Laurent Jacobelli : "Dimanche, soyons tous à Paris pour soutenir Marine Le Pen !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10FerméeRéponse directe
C'est un grand meeting dimanche, c'est ça ?
- 1:15OuverteRéponse partielle
Ça vous rassure ?
- 2:22RelanceÉludée
Lorsqu'il y aura un procès en appel, cette fois-ci, vous respecterez la décision ?
- 3:23RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce qui permet aujourd'hui, de manière étayée, vraiment étayée, de dire que c'est un jugement politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Invité politiqueFait
« un grand rassemblement dimanche à 15h à Paris pour d'abord soutenir Marine Le Pen, lui dire qu'on est à ses côtés, on est avec elle »
- 0:31Invité politiqueChiffre
« les sondages le montrent, l'engouement du public pour Marine Le Pen le montre »
- 1:23Invité politiqueFait
« Marine Le Pen est déclarée inéligible à titre immédiat. C'est ce qu'on appelle l'exécution provisoire »
- 2:43Invité politiqueFait
« c'est un scandale démocratique de faire en sorte que Marine Le Pen ne puisse pas concourir à l'élection présidentielle »
- 4:29Invité politiqueFait
« la fameuse loi Sapin 2 dont tout le monde parle, c'est 2016. C'est-à-dire, postérieure au fait »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli80 %
- Présentateur10 %
- Locuteur non identifié10 %
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Nous sommes avec Laurent Jacobelli, député Rassemblement National. Justement, il est en direct de l'Assemblée Nationale avec nous. Bonsoir, M. le député. Donc, première riposte, hormis toutes les déclarations que l'on a entendues. C'est un grand meeting dimanche, c'est ça ?
Oui, un grand rassemblement dimanche à 15h à Paris pour d'abord soutenir Marine Le Pen, lui dire qu'on est à ses côtés, on est avec elle, et puis aussi soutenir la démocratie, cette démocratie à laquelle on tient tant et qui, une fois tous les cinq ans, permet la rencontre d'un chef d'État et du peuple. Et clairement, les sondages le montrent, l'engouement du public pour Marine Le Pen le montre. Beaucoup de Français avaient choisi, ont choisi Marine Le Pen pour incarner l'alternance à Emmanuel Macron. On ne peut pas les priver de ce choix. Et c'est ce cri du cœur dimanche que des Français, avec la démocratie au cœur, avec l'envie de changement, viendront dire à Paris.
Et j'imagine qu'il y aura des gens qui ne sont pas du Rassemblement National, mais qui sont simplement des républicains convaincus, même peut-être des opposants, mais qui veulent gagner à la loyale, sans piper les dés. Et ça, c'est, je crois, un message important.
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, cet après-midi à l'Assemblée Nationale, a souhaité que le procès en appel de Marine Le Pen soit organisé dans le délai le plus raisonnable possible. Ça vous rassure ?
On sent la gêne d'une certaine partie de la classe politique devant le jugement, parce que Marine Le Pen est déclarée inéligible à titre immédiat. C'est ce qu'on appelle l'exécution provisoire. Par risque de récidive, mais quelle récidive ? Elle n'est plus députée européenne, elle n'est plus présidente de parti. Et donc, on sent bien la gêne par rapport à un jugement que personne n'ose le dire, mais nous, on peut le dire, qui a des parfums de jugement politique. Et donc, évidemment, il faudrait que l'appel ait lieu le plus vite possible pour permettre à cette élection d'avoir lieu dans des conditions normales.
Et c'est d'ailleurs sain pour la démocratie, parce que sinon, il y aura ce parfum de suspicion qui n'est jamais très bon dans une république comme la France. Il y a des gens qui ont, je crois, pris conscience du problème, M. Darmanin, M. Bérou, même s'ils n'osent pas dire tout ce qu'ils pensent. Il y en a d'autres, par contre, qui en profitent. Ceux qui n'avaient aucune chance de gagner et qui se retrouvent à avoir un peu d'espoir parce que des juges ont fait le boulot. Mais ceux-là, je pense que les Français ne seront pas dupes sur ni leur sincérité, ni leur capacité à gérer le pays.
Lorsqu'il y aura un procès en appel, cette fois-ci, vous respecterez la décision ?
Mais nous respectons la décision, nous respectons la justice. Non, non, vous dites que c'est un délit démocratique
et vous organisez un meeting dimanche. Non, vous ne respectez pas la décision.
Non, non, non, non, non, non. Nous respectons la justice. Il y a maintenant des juges qui, parfois, ont des jugements étonnants. Oui, c'est un scandale démocratique de faire en sorte que Marine Le Pen ne puisse pas concourir à l'élection présidentielle. Imaginez une seconde qu'en Hongrie, par exemple, pour prendre un exemple dans l'Union européenne, le principal opposant du Premier ministre actuel ait été condamné et ne puisse pas se présenter à l'élection présidentielle, enfin, législative là-bas en l'occurrence, sous prétexte de récidive, d'une récidive impossible. On serait tous à dire, sur les plateaux de télévision, il y a un déni de démocratie.
Quand ça arrive à quelques centimètres de soi, il ne faut pas avoir peur de dire la vérité. Si en France, Marine Le Pen n'est pas candidate, c'est un déni de démocratie. Et la presse étrangère s'en fait, malheureusement, largement l'écho.
Monsieur Jacobini, mais qu'est-ce qui permet aujourd'hui, de manière étayée, vraiment étayée, de dire que c'est un jugement politique de la part des trois juges ?
Alors, je vais vous dire, d'abord, j'ai parlé du risque de récidive qui est complètement nul et qui sert à motiver l'inégibilité immédiate. Deuxièmement, dans les attendus du jugement, quand vous lisez ce que disent les trois juges, on explique qu'il ne faut pas laisser Marine Le Pen aller à l'élection présidentielle alors qu'elle est condamnée en première instance. Mais c'est terrible de dire ça. D'abord, c'est oublier qu'il y a une deuxième instance. Tout justiciable a le droit de faire appel. Oui, mais l'exécution provisoire existe dans la loi.
Elle est appliquée pour d'autres personnes que Marine Le Pen.
Attendez, attendez, une seconde, je finis mon raisonnement. L'élection présidentielle seule est mentionnée. C'est-à-dire, on ne parle pas des législatives. Donc, s'il y a une législative anticipée, ce n'est même pas évoqué. On ne parle pas de municipale. Donc, on voit bien qu'il y a une intention très claire de faire en sorte que Marine Le Pen ne puisse pas être candidate aux présidentielles. Donc, c'est politique. Maintenant, la fameuse loi Sapin 2 dont tout le monde parle, c'est 2016. C'est-à-dire, postérieure au fait. Donc, une fois encore, il fallait motiver sérieusement l'inégibilité à titre provisoire. Et quand on lit les attendus, cette inéligibilité n'est pas motivée sérieusement.
Merci, M. le député Jacobili. Merci d'avoir été avec nous.
Laurent Jacobelli