Parcoursup : 30.900 lycéens ont demandé l'université de Pau et des Pays de l'Adour, "une augmentation de 16%"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21OuverteRéponse directe
Combien de lycéens demandent l'UPPA dans leurs vœux Parcoursup ?
- 1:06OuverteRéponse directe
Est-ce que ce recul dans le classement vous a étonné ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Mon master, c'est ouvert à quel profil ?
- 2:51RelanceRéponse partielle
Pour vous, il n'y a pas un risque de moins attirer d'étudiants avec les heures de formation supprimées ?
- 3:43OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez appliquer les nouveaux frais d'inscription pour les étudiants non-européens ?
- 4:49OuverteRéponse directe
Vous pouvez repousser un peu l'augmentation des frais ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38PrésentateurChiffre
« Les vœux confirmés sont de 30 900 pour l'UPPA, soit une augmentation de 16% par rapport à l'année passée. »
- 0:52Invité politiqueChiffre
« Pau est à la 41e place sur 50 cette année. »
- 2:15PrésentateurChiffre
« Pour les vœux sur mon master, on a une augmentation de 16%. »
- 2:22PrésentateurChiffre
« On a 17 700 demandes de place à l'université, qui en accueille 13 500. »
- 4:00PrésentateurFait
« On applique déjà les droits d'inscription différenciés pour les étudiants qui sont non européens. »
- 4:23PrésentateurChiffre
« Près de 3 000 euros en licence, près de 4 000 euros en master. »
- 5:11PrésentateurChiffre
« On pourra exonérer l'année prochaine 30% des étudiants extra-communautaires. »
- 5:48PrésentateurChiffre
« À Pau, on a globalement 1 900 étudiants étrangers. »
- 5:58PrésentateurChiffre
« On a environ 400 étudiants communautaires et donc 1 500 étudiants extra-communautaires. »
Temps de parole
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Si Berne Bigorre, premier sur l'actu locale.
Et votre invitée Shannon Marigny est le président de l'université de l'UPPA. L'université de Pau et des pays de la Dour. Bonjour Laurent Borde.
Bonjour.
Les premiers résultats Parcoursup sont tombés hier soir, ça y est, on est en plein dedans, en plein stress pour les terminales. D'ailleurs, est-ce que vous savez combien de lycéens demandent l'UPPA dans leur vœu ?
Oui, alors j'ai quelques chiffres d'acceptation, enfin pas de vœux confirmés. En fait, à ce stade-là, on n'est pas encore dans l'acceptation des étudiants, mais les vœux confirmés sont de 30 900 pour l'UPPA, soit une augmentation de 16% par rapport à l'année passée.
Oui, donc ça ne reflète pas du tout le classement des meilleures villes étudiantes du magazine L'étudiant, parce que Pau est à la 41e place sur 50 cette année. On a dégringolé. Il y a 4 ans, alors ce n'était pas le même fonctionnement de classement, mais on était quand même à la première place du classement dans la catégorie des villes moyennes. Est-ce que ça vous a étonné, ça ?
Alors pas forcément, puisque vous l'avez dit vous-même, avant il y avait un classement par taille de ville. Désormais, c'est un classement général sur l'ensemble des villes françaises. L'UPPA est dans une position particulière, puisque vous le savez, on est présent dans les pays de la Dour, on a des campus sur la côte basque. Il y a désormais aussi la ville de Bayonne qui est entrée dans le classement. Ce qui fait que l'UPPA est une université qui participe à plusieurs classements, alors que partout ailleurs, c'est une université ou plusieurs universités pour une ville. Donc ça, c'est déjà un premier élément. Ensuite, les critères ont évolué.
Je rappelle d'ailleurs que ce n'est pas le classement des universités, mais c'est le classement des villes pour l'attractivité. Alors les flux étudiants sont un des critères les plus importants. Et nous, dans ces circonstances-là, ça fait qu'on est un peu moins bien placé sur le classement. Mais quand on regarde le classement sur les villes de taille moyenne, on n'a pas tant reculé que ça. Et pour moi, je ne suis pas inquiet parce que, comme je vous l'ai dit, vous voyez l'augmentation des vœux sur Parcoursup. Je pourrais citer mon master aussi, puisque pour les vœux sur mon master, on a une augmentation de 16%. On a 17 700 demandes de place à l'université, qui en accueille 13 500.
Donc vous voyez...
Mon master, c'est ouvert à quel profil ?
C'est pour entrer dans le second cycle universitaire. C'est donc après la licence. C'est deux années.
C'est la plateforme sur laquelle on fait ses choix ?
C'est l'équivalent de Parcoursup, mais pour les formations de master.
Et ce recul que l'on voit qui est faussé, on l'a dit, mais pour vous, il n'y a pas un risque quand même de moins attirer d'étudiants, vu qu'il y a des heures de formation qui vont être supprimées ?
Alors, des heures de formation qui sont supprimées, ça, l'évolution de l'offre de formation. Toutes les universités y travaillent tout le temps. La pression économique sur les universités est forte en ce moment. Il n'y a pas que l'UPPA, c'est toutes les universités françaises. Donc nous, comme je vous le disais, on a une augmentation de demandes pour entrer à l'université de Pau et des Puy-de-la-Dour. Donc, en ce sens, tout va bien pour l'université. C'est une des 17 universités qui ont un label d'excellence au niveau national. On est dans une alliance européenne. On est une université très attractive, en fait, sur le territoire. Donc, je n'ai absolument aucune inquiétude.
Il y a une mesure qui est mise en place par le gouvernement qui veut faire payer plus les frais d'inscription aux étudiants non européens. Le décret, d'ailleurs, vient d'être publié. Est-ce que vous allez vous appliquer ces nouveaux frais ?
Alors, en fait, on applique déjà les droits d'inscription différenciés pour les étudiants qui sont non européens. On a pris des mesures il y a quelques années déjà. Tout simplement, c'est l'application de la loi. Donc, l'UPPA appliquera la loi telle qu'elle se présente. En revanche, on va tout mettre en œuvre pour que les étudiants qui sont déjà présents ou qui s'inscrivent cette année à l'université ne payent pas des droits d'inscription différenciés. Ce sont des droits très élevés. Près de 3 000 euros en licence, près de 4 000 euros en master. Il faut savoir qu'un grand nombre d'étudiants viennent de pays où les conditions de vie sont difficiles.
Et nous, on fera tout pour que ces étudiants soient accompagnés de la meilleure manière et de faire en sorte que leurs conditions économiques, ici, en Béarnes ou sur les autres sites de l'université, soient les meilleures possibles.
Mais donc, vous pouvez repousser un petit peu l'augmentation des frais ?
On peut repousser puisqu'on aura la possibilité d'exonérer un certain pourcentage des étudiants dits extra-communautaires.
Donc non européens ?
Donc non européens. On pourra exonérer l'année prochaine 30% des étudiants extra-communautaires, hormis ceux qui sont déjà présents à l'université. Donc, pour l'année prochaine, on prend toutes les mesures pour qu'il n'y ait pas d'impact. Les années suivantes, il y aura probablement un impact. Il y a un risque d'éviction des étudiants de nos formations. C'est une vraie richesse pour l'université d'avoir des étudiants qui viennent du monde entier. C'est pour ça que je désapprouve complètement ce décret. Je ne suis pas le seul. La plupart des présidentes et présidents d'universités trouvent cette mesure extrêmement dommageable pour l'université et l'attractivité de la France en général.
Et ça concerne combien d'étudiants à Pau ?
Alors, à Pau, on a globalement 1 900 étudiants étrangers. On a environ 400 étudiants communautaires et donc 1 500 étudiants extra-communautaires. Il y en a une partie qui est en formation continue et un peu plus de 1 100 qui sont en formation initiale. C'est eux qui sont concernés par ces droits d'inscription différenciés.
Merci beaucoup Laurent Borde, président de l'université de l'UPPA. Très bonne journée.
Merci.