Il faut imaginer une autre façon de vivre - Mélenchon à « On est en direct »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 51 %Attaque 30 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteRéponse directe
Il y a des émissions où vous refusez d'aller, Jean-Luc Mélenchon ?
- 0:46OuverteRéponse directe
Vous êtes candidat à la prochaine présidentielle ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Parlons de la stratégie du gouvernement.
- 3:11RelanceRéponse directe
Quand va-t-on enfin planifier des alternatives au confinement ?
- 5:45OuverteRéponse partielle
La crise de la pandémie fonctionne comme un dressage général de la population ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Vous allez vous faire vacciner, vous, M. Mélenchon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:35Invité politiqueFait
« aussi longtemps qu'on aura des élevages ultra-intensifs et concentrationnaires, il y aura des pandémies. »
- 2:22Invité politiqueFait
« Ah, formidable, le prix est bas. À quel prix ? À quel prix ? »
- 3:39Invité politiqueFait
« C'est un amateurisme complet, une pagaille noire, des décisions qui souvent paraissent aberrantes. »
- 4:41Invité politiqueFait
« Qu'est-ce qui nous arrive, là ? Il y a 2000 entreprises du textile en France. On n'est pas capable de réquisitionner. »
- 5:14Invité politiquePromesse
« J'ai appelé ça la société par roulement. Il faut bien trouver un mot. Roulement, ça veut dire, on utilise toutes les structures par roulement et avec des jauges. »
- 6:43Invité politiqueFait
« Il y a un conseil de défense qui travaille sous le secret défense. »
- 9:52Invité politiqueFait
« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme, disait Rabelais. »
- 11:57Invité politiqueFait
« Quand vous voyez que le résultat du couvre-feu à Toulouse, c'est que ça a augmenté la circulation du virus. »
- 16:12Invité politiqueChiffre
« 32 000 personnes ont été fusillées. »
- 25:01Invité politiqueFait
« Vous ne changerez pas un modèle de production sur un claquement de doigts ou sur des bonnes intentions. »
- 25:15Invité politiqueChiffre
« il faut que vous trouviez 200 000 paysans de plus. »
- 29:33Invité politiqueFait
« en mois de mai, des députés insoumis ont mis au point un plan après avoir consulté du monde pour les étudiants. »
- 29:42Invité politiqueFait
« Il faut quand même... Les premières fois que j'ai prononcé le mot famine à l'Assemblée, les gens m'ont regardé en se dit « Fou, il en rajoute, il en fait trop. » Non ! Allez voir ce qui se passe. »
- 30:13Invité politiquePromesse
« On pourrait faire que le RSA soit donné à tous les jeunes ces 500 et des choses euros tous les jeunes de 18 à 25 ans. »
- 30:55Invité politiqueChiffre
« Il y a là 400 000 jeunes. La moitié de la jeunesse de ce pays du secondaire est dans le secteur professionnel. »
- 35:31Invité politiqueFait
« le baccalauréat c'est le diplôme c'est le premier grade universitaire »
- 36:16Invité politiqueFait
« le jour où votre enfant est à l'école vous allez regarder les lycées qui sont les mieux cotés hein parce que ça sera les meilleurs bacs »
- 36:55Invité politiqueFait
« quand vous avez que cette possibilité pour vous élever dans la vie qui est d'étudier d'avoir... d'étudier sérieusement et d'avoir vos diplômes »
- 40:26InvitéChiffre
« la France par exemple était à découvert de moins 2700 milliards »
- 41:17Invité politiqueFait
« je trouve que c'est scandaleux de voir comment en pleine misère des gens ont pu continuer à s'enrichir de manière aussi éhontée »
- 42:09Invité politiqueFait
« je crois que c'est là en général je suis le chiffre que donne la CGT »
- 42:23Invité politiqueChiffre
« actuellement vous êtes à rien du tout du seuil de pauvreté c'est 1000 euros »
- 42:27Invité politiqueChiffre
« le SMIC c'est 1100 1200 »
- 43:05Invité politiqueChiffre
« il y avait 25 000 personnes en même temps pour regarder ça puis total ça a fait 200 000 qui sont passés »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon67 %
- Présentateur15 %
- Invité9 %
- Invité 27 %
≈ 4,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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M. Mélenchon, bonsoir. Merci d'avoir été patient. On est en direct dans cette émission. Tout peut arriver, on peut poser toutes les questions, vous pouvez répondre comme vous le souhaitez. Au moins, il n'y a pas de montage. C'est pas mal, ça.
C'est pas mal.
Il y a des émissions où vous refusez d'aller, Jean-Luc Mélenchon ?
Oui.
Lesquelles ?
Je ne vais pas augmenter le nombre des gens avec qui je suis déjà fâché. Je ne pars plus à rien qui est dans l'esprit traquenard, le ring. J'ai aimé ça autrefois et je ne peux plus. Ça me paraît tellement réducteur, on n'a rien le temps de dire. Et puis c'est un match, quoi. Et je me rends compte qu'en fait, on est un peu comme un objet, quoi. Bon, personne n'aime être un objet au service des autres. Moi non plus.
Vous, en tout cas, on est sûr, et j'attaque par ça, que vous êtes candidat à la prochaine présidentielle. Vous l'avez déjà dit. Et ma première question, c'est au fond, quand on voit la situation dans laquelle est non seulement ce pays, mais le monde entier avec la pandémie, les difficultés qu'il y a à gérer une telle pandémie, qu'on soit d'accord ou pas avec la stratégie gouvernementale, souvent, la plupart des gens disent on n'aimerait pas être à leur place en ce moment. Et j'ai envie de vous dire, malgré ça, vous avez encore envie d'être président de la République ?
Oui, parce que la société est arrivée dans une situation d'impasse. Donc il y a plein de gens qui pensent qu'on va continuer comme avant. Mais au fond, tout le monde sait bien que ce n'est pas possible, qu'on a atteint une limite dans plein de domaines. Tout à l'heure, je vous ai entendu évoquer la question des animaux. Bon, on a une pandémie. On sait qu'aussi longtemps qu'on aura des élevages ultra-intensifs et concentrationnaires, il y aura des pandémies. Mais non, pas seulement des risques, c'est une certitude. Ces animaux sont de plus en plus faibles, donc de plus en plus malades.
Ils transmettent les virus qui arrivent des animaux que nous chassons de la nature, et ils les passent à l'homme. Donc, c'est aussi vieux que le monde, ça. Mais avant, le monde n'était pas globalisé comme il y a. Donc, il y a une pandémie, il y en aura une autre, et encore une autre derrière. Donc, le moment est venu où on peut imaginer, au contraire, devant le défi, imaginer une autre façon de vivre. Parce qu'on n'a pas le choix. Et alors, on avait déjà compris qu'il y avait quelque chose qui tournait par rond avec le changement climatique. Maintenant, on comprend que la racine de nos problèmes, c'est une manière de vivre, et, comment dire, de vivre au service de l'argent.
Parce que, pour nourrir tout le monde, comme on l'a dit tout à l'heure, on a imaginé que plus le prix serait bas, mieux c'est. Ah, formidable, le prix est bas. À quel prix ? À quel prix ? Alors donc, vous allez payer votre morceau de poulet moins cher, mais ensuite, vous allez devoir cotiser avec vos impôts par milliard, pour réparer les catastrophes liées aux pandémies. Donc, c'est un bon moment pour changer. Alors, je me sens à la force de ça, les idées, on a eu le temps d'y réfléchir. J'ai passé quand même quelques temps dans l'opposition. Donc, j'ai eu le temps d'y réfléchir, de préparer, de... Et voilà. Et à partir de là, avec la confiance des amis, allez, on va, on verra.
Alors, on va y venir, on parlera peut-être des débuts du contenu de votre programme, parce que tout n'est pas encore fixé, ça va se faire au fur et à mesure.
Oui, c'est déjà bien avancé.
Oui, j'imagine. Et puis, il y a des restes de la dernière présidentielle, de toute façon. Mais parlons de la stratégie du moment, de la stratégie du gouvernement. Hier, on a vu M. Castex apparaître sur les écrans à la sortie d'une réunion à l'Élysée. Vous avez tweeté, Jean-Luc Mélenchon, encore du temps perdu. Quand va-t-on enfin planifier des alternatives au confinement ? Quand va-t-on avoir des vaccins à produire sous licence libre ?
On perd du temps encore, vous trouvez ? C'est clair. Alors, la première fois, écoutez, je suis d'accord avec vous, bien des gens disent qu'on n'aimerait pas être à leur place. Mais bon, la première fois, c'était la surprise, personne ne savait comment faire. J'estime que j'ai pris les choses avec responsabilité. Ce n'était pas le moment d'aller jeter des pierres. Il fallait essayer de ne pas aggraver la situation. Au bout d'un moment, on va être obligé de dire, écoutez, c'est bon, quoi. C'est un amateurisme complet, une pagaille noire, des décisions qui souvent paraissent aberrantes.
Alors, on fait attention, on le dit avec les formes, on fait des contre-propositions, mais, pour une raison ou pour une autre, je n'ai pas envie d'entrer dans le détail, ils n'écoutent rien, ni personne. Et ils avancent, comme ça, sans tenir compte des alertes. Alors, je me dis, moi, je ne suis pas plus malin qu'un autre. Comment j'ai fait pour savoir qu'il y aurait une deuxième vague ? Ils se sont moqués de moi, il y en a une. Quand on est dans le confinement, on a dit, ben, il faut peut-être réfléchir au déconfinement, planifier, organiser. Non, ils n'ont pas réfléchi.
Arrive la deuxième vague, on va peut-être, on a reconfiné un peu, puis maintenant une troisième, et à chaque fois, on dit, on pourrait faire ci, on pourrait faire là, je pense, par exemple, aux étudiants. En mai, l'alerte était donnée, on la donne, on présente un plan. Non, ça n'entre jamais. Donc, alors, ça s'additionne. Amateurisme. Impossibilité pour eux de planifier, prévoir, organiser. On a l'impression que ça choque quelque chose idéologiquement, mais ce n'est pas le moment. Dans leur vision du monde, planifier, quand je leur dis, il faut réquisitionner, je ne sais pas si vous vous rappelez cet épisode, mais il n'y avait pas de masque.
C'est quand même incroyable, quand dans un pays comme nous, on ne peut pas faire des masques en tissu. Qu'est-ce qui nous arrive, là ? Il y a 2000 entreprises du textile en France. On n'est pas capable de réquisitionner. Bien sûr que si. Je dis réquisitionner, aussitôt, le ministre me répond, oui, vous voulez tout nationaliser. Mais j'ai jamais eu de l'avis, je n'ai pas dit ça. Je le dis, organiser, planifier. Et maintenant, je vous dis, comme j'ai dit la première fois, la deuxième vague, tout ça, je vous dis, vous ne pourrez pas garder la France en prison volontaire tout le temps. Donc, vous devez penser à un autre modèle. Donc, alors moi, j'en propose un.
J'ai appelé ça la société par roulement. Il faut bien trouver un mot. Roulement, ça veut dire, on utilise toutes les structures par roulement et avec des jauges. Donc, on réouvre les commerces, on réouvre les salles de culture, on réouvre les universités, et on prend les gens, par paquet, une quantité conforme à la sécurité. Ça, c'est par roulement. Et en faisant comme ça, on va pouvoir recommencer à vivre. Parce que, dans leur vision du monde, les êtres humains sont des gens qui vont produire et qui rentrent à la maison et se taisent parce que c'est le couvre-feu et qu'il ne faut pas râler.
Ça m'amène à votre autre tweet. La crise de la pandémie fonctionne comme un dressage général de la population à des habitudes de discipline sur des consignes que personne n'a le droit de discuter. La démocratie française est dans un recul profond. Il y a un besoin de politique. C'est ce que vous venez de dire. Mais vous pensez qu'on est dressé comme des animaux, justement, en ce moment ?
Bon, ça, c'est un peu... Assez de dressage, place à la vie ! Un peu, oui. C'est un peu en dehors du champ strictement politique. Ce que je dis, c'est plutôt un regard d'anthropologue. Bien sûr que les êtres humains vivant en société établissent des règles et que nous entrons dans la vie en essayant de nous y conformer. Nos petits sont comme ça. Ils doivent d'abord se socialiser en acceptant les règles. Et puis ensuite, on se construit comme une personne autonome. Ça commence à 3 ans, on dit non à tout. Et puis après, on se construit comme une personne autonome. Mais il y a des dressages. Mais là, c'est un dressage violent et un dressage qui est... D'abord, on n'a pas le droit de discuter.
Les décisions sont prises dans un secret que vous ne voyez peut-être même pas, tellement ça l'est. Un conseil de défense. Il n'y a plus de conseil des ministres. Il y a un conseil de défense qui travaille sous le secret défense. Des fois, on ne réunit même pas le conseil des ministres pour savoir s'il est d'accord avec le conseil de défense qui est composé de militaires. Combien d'étalants ? Mais enfin, là, nous ne sommes pas en guerre. Nous sommes en lutte dans une crise sanitaire. Ensuite, on avait une commission d'enquête à l'Assemblée nationale. Ils la dissolvent. Donc, c'est terminé. L'Assemblée nationale ne discutera pas de ce qu'on peut faire.
Et j'ajoute qu'à partir de lundi, nous allons nous lancer dans un débat complètement hors sol. Nous allons recommencer à discuter pour la dixième fois du voile, que sais-je encore, de la polygamie. Voilà, c'est ça les sujets auxquels l'Assemblée nationale est appelée à travailler alors qu'on est confronté à un moment où il faut faire preuve d'imagination et tout changer. Mais je sens que vous êtes sceptique, mais croyez-moi... Non, je ne suis pas sceptique. Écoutez-moi, Rupier, je vous dis que le roulement... Oui, c'est bien enchant. Écoutez-moi, le roulement, on ne peut pas continuer à vivre comme ça. L'être humain est un être qui fait de la culture.
On a reconnu qu'il pouvait aller à l'église, à la synagogue ou à la mosquée. Ça, on a donné le droit. Pourquoi ? On a bien fait, parce que ça participe de l'être humain. La culture, c'est pareil. Le droit de se rencontrer, de se parler. Nous sommes des êtres sociaux, pas des machines à produire. Donc, la société du roulement, j'ai appelé cet après-midi, j'ai un copain qui est maire d'une petite commune dans les Raux, c'est Grabels. Bon, alors le maire étant le copain depuis la Sainte-Glingue-là, et il s'est mis à faire, lui, du roulement. Puis ça commence à discuter avec les maires. C'est possible. Faisons confiance à ces gens-là, ils savent l'organiser. On ne pourra pas continuer comme ça.
Sur les vaccins,
vous allez vous faire vacciner, vous, M. Mélenchon ? Bon, on va voir. Vous n'avez pas l'air chaud sur le vaccin américain. Vous préfériez les vaccins chinois ou russes, là ? Alors là, vous m'avez fait rire.
Non, mais j'ai fait exprès. Ah, ben voilà. Ah, ben oui, comme ça. Vous avez réussi, vous m'avez fait marrer. Ça fait parler. Sinon, si je viens, je dis mes trucs savants, on dit oui, oui, hop, au suivant. Parce qu'en ce moment, la télé consomme beaucoup des gens qui ont un avis sur tout, y compris quand ils ne savent pas pourquoi. Mais c'est bon, allez, hop, chacun dit qu'il y a plus.
D'ailleurs, vous êtes plutôt Véran ou Raoult, vous ?
Ah, ah, ah, ah, tu vois.
On est obligé d'avoir des amis sur des trucs à la noix. Enfin, vous êtes député des Bouches-du-Rhône à Marseille. J'imagine que vous l'avez rencontré, Raoult.
Je lui ai téléphoné. Il était extrêmement aimable, très détendu. Il y a une chose qu'il a fait qui m'a beaucoup surpris. Il a dit du mal de personne. Alors que d'habitude, on ne peut pas s'ouvrir la bouche sans dire du mal des autres. Bon, il me... Enfin, venons sur des choses sérieuses. Le vaccin. Ah, ce n'est pas sérieux, Raoult. Non, je n'ai pas dit... C'est Véran qui n'est pas sérieux. Ah, bon, ben, ben, ben, ben, vous m'avez dit Véran, Raoult. Comme ça, vous m'avez répondu. Non, non, non, je ne veux pas.
Je fais attention à tout ce que je dis parce que je ne veux ni ajouter à la pagaille, ni non plus être un des énièmes qui disent oui, oui, bravo, on se réjouit, alors qu'il n'y a aucune raison de se réjouir. Mon pays est abaissé. Nous sommes ridicules aux yeux du monde. Ni foutu de produire des masques en tissu, ni capable de trouver un vaccin. Alors, disons que j'ai déjà la gorge qui est bien serrée. Je respire. Ça va mieux. Et je peux vous répondre un peu avec le sourire. Sur les vaccins... Mais sérieusement, sur le vaccin, vous vous faites vacciner dès que possible. Bien sûr. D'abord, commençons par dire une chose. Je ne suis certainement pas un anti-vaccin.
Alors, peut-être qu'il y a des gens qui vont décevoir. Mais moi, j'appartiens à la tradition des Lumières. C'est-à-dire que je crois à la science. Je ne crois pas qu'elle... Je n'oublie jamais. Science sans conscience n'est que ruine de l'âme, disait Rabelais. C'est toujours vrai. Mais je crois à la science. Je crois à la recherche. Je crois aux vaccins. Je crois à ces choses-là. Maintenant, ça ne fait pas de moi un inconditionnel qui se met au garde-à-vous quand on me dit d'une manière que je trouve assez suspecte. C'est ça et rien d'autre. Ah bon ? Je découvre que le procédé a des conséquences que personne ne connaît.
Je trouve incroyable que ce vaccin ait d'abord réussi à faire la fortune du PDG de la boîte qui a gagné 5 millions de dollars en un jour. Et puis, il y a d'autres vaccins. Qu'est-ce que l'idéologie... J'ai fait exprès de dire le vaccin russe, chinois, j'ai même dit cuban, il n'est même pas prêt. Pourtant, il va y arriver. Mais pourquoi ? Parce que si tout le monde dit qu'est-ce que vous êtes en train de dire ? Je suis en train de vous dire que je souhaite qu'on ait le choix et qu'on ne met pas de l'idéologie quand il s'agit de la santé publique. Si le diable faisait un vaccin et qu'il marche, je le prends.
Qui est le spécialiste derrière de la santé à la France insoumise ? Non, il y en a. Ah bah oui, mais il y en a. J'ai l'impression qu'on ne les voit pas. C'est peut-être parce qu'on ne va pas les chercher. Ah bah oui, non, mais parce que quand même, c'est important de savoir qui sera le ministre de la santé
de Jean-Luc Mélenchon. Eh bien, vous ne le saurez pas. Ah, voilà. Et oui, non, mais il y a des gens... Donc, vous ne l'avez pas trouvé. Écoutez, déjà, au moins, il y a quelques praticiens de la santé. Il y a des médecins qui sont assoumis. Et puis, bon, nous avons notre figure de proue qui est Caroline Fiat, qui est aide-soignante et qui vient juste de finir là une nouvelle série à l'hôpital. Elle est allée... Elle retournait à l'hôpital donner le coup de main à ses collègues. Donc, oui, il y a beaucoup de monde, mais je... On va faire un peu de philo. Même en science, il n'y a pas de vérité définitive.
La science repose sur l'idée qu'on atteint un point et puis demain, on la remettra en cause pour aller plus loin. Donc, quand bien même ai-je autour de moi autant de scientifiques, eh bien, ils ne sont pas toujours d'accord sur tout. Et puis, à la fin, il faut accepter sa misérable condition d'être humain. Il faut prendre des décisions avec une dose d'incertitude qui est souvent très grande. Alors, quand on n'est pas certain, quand l'incertitude paraît trop grande, autant s'appuyer sur ce dont on est certain pour essayer de trouver le bon angle d'entrée dans les événements. Moi, je crois que ce pays est capable de se mobiliser. Mais il ne faut pas chercher à le dresser.
Il ne faut pas chercher à lui imposer des décisions dont il sait lui-même qu'elles sont absurdes. Quand vous voyez que le résultat du couvre-feu à Toulouse, c'est que ça a augmenté la circulation du virus. Alors, est-ce qu'il y avait besoin de réunir dix scientifiques pour arriver à cette conclusion ? Non, il suffisait d'aller faire ses courses un samedi pour se rendre compte que c'est la pagaille et que les gens sont tassés les uns sur les autres. Allez voir le métro. Moi, je passe à la bonne heure pour aller à l'Assemblée. Donc, ce n'est pas la cohue dans le métro. Mais on est déjà un peu serré.
Et c'est comme ça, tout le temps, les mesures paraissent ne pas être vraiment adaptées à la réalité. Ce n'est pas forcément cohérentes.
Vous reprochez souvent au président de la République d'être seul à décider d'où justement cette idée de sixième république. C'est ça, quand même. C'est le moment de faire de la pub. Ah ben voilà. Je sais que ça vient de sortir. C'est le premier numéro au seuil d'autre programme en quelque sorte.
On commence par la liberté et par la manière d'intervenir dans le pouvoir.
Vous, président, le président aurait moins de pouvoir.
Il en aurait d'autres. Il en aurait moins, bien sûr. Ce n'est pas une bonne chose de concentrer les pouvoirs sur une seule personne, quelles que soient les qualités de la personne en question. Parce que, à la fois, le pouvoir si grand rend fou, et on a eu quelques démonstrations de ça, mais surtout, la pression des événements peut faire croire à celui qui l'exerce que tout dépend de lui. Et par conséquent, petit à petit, il se déshabitue d'écouter, de concerter, de prendre du temps. Tous ces gens sont obsédés par la rapidité de la décision et par, comment dire, une vision du monde qui serait comme la France serait une espèce d'entreprise. Il a dit une fois une start-up. Mais non !
C'est 67 millions de personnes qui ont un tempérament, qui ont une culture, qui ont un niveau de culture générale qui s'est élevé au cours des 30 dernières années d'une manière assez spectaculaire. Donc, ils sont en état de juger. Il faut respecter tout ça. Et je crois que l'isolement du monarque présidentiel est nuisible. Alors, le reste devient ridicule. Le Conseil de défense, l'Assemblée nationale, ce brave M. Castex nous a dit qu'il allait nous convoquer pour faire une déclaration. Alors, ça, c'est l'article 50-1 de la Constitution. Le Premier ministre arrive, il fait une déclaration. Bon, très bien. pour nous dire qu'on va se reconfiner. Bon, alors, qu'est-ce qu'on fait ?
On doit voter oui ou non à sa déclaration. Et aussitôt, il ajoute, mais de toute façon, si je décide que vous êtes confiné, vous serez quand même. Quelle est cette mascarade ? Que veut dire un truc pareil ? Eh bien, c'est tout le temps comme ça. Alors, l'idée de faire respirer la société, mais ça va plus loin, mon idée. C'est pas seulement la protestation contre un régime qui concentre à ce point sur une personne toutes les décisions. C'est l'idée que le peuple français a besoin de se refonder. Je sais pas si cette idée se comprend facilement. C'est la fameuse constituante.
Mais oui, parce que le peuple français s'est éclaté, ses statuts sociaux l'ont fait éclater, les successions d'immigration de l'intérieur du pays vers les capitales et les métropoles ou de l'étranger vers le pays lui-même. L'urbanisation du pays, tout ça a en quelque sorte plutôt séparé les gens qu'il ne les a rassemblés. Donc, faire une constitution ensemble, c'est se reconnaître des droits, c'est vouloir faire la nation ensemble. Et moi, je trouve que l'idée d'une constituante, d'une assemblée élue pour ça, dont les membres ne viendraient d'aucune autre assemblée et n'auraient pas le droit d'être réélus, eh bien, c'est une façon de refonder le peuple français. Bon, ça, un peu...
Ça, c'est dans votre programme.
On est loin d'un comité de salut public. Je dis ça parce que vous êtes à la une du magazine Politis à propos de cette commémoration de la Commune. Il y a 150 ans, la Commune, une histoire en commun. J'ai offert un livre à Calot de Géraud parce qu'il est passionné. Mais pourquoi on ne l'a pas offert à moi ? Ah ben, parce qu'il y en a un deuxième
qui vous attend aux coulisses. Non, mais ça, il faut le donner à Calot de Géraud parce que je ne savais pas que c'était sa passion. C'est bien, c'est un bon numéro. Qu'est-ce qu'il y a eu de bien dans cette période de la Commune pour la France ? Parce que ça s'est terminé de manière sanglante. Oui, c'est ça qu'il y a de terrible et c'est pourquoi... Moi, je n'en fais pas un modèle parce que les gens comme moi ne peuvent pas accumuler, proposer comme modèle des défaites sanglantes. Bon, nous avons perdu. Ça n'est pas de notre faute. Les gens ont été massacrés. 32 000 personnes ont été fusillées. Quand vous dites nous, vous parlez des ouvriers. Oui, pardon, oui, je... Pardon, de la Commune.
Parce que vous n'étiez pas en 1871. Si, si, si.
J'étais à Alésia aussi.
Oui, je suis vieux. Oui, passe-poil à... Je sais, vous aurez 70 ans l'été projet. Exactement. Je vous ai coqué, mais tant pis les villages.
Mais attendez, moi, ça ne me déroge pas. J'y trouve même une certaine jubilation parce que c'est une expérience qui vous arrivera. Ah ben, ça, c'est... J'espère. Je le souhaite. Et comme la vie s'est précipitée, je vois des jeunes regards en face de moi et je mesure le nombre des mondes qui nous... à la fois qui nous séparent et qui nous rapprochent.
Bon, vous n'étiez pas en 1871, vous avez dit nous. Pourquoi ça vous intéresse, cette période de l'histoire qu'est l'autre Géraud, la Commune ?
Parce qu'il y a quelque chose de... Je ne sais pas, il y a... C'est une période qui me touche particulièrement tout le 19e, en fait. Tout le 19e me touche. C'est un siècle qui me fascine. Et donc vous vous ferez partie...
Moi, ma révolution de référence, tout le monde le sait, c'est celle de 1789. Oui, d'accord, bon. Mais la Commune, c'est l'événement... On ne va pas faire toutes les révolutions ce soir. Non, on pourrait. C'est intéressant, parce qu'on apprend. Et dans la Commune de Paris, déjà, ça commence. C'est une révolution dont le moment fort, comme toujours, dans toutes les révolutions françaises, c'est le moment où les femmes interviennent. Et là, elles interviennent pour empêcher qu'on emmène les canons que la ville de Paris s'était offert. La ville de Paris...
Déjà, elle ne votait pas à l'époque, il faut le rappeler.
Déjà, elle ne votait pas à l'époque. Non, elle ne votait pas, puis les autres n'auront pas pu se donner le droit de vote qu'avant, bien sûr. Non, mais bon. Mais c'était comme... Elle se battait, et il y avait une division, il y avait une division armée féminine, dans laquelle il y a Louise Michel, qui pour moi est l'héroïne absolue de la Commune, pendant et après. Et d'abord, c'est un acte de résistance à l'invasion allemande. Bon, ils ont l'habitude, mais bon, là, voilà, ils arrivaient, et les Versaillais, c'est-à-dire le pouvoir officiel, avaient capitulé. Et il fallait rendre la place, alors les Parisiens ne veulent pas. Donc on commence par un acte de résistance nationale.
Et puis comme le pouvoir officiel est incapable de faire quoi que ce soit, c'est-à-dire de nous défendre contre l'invasion, alors les gens s'organisent. Et ce qu'il y a, la magie du moment, la magie, c'est qu'il y a quelques militants politiques, pas beaucoup, pas beaucoup, et les gens règlent les problèmes concrets eux-mêmes. Qu'est-ce qu'on fait ? Comment on s'y prend ? Par quel bout on fait ?
Et ils se mettent à produire une masse de décisions absolument inouïes par leur contenu révolutionnaire, la séparation des églises et de l'État, la remise des loyers, enfin des choses extraordinaires, alors même que quand vous regardez leurs documents, ils ne disent pas nous faisons une révolution socialiste. Ils disent nous réglons les problèmes, et d'ailleurs ils disent qu'ils veulent répandre l'idée de la propriété. je n'y attache pas grande importance à ce texte, quiconque c'est ce qu'ils ont fait.
Et puis après il y a le côté humain, vous voyez, dès que vous ouvrez un bouquin sur la commune, ce qui vous frappe, c'est les pauvres gens qui sont là, les braves gens, les mêmes qu'on voit pendant la révolution de 89. Alors après, on les a déportés, mais par paquets, à la Calédonie, pour les mettre au bagne. Et alors, j'ai vu une fois une exposition, c'est terrible, les gars écrivent, monsieur, ma pauvre mère n'a que moi, puis-je rester encore six mois et puis je m'en irai ensuite au bagne. L'autre dit, mon enfant n'a que moi, puis-je l'emmener avec moi au bagne. Ils écrivent des lettres, ils sont touchants, c'est le bon peuple de gens qui ont voulu bien faire, qui ont bien fait.
Et vous savez ce qui me frappe, c'est que quand la commune éclate, à ce moment-là, tant et tant d'intellectuels de gauche se barre et laisse tout le monde là. Avec des mots, Zola est terrible, Zola dit, il fallait cette purge, mais pico encore. Zola, quand même, note Zola en train de dire ça. Victor Hugo commence mal, mais finit bien. Il dit, c'était une belle idée, mais mal défendu. Ah ben pico encore, t'avais qu'à y être, si tu voulais mieux la défendre. Mais après, il s'est battu à chaque session du Parlement pour demander l'amnistie. Donc, il y a toute une histoire de France qui est là à cet instant et j'estime que la commune appartient à l'histoire de France.
Mais en tout cas, elle appartient à notre histoire. Moi, je me considère comme un héritier idéologique de ça, même si je ne suis pas vraiment calé.
Et même si ça s'est mal terminé. On a pris un joli cours d'histoire. Pourquoi ne faites pas...
Non, je vous parle de ça parce que c'est une histoire.
L'histoire de France, moi, je pense qu'elle doit vivre en nous. Ça, c'est une reconversion possible. On cherche des professeurs d'histoire à la télévision. Si jamais vous ne gagnez pas... Je n'ai pas un bon prof. Si vous ne gagnez pas la prochaine présidentielle. Parce que le problème, c'est de la gagner, cette présidentielle. Là, j'aimerais en venir là. On voit bien. Vous allez me dire que c'est que des sondages et tout. Mais on voit bien qu'une fois de plus, si vous n'associez pas à quelqu'un, vous n'allez pas y arriver, Jean-Luc Mélenchon.
Mais c'est ça, votre erreur. C'est que... Bon, on peut... Ça n'a pas été la dernière fois.
Vous n'y êtes pas arrivé. Oui, mais...
Ça a été votre erreur à vous. Dans le cheveu, mon cher. Dans le cheveu,
vous avez fini 4e. Il y a quand même François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen devant vous. Oui, oui,
non, mais je ne vais pas en disconvenir. Mais nous étions dans un mouchoir de poche. C'est vrai. Vous revenez. Oui, mais enfin, si vous aviez pris
Benoît Hamon avec vous, vous étiez au 2e tour.
Vous étiez prêt à le faire. Mais je crois que c'est lui qui n'a pas voulu ou qui était pris par d'autres obligations. Vous n'avez pas fait beaucoup d'efforts non plus. Ah bon ? Mais il fallait m'aider. Donc là, ça veut dire qu'il faudra bien trouver quelqu'un. Non, attendez. Laissez-moi vous expliquer comment je vois les choses. Je ne suis pas plus...
À Marseille, vous deviez bien arriver.
Je ne suis pas plus...
Vous avez même laissé un socialiste la prendre la mairie de Marseille.
Je crois qu'il s'en est chargé tout seul. Et M. Biden ferait bien de faire attention parce que sinon, dans 3 mois, c'est Benoît Payan qui prend sa place. Vous êtes fait avoir à Marseille ? Non. Non, les gens ont décidé. Au début, j'étais...
Les gens n'ont pas décidé. Ils ont voté pour une femme.
Les gens, je veux dire le conseil municipal de Marseille. D'accord, mais pas les électeurs.
Les électeurs, ils avaient choisi une femme insoumise.
Oui, il ne faut pas trop le dire. Et puis, total,
ils se retrouvent avec un homme socialiste. Voilà, ils étaient... Donc, vous vous êtes fait avoir.
Mais vous, vous ne me laissez même pas vous répondre. Merci. On dirait que ça vous fait plaisir. Non, ça m'amuse un peu. Mais non, moi, je suis là, pauvre, je suis là, je fais ce que je peux. J'ai essayé de leur dire, écoutez, essayez de vous mettre d'accord. Mettez plus de gens. Les gens des quartiers avaient fait des comités. Il faut que ces gens-là soient... Alors, ils se sont disputés. Il y avait des insoumis partout. Donc, je ne pouvais pas perdre. Partout. Impossible de faire en sorte qu'ils s'entendent. Alors, bon, j'ai dit, ben, écoutez, moi, je rentre chez moi. J'attends que vous n'ayez... que le premier tour soit passé là. Le premier tour est passé.
La liste de Mme Rubirola était en tête. Bon, et puis, ils ont gagné. Alors, ils ont beaucoup utilisé les autres, à mon nom, pour faire peur. Apparemment, ça a plutôt dynamisé les gens. Donc, j'ai dit, Mélenchon, les Rouges, l'horreur... Enfin, moi, je ne sais pas quoi. Et puis, pour finir, ils ont gagné. Alors, ils forment une équipe, M. Ruckier. Il faut quand même laisser aux gens qui travaillent ensemble la liberté de décider ensemble. Mme Rubirola, pour des raisons qui lui appartiennent, dit, je ne peux pas faire sérieusement le maire parce qu'elle a un problème de santé. Ils se réunissent, ils parlent entre eux et ils décident que c'est Benoît Payan.
Moi, je n'ai pas mon idée d'élire un socialiste à la tête de Marseille. Bon, mais Benoît Payan est un homme intelligent, est un stratège. Donc, vous voyez,
vous pouvez être raisonnable, si vous le voulez, quand vous le voulez. Et que, pour la présidentielle, vous pourriez dire, tiens, Jadot, c'est un type pas mal chez les écolos. Peut-être que si on s'associait, on pourrait gagner. Tiens, Anne Hidalgo, elle n'est pas si mal non plus. Peut-être que... M. Ruckier aussi. Non, mais moi, je ne suis pas candidat. Oh là là.
Non, mais est-ce que vous...
Moi, je voudrais être à la place de personne, là. C'est tellement plus facile de critiquer.
Pas toujours. Non, mais ça ne se passe pas comme vous le dites. Parce que, moi, je suis pleinement raisonnable. Je veux bien parler avec tout le monde de tout ce qu'on veut. Et surtout, des choses qui comptent. Parce que, bien sûr que la dispersion ne nous sert pas. Ah, quand même. Mais, oui, ah bah, si c'était tout ça pour me faire dire ça... Ben oui, mais, j'ai l'impression que parfois, vous faites tout pour perdre, quoi. Voilà, c'est ça. Non, ne croyez pas ça. C'est injuste que vous disiez ça. C'est l'inverse. On se dévoue, on se fatigue, on travaille, comme des fous, à l'Assemblée, dans le militantisme, pour faire avancer les idées. M. Ruckier, ce qui compte, c'est les idées.
Et plus exactement ce qu'on va faire de ce pauvre pays. Et par conséquent, on ne peut pas faire des soupes aux logos, des colliers de logos, hein, dans lesquels, pour pouvoir s'entendre, on se tait sur tout. Et sur des questions sérieuses. Ce n'est pas une affaire de personne. Prenons un exemple. La VIème République, j'ai sorti ça, vous savez que c'est l'imposition et d'une constituante. On peut discuter, mais je sais que, parmi les autres représentants dans la gauche traditionnelle, ils y sont hostiles. Alors, qu'est-ce que je vais faire ? Je vais venir dire je dénonce le monarque présidentiel. Qu'est-ce que vous faites ? On n'en parle pas parce que celui-ci va se fâcher, l'autre pareil.
L'écologie, tout le monde est écologiste à présent. Tous les partis sont écologistes, chacun à leur manière. Donc, ce n'est pas le mot qui règle le problème. C'est la manière de faire, la manière de proposer, d'organiser. Nous proposons qu'on fasse de la planification écologique. Vous ne changerez pas un modèle de production sur un claquement de doigts ou sur des bonnes intentions. Je vous donne un exemple tout bête. Si vous voulez faire de l'agriculture bio 100% dans toutes les cantines, il faut que vous trouviez 200 000 paysans de plus. Par conséquent, ça s'organise, ça.
Et les paysans qui y sont aujourd'hui, ils veulent bien changer leur mode de production, mais qui va payer les dettes qu'on leur a fait accumuler jusqu'à présent ? Il faut donc les libérer de ces dettes. Tout ça, ça s'organise, ça se planifie. Comment on appelle les jeunes gens à venir dans les écoles pour apprendre l'agriculture ? Parce que ça s'apprend et surtout l'agriculture bio. Comment ensuite on va avoir les outils de production ? Qui va les fabriquer ? Comment on organise le marché pour que les gens puissent en vivre ce qu'ils produisent ? Comment très bien ? Je suis content de vous avoir convaincu. Oui, oui, non.
Je ne sais pas si vous... Ah, mais j'ai marqué un point.
Je ne sais pas si vous... Ce que je voulais vous dire, monsieur Ruquier... On verra comment ça se passe, mais effectivement... Écoutez, monsieur Ruquier, ne simplifiez pas. C'est tard le soir, ceux qui regardent la télé, là, c'est qu'ils ont envie. Donc ils réfléchissent. Bon. Ne simplifions pas. Comment ferais-je pour dire oui, oui, l'écologie ? Alors on saute tous en rond, l'écologie, l'écologie, le climat, oui, oui, le climat, les ours, les phoques, tout ce qu'on veut. Et puis comment on fait ? Tout le monde s'en fout. Débrouille-toi, on t'élit, tu vas être le monarque et tu fais ce que tu veux. Non, non et non. Donc, ça, c'est un sujet de discussion.
Si monsieur Jadot veut bien discuter avec... Ah bah voilà. Mais j'ai jamais refusé de parler avec vous. Très bien. Je préférerais parler avec vous là-bas qu'à écrire un roman, parce que j'étais intéressé par ce que vous avez dit sur la forme d'écriture. Mais bon, je veux bien aussi...
Vous parlerez avec Sananda tout à l'heure si vous le souhaitez, ou même maintenant.
Mais j'ai trouvé des parentés dans la manière d'écrire. Mais bon, je vous les dirai.
J'ai quelqu'un d'autre à vous présenter. C'est un jeune homme John Rachid que tout le monde connaît peut-être déjà. Mais les jeunes hommes, on le connaît un peu moins. Encore qu'on a vu beaucoup ces derniers temps parce qu'il est youtubeur lui aussi. Il s'appelle Gaspard. Gaspard G. Je crois qu'on ne dit pas votre nom de famille, c'est ça ?
Oui, voilà, ça dépend.
Bon, alors Gaspard G, étudiant. Ah, est-ce que vous êtes vraiment étudiant d'ailleurs encore ? Je suis fraîchement diplômé. Ça fait trois semaines. Ah, fraîchement diplômé. Mais en tout cas, vous avez représenté... Oui, vous vouliez savoir ?
De quoi il est diplômé ?
Pardon ? De quoi vous êtes diplômé ? Demande M. Mélenchon. J'ai fait HEC Montréal. HEC Montréal. Ça vous impressionne ?
Non, mais c'est bien. Non, mais c'est une bonne école parce qu'il y a notre camarade qui est devenue une syndicaliste ensuite qui sort d'HEC Montréal qui est Marine à mesure. Donc ça ne veut pas parce qu'on fait un type d'école qu'on a forcément les opinions...
Mais ce n'est pas pour ses études à Montréal qu'on a parlé de lui cette semaine. C'est d'abord parce qu'il y a une vidéo qui a fait un tabac où il s'est présenté comme étant, on va dire, porte-parole de différents étudiants. Regardez.
Cette histoire est inspirée d'une histoire vraie. Depuis presque un an, ma chambre est devenue mon bureau, mon lieu de repos, mon cinéma, mon amphi, ma BU, ma cafette et il est vrai, un mini-bar quand je craque. Cette pièce, la seule de pièces, celle qui nous sert de repère dans un monde devenu fou, celle qu'on veut quitter pour de bon comme un naufragé pris au piège. Nous les étudiants, nous les confinés, nous les Robins sont modernes, notre avenir se ternit, nos rêves s'estompent, nos cours s'annulent, la lassitude et l'incertitude font désormais partie de notre quotidien. Mais le temps, les concours, les partiels, eux, ne s'arrêtent pas. Génération sous antidépresseur, je m'interroge.
Pas de solution miracle à proposer, mais un appel général à la reconnaissance, au sens du sacrifice de notre génération. Car même quand c'est dur d'y trouver encore du sens, nous, étudiants de France, vivons littéralement enfermés depuis presque un an dans ce qu'on nous a pourtant décrit comme les meilleures années de nos vies.
En quelques heures, la vidéo de Gaspard G est devenue virale, plus de 2 millions de vues. Vous n'attendiez pas ça, j'imagine, sur Instagram. Non, en effet. Vous avez en fait collecté différents textes, différents témoignages d'étudiants pour faire le vôtre ?
Absolument. Je suis youtubeur, c'est mon métier depuis trois semaines puisque je viens d'être diplômé et j'ai à la fois combiné mon expérience parce que j'ai fait quand même un an en étudiant en Zoom et puis en demandant à mon audience de m'envoyer leur version des faits puisqu'on recevait beaucoup de messages et on reçoit beaucoup de messages quand on est créateur de contenu et les étudiants n'allaient pas bien foncièrement. Alors, c'était l'occasion de combiner leurs témoignages en effet, comme vous venez de le dire pour essayer d'interpeller peut-être les responsables politiques, les médias sur la question étudiante aujourd'hui.
Vous avez des retours vous aussi des étudiants et même des jeunes qui ne sont pas forcément étudiants mais qui cherchent des jobs, des apprentis aussi.
D'abord, commençons par dire que la situation des étudiants était hautement prévisible. Vous allez penser que je me vante mais quand même, en mois de mai, des députés insoumis ont mis au point un plan après avoir consulté du monde pour les étudiants. mais ça ne suffit pas. Alors le plan c'est quoi ? Déjà tirer les gens de la précarité absolue. Il faut quand même... Les premières fois que j'ai prononcé le mot famine à l'Assemblée, les gens m'ont regardé en se dit « Fou, il en rajoute, il en fait trop. » Non ! Allez voir ce qui se passe. Allez voir à tous les points où on distribue de la nourriture et vous...
Et t'as le jeune qui font la queue pour pouvoir manger. Mais bien sûr !
On est tout le fait de voir ça. Ce sont nos jeunes gens et puis pas qu'eux. Donc, on a une situation de précarité. La première réponse c'est leur situation matérielle. Commençons par ça. Après je vais vous dire le plus important. Mais commençons par ça. On pourrait faire que le RSA soit donné à tous les jeunes ces 500 et des choses euros tous les jeunes de 18 à 25 ans. D'habitude je ne dis pas que je serai forcément pour cette situation mais là il y a urgence, il y a le feu. Donc il faut faire face. Parce que l'un des problèmes c'est est-ce que je peux garder ma chambre ? Comment je vais me nourrir ? Comment je m'habille ?
T'as pas toujours papa, maman derrière toi quand t'es étudiant aujourd'hui. Bon. La plupart d'entre eux avaient des petits boulots. Plus de petits boulots. Donc plus de ressources. Donc commençons par répondre à la question matérielle. Mais ce n'est pas la seule. J'ajoute d'ailleurs dans la question matérielle qu'on entend parler des étudiants ce que je trouve très bien mais beaucoup moins des apprentis ou des élèves qui sont en classe de bac pro dans l'enseignement professionnel. Il y a là 400 000 jeunes. La moitié de la jeunesse de ce pays du secondaire est dans le secteur professionnel. Plus de stages. La plupart d'entre eux travaillent le soir après l'école. Plus de travail le soir.
Des fois le week-end. Plus de week-end. Certains d'entre eux sont déjà parents d'élèves. Parents d'élèves. Pardon. De petits. D'accord ? J'ai compris. Il ne faut pas les oublier. Et à eux aussi il faut donner la main. Alors maintenant je vais en plus important. Arrêtons de croire qu'un être humain se construit en dehors des relations sociales. Ce n'est pas vrai. Et quand vous voyez des jeunes dire qu'ils veulent faire la fête comprenez que la fête depuis que l'humanité existe c'est un moment constitutif du fait humain. On ne peut pas vivre sans fête. On ne peut pas vivre sans se rencontrer. On ne peut pas s'aimer sans se fréquenter.
Par conséquent il faut imaginer de remettre tout le monde en mouvement. Réouvrir les facs. Réouvrir les commerces. Réouvrir les bistrots. Et vous voyez j'avais idée. Je termine là-dessus. Je me dis je ne vais quand même pas lui demander la permission de faire de la politique à M. Macron parce qu'il faut qu'on fasse de la politique. Il faut qu'on pense. Il faut qu'on réfléchisse. Il ne faut pas se laisser abattre. On ne va pas lui demander la permission. J'imaginais qu'on pourrait juste avant le printemps le printemps c'est le 21 mars donc on a un samedi juste avant le samedi en question le 20 mars on pourrait faire une fête de la liberté juste avant le printemps. Le fête des libertés.
D'abord pour dire à M. Macron qu'on a repéré ces lois liberticides mais on ferait quelque chose qui ne serait pas une énorme fête qui marcherait. D'accord ? Parce que ça va peut-être vous surprendre mais aujourd'hui vous voyez arriver dans les marches par exemple c'est le samedi c'est pour ça que j'ai proposé le samedi et sur la liberté parce qu'aujourd'hui ça a lieu. Vous avez maintenant de plus en plus de gens qui viennent pour faire la fête dans la marche. Eh bien moi j'aimerais bien qu'on fasse ça. Je vais proposer cette idée C'est pas gagné d'ici au 20 mars vous êtes optimiste. Mais les manifs ne peuvent pas être interdits c'est un pays libre.
Donc vous n'avez pas le droit d'interdire l'expression politique.
Vous êtes satisfait par la réponse de M. Mélenchon ? Non, bien sûr que non
elle n'est pas suffisante.
Il peut comparer parce qu'il a eu la réponse de M. Castex qui l'a appelé. Le Premier ministre vous a appelé.
Oui en effet.
Alors des deux réponses vous avez préféré laquelle ?
Je pense que c'est pas évident actuellement ce qui se passe. C'est une situation qui est relativement inédite. Moi je n'ai pas de position politique à prendre c'est pas pour ça que je suis venu mais j'entends à la fois ce qui est proposé par M. Mélenchon par l'opposition et la réalité aussi qui est compliquée actuellement de l'exécutif actuellement.
On va vous voir parler au Premier ministre. Regardez.
Oui. M. Premier ministre appareil. Bonjour M. Premier ministre. Je ne te dérange pas Gaspard ? Non pas du tout. Ta vidéo ?
Oui. Et voilà je voulais te dire qu'elle m'a beaucoup ému. Bon. C'est bien. Une situation qui est effectivement difficile.
Je suis pris de croire que je me débat pour l'améliorer. Je vais bien croire. Je ne pensais pas que c'était mon rôle. Je ne suis pas un spécialiste de la détresse étudiante mais je ne suis pas resté de marbre face à ces témoignages-là de personnes qui sont peut-être parfois plus jeunes parfois plus âgées que moi.
Alors depuis vous êtes étiqueté étudiant en marche il faut le dire quand même Gaspard.
Ben pas vraiment parce que l'extrait que vous avez passé est le début de la conversation c'est-à-dire Jean Castex me parle en effet mais après j'ai quand même réappuyé les demandes qui est la demande qui est la suivante.
Déjà vous aviez interviewé M. Blanquer
il y a un ou deux ans. Oui parce que je suis youtubeur d'actualité alors quand on propose
Vous étiez pour la réforme du bac. Qu'est-ce que vous dites ? Vous étiez pour la réforme du bac. Je n'en veux pas mais je m'en souviens.
J'étais pour la suppression des filières. En effet j'ai eu une position publique là-dessus. J'étais pour la suppression des filières parce que comme vous l'avez dit j'ai fait mes études au Canada et je trouvais intéressant de dynamiser un petit peu moderniser l'éducation en France le système d'éducation le système de lycée le système du bac qui n'avait pas été modifié depuis Napoléon je crois si on remonte dans l'histoire parce qu'on a parlé d'histoire. De quoi le bac ? Oui le bac qui...
Oui oui Heureusement qu'il y a eu quelques réformes depuis Napoléon disons pas beaucoup
disons une cinquantaine Simplement le baccalauréat c'est le diplôme qui est le plus vieux du monde et c'était intéressant je trouvais de moderniser maintenant ce qui a été fait est contestable c'est critiquable en effet D'accord
Non non mais je me souviens de ça parce que nous on menait la bataille contre parce que voyez-vous le baccalauréat c'est le diplôme c'est le premier grade universitaire c'est-à-dire vous avez le bac et vous pouvez passer en fac sans concours vous pouvez passer des concours de la fonction publique que vous faites passant le bac donc le bac c'est un peu une...
il en faut bien c'est la clé d'entrée à un certain niveau moi je suis le premier bachelier de ma famille donc je peux pas dire du mal du bac hein tout le monde pleurait parce qu'il y en avait enfin un qui avait le bac et c'était la première fois que ça arrivait d'autres familles comme moi donc l'importance de ce diplôme c'est ça par contre on rigole pas avec ça je dis pas que vous l'ayez fait hein mais eux ont inventé quelque chose qui est de dire euh... et bien voilà maintenant une partie du bac c'est dans l'établissement que ça va se faire donc c'est plus une monnaie euh... comment dire c'est plus un diplôme qui est garanti nationalement alors qu'est-ce que vous ferez ?
le jour où votre enfant est à l'école vous allez regarder les lycées qui sont les mieux cotés hein parce que ça sera les meilleurs bacs et voilà ils ont gagné ils ont fait un marché avec le bac le bac aussi devient une marchandise à laquelle vous accédez dans tel ou tel lycée alors je reconnais que c'était pas évident pour euh... ceux qui étaient confrontés à cette réforme de l'analyser dans tous ses aspects parce que il faut avoir l'expérience de ce qui s'est passé savoir que ça fait 20 ans que ça dure qu'ils essayent de démolir ce diplôme euh... pour y substituer progressivement euh... les diplômes d'école les diplômes euh... au fond euh...
qui ne seraient plus un diplôme national c'est pour ça que moi j'ai ça à coeur parce que voyez-vous quand vous avez que cette possibilité pour vous élever dans la vie qui est d'étudier d'avoir... d'étudier sérieusement et d'avoir vos diplômes euh... vous êtes à cran dès que vous entendez dire qu'on recommencerait à établir une différence de classe entre ceux qui ont accès à un diplôme et ceux qui n'y ont pas accès l'égalité euh... c'est une grande c'est un grand point d'appui pour un pays euh...
plus nos jeunes iront à l'école plus ils seront ils auront des des formations de haut niveau plus on sera fort parce que c'est tout ce qu'on a pour faire face aux changements qu'on doit organiser c'est tout ce qu'on a je suis obligé de vous
vous reconnaissez le truc hein on a des idées on a ce mélenchon parce qu'on prend du retard Louane vous vouliez dire quelque chose ?
je n'ai rien dit du tout
ah bon ça va alors parce que je vous ai entendu c'est bon je vous ai entendu
on a déjà eu ces discussions ensemble c'est bon
vous avez déjà parlé avec Louane ? bah il faut croire oui
rien du tout c'était à vous à moi que vous parliez ? ouais on a déjà eu ces discussions ensemble
sur le baccalauréat ?
ouais c'était il y a longtemps on n'est pas obligé de revenir dessus
alors très bien alors on revient pas dessus et on va essayer plutôt c'est pas avec vous qu'elle voulait parler Jean-Luc Mélenchon ? c'était avec moi ?
non c'est pas ça qu'elle a voulu dire elle a déjà eu la discussion c'est pas la peine que vous la rameniez sans arrêt c'est ça qu'elle veut dire génialement vous insistez mon vieux
vous avez envie de vous amuser un peu monsieur Mélenchon ? pourquoi pas ça va nous changer un peu les idées je vais appeler Az pour ça qui nous rejoint maintenant c'est l'heure d'Az
est-ce que tu m'entends ? est-ce que tu me vois ? dirais-toi si t'es le bon ?
je sais que le sujet que vous allez aborder
va intéresser Jean-Luc Mélenchon parce que vous allez nous parler d'argent exactement exactement je suis très content d'être là déjà bonsoir on s'est vu tout à l'heure je suis content parce que vous êtes le seul homme politique que je comprends je sais pas si vous avez le temps si vous avez raison je suis pas assez calé mais je comprends ce que vous parce que d'habitude on dit que les jeunes sont pas intéressés c'est pas vraiment ça on comprend pas très bien PIB, déficit c'est trop compliqué pour nous il y a un truc que je comprends pas en ce moment par exemple c'est quand j'allume BFM TV les bandeaux avec les milliards là qu'est-ce que c'est que tous ces milliards d'un coup là ?
49 milliards injectés dans la recherche 20 milliards injectés dans les entreprises 2 milliards injectés dans la culture qu'est-ce que c'est que tous ces milliards on injecte plus de milliards que de vaccins en France je comprends pas qu'est-ce que c'est que tous ces milliards d'un coup ? on a arrêté le pays pendant un an avec les gilets jaunes parce qu'ils voulaient 200 balles on leur a dit il n'y a pas d'argent et d'un coup il y a des milliards de partout il y a de l'argent ou il n'y a pas d'argent je comprends pas c'est quoi tous ces milliards d'un coup là ?
ça ils pourraient peut-être vous expliquer 49 milliards pour la recherche
49 milliards pour la recherche 49 milliards c'est un truc de... qui choisit les chiffres ? pourquoi pas 51 ? pourquoi pas 40 ? pourquoi 49 d'un coup ? genre s'ils avaient donné 48 ils n'auraient pas trouvé les chercheurs ? pourquoi 49 d'un coup ? c'est quoi ? mais je comprends pas c'est qui a ce compte en banque là ? il y a une carte bleue ? c'est Macron qui a la carte bleue des milliards ? c'est quoi ce truc là ? mais c'est quoi il y a une cave en dessous de l'Elysée avec des lingots d'or ? qu'est-ce que c'est que tous ces milliards ? qui touche cet argent ?
j'ai vu 2 milliards injectés dans la culture oui 2 milliards pour la culture et j'ai regardé mon relevé de compte j'ai rien touché moi il est où l'argent ? mais j'ai regardé j'ai cherché Emmanuel Macron il a écrit Laurent Ruquier à toutes les lignes ah oui je sais pas je comprends pas moi la France c'est un peu comme un pote à toi qui dit j'ai pas d'oseille et tu le vois sur Instagram les stories à Saint-Tropez au bord d'une piscine avec un cocktail je comprends pas moi d'où viennent ces milliards ?
c'est la planche à billets la planche à billets j'ai vu j'ai découvert ça c'est apparemment on imprime de l'argent c'est super ça quand il y a un problème les pays ou les banques impriment de l'argent mais pourquoi on fait pas ça tout le temps en fait on peut faire de l'argent en fait je savais pas moi c'est exceptionnel
vous allez lui répondre à ça Jean-Luc Mélenchon ? pour l'instant je suis d'accord
je pense qu'il fait mieux le travail que moi non mais je ne comprends pas vous êtes engagé à la France insoumise non mais pas du tout mais je comprends pas la France insoumise non mais j'ai regardé vous êtes méchant là il a cramé sa carrière non non pas du tout non mais j'ai regardé j'ai vu que la France par exemple était à découvert de moins 2700 milliards moins 2700 milliards mais c'est énorme mais moi quand j'ai vu ça je me suis dit mais qu'est-ce que je fous au crédit agricole quand je suis à moins 40 euros ils m'appellent tous les deux jours et moi j'ai envie d'ouvrir un compte à la banque mondiale ils vont me dire vous voulez combien en découvert je vais dire moi pas beaucoup moi je suis pas un gros client 2 millions 2 millions de découvertes ça me suffit quand je suis à moins 200 on m'appelle on m'a enlevé ma carte blanc on m'a mis une carte électron j'étais à moins 200 une carte quoi ?
électron vous connaissez la carte électron ? non bah oui c'est pas trop votre dada mais moi la carte électron je vais vous expliquer ce que c'est c'est comme la carte bleue sauf qu'elle passe pas mais non elle ressemble ça ressemble c'est une carte il n'y a pas de chiffres pas de relief des fois on te met deux petits écureuils dessus on dirait une carte de jeu de société on dirait une carte de uno d'ailleurs tu vois bien dès que tu la sors au restaurant avec le serveur la voix il te dit contre uno ça passera pas tu peux la ranger de ta petite carte
il y a quand même des gens qui gagnent beaucoup en ce moment on a même vu le salaire de l'homme le plus riche du monde
exactement je sais pas si vous savez qui c'est l'homme le plus riche du monde
non mais ça m'écœure parce que je trouve que c'est scandaleux de voir comment en pleine misère des gens ont pu continuer à s'enrichir de manière aussi éhontée exactement et en général on les avait auparavant arrosés avec des milliards précédents ceux que vous venez d'évoquer sont de plus contrepartie
je vais vous dire qui c'est parce que c'est le sketch regardez Elon Musk Elon Musk je sais pas si on a fond Elon Musk c'est l'homme le plus riche du monde 188 milliards 188 milliards j'ai regardé ce qu'il faisait il est patron de Tesla Tesla oui j'ai vu deux Tesla dans les rues cette année comment il a fait pour avoir 188 milliards j'ai vu là il propose sur son compte Twitter 100 millions de dollars à la personne qui trouvera la meilleure technologie de séquestration géologique vous savez comment je suis que c'était pas moi non j'ai pas compris la question l'argent n'est pas pour vous forcément il y a bien un point en tout cas monsieur Mélenchon pour finir sur lequel je suis d'accord avec vous c'est sur j'ai vu que vous vouliez augmenter le SMIC à 1700 euros oui donc voilà 1700 euros c'est vrai
je crois que c'est là en général je suis le chiffre que donne la CGT ah c'est combien c'est plus
est-ce que je peux être d'accord aussi non non 1700 c'est très bien
actuellement vous êtes à rien du tout du seuil de pauvreté c'est 1000 euros le seuil de pauvreté et 1000 euros c'est une fortune pour les pauvres exactement et le SMIC c'est 1100 1200
voilà donc 1700 je me dis c'est mais là on vous dit non mais ça va creuser la dette mais moi je pense que vaut mieux investir tous ces milliards dans le SMIC plutôt que dans des recherches en plus on n'a jamais rien trouvé en France donc je pense que vaut mieux le mettre dans le SMIC et je suis d'accord avec monsieur je crois que vous allez pouvoir faire
la première partie des meetings de Jean-Luc Mélenchon dès qu'il pourra refaire des meetings parce que ça on n'a plus le droit pour l'instant au meeting
ça va être un problème mais on va essayer quand même puis surtout on essaye d'utiliser toutes les méthodes qui permettent de d'être entendu d'être regardé avec un peu de plaisir on regarde vos techniques à vous on fait des meetings maintenant en réalité augmentée et la bonne surprise ça a été que il y a du monde pour ça il y avait 25 000 personnes en même temps pour regarder ça puis total ça a fait 200 000 qui sont passés on était content mais ça ne remplace pas c'est nous on a besoin d'être en nombre en force de se voir de se taper dans le dos des choses qui nous donnent un sentiment de force parce que nous sommes une petite poussière humaine les têtes dures les rebelles les insoumis qui castez pied à tout le monde au repas du dimanche et alors tout d'un coup on se dit ah oui mais on est la force et alors on y puise de l'enthousiasme on a besoin de ça c'est pour ça que je vous ai parlé tout à l'heure de cette histoire de marche et puis des meetings on va voir dès qu'on va pouvoir les faire on les refera mais on ne demandera pas la permission
vous pourrez appeler à ce qu'on applaudit en tout cas parce qu'il a réussi son coup sur les milliards merci d'avoir accepté notre invitation Jean-Luc Mélenchon il y a une autre tradition dans notre émission chaque samedi
que vous allez vous précipiter pour aller acheter ma petite revue
sûrement oui mais d'abord je vais regarder la revue de presse des dessins je vais vous précipiter
je vais vous précipiter je vais vous précipiter
Jean-Luc Mélenchon