#RDLS121 - Sécurité, Covid19, écoles fermées, eau en Guadeloupe, incendies, tensions en Méditerranée
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Jean-Luc MélenchonFait
« On n'accepte plus de participer à cette farce. D'un coté il y aurait les "réalistes" qui tiennent compte de la vérité et de l'autre coté les "angéliques" (ce serait nous), qui seraient dans le déni. »
- 4:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« Dans certains départements c'est trois à quatre mille jeunes gens, des plus petits aux plus grands qui ne sont pas de retour à l'école. »
- 8:00Jean-Luc MélenchonFait
« En Guadeloupe il se produit trois fois plus d'eau que nécessaire mais 60% de l'eau se perd en route. »
- 12:00Jean-Luc MélenchonFait
« La mer Méditerranée, c'est une petite mer, qui a une porte d'entrée sur l'océan mondial de 13 km de large, point barre. Il lui faut 100 ans pour se renouveler donc c'est un système ultra fragile. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour, c'est la 121ème édition de cette Revue de la semaine. Merci d'avoir été si nombreux la semaine dernière, ça nous a fait du bien au moral. [Musique] Bon, j'avais prévu plusieurs sujets.
Le premier, il s'est réglé tout seul, puisqu'il y avait un colloque sur la sécurité qui était organisé par Danièle Obono et Ugo Bernalicis et on en a fait un film qui est en ligne et que vous pouvez suivre. J'y ai prononcé à la fin, un discours de synthèse qui montre l'orientation que nous, nous prenons sur cette question. C'est à dire que, comme peut-être vous l'avez vu, j'ai expliqué sur mon blog, on n'accepte plus de participer à cette farce.
D'un coté il y aurait les "réalistes" qui tiennent compte de la vérité et de l'autre coté les "angéliques" (ce serait nous) , qui seraient dans le déni, ne comprendraient pas les problèmes de sécurité etc. Donc, pendant toutes ces années on a défendu l'idée que le thème de la sécurité était manipulé pour aider une récupération politique et on essayait d'aller sur les vrais chiffres, la vraie situation etc. Mais on s'est aperçu qu'en procédant de cette manière-là on n'arriverait à rien.
On n'arriverait pas à convaincre et surtout on n'arriverait pas à ouvrir les esprits pour entendre la réalité de la situation. Donc on change notre manière d'argumenter et nous expliquons maintenant : voilà, vous avez fait 32 lois sur la délinquance, 21 sur l'émigration, 15 ou 16 sur le terrorisme, à chaque fois vous avez prétendu au cours de 30 années, que c'était "La loi" qui allait permettre de régler tous les problèmes, eh bien maintenant, on vous demande des comptes. Qu'est-ce que vous avez fait de tout l'argent qui vous a été donné pour faire ça ?
Quel est le résultat atteint avec vos lois ? Bon, nous nous pensons que vous n'en avez atteint aucun, par conséquent, il faut changer de méthode, travailler autrement les questions de sécurité, parce que les questions de sécurité sont des questions sérieuses et c'est un droit de l'Homme et du Citoyen que d'être en sureté. Bon, je ne vais pas refaire ici l'exposé que j'ai fait mais si ça vous intéresse de connaître notre point de vue, notre manière de présenter la chose, vous avez tout le colloque qui a été organisé de manière magnifique par Ugo Bernalicis.
Et puis si mon point de vue personnel vous intéresse, vous avez le lien qui est à la fin de cette vidéo. Maintenant je veux revenir sur la rentrée scolaire. Là, à l'instant, comme vous me voyez, je sors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.
Et mon collègue Michel Larive qui est député de l'Ariège a soulevé la question des conditions dans lesquelles se déroule cette rentrée. Du nombre de classes qui ferment mais dont on n'a aucune vue d'ensemble sur le plan national. Vous, chacun d'entre vous, dans vos départements, vous lisez dans la presse locale qu'ici ou là une école est fermée parce qu'il y a une situation qui pose problème avec l'épidémie.
Mais on n'en a pas une vision d'ensemble. Et nous, ici, autour de la région parisienne où s'est concentrée, du point de vue de la carte du COVID, une mortalité qui est nettement supérieure au reste de ce qui se passe dans le pays. Nous avons été attentifs à un problème particulier qui est celui de la déscolarisation.
C'est-à-dire que des enfants, des jeunes gens, n'ont pas été à l'école pendant toute la période du confinement. Ensuite, n'y sont pas revenus après que le confinement ait été levé et à cette rentrée scolaire, eh bien on a été obligé de constater qu'ils ne sont toujours pas là. Dans certains départements c'est trois à quatre mille jeunes gens, des plus petits aux plus grands qui ne sont pas de retour à l'école.
Donc il y a un phénomène de déscolarisation qui semble n'être ni perçu ni contrôlé par personne. Quand on soulève la question auprès de certaines préfectures de la région parisienne, on nous répond : " boh, on sait pas, c'est pas sûr, c'est des gens qui ont dû déménager" etc. Et nous nous sommes inquiets parce que nous avons le sentiment que ces milliers de jeunes gens, ben, ne serons pas éduqués, ne serons pas formés, vont donc prendre un retard scolaire considérable si jamais ils retournent à l'école.
Et bon ben, la génération des futurs bacheliers de 2031, ben en ce moment elle est peut-être en train d'errer dans les rues, pour une partie d'entre elle. Alors ça c'est une situation qui n'est pas acceptable et qui n'est pas propre seulement à la région parisienne, parce que là je pensais très fort à la Seine-Saint-Denis où le phénomène est le plus évident. Mais il y a des situations comparables dans de nombreux départements et dans de nombreuses localités.
Soit que les jeunes gens se soient déscolarisés et que personne ne soit là en mesure d'avoir l'autorité de les renvoyer à l'école. Soit que les parents aient peur pour leurs enfants parce qu'ils estiment que le risque de maladie est toujours là. Et notamment parce que des classes surchargées il y en a partout.
Où on a des enfants dès 3 ans à 28, 29 dans une classe, bon, clairement, les parents prennent peur, 3 ans, c'est petit hein. Et donc, c'est extrêmement difficile de faire respecter les gestes barrières et tout ce que vous voudrez à des gosses de 3 ans qui sont à 29 dans une même classe. Donc, moi je continue à dire que il y a là un grand problème et que le ministre de l'Éducation nationale nous répond très mal quand on lui pose la question.
Il répond avec des phrases du genre "Vous ne savez pas de quoi vous parlez". Et encore une fois il a recommencé dans l'hémicycle. Il me cite, il dit : "c'est vous qui provoquez la déscolarisation" parce que M.
Mélenchon, à la fin de la période du confinement, quand on lui a demandé, "est-ce que vous enverriez votre enfant à l'école ? " M. Mélenchon a répondu "non, je ne le ferai pas".
Et donc, il me rend coupable, moi, d'avoir organisé la déscolarisation des jeunes gens. À supposer que ce soit vrai, au moment où s'opérait le déconfinement hasardeux qui a été décidé, dans les formes que vous avez pu voir à l'époque, ce n'est pas vrai à cette rentrée. Moi je n'ai pas dit aux gens, "gardez vos enfants à la maison".
Par conséquent, c'est une manière très politicienne de répondre qu'ils ont à chaque fois qu'on soulève une question, que de répondre en renvoyant à des polémiques avec nous qui, honnêtement ne servent strictement à rien. Moi ça ne me fait ni chaud ni froid que M. Blanquer dise du mal de moi.
Bon, je ne pense pas que ça impressionne beaucoup de monde. Cependant, c'est une façon pour lui, vous savez, c'est un personnage très spécial M. Blanquer, il a été très populaire à un moment.
Et maintenant les gens sont en train de se rendre compte que, cet homme là, il est pas franc du collier. J'ai lu un article de la vice-présidente des parents d'élèves de notre pays, d'une très grande organisation, qui dit que la privatisation de l'école avance à toute vitesse et que c'est la haute, très haute administration et direction du ministère de l'Éducation nationale qui organisent ça directement, M. Blanquer lui même appartenait à un cercle qui vantait le fait de privatiser l'école.
Alors comment ils font ? Alors maintenant il a choisi un directeur de cabinet qui est directement un homme partisan avoué de cette privatisation. Alors comme toujours c'est, vous savez, les grands mots : "Il faut responsabiliser les gens".
Comment ils s'y prennent, ben d'abord ils réduisent les moyens donc ça ne marche pas, ça ne marche pas bien. Et comme les gens ne sont pas contents, il s'agit de nos gosses donc les gosses c'est sacré dans toutes les familles, hein. Donc les gens qui voient que leurs enfants sont mis en difficultés scolaires par de mauvaises conditions d'accueil, que des fois, bon, ils exagèrent peut-être un peu.
Mais les parents sont en droit d'exagérer les difficultés que rencontrent leurs enfants parce que c'est leurs gosses et que c'est leur devoir de s'en préoccuper. Eh bien évidemment la fuite vers le privé va en augmentant et évidemment, plus les gens ont tendance à partir vers le privé plus les classes deviennent monocolores socialement. C'est à dire qu'on n'y retrouve que et strictement les enfants des familles en plus grande difficulté sociale, et évidemment que ceux qui sont souvent en plus grande difficulté sociale sont ceux qui ont les plus grandes difficultés pour accueillir à la maison et accompagner les enfants qui sont en âge d'être scolarisés.
Tout le monde sait ça et le comprend assez facilement. Donc il y a là une malveillance au sommet de l'administration de l'Éducation nationale par le ministre, son directeur de cabinet et plusieurs fanatiques qui se trouvent là. Qui ont cette vision du monde qui est : "ma foi, si les gens vont à l'école privée, bah, au moins ils se responsabilisent, ils assument, ils obligent leurs enfants à travailler sérieusement à l'école, parce que ça leur coûte des sous." On connaît cette mentalité.
Le problème c'est qu'évidemment tous les autres ils ont les restes. Et ils ont une situation qui est de plus en plus discutable. Moi, je suis très inquiet de ça.
Alors, à cette inquiétude il y a des endroits où se rajoute une autre calamité. Vous connaissez la théorie, les gestes barrières qu'il faut faire, le masque qu'il faut mettre, bon et ainsi de suite. Mais il y a aussi une chose très simple, il faut se laver les mains.
Ben pour se laver les mains il faut avoir de l'eau. J'ai déjà eu l'occasion d'aborder ici ce thème devant vous et je dois dire que ça m'a valu un courrier assez abondant de gens qui me disent : "C'est insupportable à la Guadeloupe, à Mayotte, également en Guyane". Des secteurs entiers où il n'y a plus d'eau courante, où on fait un "tour".
C'est à dire que vous avez de l'eau de 9h à midi, mais vous n'en avez plus de midi à 17h, et ainsi de suite par roulement comme ça. Et évidemment les gens vivent dans des conditions qui sont… ça, ce que je vous raconte là, "les tours", ça c'est la formule officielle. C'est la formule pour dire finalement, ça donne l'impression que tout est organisé et maîtrisé, ben c'est pas du tout le cas.
Alors je voudrais vous lire un ou deux courriers pour que tous ceux qui m'écoutent comprennent la difficulté des compatriotes à la Guadeloupe, à Mayotte, à la Guyane, dans certains secteurs de La Martinique, et de la Réunion. Voilà quelqu'un qui m'écrit depuis la Guadeloupe : "Je me permet de vous contacter car j'habite en Guadeloupe et la situation est grave. " La population guadeloupéenne est coupée d'eau, " prise en otage par la compagnie qui la distribue. " Le personnel du SIAEAG… (c'est-à- dire la compagnie qui s'occupe de cette distribution d'eau) "… a décidé de faire grève pour des revendications personnelles et privées. " Privant une grande partie de la Guadeloupe de l'accès à l'eau. " Depuis des années, la distribution d'eau se fait par tour d'eau… (c'est ce que je viens de vous expliquer) "… certains passent plusieurs heures, voir des jours sans eau au robinet. " Je vous joins une image tirée de l'application "mijo" qui permet de voir " qui permet de voir en temps réel les coupures. " Une grande partie de l'île est actuellement privée d'eau. " Cette situation est invivable, " d'autant plus que nous somme en période de crise sanitaire " et qu'il en va de la santé publique. " Les écoles sont fermées à cause du manque d'eau. " Les parents s'inquiètent pour l'instruction de leurs enfants. " Des collectifs comme "balance ton IEAG"… (c'est à dire balance le responsable de la compagnie privée qui assure la distribution d'eau, où plus exactement qui ne l'assure pas.) "… et Moun-Gwadloup se mobilisent pour essayer " de faire bouger les choses mais cela ne donne rien. " Couper l'eau est illégal en France " et subir des conditions de vie comme cela est insupportable. " Pourquoi personne n'intervient pour faire appliquer la Loi " et permettre à tous d'avoir de l'eau potable au robinet. " La situation est grave mais personne n'en parle en France métropolitaine, " ni les politiciens, ni les journaux. " S'il vous plaît, aidez-nous à retrouver un accès à l'eau potable " et faites entendre notre voix. " Nous sommes en France en 2020, en pleine crise du coronavirus " et la Guadeloupe souffre. " Merci de m'avoir lue, j'ai espoir d'avoir une retour positif de votre part " et que la population guadeloupéenne sorte de cette galère." Alors sortir de cette galère, à mon avis c'est pas en train de se faire et le gouvernement a répondu sur un ton extrêmement hautain et arrogant en disant, "Tout ça, c'est la faute des élus locaux, mais nous on a prévu de l'argent, il y a manqué des investissements." Et ils donnaient l'exemple de la Guadeloupe en disant : "En Guadeloupe il se produit trois fois plus d'eau que nécessaire mais 60% de l'eau se perd en route." C'est exactement ce que j'expliquais ici même, sur cette chaîne à plusieurs reprises.
Alors pardon, mais je vais encore vous lire une lettre de quelqu'un qui vit dans cette situation. De manière à ce que cela favorise la prise de conscience dans son coté humain du problème qui est posé. Voilà ce que me dit cette personne : "Bonjour, depuis mars 2020, plus une goutte d'eau dans mon robinet. "Les coupures d'eau dans mon secteur, La Bouaille, ont débuté il y a 10 ans. "J'ai consommé sur la période du 2 juillet au 28 août 2020 "pendant un mois et demi 5 litres d'eau. "J'ai installé trois citernes qui sont vides. "Je suis aujourd'hui fatiguée. (C'est au féminin) "Je suis fatiguée, je suis aidante de ma mère "et je dois aller travailler tous les jours. "Je suis fatiguée aujourd'hui parce que je dois aller régulièrement "à la fontaine et au supermarché acheter de l'eau. "Je suis fatiguée d'appeler les services Renoc, c'est la compagnie, " qui me disent qu'ils vont envoyer un technicien… qui ne vient pas bien sûr. " Je suis fatiguée de ne voir aucun service se déplacer. " Je suis fatiguée d'appeler les techniciens qui me disent de me rendre en agence. " Je suis fatiguée de poster des messages sur des groupes WhatsApp, " Je suis fatiguée d'appeler Catherine sans solution. " Je suis fatiguée de vivre dans ces conditions. " Je suis fatiguée d'être fatiguée. " Je veux de l'eau dans mon robinet." C'est Madame Martine Polobi qui m'écrit cette lettre et comme elle l'a signée, je mentionne son nom.
Et voici une Marion A. qui m'écrit : "Merci M. Mélenchon de partager le quotidien des guadeloupéens sur votre page. " De mon coté je n'ai de l'eau… (Il s'agit de ma page Facebook.) "… je n'ai de l'eau que la nuit entre 3 heures et 5 heures du matin et pas tous les jours. " Ma propriétaire de 74 ans se lève tous les jours à 3 heures " pour essayer de remplir la citerne quand il n'y a pas d'eau. " Cette situation est déjà très difficile à vivre en temps normal " mais en période de crise sanitaire, elle l'est encore plus. " Je ne peux pas respecter tous les jours les gestes barrières en rentrant chez moi, " à savoir me laver les mains, prendre une douche et laver mes vêtements " alors que je travaille auprès d'un public en situation de handicap intellectuel " qui n'a pas la capacité de respecter ces gestes barrières. " La situation de l'approvisionnement de l'eau… (de surcroît cette eau est polluée par le chloredécone) "… est un véritable fléau pour la population guadeloupéenne, aidez nous.
Marion A." Voilà, vous autres qui m'écoutez, quelle est la situation de nos compatriotes Et c'est vrai, alors je vous le répète, c'est en Guadeloupe, c'est en Guyane, c'est à Mayotte, c'est, pour certains secteurs, à La Réunion et à La Martinique. Et c'est absolument honteux, d'abord que cette situation ait lieu parce que tout le monde savait que ces systèmes et ces réseaux étaient en voie de perdition.
C'est à dire qu'ils perdent tellement d'eau que, bon, on peut plus appeler ça des réseaux. Et pendant tout ce temps, il n'a été rien fait. Maintenant de l'argent à été débloqué, mais vous savez comme moi que si c'était dans le 16ème arrondissement de Paris, vous auriez toutes sortes d'équipes qui seraient là en train de creuser le sol pour mettre des canalisations et tout réparer.
Je vous redis qu'il est possible de tout réparer en un temps record à condition de se mobiliser et à condition d'y mettre les moyens. Ça m'amène, à propos de cette situation de l'eau en Guyane, d'une manière plus générale à la question du manque d'eau, d'une manière générale sur le territoire de la métropole, de l'hexagone, pour parler plus convenablement, mais aussi un peu partout sur la planète Terre où la ressource en eau potable est en train de diminuer. Dans l'hexagone, le nombre de départements qui sont dorénavant en état de sécheresse à répétition est considérable.
Peut-être que vous savez que moi, j'ai une maison de campagne dans le Loiret. Je l'ai depuis 25 ans et donc j'ai pu observer les modifications de la végétation etc. En ce moment, tout ce qui est thuya, tout ce qui est pin est en train de crever.
Mais à grande échelle hein, c'est pas quelques un par-ci par-là. Et donc, ne survivent que les pins, les sapins sont en train de crever. Et évidement, comme l'ONF en a mis partout, j'aime mieux vous dire que le résultat est assez visible.
Alors cette situation de manque d'eau, elle est évidement directement corrélée avec le changement climatique. Et je ne sais pas si vous l'observez, c'est le thème que je veux aborder maintenant, le changement climatique, je vous l'ai déjà expliqué une fois ici, c'est pas linéaire. C'est à dire ce n'est pas en train de se réchauffer tout doucement.
J'avais dit pour blaguer ça arrangerait mes histoires de frileux. Non, c'est quelque chose qui monte, il y a un plateau puis ensuite la permanence d'une situation d'élévation de la température provoque des effets tels que fonte des glaces, montée des eaux, et fonte du permafrost qui libère à nouveau des situations de gaz à effet de serre. Et donc, après un plateau, on a à nouveau un pic d'effet de serre.
Et à chaque fois qu'on passe à un pic, la situation devient paradoxale. A certains endroits il n'y a plus d'eau et à d'autres il y en a trop. C'est à dire qu'il en tombe des trombes dans des endroits où il n'en tombait pas autant auparavant, donc, la nature n'est pas en état d'arrêter et de filtrer la flotte.
Deuxièmement comme on tout imperméabilisé, ça donne des résultats désastreux. C'est pourquoi je reviens ici devant vous pour expliquer l'importance de la planification écologique. C'est à dire de prendre des mesures où on organise et on prévoit ce qu'on va faire de manière à ne pas être pris au dépourvu.
Il est certain que, d'une part le manque d'eau, d'autre part l'excès d'eau vont provoquer des ravages un peu partout sur le territoire national, que se soit dans l'hexagone ou dans les départements et territoires d'outre mer. Par conséquent, il faut se préparer à ça, mais pas simplement en pensant qu'il va y avoir de temps à autre une grosse pluie. Il faut comprendre que les dégâts vont être permanents, c'est à dire, sans arrêt il y aura des événements climatiques extrêmes.
En ce moment vous avez des incendies dans toute le Californie. Vous l'avez vu mais vous savez peut-être moins qu'il y a les mêmes en Argentine et qu'il y en a d'autres qui ont été déclenchés de manière volontaire, dans la forêt amazonienne du Brésil, et que plus personne ne contrôle. Au point qu'on est en train d'atteindre en Amazonie des points de non retour.
C'est à dire qu'il est impossible, compte tenu de l'ampleur des destructions que la forêt reconstitue son assise précédente. Alors, nous, ça doit nous faire réfléchir, et nous mettre à bien comprendre l'importance de… 1 : la planification écologique, et 2 : le fait que nous avons besoin d'une force populaire de sécurité civile. C'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut revenir à la conscription.
La conscription ça consiste à prendre à tout le monde un impôt du temps. Tout le monde, sans exception, comme autrefois le service militaire. Alors, évidement, le service militaire, il y en a qui passaient entre les gouttes.
Des fois les militaires ne voulaient pas de certains appelés parce qu'ils les trouvaient trop insoumis, et donc, ils passaient entre les gouttes. Mais, en ce qui concerne une force de conscription de sécurité civile, personne ne passera entre les gouttes, parce qu'on a besoin de tout le monde et on a besoin de ce que la jeunesse sait faire. Quand vous sortez de l'école, vous sortez de l'apprentissage d'un métier, vous commencez dans le métier et donc vous fournissez le top niveau à la société.
Bon, vous savez, c'est pour ça que j'ai toujours protesté quand on me disait, maintenant on veut une armée professionnelle et moi j'ai toujours dit : "Ah bon, parce qu'avant c'était une armée d'amateurs ? " Jamais de la vie ! C'est les jeunes gens qui sortent des écoles parce que vous avez des sursis pour terminer votre cycle d'étude etc. c'est le top niveau hein.
Bon ben vous avez une conscription qui dure 12 mois, eh ben, pendant un an, vous amenez au service de la collectivité le mieux de ce que vous savez faire. Alors ça veut dire intervenir dans la lutte contre les incendies, le secours, la sécurisation de certaines situations, le déblaiement ailleurs, le remplacement quand c'est du câble et autre etc. Bref, la participation de tout le monde à un effort de mobilisation de manière à ce que nous puissions faire face au coté, on dit maintenant récurrent, c'est à dire ça revient régulièrement, des catastrophes.
Vous ne pouvez pas compter que les gens qui sont dans les zones qui sont frappées de cette manière là, vont continuellement, tout seuls, balayer, déblayer, remblayer etc. Parce qu'ils ne le feront pas, alors qu'est-ce que ça va donner ? Vous le savez comme moi, des gens qui vont d'abord être plongés dans la misère ou dans la détresse parce qu'il faudra qu'ils restent sur place, parce qu'ils ne savent pas où aller autrement, ou bien en seront expulsés et toutes ces zones vont commencer à dépérir progressivement à mesure que… 1 : elles seront désertées et 2 : que l'ensemble des réseaux collectifs dont on a besoin pour la vie quotidienne, seront détruits.
Réseaux d'eau, réseaux d'électricité, réseaux scolaires, les routes, les ponts, tout ça c'est des choses que les pluies torrentielles, les pluies délavantes n'épargnent pas. Par conséquent, moi je demande qu'on laisse un peu tomber ce que je considère comme des polémiques vaines. C'est pas que j'aime pas les polémiques, des fois c'est très drôle puis ça permet d'échanger des arguments, mais qu'au moins on échange des arguments, pas des caricatures !
Bon, quand le ministre nous dit : "Vous ne savez pas de quoi vous parlez." mais c'est lui qui ne sait pas de quoi il parle, le ministre de l'Éducation nationale. Moi j'ai été ministre de l'Éducation, je sais de quoi je parle, et mes collègues font remonter des informations du terrain.
C'est à dire celles des directeurs d'écoles, des instituteurs et des responsables des collèges et lycées de ce pays. Donc nous savons de quoi nous parlons, ça ne sert à rien de nous dire qu'on ne sait pas de quoi on parle. De la même manière, quand nous parlons de planification écologique, il faut arrêter avec les caricatures.
Nous n'avons jamais dit que, depuis Paris, on déciderait pour chaque bourgade, chaque localité de ce qu'il faudrait faire en matière de planification écologique. Ce que nous devons faire, c'est d'une part un processus qui part d'en haut, qui a la vue d'ensemble et qui dit attention : là, là, là il y a des problèmes qui arrivent et puis un processus qui part d'en bas, c'est à dire au niveau communal, où là, les gens présentent, disent : "Voilà, il y a ci, il y a là, ça vous l'avez pas vu, il y a ci qui est en train de se produire, il y a ça. Voilà comment on pourrait réagir, voilà comment on vous suggère de le faire et voilà ce dont on a besoin." Parce ce que bon, il y a des endroits où il n'y a plus une canalisation qui soit vraiment sérieuse et puis d'autres endroits si, les choses ont été faites à temps et réparées.
Faut pas non plus tout peindre en noir hein, parce que ce n'est pas crédible et ce n'est pas sérieux pour faire vivre un état et un pays aussi développé que le nôtre. Donc la planification ne mérite pas, soit qu'on le traite avec des caricatures genre on veut faire le Gosplan, pour ceux qui savent ce que ça veut dire ou alors bon, on dit qu'on va faire de la planification, et puis en réalité "ballepeau" bon, y a rien, y a pas de moyens. J'ai lu un article dans un journal en ligne qui montre comment le comité de la planification n'a aucun moyen.
Je sais pas qui vraiment a raison dans cette affaire. Je vais aller voir Bayrou bientôt pour parler avec lui de tout ça. Parce que je crois que le besoin de planification, il est au-delà de l'appartenance politique dans le moment.
C'est une solution d'intérêt général. Bon, les solutions d'intérêt général ça existe, ce sont les solutions qui concernent tout le monde et qui sont pour le bienfait de tout le monde et l'intérêt général, c'est ce qui permet de ne pas laisser les intérêts particuliers s'opposer à l'intérêt général. Mais j'allais vous dire c'est ce qui permet aussi que certains n'aient pas tout pour eux et les autres rien, parce qu'il n'y a rien d'organisé.
Bon alors le 17 c'est la grève et la journée d'action, pour ma part, j'y participerai à Marseille alors comme ce film va durer, cette vidéo va durer une semaine, bon alors peut-être que si vous arrivez vendredi pour m'écouter ou samedi ou dimanche bah, le jour sera passé. Mais en attendant si jamais vous avez des remords, il y a une chose que vous pouvez faire, c'est lire un bon livre sur le sujet. C'est un clin d'oeil hein.
C'est pas souvent que je vous présente des livres. Il s'appelle "Éloge de la grève", Léonard Vincent. C'est super bien écrit et c'est motivant pour se mettre à la lutte.
Parce que, quand y a pas de lutte, eh ben, y a pas de résultats. Voilà je termine mon intervention de cette semaine sur la question de la situation en Méditerranée. Ceux qui me suivent régulièrement savent que j'ai déjà évoqué à plusieurs reprises cette question.
Je résume : la mer Méditerranée, c'est une petite mer, qui a une porte d'entrée sur l'océan mondial de 13 km de large, point barre. Il lui faut 100 ans pour se renouveler donc c'est un système ultra fragile, d'accord ? Depuis une vingtaine d'année… comme ça, la Méditerranée a commencé à sentir le pétrole et le gaz donc, une série de puissances se sont intéressées à ce qu'il y a dans le sol.
Et en particulier à certains moments il y a eu des accélérateurs. Exemple d'accélérateur, quand la république de Chypre, partie grecque, on va dire aujourd'hui, mais ça ne veut pas dire que je légitime la partie turque. Quand cette république a été en difficulté, que l'Union européenne lui a coupé les vivres et coupé l'accès à la monnaie euro, pour les obliger à faire un plan d'austérité, qu'il n'y avait pas eu un seul parlementaire pour voter ce plan à Chypre, eh bien l'Europe avait dit : écoutez, vous n'avez qu'à gager la réserve de gaz et de pétrole que vous avez dans vos côtes.
OK, bon. Çà c'est un accélérateur, tout le monde s'est dit : "Ah bon, il y en a tant que ça ? " Ensuite il y a eu un autre accélérateur, c'est quand il a été question de construire un pipeline, qui passe par la Turquie et qui amène le gaz russe vers l'Europe en passant par le sud.
Qui avait déjà donné lieu à de nombreuses batailles rangées un peu plus loin en Afghanistan, un peu plus haut. Pareil pour… où allait passer le pipeline qui était prévu de faire passer par là. Et puis là, à la fin du semestre, il y a eu une accélération aussi parce que plusieurs pays ont signé un accord pour faire passer un pipe sans passer par la Turquie, et en partant des territoires qui sont aujourd'hui sous-marin revendiqués par la Grèce.
Donc il y a la Grèce, l'Italie et Chypre, les trois se sont mis d'accord pour ce nouveau point de passage. Bref, vous avez compris à travers ce que je vous raconte que la bataille pour le sous-sol de la Méditerranée est commencée. Et dans ces conditions il est extrêmement important de se dépêcher de trouver une réponse, parce que d'abord il y a une escalade militaire qui honnêtement ne mène nulle part.
Évidemment nous Français, on ne peut pas accepter les méthodes que le gouvernement turc déploie. D'abord, outre qu'ils nous ont tiré dessus en Syrie, outre qu'ils nous ont menacés en face de la Lybie, là ils ont décidé, là ils sont sur les eaux territoriales de la Grèce alors on peut discuter hein. On peut dire ah ben non, vraiment les îles grecques sont tellement proches de la côte turque.
Bon alors tout le monde ressort ses bouquins d'histoire et découvrira qu'il y avait avant beaucoup de grecs sur cette côte et que même il y avait plus de grecs sur cette côte qu'il y en avait sur d'autres. C'est comme ça. qui sont aujourd'hui sous-marin revendiqués par la Grèce.
Donc il y a la Grèce, l'Italie et Chypre, les trois se sont mis d'accord pour ce nouveau point de passage. Bref, vous avez compris à travers ce que je vous raconte que la bataille pour le sous-sol de la Méditerranée est commencée. En attendant, le territoire légitime sous-marin de la Grèce il est là.
Personne ne peut contester ce point. Si la surface terrestre est à la Grèce alors la surface maritime à 200 milles à la ronde est à la Grèce. On peut dire il y a une discussion, dans ce cas on discute, et pas "on s'arme jusqu'aux dents et on se menace".
Donc il faut qu'il y ait une désescalade et nous autres Français, notre intérêt depuis le début, c'est d'abord la paix dans le petit bassin, c'est nous le "petit bassin" voyez, qui est bordé par la Grèce, l'Italie, la France, l'Espagne, et puis de l'autre coté c'est un bout du Portugal, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et la Libye. D'accord, ça c'est le petit bassin. Sauf que y a problème déjà avec les côtes libyennes où, là aussi il y a une polémique et des navires de guerres turcs qui sont entrés là pour faire prévaloir des accords.
Quels accords ? Des accords qu'ils ont avec le gouvernement qui est en place en Libye hein. Mais aussi les deux ont signé un accord de reconnaissance mutuelle.
Et dans cet accord de reconnaissance mutuelle l'actuel gouvernement libyen reconnaît les revendications des Turcs sur le territoire grec. Vous comprenez, j'espère que vous suivez, mais ça veut dire que comme ça, de l'un à l'autre, tout le monde est en train de s'aligner dans un camp ou dans un autre, pour des raisons diverses et multiples mais qui sont des réalités. Donc il y a bien un processus d'escalade.
La position que nous, les Français on doit tenir c'est que… 1 : on ne permet pas aux Turcs, on demande aux Turcs de se retirer des zones économiques exclusives qui appartiennent à la Grèce. On remet le compteur à zéro et on décide d'un moratoire général sur les forages en mer Méditerranée. A la fois pour faire la désescalade et aussi, autant le dire bien franchement parce que tout ces gens sont bien gentils, veulent faire des trous partout mais personne n'est capable de nous dire ce qui se passe si par hasard ça tourne mal.
Autrement dit, si il arrive sur un trou dans lequel on a mis un pipe, ce qui est arrivé dans le golfe du Mexique, à la compagnie EXON si mes souvenirs sont bons, où le truc a sauté au fond de la mer et il y a eu du pétrole qui est sorti, des millions et des millions de barils de pétrole qui se sont déversés, bon évidement dans le golfe mais dans l'océan mondial. La mer méditerranée, elle ne résisterait pas à un traitement pareil. Par conséquent, tant qu'on a pas de moyens d'intervention dans les grandes profondeurs, c'est absurde d'y creuser des trous.
Les Français ont des moyens, savent faire des sous marins qui sont autonomes. Mais le seul sous marin qu'on ait jamais eu capable de transporter des équipages humains et de fonctionner à cette profondeur, c'est un sous marin qui avait été mis au point par l'équipe Cousteau, et qui est actuellement rangé à Marseille dans un coin où il n'y a pas grand monde qui va le voir, c'est une petite merveille mais d'une autre époque hein. Il y a plein de robinets, plein de circuits, à l'époque il n'y a pas de circuits électroniques.
Mais en attendant, ça montre que c'est pas d'aujourd'hui que la question s'est posée d'avoir une intervention humaine possible dans les grands fonds. Ce n'est pas responsable, ce n'est pas raisonnable, dans une mer comme la mer méditerranée de creuser des trous pour sortir du gaz et du pétrole si on ne sait pas à l'avance ce qu'on fait dans le cas où y a un problème. Et aujourd'hui, on ne sait pas le faire, on ne sait pas reboucher un trou comme ça si jamais la liaison avec le pipe saute.
Voilà, donc ce sont des questions d'une extrême gravité, ce n'est pas juste la gesticulation militaire entre la Turquie et les autres pays de l'Union européenne. C'est une question qui concerne à la fois l'équilibre écologique de la mer Méditerranée, l'équilibre géopolitique de la mer Méditerranée. Parce que dans cette zone comme dans tout le reste de la planète c'est la Convention qui établi les droits des nations, c'est une convention des Nations Unies, à la propriété sur les 200 milles à partir de la côte comme zone économique exclusive.
C'est une règle qui prévaut dans le monde entier et qui est la base du nouveau droit maritime. Je dis nouveau pas rapport à celui qui avait lieu avant où il n'y avait rien de semblable qui était prévu. Et bien il n'y a que quatre pays qui ont refusé de signer cette convention en mer Méditerranée : la Turquie, la Libye, Israël et la Syrie.
C'est à dire quatre pays dont on ne peut pas dire qu'ils soient particulièrement calmes et qui ne soient pas eux-mêmes exposés à des logiques de surenchères militaires quasi permanentes. Et dans ces conditions, la raison ne peut l'emporter que si tous les autres se mettent d'accord pour exiger un comportement rationnel. Alors il y a les pays limitrophes, et puis du coté du continent européen et les pays limitrophes du coté du continent africain.
Ces gens là sont parfaitement capables d'arriver à s'entendre mais il faut aussi que des pays du reste de l'Europe comme l'Allemagne n'aillent pas, par un comportement, comment dire, beaucoup plus permissif, plus favorable aux logiques politiques de la Turquie, créer un trouble qui fait que les plus violents se sentent encouragés par les divisions des pays qui se trouvent dans l'Union européenne. Alors, c'est un situation grave mais on peut la résoudre rationnellement. Donc tout n'est pas perdu, c'est pas vrai.
Mais on a besoin de la résoudre rationnellement donc de convoquer des conférences. Hors vous savez comme moi qu'il existe une structure, ça s'appelle l'Union pour la Méditerranée. Ça avait été créé par Sarkozy cette affaire là, qui au départ voulait faire un club concernant le petit bassin, et l'Allemagne avait obtenu que se soit l'ensemble de la Méditerranée, il y avait la pression des Américains aussi, et que ce ne se soit pas que le petit bassin, donc l'ensemble de la Méditerranée.
Et j'avais dit à l'époque : "ben comme ça vous êtes sûr qu'on ne fera jamais rien", parce qu'il y a tellement de sujets de conflits entre Chypre grecque et Chypre turque, entre la Turquie et la Grèce, entre Israël et ses voisins que, on est sûr qu'on n'arrivera à rien en Méditerranée. Et en effet, on n'arrive à rien et aujourd'hui, même la structure qui est censé s'en occuper, ne s'en occupe pas. Donc vous voyez qu'on a les instruments diplomatiques qui permettent d'avoir la discussion.
Bon alors, comme c'est pas nous qui nous en occupons, tout ce qu'on peut faire c'est de recommander de le faire. Et puis peut-être qu'un jour ou l'autre ce sera à notre tour de nous en occuper et au moins, vous saurez dans quelle direction le travail se fera. Voilà, si ça vous a plu, que ça vous a intéressés, que c'est la première fois que vous passez, d'abord un petit "pouce bleu" pour nous donner du courage.
Deuxièmement vous pouvez vous abonner, c'est gratuit et ça le sera toujours et ça nous permet d'arriver aussitôt que possible aux 500 000 abonnés qu'on espère atteindre pour entrer dans deux années aussi intéressantes que 2021 et 2022 où il y a une série d'événements qui vont nous toucher de près qui vont avoir lieu, et notamment les grandes rencontres avec le suffrage universel, en particulier pour l'élection présidentielle. Donc c'est important, dans ces circonstances, bon ben qu'un maximum des gens sachent qu'il y a un endroit où on peut entendre, analyser et propager des analyses. Il n'y a pas besoin de tout étudier d'un coup hein, il faut prendre les problèmes les uns après les autres, arriver à les comprendre et puis après vous savez comment ça se passe les gens : vous savez un truc, alors le coup d'après vous entendez autre chose, ça se met par dessus, ça se met par dessus, et vous avez un savoir qui est de plus en plus étendu sur le sujet.
Et moi c'est ce que je souhaite parce que les citoyens, ils doivent être informés et ils doivent se former à s'informer. Voilà comment moi je vois les choses et je pense que c'est la raison pour laquelle, comme vous le savez, pour ma part je crois aux campagnes électorales longues parce ça donne le temps de bien échanger en profondeur et pas seulement jouer des coups de com, d'échanger en profondeur. Et vous vous pouvez comme ça interpeller les gens qui sont candidats pour connaître leur point de vue sur des sujets sérieux que la plupart d'entre eux passent le plus clair de leur temps à essayer d'éviter parce qu'ils n'ont aucune idée sur le sujet ou bien les idées qu'ils ont, ne vous plairaient pas.
Ou bien pour finir, ça ne les intéressent pas vraiment. Bon, petit pouce bleu, abonnement. Merci à tout le monde, la semaine prochaine. – Sous-titrage : Le Crayon d'oreille -
Jean-Luc Mélenchon