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interviewC à vous (sur YouTube)· 26 janvier 2026 52 min

Les Français ont-ils peur pour la démocratie ? - C à Vous l’Intégrale - 26/01/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. A la une, les larmes de N.Portman. ... - A.-E.Lemoine: N.Portman, des stars d'Hollywood et 2 anciens présidents, B.Clinton et B.Obama, qui dénoncent les violences de la police de l'immigration après la mort d'un infirmier de 37 ans. - P.Cohen: Un 2e mort en moins de 3 semaines sous les balles de la police de l'immigration.

Ca fait encore dire à beaucoup qu'il s'agit d'un nouveau crime d'Etat. - A.-E.Lemoine: D.Trump domine par la peur.

La peur est au coeur d'un livre signé par A.Muxel et P.Perrineau.

Cette question, notamment: nos responsables politiques peuvent-ils encore réguler ces inquiétudes et y répondre à l'heure des réseaux sociaux? La France veut d'ailleurs les interdire aux moins de 15 ans. - E.Tran Nguyen: Le texte devrait rentrer en vigueur à la rentrée prochaine. - L.Sénéchal: C'est une petite fille réfugiée ukrainienne en France depuis 4 ans.

Ca faisait 2 ans qu'elle n'avait pas vu son père qui était au front, à la guerre. - A.-E.Lemoine: Il lui a fait cette surprise à Toulouse.

Dans la Story, 2 mots en anglais qui enflamment le Web. ... - L.Amar: Ces 2 mots ont fait le tour du monde.

E.Macron imité, parfois moqué, mais aussi salué pour son opposition à D.Trump la semaine dernière, à Davos.

Sa cote de popularité repart à la hausse. - A.-E.Lemoine: Après 20h, nos invités: S.Bern et Mozart en personne sous les traits de T.Solivérès.

Dans votre OEil, Pierre? - P.Lescure: Des gens mystérieux et dramatiques à Paris.

Enquête sur les 4 mois de la vie de J.Morrison à Paris, où il est mort le 3 juillet 1971. C'est assez mystérieux, encore.

On recevra Y.Bigot. - A.-E.Lemoine: Bertrand est aux côtés de Théo Lignani, créateur de contenu sur Instagram. - B.Chameroy: Il est niçois, comme moi, et ça me fait grand plaisir de l'accueillir en cuisine de "C à vous".

Ce soir, vous allez nous préparer de la daube. Elle est revisitée. - Je vais accorder ça avec des gnocchis de carotte.

Les patates, on les garde. Je vais les faire cuire dans un bouillon à l'ail et au thym. Je vais faire un boeuf effiloché cuit 6 heures dans le jus.

Ca va être incroyable. - B.Chameroy: Bonne émission, Babeth. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito de P.Cohen.

La police anti-immigration de D.Trump victime de ses excès et de ses mensonges. - P.Cohen: 2 citoyens américains tués en moins de 3 semaines à Minneapolis par des agents fédéraux chargés de la lutte contre l'immigration.

Des manifestants désarmés présentés comme de dangereux activistes, voire comme des terroristes. Un renversement accusatoire poussé à son paroxysme par le patron de la police anti-immigration hier sur CNN. ... - P.Cohen: "Alex Pretti avait très probablement l'intention d'agresser des policiers", a-t-il dit. "Les victimes sont les agents fédéraux", voilà le discours invariable.

Ni condoléances ni excuses ni enquête pour savoir ce qui s'est passé alors que toutes les images disponibles nous montrent un homme maîtrisé et désarmé. Le pistolet qu'il portait à la ceinture venait d'être confisqué. Il a été plaqué au sol et tué sans sommation par 10 coups de feu.

L'homme qu'on vient de voir et d'entendre est depuis des mois le visage implacable de la politique anti-immigration de l'administration Trump. Le 7 janvier, quand un de ses agents a abattu Renee Good, cette mère de famille, il était là et dirigeait une opération à Minneapolis. Quand ces hommes ont arrêté un garçon de 5 ans qui cherchait son père la semaine dernière, il les a défendus. "Nous sommes experts dans la gestion des enfants", a-t-il prétendu.

Il y a quelques jours, des images l'ont montré lançant lui-même un gaz au poivre sur un groupe de manifestants. - A.-E.Lemoine: Et pas d'enquête. - P.Cohen: Pour la mort de Renee Good, seulement celle du FBI, aux ordres de l'administration Trump.

Le FBI a refusé aux policiers du Minnesota toute enquête conjointe et a refusé tout accès aux preuves. Impossible de constituer un dossier criminel. Le policier qui a tiré ne fait pas l'objet de poursuites.

Il n'a sans doute pas été entendu. Aucun juge n'a été désigné. Le vice-président J.D.Vance a promis une immunité absolue.

Le FBI a fait savoir qu'il allait enquêter, mais sur la victime, sur les activités militantes de Renee Good, et sur les agissements de son épouse, qui pourrait être sa complice. Un dévoiement judiciaire qui a entraîné une vague de démissions sans précédent: 6 procureurs fédéraux du Minnesota ont annoncé leur départ. L'enjeu pour la mort d'A.Pretti est d'obtenir une enquête indépendante.

D.Trump n'a pas fermé la porte hier soir à cette question du "Wall Street Journal". Une plainte qui doit être examinée aujourd'hui, sans doute ce soir, par un tribunal du Minnesota, vise à empêcher les autorités fédérales de confisquer ou détruire les preuves du crime. - A.-E.Lemoine: D.Trump est plus prudent qu'à l'accoutumée. - P.Cohen: Plus que son entourage ou que son vice-président, avec une retenue inhabituelle, dans cette brève interview accordée au "Wall Street Journal".

Il a répété qu'il n'aimait pas les tirs et que la situation était examinée. Il a décidé d'envoyer à Minneapolis son conseiller pour l'immigration, moins exposé médiatiquement. Hier soir, B.Obama et B.Clinton ont appelé à un "sursaut pour défendre les valeurs américaines".

Les stars donnent aussi de la voix. G.Close a posté ce message tout à l'heure. ... - P.Cohen: G.Close, mais l'indignation, l'inquiétude qui traversent les Etats-Unis depuis samedi vont bien au-delà des stars hollywoodiennes.

Il faut bien le dire, elles ne comptent pas pour grand-chose dans le débat publique américain. Des responsables américains se sont publiquement émus. Le lobby pro-armes de la NRA dénonce le discours officiel fustigeant A.Pretti, le considérant comme menaçant parce qu'il portait une arme.

C'est un droit absolu aux Etats-Unis, le 2e amendement. A.Pretti n'était pas forcément menaçant pour les policiers qui l'entouraient. - A.-E.Lemoine: L'inquiétude, c'est de voir une démocratie s'enraciner dans la violence? - P.Perrineau: Une démocratie qui perd le principe même qui fait fonctionner toute démocratie...

Associer une vertu morale à la démocratie...

La base de la démocratie, c'est la vertu. Les autres régimes, ce sont d'autres valeurs, en particulier pour le despotisme. C'est la crainte.

Peu à peu, aux Etats-Unis, quand vous écoutez le patron d'ICE, on cherche à imposer la peur. On cherche à imposer la crainte. C'est le ressort du despotisme.

A ce moment-là, on sort de la démocratie. C'est très important pour les Etats-Unis. Comme le disait un président républicain juste après la guerre, Eisenhower: "L'Amérique est grande parce qu'elle est vertueuse, parce qu'elle est bonne.

Quand l'Amérique n'est plus vertueuse ni bonne, elle devient petite." Je crois que l'Amérique est en train de se ratatiner, de devenir quelque chose qui ne va être, bientôt, plus du tout désirable. C'est peut-être cela qui amène le président Trump à être prudent.

Au-delà des vedettes d'Hollywood, quand vous regardez les sondages d'opinion, c'est pas mauvais, c'est très mauvais pour D.Trump. Là, se préparent les élections intermédiaires et Trump n'a pas envie que le Parti républicain soit corrigé.

A ce moment-là, il n'aura plus tout le pouvoir dans le dispositif comme il l'a aujourd'hui, avec une Cour suprême largement à sa botte, un pouvoir législatif aussi et un pouvoir exécutif qui fait n'importe quoi. - P.Cohen: Un petit bémol: les sondages sont effectivement globalement mauvais avec une mauvaise opinion pour ICE, qui dépasse les 60 %, mais dans l'électorat républicain, dans l'électorat de D.Trump, la politique anti-immigration est approuvée à plus de 70 %.

Il y a cette fracture. - P.Perrineau: Vous avez tout à fait raison.

Mais 70, ça veut dire que 30 % des républicains ne sont plus d'accord. Il a gagné, mais de manière courte vis-à-vis de son opposition démocrate. Il doit être extrêmement prudent.

Là est en train de s'introduire dans la population américaine, au-delà des démocrates, des indépendants, même chez certains républicains...

Certains républicains ne sont plus d'accord avec ce qui se passe aux Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: A.Muxel, l'élection de D.Trump n'a ému que 1 Français sur 4, mais c'est chez les jeunes que D.Trump fait le plus peur en France. - A.Muxel: Oui.

Cette attitude autoritaire, impulsive, remettant en cause un certain nombre de libertés fondamentales, libertés auxquelles les jeunes sont très attachés, inquiète les jeunes. Les agissements de Trump, qui fait fi du droit, des droits de l'homme, de la justice, des droits internationaux, aussi, avec ses volontés d'annexion, de toute-puissance, finissent par entamer un capital de confiance dans la démocratie, que les jeunes pourraient avoir, et par inquiéter profondément. Trump ne rassure pas.

Il en rajoute dans le paysage global de peur tous azimuts auquel les jeunes sont confrontés. Dans notre enquête, les jeunes ont plus peur que leurs aînés, plus peur de tout. - A.-E.Lemoine: On y reviendra.

Ces peurs françaises que vous avez analysées à travers cette vaste enquête entre octobre 2023 et décembre 2024 auprès de 3000 individus de 16 ans et plus...

Ca vous a permis de définir 4 grands groupes. Les démocrates inquiets, les conservateurs craintifs, les insécures culturels et les sans-peur. - P.Cohen: Ca fait 3 catégories qui ont peur. - A.-E.Lemoine: Les démocrates inquiets représentent 40 % de l'échantillon.

Leur peur principale, c'est une crainte pour la démocratie et sa pérennité. - A.Muxel: Ce sont des démocrates inquiets qui se recrutent dans l'univers de la gauche, un univers attaché au progressisme, à la démocratie.

Ce sont des personnes, des Français, qui perçoivent de façon craintive la montée d'un certain nombre de populismes autoritaires dans notre pays. Ils le voient d'un mauvais oeil, comme un recul de la démocratie que l'on peut observer et qu'ils voient se produire en Europe, dans des pays voisins et aux Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: Avec une peur notamment de la prise du pouvoir par l'armée.

C'est une crainte? - P.Perrineau: Oui.

On la trouve en particulier chez les jeunes. Il y a, on le sentait depuis plusieurs années dans nos enquêtes, une partie...

C'est compliqué, cette affaire. Certains jeunes craignent le coup d'Etat, qu'on en finisse avec la démocratie. Il y a aussi des jeunes qui, quelque part, dans leur critique de la démocratie telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, commencent à s'éloigner de l'univers démocratique et peuvent désirer l'homme fort, des solutions un peu musclées.

Il y a un mouvement contradictoire. Très souvent, c'est pas les mêmes jeunes. Les jeunes étudiants, les lycéens sont très inquiets de la dictature, du fascisme, des extrêmes...

Les jeunes de milieux plus populaires, issus de l'enseignement professionnel, eux, peuvent rêver, puisqu'ils sont déçus de la démocratie, de plaies et de bosses. - A.-E.Lemoine: Quelles sont les différences avec les autres catégories? - P.Perrineau: Notre approche a permis de distinguer...

On dit souvent que les droites, c'est le domaine de la peur. La gauche aussi a peur, et en particulier, de nombreuses peurs politiques. La droite a des peurs sociales, des peurs qui sont sur un mode de vie qui semble s'éloigner.

Il y a des gens conservateurs et qui veulent conserver un certain mode de vie. Ils sont traversés de multiples craintes. C'est un univers dans lequel, par exemple, on va retrouver beaucoup de femmes, en France, et des gens du centre, de la droite modérée.

Très souvent, on met ça dans un seul paquet. "C'est la même chose que ce qui se passe avec la droite extrême", mais pas du tout. Les peurs de la droite extrême sont des peurs sur l'insécurité culturelle.

Ils se disent: "Notre culture est en danger par rapport à la globalisation." On s'est pas rendu compte, en France, que la globalisation avait un impact culturel en plus d'un impact économique. On a le sentiment de ne plus être "chez soi".

C'est les meetings du RN qui crie avec une espèce de ferveur "on est chez nous". On a le sentiment que, de plus en plus, dans nos quartiers et dans nos villes, on n'est plus chez soi. - A.-E.Lemoine: Qui sont les 8 % de sans-peur? - A.Muxel: C'est pas beaucoup.

La peur taraude beaucoup la société française et habite les Français à des échelles différentes. Il y a les peurs individuelles, collectives, politiques, sociétales...

Il y a toutes sortes de peur. Ces sans-peur, on n'a pas réussi à les identifier sociologiquement ni politiquement. - P.Perrineau: Beaucoup plus d'hommes! - A.Muxel: Tu as raison.

Les femmes, dans l'enquête, ont beaucoup plus peur que les hommes. Elles ont peur de tout. Il y a ce clivage lié au genre qui structure cet inventaire des peurs françaises. - A.-E.Lemoine: Elles sont plus exposées que les hommes aux agressions du monde et de l'environnement. - P.Perrineau: Aussi pour des raisons anthropologiques.

Elles ont été longtemps, et encore maintenant, dominées par les hommes, leur puissance, leur pouvoir. Pour beaucoup, elles ont cette habitude d'être mises en situation de domination, de fragilité, de vulnérabilité. Il y a la question physique, mais aussi sociale.

Il y a quelque chose qui persiste de ce trait anthropologique. - P.Cohen: Vous avez testé un certain nombre de responsables politiques au prisme de la peur, et celui dont l'arrivée au pouvoir ferait le plus peur aux Français.

M.Le Pen, son arrivée au pouvoir, ferait peur à 46 %. Qu'est-ce que vous en concluez? - P.Perrineau: C'est le reflet de ce qu'on appelle la banalisation du RN. - P.Cohen: Avec une moitié de Français qui... - P.Perrineau: C'est beaucoup moins qu'avant.

Ils ont fait des progrès là-dessus. Vous les auriez mesurés il y a 20 ans, même M.Le Pen faisait peur.

Elle a toujours fait moins peur que son père. Quand l'autorité, le nationalisme d'exclusion que porte M.Le Pen est incarné par une femme, ça a tendance à faire moins peur que par un homme.

Regardez ce qui se passe dans le cas italien, où G.Meloni est un des leaders les plus populaires d'Italie aujourd'hui. Il y a cette variable de genre qui joue, mais les leaders politiques...

Les peurs, c'est un carburant, pour eux. Ils en ont besoin. Un auteur italien dit: "Les leaders populistes sont les ventriloques de la peur.

Ils écoutent la peur dans les rues, les bars, sur les réseaux sociaux, et les transforment en armes politiques hyper percutantes." De Milei en Argentine à Trump, jusqu'à N.Modi en Inde et nos leaders populistes en Europe, on est au coeur du processus du succès de ces leaders populistes.

Nos sociétés sont envahies par les peurs. Certains entrepreneurs politiques en ont fait une force redoutable. - P.Lescure: Les chiffres sur les jeunes et leurs peurs sont assez frappants. 50 % ont peur chez les 18-24 ans. 63 % chez les 25-34 ans.

On en a rencontré quelques-uns. - On sait qu'on va pas forcément avoir un emploi et ça va pas être forcément un emploi bien payé. - On a l'incertitude de faire de longues études et de pas pouvoir avoir de débouchés derrière. - C'est compliqué pour ceux qui cherchent des alternances. - La politique fait peur. - Les différents conflits géopolitiques peuvent faire peur. - P.Lescure: Une société qui a peur chez les jeunes qui bâtissent l'avenir, c'est compliqué...

C'est compliqué de bâtir quand on est inquiet. - A.Muxel: Et ce résultat est aussi une inversion totale.

Plus on est jeune, plus on a peur. Les vieux, dans notre enquête, ont moins peur. On pourrait, étant donné la question de la fin de la vie, de la mort, de l'approche de la mort, imaginer que la peur soit davantage dans le camp de la vieillesse que de la jeunesse.

Or, on trouve une panne liée à l'incertitude, une peur liée à l'incertitude de l'avenir. C'est très bien dit dans ce reportage. Des jeunes ne savent pas où ils vont.

Les cadres de socialisation qui pourraient les préparer à un chemin d'insertion sociale, professionnelle, économique, résidentielle, familiale...

Tout cela est déconnecté et fait l'objet d'incertitudes. Par ailleurs, les jeunes sont conscients des menaces tous azimuts extérieures. Il y a l'environnement, le réchauffement climatique, les guerres qui se rapprochent et qui les mettent dans un climat de très grande insécurité.

Tout cela, toutes ces peurs qui les entourent et les empêchent de se projeter sereinement dans un avenir sont très fortes et expliquent ce résultat. - E.Tran Nguyen: Une proposition de loi vise à protéger ces jeunes de leurs peurs, de leur mal-être et leur solitude: l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.

Interdire aussi le téléphone portable au lycée, mesure dans les tuyaux depuis un moment, qui va être accélérée. Il y a urgence, selon E.Macron, qui l'a annoncé sur les réseaux sociaux samedi. - E.Macron: Le cerveau de nos enfants et de nos adolescents n'est pas à vendre.

Les émotions de nos enfants et de nos adolescents ne sont pas à vendre ni à manipuler par les plateformes américaines ou par les algorithmes chinois. C'est un message de protection de nos enfants et une décision très concrète, de souveraineté et d'indépendance de la France. - E.Tran Nguyen: La proposition de loi est débattue depuis aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

Le gouvernement espère que le texte rentrera en vigueur à la rentrée prochaine. La plupart des politiques semblent d'accord. - R.Glucksmann: Il faut menacer de bannir TikTok et ensuite prendre le contrôle, pourvoir surveiller ses algorithmes.

C'est une menace pour la santé mentale de nos enfants. C'est une sorte de drogue en train de pourrir l'esprit de nos mômes. - G.Attal: La France sera le 1er pays de l'UE à le faire.

D'autres pays nous emboîteront le pas. Des pays nous ont demandé comment faire, comment ça va fonctionner. - E.Tran Nguyen: La France insoumise a annoncé qu'ils allaient rejeter ce texte.

Ils dénoncent un "paternalisme numérique". Du côté de nos téléspectateurs, c'est un grand "oui". C'est aussi un "oui" assez sceptique. ...

L'Australie a été le 1er pays à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. C'était le 10 décembre. Depuis, près de 4,7 millions de comptes mineurs ont été bloqués.

Les grandes plateformes s'exposent à des amendes, mais cela prend du temps. Les mineurs ont trouvé des techniques pour détourner l'interdiction. ... - E.Tran Nguyen: P.Perrineau, vous n'êtes pas alarmiste.

Vous dites que, contrairement aux idées reçues, les réseaux sociaux ne remplacent pas les échanges face à face. Vous seriez l'un des rares à ne pas vouloir interdire les réseaux sociaux. Il faut en avoir peur? - P.Perrineau: Il ne faut pas en avoir autant peur que la peur que l'on répand sur ces réseaux sociaux.

Ca ne veut pas dire que les réseaux sociaux ne peuvent pas avoir des effets pervers. Les enquêtes effectuées sur le sujet...

L'idée était que ça isolait. Eh bien, non. Ca n'isole pas autant qu'on veut bien le croire.

D'autre part, pourquoi pas interdire aux moins de 15 ans? Vous voyez que ça pose des problèmes d'effectivité. Là, le compromis des politiques est plus important que sur le budget.

Il est facile. C'est un compromis sur les grands principes. Ensuite, il faudra savoir sur quels réseaux sociaux, comment vérifier l'âge...

Il faudra rentrer dans des modalités techniques. Comme ce charmant petit Australien, ce sera contourné. Il ne faut pas se faire d'illusions.

On peut se rassurer en se disant que le principe sera posé. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.

Je rappelle votre livre, "Inventaire des peurs françaises", qui sera disponible mercredi en librairie. Vous êtes associée au Cevipof. Vous êtes chargée de recherche et par ailleurs, directrice de recherche émérite au CNRS.

P.Perrineau, vous êtes professeur associé au Cevipof. Tout de suite, la Story de L.Amar. - L.Amar: C'est l'histoire de 2 mots qui ont fait le tour du monde.

Une expression, en apparence, banale, prononcée à Davos par E.Macron. Mais l'accent et le ton du chef de l'Etat ont fait sourire et ont ouvert la voie à des milliers de détournements. - L.Amar: Même un compte officiel de la diplomatie française a repris et réorthographié l'expression pour répondre à un tweet de l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'UE.

Ces 2 mots ont aussi été mis en musique. Ils ont résonné en boîte de nuit ce week-end. ... ... - L.Amar: Les réseaux se sont pris de passion pour ce "for sure".

L'apparence d'E.Macron avec ses lunettes façon Aviator...

Derrière l'anecdotique affleure le politique...

Regardez cet édito du journal conservateur "The Telegraph". Il se demande si les lunettes peuvent sauver l'Occident. E.Macron, mardi dernier, a dénoncé la brutalité de D.Trump, rejeté la loi du plus fort, agité la menace de l'arme anticoercition en cas de hausse des droits de douane, au point qu'il s'est imposé face au président américain en garant de la démocratie européenne. - E.Macron fait la une de tous les journaux italiens. - Le discours musclé du président a plutôt plu aux Britanniques. - Le sentiment général est positif.

On est d'accord avec lui. Il y a presque une forme d'admiration. "En voilà un qui ose prendre le contre-pied à Trump." - E.Macron est devenu le porte-parole du monde libre, de l'Etat de droit des grandes démocraties. - Il a montré que, même en étant un allié, on peut dire des vérités qui, parfois, ne font pas plaisir. - L.Amar: Visiblement, les Français approuvent aussi.

La cote de popularité d'E.Macron frémit de nouveau après des mois de baisse, comme si les duels avec D.Trump éclipsaient ses difficultés sur le plan national.

Fin novembre, il était à son niveau le plus bas. Il a pris 2 points depuis Davos. - E.Macron s'approchait du record d'impopularité de F.Hollande, descendu à 13 %.

Il est remonté à la faveur de la forte séquence internationale de ces derniers temps. Tout ça s'est concrétisé à Davos avec le discours très visible, vu par tout le monde. E.Macron est le président des crises, qui réussit à rebondir après chaque crise.

Après chaque crise, il réussit à retisser le lien avec les Français et à regagner de la popularité. Ca ne s'était jamais vu pour aucun président sous la Ve République. - L.Amar: Même ses opposants ont salué la séquence diplomatique, comme L.Wauquiez, J.-L.Mélenchon ou J.-P.Tanguy.

On est allés à l'Assemblée nationale. La concorde n'est plus d'actualité. - S.Rousseau: C'est du E.Macron tout craché.

C'est des mots et de la rhétorique. - Il y a une bascule qui se produit. Tout le monde comprend que Trump est dangereux. - L.Jacobelli: On a une voix trop amoindrie à l'échelle mondiale.

Beaucoup de conflits se règlent sans la voix de la France. - Vous lui reconnaissez des qualités sur ce moment politique? - S.Rousseau: J'ai du mal, en ce moment. - L.Amar: "Le Monde" évoquait une "éphémère union sacrée".

Est-ce que ça peut être durable? - P.Perrineau: Les Français sentent que le président de la République a relevé l'honneur de l'Europe.

Au cours des dernières semaines, on avait l'impression de pays européens qui manquaient de réactivité. Il l'a fait de manière habile. Il a pris des attributs américains, les lunettes de l'aviateur, même si ces lunettes sont fabriquées en France et le "for sure".

Je comprends que tout le monde ait détourné l'affaire, mais c'est une figure de rhétorique ancienne. C'est une épiphore. On a beaucoup parlé de l'anaphore du candidat F.Hollande: "Moi, président de la République..." Quand c'est en fin de phrase et qu'on répète, c'est l'épipore.

Là, il était très fort! Ils ont vécu Mai-68, la révolution sexuelle, la légalisation de l'avortement. Aujourd'hui, ils ont plus de 70 ans.

Une sexualité toujours active pour la moitié d'entre eux. Le désir ne diminue pas avec l'âge. Cette réalité dérange, met mal à l'aise, encore aujourd'hui. - En 68, il y avait un slogan qui disait: "Les jeunes font l'amour, les vieux font des gestes obscènes." - M.Carrère d'Encausse: C'est pas gai. - L'amour charnel...

Mécaniquement, c'est épouvantable. Deux vieux à poil, c'est pas terrible. C'est mal vu, en plus.

C'est presque honteux. Il y a une pudeur des vieux. J'ose me montrer, maintenant. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, M.Carrère d'Encausse. "Vieillir et jouir sans entraves", c'est votre documentaire, diffusé la semaine prochaine sur France 5.

Il rappelle à quel point il y a des entraves au plaisir, au désir des seniors. G.Hernandez le dit très bien: "C'est mal vu." - M.Carrère d'Encausse: Ca fait partie de ces sujets tabous.

On invisibilise toujours autant les vieux. On ne leur reconnaît pas trop le droit de penser, d'être actifs et d'être amoureux, d'avoir une sexualité. C'est ce qui reste gênant. - A.-E.Lemoine: Ca dit beaucoup de notre rapport au corps qui vieillit et que la société cache, parce qu'elle en a honte. - M.Carrère d'Encausse: Effectivement.

C'est un corps qui vieillit. C'est aussi accepté que ça vieillisse dans le regard des plus jeunes et des gens du même âge. On a un vrai problème avec ça, aussi bien que sur le regard et l'amour jusqu'au bout.

C'est complètement caché. Dans ce documentaire...

Je n'en suis pas la réalisatrice...

Le documentaire essaie de lever des tabous. On vieillit de plus en plus. C'est une question qu'il serait bien de regarder en face. - A.-E.Lemoine: La moitié des plus de 70 ans ont une activité sexuelle, même si le désir ne se décline pas de la même façon au masculin et au féminin.

Le franc-parler salutaire de M.Méril. - La pénétration, c'est grossier.

Je m'excuse. - M.Carrère d'Encausse: T'excuse pas. - Ces hommes exclus qui sont obsédés... "Je bande, je bande pas..." C'est pas grave.

La sexualité se perfectionne quand on découvre. Ce qu'on peut se passer, à travers la peau...

A des endroits où on pensait qu'il était inintéressant...

Mais non. Le corps entier est intéressant. - A.-E.Lemoine: Ce qu'il dit, c'est que les attentes et les envies sexuelles sont différentes entre les hommes et les femmes.

Chez beaucoup d'hommes, la sexualité est très liée au corps qui fonctionne. Cette pression est forte, même en vieillissant? - M.Carrère d'Encausse: Oui.

C'est bien le problème. C'est intéressant d'entendre des gens connus et des gens anonymes. Un homme de 80 ans, qui a un cancer de la prostate, dit: "Ma vie est finie.

Je ne peux plus avoir d'érection correcte." Il y a une vraie discordance entre les hommes qui, avec l'âge ou des traitements ou des opérations, ne peuvent pas continuer à avoir la sexualité qu'ils avaient avant, et se disent qu'ils ne pourraient pas rendre une femme heureuse avec une sexualité qu'ils auraient en tête. Ce n'est pas ça que les femmes vieillissantes attendent.

On évolue ensemble. Dans les couples qui se forment dans le tard, il y a une vraie discordance et une peur, pour les hommes, de ne pas y arriver. C'est pas ça que les femmes attendent. - A.-E.Lemoine: L'un des objectifs de ce documentaire, c'est de lever les tabous, qu'on lève le voile sur la dignité des seniors.

En Ehpad, les couples sont encore séparés, alors que la loi devrait leur laisser le choix. Tout ça au nom de la bienséance. - Quand nous étions chez nous, il avait sa chambre.

Il venait me voir. On passait un moment ensemble. - On vous a pas proposé celui qui pourrait vous apporter du bonheur? - Au contraire.

On m'a dit: "Laissez-le. C'est à nous de nous occuper de lui." - Votre épouse disait que ce serait bien de pouvoir dormir ensemble? - Eventuellement. - Pas tous les soirs? - Pourquoi pas? - Pour se faire un petit câlin? - Ca rajeunit, la vieillesse! - A.-E.Lemoine: C'est essentiel à l'équilibre émotionnel. - M.Carrère d'Encausse: C'est des gens mariés depuis plus de 60 ans.

Ils sont arrivés ensemble en Ehpad. parce qu'il n'y a pas de chambres doubles. La raison donnée par la directrice de l'Ehpad: l'un va devenir l'aidant de l'autre.

Si elle a envie de dormir contre lui, il n'y a pas de raison de l'empêcher. Dans beaucoup d'Ehpad français, Il n'y a pas de chambres doubles, pour des couples existants et encore moins pour des couples qui se formeraient. C'est pas prévu ni bien vu. - A.-E.Lemoine: Pourquoi la loi n'est pas appliquée? - M.Carrère d'Encausse: Les soignants sont pas trop pour, pour des raisons qu'ils défendent.

Je ne sais pas si elles sont bonnes. Les familles ne sont pas forcément trop pour non plus, notamment quand c'est des couples qui se forment dans les Ehpad. Les enfants sont assez peu pour envisager qu'il y ait une sexualité nouvelle pour leurs parents âgés.

Il y a aussi l'idée que, comme certains patients sont déments, il pourrait y avoir un certain non-consentement. Beaucoup de choses tournent autour de ça. S'ils ont envie et que c'est entre adultes consentants, il n'y a aucune raison d'interdire ça.

En Belgique, il y a beaucoup de chambres doubles, et des assistants sexuels pour personnes âgées dans les Ehpad. C'est un grand écart. - E.Tran Nguyen: Les assistants sexuels témoignent. - Des personnes demandent des câlins, un acte sexuel.

Certaines personnes savent que ça ne fonctionne plus. On fait des petits jeux. - C'est de la dignité, que vous leur redonnez? - Oui.

Ils sont de nouveau des hommes. Ils ne sont plus des malades. Ils sont touchés par un autre toucher qu'un toucher infirmier. - E.Tran Nguyen: En France, c'est interdit.

En Belgique, c'est légal et encadré. C'est encore un exemple de la Belgique. On parle de dignité, comme on parle de dignité en fin de vie. - M.Carrère d'Encausse: Elle dit bien que certains des patients qu'elle voit recommencent à se parfumer, à se mettre un peu en valeur, à sortir...

C'est une vraie avancée. Il y a aussi des assistants sexuels pour des femmes âgées qui ont envie de retrouver...

Pas forcément une sexualité avec pénétration, mais de la tendresse, des caresses, du plaisir. On se demande toujours qui c'est. Ce sont des travailleuses du sexe, formées à la pathologie des patients, à leur âge.

Pourquoi pas. C'est souvent les enfants de ces personnes qui payent la professionnelle. On est vraiment loin de notre vision des choses en France. - A.-E.Lemoine: La dignité jusqu'au bout de la vie.

La fin de vie était discutée au Sénat la semaine dernière. Le Sénat a vidé de sa substance le texte sur l'aide à mourir, pourtant adopté en première lecture à l'Assemblée nationale. Ca vous inquiète beaucoup?

On sait que le texte reviendra à l'Assemblée nationale, qui est très favorable à l'aide à mourir. - M.Carrère d'Encausse: Le texte qui avait été voté en première lecture émanait des promesses de campagne du président Macron, de la volonté des Français, d'après tous les sondages, de la consultation citoyenne.

C'était un acte de démocratie incroyable. J'ai trouvé ce texte remarquable. Il a été voté à plus de 100 voix d'écart.

Ca été un vrai parti pris de l'Assemblée. Le Sénat l'a vidé complètement de sa substance. Quand on parlait du texte de l'Assemblée à des personnes atteintes d'une maladie grave et incurable en phase avancée de la maladie, on ne parlait pas de délai.

Ca permettait à différents patients de pouvoir anticiper, de ne pas aller jusqu'au bout de cette souffrance. L'article 4, qui a été refusé, mais qui est proposé au Sénat, c'était des patients qui avaient une maladie dont le pronostic vital était engagé à court terme, quelques heures ou quelques jours. En gros, c'est la sédation profonde et continue dont on dispose aujourd'hui.

Il n'y a plus aucune avancée. On en revient avec le texte de la loi Leonetti. J'espère que l'Assemblée va proposer et avancer pour remettre ce texte de loi, voté en première lecture. - A.-E.Lemoine: Merci.

Je rappelle "Vieillir et jouir sans entraves". On y retrouvera des témoignages anonymes absolument magnifiques et bouleversants, mais aussi P.Arditi, A.de Caunes, G.Hernandez... - M.Carrère d'Encausse: Des témoignages qui font du bien. - A.-E.Lemoine: Le 5/5 de L.Sénéchal.

Le procès de l'ex-sénateur J.Guerriau s'est ouvert à Paris. - L.Sénéchal: Il est jugé pour avoir administré à la députée S.Josso une substance à son insu.

Ces faits remontent à 2023. Il l'invite chez lui et lui offre du champagne. - S.Josso: Je trouvais que le champagne n'avait pas le même goût que d'habitude.

J'ai eu l'instinct de survie nécessaire et la force nécessaire. J'ai cru mourir. - A.-E.Lemoine: Le sénateur était quelqu'un que vous connaissiez.

C'était un ami. - S.Josso: Oui. - A.-E.Lemoine: L'emprise peut venir de son propre entourage? - S.Josso: Oui. - L.Sénéchal: Elle s'est mise à pleurer à la barre en racontant ce passage.

Sa défense est toujours la même. Il a dit vouloir prendre la substance seul une semaine avant. Il a rangé la flûte et l'a oubliée.

Le procès doit durer 2 jours. - A.-E.Lemoine: Alors que s'ouvre le procès en appel des complices de l'assassinat de S.Paty, son entrée au Panthéon revient... - L.Sénéchal: Ils sont condamnés à des peines de prison, dont le père qui a menti sur le cours de S.Paty sur la laïcité.

Ca a été le début de l'engrenage qui a conduit à sa décapitation. On demande l'entrée au Panthéon de S.Paty, au nom de l'héroïsme discret de ces professeurs qui font tenir la promesse républicaine.

Son autre soeur estime que cette entrée prendra du temps. - C'est peut-être un peu trop tôt. Rentrer au Panthéon, c'est une sorte de consécration quand il n'y a plus de débat.

Le cours de mon frère aurait fait consensus, tout le monde aurait été d'accord. On n'en est pas là. Il suffit de venir 5 minutes au procès et vous comprendrez que ce cours fera encore débat. - L.Sénéchal: Le ministre de l'Education estime que cette entrée se réfléchit, mais que ça serait une inflexion par rapport aux critères habituels, puisque l'enseignant est "devenu un symbole à son corps défendant". - A.-E.Lemoine: Inquiétude après le retrait d'autres lots de lait infantile. - L.Sénéchal: C'est Babybio qui rappelle des lots d'une de ses marques.

La justice enquête sur la mort de nourrissons en France. C'est plus facile de faire La liste des laits qui n'ont pas été retirés. C'est devenu un argument marketing.

Une autre marque dénonce ses concurrents. Psychose sur le lait infantile. On touche aussi une grande peur française, la sécurité sanitaire, celle de nos bébés. - P.Perrineau: Oui.

Ca fait partie de ces peurs qui gagnent et qui touchent la question du progrès scientifique, ce que l'on peut savoir sur les progrès en matière agroalimentaire, de nourriture...

On touche à quelque chose de sacré, la vie d'un bébé. - M.Carrère d'Encausse: Il faut s'inquiéter...

Je comprends que les parents s'inquiètent. Il faut se rassurer en disant que si le lait qu'on a donné n'a pas rendu malade...

Ca ne rend pas malade à long terme. Si on en a donné et que le bébé est malade avec des diarrhées importantes, l'essentiel, c'est d'appeler immédiatement son médecin pour savoir si c'est quelque chose de léger qui va passer. C'est des diarrhées très particulières, des symptômes très particuliers.

Dans ce cas-là, en urgence, on emmène son bébé à l'hôpital. Les parents peuvent se rassurer s'il a pris des biberons et qu'il n'a pas été malade. - A.-E.Lemoine: Merci.

Une petite fille ukrainienne réfugiée en France retrouve son papa. - L.Sénéchal: 2 ans qu'ils étaient séparés.

Elle fêtait ses 8 ans en France, à Toulouse, où elle vit depuis 4 ans avec sa maman. Son papa était officier. Il est au front en Ukraine.

Il a eu une permission de 2 semaines et a pu surprendre sa petite fille à la sortie de l'école. - Je suis contente que papa il est venu en France juste pour me voir. Je savais pas qu'il allait arriver. ... - Je suis contente. - C'est une petite surprise.

Je suis très contente. - L.Sénéchal: La vidéo a été vue 5 millions de fois sur les réseaux de "La Dépêche du Midi".

C'est pas loin du record pour le quotidien régional. L'hiver en enfer pour les habitants de Kiev. Des centaines de milliers d'Ukrainiens privés d'électricité et de chauffage.

Le maire a lancé un appel aux habitants. "Quittez la ville." ... - L.Sénéchal: Pendant que les bombes pleuvent sur la ville, "Le Parisien" raconte comment des habitants de Kiev se sont retrouvés pour danser sur de la glace. ... - L.Sénéchal: "Une parenthèse de bonheur", écrit "Le Parisien".

Ca a eu lieu sur un immense réservoir d'eau gelée par les températures polaires, surnommé "la mer de Kiev". La tempête aux Etats-Unis est visible depuis l'espace. Le continent a disparu sous les nuages.

D.Trump vient de tweeter. Il estime que c'est la preuve qu'il n'y a plus de réchauffement climatique.

Déjà 11 morts et plus d'un million de foyers privés d 'électricité. Même les chutes du Niagara sont en partie gelées. A la frontière avec le Canada, on joue aux boules de neige au pied du Washington Monument. ... - L.Sénéchal: A New York aussi, bataille de boules de neige géantes dans un square de Brooklyn.

La ville de New York, où les voitures sont en partie ensevelies sous la neige. C'est une ville qui a payé un lourd tribut, avec 5 morts. Le maire de New York doit gérer sa 1re crise.

La tournée du facteur est rendue très compliquée. Les New-Yorkais restent les New-Yorkais. ... - A.-E.Lemoine: On termine avec la brouille au sein de la famille Beckham, qui n'est pas encore terminée. - L.Sénéchal: Brooklyn, le fils aîné de David et Victoria Beckham, accuse publiquement sa mère d'avoir saboté son mariage et d'avoir volé à la jeune femme la 1re danse avec son mari.

Internet fantasme ce moment à l'aide de l'IA. ...

Elle est moquée. Coup de théâtre, voici un témoignage en sa faveur, celui du DJ du mariage. Il témoigne sur la 1re chaîne privée du Royaume-Uni. ... - L.Sénéchal: C'est la faute à Marc Anthony.

Les témoignages se multiplient dans les 2 camps, y compris contre V.Beckham. Voici le "J'accuse..!" ... - L.Sénéchal: Pour faire plaisir à P.Cohen, regardez ces images à Paris.

La famille Beckham sans Brooklyn. Il y a le papa, la maman, les frères et soeurs, qui ont assisté à la remise d'une décoration. Leur maman a été faite Chevalier de l'Ordre national des arts et des lettres. - A.-E.Lemoine: On n'en aurait jamais parlé...

Vous nous connaissez. "Inventaire des peurs françaises", je rappelle ce livre. Merci.

Dans un instant, S.Bern, qui a toujours une actualité interminable. Une partie de la troupe de la pièce "Amadeus", qui se joue à Marigny.

Formidable spectacle événement avec O.Solivérès et T.Solivérès.