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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 23 décembre 2025 6 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

"Le meilleur, c’est le compromis", estime Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Cette loi spéciale permet de tenir combien de temps sans budget, sans dégrader l'économie?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    La loi spéciale permet tout de même de faire le minimum, de payer les fonctionnaires, mais pas de faire des embauches?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    On peut tenir combien de temps avec cette loi spéciale?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Vous avez tout tenté pendant des mois. La gauche et la droite n'arrivent pas à se mettre d'accord.

  • 8:00ComplaisanteRéponse directe

    Le budget de la Sécurité sociale est moins politique que le budget de l'Etat.

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Vous avez vu que les parlementaires ne sont pas prêts. On continue comme ça pendant des mois, en janvier, en février, ou prenez-vous le 49-3?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00A.de MontchalinFait
    « Nous n'avions pas de budget pour l'Etat, l'éducation, les transports, l'agriculture, la défense, la justice, la police, tout ce qui fait la vie quotidienne des Français. »
  • 2:00A.de MontchalinFait
    « Avec la loi spéciale, nous pouvons payer tous les engagements déjà pris, comme le porte-avions, mais pour les frégates et les avions, nous allons devoir attendre d'avoir un vrai budget pour passer les commandes. »
  • 4:00A.de MontchalinFait
    « En 2025, elle avait duré 6 semaines. Le Premier ministre et le président de la République l'ont redit. Il faut qu'en janvier, cette affaire soit soldée. »
  • 6:00A.de MontchalinFait
    « Il y a quelques jours, le 16 décembre, alors que notre gouvernement n'a pas de majorité absolue, alors que le Premier ministre a renoncé à l'usage du 49-3, il y a eu un vote positif qui a donné à la Sécurité sociale, aux hôpitaux, aux infirmières, aux soignants, aux politiques du handicap, à nos aînés, un budget. »
  • 8:00A.de MontchalinFait
    « Il y a 5 sujets que le Premier ministre a posés sur la table, qui sont des urgences et sur lesquels il y a eu une majorité. Il y a une majorité pour l'agriculture, les agriculteurs, la politique du logement, notre jeunesse, pour nos collectivités locales. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous retournez au Sénat Ce soir. Cette loi spéciale permet de tenir combien de temps sans budget, sans dégrader un peu plus l'économie? - A.de Montchalin: Il faut expliquer à ceux qui nous regardent ce qui se passe.

Nous avions un budget pour la Sécurité sociale, les hôpitaux et les soignants. Nous n'avions pas de budget pour l'Etat, l'éducation, les transports, l'agriculture, la défense, la justice, la police, tout ce qui fait la vie quotidienne des Français. Ce soir, je dois malheureusement dire aux Français que nous n'avons toujours pas de budget.

Nous avons un minimum qui est en train d'être voté à l'Assemblée et au Sénat. Ce minimum ne nous satisfait pas. On doit aux Français le maximum, mais surtout le meilleur.

Le meilleur d'abord pour leur vie quotidienne et aussi le meilleur de ce que la classe politique peut offrir à la France. Le meilleur, c'est le compromis. - J.-B.Marteau: La loi spéciale permet tout de même de faire le minimum, de payer les fonctionnaires, mais pas de faire des embauches? - A.de Montchalin: Des hommes et des femmes qu'on sait engagés pour notre souveraineté, pour nous alimenter, nous défendre, mais pour les militaires, le président de la République, dans le monde dangereux qui est le nôtre, a annoncé le 13 juillet que nous devions nous réarmer, nous protéger mieux.

Avec la loi spéciale, nous pouvons payer tous les engagements déjà pris, comme le porte-avions, mais pour les frégates et les avions, nous allons devoir attendre d'avoir un vrai budget pour passer les commandes. Ce n'est pas satisfaisant. Pour les agriculteurs, tout ce qui a trait à la crise sanitaire, les urgences, nous serons là.

Pour les indemnités, s'il y a des abattages, pour le fonds d'urgence...

Mais gérer seulement les urgences pour les agriculteurs, ce n'est pas satisfaisant. Les viticulteurs, les céréaliers attendent des soutiens. Je ne pouvais pas, avec les moyens de la loi spéciale, les déclencher.

Est-ce qu'on fait le minimum, on paye les fonctionnaires, on lève l'impôt et on paye nos créanciers, notre dette? Et on ne répond ni aux urgences, ni à l'essentiel, ni à ce que les Français attendent? Ou a-t-on ce sursaut collectif, ce moment où la classe politique donne le meilleur d'elle-même parce que les Français attendent le meilleur de nous? - J.-B.Marteau: On peut tenir combien de temps avec cette loi spéciale? - A.de Montchalin: En 2025, elle avait duré 6 semaines.

Le Premier ministre et le président de la République l'ont redit. Il faut qu'en janvier, cette affaire soit soldée. On ne va pas tourner en rond alors qu'on sait ce sur quoi il y a des majorités. - J.-B.Marteau: Vous avez tout tenté pendant des mois.

La gauche et la droite n'arrivent pas à se mettre d'accord. - A.de Montchalin: Il y a quelques jours, le 16 décembre, alors que notre gouvernement n'a pas de majorité absolue, alors que le Premier ministre a renoncé à l'usage du 49-3, il y a eu un vote positif qui a donné à la Sécurité sociale, aux hôpitaux, aux infirmières, aux soignants, aux politiques du handicap, à nos aînés, un budget. - J.-B.Marteau: Le budget de la Sécurité sociale est moins politique que le budget de l'Etat. - A.de Montchalin: On y est arrivés en faisant ce que les Français font dans la vraie vie.

Avec vos amis, dans votre famille, dans votre entreprise, parfois, on n'est pas tout de suite d'accord. On discute, on s'engueule, on débat, mais à la fin, pour avancer, il faut trouver des solutions. On l'a fait pour la Sécurité sociale.

Il y a 5 sujets que le Premier ministre a posés sur la table, qui sont des urgences et sur lesquels il y a eu une majorité. Il y a une majorité pour l'agriculture, les agriculteurs, la politique du logement, notre jeunesse, pour nos collectivités locales. Si déjà, on se met d'accord sur l'essentiel, je suis certaine... - J.-B.Marteau: Vous avez vu que les parlementaires ne sont pas prêts.

On continue comme ça pendant des mois, en janvier, en février, ou prenez-vous le 49-3? Certains vous poussent à le faire. - A.de Montchalin: Le 49-3 et tous les articles de la Constitution nous donnent un "comment on peut faire", mais aucun article ne nous dit comment faire un compromis.

Pour cela, il faut acter une chose. Tous les parlementaires, les ministres, on va retrouver nos familles, nos enfants, et on va partir de Paris. Les Français vont nous dire qu'ils attendent beaucoup de nous et qu'ils veulent qu'on soit des responsables politiques.

Je ne me satisfais pas de cette impuissance ni d'une forme de posture dans les débats. Vous avez des acteurs politiques qui veulent enjamber 2026, pour que 2026 n'existe pas et qu'on soit tout de suite en 2027 parce qu'il y a une présidentielle. - J.-B.Marteau: Il y aura clarification. - A.de Montchalin: Pour ceux qui nous donnent de l'énergie, qui nous font penser à l'avenir, on doit aussi y penser, bien sûr, mais l'avenir se construit maintenant.

Il faut agir en 2026 par un compromis. On l'a fait pour la Sécurité sociale et on doit le faire pour le reste des politiques publiques. - J.-B.Marteau: Vous pensez qu'on peut aboutir à un compromis? - A.de Montchalin: On le peut et on le doit.

Le gouvernement prendra toutes ses responsabilités, mais on doit faire en sorte que les gens se mettent d'accord. Y arriver, ce n'est pas attendre un miracle. C'est faire ce que les Français attendent de nous et les respecter.

Il faut respecter ce que les Français attendent pour les urgences, pour l'essentiel, pour la vie quotidienne, et non pas donner le minimum. Il faut faire le maximum et donner le meilleur de nous-mêmes. Joyeux Noël à ceux qui nous regardent.

Ce n'est pas une trêve du compromis ni une grève du compromis.