Trump - Macron : le duel qui redonne des couleurs à la France - L’édito de Yaël Goosz
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
cette semaine incroyable. Tout de suite, l'Edito de Y.Goosz.
Une semaine de montagnes russes, des tensions Europe-Etats-Unis. D.Trump baisse d'un ton sur le Groenland.
Vous nous dites que cette semaine marque un tournant pour notre politique étrangère. E.Macron a posé un acte gaulliste. - Y.Goosz: C'est le grand paradoxe.
Lui, si faible en politique intérieure, mais fort à l'extérieur. Bras de fer avec Trump, les yeux dans les yeux, comme le résume ce photomontage en une de "Libération". - M.Bouhafsi: C'est l'Europe qui résiste ou un président tout seul? - Y.Goosz: Il faut incarner la riposte.
C'est E.Macron qui l'a impulsée en 3 temps. D'abord, l'envoi de chasseurs alpins au Groenland.
Ensuite, la menace du bazooka, la coercition, cet instrument européen qui aurait fermé nos marchés publics aux Américains. Enfin, la demande d'un exercice conjoint de l'Otan au Groenland. Trump était coincé.
Wall Street a accusé le coup. La Bourse, c'est le thermomètre de Trump pour décider. - Y.Goosz: La diplomatie du faible face au fort, et le fort qui cherche les points faibles d'E.Macron. - Y.Goosz: Le point faible, le budget, le déficit français est lourd, c'est vrai, mais ce n'est pas ce que retient la presse internationale, et encore moins les Groenlandais de Nuuk.
Ce député en revient. - Ils ont très bien compris que la France avait mené le lead de ce front uni des Européens, avec la réponse forte du président de la République. La fermeté française est reconnue.
Il y a un lien particulier qui se tisse entre les Français et le Groenland. - Y.Goosz: Le service courrier de l'Elysée déborde de lettres et de messages de félicitations qui viennent de loin, notamment des Etats-Unis.
Voici ce qu'écrit David, du Michigan. ... - M.Bouhafsi: On voit le contraste avec sa courbe de popularité, historiquement basse en France. - Y.Goosz: Résister à Trump, c'est porteur.
J.-L.Mélenchon s'est réjoui de voir E.Macron boycotter le conseil de paix.
Au RN, il y a un avant et un après Groenland. - J.Bardella: Je suis extrêmement inquiet des menaces du président américain sur la souveraineté des Etats qui sont sous le contrôle de pays européens.
Nous devons renouer avec la puissance et avec des concepts d'indépendance et d'autonomie stratégique. - Y.Goosz: Quand J.Bardella parle comme Macron...
Qui l'eut cru? Même en Allemagne, où l'AfD compare les méthodes de Trump à celles de Poutine. - M.Bouhafsi: Est-ce que la politique étrangère peut sauver le 2e quinquennat d'E.Macron? - Y.Goosz: On jugera sur pièces.
Mais cette semaine, la Coalition des volontaires a marqué des points sur les garanties de sécurité en Ukraine. Le Parlement européen a voté pour le traité UE-Mercosur. Imaginez si E.Macron avait écouté ceux qui voulaient qu'il démissionne à l'automne, comme E.Philippe. - J.-F.Copé: Il a posé, comme moi, la question centrale qui est que le départ d'E.Macron est la seule solution au problème qu'E.Macron lui-même a posé.
La seule manière de s'en sortir, c'était qu'il démissionne après
Emmanuel Macron