Retailleau, la fin de l'état de grâce ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la fin de l'état de grâce pour Bruno Rotaillot est prématurée ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Brandir une menace de démission est-il un signe de force ou de faiblesse ?
- 7:00RelanceRéponse partielle
La ligne de fermeté de Rotaillot est-elle partagée par Macron et Bayrou ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Comment est perçue la menace de démission dans l'opinion ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Le texte narcotrafic est-il dénaturé à l'Assemblée ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Le narcotrafic est-il le dossier le plus attendu par les Français ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] [Musique] bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public votre rendez-vous de débat chroniques et reportages vous le savez la promesse est dans le titre de l'émission donnez du sens à l'actualité se mettre au service du public vous proposz des clés de compréhension des crises que nous traversons avec au sommaire de ce 18 mars Bruno rotaillot face à sa première grande difficulté place beauovau l'Algérie rejette sa liste de de personne a expulser en priorité et c'est vers l'Élysée que les regards se tournent Emmanuel Macron va-t-il soutenir la Rost gradué souhaité par son ministre ce dossier peut-il pousser le nouvel homme fort de la droite à la démission est-ce l'issue de son duel avec Laurent vquier pour la présidence du parti LR qui se joue également réponse dans une minute et puis dans la seconde partie de notre émission c'est un zoom sur les armées françaises c'est britannique que je vous propose critiqué par le VCE président américain jeid Evens elles sont le pilier d'une future défense européenne le président de la République l'a rappelé aujourd'hui en annonçant de nouvell commande de Rafale et un renforcement de notre dissuasion nucléaire nul ne sait dire ce qui adviendra dans les mois les années qui viennent ce que je veux c'est que nous soyons prêts ce que je veux c'est que nous soyons protégés nos armées sont-elles prêtes pour la guerre moderne en combien de temps pourrions-nous remplacer les armes américaines on répond à toutes ces questions ce sera dans 3/4 d'heure mais d'abord ce bras de fer franco-algérien en haut de la pile des dossiers à risque pour le ministre de l'Intérieur Cécile Sixou fini l'état de grâce pour Bruno rotaillot le ministre de l'Intérieur rentre dans le dur sur deux dossiers celui des expulsions d'Algériens dangereux d'abord l'ancien chef DLR au Sénat demande le soutien du gouvernement et menace de démissionner si la France cède pour les sénateurs LR qui le connaissent bien ce ne sont pas des paroles en l'air il ne transigera pas et il ne cèdera pas sur ses convictions et sur ses positions si on lui demande de céder face à l'Algérie il quittera ses fonctions et ça ne le rendra que plus populaire je ne pense pas que Bruno retaillot soit du genre à se maintenir cûte que cûte soit dans ce socle commun il peut faire son travail et ben il y reste s'il est privé des moyens d'action il y a aucune raison d'y rester les socialistes estiment que le ministre sort de son rôle notamment lorsqu'il demande des sanctions diplomatiques contre l'Algérie hors de son domaine de compétence le ministre de l'Intérieur a son mot à dire sur la question de la politique migratoire mais la question de des relations diplomatiques la question de la politique des visas et en particulier des visas diplomatiques c'est quand même le domaine du ministère des Affaires étrangères et donc là on voit en réalité que encore une fois Brun retaillo a une obsession algérienne qui n'est pas nouvelle et qu' l'utilise pour faire la politique intérieure l'autre dossier chaud pour Bruno rotaillot la loi narcotrafi sur laquelle le ministre doit faire face à une Assemblée nationale hostile et notamment à gauche alors qu'au Sénat le texte a été voté à l'unanimité il faut que l'assemblée se reprenne il y a des sujets qui sont des causes nationales où la politique politicienne n'a pas sa place une partie de la gauche aujourd'hui est en côté des vrais enjeux si on ne fait pas d'union nationale face aux mafia et le narcotrafique l'opinion ne comprendra pas l'opinion sera du côté de Bruno ill pour le socialiste Jérôme Durin qui a porté le texte au Sénat le ministre de l'Intérieur fait les frais de l'absence de majorité à l'Assemblée nationale écoutez c'est aussi la réalité de l'Assemblée hein c'est une chambre qui n'a pas de majorité politique claire dont les débats sont plus partisans c'est sûr que deux salles de ambiances en affichant sa fermeté sur le dossier algérien et sur le texte narcotrafic Bruno retaillot en campagne pour la présidentiellaire espère certainement gagner du terrain à droite par rapport à son adversaire Laurent vquier est-ce la fin de l'état de grâce pour Bruno retaillot on en débat avec Pascal Perino bonsoir bienvenue Pascal vous êtes professeur émérite des universités à Sciences Po vous publiez le goût de la politique un observateur passionné de la 5e République aux éditions odudil Jacob lur Salvin BONSOIR L bienvenue à vous directrice générale de verriant France julien l bonjour bienvenue je crois que c'est la première fois que vous participez à public c'est un plaisir de vous accueillir vous êtes journaliste politique à à France Inter Sophie dravinel bonsoir bienvenue Sophie éditorialiste politique est-ce que vous parlez de fin de l'état grâce tiens Pascal Pino est-ce que ça vous semble un peu un peu prématuré non c'est tout à fait pr fin du débat au revoir merci par parce que non non mais sérieusement les premières difficultés ah ben bien sûr mais les difficultés ça veut pas dire forcément que c'est fini avec l'état de grâce au contraire même les difficulté ça peut être une étape dans lequelle un tempérament se révèle la fin état de grâce c'est quoi c'est quand en effet l'opinion qui vous a porté au nu vous laisse tomber comme une vieille chaussette ça n'est pas le cas regardez tous les derniers baromètres en effet non seulement Bruno retaillot est en haut de ces baromètres mais même il continue à connaître parfois une légère et même parfois une sensible progression dans les les baromètres des différents instituts de sondage donc euh l'état de grâce relatif parce que vous savez personne n'est en état de grâce aujourd'hui en France mais quand vous êtes moins mal placé que d'autres c'est déjà un signe et c'est vrai qu'en plus de ça et je termineraai par là Bruno rotillo c'est un peu un nouveau dans les triaux de tête on était habitué même si ça fait longtemps qu'il fait de la politique et que ici au Sénat on le connaît très bien pour l'opinion publique c'est n était aux alentours de 10 12 % d'opinions positif puis tout d'un coup quelque chose s'est passé et maintenant il est entre les 30 et les 35 pour d'opinion positive c'est-à-dire qu'il est en haut ouais alors on va la revoir cette cette courbe tout à l'heure et on détaillera votre votre baromètre pour Le Figaro Magazine alors Salvin mais peut-être d'abord est-ce qu'il porte partout dans l'opinion Bruno rotillo ou alors uniquement chez les sympathisants de droite non c'est c'est ce qui est marquant d'ailleurs quand on regarde un peu les les les données par proximité partisane on voit effectivement qu'il va jusqu'au centre en fait et y compris les sympathisants du centre centre droit quasiment du centre gauche peuvent quand même avoir aussi une bonne opinion euh de lui pourquoi parce que il a euh un discours très clair sur une des priorités des Français qui est la sécurité le sentiment d'insécurité euh est très fort à plusieurs niveaux qu'il soit euh économique social culturel et aujourd'hui on le voit international donc ça fait partie des priorités des Français la sécurité et il a un discours très clair et très ferme euh de si on voit d'ailleurs dans les enquêtes d'opinion que y compris euh les sympathisants de gauche aujourd'hui veulent une politique beaucoup plus ferme en matière de sécurité avant c'était très clivé il y a encore quelques années encore 5 6 ans c très clivé dans les dans les sondages aujourd'hui on voit qu' ce clivage n'existe quasiment plus et qu'effectivement ça recouvre l'ensemble de du spectre politiqu brunoillot qui a qui a brandi la menace d'une démission là sur ce dossier algérien Julian est-ce c'est un signe de force ou de faiblesse ça de menacer de démissionner ben c'est le signe que non pas que l'état de grâce est en train de se terminer plutôt qu'il arrive à un moment de vérité brunoo fait un peu plus de 6 mois qu'il installé au ministère de l'Intérieur pour l'instant il a eu l'occasion de beaucoup parler de beaucoup montrer son volontarisme politique comme beaucoup de ses prédécesseur place Bovo il a passé quelques circulaires sur l'migration là avec le texte narcotrafic qui est arrivé hier à l'Assemblée et le dossier algérien qui cristallise les tension évidemment Bruno retillot est au centre de la tension donc mettre dans la balance sa possible démission du ministère de l'intérieur ça a des avantages des inconvénients l'avantage c'est que ça remet sur le tapis l'idée que c'est un homme de conviction qui est prêt à mourir avec ses idées entre guillemets et ça évidemment ça plaît beaucoup notamment aux militants les républicains qui voteront pour leur président face entre lui et Leuren voquer le 17 et c'est ce qu'on entendait dans notre portage chez les Sénateurs notamment dans l'air dans l'atmosphère il y a évidemment cette campagne militante cette campagne partisan qui compte beaucoup l'inconvénient pour Bruno roto c'est que s'il va jusqu'au bout si l'Algérie ne cède pas dans ce bras de faire diplomatique et qui finit par quitter le gouvernement bah ça le ramène aussi un peu sur terre j'allais dire là il est dans l'atmosphère il est il est un peu audessus de tout le monde audessus de la mêlée notamment dans les sondages et en terme de popularité si démissionne il a plus cette tribune gouvernementale qui lui permet d'être très audible dans l'opinion et il revient au niveau de leurenvoquer à faire des des réunions militantes dans toutes les fédérations de France matin midi et soir il devient beaucoup moins impactant pour l'opinion publique et il se banalise d'une certaine façon donc attention c'est à double tranchant cette menace de démission ou alors restons sur ce dossier algérien on va écouter le président de l'association des des maires de France le maire LR de David ln au soutien du ministre de l'Intérieur moi je soutiens complètement la position de la France porté par par Bruno rotillot j'espère que c'est bien la position de la France ditesvous ça oui j'ai un doute parce que le Président de la République avait presque contredit son premier ministre son ministre de l'Intérieur et son premier ministre aussi donc il faut qu'on a un exécutif homogène làdus mais je soutiens complètement ce que dit et ce que fait Bruno rotill question qui tient en un mot Pascal Perino alignement est-ce que la ligne de fermeté de Bono elle est partagée par Emmanuel Macron et François Baayou elle fait l'objet d'appréciation diverses d'opposition frontale pour l'instant non mais d'appréciation diverse on le on l'a vu ça vient d'être dit par David lissnard avec le président de la République mais même avec le Premier ministre donc il va falloir que tous ces violons s'accordent dans un gouvernement on le sait qui n'est pas simple c'est un gouvernement dans lequel il y a à la fois l'ancienne majorité macroniste et l'opposition qui était lair bon au sein de de la droite il y a des ambitions présidentielles très différentes il y a des ambitions pour le contrôle du parti on vient d'en parler du parti LR donc tout cela brouille le paysage mais il a une force pour l'instant retaillot c'est l'opinion derrière lui parce que sur cette triost gradué euh qui il consiste à dire écoutez je suis ministre de l'Intérieur depuis 6 mois mais un ministre de l'intérieur ça peut pas être uniquement un ministre de la parole un ministre des effets de manche donc il va falloir passer aux actes là il y a plusieurs ETF qui ont été raccompagnés en Algérie à chaque fois l'Algérie refuse et bien il va falloir maintenant dire à l'Algérie ça ne peut plus durer et donc il a développé une stratégie de ripost gradué c'est pas tout de suite en effet la grosse Berta de la remise en cause de l'accord de 68 euh qui est sorti mais euh aller dans un chemin de ripost gradué mais il orgne un peu ou il grigote un peu sur le domaine du ministre des RG ou même le domaine de réservé du chef de l'État çaû mais bon le ministre de la justice il y a pas de problème Darmanin est d'accord avec lui alors que il pourrait s'opposer sur d'autres terrains on voit peu à peu c'est le style berou le style berou il dit blanc il dit noir puis après il rentre dans le gris voilà donc que mais on voit que voilà en général il se rallie plutôt à des positions dures que ce soit sur le terrain de la réforme des retraite ou sur le terrain c'est plutôt avec le président de la République que ça pose que ça pose problè al justement je vais bien vous entendre là-dessus sur ces tiraillement du trio Macron Baayou retaillo sur le dossier algérien restons sur le dossier algérien clairement il y a deux lignes c'est la photo que vous apercevez derrière vous il y a la ligne retaillot baayrou ils sont globalement alignés c'était il y a quelques jours début du mois de mars voyez dans cette conférence de presse qu'on aperçoit là ils ont fait un comité pour rappeler la ligne du gouvernement mais attention c'est une prérogative présidentielle dénoncer par exemple les accord de 1968 entre la France et l'Algérie c'est au niveau présidentiel que ça se passe et là ça se gâte parce qu'allélysée la dernière fois que le président a eu à s'exprimer publiquement sur cette question JT c'était pendant sa visite d'État au Portugal en conférence de presse il y a 2 TR semaines la question lui a été posée sur l'Algérie et sa phrase c'est non je ne veux pas qu'on dénonce de façon unilatérale les accords de 1968 et il dénonçait sans jamais citer directement Bruno reetaillot les jeux politiques il pensait à la campagne des républicains qui amenaient selon lui certains acteurs politiques à se positionner sur le dossier algérien ce qui est pas totalement faux indiduel avec il avait pas cité directement son ministre de l'intérieur mais le sousexte était assez explicite ce jour-là du côté de Porto donc clairement le bras de fer aujourd'hui il se situe entre la France et l'Algérie mais au sein du gouvernement c'est plutôt entre bour retillot et Emmanuel Macron il va falloir qu'ils se parl les deux ils se sont vu encore récemment en privé pour en discuter ils sont pas tout à fait d'accord la prochaine fois qu'Emmanuel Macron aura s'exprimer publiquement là-dessus ce sera très intéressant parce que ça dira beaucoup des marges de manœuvre possibl de son ministre de l'Intérieur et si ces menaces de démission peuvent aller au bout ou qui est plutôt pas mal pour un bonoo de finalement être en bagarre avec le président de la République ça le positionne y a cette progression quand même Pascal Perino l'évoquait tout à l'heure qui est assez fulgurante on le voit dans votre baromètre pour Le Figaro Magazine on va on a isolé sa courbe parce que vous avez testé la courbe de progression de pas mal de de min mais on a juste choisi celle de Br taillot bon voilà c'était rectile hein il est à 4 % en octobre 2020 il est à 9 % en août 2024 il il y a très peu de temps puis il rentre au gouvernement aujourd'hui il est à 34 % il progresse encore est-ce que c'est à quel point c'est rare dans l'histoire récente de voir une progression aussi fulgurante alors on a quand même l'exemple de Gabriel Atal à voà Gabriel hatal il a eu à peu près alors en plus il est beaucoup plus récent en politique Gabriel Attal mais il y a eu effectivement une une ascension fulgurante et on a le sentiment que c'est un petit peu la même chose pour Bruno rotillo même si c'est pas sur les mêmes comment dire sur les mêmes ressorts qu'il joue Gabriel Atal quand il est arrivé alors notamment à l'éducation nationale effectivement ce qui a beaucoup plus c'est justement c'est c'est c'est sa fermeté sur l'ABA sur un C il pas resté suffisamment longtemps pour faire beaucoup plus mais on a retenu les abayas on a retenu ça et puis surtout ce que les Français nous disaient c'était on comprend ce qu'il dit quand il nous parle on comprend ce qu'il dit et notamment par rapport au Pr président de la République ou à d'autres d'autres ministres il est très très clair et donc c'était vraiment sur la clarté la lisibilité qu'il qu'il prenait des points Bruno rotaillot c'est c'est c'est différent il y a d'abord cette peut-être cette cet espoir qu'il pourrait unir la droite et donc les les sympathisants de droite notamment vont beaucoup plus se rassembler sur sa figure que nous pouvez le faire ça gardez vos arguments pour tout à l'heure quand on parlera du duel avec si vous voulez bien il y a bien peut-être le côté rassurant entre entre guillemets c'est est-ce que c'est un ministre de l'Intérieur qui rassure les Français il y a effectivement ce côté rassurant Bruno rotillo il a une mission il le dit il le répète à longueur d'interview c'est protéger les Français on peut pas tomber plus voilà plus en phase avec ce qu'attendent aujourd'hui les Français donc c'est pas étonnant qu'il ait effectivement ce cette ascension par ailleurs il est aussi un ministère très très exposé donc voilà il y a aussi une question de notoriété il était cas avec quand même la question des résultats évidemment il sait c'est là-dessus qu' sera jugé Bruno reillot donc il a inventé un concept un nouveau mot un néologisme l'impossibilisme on l'écoute je me B moi au quotidien contre ce que j'appelle l'impossibilisme l'impossibilisme c'est ce qui lige l'État c'est ce qui rend impuissantét c'est ce qui dégoûte aujourd'hui les Français c'est qui les détourne de la démocratie parce que les démocraties se heurte à l'impossibilisme à une quantité de règles qui ne protège plus nos compatriotes qui ligotent l'État qui désarme l'état r bien là encore il faut trouver un juste équilibre si j'ai pas de résultat ce sera à cause du Maqui des des règlements c'est pas un peu facile quand même parcal P non mais c'est ça correspond si vous voulez à quelque chose qui est très profondément très profondément ressenti une et depuis maintenant de nombreuses années c'est-à-dire une puissance publique qui est sans cesse entravée entravée par les règlements entravée par les normes entravée alors Jadice oui mais pardon mais l'empilement des lois les les parlementaires ont leur part de responsabilité dans l'empilement des lois donc toutit et puis c'était déjà le cas à l'heure de Poujade oui oui oui oui mais là là je crois que c'est quelque chose qui qui rencontre un assez profond écho dans l'opinion si vous voulez si on parle autant de la crise de la politique c'est pourquoi c'est parce que les Français considèrent que la politique est devenue impuissante qu'elle est devenue impuissante impuissante dans la lutte contre le chômage impuissante dans la lutte contre la vie cher impuissante dans la lutte contre la délinquence impuissante dans la lutte contre le narcotrafic voyez ça fait beaucoup hein et donc quand il invente ce néologisme il sait très bien ce qu'il fait le ministre de l'Intérieur il dit en effet et bien peut-être qu'il faut que la politique retrouve la voix qui est rien n'est impossible réformé est possible changer est possible mais essayons de nous en donner les moyens et ne nous entravons pas nous-mêmes et là c'est un message subliminal qu'il envoie peut-être à son premier ministre mais certainement au président de la République ou effec qui avait le même discours que lui oui bien sûr qui avait le même discours que lui à l'heure de sa premère absolument à l' de première campagne victorieuse effectivement merci de nous nous le rappeler alors il y a aussi quand même derrière ça moi je me souviens de d'une forme de remise en cause de euh de l'État de droit ni intangible ni sacré avait-il dit avant un petit peu de revenir sur sa formulation ça avait choqué évidemment Julien l'impossibilisme c'est une autre façon de dire la même chose non oui on se souvient de cette polémique c'était juste après l'arrivée de François Baayou à Maignon il avait parlé il avait dit que voilà l'état de droit n'était pas sacré je crois que c'était la phrase et après il avait plaidé pour le lapsus ça dit non je parlais de l'état du droit bon je la nuance est importante mais je crois que dans les deux cas c'est profondément ce que pense Bruno retaillot il a pas de tabou Bruno rillot je crois que c'est ça qui peut expliquer aussi une partie de sa popularité dans les dans les sondages et effectivement il veut faire preuve de volontarisme c'est un peu l'école Sarco l'école Nicolas Sarkozi au ministère de l'Intérieur montrer que la parole est performative mais attention c'est à double tranchant là aussi puisque évidemment le rassemblement national est à l'affu là-dessus vous savez comment il surnomme Bruno rotillot en ce moment le rassemblement national il l'appelle pas le ministre de l'Intérieur il appelle le ministre de la parole donc le risque c'est de parler de beaucoup parler même temps le rassemblement national ils ont toujours été le parti de la parole he et précisément c'est leur premère c'est leur principal argument on a jamais été au pouvoir essayez-nous en 2027 le risque pour Bruno rotaillot c'est de s'enfermer dans une parole très forte très véhément très volontariste très performative qu'à la fin les résultats ne suivent pas et ce serait mortel pour la droite de gouvernement avec je repense à la menace de de démission parce que c'est un peu le le thème à la mode là on on a entendu aujourd'hui enfin on a lu aujourd'hui chez nos confrères du Parisien que Gérald armanin avait menacé démissionner ensuite il a fait démentir par par les membres de son cabinet mais sur l'interdiction du voile islamique dans dans le sport là aussi il y a une polémique entre plusieurs ministre c'est je je je peut-être que vous l'avez pas testé auprès des des Français lors Salvin mais comment c'est perçu ça quand un politique brandit une menace de de démission ou plusieurs politiques d'un même gouvernement commence à utiliser cette arme je pense que c'est c'est c'est c'est une arme effectivement politique mais qui s'adresse c'est une arme contre ses pères et pas effectivement pour raller l'opinion je pense que dans l'opinion au contraire c'est très mal perçu alors ceci dit l'avantage c'est que ça ça assoit une certaine autorité quand même et puis ça montre effectivement oui qu'il y a une certaine ligne directrice aussi c'est-à-dire que voilà on est quand même pour une rotillo ce qui est apprécié chez lui aussi c'est qu'il est quand même droit dans ses bottes il il a toujours la même vision il a eu toujours le même le même discours mais menacer en permanence il faut l'utiliser peut-être mais de façon de façon modérée pourquoi parce que ça peut aussi agacer en disant bah enfin on n'est pas là pour pour pour 6 mois un ministre n'est pas là pour 6 mois à priori c'est bien que ça s'inscrive dans le temps long et ce que les Français aussi attendent c'est justement une action qui s'insccrive davantage dans le temps long et c'est pour ça aussi d'ailleurs que les Français ne souhaitent pas le départ du ou la démission du gouvernement ou le le renversement du gouvernement quand on les interroge là-dessus ils veulent plutôt et y compris à gauche en fait ils veulent de la stabilité donc de brandir en permanence effectivement cette menace de la de la démission je suis pas sûr que ce soit très porteur au final même si on voit bien là du coup effectivement que il y a pas de direction principale et que aucun des ministres n'est vraiment tenu par le Premier ministre on parle du de l'autre dossier à risque narcotrafic dans dans dans une minute mais peut-être votre avis sur l'effet à double tranchant peut-être de de de l'argument de la démission bien sûr c'est un effet à double tranchant c'est un effet qui peut-être positif je l'ai dit dans la classe politique vis-à-vis de celles et ceux qui ne le qui ne lui veulent pas que du bien à Bruno de et il est arrivé comme un chien dans un jeu de kille vous savez hein il y a 6 mois personne ne parlait de Bruno rotillot donc il arrive comme un chien dans un jeu de kille les quilles qui sont perturbés réagissent et la quille qui s'est imposé la kotillot se fait respecter et c'est un moyen de dire attention hein attention en terme d'opinion je partage tout à fait ce que vient de dire lur Salvin il faut faire attention les Français sont très fragilisés depuis l'été derniers par ces gouvernements très difficiles à accoucher euh par le fait que le gouvernement Barnier a été victime d'une motion de censure et ils disent ça suffit arrêtons de jouer avec le feu de l'instabilité oui donc retenez-moiù je fais un malheur on peut pas l'utiliser trop souvent il veulent l'instabilité du gouvernement et l'instabilité ils veulent la stabilité pardon excusez ce lapsus euh la stabilité du gouvernement et la stabilité du gouvernement c'est aussi la stabilité des hommes et des femmes qui le composent allez on parle comme promis du narcotrafic tout de suite avec Steve Jourdain qui nous rejoint sur le plateau de de sens public bonsoir Steve bienvenue texte visant à lutter contre le narcotrafic examiné depuis hier à l'Assemblée nationale allez on on rentre dans le détail de quoi parle-t-on c'est un texte adopté à l'unanimité c'est rare he Thomas à l'unanimité au Sénat début février la droite et la gauche se sont donné la main pour voter pour texte important texte transpartisan porté par deux sénateurs le socialiste Jérôme Durin et le sénateur aler Étienne blanc plusieurs mesures phares sont prévu on va les rappeler le renforcement de l'Office antistupéfiant qui va devenir une DEA à la française la création d'un parquet national consacré à la criminalité organisée la refonde du statut du repenti ou encore des dispositions pour mieux lutter contre le blanchiment d'argent ces mesures on est bien d'accord elles ont été validées à droite et à gauche ici au Sénat mais elles ne on pas consensus à l'Assemblée non d'ailleurs les députés n'ont pas tardé avant de détricoter le texte ils ont supprimé en commission le dossier coffre c'est un dispositif qui permet aux forces de l'ordre de ne pas divulguer à ceux qui sont mis en cause des techniques d'enquête comme la surveillance ou l'infiltration devant la fronte des avocats les députés ont reculé sur ce point exit aussi la création de backdors un procédé qui aurait permis au service de renseignement d'accéder plus facilement au messagerie cryptée des narcotrafiquants cette mesure a été jugé dangereuse et intrusive par la commission des lois de l'Assemblée et puis Gérald haranin a déposé des amendements au nom du gouvernement l'un d'entre eux prévoit notamment la mise en place d'un régime d'isolement carcéral plus dur pour les narcotrafiquants sur le modèle de ce qui se fait actuellement en Italie en résumé Thomas beaucoup de modifications par rapport à ce qui a été adopté ici au Sénat d'ailleurs est-ce toujours le même texte on a posé la question à celui qui en est à l'origine écoutez texte n'est pas exactement le même d'ailleurs il y a eu des modifications entre tempemps il un article qui pose problème aussi c'est celui sur les sur les prisons que nous n'avions pas examiné ici voilà donc on a besoin de ce texte le pays a besoin de ce texte il faut lutter contre le narcotrafic j'espère qu'à la fin de ce travail on aura quelque chose d'équilibré un équilibre qui reflètera les rapports de force à l'Assemblée nationale n chambre où on le rappelle il n'y a pas de majorité effectivement merci beaucoup Steve Jourdain et on rappelle aussi que le le narcotrafic touche beaucoup de villes moyennes en en France alors si on compare le dossier algérien et et celui-là j'imagine que l'attente des Français est plus forte sur sur cette question de de lutte contre le narcotraffic est-ce que c'est peut-être le dossier sur lequel Bruno retaillot est le plus attendu par les Français en tout cas c'est c'est c'est celui qui est le plus concret à l'heure actuelle et on parlait tout à l'heure effectivement de de de de prendre des décisions et et montrer effectivement qu'on est capable de d'agir et là justement typiquement c'est là où effectivement alors quand on parle de fin d'état de grâce effectivement pas forcément dans l'opinion mais en tout cas euh c'est vrai que on a le sentiment que Bruno rotillot était plutôt sur une pente ascensionnelle y compris dans les médias d'ailleurs hein très invité très remarqué et cetera mais là s'il échoue c'est vrai que il il il va écorner un peu sa capacité justement à à agir sur le narcotrafic quand vous interrogez alors les maires parce que nous interrogeons aussi les maires de de France ça fait partie des sujets sur lesquels ils se sentent complètement démunidisme vous pouvez même pas imaginer à quel point la situation est catastrophique et on et nous avec N pauvre police municipale on peut absolument euh rien faire donc c'est quelque chose effectivement en plus ça ça ancre le le le débat dans les territoires c'est un débat de territoire en fait de de proximité ce sont les gens effectivement qui subissent les euh l'influence de ces de de de ces trafics donc je pense que c'est un sujet du quotidien et c'est pour ça que les Français l'attendent sur ce sur ce cejet là même si c'est pas le premier sujet de de préoccupation hein qui reste le pouvoir d'achat on le sait mais c'est un sujet du quotidien auquel ils sont extrêmement sensibles oua avec on s'en souvient cette délégation de de Mair communistes mené par la président du groupe communiste ici a Sina le président du groupe communiste à l'Assemblée qui était allé au ministère de de l'intérieur pour réclamer plus de de moyens en ce sentiment que la gauche se se rangeait aux arguments sécuritaires Julien alors sauf que là quand on entend les les les discussions à l'Assemblée c'est c'est plus compliqué que ça alors je parle sous le contrôle de lor notamment pour la partie sondage et contrôle de l'opinion mais il me semble qu'à gauche y compris chez la France insoumise chez les électeurs de la France insoumise il y a une forte attente sur le narcotrafic sur la sécurité sur la lutte contre ces trafic de drogue qui gangrainent y compris les zones rurales attention au détricotage du texte àemblé même si c'est toujours le vieux débat entre no nos libertés et notre sécurité hein c'est de ça dont on parle je dis ça parce que j'ai le sentiment qu'il y a une forme de déconnex en tout cas de forme de double ligne entre ce que pense l'opinion y compris à gauche et même très à gauche et leur représentants au Parlement et singulièrement à l'Assemblée nationale donc attention aussi pour les députés LFI et de l'ex NFP puisque on peut considérer que c'est l'ex NFP dorénavant de pas être complètement en décalage avec la réalité du terrain alors il y a quelques il y a quelques nuances sur le terrain justement et qui vont se faire d'autant plus voir qu'arrive la campagne des municipales et donc évidemment on sait qu'il y a chez les écologistes des débats assez marqué sur évidemment la libéralisation de certaines drogues la possibilité de sortir d'une interdiction totale et c'est un débat qui agite autant que la question sécuritaire et par exemple à Rennes qui est une ville qui est voulue par les insoumis et qui est aujourd'hui dirigée par une socialiste ils sont d'accord entre eux sur le fait de ne pas armer la police municipale donc il y a aussi ça ça se poursuit ces débats là ça travaille la gauche et tout le monde n'est pas sur la même ligne et c'est vraiimité évidment ouais ouais non non mais même c'est c'est c'est compliqué parce que quand même frappant alors évidment est un vraijet pardon Sophie il y a pas les insoumis ici au Sénat mais c'est quand même frappant de voir l'unanimité du du vote sur sur ce texte c'est justement parce qu'il y a pas les insoumis qu' y a pas le RN non plus enfin il y a pas cette cette tension là qu'on va voir émerger à gauche et que les sénateurs écologistes sont pas forcément les mêmes que le groupe écologiste Pascalin mais il faut que les parlementaires se se hausse à la hauteur de l'inquiétude des Français si vous voulez à la fois dans les enquêtes et quand vous allez dans de multiples villes moyennes ce qui a été mon cas récemment c'est un sujet omniprésent dès que vous parlez avec les gens qui sont plus en proximité les conseillers municipaux les maires les adjoints au Mair et les adjoints à la sécurité faut bien se rendre compte que en particulier dans des villes moyennes où ces narco trafic sont encore plus visibles parfois que dans des grandes villes ça pourrit la ville complètement ça pourrit la vie quotidienne de citer qui jusqu'alors avait au fond un mode de vie plutôt plutôt agréable plutôt serein et là il faut je je par Y a la fulgurance la rapidité de cette nouvelle les mors vous avez maintenant des villes des villes moyennes dans lequelles il y a des mumesi intéressant de 17 ans 18 ans même plus jeune que ça souvenez-vous justement à côté de Rennes cette jeune fillette je me souviens plus de son âge mais je crois que c 4 5 ans qui avait été très grièvement blessé à la tête sur fond de narcotrafic là il faut que la gauche je fasse attention parce que la gauche a historiquement un problème avec l'enjeu sécuritaire on l'a vu dans les années 80 90 2000 et cetera et et un une des raisons fortes je crois de la rupture entre la gauche et l'opinion vous savez la gauche aujourd'hui c'est au maximum toute tendance confondue 30 % de l'opinion cette faiblesse de la gauche est largement lié au fait que la gauche s'est coupé des préoccupations populaires elle a perdu comme le disait jadis vous savez Laurent Bouvet le sens du peuple et vous sentez ça dans vos oui oui absolument genre je je bois du petit lait pardon mais effectivement parce que bah moi je je j'observe l'opinion depuis plus de 20 ans et effectivement on voit on on a vu d'ailleurs ce ce ce ce décrochage ce confirmé effectivement à à partir des années 2000 où euh sur ces questions de sécurité sur ces questions de sécurité beaucoup évolué chez eux au sein de la gauche a des Maes de gauche qui qui refusaient les caméras c'est plus un sujet c'était quand même ça ça ça restait comme un tabou en fait auprès effectivement de de des des hommes et femmes politiques de gauche d'aborder ces ces sujets et d'ailleurs c'est les mairres qui avaient le plus de mal encore une fois à les aborder parce que c'était compliqué de dire à leur à leurs habitants non vous êtes que dans du sentiment d'insécurité il y a pas de problème de sécuritéi ce qui m'intéresse c'est de voir que dans toutes les villes il y a cette montée des narcotrafic y compris dans cell qui avait des mesures sécuritaires extrêmement fortes HM donc la question de la sécurité n'est pas non plus forcément la seule réponse ou non n'a pas forcément empêché dans ces villes-là en tout cas la montée regardez ce qui s'est passé à Marseille le maire précédent n'était pas celui qui précédait r tatique oui effectivement alors on va parler de la de la lutte vquierillon dans un instant chez LR mais une petite question sur parce qu'il y a aussi une lutte pour la la présidence du parti socialiste ça ça va pas forcément se jouer sur les enjeux sécuritaires ou alors alors non on pourrait se dire tiens il y en a un qui va intégrer ça et en faire un axe de campagne non Paron manuel vas avaitessayé d'ailleurs il était TR est encore considéré de gauche par les électeurs je ne sais pas pas exactement mais si j'ai bien compris mais non alors la campagne en bon et du forme pour le congrès socialiste qui va se dérouler autour du mois de juin à la fin du mois de juin n'a pas encore vraiment commencé là ils sont concentrés sur leur travail à l'Assemblée notamment Olivier fort et Boris Vallot Philippe Brun aussi qui va se lancer on on le sait non il me semble que le congrès socialiste va essentiellement se jouer sur quel degré d'opposition au gouvernement Baayou et Emmanuel Macron on veut opposer et quelle attitude par rapport aux alliances à venir avec Jean-Luc Mélenchon je crois que c'est essentiellement coupe de de de déf ou pas quoi voilà je pense que ce sera essentiellement sur des sur des forme de tactique et de stratégie politique plus que sur le narcotrafic et la sécurité bon allez parlons avec vous Sophie de de de ce duel entre Laurent vquier et Bruno retaillo nous dites que c'est une finale de chaise musicale bien oui on a tous l'image en tête c'est un fauteuil pour deux Thomas et chacun ayant déjà une main posée sur le bras du fauteuil ce mardi 18 mars est le dernier jour des candidatures et seul Laurent voquier et bruneo rotao sont retenus Laurent voquier pouvait se réjouir en 2022 d'avoir conclu un accord avec Eric cioti un isois au parti et lui et pour lui la France l'affaire semble aujourd'hui si lointaine elle est tombée à l'eau à l'heure d'une prise d'otage du parti en faveur d'une hypothétique union des droites oui on se souv d'éicti enfermé dans son bureau absolument à parler de prise d'age ou de braquage à nouveau la prise du parti se confond avec la quête de l'Élysée en septembre dernier à son entrée au gouvernement Bruno retaillot était un inconnu sauf de ses pères sénateurs nous osions à peine envisager qu'une ambition présidentielle puisse un jour l'effleurer et c'est pourtant chos faites et pourtant il s'est pas encore dévoilé non non il s'est pas dévoilé mais c'est tout comme son style tout en sobrié tout en sobriété tranche avec celui du chef de l'État en sa faveur e ses soutiens conservateur qui apprécie de le voir se livrer à un bras de fer avec le chef de l'État sur le dossier de l'Algérie mais Laurent vquier n'est pas ligoté lui ironise ses soutiens ce 18 mars dans Le Parisien le député vente sa parole libre qui n'est pas sous la tutelle de François beou et il promet la grande alternance qu'attendent les Français sans petite compromission petite compromission qui vise on l'imagine brunoill c'est la guerre des droites Thomas C tel un stigmate un marqueur mystique à la joie des commentateurs qui craignent l'ennui plus que tout elle ne devrait pas se terminer fin mai avec les élections internes les proches de l'un et de l'autre précise à qui veut les entendre que ce match est une seule bataille dans la guerre présidentielle bon c'est bien de faire un peu aussi notre autoanalyse les commentateurs qui il ennui plus que tout merci beaucoup Sophie si si on regarde les codes d'avenir euh lors Salvin et là aussi je m' je m'appuie sur votre baromètre pour Le Figaro Magazine euh le le comparatif il est très loin favorable au ministre de de l'intérieur absolument ou alors il est il il dépasse Laurent vquier mais de de de de plus d'une dizaine de points donc effectivement on voit les les les 5 si premiers avec Jordan bardellaa edard Philippe Marine Le Pen Bruno rotao qui arrive en 4e position ensuite Gabriel Gérald haranin il la qui est beaucoup plus loin 21e de ce baromètre avec 15 % des des des personnes sondées qui disent oui on lui voit un avenir quoi exactement et une évolution qui est très linéaire en fait c'est très stable Laurent voquier ne fait jamais comment dire de de il y a pas de fulgurance dans l'opinion en tout cas vous voyez il y a pas de on a l'impression qu'il imprime pas suffisamment ou que son message n'est pas suffisamment clair pour que l'opinion s'ensaisisse et se dise tiens notammentérence de l'opinion c'est ça non en fait une forme de de c'est c'est plus que de l'indifférence presque c'est une forme de c'est difficile d'appréhender vraiment ses positions euh alors que Bruno rotillo c'est beaucoup plus beaucoup plus clair et justement alors je disais tout à l'heure sur sa capacité à à à rassembler ça fait partie justement auprès des sympathisants de droite d'un de ses atout Bruno rotaillot avec cette ascension fulgurante effectivement les sympathisants de droite se disent bah tiens finalement est-ce que c'est pas notre tour 2027 tout est ouvert c'est vrai finalement il y a pas que le duel RN LFI qui pourrait qui pourrait avoir lieu et donc il se disent mais est-ce que puisqu'il est beou compatible puisqu'il est Macron compatible finalement Bren rotillo pourrait être un bon candidat alors que Laurent vquia a été beaucoup dans la critique du euh du président de la République notamment du Premier ministre également mais surtout du président de la République sans proposer d'alternative vraiment très clair il y a il y a quoi il y a 2 mois de campagne Julien n il y a a il y a déjà un certain nombre de barons et de baronnes de de la droite LR qui ont pris position alors ouais c'est intéressant effectivement parce qu'en fait on rejoue un peu le fameux duel fratrici de Copé Fillon souvenez-vous ça a été sanglant en 2012 euh et à l'époque déjà Jean-François Copé qui a un peu Laurent voquier aujourd'hui jouit la base moi je suis le candidat des militants des fédérations du terrain alors que François Fillon c'était le candidat des barons des grands élus et des chefs à plume de la droite c'est un peu pareil euh d'ailleurs c'était son principal soutien François Fillon Bruno rotaillot aujourd'hui il est soutenu notamment par tous les anciens candidats de la primaire Éric cioti à part c'est un cas particulier Xavier Bertrand Valéri pcrè philippe Juvin qui est important parce que c'est le patron de la fédération des hautes scènes qui est très importante chez les républicains tous les principaux tous les sénateurs ou presque évidemment sont avec reetillot même quelques députés alors que alors que leur président s'appelle Laurent vquier bref si c'était les grands barons de la droite qui votaient ce serait 90 % de voix pour Bruno rot mais attention c'est la guerre des cartes he bien que vous nous racontiez ça on le connait mais c'estionant de la guerre c'est ça on cour les il on encore un mois l'élection se fait 17 et 18 mai voilà l'élection c'est 17 et 18 mai mais pour s'inscrire à ce scrutin prendre sa carte payer sa cotisation au Républicain il reste un mois en gros donc en ce moment c'est la guerre des cartes qui fera le plus de cartes pour convaincre de voter pour soi il va y avoir des des milliers voir des dizaines de milliers de militants en plus qui constitueront le corps électoral ils étaient 40000 il y a encore quelques semaines ils seront peut-être 60 70000ou on me parle de plus de 20000 a été acheté donc on sera dans ces e là maintenant la question c'est de savoir à qui s'adresseront est-ce que les nouveaux adhérents sont provoqués ou pretaillot le nerf de la guerre il situe là véritement et je m'adresse à l'observateur passionné de la 5e République que vous êtesentioné Pascalin parce que est-ce que est-ce que Al on rentre un peu dans le détail mais nos téléspectateurs téléspectat quand même passionnés de politique est-ce que en regardant dans quel département il y a le plus de nouvelles cartes on peut déjà avoir une idée de si vous aviez par exemple prenons un exemple au hasard un engouement oui un engouement phénoménal pour le LR et l'adhésion LR en ronalpe et dans les Alpes Maritimes on voit à qui ça peut servir et en revanche si c'est dans le grand Ouest si c'est dans les hautes scèes et Cera là ça peut servir davantage retaillot donc tout dépendra du du ratio hein entre les deux formes d'engouement subite d'adhérents qui ne pensaient pas du tout adhérer à LR il a encore quelques semaines et qui tout d'un coup se découvrre des voocation est-ce que celui qui prend le parti devient forcément le candidat à la présidentielle forcément non mais ça sera tout de même une position une position de force pour l'homme puisque il n'y a que de hommes pour l'homme qui prendra qui prendra le la direction la direction du parti sachant aussi que quand on pense à Laurent vouquier Laurent Vaquier il a participé beaucoup au chikaya précédente hein il a participé beaucoup aux combats obscur féroce euh des pour la direction de LR de l'UMP avant rotillo il nétaitot il était derrière Fillon mais il n'était pas au premier BL oui donc même s'il l'a fait ça n'imprimait pas quoi donc je crois que sil y a une séduction oui bien sûr s'il y a une séduction de de de retaillot ça peut être une séduction vis-à-vis d'un homme qui n'a pas été au premier plan de ces règlements de compte qui ont coûté tout même très cher à cette famille de pensé et alors justement vous avez commencé à l'évoquer tout à l'heure donc j'y reviens alors sal il y a une demande d'union chez les électeurs les sympathisants de de droite il y a une véritable demande d'union alors évidemment d'union déjà de la droite traditionnelle parce que les on le sentiment déjà que la droite traditionnelle est fracturé euh le retour du centre droit qui était parti quelque part aussi chez Macron et puis aussi le retour bah de la droite un petit peu plus radicale effectivement qui qui qui a été capté par par Marine Le Pen et y compris quand vous testez effectivement des possibles compromis des possibles alliances au cas par cas entre le RN et les républicains les sympathisants de droite et notamment les sympathisants républicains sont plutôt favorable effectivement là on est plutôt dans l'idée de plus on sera uni et plus on on sera fort il y a vraiment cette idée de polarisation quand même de la vie politique on est à droite on est à gauche là maintenant ça va être compliqué d'être un petit peu au centre juste ce que je voulais dire sur la campagne quand même des républicains il faut faire attention parce qu'effectivement ce sont donc les adhérents qui vont voter et donc voilà donc tout ce qu'on dit là c'est auprès des sympathisants de droite d'une manière Gén c'est pas la même chose et d'ailleurs c'est votre travail de sondur est très compliqué pour prédire une un résultat d' faudrait avoir la liste des militants et de faire des des sondages auprès voilà donc c'est c'est là aussi on peut avoir des surprises c'est-à-dire que même si auprès des sympathisants de droite Bruno rot un certain avantage attention quand même ça peut être beaucoup plus serré au final Laurent voquier qui est président du groupe la droite républicaine tiens il y a la question du nom du du parti mais je suis pas sûr qu'on aura le temps d'en parler alors il profite de son absence au sein du gouvernement pour mettre la pression sur le Premier ministre notamment à propos d'immigration c'était ce mardi à l'Assemblée vous avez eu des propos fort vous avez parlé de submersion migratoire vous avez mis en garde contre le danger de voir remis en cause l'identité de notre pays par une immigration massive mais les Français n'attendent pas des paroles ils n'attendent pas des discours ils attendent des actes et des résultats vous le savez notre groupe apporte un soutien qui est exigeant texte par texte à votre GRP gouvernement dans cette exigence il y a le fait d'y avoir l'intégration rapide d'un texte portant sur l'immigration Monsieur le Premier Ministre ma question est donc la suivante êtes-vous déterminé à intégrer rapidement à notre programme législatif un texte portant sur l'immigration êtes-vous déterminé à donner les moyens à votre gouvernement d'agir face à une immigration incontrôlée allez je termine avec vous j parce qu'il pose la question à François Baou mais en fait s'adresse à Bruno rotilloo il s'adresse évidemment tout est dans le soutexte avec Laurent voquet en fait il ne parle jamais de Bruno rotaillot officiellement mais chacune de ses prise de position depuis le début de la campagne c'est en fonction de Bruno reotillot il est obsédé par ça parce qu'évidemment ça contrecar ses plans l'arrivée dans le combat électoral de Bruno reetayo il y a cette réponse au QG aux questions au Gouvernement cet après-midi mais alors à vos téléspectateurs je conseille un petit bonbon c'est son interview dans le Parisien ce matin dans le Parisien ce matin chaque ligne de l'interview faut vraiment la reprendre je me suis beaucoup amusé c'est du soustexte avec presque des des balles des tirs à balles réel contre son rival Bruno roto Perm est bien lancé elle est bien lancée je vous donne un exemple quand il dit par exemple ouvrez les guillemets les ministres LR ont une énorme responsabilité ils doivent montrer aux Français que lorsque la droite est au manette il y a des résultats et que les choses changent ça c'est pour Bruno retao deuxième exemple face à l'Algérie qui nous qui nous humilie l'exécutif a choisi de capituler bref Bruno retao est un capitularard fin de citation voilà les choses ont le mérite d'être clair avec Laurent vquet et la guerre est lancée avec Bruno ro c'est extrêmement clair merci beaucoup à tous d'avoir participé à à ce débat Pascal Perino le goût de la politique un observateur passionné de la de la 5e République c'est aux éditions odudil Jacob je vous dis à bientôt sur Public Sénat et là il faut que je réussisse à attraper la feuille de lancement du sujet suivant voilà c'est parti
Bruno Retailleau