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Podcast / conversationPNC-France· 7 novembre 2025 72 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalNumérique

Le droit européen est-il un frein au développement du nucléaire ? Avec Christophe Grudler

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 72 %Attaque 21 %Défensif 6 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment remettre en question notre faiblesse historique en matière de lobbying vis-à-vis de l'Allemagne en matière énergétique ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Christine Lagarde a évoqué la souveraineté énergétique sans mentionner le nucléaire. Qu'en pensez-vous ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Comment articulez-vous votre action au Parlement européen avec les orientations du conseil de politique nucléaire ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Comment faciliter les investissements dans les infrastructures nucléaires ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que les problèmes de stabilité des réseaux électriques sont compris par les députés européens ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Y a-t-il un risque de blackout européen sur le réseau ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue pour ce nouveau webinaire de patrimoine nucléaire et climat. Nous avons le plaisir d'accueillir ce soir monsieur le député européen Christophe Grudler.

Monsieur le député, bonsoir. Merci Tignon. Bonsoir Alexis.

Merci de l'invitation. Ben avec plaisir. Vous sortez tout droit du World Nuclear Exhibition.

Tout s'est bien passé ? Impeccable. C'est ma deuxième journée puisque voilà il y en aura trois.

Demain, je recevrai une délégation de députés européens, 15 personnes différents pays qui vont venir voir un peu le savoir-faire mondial du nucléaire français en particulier, mais mondial d'abord puisque c'est mondial et je pense que ça fera bien progresser la cause du nucléaire au niveau du Parlement européen et du Conseil économique et social européen puisque j'ai également invité les rapporteurs sur le Pink nucléaire à venir se joindre à notre délégation. Et bien parfait, on va rapidement vous présenter. Alors vous êtes député européen, vous êtes membre de la Commission ITR qui est compétente comme on le disait sur les questions de l'industrie, de l'énergie et également de la recherche.

Donc est-ce que vous pouvez brivement vous présenter votre groupe, votre commission et les sujets que vous traitez, les sujets qui vous occupent actuellement ? Bien donc je suis Christophe Grudler, donc je suis député européen depuis 2019, je suis membre du mouvement démocrate et je siège au groupe Renew euh donc le groupe central en fait euh euh au niveau du du Parlement européen et je suis effectivement investi depuis 2019 à la commission de l'industrie et de l'énergie euh où je suis aujourd'hui coordinateur pour mon groupe, c'estàd que les coordinateurs s'entendent entre eux pour attribuer en fait les rapports, les dossiers euh aux groupes politiques et après effectivement aux porteurs nominaux des des différents rapports. C'est un peu ce qu'on qualifie parfois de Shadow rapporteur si je me trompe ou c'est ça ?

Alors donc il y a le full rapporteur, c'estd le rapporteur en chef et à côté de ça, il y a les shadow rapporteurs. C'estàd que si le groupe PPE par exemple est titulaire et rapporteur sur le sur le dossier, les autres groupes nomment un shadow rapporteur, c'est-à-dire un rapporteur fictif comme on dit aussi en français, mais en fait qui fait un travail effectif et qui vient en fait discuter avec le le rapporteur en chef pour amender le texte, pour tenir compte en fait des intérêts de tel groupe ou de tel autre groupe ou peut-être pour identifier les problèmes que le rapporteur en chef n'aurait pas pu identifier. Et en fait, c'est plutôt quand même des des questions de de projet de contenu he plus que des questions politiques.

Alors, il y a parfois un peu de politique qui s'invite, mais comme au Parlement européen, on n' jamais eu en fait de de majorité depuis le début de l'existence du du Parlement, il y a une habitude de compromis et il y a une habitude du travail ensemble autour de projet. Donc ça facilite un petit peu les interactions, mais l'échelle de rapporteur sont là pour dire attention, si vous mettez ça dans le texte, ça va être une ligne rouge pour les trois/4 de mon groupe et ils voteront pas. Donc en fait parce que en fait le but c'est qu'elle arrivé en plinière, il y a une majorité que tout le monde vote le rapport.

Oui parce que pour revenir un peu sur le processus européen, la plinière est souvent une confirmation de ce qui a été négocié. Si je ça on commence par la commission spécialisée, donc là on espèce IR donc industrie énergie, on commence à voter là et après on vient en plinière. En ITR on est 90 députés et en plinière, on est 720 députés.

Donc il faut y aller étape par étape pour essayer de convaincre et s'assurer d'avoir la majorité en plinière. Et donc à côté de cette ce rôle de coordination de la commission de l'industrie de l'énergie, je suis aussi membre de la commission des affaires étrangères rapporteur permanent sur la Suisse sur laquelle il y a aussi quelques enjeux nucléaires actuellement euh des enjeux sous l'électricité aussi. Et puis je suis la commission de la défense et pour terminer la présentation me demandez d'être complet.

Donc, je suis président de l'intergroupe qui s'appelle Sky on Space, c'estàd je défends l'aéronautique et l'espace mais je suis également président et fondateur de l'intergroupe sur le nucléaire au Parlement européen. J'ai créé intergroupe en 2020 à l'époque où il fallait se battre pour que le nucléaire existe au Parlement. Euh et donc aujourd'hui, on fédère 120 députés euh issus de cinq groupes politiques différents.

Euh donc voilà, c'est un bel outil en fait pour porter un peu les messages auxquels on court. Alors, à quoi sert une justement ces commissions thématiques plus ou moins temporaires ? Que servent-elles et comment s'organise-t-elle ?

Alors, il y a il y a effectivement des commissions temporaires mais là ce sont des des commissions permanentes. C'estàd que pendant la durée des mandats, on a à peu près 18 commissions qui travaillent sur les différents dossiers et donc c'est réparti. Donc le texte vient de la Commission euh européenne euh et la Commission européenne donc le le Parlement se saisit du texte, le Conseil européen se saisit du texte également donc le Conseil européen, l'Europe des nations, le Parlement européen, l'Europe des peuples parce qu'on est élu au suffrage direct par les gens tous les tous les 5 ans.

Et donc après on décide alors effectivement il y a une décision au niveau de la présidence du Parlement pour savoir si c'est telle commission qui va traiter le dossier tel autre et il y a la commission pour avis principal et donc tout ce qui est nucléaire en fait c'est nous en avis principal et à côté de ça il y a les commissions qui sont sollicitées pour opinion pour avis donc c'est moins important mais bon parfois il faut quand même un petit peu tenir compte et comment vous insérez les intergroupes justement dans ces instances ? Alors, l'intergroupe comme ce nom l'indique, c'est euh peut-être 30 députés du PPE, 30 députés de Cheirenw, 30 députés socialistes, bah qui se réunissent et qui arrivent à convaincre d'autres collègues de leur propre groupe qu'il faut voter euh ce texte. D'accord ?

En fait, c'est une sorte de coordination transversale sur des projets. Nous, l'intergroupe nucléaire, on est tous qu'il faut plus de nucléaire et qu'on a besoin pour atteindre le Green Deal. Donc euh on travaille tous ensemble pour être cohérent et pour aller chacun convaincre euh des personnes dans dans nos groupes politiques parce qu'en fait il y a plusieurs façons de convaincre.

Il y a les gens qui sont convaincus parce que c'est du nucléaire puis il y a des gens qu'on va convaincre d'une autre façon. faudrait un petit exemple avec l'hydrogène bas carbone qui est quand même un sujet qui intéresse un petit peu le nucléaire puisque'en France on peut pouvoir aussi décarboner en utilisant l'électricité du réseau pour produire de l'hydrogène. Et bien promouvoir l'hydrogène pas carbone c'est peut-être aussi aller voir des gens qui croient au CCUS donc à la à la capture du gaz carbonique pour faire de l'hydrogène bas carbone.

Et donc ces gens-là par défaut en fait voteront pour le nucléaire. Donc il faut, c'est comme ça notamment qu'on a convaincu beaucoup de collègues allemands que il fallait voilà, il fallait s'ouvrir l'hydrogène carbone parce que ça leur permettait de faire du CCUS et à nous ça nous permettait de faire du nucléaire. Donc souvent c'est une approche assez fine qu'il faut avoir.

Faut pas venir avec les gros sabots, je suis un procléaire, je veux faire c, je veux faire ça. Que souvent c'est contreproductif parce que quand vous venez dire je suis à fond pour sans même justifier la base, vous avez forcément des gens qui par réaction vont dire je suis à fond contre. Donc de temps en temps, faut le faire mais aussi de temps en temps, faut savoir un petit peu faire de la politique en fait hein, tout simplement pour convaincre une majorité.

Et j'aime bien dire des fois que que nous en fait on est des lobbyistes. Alors ça ça choque tout le monde à chaque fois que je dis ça. C'est quoi un lobbyiste ?

C'est quelqu'un qui croit en quelque chose et qui veut le faire partager par le plus grand nombre. Moi en tant que député européen, j'auditionne tout le monde he quand je fais des différents rapports et après je me fais mon propre chemin, ma propre idée et mon but unique c'est que cette idée est une majorité au parlement. Donc je vais aller convaincre les autres que mon idée c'est la meilleure.

Donc c'est une forme de lobby. C'est on va porter des idées et essayer de convaincre les autres de de le porter. Donc c'est pas du tout un gros membre hein, c'est la la force des idées.

Et peut-être vous ajouter quand même un point là-dessus. au Parlement européen, contrairement à l'Assemblée nationale par exemple, il y a pas de vote impératif dans les dans les groupes politiques. C'estàdire que mon groupe Renw peut dire que sur ce rapport, il préconise de voter plus.

À titre personnel, si j'ai envie de voter moins, je vote moins. Je peux faire ça pendant 5 ans. Personne ne viendra jamais m'embêter parce qu'il y a pas de vote impératif.

C'est une préconisation du groupe. Alors, les groupes sont souvent très divers. On dit les socialistes, on dit le PPE, on dit Renouw, mais en fait il y a souvent alors là des gens plus libéraux que d'autres, des gens plus démocrates que d'autres, des gens plus nationalistes que d'autres.

Donc il y a des grandes différences en fait en fonction des nationalités et ça aussi c'est une donne qu'il faut qu'il faut prendre en compte si on veut que nos projets nucléaires notamment puissent avancer. Justement, je demande un dernier point de précision sur les travaux qui vous animent et qui anime la commission ITR actuellement. Alors ben les questions énergétiques continuent à être évidemment évidemment d'actualité et donc ça vair aussi avoir des incidence sur le nucléaire.

Évidemment globalement sur la filière, on est en veille sur tout et et pour prévoir notamment le futur cadre financier pluriannuel. avec tous les 5 6 ans, on a ce ce budget européen en fait qui est voté. Et donc là, il y a beaucoup beaucoup de travail à faire pour que le nucléaire ne soit pas discriminé et que au contraire le momentum du nucléaire européen soit là et que les outils européens puissent aider le nucléaire au même titre que les renouvelables en fait.

C'est voilà, on a nous on a une feuille de route pour 2050, c'est le green deal donc net zéro. Donc on doit être neutre en carbone par rapport à 1990. Et pour atteindre cet objectif euh très clairement, il faut tout ce qui est des carbones.

Donc il faut des renouvelables et il faut du nucléaire. Et jusqu'à maintenant la réponse européenne a été enfin de la Commission et la séme de gens qui avaient un peu des dogmas dans la tête, ça a été plutôt de dire euh que le renouvelable et on va trouver les moyens d'aider le renoublable et si on peut marginaliser le nucléaire, on le fera. Donc évidemment, c'était tout à fait révoitant pour nous et donc on travaille làdessus à l'avenir pour que dans le futur cadre financier plus rénuel avec des des fonds comme le je pourrais vous citer le fond de compétitivité européen euh où il est pas question d'avoir de nouveau une gradation entre les énergies ou les technologies.

On a fait un texte super important qui était le net zero industrie act. J'étais shadow rapporteur sur ce texte là. J'ai réussi à mettre dedans une clause d'ailleurs de préférence européenne dans les marchés publics.

Mais dans cette Net Z0 Industrie Act, on a mis au même niveau toutes les technologie propre européenne. C'est-à-dire que l'éolien était au même niveau que le que le solaire ou que le nucléaire et il y avait également les biocarburants, tout était dedans. Donc pour moi, c'est cette liste technologie propre, c'est une sorte de bible, une sorte de classement qu'on doit utiliser pour le fond de compétitivité.

À côté de ça, vous avez quelque chose de tout à fait inadmissible, c'est que les fonds structurels européens sont interdits au financement par le nucléaire. Donc le Feder en particulier qui permet de structurer des régions un peu partout en Europe, et ben le federit au nucléaires. Alors comme il y a toujours un peu de dogme dans tout ça, quand on a fait le fond de transition juste je sais pas si vous d'où vient ce dogme justement par rapport au fé ?

Est-ce que c'est quelque chose qui découle du traité de Lisbonne, du dernier traité en vigueur ? Qu'est-ce que ça d'où vient ce Alors, on va toucher d'autres problématiques. Bon en fait il y a un cours, il y a des courants politiques qui en Europe sont opposés au nucléaire et en général à la défense.

G c'est à peu près les mêmes qui s'opposent aux deux. Donc certains groupes, une majorité d'entre eux dès que c'est bon prend l'exemple de The Left qui qui est assez connu pour ça, dès que par exle il y a de la dualité, dès qu'il y a un peu de militaire sur rapport, ils votent contre même sipport est très bon parce qu'ils veulent pas de militaire, c'est pas l'affaire du Parlement européen de s'occuper de de questions militaires. Euh et pour le nucléaire, ben c'est pareil, il y a tout un mouvement à l'hérité un peu des années 70 80 qui vient avec un dogme antinucléaire.

Alors ça peut être parfois antifrançais, mais c'est plutôt d'abord antinucléri. et par défaut un peu petit français puisqu'on a quand même la moitié du parc du parc nucléaire européen. Donc donc c'est de là que ça vient et à chaque fois on trouve des excuses.

La première des excuses c'était le traité uratome. Ah ben non, on va pas financer ça avec le feder. Le nucléaire ça doit être financé paratome.

Donc hop, on met ça dans un coin et dans le fédèer, on écrit que le nucléaire ne peut pas bénéficier des fonds fédères. Et le fond de transition juste, ça il faut que vraiment je vous en parle. fond de transition juste, c'est un fond qu'on a créé en 2019 pour aider les régions carbonées à se décarboner.

Alors, y compris c'est pas pas que dans la production d'énergie, c'est aussi pour euh reformer, faire de la formation continue pour les les mineurs par exemple dans les mines de charbon. Si on faire une mine de charbon, il faut qu'il retrouve un boulot, il faut qu'il soit de nouveau qualifié. Mais justement pour sortir du charbon, rien de tel que peut-être l'équivalent nucléaire de 340 MW à peu près.

Et donc malheureusement ça ne pouvait pas être financé par le fond de transition juste parce que le fond de transition juste c'est marqué que c'est les mêmes règles que le Fédire. Voyez donc à chaque fois on trouve un effort et donc tout ça on veut vraiment le gommer pour le prochain cadre financier qui qui commence en 2027 et on veut que tous les outils européens soient au même niveau et ensuite on va aller plus loin bien évidemment je pense qu'il faut financer le nucléaire puisqueon a des choses aussi importantes que les plans nationaux énergie climat qui définissent ce que les pays veulent faire parce que les énergies je rappelle sont choisies par les pays c'est pas l'Europe l'Europe elle donne une feuille climatique et après chacun dans son pays pays choisit ce qu'il veut. Les gens veulent du nucléaire, ils en prennent, ils en veulent pas, ils en prennent pas.

C'est c'est la démocratie. Il y a pas du tout de souci là-dessus. Mais le seul le problème, c'est que quand vous additionnez aujourd'hui tous ceux qui veulent faire du nucléaire et que vous arrivez quand même à 150 GW de puissance installée, de puissance nucléaire installée en 2050, le rôle de la Commission, le rôle de l'Europe, c'est d'aideres Étatsmembres à atteindre leur objectif.

Si on veut atteindre le Green Deal, il pas le choix. Donc et malheureusement aujourd'hui, ben il y a un vrai problème sur les fonds. Donc il faut à l'avenir que on ait les outils pour financer les investissements dans le nucléaire.

Vous mez une perche magnifique, monsieur le député. Question, c'est par rapport au traité Euratom qui a été adopté en 1957 qui est un protocole annexé au traités qui est donc a une même valeur juridique que les traités européens. Il est toujours en vigueur.

Mais reste-t-il aujourd'hui un levier ? Comment cette compatibilité aujourd'hui est-elle effectuée par rapport à Euratom, par rapport à ce blocage qui peut y avoir notamment juridique à cause des traités et cette compatibilité avec un traité qui a été fondateur pour l'Union européenne ? Mais c'est important de rappeler quand même que Ratum c'est un des traités de Rome.

Est-ce qu'on parle du traité de Rome ? le traité de Rome défendit d'ailleurs bon par défaut de langage mais les traités de Rome il y a Euratome devant et ça on oublie un petit peu quand même que l'ensemble des pays membres de l'Union européenne doivent respecter ce qui est écrit dans le traité européen qui est le traité uratum et des fois c'est un peu oublié quand même parce que quand je vois que parmi les signataires en 1957 par Luxembourg qui a été quand même à un moment quand même un des faire de lance euh de d'antinucléarisme on va dire ça comme ça euh Bon, beaucoup moins aujourd'hui, mais historiquement ils sont quand même beaucoup combattu. Donc il faut respecter tout ça.

Mais pour répondre plus directement à votre question, atome euh c'est utile, nécessaire, mais ça doit pas être un ghto. Euh donc ça peut être un outil pour discriminer le nucléaire et dire à chaque fois ben non, on pas besoin. Alors alors à côté de ça, vous avez un budget européen qui n'arrête pas de bouger, qui est en un peu comme le monde de l'entreprise, hein.

C'est l'entreprise, elle peut pas être figée sur 1957, donc il faut avancer. Euh donc on a de plus en plus de budget européen, pas extensible non plus, mais on va mettre de l'argent sur la défense, ça va mettre de l'argent sur d'autres priorités et puis en fait Euratombe, ça reste dans son coin puis c'est toujours le même niveau. Là, on annonce en fait, on passe en 150 GW de puissance installée, on va annoncer 50 % d'augmentation de de la production nucléaire européenne.

Ben at va rester au même niveau et à côté de ça, on va développer des fonds horizon, des fonds de recherche, plein d'autres fonds auquel le nucléaire ne pourra pas avoir droit justement. Mais est-ce que tu pas dans le piège justement que de la RD ? Alors non, alors alors la RD, vous un très bon exemple la RD euh parce qu'en fait vous avez Horizon Europe.

Horizon Europe c'est des dizaines de milliards, c'est 96 milliards sur ce budget-là. On va passer à plus de 150 sur le Chivon. l'Europe mise avec raison sur la recherche et développement mais dès que c'est nucléaire il y a un problème.

Voilà, j'ai un bon exemple avec les les radio isotopes vous savez pour le pour la recherche médicale mettant des médicaments. Vous avez d'ailleurs en France un partenariat oranofi, vous avez les les suisses de novistes qui qui font des médicaments de ce type là. Il y a des projets un peu partout au travers le monde.

C'est porteur pour l'avenir puis c'est bon d'ailleurs pour l'acceptation du nucléaire par les par les populations parce que ça montre que le nucléaire peut soigner et peut sauver des vies. Donc c'est c'est majeur. Mais quand vous venez aujourd'hui avec un projet de recherche et développement sur les radio isotopes Horizon Europe dit non pas financer c'est du nucléaire donc allez voir Oratome puis atome dit ah mais c'est de la médecine c'est pas du nucléaire allez voir Horizon.

Voilà comment on peut balader et perdre un ton temps fou sur un sujet essentiel où il doit y avoir davantage de synergie entre horizon et moi je pense que ça doit aller ensemble. Jeis un autre exemple rapide. Euh on a les Américains ont coupé leur recherche sur pas mal de d'éléments euh et donc on a lancé un grand programme en Europe qui s'appelle Choose Europe for science.

Choisissez l'Europe pour la science. Et donc le but c'était de débaucher en fait des chercheurs qui d'ailleurs pouvaient être européens aux États-Unis, mais les faire revenir en Europe et les aider financièrement à réinstaller leur lab, à faire un travail de recherche euh de haut niveau hors en d'Europe. Évidemment, on choisissait les chercheurs, il s'agissait pas non plus de faire venir chose inutile.

Je reviens sur votre sujet de fusion, c'est en fait vous les fusionner deux clusters. Donc le cluster pour rebien expliquer nos auditeurs, vous on a un cluster d'appel à projet Horizon. Ouais. sur la beaucoup sur la RD la plupart du temps sur euh des maturités de technologies qui vont de je vous dirais de 1 à 5 de mémoire et de l'autre côté donc quel est le comment fonctionne un peu le cluster euratome vous en avez parlé mais je voudrais juste un petit peu détailler cela alors moi ce que je vouis juste pour terminer pour vous expliquer sur mon histoire de de choose Europaines de millions d'euros pour attirer ces chercheurs pour financer leur labor en Europe mais c'est que Horizon Europe qui a été activé et c'est que des chercheurs non nucléaires.

Tout ce qui est chercheur nucléaire Euratome n'est pas concerné par ce plan de de préférence européenne. Donc c'est c'est une comment dirais-je pour moi c'est une incohérence totale. Donc en fait quand je dis rapprocher ces deux éléments, c'estàd est en capacité de financer.

Alors ça peut être financer des chaires he dans dans dans certains cas vous pouvez diriger des travaux de recherche en recherche fondamentale. Ça peut être de la recherche appliquée. Ça peut être aussi les entreprises qui peuvent être concernées par par la recherche et développement dans dans leur propre département.

Et donc les deux sont fonctionnent selon le même principe, sauf que un est pour le nucléaire et l'autre en théorie pour le reste. Donc clairement, il faut que ça fonctionne ensemble et c'est possible que 1 + 1 = 2 et pas 1 + 1 = 1. Voilà.

Donc ça si on peut trouver cette façon un petit peu de pousser donc ça serait quand même quelque chose de plus colant. Aujourd'hui, comment vous expliquer pour on a un petit peu parlé on a un petit peu parlé de l'action de la Commission européenne, mais comment vous expliquez peut appeler ça un talent, le talent de la Commission européenne d'articuler des éléments contradictoires, c'est-à-dire de reconnaître un peu le rôle du nucléaire mais pas vraiment avec le statut d'énergie de transition dans la textonomie verte, mais exclusion dans d'autres financements comme les clustur horizon. Comment vous expliquez un petit peu cette position ambivalente ?

Alors bon, l'ambivalence c'est parfois des choses qui se passent en Europe. Je dis bien parfois il y a pas que le nucléaire. en nucléaire est quand même la grosse pièce du puzzle he mais mais je peux aussi vous donner l'exemple de j'étais rapportur sur la directive sur les énergie renouvelable ce qui a été voté donc la directive red c'est bien cela ra voilà tout à fait raison donc dans raid ce qui a été fait sur l'énergie hydraulique est en opposition à la directive sur l'eau. deux directives différentes en opposition dans dans dans les contenus.

N'importe quel juriste va remettre en cause un truc, il présente les deux directives. Ah ça, il est clair que il gagne. Voilà.

Donc en fait des incohérences, il y en a parfois. Faut lutter contre, faut travailler. Mais là c'est pas juste une incohérence, c'est plus effectivement le dogme.

C'est plus la volonté de nuire au nucléaire. Et alors ça a été longtemps activé par de nombreux pays. Aujourd'hui, ça reste quandme un peu plus résiduel heureusement mais par les efforts diplomatiques notamment que la France a fait vis-à-vis de l'Allemagne où il y a eu quand même des avancées qui ont pu être obtenu mais s'affaiblit aujourd'hui heureusement mais en même temps qu'un momentum arrive pour pour le nucléaire.

Donc les gens se rendent compte qu'aujourd'hui le nucléaire est un peu plus tendance qu'il y a quelques années et donc ont plutôt envie de voilà de pas forcément s'opposer parce que en s'opposant un étatmembre d'ailleurs se met en infraction par rapport à euratome chez et de temps en temps il y a des pays qui font des recours contre tel ou tel projet au nom de quoi pas le droit c'est mais bon on les laisse faire ils sont retoqués en général donc bon donc ça va mais je veux dire un jour on peut aussi imaginer que quelqu'un saisisse la Cour de Justice européenne pour accuser un pays d'entraver le développement d'une industrie nucléaire en Europe. C'est pas correctement parce que dans dans le traité uratome, un article dit spécifiquement que c'est fait pour développer l'industrie nucléaire en Europe. Donc quelqu'un qui ferait ça irait en fait contre les traités.

Personne alors un moment c'est il y avait une évocation sur l'Autriche qui reste le plus résiduel on va dire des des pays et qui veulent lutter contre le nucléaire. Euh à un moment, voilà, ça a été évoqué mais politiquement parlant, voilà, c'est tendu parce que peut-être que l'Autriche sur d'autres dossiers a besoin de leur accord sur des rapports au conseil où il faut limiter et cetera. Donc voilà, c'est un peu un jeu où tout le monde un peu se tient et ça peut nuire à la cause.

Mais bon, ceci étant, la justice européenne a toujours condamné, elle n'a jamais donné raison à l'Autriche dans ses recours contre des des des décisions européennes. Donc voilà. Donc il faut maintenant qu'on arrive à à empêcher cette discrimination et c'est là où on va se situer la majorité de nos travail dans les futurs textes qui arrivent.

Parce que là, on est sur le clean industrial Deal, on est sur le Industrial Accélérator Act qui va être assez important pour la décarbation générale et pour le nucléaire parce que je j'ai bagaré auprès de la commission pour que dans le industriel accélérateur acte, le nucléaire soit dedans en tant que chaîne de valeur industrielle, en tant que capacité d'augmenter la production industrielle en Europe. Je tiens beaucoup à ça. Je suis très attaché à la chaîne de valeur européenne.

Parfois, on me le reproche jusqu'au bout là-dedans que c'est bien si les États-Unis se développent, la Chine c'est quand même pour le nucléaire général. Non, moi je crois franchement qu'on a historiquement à savoir-faire dans le nucléaire civil en Europe et que on va pas se laisser manger tout ça. Donc à nous d'être innovant, d'être performant, de produire le mieux possible le moins cher possible et de livrer aux Européens l'énergie la moins cher possible.

Petite question. Dans quelle mesure la jurisprudence européenne, surtout intracommission, je pense à à LAADG concurrent, je pense la direction juridique. Est-ce que ces directions et ces rapports de force au sein de la commission et leur décision influence ou limite-elle aujourd'hui les capacités des Étatsmembres à soutenir de leurs projets nucléaires nationaux ?

Alors là sur la la DG comp, c'est bon, c'est un peu historique aussi par rapport à la situation de DF en France. Bon, il y a une situation de quasi monopole qui ne plaît pas. la DGC qui est là pour la compétition, la concurrence euh européenne et qui voilà fait parfois de mauvais procès aussi hein parce que j'ai il y a quand même il y a eu un blocage sur l'hydraulique par exemple qui peut être évité en je on veut atteindre le Green ou on veut pas l'atteindre on a besoin de développer les capacités hydrauliques en Europe alors qu'est-ce qu'on va mettre des bâtons dans les roues à ceux qui veulent le faire donc voilà c'est donc c'était aussi un autre de mes combats d'ailleurs sur l'hydraulique mais voilà donc en fait la DG comp elle est là pour veiller alors c'est aussi les intérêts de la France de temps en temps que la DGC comp veille parce qu'en fait le système des aides d'État euh peut tout à fait fausser le marché commun.

Imaginez que donc dans le textile, on est très belles entreprises en France et que l'Allemagne décide d'injecter 50 milliards pour soutenir sur l'industrie textile et que les produits sortent moins chers à l'intérieur de marché commun. Évidemment, ça serait de la concurrence déloyale et on tuerait nos entreprises en France. Donc la DGCOMP, elle est là pour veiller à ce qui est pas dette d'État euh qui avantagerait un pays par rapport à l'autre.

Et donc en fait en général, on arrive un petit peu à s'en sortir. Alors là, il y a quelques maintenant sujet d'actualité, il y voir le l'emprunt de DF, euh voilà qui est à l'étude actuellement par la DG Compre. Bon, ça va peut-être prendre quelques mois mais je pense qu'en début l'année prochaine, on aura obtenu un accord he parce que c'est assez majeur quand même de réussir ces ces six. euh deux français hein six premiers en attendant les les huit suivants.

Je rappelle que c'est le discours majeur de Belleforce la ville que j'habite. Donc j'ai un petit peu d'attachement aussi quand même à à à Rabelle Solution bien sûr puisque c'est c'est l'usine qui a Bfort et et à ce discours de Bfort qui est là pour relancer une nouvelle génération de grandes centrales nucléaires, les six premiers et les H suivants que je n'oublie pas non plus. Mais est-ce que la commission aujourd'hui n'a pas totémisé le modèle des télécoms et essaie un peu de faire rentrer des rondes en des carrés en l'appliquant à l'énergie ?

Justement ? Alors peut-être pas, je franchement je je pense pas. Euh le le le le vrai problème du nucléaire, c'est c'était le nucléaire.

C'est pour ça que c'était combattu et c'est en train de tomber petit à petit. et son la DGCOM en particulier a admis que desf existe dans les conditions actuelles, a admis le principe aussi de l'hydraulique va sans doute dire "OK pour les aides d'État qui vont qui vont être obtenus et en tout cas les les emprunts garantis et cetera dans le casadre des des EPR2." Donc voilà, je pense que on on va s'en sortir et qu'il y a pas voilà, il y a pas de raison de plus que ça de s'inquiéter.

Mais je suis optimiste évidemment, mais faut l'être he sinon on espère également que dans les dans les dossiers de bataille, il va y avoir aussi la commission un peu horreur, des options de sortie notamment dans les contrats de long terme pour l'électricité à 10 et et la qualification également en d'état déguisé de contrat commercial. Est-ce que vous pensez aujourd'hui par les discussions on peut y arriver ? On peut même peut-être ça a pris un petit moment à être négocié il y a une vingtaine d'années, je crois la la phase une ainsi que la phase 2 d'Excelum.

Et je pensais même qu'une phase 3 d'Excelum pourrait être en cours dans les négociations être un peu dans les cartons ? Alors les les les CFD, les PPA, c'était un grand combat qu'on a réformé le marché européen de la société euh qui était réformé dans le bon sens. Euh l'acte délégué sur l'hydrogène B carbone aussi va dans le bon sens même s'il est un petit peu voilà s'il a un petit peu quelques faiblesse mais bon des fois je préfère un verre à moitié plein que pas de ver du tout donc ça va plutôt dans le bon sens notamment pour pour ces outils de financement mais ce que je crois que que la commission veut à l'avenir et et moi j'ai pas peur de ça alors je sais que certains on en ont un peu peur c'est le développement des interconnexions européennes pour permettre notamment notamment au pays de l'Est où il y a des des prix de l'électricité qui sont c ou six fois plus chers que chez nous.

Enfin, c'est c'est quand vous regardez la carte de l'Europe, c'est assez effrayant. Je là où c'est pas cher, c'est en France. Alors évidemment, les gens trouvent toujours que c'est trop cher, bien évidemment et il faut continuer à faire baisser ça.

Mais aujourd'hui, la France et la Suède ont les modèles de production les moins les moins chers. Euh et puis là où c'est le plus cher, ben c'est l'un des pays de l'Est où euh ils ont pratiquement pas d'interconnexion euh et des productions qui coûtent hyper cher. Donc en fait l'interconnexion pour moi, ça peut être l'occasion pour la France de vendre encore plus d'électricité à l'étranger à l'étranger dans d'autres pays de l'Union européenne pour pour utiliser le bon vocable et ne pas craindre l'arrivée des renouvelables de la Baltique ou ou d'autres choses.

Je pense qu'il y a plus à gagner qu'à perdre. Euh évidemment, c'est un paris hein. Donc mais je pense que on veut aujourd'hui en France, on produit trop d'électricité.

C'est un comble quand même. On vient de dire qu'on veut augmenter de 50 % d'ici à 2050 et on se trouve quand même grand nombre de journées à prix négatif sur le marché de l'électricité parce que en fait notre production est prête mais les clients sont pas toujours en face. Donc euh avec davantage d'un code d'interconnection, on peut plus loin.

Ça peut être une vraie. D'autres vous direz qu'il faudrait pas surdimensionner les réseaux parce que ça va entraîner des augmentations de composantes de taxes de prixélectricité, notamment le turpe et cetera. Qu'est-ce que vous en pensez juste ?

Il ne faut pas sous-dimensionner. Regardez, on a vendu tout ce qu'on pouvait pour 5 milliards à l'Allemagne cette année. On peut pas aller plus loin mais on aurait pu vendre 10, ils auraient acheté 10.

Donc c'est pour notre balance commerciale aussi euh aujourd'hui un problème. Donc il faut pas surdimensionner et donc certains pays notamment qui n'ont pas la chance d'avoir un réseau aussi fois que que le réseau français même s'il est un petit peu âgé maintenant qu'il faudra investir lourdement sur le réseau français mais vous avez des pays qui n'ont pas de réseau et qui espèrent peut-être que l'Europe va leur financer leur propre réseau. C'est pas le but nous c'est alors on va aussi un rapport important qui est le grid package qui qui va arriver là au mois de décembre.

Le but c'est des interconnexions majeures. C'est pas financer les réseaux nationaux qui devront être financés par par les les pays qui qui seront concernés. Mais une grande interconnexion qui permet de diffuser l'excellente électricité française un peu partout, ça me semble être quelque chose d'assez vertueux au niveau européen et aussi bon de temps en temps il arrive aussi n'importe hein quand qu'on a pas assez de production.

Ça arrive, c'est rare mais ça peut arriver donc ça peut aussi nous aider à ce moment-là. On parlait d'aide d'état d'aide, enfin on a parlé de cadre d'aide d'état de plus ou moins de dérogation. Je voudrais qu'on en parle en particulier surtout que c'est de c'est un cadre dérogatoire qui permet des aides d'état à financer par les Étatsmembres et pas des aides plus ou moins déléguées par la Commission et les institutions européennes.

C'est les c'est les alors vous avez utilisé une terminologie la même mais pas la même prononciation, je vais peut-être mal le prononcer. C'est les projets PIC, les projets d'intérêt commun européen. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?

Et aujourd'hui, c'est la question que je voulais vous poser. Ce sont des projets qui permettent de contourner des des règlements dérogatoires. On en a appliqué à l'hydrogène.

On a appliqué pour faire des projets dans les batteries notamment pour les gactories. La question c'est est-ce qu'un PC nucléaire aujourd'hui vous paraît envisageable ? Et si oui, qu'est-ce qui va nous permettre de réaliser ?

Alors vous avez très bien prononcé le PIC à la française et en anglais c'est IPCI. C'est une horreur et souvent mes interlocuteurs en fait même anglophones, il y a souvent des problèmes pour prononcer ça, c'est encore des des horribles acronymes européens mais qui sont utiles. On n'est pas mauvais en France pour les acronymes non plus.

Oui, on se débrouille souvent pas mal et on peut même donner des leçons à d'autres mais bon sur le sur le le pièc nucléaire est nécessaire, c'est-à-dire au sens philosophique du terme, il ne peut pas ne paraître. Euh on a besoin de ce pièc nucléaire. Euh on voit notamment pour les SMR.

Bon les SMR c'est très utile. C'est pas l'alpha et l'oméga du nucléaire mais c'est quelque chose de très utile pour certains pays. Ça va leur permettre de revenir au nucléaire.

Je dis des fois que c'est voilà le le doigt dans le pot de confiture et on apprécie et peut-être qu'après on va venir avec quelque chose de plus puissant. Ça peut être une façon pour l'Italie de revenir sur le nucléaire. Voilà.

Enfin donc il y a quelques exemples comme ça qu'on peut donner. Donc il faut un pique nucléaire. Le problème c'est qu'on pourra pas tout mettre dans ce pique euh et qu'il va falloir maintenant trouver la meilleure architecture possible pour ce PIC pour savoir que ce qu'on veut pouvoir financer à travers le PIC.

Euh un moment, j'avais mis l'idée qu'on puisse faire un pique sur les SMR, un pièc sur la chaîne de valeur. Voilà, en fait dispatcher un peu les pièces et ça honnêtement je pense que ça passera pas au niveau européen. Il y aura trop de pourquoi faire quatre pièces nucléaires c'est pas possible et cetera.

Alors que un pièc ça passera. Euh et donc je pense qu'il faut faire un pièg voir quel nom lui donner, quelle architecture donner à tout ça, qu'est-ce qu'on veut financer. Euh est-ce qu'on veut modulariser les SMR par exemple pour avoir des économies d'échelle et permettre à des usines de produire plus plus globalement les modules ?

Est-ce qu'on veut financer tel élément tel élément de de recherche nouvelle et cetera et cetera ? Et donc j'ai beaucoup échangé avec la DGNR là-dessus donc directeur générale de l'énergie qui s'occupe de de ce pièc nucléaire et donc il y a des experts qui vont réfléchir. Donc c'est le moment aussi donc si vous avez quelques idées, si vos auditeurs ont quelques idées, qu'est-ce qui serait pertinent de mettre dans dans ce P ?

Je rappelle quand même que le P c'est une autorisation par Bruxelles d'aide d'État sur un secteur stratégique. Effectivement, c'est fait pour les batteries ou pour ou pour l'hydrogène. Mais le principe c'est quoi ?

C'est que les Étatsmembres donc il y a un appel un projet un appel à manifestation d'intérêt émis par l'Étatmembre, les entreprises répondent sous forme de consortium. Voilà. Alors mais ça peut aussi être quelqu'un qui peut enfin ça peut être une entreprise française seule mais elle doit travailler avec deux autres pays européens.

Donc voilà donc c'est au moins trois pays. Donc c'est peut-être ça que vous appelez le aussi le consortium. Et donc en fait le gouvernement reçoit reçoit le la réponse à l'appel de la part de l'entreprise et transmet ça à Bruxelles à la commission.

Donc c'eston appelle ça notifié. Euh et Bruxelles répond oui ou non la alors des fois il peut avoir des navettes, il peut poser des questions en plus et cetera. Euh et après donc il y a un accord qui est donné, une dérogation qui permet à ce projet de bénéficier d'une aide d'état.

Je dis bien une aide d'État. Et pour moi qui veut pour le prochain cadre de financier une réforme des pièces, c'est pas suffisant. Je pense que il faudrait pour accepter davantage les pièces en Europe, mettre une couche de subvention européenne dans les piqus et y compris pour le pique nucléaire.

Bien évidemment, parce que le problème des PS euh c'est que on a un certain nombre de pays qui commencent un peu à se mobiliser contre en disant attention les Pqu c'est pour les pays qui ont les moyens, c'est encore un truc pour les gros parce que nous l'onie ou hasard je sais pas l'Estonie ben on a un tout petit pays on a un tout petit Pays B et on a aucun moyen de donner une aide d'État à une entreprise de chez nous qui voudrait faire un projet ce type là alors que les gros, les Allemands, les Français, les Italiens, eux, ils peuvent financer par ce pied. Alors que si vous mettez une petite couche de de subvention européenne là-dedans, ça change, je la donne parce que même le petit pays se dit "Ah bah oui, bah peut-être que si moi j'arrive un petit peu à faire quelque chose déjà, je mettre moins d'argent et ben peut-être que j'aurai des subventions européennes en plus et je pense que ça pourra aider à l'acceptation du pique." Donc oui au pique nucléaire.

Maintenant, il faut juste voir qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on veut pouvoir aider à travers à travers ce schéma. Et donc quel serait le scope idéal selon vous ? C'est quoi ?

C'est pour financer des EPR, ça serait pour quoi ? Ça serait uniquement des SMR ? Il faut il faut vraiment une expertise technique scientifique bon voir politique parce que faut attention pas faire de fautes de quart quand même mais il il faut vraiment une expertise là-dessus.

Là vous avez au niveau de l'Allie européenne des SMR les différents groupes de travail qui ont qui ont terminé qui vont rendre compte en début l'année prochaine de leurs travaux. eux auront une expertise euh mais bon, il y a pas que le CVR, il y a aussi les les plus grandes compagnies qui pourront nous dire peut-être que sur telle nouvelle technologie, tel nouveau projet, ils ont peut-être plutôt besoin de si que de ça et cetera. Et voilà, donc c'est là où il faudra à ce moment-là choisir, mais pour l'instant c'est trop c'est trop tôt pour pour choisir à ce stade.

L'intention est là, il faut pique nucléaire. Je pense que c'est assez consensuel, on pourra le porter. maintenant faut voir concrètement ce qu'on ce qu'on va mettre dedans et dépasser peut-être des quelques problèmes nationaux sur le les sujets budgétaires aussi peut-être.

Oui. Oui, c'est vrai. Moi, j'aurais bien un engagement national assez rapide sur les h prochains euh PR2, hein.

Euh bon, d'abord enfin une petite programmation de l'énergie en France rapide, ça serait quand même assez utile. Et derrière, on pourrait faire cette annonce pour qu'on grave dans le marbre le fait qu'il y aura au moins 14 PR2 en France. Je vais venir sur un point précis, c'est la neutralie technologique.

On en a beaucoup parlé donc beaucoup de textes qui ont plus ou moins fait scandale ou fait parler d'eux. Je pense au fond d'innovation, je pense au net zéro industrie act surtout. C'est aujourd'hui comment on peut assurer en fait quand on prend ces textes, on les examine sur les sur les sur Eurolex, donc le site où on retrouve tous les textes, on va dans les annexes.

L'annexe 1, généralement l'annexe 2 avec la définition de la technologie et généralement le nucléaire n'est pas incon aujourd'hui il y a un principe de neutralité technologique qui est plus ou moins bafoué. La question c'est comment on pourrait aujourd'hui le faire respecter et même l'inscrire dans le marbre des textes européens cette neutralité technologique ? Ah mais c'est absolument indispensable.

Euh attention net zéro industriat le NZIA il y a la priorité technologique hein et dedans pour la fion que pour la f mais il y a une bataille au début parce que c'était pas gagné. c'était pas gagné et moi j'étais chez de rapporteur là-dessus donc je faisais assurer qu'on s'est bagarré pour mettre à même niveau et que finalement même le rapporteur qui était allemand rapporteur en chef il a accepté et donc c'était quand même à ça que d'aura pu obtenir ce résultat là mais c'est quand même dommage qu'il faille se battre à chaque fois mais il y a pas de il y a pas de choix c'est comme ça qu'il faut faire alors sur le fond d'innovation ce qu'on appelle le fond d'innovation donc c'est une partie des recettes de l's à des taxes carbone qui permet en fait de de financer des projets innovants et cetera C'est quand même assez lamentable que à ce jour, il y a pas eu un seul projet nucléaire qui a été retenu malgré les engagements qui avaient été pris. La on a eu le rendu il y a de jours de de la nouvelle fournée, on va dire de de de d'entreprise retenu par le par le fond d'innovation.

Alors, j'étais assez content parce qu'il y avait des projets que qui me semblaient viables notamment en France qui ont été retenus mais pas dans le nucléaire. Tous les projets nucléaires qui ont été représentés de tous les pays se sont tous fait retoquer. Alors d'ailleurs c'est d'ailleurs un com c'est des fois à cause du financement ils avaient des bonnes notes techniques mais sur le financement c'était pas bon.

Et donc en fait dans le domaine des SM en particulier il y avait quatre entreprises européennes qui ont soumis des dossiers au fond d'innovation qui ont été retoqués. Et donc ça pour moi c'est pas admissible parce que c'est de nouveau la discrimination que je dénonçais tout à l'heure. Il y a aucune raison que le fond d'innovation de l'OTS s'interdise de financer les projets de décarbonation ou des projets nucléaires.

Et donc il y a peut-être un peu un lien parce que historiquement la commission de l'environnement qui gère le TS était plutôt des gens qui n'aimaient pas trop le nucléaire. Alors ça a bien évolué, je tiens quand même mal le dire. Donc autrefois vous aviez la commission de l'industrie d'un côté, la commission de l'environnement de l'autre.

Euh alors la commission de l'industrie, c'était les méchants patrons rétrogrades et la commission de l'environnement c'était voilà g un peu babacou un petit peu euh hyper écolo, un gauchiste aussi. Voilà donc des des droitistes et des gauchistes qui se tapaient dessus. C'est fini ce hein.

Donc maintenant je dire tout le monde se parle. Non, tout le monde se parle et euh la commission de l'environnement s'est bien rendu compte que euh les enregels c'était quand même aussi important. Puis peut-être que les clean comme on les appelle les technologies propres, bah peut-être qu'à l'échelle du monde ça pour être un avantage technologique majeur pour l'Europe pour faire une différence pour prendre des parts de marché au niveau mondial.

Donc en fait, il y a une ouverture des deux côtés et les gens se sont un peu parlés. C'est d'autant plus important que ce sont les deux plus importantes euh Commissions du Parlement européen. On est 90 députés à la commission de l'industrie, on est 90 députés à la commission de l'environnement.

Donc si les deux euh se parlent pas, voilà, ça va faire deux blocs et ça va pas créer euh une dynamique très positive. Donc je vais revenir vers les collègues de la commission de l'environnement pour reparler de l'S euh du du fond d'innovation euh et je vais revenir vers la commission vers l'ensemble des acteurs pour leur dire que sur le prochain col là qui se déroule début décembre euh voilà il porte une attention particulière au projet nucléaires à ce que on a besoin de donner un signal c'est-à-dire que le nucléaire peut être financé aussi par le production de l'OTS. Vous faites le lien parfaitement avec ma prochaine question, c'est celle du financement.

Aujourd'hui, est-ce que pour vous on le fait ? La Banque Européne d'investissement, le fond européen d'investantissement qui est dans cette banque hm finance sous forme de prêt des grands projets de recyclage, notamment quelques projets de giga factories et de batterie. Je pense à à l'usine Vercor notamment.

La question c'est est-ce qu'il y a pas aussi un rôle de la BUI comme on peut dire je vais utiliser un terme agence de derisking justement de grands projets industriels qui peuvent être portés par les Étatsmembres et qui peuvent bénéficier à la compétitivité de l'Union européenne notamment sur le prix l'énergie. Qu'est-ce que vous en pensez ? Quen pensez-vous ?

Mais vous avez entièrement raison. Aujourd'hui l'outil financier peut générer peut générer des baisses de coûts hyper importantes pour pour les entreprises. Alors j'ai j'ai lu le l'étude que vient de publier Fortum.

Donc le l'énergéticien finlandais qui nous explique que avec la BEI, avec les garanties de long terme qui peut y avoir et cetera, on peut baisser de 60 % le coût des investissements nucléaires pour les pour les grands projets industriels. Je croyais pas une 60 % ça semblait excessif. Oui, baiss oui, mais 60 % et pourtant c'est argumenté dans leur étude.

Donc oui, la BEI c'est dans son rôle. On peut pas dire "Ah ben non, je suis BEI, je fais pas de nucléaire." C'est écrit dans les textes que c'est possible de faire le nucléaire dans les statuts de la BEI.

Oui, mais il ne finance que de la que des SMR et un peu de RD surtout. Mais il pouvait financer des investissement plus massif. La seule chose qui interdisent, c'est l'intermédiation.

C'està-dire qu'il faut pas que ça soit une grande banque qui demande l'argent pour leur donner un groupe. Ça devait être fait en direct en fait hein. C'est mais le nucléaire est est marqué dans dans les statut de la BI.

Donc en fait il y a pas il y a pas et après il y a eu un engagement qui a été pris de le faire. Donc il y a déjà eu quand même quelques projets nucléaires européens qui ont été soutenus par la BI, mais il faut aller plus loin, surtout si on veut réussir cette électrification des usages en Europe et c'est 50 % de progression de de de la capacité nucléaire. Je vais venir sur un autre point désormais, c'est la gouvernance globale au niveau surtout des institutions européennes, leur coordination.

Est-ce que aujourd'hui il faut renforcer selon vous la coordination des États pronucléaires déjà comment cette dernière s'organise et aujourd'hui quels seraient les instruments pour renforcer cette coopération ? Ça a été créé notamment par Anne Espagnie Runaché il y a il y a quelques temps. Aujourd'hui, où on est cette coopération et quelles sont sa on va dire quelle est sa prochaine feuille de route surtout en plus dans le cadre du du prochain plan de financement enfin je veux dire du projet de loi de financement annuelle.

Alors, par rapport à 2019, c'est absolument fou de voir tout ce qui a été fait maintenant et ce qui existe aujourd'hui. En 2019, on avait rien. Alors, j'ai d'abord lancé le l'intergroupe sur le nucléaire au niveau du Parlement européen.

Agnes, a lancé en même temps l'alliance nucléaire des Étatsmembres. Donc, au niveau du conseil, donc on a les deux colégisateurs. Donc, on avait chacun notre intergroupe nucléaire si je peux me permettre.

Donc l'alliance des États d'un côté, l'intérieur nucléaire au niveau du Parlement européen. Puis après il y a d'autres organisations qui se sont greé. Alors déjà pardon l'alliance du nucléaire de plus en plus de membres, c'est déjà pas mal quand même.

Donc je crois qu'ils sont une quinzaine aujourd'hui. Alors il y a toujours le problème de de celui qui préside le conseil qui est observateur donc qui se met en retrait le temps qu'il préside le conseil et cetera. Mais bon donc il y a une progression forte.

Dans les plans d'énergie climat, il y a 18 pays qui veulent faire de qui veulent faire du nucléaire. Sur 27 quand même, c'est que ça commence à devenir important. Euh et il y a une bonne présidence tournante, c'est-à-dire que à tour de rôle, la dernière la dernière réunion, c'était le ministre Busoil, le ministre rouin qui a présidé la réunion.

Euh à tour de rôle, chaque pays est valorisé en présidant ces ces réunions de de l'alliance. Je vous ajouterai l'alliance qui a lancé le MDES au niveau européen, l'alliance industrielle nucléaire où là effectivement ce sont tous les parti prenante de l'industrie de la chaîne de valeur du nucléaire qui se mobilise pour pour porter une loi au niveau européens et donc tout ça ça a jamais été autant structuré et aussi fort. Je mettrai bien sûr d'allance européenne des SMR qui est quand même à 400 à 400 membres malheureusement pas que européens si je dire aussi les chevaux de 3 qui est qui voilà qui est ce qui s'invite à bord de du bateau.

Mais 400 d'un côté 120 en Parlement européen dans mon intergroupe entre 15 et 20 à l'alliance du nucléaire entre les observateurs les les les full members l'alliance industrielle qui fonctionne. Donc on a vraiment tout ce qu'il faut. Il faut juste qu'on se parle et ça à chaque fois j'insiste là-dessus pour ça qu'on a déjà organiser des réunions communes entre l'alliance des États-mondes et et mon interlement européen.

Parce que des fois on oublie que pour faire avancer un texte, il faut déjà convaincre les deux. Puis on oublie que le Parlement européen, c'est pas juste une chambre de représentant du peuple, mais c'est aussi des députés qui viennent d'un pays, qui parfois ont des relation avec leur gouvernement dans leur pays et que c'est peutêtre aussi un biais intermédiaire pour aller convaincre le conseil. Euh et donc voilà, il y a différents comme ça leviers d'action qu'on doit définir ensemble.

C'est pour ça que je souhaite vraiment que on se coordonne le plus possible avec l'initiative du BDF, ça se passe aussi très bien. Fabrique Sachet fait un très bon un très bon travail et donc j'ai aussi confiance pour qu'un avenir on continue à renforcer nos liens pour pousser ensemble dans la bonne direction. Et donc à ce moment-là on arrivera à convaincre la commission la notant la DGNR toujours un département qui s'est occupé de du nucléaire mais qui était un petit peu marginalisé.

La DGNR la DG NR pardon excuse-moi la direction générale de l'énergie oui excusez-moi c'est c'est c'est le Jgon Bruellois mais la la direction générale de l'énergie qui dépend du commissaire à l'énergie Jorgensen hein euh avait un département nucléaire qui maintenant se développe peut avancer ils ont fait un un pink qui a enfin un contenu projet illustratif nucléaire commun donc pour pour ceux qui connaissent c'est prévu dans les traités uratom enfin ils en ont fait avec un alors on les avait un peu travaillé avant quand même. à Vassimo Gariba qui se con ces questions là, je lui ai dit bah j'espère que le Pink il aura du contenu et le Pink a du contenu. Il est pas parfait hein mais mais dedans, il donne un vrai plan de la commission.

Alors qu'avant le ping qui a été fait il y a 6 ans, c'était les déchets nucléaires. Le ping qui a été fait il y a 12 ans, c'était la sûreté nucléaire. Voilà.

Donc il y avait que les déchets et les risques d'explosion pour faire simple. Donc bon, c'était très caricatural. Et là, il y a un vrai contenu.

Alors, il y a encore des choses qui vont pas dedans. Le la puissance qui retiennent. Les Étatsmembres ont dit que ça faisait 150 GW installé pour 2050 et la commission a dit "C'est peut-être pas réaliste, 109 nous paraissent plus raisonnable." Donc le scénario retenu par la commission, c'est 109 GW parce que non, je pense que les États-Mindront pas leur feuille de route pour les 150.

Mais ce qui est intéressant, c'est que cette autocritique, enfin cette critique des feuilles de route, elle est pas faite pour les autres énergies. Donc quand les États membres disent qu'ils vont faire peut-être 100 GW de d'éolien, il y a pas la commission qui ça m'étonnerait qu'il fasse 100 peut-être faire 80. Donc je mets au plan 70.

Non, ils retiennent les 100 et puis regarde comment ils peuvent les aider, comment ils peuvent financer les choses parce que il y a des subventions directes pour pour les éoliennes ou pour ou pour pour du photovoltaïque. Voilà, c'est là où ça va pas. Donc en fait dans le pink, ils ont mis 109, ils doivent mettre 150 et il y a pas assez de souvement de financement prévu dedans.

Donc il faut qu'on ait des pistes financières très claires pour justement nous aider par rapport aux futurs ces financières plus annuel de l'Europe à partir de 2027. Justement, c'est encore une fois vous faites une bonne transition. Moi j'allais vous en dernière question de ce préambule de question principale, ma question va porter sur les perspectives que vous voyez à on va dire plutôt moyen terme la fin plutôt de la décennie sur la politique énergétique européenne, les différents objectifs à atteindre à l'horizon 2040, l'horizon 2050 et du cadre notamment du Green Deal qui va quand même être plus ou moins révisé.

Quel futur paquet énergétique post 2030 euh peut-on imaginer et ce cadre imaginé est-il en préparation ? Oui. Alors donc là pour l'instant on a de polémiques, un nombre de tests qui vont arriverant sur la filière automobile un nombre de choses.

Bon moi je je vais être très clair là-dessus. Je pense que les industriels, les investisseurs en général, ils ont besoin de ligne clair sur la durée. On s'est engagé en 2019 sur le Green Deal.

Euh si euh un matin c'est oui, le sur lendemain c'est non, le lendemain d'après c'est encore oui, après c'est encore non et cetera, plus personne ne va investir en Europe. Donc il y a un moment il faut donner la ligne. Alors bon, je moi je suis à l'aise sur le plan automobile, j'ai pas voté l'arrêt du moteur thermique en 2035, donc je suis tranquille là-dessus.

Mais le développement de de des véhicules électriques est majeur, le développement de l'électrification est majeur parce que aujourd'hui l'Europe ben elle importe 58 % de son énergie et que si on est capable d'électrifier et produire davantage en Europe, on va économiser euh des sommes colossales en importation de de de de gaz et et de fossil. Donc il faut tenir cette ligne de route de dire on va électrifier davantage puis à côté de ça on va regarder tout ce qui peut être zéro émission évidemment puisque il y a pas que ça mais aujourd'hui les transports c'est 35 % de des émissions de CO2 de l'Union européenne. Donc il faut évidemment s'y attaquer comme il faut également s'attaquer à la décarbonation de l'industrie qui peut se faire par de l'électrification directe par de l'hydrogène ou ou par d'autres vecteurs.

Donc il faut vraiment gagner cette garder cette ligne de route et euh j'ajouterai peut-être un problème peut-être plus urgent plus d'actualité. Faut aussi veiller à défendre l'entièreté de notre chaîne de valeur européenne sur le nucléaire en particulier. Et là, je vois clairement des menaces américaines en chinoises parfois ou coréennes.

Bon, ça peut arriver mais américaine joue de vraies menace avec l'accord que madame a négocié avec monsieur Trump où elle s'est engagé au nom de quoi ? Est-ce que c'est le rôle de la commission de de faire du business et de signer des contrats ? Elle s'est engagé à 750 milliards d'achat de produits énergétiques américain par l'Union européenne dont 300 milliards de produits nucléaires.

Alors, la commission n'est pas un producteur d'énergie, me semble-t-il. La production n'est pas un étatmembre. La commission n'est pas un étatmembre.

De quel droit elle a pu faire ça ? Alors, on me dit c'est pas grave effectivement, elle avait pas le droit. C'est pas grave.

Oui, enfin c'est pas grave. Sauf que euh le département d'État américain est déjà venu à Bruxelles pour voir comment ça allait se dérouler. C'est ces 150 milliards que la directrice de la direction générale de l'énergie s'est déjà rendu à Washington pour dérouler un peu le plan.

Donc en fait c'est en train de s'imaginer. Peut-être pas de se faire mais c'est en train de s'imaginer. Et donc il faut qu'on soit vigilant là-dessus parce que si c'est pas fait bah c'est simple hein.

Je suis Trump. Comment ça l'Europe s'était engagé à acheter ça ? il doit pas faire bah c'est pas 15 % de taris, c'est pas 15 % de droit douine, c'est 50.

Ah, ils sont pas contents, c'est 100. Voilà, c'est à peu près ça le chantage qui risque d'arriver. Ça c'est le problème quand on mène pas le combat.

Je veux dire quand vous commencez à baisser la tête pour éviter les problèmes, après vous avez pas fini de baisser la tête. Donc il y a un moment, il faut la relever. Euh et donc moi je souhaite que cet accord n'arrive pas jusqu'au bout parce qu'il est pas juste.

Euh comme n'est pas juste un deuxième élément absolument majeur pour l'industrie nucléaire, c'est les exemptions tarifaires que madame Van Dagen a proposé, enfin que les Américains ont proposé et qu'elle a accepté. Il y a à peu près 180 euh technologies qui peuvent rentrer gratuitement sur le marché européen en prenant aux États-Unis dont les réactures nucléaires euh et et tout d'ailleurs la la la chaîne de valeur nucléaire. Les produits américains peuvent rentrer sans pays droit de douine sur le marché commun, mais nos produits nucléaires européens, eux vont payer des droits de douanes pour rentrer aux États-Unis.

C'est absolument hallucinant et inadmissible. Évidemment, à l'heure où on essaie de de créer une alliance européenne des CMR pour faire émerger de nouveaux acteurs où on cherche à renforcer nos investissements dans les centrales de grande puissance. Donc ça c'est pas fair, je dire donc c'est pas une compétition équitable, c'est piper euh le jeu du commerce international, c'est totalement contraire à l'OMC.

Et ça, j'insiste là-dessus parce que quand moi sur le texte NZIA, j'ai introduit le concept de préférence européenne sur les marchés publics, j'ai quand même des acteurs américains qui sont ven chercher en me disant "Ah non, monsieur GL, c'est pas possible. C'est pas du tout compatible avec le MC. vous pouvez pas jouer la préférence européenne.

Bon, on l'a mis quand même dans le texte mais bon euh mais et donc je vais aussi en Europe des gens qui attention il faut respecter l'OMC et là on vient de nous proposer présenter un deal où on respecte pas l'OMC et parce que c'est les Américains qui le font, on devrait dire oui. Donc là il va avoir un grand combat à court terme au niveau du parlement parce que c'est la seule partie d'ailleurs de l'accord qu'on est censé voter. On doit voter les exemptions de de droit.

Ça devrait se passer au mois de février à la plaire de de février du Parlement européen. D'ici là, je pense qu'il va avoir une belle bagarre pour rejeter ce texte. Euh et beaucoup ont vraiment envie de le rejeter.

Je crois que c'est une mesure de célébrité publique que de le faire. Et c'est pas faire des des États-Unis l'ennemi. Moi je pense que les États-Unis peuvent être des partenaires.

Je veux dire, ils ont aussi besoin de nous sur un servant d'éléments. Mais en tant que partenaire, on n'est pas des suppliers comme on dit. On n'est pas à leurs ordres.

Il faut qu'on soit respecté en tant que tel. Et je rappellerai enfin qu'on défend notre autonomie stratégique énergétique européenne et qu'on veut passer sous 50 % de dépendance. Donc il faudra clairement euh soutenir l'ensemble de notre chaîne de vale européenne si on veut arriver à cela.

Je veux pas dire 100 % de de centrales européennes en Europe. Il peut y avoir effectivement des investisseurs d'autres continents. Pourquoi pas ?

Mais surtout pas déstructurer notre chaîne de valeur européenne à l'heure où on essaie vraiment de la renforcer. Merci beaucoup monsieur le député. Maintenant nous allons passer aux questions de la boîte à questions qui sont les questions que vous nous avez posé.

Vous avez répondu à une grande partie des questions. Il ne reste plus que deux à traiter. La première, la difficulté rencontrée est souvent l'empilement des règlements et les contradictions qui pénalisent les projets industriels.

Il convient de retrouver du sens et de l'efficacité. Pourrait-on mettre selon vous en œuvre un processus et que le législateur de lecture et de sélection des règlements applicables pour un projet si oui, comment rechercher ensemble l'efficacité ? Oui, mais c'est c'est tout c'est tout le problème.

Il faut qu'on soit efficace. Alors, c'est en théorie pour ça qu'on a lancé on appelle les omnibus. Alors, c'est encore un gros mot dans la langue française, l'omnibus c'est un truc qui va pas vite mais bon là c'est de la simplification qui est proposée des textes européens.

Alors, il y avait des choses effectivement contre les lourdeurs administratives, je suis contre des reportings extra financiers qui mobilisent des milliers de personnes dans les entreprises qui au lieu d'être en productivité sont en train de de faire de la paperace comme on dit. Donc oui, il faut aller à l'essentiel. il faut simplifier.

Euh et donc là, on a en cours 15 omnibus de simplification dont d'ailleurs un omnibus sur l'énergie, mais j'attends de voir quand même ce qu'il va dedans. Donc pour l'instant, on n'a pas encore eu la communication du texte mais euh il va y avoir une simplification. Voilà.

Donc ça c'est peut-être la bonne nouvelle. Après de quelle façon elle va se faire ? Souvent la tentation c'est pas de simplifier mais c'est plutôt de déréglementer.

Donc on fait en défit, on aura toujours fait quelque chose. Mais non fin on est au point zéro. Donc il faut voilà simplifier.

Oui, retirer ce qui n'est pas utile, mais il y a des choses essentielles. Notamment si on veut développer l'électricité euh les les décarboner l'industrie, c'est important sinon tout tous les fabricants d'électrolyseur et qui mettent la clé sous la porte. Donc voilà, donc il y a il y a comme ça des choses sur lesquelles on doit vraiment pouvoir se se mobiliser, mais la simplification est en route.

Et j'ai même vu un outil, une application internet qui a été présentée par des checks qui permettaient de faire la synthèse de tous les textes européens et de sortir un digest pour face à une situation donnée. Donc c'est encore un peu expérimental mais ça peut être aussi des solutions. Le numérique est clairement une solution pour pour aider un petit peu à simplifier tout ça.

Évidemment, un numérique européen souverain, hein, pour que les données soient ailleurs euh et nous plac en position de dépendance, ça serait pas bon. Une autre question concernant des questions d'uniformisation, faut-il selon vous une seule agence européenne de sûreté nucléaire ? Alors, ça c'est une excellente question.

Euh bon, je honnêtement, je pense pas. Je pense qu'il faut davantage de coordination euh et le travail qui est fait actuellement pour obtenir en même temps la vie de plusieurs autorités de sûreté à 6 7 peut-être 8 pays, ça permet d'aller dans le bon sens parce qu'on peut faire converger tout ça parce que le nucléaire est quand même un des rares. évidence, c'est sensible en fait la sécurité comme pour la défense, c'est aussi sensible.

Mais euh aujourd'hui, dans le marché commun, on devrait être demain la France produit des SMR, elle devrait être capable de les vendre dans les 26 autres pays de l'Union sans aucune barrière de réglementation supplémentaire et cetera. Donc ça serait la logique même. Mais il est clair qu'il faut être extrêmement vigilant si les populations ont l'impression que c'est quelque chose de moins 10 ans et qui va moins les protéger. euh par rapport aux craintes qu'elle pourrait avoir par rapport au nucléaires, ça ne serait pas euh ça ne serait pas une bonne idée.

Donc moi, je préfère qu'on garde nos agents de sûreté, qu'on les fait davantage travailler ensemble pour avoir des avis euh sur un même projet et cetera avec leurs différences, mais peut-être aussi pour trouver des passer. Peut-être qu'il peut avoir des trons communs dans dans dans les réponses qu'elles peuvent apporter. Et puis à côté les spécificités qui peuvent aussi être liées voilà au pays.

Il y a des pays peut-être qui ont peut-être pas les mêmes impératifs que d'autres. Il y a des pays euh sous le niveau de la mer qui ont pas non plus peut-être les mêmes impératifs. Donc tout ça c'est quand même de la spécificité liée au aux États et puis voilà, on est quand même attaché aussi au aux nations, je veux dire.

Et donc l'Europe c'est pas la négation des pays. Je dis moi d'ailleurs chaque fois que si on veut plus de France, il faut plus d'Europe. Si on veut plus d'Allemagne, il faut plus d'Europe parce que c'est le bouclier qui nous protège dans un monde dangereux et qui va nous permettre aussi de protéger nos industries, de protéger nos nos savoir-faire et de pouvoir partir ensuite à la concurrete du monde.

Donc voilà. Donc soyons soyons également vigilant là-dessus. Bien merci monsieur le député.

Je on va conclure avec les questions du chat. Donc nous attendons vos questions et je vois merci Clément, merci Jean-Philippe, nous avons beaucoup de questions. Donc je commence la première.

Comment remettre en question notre faiblesse historique en matière de lobbying vis-à-vis de l'Allemagne en matière énergétique ? Alors je j'ajoute cette question qui a eu un un plan de à l'époque d'el Merkel et de Guér Schroder sur de l'agenda 2010 de un peu noyauter pas mal de directions avec des postes notamment des postes intermédiaires, chef de bureau, chef d'unité notamment du côté de la direction générale de l'énergie qu'on évoquait il y a quelques instants. Qu'en pensez-vous ?

Et ben oui, il est clair que euh l'Allemagne est stratège dans dans son approche des de l'Europe. La France l' de plus en plus mais elle est encore un petit peu faible dans le sens où euh l'Allemagne a toujours été considéré l'Europe comme un plus. La France a parfois considéré le fait que l'Europe c'était un truc pour occuper un peu des gens qui savaient pas quoi faire et puis queon allait mettre là si on roulait pas ailleurs.

Et donc il y a surtout pas de plan de carrière, il y a pas de vision. Alors que l'Allemagne par exemple a une vision très forte de ce de cet investissement de institutions européennes. Donc un exemple très concret, les députés européens 3/4 des députés européens allemands étaient avant assistant parlementaire.

Regardez maintenant sur les députés français combien étaient assistant parlementaire avant de devenir députés parce qu'en fait ils ont une expérience et pendant des années ils peuvent aller travailler avec d'autres bureaux, des commissions euh et donc faire un travail de lobby et après ils deviennent députés. Donc ils sont tout de suite efficac connaissent bien le le milieu. Ils ont déjà les réseaux et puis quand ils sont élus, ils sont élus parfois pour 20 ans.

C'est peut-être de trop mais bon euh euh vous avez les mêmes députés allemands qui sont là depuis très longtemps et qui tiennent certaines commissions au au Parlement européen. Et dans les directions générales, c'est clair, il y a beaucoup de directeurs de cabinet qui sont parce que tout un plan de carrière des assistants parlementaire peut ensuite faire carrière dans les directions générales de la commission au conseil ou ailleurs parce que c'est un vrai plan de car européen. C'est pas un accident où on va quelques années à l'Europe et après on revient dans son pays et cetera.

Donc donc ça il faut vraiment le travailler. On est plutôt pas mal sauf à la commission aujourd'hui. Je trouve malheureusement que on n pas assez de français investi dans les différentes directions générales.

Mais pour le reste je faire voir peut-être moins de Français qui font bien le boulot que beaucoup de Français voilà qui se la coule douce et qui pensent que tout est acquis et que c'est les cadors parce qu'ils sont au niveau européen. Autre question. Christine Lagarde, président de la Banque centrale européenne, a récemment fait un discours à Oslo sur la souveraineté énergétique au sein de l'Union européenne en mettant en avant les ENR, sans distinction avec l'hydraulique éolien solaire intermittent et surtout sans un mot sur le nucléaire.

A-t-elle oublié le traité atom ? Mais c'est une faute majeure. Vous pouvez pas dire ça Christine la garde, c'est pas possible.

Ça me surprend de sa part parce qu'elle est pas foncièrement mais non, je pense c'est plutôt un oubli quelque chose parce que clairement c'est pas normal. Il aurait fallu au contraire c'était les deux parce que ça bah ça ça renforce un petit peu tout ça. Autre question, comment articulez-vous votre action au Parlement européen en tant que député français avec notamment les orientations du conseil de politique nucléaire ?

Alors euh ben écoutez, la coordination c'est un de nos rôles majeurs. C'estàd que il faut sans arrêt qu'on soit en veille sur ce qui se fait ailleurs et aussi en France. Alors aujourd'hui, c'est un petit peu compliqué.

La situation politique française fait que voilà, on a par tendance à peut-être un peu moins consulter ce qui se fait au niveau français parce que souvent c'est un peu moins durable que ce l'était il y a quelques temps et donc c'est difficile quand vous avez un ministre un matin et puis de mois après un autre et cetera. Euh nous on recommence tout à zéro à chaque fois pour euh refaire le relationnel euh euh que les équipes se passent les messages que voilà euh c'est plutôt un tel qui collè à Bruxelles telle chose telle chose et cetera. C'est pourtant l'intérêt de la France de de construire ses ses coordinations, hein.

Alors ça veut pas dire que euh on a notre liberté hein et notre liberté de conscience. Donc c'est pas parce que une décision nationale va dans un sens qu'on ira forcément dans la même. On peut être décider de réfléchir puis aussi ça m'arrive ça m'est déjà arrivé de de revenir voir les autorités françaises qu'on ont dit pour expliquer à dans un ministère à l'Élysé à Matignon que bah peut-être que ce choix-là peut-être qu'un autre choix pourrait être fait et d'expliquer pourquoi.

Et ça m'est déjà arrivé alors c'était pas sur le nucléaire sur d'autres thématiques d'obtenir un peu quelques quelques victoires dans ce cadre là. Donc voilà, il faut qu'il y a de l'écoute mais l'écoute réciproque. Autre question, comment aujourd'hui faciliter les investissements dans les infrastructures nucléaires ?

Peut-on assouplir est-ce que assouplir le cadre de la taxonomie européenne pourrait faciliter cela ? La taxonomie européenne, on a réussi à mettre le nucléaire d'or. C'est un des premiers combats que j'ai mené avec l'interrou mais en tant que énergie de transition.

Absolument. Voilà. Énergie de transition avec des permis qui doit être déposés avant 2040 2045.

Donc on est encore on est encore dans le dans le timing pour des centrales qui vont durer peut-être 80 ans. Donc c'est de la transition jusqu'au moins 2130 et d'ici là on aura réformé une taxonomie et il se trouve que il est possible qu'il y ait une réforme de la taxonomie assez rapidement. Et donc là je suis en train de travailler pour essayer de d'ajouter dedans tout le ce qu'on appelle le fuel cycle donc le le cycle du combustible qui n'était pas dans dans la première taxonomie.

Donc ça pourrait être un plus et évidemment de faire transiter euh le nucléaire d'un statut de provisoire à un statut définitif. Il y a pas de raison. Alors après la taxonomie verte, je rappelle que c'est en fait une nomenclature pour stimuler les investissements privés.

Euh la taxonomie, elle a pas vraiment atteint ses cé objectifs parce qu'il y a eu beaucoup moins de fléchage euh qu'espérer et donc faut aussi travailler sur les les préconisations qui peuvent être faites par les banques auprès de de leurs clients pour voilà peut-être que quelqu'un a 2000 € à placer simplement bah il y a peut-être envie de le mettre sur une techno nucléaire ou sur une autre et cetera et doit être incapacé de le faire et aujourd'hui c'est pas aussi évident que ça. Donc il y a aussi un travail à refaire auprès des organismes bancaires pour assurer la promotion de la taxonomie dite verte qu'on va appeler décarboné hein. Et donc voilà.

Donc ça c'est quelque chose à reprendre. Autre question. Pensez-vous que les problèmes de stabilité des réseaux électriques causés par de nombreuses causes sont compris et notamment, pardon, excusez-moi, et notamment par une partie des énergies renouvelables dites intermittentes.

Pensez-vous que ces problématiques sont compris et prises en compte par les députés européens aujourd'hui ? Je crois que l'exemple espagnol a montré que bah le blackout c'est pas juste de la sciencefiction he pu ça peut arriver durablement. Et donc à partir de là, bon ils sont en train de de tirer les enseignements.

Alors comme il y a des questions d'assurance avec ça traîne un peu dans les pour en tirer les les vraies conséquences et ça c'est c'est dommage. Non, mais il est clair que le côté pilotable du nucléaire, j'insiste là-dessus parce que en fait il y a une étude qui a été rendue tout à fait récemment qui disait que effectivement on pouvait bouger la puissance des centrales nucléaires sans affecter leur durée de vie. Et ça c'est quelque chose de relativement nouveau parce que moi j'étais convaincu que voilà stop on go c'est pas bon pour c'est pas bon pour une troche nucléaire.

Euh on dit que c'était excellent mais en tout cas ça n'affecte pas ça n'affecte pas la tronche de vie. Ce qui est excellent, c'est la tranche qui tourne à fond et qui peut produire et fournir au réseau le maximum d'électricité bien émis à droite. Autre question justement qui fait le lien avec ce que vous venez de dire.

Y a-t-il un risque de blackout européen sur le réseau ? C'est toujours possible. C'est toujours possible surtout si on en tient pas les enseignements.

Mais est-ce que c'est assez localisé des plaques qui ont plus de chance que d'autres en fonction de certains mixes ? C'est forcément plus vous êtes varié dans les les sources d'énergie, moins vous avez de chance de faire face à à ce à ce type blackout. Le Blackout peut être aussi causé par des par des lignes qui disparaissent, par des réseaux uniques.

Voilà, moi je je crée notamment en France en duan française le black électrique. Je tout dépend d'une centrale hydraulique au cœur de la la forêt amazonienne qui est qui est reliée par deux grands câbles qui traversent la forêt. Si la foudre tombe là-dessus euh ah vous avez pratiquement plus d'excilité par exemple hein.

Donc les les réseaux, c'est important aussi, mais je pense que le nucléaire est une façon de dérisquer le blackout et que ça faut le dire et le répéter notamment on parlait de l'Espagne peut-être que s'ils avaient alors il a pas de chance parce que à ce moment ils avaient trois centrelles hydrauliques qui peuvent aussi être un peu pilotable et cetera mais ils étaient les trois à l'arrêt au moment du blackout donc il y a pas eu cette solution mais clairement le nucléaire apporte apporte une une solution sur Blackout. Autre question, il y a-t-il un statut juridique européen pour les déchets nucléaires ? Et si oui, est-ce que ce statut est contraignant ?

Alors, je ne connais pas bien le le statut des des déchets nucléaires. C'est vrai que j'ai peu travaillé cette questionlà. J'étais plus dans la production en fait.

Euh et donc je pourrais pas vraiment répondre directement la question. Je suis désolé mais je peux chercher des réponses si jamais ça intéresse l'auditeur. Bah en tout cas, on enverra les réponses à l'auditeur qui se manifestera.

Et moi je vous pose une dernière question qui est personnelle aujourd'hui dans vos combats. Comment se défendre des prédations commerciales d'autres état des superpuissances que vous avez évoqué ? Quelle action notamment pour éviter d'être devenir un un comment dire un tout simplement un marché pour l'export qui pourrait être on parlait tout à l'heure de l'accord on parlait de coopération nucléaire mais comment éviter que cette coopération se transforme en prédation ?

Quel type de clause faut-il faire dans les accords ? Comment recontrebalancer ces accords qui ont été signés parfois contre le gré de certaines de certains états et cetera. Ce qu'il faut clairement, c'est retenir une maxime suisse et belge.

L'Union fait la force. Chacun de nos pays, on est trop faible dans le grand marché mondial. Mais les 27 pays de l'Union ensemble, c'est le premier marché mondial.

Et ça, on l'oublie très souvent. Donc ça veut dire qu'on doit être une force politique. Malheureusement un certain nombre de pays n'ont pas l'habitude d'être des leaders plutôt des suiveurs.

Alors c'est à leur histoire parce qu'ils ont été un moment peut-être sous influence soviétique. Après, ils ont vu l'Amérique comme le grand producteur et cetera. Il faut leur apprendre à exister par eux-mêmes et à faire confiance aussi à des pays qui ont peut-être plus une habitude de liberté, plus une habitude d'être leader pour les guider sur la bonne loi.

Et donc là, il faut vraiment qu'on joue cette union euh et évidemment qu'on arrive à convaincre en interne, ça je parle hein et pas à contraindre. Si on dit tout ce qui est américain c'est moche, choisissez que européens, il y en a quand même quelquun qui vont dire "Attends pourquoi ?" Oui ben c'est pour placer les produits français.

Voilà. Donc là, le genre de truc qu'il faut éviter mais convaincre tout simplement sur au niveau énergétique euh on était d'ailleurs à 62 % de dépendance d'apportation pour l'énergie il y a encore 2 ans. Maintenant, on est à 58 %.

Donc en fait, notre industrie, nos gens dépendent au niveau énergétique des décisions prises à l'autre bout du monde. Tout le monde peut se rendre compte en Europe que c'est que c'est un danger et qu'il faut que cette dépendance, elle descende en dessous des 50 %. Alors ça sera bon pour notre balance commerciale en plus.

Donc ça plutôt pas mal mais ça sera ça sera aussi excellent pour les gens parce que ils dépendront pas des autres et ne pas dépendre des autres c'est donc exister par soi-même et avoir une pleine liberté. Et donc ça je pense que c'est quelque chose qu'on peut porter ensemble et après aller vers les autres pays, vers les autres continents en se faisant respecter pour ce qu'on est et pas en baissant la tête de peur de perdre tel micromarché, tel truc ou tel autre. Et donc voilà, ça c'est un état d'esprit que il faut aussi inculquer à la commission qui de temps en temps est un peu frileuse parce que retenue par certains étaments qui donne pas toujours des lignes claires aussi he faut faut l'avouer.

Mais moi j'ai toujours je toujours parti du principe que on se bat d'abord et après on trouve les compromis enfin mais on cherche pas un compromis et on s'est battu. Ben merci beaucoup Christophe Grüer d'avoir été notre invité ce soir. Merci aux équipes du World Nuclear Exhibition et aux équipes du GIFN d'avoir accueilli les équipe de PNC France aujourd'hui.

Merci enfin à vous toutes et à vous tous d'avoir suivi ce webinaire. Je vous dis à très bientôt. Je vous souhaite une bonne soirée et je vous donne rendez-vous en pour notre prochain webinaire qui aura très certainement lieu en à mon avis entre janvier et février.

Ça reste à confirmer avec l'invité. Nous vous aurons le plaisir de recevoir Philippe Varin qui reviendra sur son rapport, le rapport Varin, sur l'approvisionnement en matière première critique et stratégique des ressources minérales notamment pour des filières qui étaient la filière automobile ou d'autres filières notamment les éoliennes avec les aiments permanents qui sera notre invité pour venir sur son rapport mais également pour parler des nouvelles fonctions qu'il occupent à l'International Chamber of Commerce sur les litiges commerciaux et plus spécifiquement sur la weaponization des matières premières. En attendant, passez une bonne soirée.

Je vous dis à très bientôt. Merci.