En Seine-et-Marne avec Anne Chain-Larché
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[Musique] [Musique] Bonjour à tous. Bienvenue dans 1000 pays pour demain. Bienvenue en scène et Marne.
On est en Île-de-France et le département représente à lui seul près de la moitié de la superficie de la région. C'est 34 fois les hautes scènes. Rendez-vous compte, c'est immense.
Immense et dynamique avec une activité industrielle riche et ancienne. Souvent méconnue d'ailleurs. Les stylos Bic sont fabriqués ici de même que les tapis de sport d'IMA, les enceintes de Vialet ou encore la maroquinerie Hermes.
Dans un autre genre, il y a aussi Safran et la fabrication des moteurs d'avion. Évidemment, on n'est pas très loin de l'aéroport de Roissy Charles de Gaul par lequel vous êtes peut-être passé un jour pour venir visiter Paris ou en transit vers un autre pays. Et puis comment ne pas vous parler d'Eur Disney, l'un des 12 parcs d'attraction de la Walt Disney Compagnie.
La version européenne est ici en Senémarne et c'est le premier employeur privé du département. Donc absolument crucial pour l'économie locale et même une fierté, disons-le, comme le parc dans lequel je me trouve aujourd'hui et dans lequel je suis extrêmement bien entouré. Vous l'aurez remarqué mais ça c'est une surprise, je vous en parle dans un instant.
Je m'arrête là. On va rejoindre une sénatrice qui a consacré toute sa vie politique à ce département. 1000 pays pour demain en Saint-Emarne.
C'est parti. Anne Charin Larchet, bonjour. Merci de nous accueillir sur vos terres Sénémarnais.
Vous êtes sénatrice LR, vice-présidente du Sénat, membre de la commission des affaires économiques. Vous avez choisi de nous accueillir dans un endroit, j'allais dire sauvage. Les téléspectateurs vont très vite le remarquer puisque nous sommes entourés de Lyon, de Félin.
On s'est installé à l'hôtel du royaume des Lions de la Lumini Safari Réserve. C'est vous qui avez choisi ce lieu de tournage. Expliquez-nous un peu pourquoi.
Mais pourquoi ? parce que c'est un endroit exceptionnel que je voulais bien sûr vous faire découvrir mais faire découvrir à tous ceux qui regarderont je le ferai cette émission. C'est un endroit qui force notre admiration parce que d'une part c'est une entreprise familiale avec une transmission ce qui est très très important notamment en ce moment en ce en ce 21e siècle.
C'est l'admiration pour Hugo Jardin qui est un très très jeune chef d'entreprise qui vient d'avoir 23 ans d'ailleurs mais qui la chance de rencontrer exactement qui a repris ça à 21 ans. Nous verrons donc des lions passés probablement je le dis pour les téléspectateurs qui nous regardent qu'il ne soient pas surpris. La Saintémarne c'est vraiment votre département he j'allais même dire de de père en fille puisque votre père Jacques Larchet a longtemps été sénateur de Saintmarne.
Il est vraiment à part ce département. Il est très atypique notamment par sa superficie déjà. Oui.
Alors, on dit quelquefois que c'est un un des plus grands départements de France, c'est faux. En revanche, c'est le plus grand département de l'Île-de-Fance puisqu'il fait quasiment la moitié de l'Île-de-France. Et il est très intéressant parce qu'il est très diversifié.
En fait, il y a toute une partie qui est urbaine, qui est à l'ouest et une partie très rurale. Et en SARN, on a donc des entreprises, des TPE, des PME, mais on a aussi beaucoup d'agriculture. On a beaucoup de tourisme et de le tourisme qui se développe.
Évidemment, ici, on est dans un endroit et un pôle touristique très important qui est en train de se développer, mais on développe tout ça avec à la fois la logistique, des infrastructures routières et et bien sûr ferroviaire et puis des collectivités qui sont et qui emboitent le pas et qui sont là pour soutenir tout ça. Deux pôles économiques très forts aussi he le pôle de l'aéroport Rois Charles de Gaulle et Eurodisney qui alimente aussi l'économie locale. Et puis Euro Disney qui est une vraie fierté, disonsle.
Bien sûr, c'est une fierté. Bon, ça c'est un combat de la la fin du 20e siècle, hein, on peut le dire. Un département qui aujourd'hui compte 1500000 habitants, euh Roissi et bien c'est un des plus grands hubs de bah mondiaux et puis bien entendu euh de France bien sûr.
Une activité économique un peu moins connue aussi dans le secteur du verre, je crois, et de la métallurgie. Alors, verre métallurgie, en fait, on a euh en marat majeurs. On en a un à Joard, on en a un à Samois sur scène, vous voyez, c'est très réparti géographiquement, on a aussi Bagnot surloin, on a aussi Émerinville, euh la métallurgie bien sûr, mais la cinémarne, c'est encore plus que ça.
C'est-à-dire, vous avez à la fois de de de l'industrie aéronautique, je parle de Safran à Villaroche, de l'industrie automobile, on a tout types de d'industrie et notamment lié aussi à l'agriculture. Et puis on a des entreprises qui sont très emblématiques comme Bic par exemple à Montéin, on a aussi Nestley à Noisiel, on a Hermè à Montreau par exemple, vous voyez ? Voilà donc des partes extrêmement diversifiés.
On va partir à la rencontre de quelques entrepreneurs du département assez méconnus aussi. On va d'abord faire la connaissance de Francis Parin. Il fait un métier que je ne connaissais pas.
Moi personnellement, il est repousseur. Alors, repousseur, qu'est-ce que c'est ? C'est quelqu'un qui façonne le métal avec une technique bien spécifique.
Il l'assouplit, il le déforme, il le repousse. Justement, le savoir-faire est rare, le geste précieux. Et Francis Parin nous le présente là où il a son entreprise.
C'est à Chantelou Ambri. On y va. On est à Chantelou Hambri dans le 77 en Céarne.
On est pas très loin de Disney et à peu près une quarantaine de kilomètres de Paris. Cette petite zone artisanale, elle a bon, elle a quand même oui une trentaine d'années facile. Il y avait un menuisier, il y avait beaucoup, il y avait une une serrerie, il y avait un usineur, donc un repousseur.
Voilà. Et là c'est le c'est le deuxième chez moi en fait. Alors ici, on travaille pour l'ornement de toiture.
On fait aussi énormément de moules à gâteau pour l'alimentaire. On travaille aussi pour les pour l'aéronautique. J'ai fait des feux de signalement pour les autoroutes.
À partir du moment où vous avez une pièce creuse et on va dire de révolution donc conique, bah ça concerne si c'est de la petite et moyenne série, le repoussage c'est un moyen économique de d'aborder le sujet. Bon 305 là, je sais que j'ai besoin d'un disque de 295 pour faire mes réceptacles de saut à champagne. Je vais me centrer là et je descends tout doucement pour le couper.
J'arrête ma machine. Voilà, j'ai mon disque pour procéder à l'étape suivante, le repoussage de ma pièce. Bon Pascal, tu t'en sors ?
Je m'en sors. Je m'en sors. C'est le principal là maintenant.
Là, je suis en train de placer mon disque au centre de mon outillage. Je vais pousser le métal en rotation et le et le coller à mon outillage. Le repoussage sur mes taux.
Alors là, ça a été du cuivre. Ça peut du cuivre, de l'alu, du zinc, de l'acier, de l'inox, de l'inconnelle, des des inox réfractaires, tous les métaux qui acceptent la déformation. Voilà, un coup d'outil pour détendre le métal.
Et là, je repousse le métal, je viens coller sur l'outillage. Voilà. Il faut sentir son métal parce que au bout de ces grands bras là, on sent la résistance que nous donne le métal.
Et et en fait et dans la résistance qu'on sent que nous donne le métal et ben on sait que il se déforme bien, qu'il accepte la déformation, que tout se passe bien. Et là, je suis en train de m'ajuster pour faire un bord roulé dans le jargon qu'on appelle jon. Voilà.
Il y a quelques secondes, j'avais un bord vertical et donc que j'ai envoyé dans ma molette qu'on cave et le métal en appuyant, il a suivi le rayon de la molette. Et ça c'est une cuvette qui va servir à un ensemble de saut à champagne. Voilà, une pièce terminée.
J'ai un socle, j'ai ma cuvette et j'ai le saut à champagne donc qui va rentrer à l'intérieur. Voilà. Tu vas voir celle-là retouché là à l'intérieur là.
Manque un P. Il te manque du coup un réceptacle en dessous. Ouais.
Voilà. Là bah là oui oui. Bah oui sur celle-là il y en manque un.
Ouais mais sinon magnifique. Ah non, ça fait ça fait sympa. Ça fait sympa.
C'est vrai qu'elles sont belles. Voilà. [Musique] Regardez.
Oui. Alors, un chantier qu'on connaît bien, Notre Dame, forcément, mais n'empêche que ils ont réussi à réunir pas mal de corps de métier pour la rénover et ça c'est la preuve qu'il y a quand même des jeunes qui qui sont là. Donc, faut pas lâcher l'apprentissage.
Là, on aurait tendance à lâcher un petit peu l'apprentissage des jeunes. Euh voilà, parce que parce que il faut faire des économies. Mais c'est c'est l'avenir parce que si aujourd'hui on est qu'une quinzaine de repousseurs en France, bah je pense que la sonnette d'alarme elle est tirée làin.
Un homme de conviction he ce Francis Parin. Seulement 15 repousseurs en France. Il tire un peu la sonnette d'alarme.
Est-ce qu'on a délaissé l'apprentissage en France ? L'apprentissage, ça a souvent été en fait perçu comme assez négatif. Finalement, c'était un peu le plan B des mauvais élèves.
Quel dommage ! Quel dommage. Et on s'en rend compte aujourd'hui, on développe beaucoup de choses d'ailleurs.
On a eu déjà une réforme en 2018. Il y a eu après ça des aménagements fiscaux en 2025. Bon, le problème essentiel, c'est la transmission.
Et d'ailleurs euh ce magnifique artisan le dit, ils sont 15 et après ça qu'est-ce qui se passe ? que là-dessus, il faut absolument en revenir à un appétit développé pour la jeunesse. Je pense vous savez, je fais partie aussi du groupe métier d'art au Sénat et comme comme beaucoup je suis allée sur le chantier de de Notre-Dame, hier j'ai eu la chance de visiter la tour de Notre-Dame et il y a quand même une moyenne âge de 26 ans sur tous les artisans qui ont restauré et rénové Notre Dame.
Donc ça, il faut y penser, il faut vraiment miser sur cette jeunesse, faire en sorte de revaloriser l'artisanat. Mais je pense que aujourd'hui tout le monde en est conscient, c'est un combat qu'il faut que le pays mène. J'ai lu qu'il y avait 40000 artisans au Sainmarne.
D'abord, est-ce que c'est vrai ? Et qu'est-ce qui fait qu'en Sénémarne on protège comme ça l'artisanat ? Qu'est-ce qu'il y a de plus ici ?
Alors, je pense que c'est lié déjà à la physionomie de la Céarne. Je vous ai dit, elle est très diversifiée, donc il y a de la place aussi. Il y a ce côté familial et c'est pour ça que je voulais que nous venions ici.
Il y a aussi des entreprises qui sont aussi des transmissions familiales et puis on a une région Île-de-Fance qui est très proche de l'artisanat. C'est comme ça qu'on développe et bien ce goût pour les jeunes et et ce retour à l'artisanat qui me paraît essentiel et la transmission très importante. On va continuer dans l'artisanat mais on va y ajouter de la musique si vous voulez bien.
On va découvrir ou redécouvrir la beauté du son des instruments à corde grâce à Alberto Comé qui est maître lutier. Il fabrique et répare les instruments et notamment des violons. Vous allez voir qu'il faut beaucoup de précision, beaucoup de calme, beaucoup de minuie et puis si vous aimez la musique, c'est quand même un plus.
On va le regarder et l'écouter. Il est à la surmar. Je suis lutier.
Donc c'est un métier artisanal. Quand on fabrique l'instrument, on garantit vraiment un travail soigné fait dans les respect des traditions et donc avec les mêmes techniques depuis la Renaissance. Le fait de pratiquer du violon, c'est un grand avantage parce que on comprend mieux des fois les problématiques du client.
On est à ancien tanerie de la donc ça s'appelle aujourd'hui les le centre artistique des des ateliers de la tanerie. Comme le nom l'indique, c'était une ancienne zone où on faisait du tanage de peau. Et là, à peu près depuis une une vingtaine d'années, une trentaine d'années, euh le site a été réhabilité et donc on a créé des petites ateliers pour les métiers d'art.
Donc ici, on arrive à à moi à mon atelier à moi. Là par exemple, on a une une fille qui fait des marionnettes, fabrique des marionnettes. En face, on a un terrieur de pierre aussi.
Et donc voici notre atelier. que je regarder. Donc en fait, on démarre avec un dessin.
Ensuite, à partir de de ce dessin de la caisse, on fabrique ce qu'on appelle un gabarit. Voilà pour qui nous sert pour pour faire les traçages. Et à partir de ce gabarit là, on fabrique cette cette forme qui nous sert à construire ces éclisses là que ce sont des petites lamelles de bois qui sont qui sont pliées.
Donc ça c'est morceau d'érable donc pour le fond et pour le manche la tête. Donc c'est pour faire toute la partie arrière et les les éclisses et les manches. Cet alto, c'est un violon qu'on a fabriqué ici à l'atelier.
Je vais me dédier à la réalisation des ombrages. Quand on va foncer à certains endroits, ça crée vraiment des clairs obscurs dans le vernis et du coup plus vivant, plus naturel. En fait, c'est un peu comme un travail de de maquillage du visage.
En fait, on essaie de d'accentuer certaines parties, de les mettre en valeur. Pour ce qui est de la fabrication d'instruments, nous, on a à peu près une commande par an. Donc après le reste du temps, on fait beaucoup de réparation d'instruments.
Alors aujourd'hui, je dois remplacer la la mèche d'un archer de violon, donc qui est qui est complètement usé. Alors donc ça c'est du de la queue de cheval qui vient de de Sibérie, Mongolie. Donc, j'utilise ce petit accessoire qui me permet de doser la quantité du crain.
Alors après, j'utilise une petite ficelle de lin qui me permet de faire un nœud assez résistant. Et je vais donc le remettre en place. Voilà.
Alors là, je vais mouiller le crin un peu comme chez le coiffeur. C'est pour mieux le peigner, pour le peigner plus régulièrement parce que la tension des crains, il faut qu'il soit la même pour tous les crains. Donc si la mèche n'est pas bien peignée, mais du coup, on peut avoir des crains qui seraient plus tendus d'un côté puis détendu de l'autre.
À la fin, on va mouiller encore une fois le grain et après on le laissera reposer avec une légère tension durant quelques heures pour qu'il pour qu'il sèche avant qu'il puisse être réutilisé. On travaille beaucoup avec les conservatoires. On fait de l'entretien de leur parc instrumental et et des réparations pour des accidents plus graves.
Quand le coût de la réparation, il atteint un coût qui se rapproche un petit peu du prix de remplacement à neuf. Souvent les acheteurs et privilégient le remplacement par un instrument neuf. Donc je pense que la mise en place d'une TVA circulaire réduite à 5,5 pour tous les prestations de réparation serait très bénéfique pour permettre justement aux instruments de durer plus longtemps et pour défendre tous les métiers de en lien avec la réparation.
Intéressant Alberto Comé, il nous dit une TVA moins élevée pour les métiers de réparation qui empêche d'aller vers l'achat de neuf. Est-ce qu'on peut faire quelque chose ? Je considère que à chaque fois qu'il y a une baisse quelque part, de toute façon, c'est une augmentation entre part.
Donc voilà, les paramètres aujourd'hui sont ce qu'ils sont. Ce qui serait bien d'ailleurs, c'est qu'on arrête de changer les règles tous les 5 ans et que les uns et les autres sachent un peu où aller. Je pense notamment au bonus réparation aujourd'hui euh de 25 €.
Ce qui veut dire que l'entreprise doit être homologuée, doit remplir toute une paperace. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? Tout le monde le dit, que ce soit des artisans, des grands entrepreneurs, des petites entreprises, on en a assez de l'administrative et trop de taxes aussi.
Et ils s'en plaignent complexité et multiplicité. Bien sûr. Mais bien sûr, trop de taxes, on est les champions d'Europe de la taxe.
Donc, il faut arriver à à alléger tout ça. Et je vous donne un exemple, si vous voulez augmenter de 100 € net quelqu'un qui est au SMIC, pour l'entreprise, c'est 480 € en plus. Vous vous rendez compte ?
Donc, comment fait-on ? Paradoxalement, il y a eu beaucoup d'aides public pour les grandes entreprises, non ? Plus que pour les petits, comme vous le savez sans doute, il y a eu une un groupe de travail justement, un rapport qui qui est sorti qui était transpartisan comme on fait toujours au Sénat.
Moi, je vais vous citer deux chiffres 211 milliards d'aide, voilà, des aides et puis en face de ça 1200 milliards. Les 1200 milliards, ce sont les retraites fiscales et sociales que les entreprises versent à l'État chaque année. Contre 211 milliards qui sont quoi ? qui sont en fait des allègements en compensation des charges considérables que l'on a dans notre pays par rapport aux autres pays étrangers.
C'est effectivement des subvention. En revanche, il y a des aides qui sont certainement obsolètes qu'il faut dépoussiérer. Il y a peut-être des des des choses qui ne sont plus tout à fait pertinentes.
Faut faire évoluer tout ça. D'accord. Un charch vous allez adorer.
C'est le moment de nous parler de votre entreprise Coup de Cœur et vous avez choisi de nous parler de la maison Gatti. C'est une entreprise qui fabrique des sièges que l'on retrouve sur les terrasses des cafés, que l'on retrouve dans les hôtels, dans les restaurants, dans les demeures privées. Ce sont des sièges d'exception qui sont fabriqués en retin en rilan qui est la matière avec laquelle on fabrique ces petits rubans de toutes les couleurs.
On est véritablement proche de l'artisanat d'art, la maison Gatti, on les salue. Encore un métier qui demande de la précision et de la patience avec Pascal Verrand. C'est même l'éloge de la lenteur dans un monde de brut, dans un monde en tout cas qui tourbillonne.
Son truc à elle, c'est le filage de verre au chalumeau et la création de bijoux uniques à partir de perles. C'est très beau à regarder he d'ailleurs, vous allez le voir, très apaisant. Et puis ce qu'elle propose, ça va au-delà de l'objet, j'ai l'impression.
C'est presque une philosophie de vie. On va la rencontrer et la découvrir. Donc là, vous avez le fameux point de vue de Jabeline.
C'est pas rare qu'on trouve un peintre là qui qui prennent le temps. Ah, et les nénupars sont en fleur. Ça c'est top.
Ça c'est magnifique. Au quotidien, c'est calme, c'est vraiment agréable. On est proche de la nature.
Enfin, on a le temps de penser, de se poser, de créer. B On arrive chez nous, on a chacun notre espèce de travail. Donc mon mari est à le studio avec où il compose, joue.
Donc ça c'est un extrait du concert au café de la danse. Euh c'est un projet autour des indépendances africaines sur les textés. Donc là voyez, on va vraiment tout près à 5 m, même pas.
Et on arrive à l'atelier. Voilà, c'est le fruit de mon travail, c'est-à-dire ben toutes les perles sont faites maison et puis après ben je compose des modèles différents. On est parti.
Donc là, je vais faire une masse. Donc le point de fusion, il est à 650°, ça devient rouge et ça va devenir liquide. On peut pas lâcher une pièce en cours de route, pas s'arrêter, aller boire un petit thé et revenir du début à la fin. qu'on soit concentré, il faut anticiper.
Voilà. Donc là, j'ai mon volume que je vais aplatir pour faire un petit dessin en 3D. Pour travailler le motif, j'ai tiré des fils de verre au préalable et j'ai fait des points sur la masse et par pression, je fais rentrer le verre à l'intérieur.
Il implose. En fait, je vais faire quelque chose d'un peu minéral. C'est plutôt une ambiance de rivière avec des choses végétales à l'intérieur.
Mais on verra. Suivant l'humeur. J'improvise et je pars à l'aventure.
Voyez là, on commence à voir que ça rentre à l'intérieur et qu'il y a du relief. Quand on est très concentré longtemps comme ça, on est plus du tout dans la dans le rythme effrainé qu'on a tous là. Là, je vais mettre un morceau de verre dichroïque.
C'est un verre américain qui est en fait pailleté. Donc je vais le mettre pour travailler le fond. Donc j'essaie de faire une mise en abîme, c'estàd je fais une bulle à l'intérieur pour qu'elle reprenne le motif d'en dessous.
On a le motif initial qui se reflète dans la bulle que j'ai faite à l'intérieur. C'est très créatif. Il y a une part d'inconnu.
Après, il y a des choses qui sont automatisées bien sûr hein. Il y a des gestes qui sont automatisés. Puis le temps que je travaille, ça fait 20 ans que je travaille le verre.
Donc voilà, j'arrive à la fin. Maintenant, il faut que je refroidisse tout doucement la pièce avant de la mettre au four. Voilà ce que j'ai fait tout à l'heure là devant vous.
Ça c'est un peu comme on va dire celle-ci c'estàdire la bulle reflète le décor qui est en dessous mais par contre le décor c'est un décor un peu plus minéral comme celui-ci. Moi, je suis à fond pour que à l'école on donne des des matériaux aux enfants et que ils fassent des choses comme bon leur semble. Si on leur donne l'habitude de faire du modelage, euh de regarder diverses techniques artisanales, c'est clair que c'est tout pnef quoi.
Combien d'enfants ont des problèmes de concentration, d'attention parce que tout va vite. On est dans un tourni et euh et là on ralentit tout quand on fait ça. On ralentit tout, on se concentre.
Pascal Veron nous propose, j'allais dire un un vrai modèle de vie. Elle voudrait plus de calme, elle voudrait qu'on sache observer et comprendre l'artisanat. On est dans une société où c'est vrai qu'on veut acheter vite, être livré vite.
Elle a pas tout à fait tort, hein. Elle a pas tout à fait tort. Puis c'est très agréable de voir une femme comme ça vraiment produire, créer.
C'est extraordinaire. Vous savez, je je moi j'interprète un peu les choses de la façon suivante. Il il y a eu le Covid et il y a un changement euh un changement sociétal vis-à-vis en fait de la vie, de ce qu'on va en faire, de la vie professionnelle.
Voilà. Et euh de même que on se disait tout à l'heure qu'il y avait pas mal de jeunes qui qui pouvaient être intéressés et revenir à l'artisanat, ce changement aussi euh chez certains jeunes qui sont très capés, qui ont sont déjà rentrés dans l'entreprise et qui changent littéralement de vie peut nous permettre d'accéder à à cette vie qu'elle décrit plus contemplative, plus aussi sédentaire parce que comme vous le dites, quand on est pris dans le flow de l'action queon doit faire 2 heures de transport tous les jours, c'est pas forcément évident et C'est un peu le cas de de ce département de cinéma. Donc je pense que c'est une nouvelle philosophie de vie qui est en train de gagner petit à petit les jeunes et c'est très intéressant.
Allez, dernier petit rituel avant de se quitter une Charlarchis. Si vous deviez nous donner trois bonnes raisons de venir nous installer ou installer notre entreprise en Sémarne, ce serait lesquels ? Alors, d'abord, il y a le dynamisme et là, je veux rendre hommage au conseil départemental et à la région.
Vraiment le dynamisme avec des élus qui ont tout compris. un département qui est superbe parce qu'il est très jeune. Vous savez qu'on a 7000 nouveaux arrivants chaque année, un tourisme, un patrimoine superbe, une agriculture magnifique et des très belles entreprises.
Alors, venez en cinéma, continuez à venir en cinéma. Merci, merci infiniment d'avoir été avec nous dans ce beau rendez-vous, de nous avoir accueilli, de nous avoir accueilli sur vos terres et dans ce lieu absolument magnifique effectivement que je conseille. Merci aux équipes de la Lumini Safari réserve de nous avoir accueilli dans cet hôtel le royaume des Lions et je crois qu'on les a pas mal vu pendant l'émission.
Merci infiniment et bien sûr émission à retrouver en replay sur notre plateforme publicsena.fr. À très vite sur Publics Sénena.
Merci beaucoup. [Musique] [Musique] [Musique]
Anne Chain-larché