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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 29 juin 2023 21 min

Santé : l’hôpital va-t-il passer l’été ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

mes amours on va parler des questions de santé hein justement ça ça fait la transition alors ça ça sera peut-être un facteur encore aggravant mais l'état de l'hôpital aujourd'hui Frédéric valtrous est-ce que nos hôpitaux sont prêts à affronter l'été qui arrive c'est une question que qui est légitime qui est normal et qu'effectivement chaque été ou chaque début d'été on se pose et on a raison de se la poser parce que l'hôpital est très fragile depuis des années et je veux dire les les les les mots de l'hôpital se sont pas résolus en ces derniers mois n'ont pas que il se passe rien pour essayer de résoudre mais c'est que les choses ne s'inverseront pas aussi facilement que ça on a claquement de doigt le principal problème c'est un manque de soignants c'est pas presque Geir c'est presque pas à moi c'est pas un problème de budget c'est aujourd'hui c'est un problème de soignant c'est-à-dire qu'il y a des postes aujourd'hui qui sont vacants et qui signent n'était pas vacances permettrait effectivement aux hôpitaux d'être moins en tension qu'ils ne sont et aux personnel et hospitaliers d'être moins effectivement dans la l'état de fatigue dans lequel ils sont parce que cet état de tension il repose aussi sur le fait que avec 30% de poste de médecins non pourvu et bien évidemment c'est ceux qui sont au front qui font le boulot de ceux qu'on peut pas recruter parce qu'ils sont sous considérés et que donc ça devient une question de budget aussi quand on voit quand on additionne effectivement tout ce que sont les déserts médicaux le manque de de de médecins libéraux le manque de médecin dans les hôpitaux etc il y a malgré tout un problème démographique alors peut-être les gens sont partis parce que pour faire autre chose ouvrir des restaurants ou profiter de la vie ailleurs mais je pense pas que massivement ce soit le cas ce soit le cas c'est qu'effectivement on a pendant des années manqué de de faute qui fait qu'on a pas assez formé et aujourd'hui on le retrouve chez les médecins on le retrouve chez infirmières infirmières les aides soignants enfin dire à tous les étages il y a des pénuries d'informations aujourd'hui enfin voilà donc à tous les étages du système de santé il y a des pénuries démographiques qui pèsent et donc l'hôpital et ben écoutez si un pic de de de de de chaleur si effectivement des événements qui sont difficiles l'hôpital va à nouveau être mis en extrême tension mais à l'arrivée ça tiendra dans des conditions qui seront parfois désolantes mais ça tiendra le covid de l'hôpital la tenue bon dans les conditions qui parfois étaient extrêmes pour les personnels extrêmes mais néanmoins bon il faut espérer que ça tienne est-ce que ça tiendra ou est-ce qu'il y a des Français qui ne seront pas soignés cet été ou qui seront mal soignés parce que l'hôpital ne sera pas à même d'absorber on a déjà eu une surmortalité l'année dernière à peu près de 50 000 bon là tout le monde met la poussière sous le tapis pour pas trop savoir pourquoi on a eu 50 000 morts de plus soit on attribue ça à un bout de canicule un bout de grippe bon peu importe non non il y a un problème maintenant vraiment ce que vient de dire monsieur Valtou est juste il y a un problème sur l'accès aux soins qui est évident prenons dans l'ordre ce que vous avez évoqué déjà les personnels en effet il y a un sujet salaire il y a un sujet de salaire le pouvoir d'achat d'une infirmière aujourd'hui est inférieure au pouvoir d'achat d'une infirmière dans les années 80-1 c'est des chiffres donnés par la CGT et les syndicats bon donc déjà et on le voit nous avec juste le logement des personnels dans les grandes villes pas seulement Paris dans les grandes villes où une infirmière avec son salaire elle peut pas se loger donc d'un coup ils habitent de plus en plus loin l'essence a augmenté la circulation pour bah venir à vélo de 50 km de Paris c'est impossible je vous le rassure d'accord donc terminé ils veulent plus venir travailler donc parce que le logement et vous avez tout ça qui est lié vous pouvez décliner ça sur l'ensemble des catégories socioprofessionnelles bon quand il y a eu le Ségur ils ont augmenté à peu près de 190 euros bon on nous disait six mois avant que c'était impossible le covid pouf là c'était possible vous avez des efforts salariaux qui sont demandés par les personnels ils ne veulent pas ils veulent pas le faire donc du coup vous le personnel vient pas de ça ça c'est pour le le personnel dit non médical qui est tout médical mais on appelle nos médicaments pour personnel médical l'attractivité au niveau et c'est pour ça que nous sommes en grève lundi le Ségur nous a fait perdre deux années de de d'ancienneté premièrement deuxièmement la revalorisation de la permanence de soi alors ça c'est intéressant parce que le gouvernement quand il y a une Ségure a dit il faut valoriser la permanence de soins pour redonner un équilibre par rapport au monde libéral qui soit dit en passant quand ils font une garde son palier 5 à 10 fois plus que les médecins hospitaliers et défiscalisé et défiscaliser ça c'était un accord de 2008 donc ça leur fait quand même une prime entre 40 000 et 70 000 euros par an bon voilà nous on n'a pas ça dans le service public quand on a travaillé pour le covid on a bien travaillé on a tout redonné aux impôts en fait oui parce qu'on a changé de trans on a tout redonné bon ça a donné une mauvaise ambiance donc du coup il y a un problème sur l'attractivité des médecins hospitaliers après vous avez bien sûr les trucs caricaturaux mais les anesthésistes réanimateurs on en forme à peu près 475 par an 75% parc dans les cliniques privées parce qu'ils gagnent beaucoup plus d'argent bon et donc après vous avez le le financement et les hôpitaux et là c'est vrai si vous voulez qu'on est allé trop loin sur les fermetures puisque maintenant on est en dessous des moyennes sur les lits médicaux chirurgicaux et obstétricaux et ça ça pose vraiment problème et je pense que justement à mon idéal qui consistait à dire on va pouvoir maintenir les personnes âgées chez elles etc en fait on n'a pas eu la structuration pas le niveau pas la formation des personnels et nous quand on voit ce qui se passe dans les EHPAD notamment voilà mais il y a un chantier alors en même temps c'est bien il y a un chantier énorme mais c'est c'est vraiment c'est cataclysmique en fait un autre chez d'inquiétude c'est la loi riste un mot de réponse on le sait depuis depuis longtemps voilà c'est si tu as de santé c'est un paquebot entre le moment où on donne un coup de barre et le moment où on va voir le paquebot comment ça bouger dans la bonne direction il va se passer malheureusement quelques années ne serait-ce que ce sont parce que ce sont les années de formation après effectivement il y a un problème de de financement et les pistes là aussi seront sont posées vous voyez mais je sais que vous connaissez aussi bien le sujet que moi mais voyez quand vous avez un professeur qui est à Necker très bien et qui fait un rapport à l'Académie de médecine qui sert strictement à rien et qui dit il faut fermer 150 maternités encore et que d'un coup vous avez la direction de l'organisation et des soins du ministère qui nous convoque en disant bah écoutez c'est super les urgentistes maintenant vous allez faire les accouchements à domicile on leur a dit non d'accord et donc à chaque fois on est en train de de trouver des solutions à la petite semaine qui montre et là où vous faites le raccord avec ce qui se passe actuellement maintenant dans le pays qui est en train de d'exploser c'est parce que on abandonne les gens on abandonne les gens et moi c'est sans arrêt ou maintenant on arrive chez des gens qui n'ont plus de soins il y a plus de médecins qui vient à domicile il y a les médecins traitants vous avez 600000 personnes dans l'affection du rection pas de médecin traitant etc et donc les Français sont sympas parce que on leur dit il faut des médecins traitants ils cherchent des médecins traitants mais il y en a pas donc voyez l'abandon du truc et alors c'est c'est vraiment c'est du jamais vu en fait il y a un autre sujet d'inquiétude c'est la loi rice Mathias vous êtes allé voir les conséquences de cette loi du côté de Bourg-en-Bresse avant de voir votre reportage dites-nous un mot de ce qu'est cette Loris elle est appliquée depuis le 3 avril dernier son objectif et notamment d'encadrer la rémunération des médecins intérimaires dans les hôpitaux publics qui te seront dorénavant 1400 euros brut maximum pour une garde de 24 heures alors c'est des mesures pour éviter les dérives du système mais derrière ce recadrage pour certains il y a aussi des inquiétudes dans des centres hospitaliers souvent ruraux ou périurbain sur leur capacité d'attirer des médecins c'est le cas à Bourg-en-Bresse où je me suis rendu alors pour l'heure la direction l'assure il n'y aura pas de risque de fermeture totale éventuellement partielle mais c'est notamment dû à une réorganisation sur le département ici on retrouve une zone d'attente pour les patients qui une fois qu'ils ont été examinés sont en attente d'examen soit une imagerie soit même leurs résultats de prise de sang comme ça ils sont quand même surveillés par le personnel et puis dès qu'il y en a tous les résultats on les réinstalle et puis on conclut les patients soit pour une orientation vers un retour à domicile soit vers une hospitalisation au centre hospitalier de Bourg-en-Bresse les urgences tournent à plat régime avec en moyenne plus de 48 000 passages par an le service est sur l'accord de raid d'autant plus que depuis l'application de la loi Rist et le plafonnement de la rémunération des intérimaires les effectifs sont en partie amputés on a vu disparaître ces médecins intérimaires qui n'interviennent plus dans le service et donc il y a effectivement fallu qu'on se réorganise avec déjà un investissement un peu plus important des médecins titulaires qui font du temps additionnel en quantité non négligeable et puis des réorganisations au niveau au niveau du du système pour pouvoir recevoir les patients et les accueillir dans les bonnes conditions avec 20 médecins équivalent en plein le service du docteur roux est déjà sous calibré là où 30 médecins seraient nécessaires en plus des urgences la radiologie et l'anesthésie sont également touchés pourtant la direction la sur il ne devrait pas y avoir de fermeture de service à Bourg-en-Bresse mais peut-être sur d'autres sites du département qui dépendent directement du centre hospitalier on peut avoir des fermetures partielles c'est-à-dire notamment sur la nuit parce que voilà on a des difficultés à pourvoir ces postes là on maintiendra le Semur et derrière on proposera collectivement une communication patient pour leur dire voilà vous pouvez néanmoins de se rendre par exemple dans votre établissement et vous serez réadressé soit vers la médecine de ville si votre situation ne concerne pas une prise en charge des urgences soit vers de la téléconsultation soit même vous serez adressé vers un service d'urgence si votre situation l'exige mais le problème n'est pas propre à la région en réalité c'est une grande partie des villes moyennes qui voit leur offre de soins réduite à peau de chagrin pour Jean-François debat maire de Bourg-en-Bresse et président délégué de ville de France cette carence médicale ne doit pas justifier tous les excès en matière de rémunération qu'il y ait quelques fermetures et quasiment obligatoire simplement à un moment donné on ne peut pas céder en permanence à un chantage financier qui font que un certain nombre un petit nombre de mercenaires ont au mépris de leur serment d'Hippocrate décider de demander 2500 3000 4000 euros pour une journée de travail et pour venir finalement soigner des gens dans une qui en ont besoin dans une situation aujourd'hui tendue du point de vue de la démographie médicale cette attitude n'est pas acceptable avec quelques dix mille praticiens intérimaires aujourd'hui en France selon le syndicat national des médecins remplaçant des hôpitaux c'est près de 300 services qui pourraient être menacés de faire mais cet été Patrick Pelou elle était nécessaire cette loi pénalise les hôpitaux vous ne pouviez pas continuer à avoir un dumping financier qui en plus de ça moi j’avais des collègues du service public il faut comprendre on leur proposait en effet le maire a raison c'est on leur posait 4000 5000 euros pour aller faire 24 heures dans des ce n'était pas possible on ne pouvait pas continuer comme ça je comprends les collègues qui faisaient ça mais ce n'était pas possible et c'est là où il fallait le faire alors moi je pense si vous voulez enfin ça a été notre analyse qu'il fallait revaloriser les gardes et la permanence de soins pour les médecins hospitaliers pour vraiment au moins avoir une égalité avec la rémunération qu'il y a dans le secteur libéral bon ça n'a pas été fait je sais pas où on en est les discussions sont arrêtées pour l'instant c'est pour ça qu'on est en grève lundi mais il fallait il fallait encadrer ça ça c'est évident et vous savez déjà 1400 bruts par rapport aux 270 plus le temps de travail que nous avons nous c'est encore c'est encore généreux oui sincèrement oui non mais c'était un cancer pour l'hôpital et pour cette affaire d'intérim enfin certains ont poussé effectivement dans des dans des comportements de comme le disait Jean-François debat le maire de Bourg-en-Bresse dans des comportements de mercenaires ou finalement on allait au plus offrant et on faisait son marché quoi donc c'est c'est ça ça amenait des comportements enfin moralement moralement il était urgent qu'on mette un stop à cette à cette dérive qui au-delà du problème financier parce que ça représente un coût énorme oralement était pas sain de faire cohabiter dans le même service des gens qui parce que ils étaient intérimaires étaient gagnés 4 5 6 fois plus que le praticien hospitalier qui essayait de tenir à bout de bras sa présence dans le service c'est pas logique vous pensez que ça va se résorber du coup ces médecins intérimaire qui pour l'instant joue la politique de la chaise vide il joue pas à la politique de la chaise je pense que les choses vont vont se remettre sont recalés effectivement il faut arriver et à à avayer aussi à ce que certains ne soient pas obligés malgré tout de signer des contrats qui de manière un peu détournée permettrait quand même d'offrir des rémunérations de ce type il y a le rôle des sociétés d'intérim aussi qui poussent à la roue qu'il faut sans doute arriver à réguler aussi voilà c'est c'est un ensemble qui doit jouer mais en tous les cas aujourd'hui ce plafonnement moi je souhaite vraiment qu'il soit respecté de manière drastique drastique par les comptables publics parce que finalement les comptes publics c'est eux qui versent les sommes c'est pas les Hospitaliers ils sont pas des des ordonnateurs publics donc il est comptable public doivent veiller à ne pas accepter des contrats qui ne seraient pas dans le dans les clous de de ce qu'est aujourd'hui la loi et il faut le sujet votre question est très juste parce que le sujet il va il va au-delà notamment il va falloir un moment c'est une suggestion que je fais à Monsieur le Député il faut déverrouiller le blocage qu'il y a au niveau des centres universitaire qui garde les internes qui gardent les médecins et probablement trop lentement ou d'un coup je les connais vous les connaissez comme moi nos chers chapeaux à plumes d'universitaires ils veulent garder les ailiers tout sur des armes moi je reprends le discours du président de la République à Marseille il lui a dit il y a pas que l'université et l'université c'est pas forcément l'élite d'accord c'est ce qu'a dit le président de la République moi je l'écoute très bien mais ça veut dire si vous voulez que si vous cassez le verrouille le blocage qu'il y a entre les centres hospitaliers et les hôpitaux de proximité alors il y a déjà des mesures qui ont été mises en place mais il faut les redynamiser c'est les primes multi-sites etc c'est avec ces éléments là qu'on peut faire qu'on peut faire quelque chose et pour améliorer la situation de l'hôpital il faut lutter contre les déserts médicaux et c'est l'objet d'un texte que vous avez porté Frédéric Walton va en dire de vos Mathias c'est ça la proposition de loi Val tout qui vient donc de passer en première lecture à l'Assemblée nationale et qui devrait arriver à l'automne au Sénat alors une proposition de loi qui vise à apporter des solutions urgentes et nécessaires pour faire face à la crise du système de santé alors parmi vos propositions il y a la création d'un indicateur territorial de l'offre de soins qui devrait être mise à jour tous les deux ans la facilitation d'exercice aussi pour les médecins étrangers interdire l'intérim pour les professionnels médicaux en début de carrière limiter les aides à l'installation à une fois tous les 10 ans et enfin contraindre les hôpitaux et les cliniques privées à participer à la permanence de soins c'est un texte vaste ambitieux même vous avez dynamité le paysage médical certains me disent que ça va passer loin d'autres cris à la mort de la médecine libérale donc je me dis que la vérité doit être entre les deux et donc finalement on a sans doute mis le doigt sur certaines des solutions alors c'est pas une solution miracle parce que en l'occurrence sur ces sujets là il faut être modeste il y a pas de solution miracle on essaie de faire bouger quelques lignes quand vous dites obliger les hôpitaux et les cliniques à participer à la permanence des soins non c'est obligé d'être cliniques à participer et donc les médecins et les spécialistes libéraux à participer à la permanence des soins parce que quand tout à l'heure juste titre à radiologue qui va bosser dans le privé non seulement il est payé 3-4 fois plus mais en même temps il a pas les contraintes des gardes bon ben dorénavant il aura les contrats des gardes peut-être l'affaire du salaire sera toujours celle de la rémunération ça a toujours celle-là mais au moins il y aura la contrainte des gardes c'est-à-dire aujourd'hui là où les cliniques existent il est pas logique que ce soit le seul hôpital qui assume la permanence des soins en établissement 87% aujourd'hui la permanence des soins en établissement si les hôpital qui de le portent 13% les clinique bon bah on sera peut-être pas à jamais à 55 ans dans tous les cas on va rééquilibrer ça de manière à ce que toutes les forces médicales quel que soit le statut du praticien du médecin soit mise à contribution après 20 heures la nuit le week-end et les jours fériés il y a voilà donc on progressivement on fait bouger les lignes on aurait pu sans doute aller aller plus loin parce que là tout à l'heure depuis tout à l'heure on parle de la on parle du premier recours quand on parle des urgences on parle du premier recours mais je rappelle juste une chose c'est pas la mission de l'hôpital d'assumer le premier recours ou alors ça veut dire qu'il faut qu'on change notre système de santé et qu'on dit c'est avant l'hôpital il est de dispensaire de proximité à plateau technique à laboré alors à ce moment-là mais c'est un autre système de santé mais ce que j'ai aujourd'hui l'hôpital aussi Palli à certaines grd de ce qu'elle a crise de la médecine libérale ça veut pas dire que les médecins libéraux se sont mis hors sujets simplement ils sont aussi touchés par une crise profonde dont on parle moins mais qui fait qu'aujourd'hui ça ça pèse sur l'hôpital et la conclusion l'erreur politique monstre ça a été 2002 quand ils ont oublié et enlevé l'obligation de faire des gardes pourquoi le service public et je suis médecin hospitalier j'ai mes astreintes je suis obligé de travailler j'ai des contraintes toutes les charges c'est le service public le monde libéral en 2002 a obtenu la fin l'obligation de faire des gardes ça a été une erreur vous êtes médecin vous devez participer je suis complètement d'accord et une obligation de participer aux gardes bon très bien ils en veulent pas mais du coup vous avez encore là une fracture avec la société et une contestation de la population l'impression d'être abandonné les médecins il faut qu'ils soient à l'hôpital et je suis pas tout à fait d'accord c'est pour moi il y a une richesse à faire le quotidien et le premier cours à l'hôpital public l'Assistance publique c'est une noblesse c'est ce qui est votre socle humaniste de la société et le monde médical il faut vraiment qui qui comprennent ça et vraiment l'accompagnement de la population est vraiment absolument essentiel merci beaucoup merci messieurs pour rester avec nous on regarde ce qu'elle a une de nos quotidiens régionaux [Musique] et Mathias on en parlait avec Patrick poudre Frédéric veltou elle a une des journaux régionaux c'est la mort de Naël voilà l'ombre de choc titre Midi Libre le Télégramme ou encore Var-Matin depuis la nuit de mardi à mercredi les tensions se multiplient dans de nombreuses villes de France comme à Toulouse ou La Dépêche du Midi relate des affrontements dans le quartier de La Reynerie ou des tensions également à la une du Courrier Picard et de Sud-Ouest qui parle d'une brûlante colère en fin de Républicain Lorrain ouvre un débat plus large sur l'usage des armes par les forces de l'ordre et notamment les conditions d'ouverture du feu l'autre actualité c'est la visite d'Emmanuel Macron à Marseille qui a pris fin voilà l'heure du bilan a sonné pour le Macron thon c'est le non inventé par le quotidien La Marseillaise la Provence se fait plus sobre en s'interrogeant simplement sur l'éventualité de voir des mini réacteurs nucléaires sur le port de Marseille alors pendant sa visite le chef de l'État ouvert de nombreux chantiers hier c'est notamment la question du logement pour lutter contre les marchands de sommeil qui a été mis sur la table et donc aussi les chantiers du grand port de Marseille en grand on continue dans les superlatifs Macron qui veut ouvrir le port de Marseille sur la ville pourquoi pas y installer un centre nucléaire sur la Méditerranée bref je cite être beaucoup plus audacieux c'est ce mot on termine avec une autre plus joyeuse on en a besoin samedi c'est le coup d'envoi du Tour de France voilà notre presse régionale qui le rappelle à notre bon souvenir Corse-Matin ouvre la malle à souvenirs il y a 10 ans la Grande Boucle partait de l'île de beauté pour sa 100e édition le populaire du centre lui donne rendez-vous au néerlandais Matthieu Vanderpool à Saint-Léonard c'est le petit-fils de Raymond Poulidor on s'en souvient ce sera la le 9 juillet cette étape et ce sera la belle histoire du jour aussi celle de Didier c'est un c'est le journal Le réveil qui nous en parle un retraité qui depuis trois ans n'a manqué aucune étape du Tour de France à bord son camping-car il réalise ses petits rituels les drapeaux et il est toujours là on lui souhaite un bon tour de France un bon Tour de France à Didier merci Mathias merci beaucoup merci Patrick Bruel merci Frédéric Valtou d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis pour voir ou revoir cette émission c'est sur public sénat.fr à 18h vous avez rendez-vous avec Thomas Hugh et nous on se retrouve demain très bonne journée [Musique]