis a une influence, bien évidemment.

8:13
Présentateur

Mais vous dites, d'une certaine manière, voilà, Donald Trump il attise la violence verbale et donc ça provoque ce genre de violence physique, c'est ce que vous dites ?

8:20
Invité

Moi je pense très clairement qu'aujourd'hui on a un président américain qui n'est plus forcément dans une logique d'utilisation des outils démocratiques et il le revendique aussi en expliquant qu'ils sont dans une phase de transition lorsqu'ils plaisantent régulièrement en disant que potentiellement ils pourraient se représenter lors des prochaines élections présidentielles. Ils jouent avec la démocratie et je ne parle même pas de l'international, ce qui s'est passé au Venezuela, ce qui se passe aujourd'hui au Proche-Orient, dans le Golfe. C'est sa méthodologie aussi d'avoir cette brutalisation et cette violence physique qui aboutit à la situation qu'on connaît aujourd'hui au Proche-Orient.

8:51
Présentateur

On va reparler de la violence notamment avec votre texte qui a été voté au Sénat mais juste avant, quelques mots de l'actualité parlementaire du jour en France, les députés qui doivent voter en faveur ou non de la publication du rapport à l'oncle. Vous savez ce rapport sur l'audiovisuel public. Est-ce que vous êtes pour la publication de ce rapport dont on a beaucoup parlé ces dernières semaines ?

9:11
Invité

Alors, là il s'agit d'une commission d'enquête, c'est un travail parlementaire de fond, très important. Quel était l'objectif de Charles à l'oncle ? Moi, avec le recul, quand on voit les 67 auditions qui sont plus apparentées à des espèces de moments de show, c'était de se faire connaître. Bon, il a réussi son coup, c'est formidable. Aujourd'hui, on parle beaucoup de lui.

Par contre, un travail parlementaire, une commission d'enquête, j'ai eu l'occasion de participer à des commissions d'enquête ici au Sénat, c'est quelque chose de sérieux, c'est quelque chose qui doit se faire sur le fond, pas seulement sur des aspects de forme, parce qu'à la fin, ça aboutit à des mesures, à des recommandations qui ont un impact important, et là, en l'espèce, sur l'audiovisuel public, son avenir. Bien sûr qu'on peut discuter, disserter de l'avenir de l'audiovisuel public. C'est de l'argent public, c'est important de savoir ce qu'on en fait.

Par contre, ce qu'on a pu voir dans les auditions, c'est que tout était à charge, tout était orienté vers un audiovisuel public qui devait être parfois privatisé, parfois fusionné, des chaînes, etc. On n'a pas vu les conclusions. Pour répondre très précisément à votre question... Oui, vous n'avez pas répondu pour l'instant. Oui, non, mais c'est pour ça que je vous le dis. Moi, ce qui m'inquiète dans la publication de ce rapport, est-ce que ce travail était sérieux ? Les fuites qu'on a pu avoir dans la presse, tout récemment, c'est qu'il y a des propositions qui seraient farfelues, des propositions avec des éléments erronés dans les auditions.

10:19
Présentateur

On va revenir sur ce qui a fuité les propositions, mais très clairement, oui ou non, faut-il publier ce rapport ? Moi, je le publierai.

10:25
Invité

Vous publieriez ce rapport ? D'abord, il y a deux choses. Il y a un vote sur les recommandations, il y a un vote sur la publication. Si ce travail, et c'est les députés qui vont en décider, si le travail tel qu'il est présenté, s'il y a des erreurs factuelles, s'il est mal écrit, je ne pense pas que ça rendrait honneur à l'Assemblée nationale de le publier. Mais moi, en mon fort intérieur, et si j'avais à le lire, je le publierais pour pouvoir justement mieux critiquer les propositions qui sont faites.

10:47
Présentateur

Est-ce que le travail aurait été plus sérieux au Sénat, s'il avait été fait au Sénat ?

10:51
Invité

Je pense qu'au Sénat, on aurait eu d'abord un peu plus de temps, on aurait été peut-être moins dans l'espèce de show médiatique qui aurait été organisé par le député Alonc, qui a réussi à se faire connaître cette commission d'enquête. Par contre, on peut avoir parfois, même assez souvent, des divergents d'appréciation sur les recommandations qui vont être faites entre la droite et la gauche sur un rapport. C'est ça aussi le travail parlementaire, c'est ça aussi le travail démocratique. Par contre, il faut que le fond soit extrêmement solide pour qu'on puisse en débattre sereinement et intelligemment.

11:21
Présentateur

Parmi les mesures, il y en a 80, il y en a quelques-unes qui ont fuité, notamment la nomination des dirigeants de l'audiovisuel public par le pouvoir politique, notamment par l'Elysée. C'est un retour à l'avant-Sarkozy. Qu'est-ce que vous en pensez ?

11:31
Invité

Moi, je pense que ça serait justement une catastrophe parce que l'objectif aujourd'hui, c'était de sortir. Alors, on a vu un retour à l'ORTF, une prise en main. On voit un exemple très concret. On parlait des États-Unis, on parlait de dérives, de régimes illibéraux, voire totalitaires. En Italie, la RAI, Giorgia Meloni, a repris la main, en tout cas, sur la manière de fonctionner de l'audiovisuel public. Ce qui est important aujourd'hui dans l'audiovisuel public par rapport au privé, c'est de sortir des problématiques liées au financement.

Aujourd'hui, on a un audiovisuel public qui est capable de proposer des contenus pluralistes, et ça, c'est un point extrêmement important, de répondre aux enjeux posés par l'ARCOM en termes de chartes de diffusion sur un canal artien. Et ça, ce sont des éléments qui sont extrêmement importants. Que peut porter l'audiovisuel public ? Là, en l'espèce, avoir un président de l'audiovisuel public qui soit nommé par le pouvoir politique, moi, je trouve que c'est une dérive extrêmement dangereuse.

12:20
Présentateur

Alors, on va passer à un sujet qui vous concerne, qui vous intéresse beaucoup, les libertés académiques. La semaine dernière, le gouvernement a annoncé un plan pour renforcer l'attractivité des universités. Philippe Baptiste demande au président de ces universités de faire payer plus les étudiants étrangers pour leurs études. Est-ce que c'est comme ça qu'on renforce l'attractivité, la compétitivité ? Je ne sais pas si le terme est bien choisi, mais en tout cas, l'attractivité des universités.

12:43
Invité

Et il se trouve que, justement, on a une commission d'enquête en cours actuellement au Sénat sur l'attractivité de l'excellence académique dans nos universités. Et un des sujets qui émergent, porté par nos collègues de droite, c'est l'augmentation des universités. Nous, nous sommes singulièrement contre parce que, justement, l'université est un lieu qui doit permettre d'accueillir l'ensemble des étudiants qui veulent, justement, être en capacité de poursuivre leurs études. Et je lisais une interview hier de Cynthia Fleury qui parlait, justement, qui disait que dans une démocratie, ce n'est pas le politique, la philosophe.

Cynthia Fleury qui disait que dans une démocratie, la vérité, elle n'appartient pas au pouvoir, mais au savoir. Et donc, on est tout à fait dans le sujet de la liberté académique.

13:21
Présentateur

Donc, vous dites au président d'université qui refuse de faire payer plus cher les étudiants étrangers, continuer malgré les recommandations du gouvernement. Mais alors, justement,

13:28
Invité

les étudiants étrangers, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on voit en France, dans notre pays ? C'est que nous sommes derrière, aujourd'hui, l'Allemagne et le Japon en termes d'attractivité et d'accueur des étudiants étrangers. Pourquoi ? Parce que nous sommes moins compétitifs, peut-être moins intéressants. Mais ce qui est important, ce qui nous permet d'accueillir des étudiants étrangers encore aujourd'hui, ce sont ces frais de scolarité. Mais les étudiants étrangers, quand ils viennent en France, ils sont formés par le système français, ils sont formés par les académiques français et ensuite, ils repartent dans le pays et c'est du soft power à la française qu'on doit pouvoir porter et générer.

On va voir, justement, cette augmentation des frais qui touche particulièrement demain les étudiants africains parce qu'il y a ce sujet-là aujourd'hui. Est-ce qu'on souhaite attirer des étudiants du monde entier ou est-ce qu'on souhaite, justement, faire un choix dans les origines des étudiants ?

14:09
Présentateur

Alors, vous avez récemment défendu une proposition de loi sur l'enseignement supérieur qui sera prochainement examinée à l'Assemblée nationale. Vous demandez une meilleure protection de la liberté d'enseignement. En quoi cette liberté est-elle menacée aujourd'hui en France ? Expliquez-nous.

14:23
Invité

Alors, justement, j'ai eu le plaisir de porter et de faire adopter, faire voter une loi en février dernier sur comment préserver et mieux garantir la liberté académique dans une université. Sans être trop technique, évidemment, c'est le débat qu'on a pu voir aux États-Unis qui a émergé, l'arrivée de Donald Trump qui tout de suite, et ça, c'est vraiment quelque chose d'assez caricatural lorsqu'un pouvoir totalitaire arrive à prendre des manettes, il s'attaque d'abord aux médias, il s'attaque à la culture, il s'attaque ensuite aux universités. On touche d'abord à la jeunesse, on touche ensuite à la liberté de création, ensuite on touche à la liberté d'expression. Et évidemment, Donald Trump…

Vous êtes en train de dire

14:59
Présentateur

que Trump,

14:59
Invité

c'est un pouvoir totalitaire. Pour moi, franchement, aujourd'hui, lorsqu'on voit sa manière, justement, et je ne suis pas le seul à le dire, heureusement, mais on voit bien que sa manière de gouverner, sa volonté d'ébranler les institutions démocratiques, sa manière d'aller contre aux Etats-Unis, par exemple, sur des interventions qui sont faites à l'étranger, elles se font sans l'aval du Congrès, sans débat démocratique.

15:19
Présentateur

Totalitaire, le mot est très fort, on parle de la plus grande démocratie du monde. Vous utilisez le terme totalitaire pour désigner le régime, le pouvoir de Donald Trump.

15:27
Invité

On peut l'utiliser illibéral, on peut dire que c'est un pouvoir néo-conservateur, etc. Aujourd'hui, quand on analyse précisément la manière dont le gouvernement, le président américain gouverne aujourd'hui, il y a une forme de totalitarisme, oui, qui est en train, dans son attaque contre les médias, dans cette ère de post-vérité, de réécrire justement l'histoire, d'être en capacité, oui, il y a une forme de totalitarisme qui est en train

15:52
Présentateur

de se mettre en place. Et ces attaques

15:52
Invité

contre les universités font partie de cette stratégie.

15:55
Présentateur

Mais ça peut arriver aussi en France ?

15:57
Invité

Moi, je pense qu'aujourd'hui, c'est pour ça que j'ai porté cette proposition noire, c'est qu'il faut se prémunir et se préserver justement de ce type de danger. Et on voit bien, moi je l'ai vu et tout le monde l'a vu à partir de 2022-2023, des universités qui étaient attaquées politiquement, qui étaient attaquées d'un point de vue financier, qui étaient attaquées d'un point de vue médiatique et justement parfois des chercheurs dans leur champ de recherche, dans leur domaine de recherche qui étaient mis en cause parce que justement ils travaillaient sur la question de l'islam dans un certain nombre de pays qui travaillaient sur des sujets de recherche qui ne convenaient pas.

– De la France ou des États-Unis ? – Là je parle de la France, effectivement il y a eu des cas de figure justement où des conseils d'administration ont été envahis parce qu'ils étaient en train de débattre sur un sujet et parce qu'ils ne prenaient pas position par exemple dans le conflit au prochain an que ce soit pour le côté palestinien ou pour le côté israélien. Ça, il faut faire de l'université un lieu sacré où justement les étudiants sont les chercheurs Je vais juste vous donner

16:46
Présentateur

un exemple concret il y a un an effectivement Fabrice Balanche vous le connaissez géographe, maître de conférence à Lyon 2 était violemment pris à partie par des étudiants pro-palestiniens il a dû quitter l'amphi sous des huées qui étaient très menaçantes un an plus tard il dit dans le Figaro ce week-end que rien n'a été fait il vient enseigner sous la protection de deux agents de sécurité comment c'est possible ça aujourd'hui en France ?

17:07
Invité

Ça fait justement lorsque j'évoquais cette nécessité de prendre en considération les dangers qui guettent aujourd'hui les chercheurs les étudiants-chercheurs et les étudiants tout court c'est tout à fait ce genre de situation qui est à mettre en évidence Et rapidement

17:20
Présentateur

quels sont les outils que vous proposez qui seraient éventuellement mis en place ?

17:23
Invité

Alors le premier point c'était de bien définir la liberté académique le deuxième point c'était ensuite de créer un observatoire qui permettait de qualifier de quantifier ces atteintes à la liberté académique parce qu'aujourd'hui on parle de faits divers de remontées d'informations parfois qui mettent en évidence ces dangers-là et ensuite des éléments on va dire qui vont pénaliser les atteintes à cette liberté académique que ce soit d'un point de vue juridique pénale ou financier

17:45
Présentateur

Nelziane on va parler de la gauche si vous voulez bien que vous êtes membre du Parti Socialiste on va voir tout ça avec Alex Alex le Parti Socialiste qui a présenté la semaine dernière son nouveau programme pour répondre aux défis du 21ème siècle mais il doit servir surtout de base pour la campagne présidentielle c'est ça ?

18:01
Invité

Oui Steve c'est un document de 144 pages qui propose des centaines de mesures et qui a été rédigé par Chloé Rydel Chloé Rydel c'est une eurodéputée socialiste elle est en charge de refonder le projet du Parti Socialiste et politiquement elle est plutôt proche du premier secrétaire Olivier Faure on la voit à l'écran et en tout cas même si elle est proche d'Olivier Faure elle a écrit ce programme en associant les différents courants du parti alors quel est le but de ce nouveau corpus idéologique du PS et bien d'abord c'est d'occuper le terrain des idées à gauche un terrain qui est il faut le dire monopolisé depuis des années par Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise et encore récemment avec son concept de Nouvelle France ensuite ce texte socialiste entend tourner la page de la social-démocratie héritée du XXe siècle une social-démocratie qui a selon les socialistes permis des progrès sociaux mais sans forcément prendre en compte les limites écologiques de la planète ou sans réduire les inégalités entre les hommes et les femmes et puis enfin le PS veut reprendre à son compte l'idée de liberté accaparée par la droite et l'extrême droite selon les socialistes je cite Chloé Rydel la liberté est une question éminemment sociale être libre c'est avoir un travail qui paye pouvoir s'éduquer ne pas subir les discriminations et ne pas être assigné à résidence

19:19
Présentateur

Alex donnez-nous le programme quelles sont les mesures fortes de ce programme ?

19:22
Invité

Ce sont des propositions de gauche classiques notamment sur la fiscalité avec une taxe Zuckman de 2% sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros un impôt sur les grandes successions au-delà de 200 000 euros et puis la promesse d'un SMIC à 1 690 euros net par mois c'est-à-dire une hausse de 200 euros par rapport au niveau actuel et ensuite on retient une réforme des retraites dans une version socialiste avec une abrogation de la réforme des retraites bornes à 64 ans un âge légal de départ qui est fixé à 62 ans 43 années de cotisation et puis la possibilité de partir quand même plutôt en cas de métier pénible on peut dire également qu'il n'y a pas de grandes indications sur le financement de ces centaines de mesures maintenant les militants du parti socialiste vont pouvoir dans les prochaines semaines amender ce programme et ce texte il doit être prêt cet été Adelziane ce texte ce programme du parti socialiste pour le 21ème siècle il ne fait pas forcément l'unanimité au sein du parti vous qu'est-ce que vous en pensez ?

Moi je me réjouis dans un premier temps que nous puissions avoir un parti qui a travaillé de manière transpartisane c'est-à-dire tous les courants du parti ont pu être associés dans une démarche on va dire un peu heuristique autour de cette réflexion qu'est-ce qu'un programme socialiste pour la prochaine élection présidentielle ?

On parle souvent du programme de la LFI l'avenir en commun qui a été mis en place en 2016 qui a été amendé aujourd'hui nous arrivons avec une proposition consolidée qui demande justement demain à être travaillé et ça c'est pour moi le point extrêmement important et peut-être la faiblesse dans un premier temps de ce programme de ce projet c'est de pouvoir être amendé travailler sur le fond par l'ensemble des militants est-ce que c'est un programme qui a vraiment des idées fortes par exemple pour gagner la présidentielle ?

Pour le moment c'est j'ai envie de dire un corpus idéologique qui dit qui cherche à dire qui va vers qu'est-ce qu'être socialiste aujourd'hui il y a des points moi sur lesquels je ne suis pas tout à fait d'accord par exemple quand vous l'évoquiez tourner la page de la social-démocratie je suis un social-démocrate je n'ai pas de problème avec ça et je considère justement que c'est une manière de gouverner respectable et respectueuse de la démocratie des valeurs et des principes de la République autour de ce corpus maintenant est-ce que c'est un programme qui permet de gagner l'élection présidentielle demain ?

Pas encore on est vraiment sur une ébauche c'est un document sérieux consolidé il fait à peu près 144 pages et il y a un point extrêmement important et vous l'avez dit comment est-ce qu'on le finance ? Et quand on parle de comment est-ce qu'on le finance c'est toutes les difficultés qu'on connaît depuis de nombreuses années sur comment équilibrer ce budget

21:43
Présentateur

Vous dites que ce programme il n'est pas financé aujourd'hui ?

21:45
Invité

Pour l'instant il y a tout un travail qui est en train d'être fait là ce sont les propositions et le travail à venir et là on va revenir sur le fond c'est qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui de la fiscalité quand on voit que le gouvernement a baissé depuis 2017 de 60 milliards les rentrées fiscales dans notre pays je suis élu à Saint-Ouen j'ai été élu aux finances dans cette ville j'ai pu voir de 2020 à 2026 les brèches qui ont été faites dans le financement des collectivités locales parce que la taxe d'habitation a été supprimée parce qu'un grand nombre d'éléments comme la DSU et la DGF ont été baissés voire supprimés aujourd'hui quand on doit se poser la question à l'horizon de l'élection présidentielle la question de ce financement elle va être déterminante Alors un programme très bien mais maintenant il faut un candidat pour la gauche pour se qualifier au second tour notamment face à Jean-Luc Mélenchon qui lui sera certainement candidat Marine Tondelier qui est à la tête des écologistes défend l'idée d'une primaire de la gauche hors LFI une primaire qui d'ailleurs est critiquée par certains socialistes notamment François Hollande et hier sur le plateau de notre émission le grand jury en partenariat avec le RTL et bien Marine Tondelier a eu des mots très durs envers les opposants à cette primaire de la gauche

22:47
Présentateur

Je vais vous dire en politique on a le droit d'avoir des avis différents mais là c'est quand même du sabotage c'est-à-dire que on est dans une séquence de décomposition politique les gens ont le droit d'avoir des désaccords d'être un peu perdus ils ont le droit d'être perdus mais ils n'ont pas le droit de nous faire perdre et moi je n'accepte pas qu'un outil qui est sur la table qui est plébiscité par entre 85 et 90% de nos électeurs on le casse sans ne proposer rien d'autre à la place je trouve que c'est du sabotage

23:15
Invité

Adelziane est-ce que vous êtes favorable à cette primaire de la gauche Oréle-Efi ou est-ce que vous faites partie des saboteurs pour reprendre les mots de Marine Tondelier Ni sabotage ni saboteur moi ce que je constate c'est que s'il y a un parti à gauche qui a initié la logique de primaire c'est le parti socialiste on a pu le voir ça a eu des fois des conséquences positives pour le parti socialiste la primaire de 2007 la primaire de 2012 qui avait permis ensuite à François Hollande d'être candidat des fois ça a été plus compliqué celle de 2017 avec Benoît Hamon avec l'ensemble des candidats de mémoire il y avait donc Manuel Valls François de Rugy et donc sur celle de 2027 est-ce que la recette de la primaire des années précédentes fonctionne aujourd'hui moi quand on parle de la primaire justement de 2017 elle avait été faite au sein du parti socialiste c'est un débat en tout cas au sein du parti socialiste que nous devons avoir que nous n'avons pas eu encore est-ce qu'on envoie un candidat socialiste on le désigne il va à la primaire est-ce que tous les socialistes tous les écologistes tous ceux qui veulent être partenaires et partisans de cette primaire peuvent candidater enfin les contours ils sont encore très très vagues donc votre avis n'est pas encore tranché sur cette question de la primaire à gauche mon avis n'est pas tranché parce que qu'est-ce qu'on voit il y a ceux qui veulent y aller et ceux qui ne veulent pas y aller sachant que la LFI Jean-Luc Mélenchon a toujours dit de toute façon j'irai de mon côté je n'ai pas besoin de partenaire j'avance et ensuite vous rallierez à moi Dernière question rapidement sur ces questions politiques à gauche il y a une rencontre aujourd'hui entre Olivier Faure et Raphaël Glucksmann qui est à la tête de son parti Place Publique je pense qu'on va parler de présidentiel dans ses échanges est-ce que selon vous Raphaël Glucksmann a le profil pour être le candidat soutenu par les socialistes ?

Raphaël Glucksmann a été déjà un candidat soutenu par le parti socialiste des élections européennes que ce soit en 2019 et en 2024 il avait fait une belle campagne en 2024 il avait permis justement enfin au parti socialiste qui le soutenait de faire un score à deux chiffres dans une élection nationale et européenne est-ce qu'il a envie d'être candidat du parti socialiste ? est-ce qu'il a envie de porter des valeurs de gauche ? visiblement oui il a envie d'être candidat

25:14
Présentateur

du parti socialiste c'est donc votre réponse à la question d'Alex

25:17
Invité

et donc ma réponse à la question d'Alex c'est qu'aujourd'hui il est en train de discuter et c'est un sujet qui doit être traité pour ma part en tout cas est-ce que ça sera mon candidat ? moi ce que je vois c'est qu'on est dans une forme de grand prix de Formule 1 c'est le warm-up il y a les tours d'essai il va y avoir les qualifications et puis ensuite il y aura le grand prix en lui-même Raphaël Glucksmann a été un bon candidat en 2024 mais est-ce qu'il sera le bon candidat pour les élections présidentielles ? encore faut-il un projet qui soit porté et qu'il porte un projet socialiste ? vous doutez un peu ?

moi j'attends un petit peu de voir aussi les messages qu'il envoie à la gauche qu'il envoie au peuple de gauche désolé d'avoir ce logiciel mais aujourd'hui et je pense que 2027 un des enjeux qui sera important c'est qu'on va revenir un clivage gauche-droite et vraiment aujourd'hui les marqueurs politiques entre la gauche et la droite vont revenir

25:59
Présentateur

on en reparlera évidemment Adelziane l'actualité c'est aussi cette affaire cette affaire qui rend fou votre ville de Saint-Ouen l'affaire Masterpoulet c'est un resto rapide que le maire Karim Boimbran du parti socialiste tente de faire fermer on va tout de suite rejoindre Charles-Henri journaliste à citoyens.com bonjour Charles racontez-nous cette polémique qui a des accents très politiques

26:22
Locuteur non identifié

oui bonjour bonjour Adelziane donc oui en effet la ville de Saint-Ouen vous êtes donc élu élu au sein de la majorité depuis 2020 a engagé en fait un bras de fer avec cette enseigne de restauration rapide donc Masterpoulet qui s'est installé donc à deux pas de la mairie le maire socialiste de Saint-Ouen Karim Boimbran lui il estime qu'elle a ouvert donc cette enseigne le 10 avril sans autorisation préalable il a fait installer des blocs de béton pour en bloquer l'accès en réponse Masterpoulet a saisi le tribunal administratif de Montreuil qui lui a donné raison en tout cas sur ce point celui du blocage les blocs de béton ont bien été retirés mais ils ont été remplacés depuis vendredi par de grands pots de fleurs donc le contentieux continue en fait ce que reproche Karim Boimbran à cette enseigne de restauration rapide c'est la qualité de la nourriture qu'elle produit et aussi des nuisances les nuisances que génère son activité sur le cadre de vie des riverains notamment le bruit et les émanations donc des cuisines en revanche le différent a pris récemment une tournure politique puisque les élus de la France insoumise ont pris parti pour le restaurateur et accusent même le maire de Saint-Ouen de pousser à la gentrification de la ville sous couvert de lutte contre la malbouffe donc moi ce que je voudrais vous interroger en fait c'est sur votre perception de cette politique et cette polémique et finalement si elle ne reflète pas ce qu'on a vécu un peu pendant les municipales c'est-à-dire cet affrontement entre deux gauches deux visions de la société ici gentrification d'un côté lutte contre la malbouffe de l'autre et donc affrontement entre deux gauches qui a d'ailleurs rebondi avec l'élection du maire de Saint-Denis Bali-Ibagayoko à la tête de Pleine-Commune face à Karim Bouamranou

28:24
Présentateur

alors votre réponse à Charles sur cette polémique Master Poulet

28:27
Invité

sur cette polémique moi j'ai été avant d'être sénateur j'étais adjoint à l'aménagement et l'urbanisme de la ville de Saint-Ouen et j'étais également vice-président de Pleine-Commune à l'aménagement et l'urbanisme quand on a un commerce qui s'installe qui s'installe alors dans l'espèce Master Poulet n'avait pas les autorisations encore délivrées par l'urbanisme à l'aménagement d'ouvrir quand un commerce s'installe qui a des nuisances qui a des problématiques aussi d'extraction que ce commerce ouvre sans les autorisations de la ville effectivement nous en tant qu'élus les personnes que nous allons voir ce sont les habitants qui viennent nous dire qu'est-ce qui se passe à cet endroit mais c'est juste ça

29:00
Présentateur

franchement attendez, attendez justement c'est pas juste ça la deuxième chose

29:04
Invité

je vais y venir sur la France insoumise puisque c'est ça que vous voulez savoir la deuxième chose c'est que commerciale de la ville sur l'avenue Gabriel Paris on a eu six ouvertures de restauration de poulet c'est le rôle du maire j'en suis désolé mais c'est comme ça c'est le rôle du maire aussi de s'assurer de la qualité de la diversification d'offres parce que c'est ce qui est attendu par les habitants enfin sur la France insoumise écoutez il y a une gauche qui s'agite et une gauche qui agit effectivement on sort des élections municipales on a eu la France insoumise qui a porté une candidature à travers une candidate et soutenue par Éric Coquerel donc qui reviennent aujourd'hui pour soutenir justement dans cette bataille de gentrification pas gentrification de la ville moi je me permets d'ajouter un point important j'ai été élu dans cette ville on a porté un projet de ville équilibrée on a créé 600 logements sociaux je ne suis pas en train de défendre notre bilan mais 600 logements sociaux on a fermé les 7 points de deal de narcotrafic de la ville de Saint-Ouen le soutien qu'on a eu de la France insoumise de ce côté-là il a été très très faible

30:02
Présentateur

Merci beaucoup merci Charles-Henri journaliste à Citoyens.com merci de nous avoir résumé cette polémique qui prend des affaires une dimension quasi nationale merci beaucoup Adelziane merci d'avoir été avec nous ce matin Alex on se retrouve dans 20 minutes on parle de quoi ? on parlera d'un champion du monde français pas comme les autres

30:18
Invité

le champion du monde des oeufs mimosas

30:19
Présentateur

intéressant tout de suite c'est un général qui me rejoint en plateau bonjour général bonjour Dominique Trinquant général ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU ravi de vous accueillir sur ce plateau vous connaissez Stéphane Vernet rédacteur en chef délégué Ouest France à Paris bonjour cher Stéphane on a beaucoup de questions à vous poser on reviendra bien évidemment sur les derniers développements au Mali en Ukraine mais d'abord évidemment ce qui s'est passé ce week-end aux Etats-Unis Donald Trump qui était manifestement la cible d'un attentat évité ce week-end à l'occasion du gala annuel de la presse à Washington Trump c'est trois incidents majeurs en trois ans vous connaissez très bien les Etats-Unis la violence a toujours été un peu dans la culture politique du pays mais là est-ce qu'on passe pas un cap quand même

31:28
Invité

oui alors d'abord il faut condamner bien sûr toute violence en politique toutefois le président Trump vit aussi autour de la violence il exacerbe la violence et la violence comme vous le dites aux Etats-Unis est toujours présente la présence des armes est absolument phénoménale mais ceci étant c'est très inquiétant pour la démocratie qu'il puisse y avoir des tentatives d'assassinat et vous avez raison de le dire ça fait trois fois que le président est ciblé dans cet hôtel où bon les images prêtent à confusion mais en fait c'est dans l'entrée de l'hôtel

32:03
Présentateur

elles sont saisissantes ces images d'ailleurs le vice-président est évacué avant le président himself en quelque sorte il n'y a pas eu des défaillances sécuritaires

32:11
Invité

écoutez la défaillance sécuritaire dans un hôtel soit vous faites comme à Islamabad vous fermez la ville vous fermez l'hôtel et là vous êtes sûr d'avoir la sécurité quand vous faites ça comme ça a été fait aux Etats-Unis et c'est une réunion qui se tient tous les ans si vous ne fermez pas si vous ne fermez pas l'hôtel l'entrée de l'hôtel il y a des clients qui rentrent et on voit bien dans les images que ça s'est passé à l'entrée donc assez loin de la salle de réunion mais maintenant le dispositif de sécurité américain se met en branle comme il sait le faire et donc vous avez des forces spéciales absolument partout des gens armés absolument partout mais dans la salle même il n'y a eu aucun danger

32:47
Présentateur

mais parce que Trump il en profite en disant vous voyez ça justifie la construction d'une salle de balle privée à la Maison-Blanche qu'est-ce que vous en pensez en termes sécuritaires encore une fois

32:57
Invité

non mais c'est un champion des médias il est capable de récupérer n'importe quoi y compris tous ses échecs donc dans ce cas-là il récupère en disant voilà parce que sa fameuse salle de balle est très critiquée donc ça lui permet de rebondir en disant on va faire un truc sécurisé à la Maison-Blanche on est d'accord que sur cette tentative d'assassinat ou d'attentat il n'y a aucun rapport avec l'Iran sachant qu'en juillet 2024 il y avait un américano-pakistanais qui avait été arrêté et qui avait reconnu qu'il avait cherché à recruter des tueurs pour assassiner Donald Trump pour le compte des gardiens de la révolution est-ce que ça ça fait partie des options aujourd'hui dans le conflit au cours oui alors pas sur cet attentat là vous avez raison mais tout à fait je rappelle que les passes d'Aran c'est un gouvernement criminel qui utilise la guerre asymétrique dans la guerre asymétrique il y a les attentats la France en a subi quelques-uns ça ne serait pas étonnant bien sûr et les mesures de sécurité américaines doivent être adaptées à ça mais tout à fait il faut s'attendre dans cette guerre asymétrique avec les passes d'Aran à l'utilisation de tous les moyens disponibles du faible au fort

34:11
Présentateur

alors général le détroit d'Hormuz est toujours à l'arrêt bloqué double blocus effectivement côté iranien côté américain et pourtant Trump qui ordonne la prolongation du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran malgré des négociations qui sont à l'arrêt qui patinent très clairement est-ce que vous jugez qu'une reprise des combats aujourd'hui est possible probable certaine quel adjectif vous choisissez

34:33
Invité

alors d'abord la définition des termes est importante il y a un cessez-le-feu qui n'est pas un cessez-le-feu je veux dire qu'on passe en dessous on attaque des bateaux etc. moi il y a quelque chose qui me frappe c'est qu'aujourd'hui le ministre des Affaires étrangères iranien est à Moscou pour rencontrer M.

Poutine avec une proposition que je n'ai pas que je n'ai pas sur la table mais dont on dit que ça serait une libération du détroit d'Hormuz pour une discussion ultérieure sur un plan de paix alors là les Iraniens sont très très forts parce que évidemment la pression est sur le détroit d'Hormuz et si le président Trump peut dire ça y est le détroit d'Hormuz est libéré le reste la négociation on ne sait pas très bien ce qu'il y aura dedans et au passage le président Trump est en train aujourd'hui de se rapprocher d'un accord qui est l'accord qu'il a déchiré en 2018 sur le nucléaire du nucléaire l'accord de Vienne donc j'allais dire tout ça pour ça

35:26
Présentateur

mais est-ce qu'une intervention américaine par exemple au sol est encore possible aujourd'hui ?

35:31
Invité

je crois que c'est difficile c'est possible parce qu'il y a une concentration des moyens il y a deux corps expéditionnaires une brigade parachutiste donc ça fait partie de la pression mais je pense que les militaires américains ont dit au président oui vous pouvez le faire mais attention mort blessé dans nos forces parce qu'une opération au sol ça veut dire risque et mort et blessé et ça pour l'électorat de monsieur Trump c'est quelque chose qui est très malvenu vous venez de le souligner à l'instant en fait vous dites que les iraniens sont potentiellement très très très forts dans les négociations en tout cas ils sont très aviles est-ce que c'est pas aussi en creux le signe que les américains sont en position de faiblesse dans la négociation j'entends ?

bien sûr alors d'abord il y a les personnalités je parle toujours des agents immobiliers Wittkopf et Kouchner qui n'y connaissent de négociateurs qui sont allés s'occuper de l'Ukraine de Gaza maintenant de l'Iran et qui ne connaissent rien et qui sont face à des équipes qui ont négocié pendant des années avec tous les pays qui avaient face à eux donc il y a les personnes ensuite il y a l'objectif stratégique qu'est-ce qu'on veut obtenir ?

je suis certain que monsieur Netanyahou lui a un véritable objectif stratégique c'est particulièrement ce qu'il veut voilà il sait il faut décapiter le gouvernement intérant parce que sinon on continuera à avoir des problèmes autour d'Israël le président américain je crois que c'est beaucoup moins sûr et plus ça avance plus c'est la montre qui tourne et il se dit il faut rapidement que j'ai un accord il doit à la fin du mois être devant le congrès enfin pas lui mais son programme les mid-term elections la rencontre avec le président aussi il a beaucoup d'échéances et il veut régler ça qu'est-ce qui reste comme levier aux américains dans cette négociation sur quoi est-ce qu'il pourrait appuyer pour obtenir des concessions de la part des Iraniens on a l'impression qu'en fait Donald Trump multiplie les ultimatums que lui-même ne respecte pas et qu'il est impuissant dans ce oui il est impuissant la manœuvre est entre les mains des Iraniens avec au passage la prise de pouvoir réelle des passe-d'arand le guide suprême on ne sait pas s'il existe vraiment mais les passe-d'arand eux sont très fermes et je pense que ce que je disais tout à l'heure à propos de l'accord proposé par les Iraniens c'est au conditionnel tout ça libération d'Ormose ben voilà ça y est j'ai ma victoire j'ai ma porte de sortie pas de problème j'ai réglé la guerre alors qu'il faut rappeler qu'avant le 28 février le détroit d'Ormose était ouvert

37:54
Présentateur

général on parle on parle effectivement des moyens de pression éventuels côté américain il y a certains rapports qui disent qu'il y a une pénurie aujourd'hui d'armement aux Etats-Unis qui empêcherait les Etats-Unis de se projeter sur différents théâtres dans le monde est-ce que vous avez des informations à ce sujet ?

38:09
Invité

alors d'abord les stocks d'armes c'est super secret donc je n'en connais pas plus que les trois quarts des gens

38:15
Présentateur

plusieurs médias américains mais évidemment

38:17
Invité

la consommation de munitions a été tellement importante et il faut rappeler que si vous voulez quand on parle nous par exemple de la France nos armements c'est fait quoi pour défendre la France défendre les Européens les Américains c'est pas ça c'est fait pour intervenir dans le monde entier et donc intervenir par exemple en Asie pour défendre Taïwan nécessite beaucoup d'armement si beaucoup ont été consommés au Moyen-Orient il en manque là-bas et l'industrialisation de ces matériels très sophistiqués prend énormément de temps et l'industrie américaine comme l'industrie européenne n'est pas capable de produire très rapidement tout ça donc il y a certainement des manques dans les équipements américains

38:55
Présentateur

est-ce qu'on sait aujourd'hui qui dirige ce régime iranien ?

38:59
Invité

on pense qu'aujourd'hui est-ce que c'est encore

39:00
Présentateur

les Mollas ? est-ce que c'est devenu une dictature militaire comme on le dit beaucoup aujourd'hui ?

39:05
Invité

alors avant l'avantage du guide suprême c'est qu'il arrivait à fédérer les Pazdaran les Mollas les différents courants et comme c'était la voie de Dieu j'allais dire personne ne contestait là il n'y a plus cette voie-là les Mollas ne sont plus au pouvoir alors qui dirige ? ce sont les Pazdaran alors il faut rappeler que les Pazdaran c'est l'armée idéologique du régime mais aussi financière et économique ils ont des intérêts partout

39:38
Présentateur

ce que vous voulez dire c'est que le régime à l'occasion de cette guerre s'est encore durci par rapport à ce qu'il était avant

39:43
Invité

oui on peut dire que c'est une junte militaire maintenant militaire idéologique très idéologisé qui est dans une autre logique que nous ne pouvons pas comprendre se faire tuer c'est le martyr c'est aller au paradis on applaudit c'est très bien alors évidemment quand on est face à des Américains qui ne veulent pas s'engager au sol pour ne pas avoir de mort il y a un sourire chez les Iraniens ils disent nous on n'a pas de problème

40:08
Présentateur

quand on voit tout ce qui s'est passé depuis le 28 février on se dit qu'il y a quand même un certain nombre d'erreurs qui ont été commises côté américain lesquelles ? est-ce que vous voyez des erreurs flagrantes qui ont été commises ?

40:17
Invité

c'est de ne pas avoir de stratégie de s'en remettre alors le président Trump est très critiqué aux Etats-Unis pour ça on dit qu'en fait c'est Israël qui a amené la guerre et qu'il s'est aligné sur la guerre et donc le fait que les Israéliens pilotent les Etats-Unis c'est inacceptable aux Etats-Unis

40:35
Présentateur

mais ça c'est aussi votre avis ? c'est les Israéliens

40:37
Invité

qui ont piloté cette opération ah oui oui moi je si vous voulez le premier ministre Netanyahou ça fait 20 ans qu'il a cette stratégie il a cherché à convaincre tous les présidents américains il n'a pas réussi là il a réussi d'ailleurs il y a actuellement des documents qui circulent aux Etats-Unis sur le fait que Jared Kushner le gendre du président en fait travaille en très grande proximité avec le Mossad et donc

40:58
Présentateur

vous voulez dire que Kushner est un agent du Mossad c'est ce que vous dites ?

41:01
Invité

agent du Mossad c'est un bien grand mot mais qu'il travaille dans l'intérêt du Mossad oui mais encore une fois cette stratégie moi je ne suis pas du tout un fanatique de monsieur Netanyahou en particulier pour ce qui concerne la Palestine et l'action qu'il a en Cisjordanie et qu'il a au sud de Liban mais tant que le régime des Mollas qu'on appelle régime des Mollas et encore une fois qui sont les passes d'arrant aujourd'hui n'a pas été réduit à néant la menace existera toujours il y a une victime collatérale dans ce conflit dont on parle moins c'est l'état de la relation entre les Etats-Unis et l'Union Européenne que les Etats-Unis en tout cas singulièrement est-ce que Donald Trump à l'occasion de ce conflit n'a pas perdu tout assise tout appui toute crédibilité Oui alors je pense que là il y a deux mouvements d'abord c'est une erreur stratégique de la part du président Trump pourquoi ?

parce que les Européens sont les meilleurs alliés des Etats-Unis et c'est lui qui les chasse ça n'est pas l'inverse les Européens ne veulent pas que les Etats-Unis s'en aillent maintenant ça a un autre effet c'est que les Européens se rendent compte enfin qu'il va falloir avoir une autonomie si on veut défendre l'état de droit ce qui est quand même le fondement de l'Union Européenne il va falloir que l'Europe soit capable de défendre cet état de droit donc se défendre ce n'est pas seulement avoir des armements c'est être aussi économiquement psychologiquement démocratiquement armé pour lutter contre la Russie qui agresse à l'Est bien sûr contre les passe-d'Aran qui nous menacent de façon asymétrique mais c'est un comble contre notre allié de toujours et on va fêter l'anniversaire de l'indépendance américaine cette année et on est prêt aujourd'hui ?

alors je ne pense pas qu'on est prêt aujourd'hui c'est une affaire de quoi ? quelques années ? quelques dizaines d'années ? alors si vous parlez un militaire l'objectif des militaires c'est 2030 c'est d'être capable en 2030 mais je crois que psychologiquement c'est beaucoup plus que ça vous savez nous français on a été biberonnés par le général de Gaulle à l'autonomie donc on connaît ça les autres européens ce n'est pas le cas

43:05
Présentateur

alors général on va parler du Liban un pays que vous connaissez bien puisque vous avez participé je crois à plusieurs opérations là-bas en tant qu'officier 14 morts dans le sud du pays ces dernières heures après des bombardements israéliens qui ont fait suite à des tirs de roquettes du Hezbollah sur le nord d'Israël les deux parties qui s'accusent comme d'habitude mutuellement de violation du cessez-le-feu qu'est-ce qu'on peut dire aujourd'hui ce lundi avec certitude qu'est-ce qui se passe au sud Liban ?

43:28
Invité

alors d'abord ce qu'il y a de sûr c'est qu'il y a prolongation du cessez-le-feu pendant 15 jours que les Israéliens

43:34
Présentateur

avec une violation manifeste comment ? avec une violation manifeste oui bien sûr

43:37
Invité

mais c'est comme pour le détroit d'Hormuz ce ne sont pas des vrais c'est le feu mais ça veut dire une baisse des tensions c'est le premier point le deuxième point c'est que Israël et le Liban se parlent merveilleux ça fait 42 ans qu'ils ne l'ont pas fait donc moi j'applaudis même si c'est à Washington qu'on aurait peut-être préféré que ce soit à Paris mais pour tordre le bras à Netanyahou il n'y a que à Washington Paris ne peut plus parler à Netanyahou depuis la reconnaissance de la Palestine donc ça c'est c'est j'allais dire le moyen terme immédiatement il y a des violations au sol d'abord parce que le Hezbollah ne veut pas de se cesser le feu je rappelle que le Hezbollah s'intitule le parti de la résistance donc lui son existence c'est la guerre contre Israël donc il ne va pas s'arrêter de combattre ensuite monsieur Netanyahou s'est fait contraindre à avoir se cesser le feu il ne le voulait pas parce qu'il considère qu'il n'a pas atteint ses objectifs dans le sud Liban donc les deux continuent mais globalement il n'y a plus de frappe à Beyrouth donc les frappes sont descendues au sud du Litanie ce qui n'est pas bien pour les gens qui habitent là-bas bien sûr mais ce qui permet d'arriver à une diminution des tensions

44:46
Présentateur

puisque vous parlez du Hezbollah deux soldats français sont morts alors qu'ils participaient à une opération de la Finule ils sont tombés dans une embiscade du Hezbollah selon l'Elysée est-ce que vous dites très clairement aujourd'hui le Hezbollah est l'ennemi de la France ?

44:57
Invité

bien sûr mais depuis longtemps alors la France de façon parfois trop intelligente trop fine fait la séparation entre le Hezbollah politique et le Hezbollah militaire branche politique branche militaire

45:08
Présentateur

c'est quoi ? c'est une fiction ça ?

45:10
Invité

c'est un peu une fiction mais pour la France la question était est-ce qu'on peut continuer à discuter avec le Hezbollah qui est un parti politique qui a du poids au Liban et on ne pourra pas parler d'une résolution de la crise si politiquement on ne parle pas à tout le monde voilà

45:27
Présentateur

mais le Hezbollah on rigole de ça il n'y avait pas vraiment de distinction entre la branche politique et la branche militaire

45:31
Invité

oui bien sûr bien sûr c'est un artifice qu'on a maintenu est-ce qu'on doit le maintenir longtemps ? j'en sais rien il y a eu un revirement important au Liban aujourd'hui maintenant les Libanais en ont assez du Hezbollah parce qu'ils savent qu'il obéit à Téhéran et pas à Beyrouth et qu'aujourd'hui Beyrouth veut la paix ce que Téhéran ne veut pas

45:49
Présentateur

le mandat de la finule va expirer à la fin de cette année l'année 2026 vous vous en réjouissez comme le fait Israël ou vous le regrettez ?

45:58
Invité

alors

45:58
Présentateur

et qu'est-ce qu'on va faire après surtout ?

45:59
Invité

alors ça c'est la vraie question je suis ambivalent là-dessus la résolution 1701 a été votée en 2006 il y a 20 ans et depuis 20 ans en fait et qui demandait le désarmement du Hezbollah par l'armée libanaise ça n'a pas été fait en mettant un butoir en disant le 31 décembre c'est fini on pousse le Liban à l'action bon ça c'est le bon côté le mauvais côté c'est que à mon avis ça ne sera pas réglé le 31 décembre et donc il faut penser à la suite

46:32
Présentateur

et la suite c'est quoi alors ?

46:33
Invité

alors la suite d'abord pourquoi ça se termine le 31 décembre ?

parce que les Américains refusent de payer et comme vous le savez les opérations de maintien de la paix sont payées à 25% par les Etats-Unis donc pour des raisons financières on arrête ça donc ce qui peut arriver c'est qu'il y a une coalition qui vienne en soutien des Libanais pour continuer cette action de désarmement dans cette coalition je ne vois pas la France est absente la France a toujours été au chevet du Liban il faut se rappeler que c'est nous qui l'avons créé en 1920 et comme vous gentiment vous rappeliez que j'ai commandé un bataillon là-bas je peux vous dire que quand les Français sont au Liban c'est pas comme si les Indonésiens qui sont très très nombreux sont là-bas c'est une relation particulière

47:15
Présentateur

alors il nous reste très très peu de temps de parler encore de l'Ukraine et du Mali si on a le temps sur l'Ukraine l'Union Européenne a validé vous avez vu définitivement à près de 90 milliards d'euros à quoi va servir cet argent est-ce que c'est susceptible de faire pencher la balance du côté ukrainien face à la Russie ?

47:30
Invité

c'est susceptible de permettre aux Ukrainiens de faire le combat qu'ils mènent qui est incroyable les Ukrainiens qui tiennent très fermement même les Russes ne progressent plus donc militairement mais aussi pour soutenir le gouvernement le gouvernement ukrainien dans sa vie de tous les jours et puisque vous parlez de l'Afrique échec de la Russie en Ukraine qui n'arrive pas à progresser échec de la Russie en Afrique on l'a vu la prise de Kidal par exemple avec les forces russes qui n'ont qu'un choix c'est de négocier leur départ Hier le président ukrainien Volodymyr Zelensky a participé à une célébration autour du 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl au cours de cette cérémonie il a accusé la Russie de pratiquer le chantage nucléaire dans le cadre du conflit qui l'oppose à l'Ukraine est-ce que ça cette façon de faire c'est-à-dire cette façon d'envahir un pays voisin souverain etc.

mais sous menace de l'arme nucléaire est-ce qu'il faut s'attendre à ce que ça devienne une nouvelle façon de faire la guerre aujourd'hui ?

Alors d'abord tout le monde n'a pas d'arme nucléaire donc tout le monde n'est pas en mesure de faire ce chantage mais c'est vrai que depuis la guerre la Russie fait ce chantage-là et que si tout le monde a été relativement soft dans les réponses à la Russie c'est parce qu'elle est protégée par l'arme nucléaire donc chaque fois que ça va mal on grimpe au stade nucléaire ce qui au passage pour moi est une preuve de faiblesse ça veut dire je n'ai plus rien je suis obligé de venir au chantage nucléaire parce que je ne réussis pas ailleurs voilà donc c'est possible regardez l'Inde-Pakistan ils se sont fait la guerre ce sont deux puissances nucléaires jamais à aucun moment ils n'ont touché aux éléments du nucléaire Je vous pose la question parce que dans les déclarations de Donald Trump alors il n'est pas allé jusqu'à la menace le chantage nucléaire mais quand il dit que si ses revendications n'aboutissent pas il est en capacité de détruire la civilisation iranienne en une nuit il y a une petite musique quand même Oui mais je ne crois pas du tout dans le cas américain vous savez tout ce qui est excessif et dérisoire et de temps en temps le président Trump se lâche et je ne crois pas du tout qu'il y ait eu une menace nucléaire

49:43
Présentateur

En 15 secondes l'Ukraine quelles sont les perspectives d'évolution de cette guerre dans les mois qui viennent ?

49:51
Invité

Écoutez malheureusement les Ukrainiens doivent tenir c'est notre défense avancée et la Russie le président Poutine détruit certes l'Ukraine mais saigne la Russie la Russie est dans une mauvaise position avec une armée On dit ça souvent

50:05
Présentateur

mais regardez ce week-end 203 drones russes qui arrivent sur l'Ukraine

50:12
Invité

90% sont détruits par les Ukrainiens Donc ça ça ne vous impressionne pas Non c'est terrible pour les Ukrainiens Mais ce que je veux dire c'est que la Russie se saigne son économie va mal elle n'arrive plus à recruter autant de soldats qu'elle en perd sur le terrain et le président Poutine le chef d'état-major des armées russes continue à lui mentir en lui disant qu'on va gagner ce qui est faux

50:39
Présentateur

Merci beaucoup Général c'était passionnant merci beaucoup Dominique Trinquant on vous réinvitera évidemment avec toutes ces guerres un peu partout dans le monde on aime avoir votre éclairage merci beaucoup Stéphane la une de Ouest France ciblage des ados comment contrer les réseaux sociaux merci cher Stéphane tout de suite on va voir ce qui fait l'actualité au plus près du terrain à l'occasion des journées nationales tourisme et handicap on a voulu nous intéresser à une association qui permet à des personnes à mobilité réduite de visiter le château d'Azel Rideau en Indre-et-Loire un monument qui ne dispose pas d'accès PMR comme la plupart des monuments anciens en France regardez ce sujet de télé Val-de-Loire

51:25
Locuteur non identifié

il est très beau mais ça c'est hyper important parce que le propriétaire des lieux il veut montrer qu'il est quelqu'un qui a bon goût qui a du style qui a de l'argent

51:33
Présentateur

pas d'ascenseur au château d'Azel Rideau pourtant ces 4 résidents de la maison de retraite de la commune vont pouvoir le visiter malgré leurs difficultés à se déplacer ils peuvent compter sur les mains fortes prêtées par l'association Portez-moi pour un rêve tous sont ambulanciers de profession et bénévoles aujourd'hui

51:52
Locuteur non identifié

faites-moi confiance faites-moi confiance je prends mon temps dans tous les cas d'accord 1 2 3 on peut au moins leur parler pendant qu'on descend et ça c'est agréable on les rassure leur sourire franchement ça ne nous fait pas souffrir et comme on a ce métier-là nous dans la peau on a les gestes on a tout ça pour leur faire plaisir

52:16
Présentateur

pour Jacqueline l'expérience est inédite passionnée d'histoire et de patrimoine elle a pu visiter le monument qu'elle voulait envoire grâce à la bienveillance de ses bénévoles ils font ça bien ? ah bah oui très bien vous n'avez pas eu peur ? ah non non pas du tout je pense qu'ils vont beaucoup en parler et beaucoup en parler à leur famille aussi pendant quelques semaines oui l'équipe est guidée par Hélène médiatrice au sein du château c'est un petit groupe pour la guide expérimentée mais plus facile pour gérer les déplacements qui prennent un peu plus de temps

52:48
Locuteur non identifié

c'est une visite c'est une visite où on prend beaucoup son temps où on n'est pas pressé et où les maîtres mots c'est adaptabilité souplesse et c'est aussi joyeux c'est vraiment une visite qui me tient à coeur parce qu'on prend son temps on va vraiment enfin on plonge un peu dans la vie des gens et on les rencontre vraiment par rapport à une visite habituelle est-ce que vous êtes prêts à repartir ? bah non oui sinon je continue de parler sur cet espace

53:16
Présentateur

sans l'association Portez-moi pour un rêve cette visite à l'étage n'aurait pas été possible pour ces personnes à mobilité réduite les monuments anciens offrant généralement très peu de possibilités d'aménagement PMR pour pallier cela le château a créé il y a quelques années un centre d'interprétation pensé pour les publics qui n'ont pas accès à l'intérieur du château les visiteurs ont la possibilité de découvrir en fait tous les espaces intérieurs du château qui ont été photographiés en haute définition et c'est un outil qui a vraiment été pensé comme une sorte de visite immersive comme si nos visiteurs y étaient ici se trouvent aussi des maquettes en relief et des légendes traduites en braille pour les visiteurs présentant une déficience visuelle et l'actualité sur le terrain c'est avec vous Alex Poussard vous avez fait le tour des quotidiens régionaux à la lune de Corse ce matin aujourd'hui le procès Colonna

54:06
Invité

oui le militant nationaliste corse Yvan Colonna avait été tué le 2 mars 2022 dans la prison d'Arles l'auteur de cette agression mortelle Franck Elongabé est renvoyé devant une cour d'assises pour assassinat en lien avec une entreprise terroriste et avec préméditation le procès doit avoir lieu dans quelques mois on le rappelle Yvan Colonna purgeait une peine de prison pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998

54:29
Présentateur

la hausse du prix du carburant préoccupe de plus en plus les transporteurs routiers

54:33
Invité

Chauffeur routier en danger c'est à la une du journal Le Petit Bleu d'Agen le transport routier fait partie des secteurs aidés par le gouvernement face à la hausse du prix de l'essence avec une aide forfaitaire qui peut aller jusqu'à 500 euros par camion un soutien d'ailleurs prolongé pour le mois de mai mais selon les représentants des chauffeurs routiers cette aide est insuffisante et ne couvre pas les pertes subies par les entreprises de transport le surcoût lié au carburant peut atteindre entre 7000 et 10 000 euros par entreprise et cela s'inscrit dans un contexte compliqué pour le secteur des marges faibles une hausse des charges et un ralentissement de l'activité on joue la survie de beaucoup d'entreprises assure un syndicaliste du Lot-et-Garonne

55:12
Présentateur

Les amis de la Voix du Nord nous parlent d'agriculture et de pommes de terre ce matin

55:15
Invité

Et nos producteurs de pommes de terre sont face à un dilemme ils produisent trop leurs rendements sont trop élevés par rapport à la demande et donc cela fait chuter les prix et l'an dernier les producteurs de pommes de terre ont dû vendre à perte certains ont même donné une partie de leur production ou détruit leur stock alors cette année pour éviter de se retrouver dans la même situation les producteurs de pommes de terre sont prêts à réduire leur surface cultivée en moyenne de 10% mais la filière reste vigilante face à une météo qui pourrait être trop sèche et à des mauvais rendements Allez, bonne nouvelle la France est championne du monde, c'est ça ?

Oui, un champion du monde des oeufs Mimosa il s'appelle Johan Jallet c'est un jeune chef du restaurant La Poulperie A7 et il a remporté la 10ème édition du championnat du monde de l'oeuf Mimosa

56:01
Présentateur

que ça existait ?

56:02
Invité

Moi non plus je l'ai appris ce matin en préparant cette revue de presse cette 10ème édition du championnat du monde de l'oeuf Mimosa a été organisée dans cette même ville de 7 un concours original avec une douzaine de participants et Johan Jallet l'a remporté grâce à un oeuf alors écoutez bien Steve la recette un oeuf Mimosa à l'aïoli au miso à l'ail noir à l'encre de sèche et aux poulpes rôties au paprika et puis un autre participant a aussi fait une version sucrée de ce classique de la gastronomie française un oeuf Mimosa coco meringue citron vert donc voilà Steve vous avez l'embarras du choix

56:34
Présentateur

pour votre déjeuner aujourd'hui je ne vais même pas faire un oeuf à la coque

56:36
Invité

voilà vous allez apprendre on va vous apprendre

56:38
Présentateur

merci beaucoup Alexandre Poussard on prend tout de suite la direction d'Autun en Saône-et-Loire on retrouve Vincent Chauvet bonjour monsieur vous êtes le maire modem de la ville on voulait vous interroger ce matin sur un projet de loi présenté par le gouvernement il y a deux semaines son objectif est de simplifier la vie des élus locaux en simplifiant les normes qu'est-ce que vous retenez de ce texte destiné à vous simplifier la vie

57:02
Locuteur non identifié

alors on est dans un processus et il y a plusieurs textes en ce moment alors il faut être attentif pour suivre on a deux projets de loi on a ce projet de loi sur la simplification pour les élus les collectivités territoriales et puis on a un projet de loi en même temps pour renforcer l'état local et juste avant on a eu un méga décret de simplification donc dans ce paysage les élus sont attentifs au travail du Parlement et on a beaucoup d'espoir dans le travail des sénateurs on voit qu'il y a plusieurs finalement tendances qui s'appuient sur des travaux de fonds qui ont été faits ces dernières années le rapport Wörth sur la décentralisation le rapport Vigourou pour sécuriser les élus et puis le rapport Ravignon et le reclore de la simplification qui avait été lancé donc il y a certaines choses intéressantes je pense qu'il y a matière à aller plus loin notamment dans le projet de loi de simplification sur les biens vacances en maître à Autun nous sommes assez précurseurs dans ce domaine notamment parce que les villes Action Cœur de Ville avaient des moyens supplémentaires juridiques pour aller plus loin et là ce texte notamment mais il y a aussi d'autres choses permet de mieux identifier de mieux transmettre les informations fiscales de réduire les délais sur par exemple l'identification des maisons abandonnées que les communes peuvent récupérer et remettre sur le marché

58:21
Présentateur

Donc en gros vous êtes favorable à cette simplification des normes on l'aura compris le texte précisément de simplification sera examiné au Sénat au mois de juin vous craignez une surenchère parlementaire il y a les sénatoriales qui arrivent très bientôt vous craignez une surenchère parlementaire du coup on va rajouter d'autres nouvelles normes

58:40
Locuteur non identifié

Je crains plutôt une dispersion des efforts il y a des choses importantes à mettre en oeuvre notamment aller au bout de la nouvelle responsabilité des gestionnaires publics aller au bout du rapport Vigouroux ça c'est la dernière partie du projet de loi visant à renforcer l'état local ça n'a pas forcément de lien avec l'état local mais ça vient dedans il y a un certain nombre de choses par rapport à ce que nous demandent les fédérations sportives et là c'est plutôt dans la simplification il y a dans les deux projets de loi des possibilités de coopération entre les collectivités on n'a pas de transfert de compétence je ne sais pas d'ailleurs s'il y a un consensus sur les transferts de compétences mais il y a dans chaque projet de loi des possibilités ce que le gouvernement appelait des contrats de réciprocité entre les communes les communautés de communes entre des communes même extérieures à des communautés de communes entre des syndicats qui peuvent porter des études pour certaines de leurs communes et donc il y a un certain nombre de cohérences peut-être à trouver entre les différents textes et peut-être une ambition renforcée s'il y a un consensus sur ces questions ce dont je ne suis pas certain ce que l'on sait en tout cas en étant maire ça fait plus de neuf ans que je suis maire aujourd'hui il y a deux choses auxquelles il faut remédier l'impuissance publique et ce qui est intéressant et bien dans le premier projet de loi c'est de donner plus de pouvoir au préfet à l'état local en dérogation en contractualisation pour justement lutter contre cette impuissance publique de l'état local et des collectivités territoriales ce sentiment terrible qui fait monter les extrêmes et puis la deuxième chose c'est la responsabilisation la sécurisation au vu de la judiciarisation de la vie publique

1:00:27
Présentateur

Merci beaucoup Merci Vincent Chauvet vous êtes donc maire d'Autun en Saône et Loire même maire modem de la ville merci beaucoup d'avoir répondu à mes questions ce matin on passe tout de suite au débat avec une grande thématique la violence en politique de quoi la tentative d'assassinat présumée de Donald Trump est-elle le nom on en parle dans un instant mais avant ça retour sur les derniers développements avec Flora Sauvage regardez Au lendemain de la fusillade survenue à Washington samedi soir au gala annuel des correspondants de presse de la Maison Blanche Donald Trump est revenu sur le profil du suspect présumé âgé de 31 ans Thomas Cole Allen semblait viser des hauts responsables de l'administration Trump cet informaticien originaire de Californie avait rédigé un manifeste dans lequel il exprimait sa rage contre le gouvernement

1:01:14
Invité

J'ai lu son manifeste il s'est radicalisé c'était un chrétien un croyant puis il est devenu anti-chrétien il a beaucoup changé il a traversé beaucoup d'épreuves d'après ce qu'il a écrit son frère s'est plaint de lui et je crois qu'il l'a dénoncé à la police et sa soeur s'est également plainte de lui sa famille était très inquiète c'était probablement quelqu'un de très malade

1:01:37
Présentateur

alors que le gala bat son plein l'homme armé d'un fusil de chasse d'un pistolet et de plusieurs couteaux force un point de contrôle à l'extérieur de la salle où se trouve Donald Trump des coups de feu sont échangés le tireur est arrêté le président américain et son épouse sont évacués par les services secrets le prévenu sera formellement inculpé lundi devant le tribunal fédéral de district mais ne vous y trempez pas de nombreux autres chefs d'accusation suivront les réactions en provenance de l'étranger n'ont pas tardé à affluer Emmanuel Macron a apporté son soutien à Donald Trump dénonçant une attaque inacceptable tout comme le premier ministre israélien

1:02:16
Invité

comme vous ma femme et moi avons été choqués d'apprendre les tentatives répétées d'assassinats contre le président Trump et son épouse nous avons été soulagés de constater qu'ils en étaient sortis indemnes tout comme les hauts responsables de l'administration américaine la violence n'a pas sa place ni contre les dirigeants politiques ni contre qui que ce soit

1:02:34
Présentateur

la visite d'état du roi Charles III aux Etats-Unis qui doit débuter ce lundi se déroulera comme prévu à annoncer le palais de Buckingham elles se sont levées très tôt ce lundi matin pour vous décrypter l'actu elles ne prennent jamais de vacances car l'info n'attend pas bonjour Elisabeth Martichoux bonjour Steve vous êtes éditorialiste politique publique Sénat bonjour Aurore Malval bonjour vous êtes grand reporter à Marianne ravie de vous retrouver sur ce plateau trois tentatives d'assassinat présumées contre Trump en trois ans alors la violence politique on sait aux Etats-Unis ça fait partie de la culture mais est-ce qu'on passe pas un cap là aujourd'hui Aurore ?

alors j'ai envie de dire oui et non parce qu'effectivement il y a un nombre d'attaques d'ailleurs trois c'est trois dernières années vous avez dit mais c'est aussi cinq en dix ans contre Donald Trump donc effectivement alors ce qui est intéressant de voir c'est que Donald Trump s'en enorgueillit il dit c'est parce que je suis ce sont j'ai étudié les assassinats et c'est les personnalités qui comptent qui sont prises pour cible en fait quand on regarde oui c'est comparé à Lincoln voilà tout à fait mais en fait quand on regarde la violence politique aux Etats-Unis ces dernières années on voit que ce n'est pas du tout spécifique à Donald Trump au contraire il y a eu beaucoup je pense notamment à l'assassinat bien sûr de Charlie Kirk de cet influenceur d'extrême droite l'an dernier mais aussi cet élu démocrate au congrès du Minnesota et son mari qui ont été abattus chez eux donc on voit en fait ça touche un petit peu tout l'ensemble du personnel politique et en fait c'est effectivement une conséquence d'une polarisation d'une crispation aux Etats-Unis je ne sais pas si cette attaque-là est un tournant je ne pense pas en tout cas des analyses des experts disent que ça ne jouera pas forcément un rôle très important dans la perspective des midterms mais c'est intéressant ce que vous dites on assiste à une banalisation de ce genre d'actes aux Etats-Unis peut-être ailleurs Elisabeth Alors aux Etats-Unis c'est sûr je lisais ce matin dans un compte rendu d'un journaliste français sur les événements quelque chose qui m'a frappée c'est qu'il y a un des correspondants qui était à la Maison-Blanche pendant ce dîner de gala donc il a vécu évidemment il a lui-même s'est couché par terre sous les tables il est allé à la conférence de presse c'est inouï ce qui s'est passé c'est vraiment conforme à la légende américaine c'est-à-dire qu'on a eu quand même un président smoking avec des journalistes en tenue de gala qui tenaient une conférence de presse une heure seulement ou un peu plus d'une heure après une tentative d'assassinat contre qui on en ressent peut-être plus d'ailleurs ce matin à l'occasion de la première audition devant la procureure de ce de cet de cet homme encore une fois dont on ne connaît pas monsieur Colin je crois qu'il a 31 ans et qui vient de Californie il ne connaît pas les momies mais bref ce correspondant nous disait qu'il était allé dans un café aux Etats-Unis à raconter ça et pour la première fois il n'y avait pas sur tous les écrans qu'il y a toujours dans les bars américains il n'y avait pas du tout la couverture en direct de ce que disait Trump du compte-rendu etc il y avait du sport et quand il a dit mais attendez il se passe quelque chose normalement c'est 100% attentat aux Etats-Unis dans ces cas-là et bien on lui a dit non on met le sport on ne veut pas créer de problèmes la politique qu'est-ce que ça veut dire vous l'avez dit polarise quand même dans des proportions qui n'ont jamais été celles-là aux Etats-Unis la violence vous l'avez dit aussi elle est consubstantielle à l'histoire américaine qui s'est construite sur une violence sociétale il y a autant d'armes en circulation aux Etats-Unis que d'américains c'est considérable mais on parle toujours des armes on dit toujours ça rouvre encore le débat on n'a rien dit on a un président effectivement qui lui-même dans son masculinisme dans sa façon de remonter les uns contre les autres génère cette violence maintenant je m'arrête là-dessus je m'arrête là-dessus parce que c'est intéressant j'ai entendu beaucoup ce matin à ces dernières heures en gros Donald Trump il attise la violence par sa violence verbale alors je n'irai pas jusqu'à dire que c'est mérité mais parfois on entend un peu cette petite musique chez les politiques dire il l'a bien cherché parce qu'il attise la violence Donald Trump en fait ce qui est intéressant par rapport à ça c'est qu'on a le même discours quasiment de manière symétrique et hémiplégique et c'est aussi une autre façon d'exprimer cette radicalité cette polarisation politique d'un côté vous avez effectivement les républicains qui avaient sorti cet argument de la violence politique attisée par les démocrates lors de l'assassinat de Charlie Kirk il s'agissait de dire finalement que la gauche était quasiment consubstantiellement violente et que c'était le résultat des discours le passage à l'acte du tireur et de l'autre côté effectivement vous avez le discours inverse qui s'appuie aussi sur des faits c'est-à-dire qu'on a noté quand même depuis l'assaut du Capitole après la défaite de Donald Trump en 2020 il y avait une recrudescence de ces actes violents et qu'effectivement cet assaut contre le Capitole avait contribué à renforcer encore cette violence politique et les actes d'ailleurs qui s'expriment depuis ce que je trouve aussi intéressant c'est justement ces deux récits qui se construisent en parallèle la polarisation la violence politique c'est ça qu'elle provoque finalement elle enferme aussi les partisans d'un côté et de l'autre dans des récits quasiment irréconciliables de réalité en tout cas de chacun à sa vérité parfois alternative par rapport aux faits c'est incontestable évidemment vous rappelez l'épisode du Capitole vous invoquez le Capitole vous avez compris à quel point effectivement Donald Trump charrie cet encouragement à la violence de mon point de vue mais j'ai été très frappée hier il y a eu un événement qui ne s'était jamais produit Donald Trump au cours de la conférence de presse a parlé d'apaisement a parlé d'amour c'est la première fois que le président américain a ce type de propos et on s'est dit mais quel génie d'abord son sang-froid sa capacité à récupérer médiatiquement à occuper la scène et à avoir un discours qu'on n'attend pas de lui l'imprévisibilité de Donald Trump est quand même assez fascinante maintenant quelques heures plus tard sur CBS dans l'émission 60 minutes qui est l'émission la plus regardée aux Etats-Unis il a agressé verbalement bien sûr une journaliste qui évoquait le testament politique il n'est pas mort mais la justification politique de l'auteur de la tentative d'attentat qui mettait en cause notamment Trump dans l'affaire Epstein et là il est reparti dans son agressivité verbale donc j'étais un peu naïf pour ma part hier matin en écoutant Trump en me disant voilà il se réinvente il se réinvente de façon incroyable inattendue et peut-être que ça va effectivement le porter à être un peu plus dans le rassemblement et l'apaisement quelques heures plus tard c'était terminé mais cette violence elle nous parle aussi en France alors nous on n'a pas les armes on n'a pas les armes comme aux Etats-Unis en tout cas dans des proportions beaucoup plus faibles mais il y a aussi cette radicalisation qui existe en France cette polarisation du débat public je ne pense pas effectivement que la France atteindra jamais d'ailleurs le niveau de violence politique des Etats-Unis vous l'avez rappelé c'est aussi inscrit dans l'histoire des Etats-Unis c'est pas l'histoire française mais effectivement on a cette question de la polarisation et je pense que ça rejoint ce que je disais tout à l'heure sur la question des récits antagonistes qui se bâtissent de part et d'autre et c'est un petit peu par rapport à ça qu'on peut dans une bien bien moindre mesure comparer c'est un petit peu la vision des choses le récit en tout cas politique de certains événements qui peut être fait par des camps en tout cas opposés politiquement je pense notamment à ce qui s'est passé après la mort de Quentin de Ranck par exemple à Lyon où il y avait il y a eu en tout cas des narratifs politiques qui ont été déployés à chaque bout un petit peu de l'hémicycle pour en faire quelque chose que ça n'était pas et pour défendre justement des positions exprimer une radicalité à travers la façon de présenter des faits On dit souvent que ce qui se passe aux Etats-Unis arrive alors avant on disait dix ans plus tard en France et c'est peut-être un peu plus rapide est-ce qu'on est dans la roue des Etats-Unis en termes de violence en politique Elisabeth aujourd'hui Mais à l'échelle française ça fait des années qu'on parle de cette violence ça fait des années qu'on parle de cette désinhibition à la fois d'ailleurs dans le personnel politique le spectacle offert à l'Assemblée nationale doit-on le rappeler rencontre de cette question-là de la violence ça fait des années on ne découvre pas c'est pas seulement parce que nous sommes dans la roue des Américains c'est vrai tous les grands mouvements culturels de toute façon arrivent un jour chez nous mais fondamentalement on est tous travaillés mais en France à l'échelle de l'Europe aux Etats-Unis au Brésil on l'a vu politiquement cette violence et le recours à la violence est évidemment beaucoup plus fréquent qu'il ne l'était donc oui le recours à la violence des jeunes par exemple avec les réseaux sociaux on pourrait parler on parlait il y a quelques jours par exemple du nombre d'armes blanches qui ont été retrouvées dans les cartables dans des contrôles aléatoires à l'école 12 000 en quelques mois si on multiplie à l'échelle des 60 000 établissements on est quand même sidérés donc on ne découvre pas aujourd'hui à l'occasion de cet attentat que effectivement la violence augmente dans nos sociétés et qu'on a beaucoup de mal on est quand même assez désarmé pardon pour ce mauvais jeu de mots désarmé face à ces phénomènes mais il faut les regarder en face un autre phénomène le phénomène qui se passe aujourd'hui à gauche Elisabeth Martissoux la gauche dans tous ses états mais dans quel état est aujourd'hui la gauche française ces derniers jours on assiste à une accélération du calendrier chez les socialistes présentation du programme pour 2027 rencontre ce lundi entre Raphaël Glucksmann et Olivier Faure publication de livres un peu dans tous les côtés chacun veut publier son livre et puis il y a cette question de la primaire à gauche écoutez Boris Vallaud ce matin

1:12:42
Locuteur non identifié

si nous ne sommes pas nous-mêmes capables de dire y compris dans une primaire ce que nous voulons ce que nous sommes ce que nous proposons aux françaises et français nous cultiverons nos désaccords alors que nous avons besoin de cultiver nos accords de proposer aux français un projet majoritaire pour le pays et qui transforme véritablement beaucoup des vies difficiles et c'est pour moi l'essentiel trouver un candidat commun dans la gauche non-mélenchoniste qui soit capable de parler d'une seule voix qui soit capable aussi de constituer une équipe comme nous en avons eu l'inspiration notamment avec Lionel Jospin

1:13:14
Présentateur

Bon Elisabeth elle n'aura jamais lieu cette primaire Alors moi je suis très frappée de voir que à quelques mois de la présidentielle on a donc la gauche et la droite extrêmes qui n'ont aucun problème de sélection du candidat c'est la verticalité la discipline un défaut de démocratie on peut le dire à certains égards et puis alors le LR PS et Renaissance et ses satellites le centre qui est incapable de faire ce que faisaient toujours les partis traditionnels avant c'est-à-dire avoir la possibilité de sélectionner un candidat derrière lequel toutes les troupes se massaient pour aller jusqu'à la présidentielle ils n'y arrivent pas nous sommes dans un moment de faiblesse des partis traditionnels qui échouent à ce titre-là et donc c'est chacun qui croit avoir sa chance c'est vrai pour Elin Bruno Retailleau qui a réussi à réunir 38 000 votes pour désigner mais enfin il y a Laurent Wauquiez qui montre son nez David Islard Xavier Bertrand etc et puis elle aura gauche alors là moi cette primaire je pense qu'elle n'aura alors on dit petite primaire c'est pas si c'est méprisant c'est une question de périmètre bon est-ce qu'elle aura lieu ?

non elle n'aura pas lieu ah vous vous engagez vous êtes enregistrée Elisabeth vous le savez elle n'aura pas lieu Elisabeth Martichoux a dit ce lundi la primaire elle n'aura pas lieu cette primaire avec Marine Tandelier monsieur Ruffin et Clémentine Autain qui sont trois responsables politiques intéressants qui ont des idées elle n'aura pas lieu parce qu'elle n'a pas de sens vous qu'est-ce que vous en pensez alors elle pourrait de toute façon avoir lieu le fait est qu'elle n'aura pas c'est prévu pour le 11 octobre ça devrait être il y avait une date qui a été arrêtée mais en fait c'est bien tout ce qui a été arrêté c'est-à-dire ce qu'on nous promettait l'an dernier lorsqu'il y avait eu ce fameux serment de bagneux justement de la gauche qui d'ailleurs s'appelait qui en tout cas se décrivait comme non-mélenchoniste et donc qui disait ben voilà on va prendre un an pour faire pour construire une plateforme programmatique commune et faire un certain nombre d'ailleurs de réunions thématiques en fait de fait de ces réunions thématiques il n'y en a eu qu'une seule c'était sur l'éducation quasiment un petit peu quelques mois après l'annonce de cette primaire donc c'est vrai qu'on pourrait se dire tout l'écosystème un petit peu de la gauche se torpille mais même je dirais à l'intérieur de la primaire on n'a pas fait ce qu'il fallait pour faire vivre aussi et c'est un petit peu ce qui rapproche d'ailleurs à la fois les LR que vous citiez et le PS c'est-à-dire qu'aucun de ces deux parties n'arrive à présenter malgré leurs efforts en tout cas du côté du PS il y a eu un programme une plateforme justement qui a été créée il y a Boris Vallaud qu'on écoutait tout à l'heure qui parle de la démarchandisation qui essaye d'amener des idées n'empêche qu'aujourd'hui aucun de ces deux parties n'a réussi à présenter un programme quelque chose qui imprime aussi dans l'esprit des Français mais parce qu'ils sont nubilés par la désignation du candidat on parle infiniment plus des modes de désignation de cette difficulté de trouver un représentant face à la perspective quand même pour l'instant qui s'impose dans les sondages d'avoir un candidat RN qualifié au second tour il n'y aura qu'une seule place donc comment font les parties pour avoir un candidat qui peut se qualifier au second tour on voit bien que ça je veux dire ça supplante ça domine complètement – Mais c'est un boulevard pour les extrêmes c'est tout ça c'est un boulevard pour les extrêmes – D'abord donc on ne parle pas de programme parce qu'on cherche à avoir un candidat et puis ça se meurt la queue puisqu'on n'a pas de candidat on n'a pas de programme – Ce que je voulais dire c'est que le travail programmatique aurait pu être fait avant c'est aussi des années de jachère où on n'a pas vraiment réfléchi – Alors attendez parce qu'il y a quand même un programme qui a été présenté par le Parti Socialiste la semaine dernière – Oui justement mais qui arrive un petit peu tard par rapport à ce qui s'est passé – Je prends la défense des socialistes on est quand même un an avant la présidentielle on n'est pas c'est pas trop tard pour présenter un programme – Non mais un programme c'est pas un programme qui unit le Parti Socialiste le Parti Socialiste n'est pas uni derrière le programme – Ça c'est vrai – Donc si vous avez un programme qui à l'intérieur crée des divisions vous n'avez pas résolu le problème est-ce qu'ils se sont mis d'accord et puis on ne l'a pas encore dit mais c'est évident dans votre interrogation dans votre propos Glucksmann François Hollande Bernard Cazeneuve qui sont pas François Hollande mais Cazeneuve et Glucksmann sont en dehors du parti mais évidemment prétendent représenter une grosse partie de la gauche la gauche non-mélenchoniste et puis on a tous les candidats à l'intérieur du Parti Socialiste parce qu'il y en a plusieurs Olivier Faure potentiellement Jérôme Guel et d'autres et puis on a donc la petite primaire et on a Jean-Luc Mélenchon – Alors puisque vous avez des dons de voyante Elisabeth aujourd'hui Raphaël Glucksmann doit rencontrer Olivier Faure qu'est-ce qui va sortir de cette réunion ?

Pourquoi ils se réunissent ? Pourquoi ils se rencontrent aujourd'hui ?

– Déjà c'est bien qu'ils se parlent c'est mieux que de rester chacun dans son coin alors on sait bien que Raphaël Glucksmann la semaine dernière a encore dit que de façon irrévocable ils refusaient de participer à une primaire de la gauche donc je pense qu'ils vont essayer de parler de la façon dont ils peuvent cheminer parallèlement et peut-être trouver des points de convergence je ne sais pas Raphaël Glucksmann il est assez déterminé pour l'instant il s'organise dans les sondages il est loin d'être disqualifié il est plutôt bien placé par rapport à d'autres quant à Olivier Faure il est minoritaire dans son propre parti donc il discute c'est pas plus mal Glucksmann lui dit niette à une primaire Jean-Luc Mélenchon ne participera pas non plus à une primaire et ça agace toujours Marine Tourdelier elle était dans le grand jury public sénat RTL hier s'il y a 15 candidatures à gauche c'est que le roi du cimetière ce sera Jean-Luc Mélenchon et ceux que ça dérangera le plus ce sont ceux qui ont fait de la anti-élève une ligne politique tout en m'expliquant à moi qu'être antifasciste n'était pas une ligne politique le roi du cimetière ça veut dire que tout le monde est mort à gauche ça veut dire que vous ne pensez pas que Jean-Luc qui ne sert à rien puisqu'on est tous morts qui sera Jean-Luc Mélenchon et ceux que ça dérangera le plus c'est ceux qui n'ont pas envie d'arriver là on voit bien au deuxième tour que c'est le candidat dans les sondages qui non seulement fait le plus mauvais score face à l'extrême droite mais qui en plus n'arrive même pas à capitaliser tout vote de gauche du premier tour c'est-à-dire qu'il y a des gens de gauche qui au deuxième tour entre Le Pen et Mélenchon ne vote pas pour Jean-Luc Mélenchon ça doit interpeller Elle était très très agacée hier quand on lui parlait de Jean-Luc Mélenchon et pourtant Jean-Luc Mélenchon qui aimante quand même ce débat aujourd'hui à gauche Oui d'ailleurs rien que par le fait de se décrire comme une gauche non-mélenchoniste ça montre bien que le balancier est toujours du côté de la France insoumise aujourd'hui à gauche pour exister et pour se définir Marine Tondelier effectivement on peut lui reconnaître le mérite de la constance alors peut-être qu'effectivement elle prêche pour cette primaire depuis le début parce qu'elle pense qu'elle peut être un dénominateur commun en tout cas plus large que ses condisciples pour sortir victorieuse de cette primaire et c'est aussi le problème bien sûr du bal de ses ambitions des tactiques de chacun qui espère une désignation tôt pour pouvoir avoir le temps au contraire de faire campagne d'autres une désignation beaucoup plus tard je pense d'ailleurs à François Hollande qui veut une sorte de décrémage naturel du candidat une sorte de sélection naturelle et voir passer devant lui le cadavre de Raphaël Glucksmann pour pouvoir se déclarer peut-être vers la fin de l'année donc on voit bien aujourd'hui en fait comme on a dit tout est parasité par cette question de la désignation du candidat par la question aussi de avec la France insoumise ou pas avec la France insoumise parce qu'il y a encore des gens qui espèrent à gauche réunir l'ensemble en fait pas tant d'ailleurs des forces mais de l'électorat de gauche parce que quand on regarde aujourd'hui la gauche aux dernières élections législatives c'est à peu près 30 à 35% de l'électorat donc effectivement cet électorat si un candidat de gauche veut avoir une chance et bien Marie Tondelille elle dit si c'est Jean-Luc Mélenchon c'est rapé il ne gagnera pas le second tour je parle d'unir l'électorat en fait parce que si l'électorat de la gauche est émietté de toute façon la gauche n'aura pas de chance d'être qualifiée pour le second tour encore moins d'ailleurs de le gagner ce fameux second tour et là se pose un deuxième problème c'est à dire qu'aujourd'hui dans les sondages la gauche n'arrive pas à mobiliser le front républicain qu'elle mobilisait avant comme un candidat d'ailleurs de centre droit et c'est bien là tout son problème il y a les sondages et puis au moment du vote les gens mettront un bulletin Mélenchon le roi du cimetière dit Marie Tondelille en parlant de Jean-Luc Mélenchon qu'est-ce que ça vous inspire cette formulation imagée Elisabeth en gros il passe Jean-Luc Mélenchon il passe et puis enfin il passe il tue tout ce qu'il y a autour de lui à gauche pour être le candidat au premier tour ensuite il perdra sans doute au deuxième tour mais au moins il sera le roi du cimetière comme dit Marie Tondelille c'est son objectif de toujours d'être le leader d'être hégémonique à gauche Jean-Luc Mélenchon il est parti il a quitté le parti socialiste pour créer j'allais dire sa boutique c'est un peu c'est un peu négatif non un mouvement avec un programme des militants une structure solide mais d'abord d'abord pour être effectivement le premier à gauche c'était son obsession de tuer toute la concurrence pas simplement par esprit d'élimination mais parce qu'il avait une revanche à prendre sur cette gauche à laquelle il avait adhéré et de laquelle ensuite il s'est séparé donc oui il préfère gagner et tuer toute concurrence quitte à ne pas arriver au second tour que de permettre à quelqu'un d'autre à gauche de gagner cette première place au soleil donc c'est sa stratégie Marine Tondelier le problème c'est qu'on ne sait pas quelle est sa stratégie à part être au centre du jeu on a du mal à comprendre je suis très frappée d'ailleurs petite parenthèse pardon j'ai vu la semaine dernière que les écologistes britanniques étaient en train de prendre justement l'ascendance sur les travaillistes à cause d'un programme totalement revisité très populiste très populiste dans le bon sens du terme c'est à dire qu'ils ont compris que l'écologie une certaine écologie punitive moraliste ne parvenait pas à convaincre et ils ont fait leur bat de Gothenberg ils ont fait leur révision de programme et franchement je trouve que c'est très intéressant pourquoi les écologistes en France n'arrivent pas à être moins manœuvriers et plus dans la proposition constructive c'est quelque chose qui m'aura toujours alors on va voir ce qui va se passer dans les semaines dans les mois qui viennent annonce sur le logement déblocage des nouvelles aides face à la flambée des prix du carburant le gouvernement le cornu est à la tâche et il veut que cela se sache écoutez

1:24:17
Invité

on a souhaité avoir un texte dédié au logement qui sera présenté au conseil des ministres la première lecture devra avoir lieu évidemment d'ici à l'été et dont je souhaite que la discussion puisse ensuite s'installer y compris au moment où on aura la discussion budgétaire parce qu'on ne peut pas dissocier la relance du logement évidemment des décisions fiscales ou budgétaires que nous pourrions prendre pour l'année prochaine

1:24:41
Présentateur

Aurore annonce nécessaire ou exercice de communication pour dire en gros on s'est pris quelques échecs ces dernières semaines au parlement mais on fait quand même des choses oui effectivement c'était pas facile pour Sébastien Lecornu ces dernières semaines et certains disaient justement il ne faut pas qu'il s'enferme dans un rôle un petit peu de ministre chargé des relations avec le Parlement qui n'a pas tourné à son avantage justement lors des derniers débats à l'Assemblée nationale donc Sébastien Lecornu en fait c'est un petit peu son mode de communication très je dirais très sobre parfois un petit peu trop d'ailleurs on se demandait un petit peu où est-ce qu'il était notamment lors de la séquence des inondations où il y a eu une communication vraiment à minima du gouvernement alors certains disent bravo c'est sa marque de fabrique il est dans l'efficacité mais il fallait un petit peu qu'il reprenne la main il l'avait dit il avait parlé de ce sujet le logement qui est effectivement un sujet très médiatique dont on parle beaucoup qui concerne évidemment les Français de manière très aiguë et très concrète dans leur quotidien donc c'est aussi un peu c'est à la fois une façon de reprendre la main de dire on ne va pas faire la planche c'était le mot de Prisca Tevno il l'avait très mal pris il l'avait très mal pris donc on ne va pas faire la planche jusqu'à la fin du quinquennat et on a des choses encore à proposer aux Français donc ce projet de loi logement il est ambitieux et en même temps il porte un peu cette marque en tout cas que veut imprimer Sébastien Lecornu de ce pragmatisme finalement et de l'adaptation aux circonstances ça y est il enlève son pull son souhait et il mouille la chemise Lecornu ça va c'est ça il va au front c'est un peu ça parce qu'il pensait qu'après les municipales dans lesquelles il s'est extraordinairement peu impliqué pour un premier ministre le temps était venu pour lui effectivement d'agir toujours dans la recherche d'un compromis politique avec la gauche notamment et le parti socialiste pour essayer de faire passer son budget bon pardon pour l'expression mais il s'y prit le mur assez rapidement à Poultizier avec des textes qui ne sont pas passés où il a été désavoué le gouvernement a pu être désavoué et donc la partie s'annonce difficile et elle le sera de plus en plus parce que les partis vont être maintenant dans des stratégies pré-présidentielles qui effectivement ne facilitent pas cette fameuse recherche du compromis dont il a besoin pour préparer un budget dans un contexte budgétaire extraordinairement compliqué par la guerre donc si vous voulez il est quand même dans une situation politique très difficile qu'il n'avait sans doute pas anticipé à ce point là et le plus dur reste à venir si je vous entends bien c'est que le vrai gros morceau ce sera en septembre le budget oui après le budget alors est-ce que ce sera sur cette question là qu'achopons les débats pas sûr non plus parce qu'un budget juste avant les élections c'est parfois un budget à minima qui provoque mon air mais n'importe quel projet de loi peut être effectivement inflammable on va m'engueuler parce qu'il y a la musique qui est partie ça veut dire que c'est déjà la fin de cette émission la fin de ce débat merci Elisabeth merci Aurore merci à vous derrière votre écran merci pour votre fidélité à Public Sénat restez avec nous l'information politique continue sur la 8 Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada