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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 30 avril 2018 18 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalCulture, médias & sport

Brigitte Macron : l'indispensable de l'Elysée - C à Vous - 30/04/2018

Source d'origine 9 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 53 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Bonsoir, salut Chuc, bienvenue sur le plateau de C'est à vous.

  • 0:36OuverteRéponse partielle

    Brigitte Macron, l'indispensable de l'Élysée, qui a imposé son style, a séduit les Français et est devenue incontournable.

  • 0:44OuverteRéponse partielle

    Pourtant, ce rôle de première dame, elle n'en voulait pas Brigitte Macron.

  • 1:08OuverteRéponse partielle

    De critique, c'est le cas.

  • 1:13OuverteRéponse partielle

    Elle parle peu. Elle pèse tous ses mots. Elle a peur du faux pas ?

  • 1:59OuverteRéponse partielle

    Résultat, elle n'a donné qu'une seule grande interview, c'était au magazine Elle, en août dernier.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49InvitéFait
    « « Mais est-ce que tu t'imagines, première dame à l'Élysée, avoir ton bureau, tes causes ? » »
  • 0:53InvitéFait
    « « Mais tais-toi, dans quoi est-ce qu'il m'a foutu ? » »
  • 2:12Locuteur 8Fait
    « Ce que je n'aime pas, c'est qu'il n'y a jamais de temps off. »
  • 2:20Locuteur 8Fait
    « Et maintenant, on a parfois l'impression que chaque mot est un mot de trop. »
  • 2:28Locuteur 8Fait
    « Mais dans ma tête, je suis l'épouse d'Emmanuel Macron. »
  • 2:36Locuteur 8Fait
    « Je vis une vie normale. »
  • 3:27InvitéFait
    « Elle a ses favoris au gouvernement : Jean-Michel Blanquer, Marlène Schiappa, Gérard Collomb. »
  • 3:49InvitéFait
    « Elle est plus fan du porte-parole Bruno Roger Petit, et surtout de la plume Sylvain Faure. »
  • 4:20Locuteur 6Fait
    « L'amour est partie de ma vie et de ma balance. Et je crois que vous ne construisez pas quelque chose de bonheur si vous n'êtes pas équilibré et que vous aurez un couple fort. »
  • 6:38InvitéFait
    « Elle a fait un déplacement, c'était le 5 mars, à Dijon, dans un lycée avec Jean-Michel Blanquer. Et dans la cour du lycée, les gamines étaient hystériques de la voir. »
  • 8:53Locuteur 3Fait
    « Est-ce qu'il est prévu à l'Elysée de recruter des personnes trisomiques, par exemple ? »

Temps de parole

  • Invité59 %
  • Présentateur14 %
  • Invité 28 %
  • Locuteur 26 %
  • Locuteur 85 %
  • Locuteur 53 %
  • Locuteur 62 %

2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Passion Brigitte, bien plus qu'une première dame, l'atout du Président. 35 couvertures de magazines en moins d'un an consacrées à l'épouse du Président qui s'est imposée comme une conseillère omniprésente et très écoutée. Le journal Le Parisien a enquêté sur le rôle exact de Brigitte Macron à l'Élysée et sur le fonctionnement du couple le plus puissant de France. Enquête signée Nathalie Chuc, rédactrice en chef adjointe du service politique et éditorialiste au Parisien. Bonsoir, salut Chuc, bienvenue sur le plateau de C'est à vous. Brigitte Macron, l'indispensable de l'Élysée, qui a imposé son style, a séduit les Français et a devenu incontournable.

Pourtant, ce rôle de première dame, elle n'en voulait pas Brigitte Macron.

0:44
Invité

Elle n'en avait pas très envie. Elle avait des phrases assez cash pendant la campagne quand certains de ses proches me disaient « Mais est-ce que tu t'imagines, première dame à l'Élysée, avoir ton bureau, tes causes ? » Elle me disait « Mais tais-toi, dans quoi est-ce qu'il m'a foutu ? » Elle parlait comme ça en rechant la tête. Mais bon, elle s'était quand même projetée dans le rôle, elle avait quand même imaginé les choses. Elle y avait réfléchi. Elle savait qu'elle allait être très attaquée. Elle savait qu'il allait y avoir beaucoup de fake news, de malveillance, de violence.

1:08
Présentateur

De critique, c'est le cas. Résultat, on parle beaucoup d'elle. Elle parle peu. Elle pèse tous ses mots. Elle a peur du faux pas ?

1:15
Invité

Elle a peur de le mettre, lui, en difficulté. Ce n'est pas tellement la crainte du faux pas, parce que c'est quelqu'un qui est extrêmement maîtrisé. Autant lui, et c'est ce qu'elle dit d'ailleurs, elle dit qu'il a un côté un peu chien fou. Des fois, il peut s'exprimer. Il y avait eu une scène fantastique pendant la campagne, dont les médias n'avaient pas forcément eu vent à l'époque, quand il avait eu ses propos sur la décolonisation, où il avait dit que c'était un crime contre l'humanité. Ça avait été un virage de la campagne qui avait mis d'ailleurs sa candidature en difficulté. Elle lui avait passé le savon du siècle. Mais en quels termes, vous savez ?

Qu'est-ce que tu es allé raconter comme Henry, comme connerie ? Si tu veux devenir président de la République, ce n'est pas comme ça que ça va se passer. C'est drôle. Elle y parle extrêmement cash. Et elle a un langage, un vocabulaire très maîtrisé, fait extrêmement attention à ce qu'elle dit. Et non pas pour son image personnelle, parce qu'elle ne veut pas lui le mettre politiquement en difficulté.

1:59
Présentateur

Résultat, elle n'a donné qu'une seule grande interview, c'était au magazine Elle, en août dernier. Mais ces derniers jours, elle s'est livrée à quelques confidences sur sa vie de première dame. C'était au micro d'Hertel pendant son déplacement aux Etats-Unis.

2:09
Locuteur 8

Ce que je n'aime pas, c'est qu'il n'y a jamais de temps off. Jamais. C'est-à-dire, où que vous soyez, il y a toujours quelqu'un pour vous prendre en photo. Aussi, très pesant. Je parle facilement. Et maintenant, on a parfois l'impression que chaque mot est un mot de trop. Et ça, c'est un petit peu dommage. Mais dans ma tête, je suis l'épouse d'Emmanuel Macron. Ce n'est pas l'épouse du président. Je ne me sens pas du tout première dame. Je vis une vie normale. Je rencontre des gens. Je ne me sens pas du tout. Je n'ai pas changé. Elle ne se sent pas première dame.

2:43
Présentateur

Mais c'est plus qu'une première dame. C'est une coéquipière.

2:46
Invité

C'est ça ? Coéquipière, conseillère. J'irais même jusqu'à dire quasiment Pygmalion, en fait. C'est assez intéressant. Surtout, comment ça s'intéressait à personne de Brigitte Macron, au départ ? On se dit... Bon, elle a utilisé ces termes, d'ailleurs, dans le petit off qu'elle a fait à Washington. Le côté peau de fleurs. Les premières dames, c'est toujours la potiche posée à côté du président de la République. Ce n'est pas du tout le cas. C'est vraiment le sparring partner. Alors, Brigitte Macron, c'est la personne avec qui Emmanuel Macron teste ses idées, ses idées politiques. Ils sont dans un échange permanent. Ils sont vraiment dans une fusion intellectuelle.

Elle a son avis sur toutes les choses politiques qu'il peut faire. Alors, elle ne se belle absolument pas des réformes, parce qu'elle considère que ce n'est pas ses dossiers, qu'elle ne les connaît pas, qu'elle ne connaît pas les sujets de fond. En revanche, elle a ses opinions sur les personnes. Elle a ses favoris au gouvernement. Jean-Michel Blanquer, Marlène Schiappa, Gérard Collomb. Elle aime beaucoup aussi Mme Pénicaud. Et elle a aussi ses têtes au sein de l'Élysée. Elle trouve que le gouvernement n'est pas assez politique. Le conseiller très spécial d'Emmanuel Macron. Voilà, Ismaël Emolien, elle le trouve un petit peu froid.

Elle est plus fan du porte-parole Bruno Roger Petit, et surtout de la plume Sylvain Faure, parce que c'est quelqu'un qui a une culture et qui est fou de littérature.

3:52
Présentateur

Mais elle peut faire et défaire des carrières ?

3:53
Invité

Je ne dirais pas jusque-là. Je pense qu'elle n'outrepasse pas son rôle, mais il vaut mieux être en cours avec la première dame. Ça, c'est certain. Et d'ailleurs, les ministres le savent très bien.

4:02
Présentateur

Vous l'avez dit, un couple fusionnel. Emmanuel Macron ne se privant jamais de souligner l'importance de sa femme dans sa vie. On l'a entendu notamment sur CNN.

4:10
Locuteur 1

Le monde est obsédé maintenant avec votre mariage et votre relation avec votre femme. Dites-le-nous.

4:18
Locuteur 6

L'amour est partie de ma vie et de ma balance. Et je crois que vous ne construisez pas quelque chose de bonheur si vous n'êtes pas équilibré et que vous aurez un couple fort. J'ai été avec ma femme depuis des années. Et elle est partie de moi. Et c'est très important pour moi, parce que c'est mon corps.

4:38
Présentateur

Très amoureux, Emmanuel Macron. Pas vraiment jaloux, dites-vous, mais vigilant.

4:43
Invité

Un petit peu. Alors ça, c'est une des choses les plus drôles qu'on m'a dit au cours de mon enquête. Parce qu'on a vraiment l'image d'une femme qui a de 24 ans de plus que son mari, qui donc forcément serait insécurisée, fragilisée, qui se lèverait très tôt le matin pour se pomponner, pour être sûre d'être vraiment apprêtée. Quelqu'un m'avait dit ça. Elle se lève très tôt, etc. C'est absolument faux. En fait, c'est l'exact inverse. C'est lui qui surveille, qui la voit, qui la regarde, avec une petite once de jalousie. Il a peur qu'on lui vole. Quelqu'un m'a dit, il a peur qu'on lui pique sa femme parce qu'il la trouve tellement extraordinaire.

Après, les images de CNN sont assez intéressantes. Il la met aussi en avant. Pourquoi ? Parce qu'il sait très bien que c'est un atout charme. Il sait très bien que c'est son côté glamour à lui. Et il y a une chose qui est assez intéressante à observer. Brigitte Macron, c'est ce qu'on a écrit dans notre enquête, c'est un peu l'arme de communication massive. À chaque fois que le président de la République se casse la figure dans les sondages, c'est arrivé à deux reprises, fin juillet, et c'est arrivé là récemment, opportunément, Brigitte Macron arrive sur un déplacement officiel.

On l'a vu, il se casse la figure dans les sondages, fin juillet, le 9 août, ils font tous les deux un déplacement à l'hôpital Robert-Debré et elle fait l'interview dans Elle à la rentrée. Boum, les sondages du président remontent. Et là, encore très récemment, il se casse la figure dans les sondages, les grèves à la SNCF, l'image d'ultra-libérale qui lui colle à la peau. Elle sort avec lui un déplacement à Rouen pour aller voir des autistes. Les sondages commencent à remonter sous l'effet aussi des émissions qu'il a pu faire. Donc, il sait très bien jouer de la communication. Il sait qu'elle touche les femmes, notamment.

6:03
Présentateur

Qu'est-ce qui la rend si populaire ? On entendait la journaliste de Cévenne dire qu'elle obsédait un peu la presse. C'est le cas d'un 35-1 qui lui sent qu'un sacré ?

6:09
Invité

Elle a un côté complètement iconique, Brigitte Macron. C'est quand même une femme qui s'est construite sur la transgression et qu'aujourd'hui, on voit une espèce de message subliminal aux femmes. Vous êtes libre. Voilà, on peut transgresser, on peut devenir première dame, on peut être une première dame un peu rock'n'roll, un peu cash. Et au fond, ce qui est marrant, c'est que c'est non seulement les femmes de plus de 50 ans, celles qui ont pu se faire larguer par leurs mecs, qui se reconnaissent dans Brigitte Macron en se disant « tiens, je vais en prendre un plus jeune », mais aussi des gamines. Elle a fait un déplacement, c'était le 5 mars, à Dijon, dans un lycée avec Jean-Michel Blanquer.

Et dans la cour du lycée, les gamines étaient hystériques de la voir.

6:45
Présentateur

Et oui, demandaient des selfies avec elle.

6:46
Invité

Et demandaient des selfies en disant « je la kiffe trop », etc. Elle a un côté intergénérationnel.

6:52
Présentateur

Et elle est jalouse ? Parce que le moins qu'on puisse dire, c'est qu'Emmanuel Macron a du succès. Regardez.

6:59
Locuteur 5

Bonjour, messieurs dames. Bonjour, monsieur Macron. Un petit selfie. Allez. Il a du succès, Emmanuel Macron.

7:20
Invité

Elle a quel rapport, justement ? Elle a du recul, là ? Je ne crois absolument pas qu'elle soit gelouseux. Personne ne m'a rapporté des choses de cet ordre, non.

7:27
Présentateur

Elle n'a fait que deux sorties officielles aux côtés d'Emmanuel Macron. Pourquoi ?

7:32
Invité

Elle dose énormément. Et surtout, elle veut prendre son temps. C'est-à-dire qu'elle ne veut pas percuter sa communication à lui, surtout dans la première année, qui est vraiment la plus importante du quinquennat, c'est celle où vous lancez toutes les réformes. Et surtout, elle n'a pas encore décidé très exactement ce qu'elle veut embrasser comme cause. Elle est en train d'y réfléchir. Il est question qu'elle parle avant l'été pour présenter... Alors, ce ne sera pas une fondation, ce ne sera pas une seule cause. Ce sera autour de l'enfance, du handicap, de ce qu'elle appelle exactement les vulnérabilités. Elle détaillera tout ça, mais pour l'instant, elle n'a pas encore défini.

Et elle veut qu'on lui laisse du temps. C'est quelqu'un qui est assez imperméable à la pression.

8:05
Présentateur

Incroyable, quand même, non ? Parce qu'il y en a de la pression. Elle a été alertée.

8:09
Invité

Alors, elle dit tout le temps, j'en ai vu d'autres. Voilà. Elle a connu ça, la pression. Elle a connu la pression sociale, le regard extrêmement violent sur leur couple. Aujourd'hui, c'est quelqu'un qui est devenu un peu hermétique à tout ça et qui ne veut pas faire de fautes, qui ne veut pas... Elle le dit tout le temps. Elle l'a dit, d'ailleurs, au micro de RTL aussi. C'est lui qui a été élu. Ce n'est pas moi qui ai été élu. Donc, elle sait qu'elle doit apparaître de façon pointilliste, impressionniste, et qu'elle ne doit surtout pas être omniprésente. De ce point de vue, pendant la campagne, elle était presque trop présente.

C'est pour ça qu'il y a eu un mouvement de recul très net en termes de communication dès qu'ils sont arrivés à l'Elysée.

8:42
Présentateur

Vous l'avez dit, elle peut prendre du temps pour choisir ses causes. Il y a quelques semaines, début avril, on l'a vu à Rouen, vous l'avez dit, auprès d'enfants autistes.

8:50
Locuteur 8

Moi, je suis simplement là pour s'adouler une initiative.

8:53
Locuteur 3

Est-ce qu'il est prévu à l'Elysée de recruter des personnes trisomiques, par exemple ?

8:57
Locuteur 8

Alors, pour l'instant, on a des stagiaires qui viennent effectivement. Après, oui, mais ça, il faut que je voie avec la secrétaire d'État dans quel cadre. Pour l'instant, on a des stagiaires qui sont là et ça se passe très, très bien. Et c'est fou ce qu'au sein des équipes, ça donne un autre esprit. On voit la vie un petit peu autrement. Et ça nous aide parce qu'on est quand même très souvent avec des œillères. Et ça nous ouvre. Elle a un discours aussi très empathique

9:21
Invité

qu'apprennent aussi les Français. Oui, mais c'est un petit peu le... On dit souvent qu'Emmanuel Macron ne mène pas à une politique pas assez sociale. Et on peut se demander dans quelle mesure la dimension sociale n'est pas un petit peu occupée par la Première Dame. Et d'ailleurs, certains conseillers de l'Elysée le théorisent en disant François Hollande et Nicolas Sarkozy, avant, avaient une approche maternante de la fonction présidentielle. Emmanuel Macron, lui, a une vision paternante. Le côté maternant serait occupé par Brigitte Macron, en tout cas dans leur esprit. C'est un peu ce qu'ils essayent de faire. Pierre ?

9:52
Locuteur 2

Elle est présente aussi dans un certain nombre de rendez-vous politiques. Elle est à côté de lui. On l'a vu dans l'interview Bourdin-Plenel. Juste après, ça dure juste 4 secondes. C'est elle qui donne la première note.

10:04
Locuteur 5

Ça va ? C'est clair ?

10:08
Locuteur 2

Voilà. C'était très bien. On peut discuter. Mais c'est bien. Moi, ça m'a frappé de... Vous avez évoqué son rapport avec un certain nombre de ministres avec lesquels elle a énormément dialogué. Blanquer en tête. Il parle littérature. Il parle du travail scolaire et des réformes éventuelles. Ou en tout cas, elle dialogue avec lui. Moi, ça m'a frappé dans le dîner cinéma qu'ils ont donné jeudi dernier. Il y avait 120 professionnels. Il n'y avait pas que des comédiens. Il y avait des gens venus de toutes les professions, de toutes les générations et même des étrangers. Ils sont partis tous les deux. Alors qu'ils revenaient des États-Unis, au bout de 20 minutes, ils ont quitté leur table.

Ils ont chacun séparément fait 7 ou 8 tables. Et ce n'était pas juste parlez-moi de votre métier comme ont fait tant d'autres premières dames. C'était, comme elle est cultivée et qu'elle s'intéresse à beaucoup de choses, elle dialoguait énormément. Et les gens sont repartis aussi heureux d'avoir parlé avec elle qu'avec lui.

11:00
Invité

Vous savez, un des cœurs du réacteur politique chez Emmanuel Macron, c'est les fameux dîners du lundi soir à l'Élysée. Souvent, le lundi soir, ce n'est pas systématique, mais quasi systématique, il y a un dîner dans le salon des ambassadeurs. Vous avez le Premier ministre, Griveaux, Castaner, quasiment que des hommes, effectivement, François Bayrou, Gérard Collomb, etc. La seule femme jusqu'à maintenant, en tout cas, dont on avait appris la présence, c'était Marielle de Sarnez. Et en fait, Brigitte Macron est présente. Elle n'est absolument pas la muette du serail. Elle n'est pas là pour passer les plats, le sel, etc. Elle intervient.

C'est-à-dire que dès qu'une question, c'est exactement ce que vous décrivez, quand une question lui est posée, y compris politique, elle répond et elle met les pieds dans le plat l'hiver, franchement. Mais c'est vrai ce que dit Pierre. Elle a ce côté, elle s'est pris le rôle d'empathie, en fait. Même quand elle parle de Mélania Trump, je trouve, et qu'elle a eu ces quelques mots pour dire Mélania est quelqu'un de charmant, de drôle, d'intelligent, qui n'a qu'une envie, c'est de rire. Je pense que ça va lui revenir aux oreilles. Je pense que personne n'a dit ça d'elle depuis que Donald Trump est en poste. Ça casse complètement l'image de Mélania. Complètement.

Alors Brigitte Macron, c'est aussi la maîtresse des horloges. Pour employer une expression chère à Emmanuel Macron, elle régule l'emploi du temps et l'hygiène de vie du président. On l'avait déjà vu dans le doc de Yann Lénoré, le candidat veillait à ce qu'il ne mange pas trop de chocolat. Dans votre article, elle fait attention à ce qu'il ne se casse pas son corps et son mental, vous dites un habitué de l'aile madame. Les amis ont remarqué que les SMS arrivaient un petit peu moins tard sur les téléphones portables pendant un temps. Ça a repris dernièrement, 3h du matin en moyenne. Bref, une hygiène de vie remarquable.

Comme en témoigne cette petite tranche de vie privée qu'Emmanuel Macron a mis en ligne dès son arrivée à Washington. C'était lundi dernier. Regardez.

12:42
Locuteur 6

Vous avez un peu beau. Une 10 minutes. Tu veux qu'on se lave les mains ? On va marcher ? Ok, on fait comme ça.

12:48
Invité

Même là, il ne se lâche pas. On va se laver les mains à deux. Alors, on voit bien, elle veille sur lui. Mais vous dites, elle veille sur lui, il veille aussi sur elle, énormément. Oui, il fait attention parce qu'il sait quand même que sa femme a été extrêmement attaquée sur son âge, sur son physique, sur... Il y avait des gens, vous regardez sur les réseaux sociaux, c'est complètement hallucinant le nombre de fake news. Il y a des gens quand même qui lui ont prêté une liaison avec Omar Sy. Enfin, je veux dire, il y a des choses complètement hallucinantes.

13:17
Présentateur

À Emmanuel Macron ou à Brigitte Macron ? À Brigitte Macron.

13:21
Invité

Et donc, c'est d'une telle violence qu'il est conscient qu'il doit la protéger. C'est aussi pour ça qu'il le fait. Et c'est vrai que tous les gens qui les côtoient, ce n'est pas seulement en public. On a vu cette image du fameux baisemain sur les pelouses de la Maison Blanche, dont on peut d'ailleurs se demander si ça n'a pas blessé Donald Trump quand même au moment où lui est accusé d'avoir des relations un petit peu avec... Et a du mal à attraper la main. On peut se demander si la scène des pellicules n'est pas polie. Parce que c'était quand même juste après. C'est assez... Voilà, il y a un petit concours de testostérone. On peut raisonnablement s'interroger. Les pellicules.

La petite scène des pellicules. C'était juste après.

13:54
Locuteur 4

Ça, c'était le baisemain juste avant.

13:56
Invité

C'était juste avant. Donc, on peut s'interroger. Bon, je ne veux pas faire de la psychologie de bazar, mais quand même, le lien entre les deux est assez amusant. Donc, oui, il la protège, y compris en privé. C'est-à-dire que tous les proches... Moi, j'ai interrogé énormément de proches, des gens qui ne veulent pas apparaître, qui ne parlent qu'en off. Ils disent, mais vous n'imaginez pas, au quotidien, y compris dans un dîner, il lui prend la main, il tire la chaise pour qu'elle puisse s'installer. Et Marlène Schiappa m'a dit une phrase assez drôle. Elle dit la phrase que le président prononçait le plus pendant la campagne, quand il était candidat, c'est « Où est Brigitte ?

» Voilà, il la cherche tout le temps. Il cherche l'approbation du regard. Et la seule fois où il sort de ses gonds, c'est lorsqu'il y a des rumeurs sur son homosexion. Et la raison pour laquelle il est dément quand il va au théâtre Bobineau pour expliquer que non, il n'a pas de liaison avec Mathieu Gallet, etc., ça pouvait lui porter préjudice politiquement pendant sa campagne. S'il le fait, ça n'est pas, à l'époque, pour lui, il le fait pour elle. Parce qu'en fait, la blessure, c'est pour elle. Et on m'a dit qu'il y avait une deuxième fois aussi où il s'était énervé.

C'est quand Jean-Marie Le Pen avait tenu des propos en disant « De toute façon, il ne peut pas comprendre la France parce que c'est un homme qui n'a pas d'enfant. » Et la raison pour laquelle il était sorti de ses gonds et qu'il était rentré dans la tronche de Le Pen en disant « Mais vous savez, j'ai des enfants de cœur. » Il avait répondu comme ça. C'était de la même façon parce qu'il considérait que c'était une offense qui lui était faite non pas à lui, mais à sa femme. On regarde ce fameux extrait où il est question de ses rumeurs.

15:12
Locuteur 5

Si dans les dîners en ville, si dans les boucles de mail, on vous dit que j'ai une double vie avec Mathieu Gallet ou qui que ce soit. C'est mon homograme qui soudain a échappé.

15:30
Présentateur

Incroyable séquence, c'est vrai. On a été surpris d'ailleurs qu'il aille à l'offensive sur ce sujet-là. Il a fait d'une rumeur une information en l'évoquant.

15:37
Invité

Enfin, il a démontré...

15:38
Présentateur

Tout d'un coup, ça n'était qu'une rumeur qui était évoquée en sous-main. Il l'a évoquée publiquement.

15:43
Invité

C'était une manière de la tuer. Il fallait tuer cette rumeur qui de toute façon était vraiment en train non pas de gangréner sa campagne, mais c'était quelque chose qui était en train de s'incruster. Donc, il valait mieux l'affronter. Il y a les caches.

15:54
Présentateur

Dernier point, vous revenez sur l'effet personnel du couple Macron. Signe des temps, vous expliquez qu'ils s'acquittent de la quasi-totalité de leurs dépenses privées. François Hollande le faisait. Mais là, on connaît grâce à vous le détail. Du dentifrice jusqu'aux croquettes de Nemo, tout est payé personnellement par les Macron. Aucun meuble n'a été changé pour faire des économies, sauf le matelas, tout de même. Et le président, c'est l'usage, il ne l'a pas encore fait, doit s'acquitter d'une taxe d'habitation.

16:17
Invité

Absolument. Parce que moi, je l'ignorais et j'ai découvert en fait que les appartements privés de l'Elysée, qui sont au premier étage, soient sujettés à la taxe d'habitation. Donc François Hollande l'a payé avant. Donc là, c'est François Hollande qui va cette année faire... Oui, puisqu'il habitait à l'Elysée au premier janvier 2017, comme toute personne qui paye la taxe d'habitation et qui va prendre son chéquier du crédit agricole de Corrèze, il va signer un petit chèque. Et l'année prochaine, à la rentrée, ce sera Emmanuel Macron.

16:42
Locuteur 4

En fait, tout est pris en charge, l'entretien, sauf la taxe d'habitation sur les appartements privés de l'Elysée. Voilà.

16:47
Invité

Alors, il était question... Est-ce qu'on l'ignorait ?

16:49
Locuteur 4

C'est pris en charge par l'État ? Depuis Sarkozy, je crois.

16:52
Invité

Alors, je n'ai pas réussi à démêler ce que faisait exactement Sarkozy, parce que, vous vous souvenez, il y avait eu une polémique, c'est pour ça que ça a été clarifié par la suite, sur la carte bleue qui avait été attribuée à Cécilia Sarkozy. Et donc, dans la foulée, Nicolas Sarkozy, c'est lui qui avait décidé que les cons de l'Elysée seraient soumis au contrôle de la Cour des comptes. François Hollande, en arrivant, a décidé de maintenir évidemment ça. Et lui, ça quittait de tous ses frais personnels, et même y compris quand il fait une escapade privée avec les moyens de l'État, avec un Falcon, il rembourse sur une base forfaitaire. Alors, évidemment, c'est sans commune mesure.

Pour vous donner une idée, quand le président se déplace en Falcon à titre privé pour aller au Touquet ou qu'il prend un hélicoptère, ça coûte 4 à 5 000 euros, à 6 000 euros en fonction de l'heure, quand même. Il rembourse sur la base d'un vol commercial. C'est grosso modo 170, 180, donc sans commune mesure. Avec la dépense réelle. Est-ce qu'on peut le lui reprocher ? Il n'a pas vraiment le choix. Ce n'est pas des questions de sécurité, mais bon, c'est sûr que c'est sans commune mesure.

17:45
Présentateur

Merci beaucoup, Nathalie Chuc. 5 sur 5 de Maxine Suitec.