⚖️ LAXISME de la Justice : face à face entre LAURENT JACOBELLI et JEAN-MICHEL APHATIE !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 44 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
Ce soir, Gérald Darmanin annonce 70 000 dossiers à réexaminer concernant des violences sexuelles sur les enfants. Réaction de l'un et de l'autre.
- 1:45OuverteRéponse directe
On va entrer dans ces détails, mais le regard général d'abord : ce que dit Gérald Narmalin, il aurait dû être en prison.
- 3:49RelanceRéponse partielle
Précisez bien votre point : vous soutenez-vous que la procureure d'Hoche a été très diligente contre les agriculteurs alors qu'elle attendait très longtemps ?
- 5:21OuverteRéponse directe
Comment est-ce que vous comprenez ? Si vous permettez, j'aimerais juste, parce que c'est en regardant la réalité du dossier qu'on est évidemment surpris.
- 7:55FerméeRéponse directe
Êtes-vous d'accord pour dire qu'il y a une très forte présomption de défaillance de la part de certains magistrats ou gendarmes ?
- 9:47OuverteRéponse directe
J'aimerais vous entendre sur la déclaration de Gérald Darmanin : il dit qu'il y a des pédocriminels incurables et donc il faudrait en tirer les conséquences.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:57Invité politiqueChiffre
« Il y a un énorme tabou, une énorme omerta en France sur la question de la pédocriminalité, où à peu près 150 à 200 000 enfants, chaque année, en seraient victimes. »
- 1:12Invité politiqueFait
« Il y a 70 000 dossiers à réétudier, ça veut bien dire qu'on les connaît, et ça veut bien dire qu'il faut refaire le travail. »
- 1:37Invité politiquePromesse
« Une justice trop laxiste et enfin, une justice qui ne punit pas assez avec des lois qu'il faut revoir, notamment des peines planchées et une peine de perpétuité incompressible et systématique pour un certain nombre de crimes, comme par exemple le crime d'enfant. »
- 4:30Invité politiqueChiffre
« Les Français dépensent chaque année 77 euros de leurs impôts pour la justice, les Suisses, eux, dépensent 240 euros. »
- 4:42Invité politiqueChiffre
« Il y a trois magistrats pour 100 000 habitants en France. C'est 20 en Allemagne. »
- 10:13Invité politiqueFait
« Oui, bien sûr, il y a des gens dont il faut protéger la société, des gens qui, une fois qu'ils sont rentrés en prison, ne doivent plus jamais en sortir. »
- 12:11Invité politiqueFait
« Sur le domaine de la pédocriminalité, il faut que les capteurs soient déclenchés beaucoup plus tôt. »
- 12:34Invité politiqueChiffre
« 200 000 gamins qui, chaque année, sont sexuellement agressés, c'est intolérable dans une démocratie et une République comme la nôtre. »
- 13:11Invité politiqueFait
« Il y a une tendance très à gauche parmi les magistrats, pas tous, qui nous explique que finalement, le voyou est victime de la société. »
- 22:54Invité politiqueFait
« Oui, je le pense, ou en tout cas suivi. Il y a aujourd'hui un fichier des délinquants sexuels qui existe déjà. »
- 25:40Invité politiqueFait
« Il faut être clair, il y a ceux qui respectent la loi et ceux qui la violent. Ceux qui violent la loi doivent être condamnés. »
- 26:44Invité politiqueFait
« Chaque année, le taux de vol, le taux d'agression, le taux de crime augmente. Ce n'est pas normal. »
- 28:30Invité politiqueFait
« Celui qui tire aux mortiers. Vous faites quoi ? »
- 28:34Invité politiqueFait
« S'il savait que celui qui a fait la même chose six mois avant, croupi en prison, peut-être est-ce qu'il réfléchirait. »
- 28:40Invité politiqueFait
« Sauf que son voisin de palier a probablement fait la même chose la fois d'avant et qu'il est libre. »
- 29:36Invité politiquePromesse
« Si on agresse un policier, on dort en prison. »
- 30:28Invité politiqueFait
« Le problème de la famille aujourd'hui, le problème de l'éducation nationale, le problème de l'immigration, le problème du laxisme judiciaire. »
- 30:56PrésentateurChiffre
« Il y a effectivement, je crois qu'il y a 6 personnes qui dorment en prison pour ces cas-là. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli52 %
- Invité31 %
- Présentateur18 %
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Laurent Jacobelli, merci d'être avec nous. Laurent Jacobelli, le duel, duel des idées, vous êtes député Rassemblement National, bonsoir. Bonsoir. Et Jean-Michel Apathy, éditorialiste politique. Ce soir, Gérald Darmanin annonce 70 000 dossiers qui vont être tous réexaminés jusqu'au 14 juillet concernant des violences sexuelles sur les enfants. Et il dit aussi, l'accusé, enfin le suspect aurait dû être en prison, Jérôme Marrella, et s'il l'avait été, évidemment, l'IANA serait vivante. Réaction de l'un et de l'autre.
Oui, effectivement, je crois qu'on a là un scandale d'État, un État, la France, dans laquelle d'abord beaucoup de tabous entourent la question de la pédocriminalité. On l'a vu avec l'affaire du périscolaire à Paris, par exemple, qui a duré des années, avec apparemment un niveau de connaissance qui était assez répandu, mais aucune action concrète. On le voit dans ce cas-là, où à six reprises, l'individu, Jérôme Marrella, avait été soit accusé, soit soupçonné de gestes pédophiles ou d'actions pédophiles, et pour autant, il était libre. Alors, ça pose une vraie question. M.
Darmanin a raison de mener une enquête, il a raison de s'excuser, il a raison de dire que s'il y a eu des fautes, il faut prendre des sanctions, mais il ne faut pas que l'arbre cache la forêt. Il y a un énorme tabou, une énorme omerta en France sur la question de la pédocriminalité, où à peu près 150 à 200 000 enfants, chaque année, en seraient victimes. D'abord, il le dit lui-même, puisqu'il y a 70 000 dossiers à réétudier, ça veut bien dire qu'on les connaît, et ça veut bien dire qu'il faut refaire le travail.
Mais il y a aussi une question sur la justice en France, une justice qui laisse trop d'agresseurs, trop de violeurs, trop de pédocriminels en liberté, une justice trop laxiste, et enfin, une justice qui ne punit pas assez avec des lois qu'il faut revoir, notamment des peines planchées et une peine de perpétuité incompressible et systématique pour un certain nombre de crimes, comme par exemple le crime d'enfant.
On va entrer dans ces détails, mais le regard général d'abord, ce que dit Gérard Narmalin, qui est très fort ce soir, il aurait dû être en prison, c'est-à-dire le 29 mai, c'était vendredi, là, vendredi passé, enfin vendredi précédent, en fait, Gérard Barrella aurait dû être en prison.
Une plainte est déposée, enfin, celle que l'on connaît vraiment bien, le 22 août 2025, dans une gendarmerie dans la banlieue de Toulouse. C'est une plainte circonstanciée. Une fillette de 10 ans a été pénétrée plusieurs fois, et elle dit sur le procès verbal, j'ai eu très mal. Mais comment les gendarmes eux-mêmes laissent passer tout ça ?
Avec lésions, constatées par le médecin.
Alors, les lésions, elles sont constatées durant le mois de septembre, parce que personne ne se presse. Le viol est un crime. Si le crime laisse un cadavre, on court tout de suite après le criminel. Là, le crime détruit une fillette, et on ne court pas après le criminel. Les gendarmes, évidemment le parquet de Toulouse, on transmet à Hoche. À Hoche, ça arrive début novembre, tout le monde prend son temps. À Hoche, toujours, début décembre, des actes de procédure sont faits, et le 9 janvier, les gendarmes de Lectour dans le Gers sont saisis. Et ils ne font rien. Il n'y a pas que la magistrature qui est en cause. Il y a aussi la gendarmerie. 70 000 dossiers, dit Gérald Darmanin.
Le chiffre est épouvantable. Je suis estomaqué par le chiffre. Parmi ces 70 000, combien d'enfants dont les parents ont porté plainte attendent que la justice ait les services auxiliaires ? La police et la gendarmerie. Quand même, il y a des colonels de la gendarmerie qui peuvent se bouger aussi. Combien d'enfants attendent quelque chose des pouvoirs publics ?
Je trouve ça incroyable. On a une justice aujourd'hui, c'est vrai, exsangue et qui manque de moyens, mais on se pose la question des priorités. Le même parquet d'Hoche que vous avez évoqué, M. Apathy, dans le même temps, convoquait 40 agriculteurs parce qu'ils avaient manifesté de manière peut-être un peu conséquente pour défendre leur situation. Et donc, il y a...
Pardon, précisez bien votre... Parce que ça, c'est un point qui a souvent été... Vous soutenez-vous que la procureure d'Hoche a été très diligente, très rapide contre les agriculteurs alors qu'elle attendait très longtemps... Je ne sais pas si ça vous aide dans le débat de Comparais.
Excusez-moi, si. Là, on est dans un drame. Non, non, non, M. Apathy, moi, je veux en parler. On ne peut pas, on mélange. Non, non, on ne mélange rien, M. Apathy. On n'avance pas, là. Non, non, non, si on avance. On mélange, oui. On avance. Parce qu'il y a un problème de justice dans notre pays. Moi, je lis la presse quotidienne régionale, je ne suis pas au parquet d'Hoche, et je vois que ces agriculteurs ont été convoqués par ce parquet. Pendant que M. Barrella, lui, n'était pas convoqué. C'est là qu'il y a un problème. Attendez, est-ce que je peux terminer juste mon raisonnement ? C'est choquant, de vous dire.
Si vous n'êtes pas d'accord, vous me le direz, et je serai heureux d'entendre vos arguments. Aujourd'hui, oui, la justice est contrainte par un manque de moyens. Quand les Français dépensent chaque année 77 euros de leurs impôts pour la justice, les Suisses, eux, dépensent 240 euros. On voit bien qu'il y a un problème. Il y a trois magistrats pour 100 000 habitants en France. C'est 20 en Allemagne. Donc, on voit bien qu'il y a un problème. En revanche, il y a une question de priorité dans ces moyens contraints, et on se demande parfois si les cas les plus faciles, les plus symboliques, ne passent pas avant le reste.
Et donc, dans notre pays, il faut retrouver une justice dans laquelle les Français ont confiance. Je rappelle qu'aujourd'hui, deux tiers des Français n'ont pas confiance de leur justice. Et c'est vrai que l'on voit parfois des émeutiers dans les rues qui, le lendemain, sont libérés. C'est vrai qu'on voit des agresseurs, des violeurs, qui sont libérés de manière anticipée et qui recommettent un délit le jour de leur libération. C'est vrai qu'aujourd'hui, en France, il faut durcir.
Comment est-ce que vous comprenez ? Si vous permettez, j'aimerais juste, parce que c'est en regardant la réalité du dossier qu'on est évidemment surpris, et qu'on voit qu'il y a quelque chose de vertigineux qui n'a pas fonctionné. Signalement contre Jérôme Barrella en 2017. Licenciement en 2021. Plain de sans suite en 2022. Et on parle d'une plainte déposée pour viol d'une enfant de 7 ans. Là, c'est sans suite. Ensuite, la plainte dont vous parliez, donc on est en 2025. Et d'août 2025 jusqu'en juin, jusqu'au 29 mai, pas d'audition et pas de garde à vue. Pas une seule garde à vue, c'est ce qu'on firmait tout à l'heure à l'antenne Gérald Darman.
Mais là, pour le coup, parce que si on mélange tout, on mélange tout, on ne comprend plus rien. Pour le coup, là, il y a des fonctionnaires qui ont été défaillants. Ceux qui recueillaient la plainte. Le parquet de Toulouse. Je ne sais pas qui a vu cette plainte. Qui a vu au parquet de Toulouse pénétrer plusieurs fois ? Ça m'a fait très mal, quand même. C'est un crime. Donc on court après le criminel. Pourquoi on ne court pas après le criminel ? Ce sont des individus qui sont en cause. Alors si on mélange toutes les affaires depuis la création des temps, on n'y arrivera pas. Là, il y a des individus. La gendarmerie de Lectour.
Alors, la gendarmerie de Lectour, je lui ai des papiers, je ne connais pas le gendarme de Lectour, moi. Mais enfin, il y avait zéro dossier pénal sur le bureau de la gendarmerie de Lectour. Le 9 janvier, ils sont saisis de ce dossier où les faits sont précis. Qu'est-ce qu'ils font ? Jusqu'au 29 mai, qu'est-ce qu'ils font ? Ce sont des individus qu'il faut interroger. Ils ont pris une responsabilité, l'ont-ils assumé ou pas ?
Voilà, c'est ça la question. Vous avez raison. Il faut faire toute la lumière sur cette affaire, dans la chaîne des erreurs. Il y en a peut-être plusieurs. Vous savez, c'est là qu'on se rend compte qu'il y a des graves dysfonctionnements en général dans un processus. C'est quand il y a plusieurs erreurs accumulées qui font que tout explose et que rien ne fonctionne. En revanche, j'ai une différence dans le raisonnement avec vous, M. Apathy. C'est qu'il ne faut pas qu'une fois qu'on aura réglé la question de savoir qui a fait quoi, on se dise, ben voilà, ça y est, on est tranquille. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai parce qu'on a une justice qui manque de moyens.
Ce n'est pas vrai parce qu'on a aujourd'hui des lois qui n'ont pas de peine planchée pour un certain nombre de crimes. Et qui donc rendent nos rues insécures. Et ce n'est pas vrai parce qu'il y a un laxisme institutionnalisé au sein de la justice. – Mais non, c'est les gendarmes aussi. – Notamment à cause du syndicat de la magistrature. – Pourquoi vous ne parlez jamais des gendarmes ? – Mais écoutez, je vais bien en parler. J'ai dit qu'il fallait faire une enquête de A à Z. – Vous ne parlez jamais. – Sauf qu'il y a très souvent des problèmes avec la justice, très rarement des problèmes avec les forces de l'ordre. – Le syndicat de la magistrature, le mur des comptes, tout ça, on connaît.
– On connaît et on le regrette, j'espère.
– Non, non, vraiment, je crois qu'il faut regarder cette histoire pour ce qu'elle est et montrer aux citoyens que des responsabilités peuvent être mises en cause.
– Et alors, soyez précis, est-ce que vous souhaitez, si ça se vérifie, mais vous semblez dire l'un et l'autre, qu'il y a une très forte présomption de défaillance, si ce n'est de faute de la part de certains magistrats, de gendarmes aussi, est-ce que vous souhaitez qu'il y ait des sanctions, des sanctions réelles ? On a bien compris que pour ce qui est des magistrats, ça arrive de manière rarissime, sauf s'ils sont des fautes qu'ils ont commises par ailleurs. Mais disons, dans l'exercice de fonction, il n'y a pour ainsi dire jamais de sanctions.
– Si on met en couvercle sur tout ça, autant ne pas faire l'enquête. – Oui, je crois que le pas de vague a montré ses limites dans tout un tas de secteurs. Maintenant, on ne peut pas avoir des fonctions comme celles de magistrats sans être responsable devant le peuple. Et s'il y a eu un grave manquement, je dirais la même chose pour un gendarme d'ailleurs, s'il y a eu de graves manquements, il faut évidemment de vraies conséquences et pas simplement une mutation à 200 km de là. C'est vraiment quelque chose de fort, parce qu'il faut envoyer un signal à tous les Français.
– La démocratie, c'est un état d'esprit. – Il y a des pays, sans doute, où ceux qui sont à la tête de ces deux administrations, c'est-à-dire l'intérieur et la justice, seraient aujourd'hui sans doute interpellés beaucoup plus qu'ils ne le sont. – C'est vrai. – Il y a des pays, mais nous, non, parce que nous avons toujours des prudences et peut-être que nous ne regardons pas assez les responsabilités des uns et des autres.
– Oui, vous avez raison. Être ministre, c'est non seulement diligenter des enquêtes, non seulement aller sur les plateaux pour dire qu'on est désolé. Et c'est bien que M. Darmanin se soit excusé, pour le coup, je le reconnais, mais c'est être aussi responsable de son administration. Et on a peu entendu ce discours de la part des ministres concernés et encore moins de la part de M. Nunez. – 70 000 dossiers, est-ce qu'on se rend compte ? – C'est énorme, énorme. – Vous savez qu'en France, pour instruire un dossier lié à un crime, il faut 6 ans, dans les pays frontaliers à la France, c'est 2 ans. Donc on voit bien l'état de la justice aujourd'hui.
Certains, j'aime pas ce terme parce que c'est un peu dévalorisant, parlent de clochardisation de notre justice, mais c'est vrai qu'elle manque de moyens. Mais c'est pas le seul problème, je le répète.
– J'aimerais vous entendre sur la déclaration, toujours sur notre antenne, dans ce entretien exclusif de Gérald Darmanin, quand il dit, oui, il y a des, notamment des criminels, mais des pédocriminels incurables. Vous savez que c'est contraire à la doxa de la justice européenne, qui considère que toute personne doit être amendable. Oui, il y a des peines maximales, mais on ne peut pas dire « tu mourras en prison », abolition de la peine de mort. Est-ce qu'il a raison de dire, oui, il y a des gens incurables et donc il faudrait en tirer les conséquences ?
– Oui, bien sûr, il y a des gens dont il faut protéger la société, des gens qui, une fois qu'ils sont rentrés en prison, ne doivent plus jamais en sortir. – Jusqu'à la mort. – Bien sûr, les violeurs en Syrie, les criminels en Syrie, ce qui relève plus d'une pathologie, finalement, que d'autre chose. Bien sûr, on croit tous à la rédemption. Bien sûr, on espère qu'après la prison, ceux qui sortent vont se réinsérer dans la société, vont trouver un boulot et vont finalement vivre une vie normale. Et pour ça, il y a deux conditions.
D'abord, que la prison, elle arrive dès le premier délit ou le crime, lorsque celui-ci est important, qu'on arrête avec les peines de substitution, les travaux d'intérêts généraux, qui envoient un signal terrible, qui est « bon, ok, tu as fait quelque chose de très grave, mais tu peux rentrer chez toi librement ». La deuxième condition, c'est que les individus qui sont, entre guillemets, « incurables », dont on sait très bien qu'ils recommenceront, parce que l'épreuve des faits est là. Combien de pédophiles ont recommencé dès leur sortie de prison ? Combien de violeurs en Syrie ont recommencé ? Alors, on doit en protéger la société.
– Je cite Gérald Darmanin. Il dit « Je ne vois pas très bien comment la rédemption est possible. Je ne vois pas comment on peut relâcher une personne, même après 15 ans ou 20 ans de prison, sans se dire qu'il y a un risque pour la société. »
– Mais il y a des peines incompressibles très longues, qui peuvent d'ailleurs, en cas de dangerosité de l'individu, au moment de sa libération, se transformer en rétention supplémentaire. Et il y a, dans une affaire assez récente, il y a quelques mois, une peine à perpétuité qui a été décidée par les juges. Donc quand on dit cela, quand on fait cela, on dit bien qu'il y a des gens qui paraissent être des dangers permanents pour la société, bien sûr. – Oui, mais il faut une perpétuité réelle. – Après, vous savez, il ne faut pas faire les fiers à bras.
On touche là, quand il s'agit du domaine de la justice et de ces criminels que l'on a en face de nous, on touche là aussi à des choses qu'on a du mal à comprendre et des violences que l'on a du mal à anticiper. Et hélas, à éviter. Les fiers à bras dans ces domaines-là ne nous éclairent pas beaucoup.
– Sur le domaine de la pédocriminalité, il faut que les capteurs soient déclenchés beaucoup plus tôt. Par exemple, cet individu-là, Jérôme Barrella, avait travaillé dans un lycée, il a été renvoyé de ce lycée pour des comportements inappropriés. Et quelle suite il y a eu à cela ? Aucune. Donc il y avait les capteurs, ces capteurs n'ont pas déclenché l'alarme. Et c'est bien là le problème. Et c'est là-dessus qu'il faut travailler absolument, parce que, je le rappelle, 200 000 gamins qui, chaque année, sont sexuellement agressés, c'est intolérable dans une démocratie et une République comme la nôtre.
– Comment être en désaccord avec ça ? – Est-ce qu'il y a une idéologie de la justice, bonne ou mauvaise, mais chacun est libre, et quand on voit ce qui s'est passé après les violences en marge après la victoire du PSG, où le même ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait dit précédemment, « Toute personne qui s'attaque physiquement à un policier devra dormir en prison ». Effectivement, les procureurs ont requis cela, mais les magistrats, dans bien des cas, n'ont pas voulu de la prison le soir même.
– On peut le dire, et j'assume mes propos, il y a une tendance très à gauche parmi les magistrats, pas tous, qui nous explique que finalement, le voyou est victime de la société. C'est d'ailleurs tout à fait théorisé dans le texte qui a fondé le syndicat de la magistrature. Vous voyez, moi, je fais partie de ceux qui préfèrent défendre les victimes potentielles au voyou. Il y a bien sûr, dans notre pays, nous y tenons la présumption d'innocence, il y a bien sûr l'individualisation des peines, mais quand même, il faut maintenant réfléchir, on ne peut pas à tous les six mois… – Heureusement qu'il y a l'individualisation. – C'est ce que j'ai dit, mais on ne peut pas…
Vous voyez, c'est un deuxième point d'accord, méfions-nous. Il ne peut pas y avoir tous les six mois des hordes d'individus qui descendent dans les rues pour faire une possession de territoire à Paris, une conquête de territoire, et qu'ils rentrent chez eux libres. Quand on touche à un policier, oui, on dort en prison, mais surtout, même sur la justice des mineurs, il faut maintenant mettre en place des peines symboliques, parfois courtes, dans des centres de rétention, détention, tout à fait adaptés aux mineurs, pour que jamais, quand on enfreint la loi, on puisse être tenté de recommencer. Et s'il faut construire des places de prison, il faut les construire, je rappelle,
et pareil pour les jeunes. – Sur les émeutes consécutives au PSG, on entre dans la complexité de ce qu'est l'administration dans la justice, on peut simplifier tout, mais les magistrats expliquent, notamment pour les comparutions directes, que les procès-verbaux, qui sont des reproches faits à des individus, sont mal faits, incomplets, manquent de témoignages. Pourquoi ? Parce que les policiers qui ont appréhendé ces individus le font dans le feu de l'action, et donc ils n'ont pas le temps de bien faire tout ce qui devrait être fait dans un état de droit.
Le plus souvent, pour les comparutions directes auxquelles nous avons assisté, et bien entendu, les gens qui sont accusés disent moi je n'ai rien fait, le plus souvent, les policiers qui les ont par exemple arrêtés, les CRS, ils sont repartis ailleurs en France, donc ils ne sont pas là pour les audiences. Donc du coup, les personnes qui sont incriminées avec des avocats, évitent les peines de prison ferme, pour la plupart. Je développe tout cela, pourquoi ? Parce qu'à mon avis, s'il y a une erreur à ne pas faire, vous l'avez fait, c'est de dire que les juges sont de gauche. Ce n'est pas le problème.
Les juges y rendent de la justice, ce qui est une action, mais pas là en tout cas, ce qui est une action extrêmement difficile.
Je vous soumets, pardon, l'apologue de la chaise, Guillaume Fard, notre spécialiste de justice, il expliquait le point de vue des juges, un type qui jette une chaise sur les policiers, donc c'est une agression des policiers, le soir même, il n'est pas en prison, parce que les juges disent, bon ben, il est père de famille, il a un emploi, vous font mieux vous qu'il rentre chez lui, et puis il ne recommencera plus, il a présenté ses excuses.
Ça c'est l'individualisation.
Ça, c'est la version 1. Version 2, dès lors qu'on touche un policier ou un pompier en France, on devrait dormir le soir même en prison.
Oui, mais ça c'est le travail du législateur, puisqu'il y a un certain nombre de magistrats qui ont une tendance au laxisme, et qui nous expliquent que même un délinquant grave, même un agresseur de policiers, ne doit pas aller en prison. Il faut que nous, législateurs, nous mettions en place un cadre juridique, dans lequel évoluera le magistrat, mais qui soit beaucoup plus strict, notamment avec des peines planchées, notamment avec, par exemple, lorsqu'il y a toute une bande qui est autour d'un type qui casse une vitrine, eh bien tous ceux qui font partie de cette bande doivent pouvoir être arrêtés et inquiétés par la justice, parce qu'une fois encore, il y a un choix à faire, M. Apathy.
Il y a un choix à faire, M. Apathy. Est-ce que vous regardez la vie ? Oui, mais je me demande si vous vous la regardez. Est-ce que vous vous êtes mis à la place des commerçants qui ont vu leur magasin pire, de la famille des policiers qui se sont fait agresser, des propriétaires de voitures qui ont brûlé ? Est-ce que vous vous mettez à leur place ? Absolument pas, puisque vous nous expliquez que finalement, les justes ne sont pas de gauche et que tout cela est normal. Réponse non, M. Apathy.
J'ai vu un reportage au tribunal correctionnel de Paris. Le père et la femme d'un type d'une trentaine d'années qui, je ne sais pas ce qu'il avait fait, il avait lancé quelque chose sur les policiers. Comparition immédiate. Et les deux expliquaient... Alors, les deux, je le dis comme ça, ce n'est pas pour notre conversation à nous, mais je le dis pour ceux qui nous écoutent, des Français de France, si vous voyez ce que je veux dire. Les deux disent vraiment, on lui a dit, n'y va pas ce soir, ne va pas fêter l'acteur du PSG, il a été et il a déconné. Bon. Et puis le type sort. Alors, il a eu une peine à exurci, tout ça.
Un ouf de soulagement terrible, ils ont des enfants, le condamné n'aurait servi à rien, la trouille est immense et la vie, c'est ça. Et vous, vous transformez ce tableau-là, qui est un tableau humain, en laxisme.
Non, c'est de la propagande. Vous voyez, ils ont bien choisi l'exemple. Ça n'est pas la vie. Il s'appelait Théo. Ah, c'est de la propagande. Bien sûr. Évidemment, ils ont trouvé... C'est de la propagande. Moi, j'appelais ça du reportage. Oui, ben, vous voyez, c'est un reportage, on va dire, orienté. Or, la réalité, la réalité de ce qu'il y a eu dans les rues, ce sont des multirécidivistes, des gens qui, à chaque fois qu'il y a, un 14 juillet, un 31 décembre, ça vous jette, monsieur Apathy, que je termine mon raisonnement ? Vous avez envie de défendre à ce point les voyous ? Comment vous sourcez ça ?
Mais on le sait, parce qu'ils ont un casier judiciaire, souvent, le nom comme le bras, et que des juges laxistes les renvoient chez eux à chaque fois.
Conçoit un multirécidiviste. Oui ou non, une personne qui jette un objet qui peut tuer, ou en tout cas blesser gravement un policier, doit-il dormir le soir même en prison ? Immédiatement. Dans tous les cas. Immédiatement. S'il peut le tuer, vous voulez. Si vous jetez... Si vous tirez au mortier d'artifice... Non, mais... Jean-Michel Apathy, si vous tirez au mortier d'artifice dans le visage de quelqu'un...
Si vous dites au juge, vous lancez quelque chose sur les policiers, vous finissez en prison, vous finirez en prison. Voilà. C'est simple. Vous l'écrivez dans la loi. C'est le lég... C'est ce que je dis.
Vous l'écrivez dans la loi. Troisième point d'accord, c'est au législateur de l'écrire. Et d'ailleurs, je vous rassure, nous l'écrivons. Vous l'écrivez dans la loi que les juges sont d'un relax.
Et donc, vous ne le restez pas... C'est tout à fait. C'est votre opinion ? Oui, oui, c'est mon opinion. C'est l'administration de la justice par le pouvoir politique. Nous n'allons plus parler d'indépendance de la justice. Vous embauchez des greffiers qui disent vous avez lancé un bout d'herbe
sur un policier ? Deux mois de présent. L'intention était là. Monsieur Apathy, vous parlez d'un bout d'herbe. Franchement, on a tous vu les images. C'est révoltant. C'est révoltant de voir ceux qui se lèvent le matin pour nous protéger se faire attaquer par des voyous et que ces voyous rentrent libres quitte à blesser quelqu'un. Enfin, de quelle société on parle ? Les juges sont de gauche. Pas tous, monsieur Apathy. Pas tous. Mais il y a un mouvement qui existe. Mais lisez le pré-insulte. C'est insulter des gens. Comprenez ? Insulter des fonctionnaires. C'est pour vous dire qu'on est de gauche et être un insultant. Je vous laisse cette parole.
Vous avez lu l'acte fondateur du syndicat de la magistrature ? Je m'en fous. Ah bah oui, mais alors si vous vous foutez des choses, c'est difficile de débattre. Moi, je m'en fous pas. Quand je vois que dans notre pays, les rues sont à feu et à cent dès qu'il y a une... Vous savez à qui je pense ? Oui, à cent. Je pense aux honnêtes français, aux honnêtes gens qui vivent en France qui, lorsqu'il y a un match de foot victorieux, aimeraient aller dans la rue faire la fête, qui aimeraient faire la fête le 14 juillet, mais qui payent deux fois.
Une fois en restant claquemurés chez eux parce qu'ils ne peuvent pas sortir parce qu'il y a des voyous et une deuxième fois en payant des impôts parce que là, c'est des centaines de millions que ça va coûter. Il y a des problèmes. Mais si vous mettez tout le monde en prison, vous aggravez les problèmes. C'est ça que je veux dire. Est-ce que vous êtes d'accord, M. Apathy, un jeune qui casse un abribus, par exemple ? Je ne sais pas quel est le coût d'un abribus. Vous le pardonnerez. Il faut qu'il paye soit sur son salaire, même si c'est toute la vie. Il faut des sanctions, bien sûr. Est-ce que vous êtes d'accord pour que s'il est mineur, sa famille paye, voire sur les allocations sociales ?
Est-ce qu'au moins sur ce principe-là, vous êtes d'accord ou est-ce que vous êtes dans l'axisme infini ? On reste tous chez nous, on laisse les voyous dégrader la rue et on attend avec peur. Vous voyez comment vous...
Les expressions que vous employez toute sa vie. Je ne sais pas, vous n'avez pas... Enfin, je ne sais pas... Enfin, toute sa vie. Oui. Toute sa vie. Quelqu'un qui commet un acte va la payer toute sa vie. Mais pourquoi pas si son salaire est faible et qu'il faut qu'on ne va pas lui prendre tout son salaire ? Vous n'avez pas du beaucoup de l'hériture Hugo, mais déjà lui expliquer que ce genre de choses n'aidaient pas la société. Mais vous avez joué ça même, M. Apathy. Qu'est-ce qu'on veut faire ? On veut aider la société.
Quant aux allocations familiales, j'ai toujours été passionné par ce débat des gens qui disent « Si quelqu'un de la famille casse quelque chose, on ne verse plus des allocations familiales. » Bien sûr. Et donc on pénalise... Pour les mineurs. Pour les mineurs. Bien sûr. Et on pénalise quelqu'un qui, dans la famille, peut aller à l'école, être sérieux, bien travailler. Et on fait une responsabilité collective. Moi, je crois qu'on n'administre pas une société comme ça. Je pense que le laxisme est un problème et l'autoritarisme est un problème. Mais non, l'autorité... Et l'intelligence est une nécessité.
Voilà mon opinion. L'autorité et l'ordre, c'est la paix. C'est la paix de circuler dans la rue. C'est la paix de pouvoir faire la fête librement. C'est la paix de voir ses enfants aller à l'école sans crainte, monsieur Apathy. Le système que vous décrivez, on l'a essayé depuis des décennies. Je vais vous dire, sur le papier, je peux l'entendre, sauf qu'on voit aujourd'hui que ça ne marche pas. Mais je ne suis pas... Ah, sur le papier, vous pouvez l'entendre. Mais je ne suis pas indoctrinaire. Je vois qu'aujourd'hui, ça ne marche pas. Que cette tolérance qui devient de la permissivité, eh bien, ça ne fonctionne pas. Que ce qu'on peut appeler de l'écoute devient du laxisme.
Que la liberté est transformée parfois en chaos. Eh bien, tout simplement, il faut ramener l'ordre. L'ordre partout. À l'école,
dans les rues, dans la société. Est-ce qu'il y a un besoin de retour, disons les choses, le mot écorche un peu la bouche, mais d'ordre policier dans l'affaire, et ça nous ramène à l'affaire Liana, l'affaire du fichage. J'ai frappé de voir un certain nombre de commentateurs en plateau avouer eux-mêmes qu'ils ne savaient pas très bien à quelles conditions aujourd'hui peuvent être fichiers parce que, pour de bonnes raisons, pour le respect de la personnalité, en France, on a beaucoup limité les écoutes téléphoniques, le fichage. On n'est pas comme aux États-Unis où la NSA écoute tout le monde sans aucune restriction. Est-ce qu'on est allé trop loin dans ce sens ?
Est-ce que, selon Jérôme Barrella, s'il avait été mieux fiché par un État plus policier, disons les choses, aurait pu être en prison plus tôt ?
Oui, je le pense, ou en tout cas suivi. Il y a aujourd'hui un fichier des délinquants sexuels qui existe déjà. Je ne le vis pas comme une atteinte à la liberté. Je le vis au contraire comme un bouclier pour notre société et les enfants. Il a été plusieurs fois mis en cause dans des cas. Il y a eu des plaintes contre lui. qui, je crois, et j'espère ne pas dire de bêtises, qui l'aurait dû y figurer. Est-ce qu'il y figure ou pas ? Je n'en sais rien. J'ai compris que oui. Mais, en tout cas, quelque chose n'a pas fonctionné là aussi. On ne parle pas du fichage généralisé, soyons bien précis et n'inquiétons pas les téléspectateurs. Je vous rassure, il se contre.
Il y a des limites à l'ordre quand même. Mais la liberté ? L'ordre et la liberté, vous savez,
sont les deux plateaux d'une balance. Mais tel que vous exprimez quelquefois les choses en parlant de permissivité, on a l'impression que quand même le plateau de l'ordre... C'est votre impression mais vous m'avez mal écouté ou vous avez de mauvais capteurs ? Sur, hélas, cette affaire épouvantable de l'IANA, si le parquet d'oche qui est saisi du dossier début novembre tape le nom, visiblement, il trouve d'autres plaintes. Après, vous pouvez faire deux effichiers si vous ne les consultez pas, ça ne sert à rien. Voilà.
Non mais je suis d'accord avec vous là-dessus. Une fois encore, fichier pour fichier, non, fichier des individus dangereux pour protéger la société, c'est exactement ce qu'il faut faire. C'est la limite entre l'autorité et l'autoritarisme et l'ordre et l'excès d'ordre.
On a réglé beaucoup de débats. Les fichiers, on a réglé ces débats. Les caméras de vidéosurveillance, on a réglé ce débat. On a beaucoup avancé quand même. C'est pas, moi je veux bien un laxisme, machin, truc, mais la société française n'est pas ça. Elle essaie de chercher sa voie dans des questions extrêmement complexes, mais ça n'est pas le laxisme, c'est pas vrai.
Ah écoutez, moi je ne suis pas d'accord avec vous. Voilà, je trouve que le recours presque systématique aux travaux d'intérêts généraux, au rappel à la loi, notamment pour, alors évidemment je ne parle pas de pédocriminalité, mais plutôt d'émeute comme on a pu le voir là ou pour l'affaire Naël, je crois que ce n'est pas une bonne chose. Parce qu'on envoie aussi un signal quand on émet un jugement pour la personne qui est jugée, mais pour l'ensemble de la société. Et on dit tout simplement bah c'est pas très grave, rentre chez toi. Or il y a aujourd'hui des centaines de milliers de gamins qui croient que mettre le feu à une voiture c'est simplement un rite du 31 décembre et non pas un délit.
Il y a des gamins qui pensent que les policiers sont une bande adverse et qu'on peut très bien les attaquer comme on attaquerait la bande du lycée d'en face.
Est-ce que de ce point de vue-là l'ordre peut être rétabli en France depuis les années 80, les années 80, je crois que c'est la fin des années 80, chaque nouvel an il y a 1000 voitures, parfois c'est 900, 1100 voitures brûlées. Depuis le socialisme. Étrange. Je ne sais pas s'il y a un lien avec le socialisme. Quoi qu'il en soit, depuis les années 80. Et au fond, ça se poursuit. C'est évidemment anormal. C'est tout à fait. Est-ce que cette anormalité va continuer dans tous les cas ?
Vous savez, elle continuera si on continue à nous expliquer que ce sont des gamins perdus de la République, que c'est la faute de la France qui n'a pas su accueillir les populations migrantes et qui les a maltraitées. Si on continue à nous expliquer que c'est un niveau social ou économique trop faible qui pousse les jeunes dans la rue, toutes ces raisons sont fausses. Il faut être clair, il y a ceux qui respectent la loi et ceux qui la violent. Ceux qui violent la loi doivent être condamnés. Laurent Jovoli, vous savez très bien comme moi qu'on a démissionné.
Ah, pas nous. Je vous assure. Est-ce que vous connaissez un politicien en France qui pourrait vraiment jurer que l'an prochain, un nouvel an, il n'y aura pas 1000 voitures brûlées quand il sera au pouvoir ?
Moi, je peux vous jurer quelque chose. C'est que si Marine Le Pen ou Jordan Berdella arrive au pouvoir en 2027, nous ferons tout pour mettre en place. Le nouvel an suivant, il n'y a plus le bal des voitures brûlées ? Nous mettrons en place les moyens policiers et des forces de l'ordre mais nous mettrons en place les moyens juridiques et judiciaires en face parce qu'une fois encore, les magistrats font leur travail, ils évoluent dans le cadre juridique, légal, les policiers font leur travail mais si on change la doctrine de maintien de l'ordre et si on change la loi, nous rétablirons l'ordre dans notre pays.
Une fois encore, chaque année, chaque année, le taux de vol, le taux d'agression, le taux de crime augmente. Ce n'est pas normal. Il n'y a pas oui-oui comme ça, c'est très grave, c'est fondamental.
La question des voitures et du premier de l'an est un piège. Est-ce qu'on peut accepter que des voitures brûlent le premier de l'an ? Non. On le fait de fait. Bien sûr que non. Comment on l'empêche ? Moi je veux bien, si Jordan Bardella ou Marine Le Père, moi je veux bien. Il faudra mettre des policiers, combien de policiers ? Sur tous les parkings ? Vous savez, les gens qui connaissent ces dossiers-là, vous expliquent que le 31 décembre, il y a des gens qui en profitent pour faire brûler la voiture aussi. Mais ils devront être condamnés au-dessus. Là-dessus, il n'y a pas de statistique.
C'est-à-dire, c'est un mouvement, c'est devenu, hélas, une espèce de rite, c'est tout à fait scandaleux, si vous voulez, mais comment on l'empêche ? Posez-vous la question. Comment on l'empêche ? Très compliqué. Le monde parfait et idéal, ça vaut quand on est dans l'opposition.
Quand on est aux affaires, beaucoup de choses sont comme ça. Mais monsieur Apathy, alors à ce moment-là, qu'est-ce qu'on fait ? On se dit au revoir, on termine le débat et on dit rien n'est possible, notre pays est foutu. Moi, je vois qu'il y a d'autres pays d'Europe où ça ne se passe pas comme ça. Est-ce qu'on peut revenir en arrière ?
Moi, j'étais très frappé. Regardez, les mortiers d'artifice, moi, j'étais frappé sur ce plateau quand on voyait les images d'un type qui tire aux mortiers d'artifice sur les gens, donc qui est en train de commettre un délit. On demande aux gens en plateau comment est-ce qu'on l'arrête ? Le délit est en train d'être accompli. Évidemment, en 2026, personne n'ose dire qu'on pourrait lui tirer dans les jambes. A tort ou à raison, je ne dis pas, un Churchill aurait dit ça ou un De Gaulle pensait ça ou le disait parfois. En 2026, les morts s'ont changé. Alors, qu'est-ce qu'on fait exactement ? On voit un délit en train de s'accomplir. On fait quoi ? C'est intéressant.
Je vais vous dire quelque chose.
Celui qui tire aux mortiers. Vous faites quoi ? Celui qui tire aux mortiers. S'il savait que celui qui a fait la même chose six mois avant, croupi en prison, peut-être est-ce qu'il réfléchirait. Sauf que son voisin de palier a probablement fait la même chose la fois d'avant et qu'il est libre. Je crois que c'est là que le rôle de la justice intervient. Je pense que personne dans le plateau ne veut lui tirer des balles dans les jambes. C'est clair. En revanche, ne me faites pas dire ce que je n'ai jamais dit. Ah non, c'est pas vous qui l'avez dit. Je crois que c'est Darius
qui l'a dit. Ne soyez jamais caricatural. Churchill ou de Gaulle soutenaient ce genre de choses. La justice a un rôle exemplaire. Churchill, ministre de l'Intérieur, a été d'une répression féroce.
Parce que là, vous nous soumettez des problèmes qui ne sont pas les problèmes sans la société française.
Tirer au montier l'artifice dans la tête des gens, oui, c'est un problème.
D'accord, mais le mieux, c'est d'interdire l'achat, d'interdire la vente.
Oui, monsieur Apathy, alors on interdit tout. Si je vous l'en... Évidemment, je ne le ferai jamais. Si je lançais ce téléphone portable dans le visage de Darius Rochbien ou dans le vôtre, vous auriez peut-être des séquelles et vous seriez blessé. Ça deviendrait une arme par destination. Donc on va tout interdire. Il n'y a pas des téléphones au soir de la victoire. Donc on va tout interdire, monsieur Apathy. Non, on ne va pas tout interdire. On va simplement dire que si on agresse un policier... On ne va pas tirer dans les jambes. Si on agresse un policier, on dort en prison.
Et croyez-moi, rien que d'énoncer cela, rien que de voter la loi qui va avec, dissuadera tout un tas de jeunes de commettre des délits. Je vous l'ai dit, toutes les personnes
qui, en comparution immédiate, ont été accusées d'avoir lancé quelque chose sur les policiers, ont été défendues par des avocats qui ont démontré des vices de procédure et des faiblesses de témoignage. Alors il faut alléger les procédures.
Je suis contre l'état de droit aussi. Mais arrêtez. Parce que pour vous, l'état de droit, ce sont des ordres de voyous qui agressent les gens, pas pour moi. Le droit doit défendre
les honnêtes gens. Mais bien sûr. Mais simplement, l'écriture du droit et la défense des droits est telle que les magistrats, en comparution immédiate... Pourquoi ce n'était pas le cas il y a 20 ans,
M. Apatine ? Pourquoi ce n'était pas le cas ? Et vous ne les éliminerez pas. Alors il faut réfléchir aussi aux raisons de tout cela. Le problème de la famille aujourd'hui, le problème de l'éducation nationale, le problème de l'immigration, le problème du laxisme judiciaire. Évidemment, la solution, elle est complexe. Et je vais répondre à votre question antérieure avec beaucoup de retard, M. Rochemin. Ça ne se réglera pas en 6 mois, mais ça se réglera avec de la volonté. Or, quand on est laxiste à l'école, laxiste dans la famille, laxiste dans les rues, laxiste aux frontières, alors c'est un cocktail explosif.
Et voilà. Je précise qu'il y a effectivement, je crois qu'il y a 6 personnes qui dorment en prison pour ces cas-là. Donc tout le monde n'est pas... Mais dans certains cas, on a vu, effectivement, ils se font dans la foule, on ne sait pas où ils ne donnent pas, en prison.
Non, mais il y en a qui ont été condamnés à de la prison ferme. Mais, enfin, si vous voulez, on est là dans des scènes complexes et exceptionnelles. On ne peut que regretter qu'elles se passent, il faut les condamner. Ensuite, quand on réfléchit aux moyens de les éviter, c'est beaucoup plus compliqué. Et comme nous sommes dans des sociétés libérales, où les libertés publiques ont un sens, nous sommes devant beaucoup de complexités. Je ne suis pas sûr que la dénonciation du laxisme et l'ordre du volontarisme permettent vraiment de les régler aussi facilement que ne le suggèrent. L'événement, nous essaierons.
Eh bien, nous essaierons. En tout cas, la pire des choses, c'est le fatalisme. La pire des choses, c'est le fatalisme et le laisser faire. Vous savez, si chaque année, on compte le nombre de voitures brûlées au 31 décembre et que s'il y en a 5 de moins que l'année dernière, on est content, alors c'est que notre société a échoué. Prothéser les jeunes et les gens, vivre en liberté, circuler en liberté sans avoir peur. C'est ça le rôle. L'événement continue.
C'est pour les défenseurs de ceux qui brûlent les voitures. C'est stupide.
Laurent Jacobelli