Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewRMC (sur YouTube)· 8 avril 2026 27 min

France TV : "1 milliard € au privé, 9.000 salariés très bien payés !" selon Charles Alloncle

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je ser curieux qu'il nous puisse nous dire réellement en réalité ce que ça commission d'enquête, il y a eu 230 personnes auditionnées quand même a permis de révéler sur le fonctionnement de l'audiovisuel public parce que moi je ne je ne sais toujours pas. Alors qu'est-ce que vous avez révélé ? Moi, j'ai pas de doute sur la qualité les compétences journalistiques de Patrick.

Je pense qu'il a été parfaitement conscient et au courant des révélations faites. La première révélation qui pour moi est le cœur de sa commission d'enquête, c'est les conflits d'intérêt qui minent l'audiovisuel public avec les sociétés de production privée. Ce qu'il faut que les Français sachent, c'est que France Télévision attribue près d'un milliard d'argent public chaque année à des sociétés de production privées pour produire les propres contenus de France Télévision.

Alors que France Télévision dispose de 9000 salariés, payé en moyenne 72000 € par an qui les situe dans les 9 % des Français les mieux rémunérés chaque année. Bonjour monsieur le député Charles Loncle, merci de votre invitation. Bonjour, c'est on a mis une petite musique de cirque.

Le cirque se termine aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Alors je vois que vous faites pas exception avec l'ensemble de la classe médiatique qui par corporatisme préfère discréditer ses 6 mois de révélation de de commission d'enquête. Je je vais pas rentrer dans dans la polémique mais si je suis là déjà, merci pour votre invitation.

J'ai fait très peu de médias d'ailleurs ces dernières semaines et ces derniers mois pour me consacrer vraiment sur le fond. On a fait un peu plus de 70 auditions, on a écouté près de 300 personnes. Je crois qu'il y a eu beaucoup de révélations qui ont été faites et donc je serais ravi de répondre à à l'ensemble de vos questions.

Mais j'ai l'impression quand même Charles à l'oncle que vous êtes tout seul. Même le président de la commission sur le deux visuel public, monsieur Jérémy Patrieletus euh vous accable. Il était sur une radio concurrente en début de semaine pour dire que finalement vous aviez transformé cette commission en tribunal politique.

Comment ça se fait que vous vous retrouvez alors vous avez parlé de la classe médiatique mais un peu tout seul ? Vous avez le service public contre vous, mais vous avez même le président de votre propre commission qui vous critique. Oui, vous savez, moi je vais je vais refuser de tomber dans ce piège, de commenter les critiques des uns et des autres parce que tout ça est fait à quelques jours du vote du rapport pour éviter de parler du fond, pour éviter de parler des révélations, pour éviter de parler de tout strike qu'on a mené qui a permis au fond de lever le capot sur les 4 milliards d'euros d'argent public dépensés chaque année pour l'audiovisuel.

On ne quand on parle et qu'on répond aux attaques, on ne parle pas par exemple des conflits d'intérêt qui minent l'audiovisuel public. On a pu le voir, il y a des dirigeants de France Télévision qui basculent dans des sociétés de production après avoir empoché des chèqus très importants d'indemnité, de licenciement. Ça a été l'une des révélations de de cette commission d'enquête.

On ne parle pas des abus sur l'utilisation de l'argent public, par exemple des suites dans des palces à Cann de Madame Ern et des dirigeants de de l'audiovisuel public qui ont donné lieu d'ailleurs à l'ouverture d'une d'une enquête du tribunal pour euh détournement de bien public et abus de bien sociaux. On ne parle pas de la burocraie. Pourquoi ?

Non mais pourquoi le président dit ça ? Pourquoi il parle de tribunal politique ? D'ailleurs, vous dites vote d'un rapport, mais c'est pas sûr que votre rapport soit voté vu l'ambiance.

En fait, tout ça pour vous dire que on est pour pour que les téléspectateurs et les auditeurs comprennent, on est à quelques jours d'un vote très important qui est le vote du rapport qui conclut ces 6 mois d'enquête de la commission. C'est la première fois que l'Assemblée nationale fait une commission d'enquête sur le sujet de l'audiovisuel public. Je m'en étonne parce que ça représente une somme très importante. 4 milliards d'euros d'argent public, c'est la moitié du budget du ministère de la culture quand on sait par exemple que pour la sauvegarde du patrimoine, on attribue seulement 4,5 % du budget.

D'accord. Mais si ce rapport n'est pas voté. Donc tout ça pour vous dire que plus on alimente des polémiques à quelques jours du vote du rapport, plus on crée un terro favorable pour donner des arguments aux 31 députés membres de la commission d'enquête de ne pas le voter.

Et je voudrais revenir sur ce rapport pour que les gens s'il n'est pas voté ce rapport, il termine aux oubliettes. Voilà qu'est-ce qu'il va devenir ? Ce n'est pas que le rapport qui ne sera pas publié, c'est l'intégralité des vidéos des auditions, des compte-rendus des auditions qui disparaîtront du jour au lendemain, notamment du site de l'Assemblée nationale et qu'on ne pourra plus exploiter.

Donc il y a un enjeu qui est immense, qui est énorme en ce moment, qui d'ailleurs est à la hauteur et à la proportion du déchaînement médiatique qui est en train de se produire en ce moment contre moi et contre globalement les travaux qu'on a fourni sérieusement depuis 6 mois puisque si le rapport n'est pas publié, on ne pourra plus diffuser et retrouver les vidéos de cette de ces 70 auditions. On ne pourra plus retrouver les compte-rendus de ces 70 auditions. On ne pourra même plus relayer des révélations et des propos qui ont été tenus dans le cadre de ces auditions sous peine de poursuite pénale.

Donc vous voyez, je voudrais simplement vous interpeller sur le fait que l'enjeu de jeter le discrédit dans ces derniers jours, la ficelle est quand même très grosse. Ils vont tous se déchaîner pour essayer d'obtenir un vote défavorable. Et moi, je veux pas répondre aux polémiques, je veux pas répondre aux attaques parfois très basses, je veux qu'on se concentre sur le fond et je suis là pour répondre notamment notamment à cette question.

Quelles sont les révélations ? Je sais que Patrick l'a posé. vraiment qu'on qu'on parle de ça et pas de la forme et pas des polémiques parce que Patrick était assis à cette même place et il a cette question à vous poser.

On va l'écouter. Je serais curieux qu'il nous puisse nous dire réellement en réalité ce que ça commission d'enquête, il y a eu 230 personnes auditionnées quand même a permis de révéler sur le fonctionnement de l'audiovisuel public parce que moi je ne je ne sais toujours pas. Alors qu'est-ce que vous avez révélé ?

Moi, j'ai pas de doute sur la qualité, les compétences journalistiques de Patrick. Je pense qu'il a été parfaitement conscient et au courant des révélations faites. La première révélation qui pour moi est le cœur de sa commission d'enquête, c'est les conflits d'intérêt qui minent l'audiovisuel public avec les sociétés de production privée.

Ce qu'il faut que les Français sachent, c'est que France Télévision attribue près d'un milliard d'argent public chaque année à des sociétés de production privées pour produire les propres contenus de France Télévision. Alors que France Télévision dispose de 9000 salariés, payé en moyenne 72000 € par an qui les situe dans les 9 % des Français les mieux rémunérés chaque année. Mais c'est dans son télé des charges.

La France Télévision a l'obligation de faire travailler des sociétés privées à hauteur de près de 300 millions. Et là on est sur près 900 millions. Donc on voit que ce qui est déchargé plus qu'explosé et que ces sociétés de production sont privées en profitent allègrement et ça donne lieu à des cas de conflit d'intérêt extrêmement préoccupants.

Je vous en citer des appels d'offre. Je vais vous non, il y a pas d'appel d'offre parce que malheureusement ce sont des offres considérées comme des œuvres de création et donc ça échappe aux procédures classiques de marché public, ce qui appelle d'ailleurs à beaucoup de schémas de déviance et à beaucoup de schémas de conflit d'intérêt. Donc je vais vous citer deux exemples.

C'est le cas par exemple de Nathalie Darigrand qui était directrice de France 5 qui a signé les contrats les parmi les plus importants de France 5 à une société de production privée Toger Media. Elle était donc elle s'est fait licencier de France Télévision. Elle a pris une indemnité de licenciement de près 400000 € pour se retrouver quelques mois après à la tête de cette même société de production privée.

Et pour autant, les les liens n'étaient pas brisés avec Francevision parce qu'elle a triplé le montant de contrat passé entre cette société de production et France Lévision. On a la même chose avec donc ça manque de garde fou en fait. Faudrait fixer des règles en la matière.

Ça manque de garde fou et on voit que l'argent public aujourd'hui est fait pour alimenter des contrats de société de production privée et moi je m'étonne que une grande partie de la gauche et des Macronil qui s'élève contre le risque de privatisation ne s'élève pas de la même façon contre la privatisation qui est en cours aujourd'hui chez France Télévision puisque l'immense majorité des contenus de France Télévision est délégué à des sociétés de production privée qui ont des intérêts financiers. Monsieur Niel et monsieur Pigas sont fondateurs et actionnaires de la première société de production privée Media One qui fournit euh des contenu de France Télévision à hauteur de 110 millions d'euros par an. Donc à nouveau, on va prendre un point de recul.

Quand on voit le monde, le filmton Post, le nouvel observateur, les jours, tous les médias de monsieur Niel et monsieur Pigas qui se déchaînent contre moi en ce moment pour essayer de me discréditer, il y a des intérêts financiers qui sont énormes dans l'affaire. Et plus je me suis intéressé à ces intérêts financiers, plus je me suis intéressé à ce milliard de contrats passés chaque année, plus j'ai subi des coups. Vous voudrez que le public produise tout ?

Parce que c'est étonnant parce que vu votre parcours politique et votre positionnement politique, vous êtes plutôt la droite libérale si je si j'ai bien compris. Euh ce procès que vous faites aux sociétés privées euh me me paraît assez incongru en fait parce que euh on peut on peut déléguer au privésalisme une partie de de du travail peut-être parce que ces outils privés euh font mieux que ce que pourrait faire le public. Mais c'est du copinage pur et simple.

Il y a aucune règle et aucun respect des marchés publics. On donne des contrats à des grosses sociétés qui sont détenues par quelques personnes qui ont un pouvoir médiatique mais qui fonctionne l'argent public. Je vais vous citer un exemple, c'est l'exemple par exemple de Nagi qui est coactionnaire de Big qui est la deuxième société à profiter des contrats de production chaque année à hauteur de près de 90 millions d'euros par an.

On a pu voir dans l'audit de production de NI que sur son sa simple émission, n'oubliez pas les paroles, il est rémunéré et bien l'équivalent d'000 % d'émission. Et dans le contrat dans l'audit de production, on a pu voir que il s'était versé une rémunération de près 400000 € supérieurs à ce qui avait été convenu au devis rapport de l'argent he puisqueil faut quand même rappeler que le service public et notamment France 2 est financé en partie par de l'argent public, l'argent de nos impôts mais aussi par la publicité et Nagi est d'ailleurs programmé au moment où il y a la publicité. Donc il doit faire de l'audience pour apporter de l'argent.

Il rapporte de l'argent. C'est d'ailleurs ce qu'il vous a expliqué lors de cette audition. Non mais pardon le le rôle de cette commission d'enquête cétait d'enquêter il y a des soupçons de favoritisme énorme qui ont d'ailleurs valu une condamnation à Nagi à sa société de production dans les années 90 c'était une condation pour comportement déloyal et favoritisme avec France Télévision on était dans les années 90 c'était la fameuse affaire des animateurs producteurs, des voleurs de patates.

Il y avait Jean-Luc de la rue et il y avait Arthur et on voit que 30 ans après, on n pas retenu les leçons de cela. Si je vous cite cet exemple, c'est parce queon voit aussi que euh l'ancien numéro 2 de Big, Takil Scandilis, a basculé de Big Société de production à France Télévision. Il est devenu numéro 2 de France Télévision et là dans les deux années où il est officié comme numéro 2, il a fait exploser les contrats de de Nagi qui lui-même est coactionnaire de la société de production depuis laquelle monsieur Candis venait.

Et ça ne l'a pas empêché de faire simplement ça. Il est resté 2 ans à la tête de France Télévision. Il a fait passer par exemple le nombre de primes de Nagi de 3 à 11 le samedi en l'espace de quelques mois.

Il est revenu. Il est revenu dans sa société de produiss de Nagi fonctionnent. Elles font de l'audience donc le le contrat est rempli en quelque sorte puisque c'est ce qu'on lui demande.

Quand vous voyez des clauses qui expliquent que les contrats passés par cet animateur producteur seront favorisés par France Télévision. Quand vous voyez les montants, les les montants sont quand même colossaux. C'est à peu près 2500 € pour 30 minutes d'émission.

Il y a 14 émissions qui sont produites chaque jour pour n'oubliez pas les paroles. Donc ça fait un montant de 35000 € par jour perçu par Nagi. Un montant sur juste sur une saison et une émission de n'oubliez pas les paroles, il y a 1500000 € pour vous.

Il est trop payé. Le rôle de cette commission d'enquête, c'est de voir à quel moment des personnes s'enrichissent sur le service public, sur l'argent des Français, sans garde de fou. sans marché public, sans respect strict des règles d'appel à concurrence.

Ça a été tout le rôle de cette commission d'enquête. Et vous voyez, plus je m'y suis intéressé, plus j'ai creusé les contrats passés et les absences de guerre de fou, plus on a commencé à se déchaîner et à me taper dessus. Donc voilà, je je vois aussi que le cœur de cette commission d'enquête a été la passation de ces contrats et il était temps une bonne fois pour toutes.

C'était la première fois qu'à l'Assemblée nationale, on s'intéressait à ça. Quand on parle de de l'argent des Français, c'est important de faire preuve de la de la plus grande vigilance. Moi, je je vais je vais vous dire, monsieur le député, je suis horrifié du nombre d'attaques que vous subissez.

Euh quand il y a eu les commissions Benala euh les commissions d'enquêt Benala, les commissions d'enquêtes sur le Covid, les commissions d'enquête sur le Médiator, sur la frute fiscale, tout le monde a considéré qu'il était légitime pour le parlement de s'intéresser à ces sujets. Quand vous euh vous vous intéressez à un sujet avec l'ensemble de la commission d'enquête qui est parfaitement légitime, quand vous mettez en lumière les sommes, les méthodes et cetera, et bien j'ai le sentiment que vous vous vous gênez une sorte d'état profond. Moi, ce que j'appelle la gauche culturelle, des gens qui se sont arrogés beaucoup de contrats, qui tiennent beaucoup de choses dans dans l'audiovisuel public, beaucoup de beaucoup d'argent public pompés.

Alors moi, je vais vous dire, je suis heureux que la commission d'enquête ait pu permettre de mettre en lumière des chiffres. On vous reproche d'être un juge. Euh vous considérez que vous êtes un parlementaire qui met en lumière des choses pour faire comprendre aux citoyens que je suis ou alors que vous êtes un juge ?

Dans commission d'enquête, je vous remercie pour votre question. Dans commission d'enquête, il y a enquête. Il faut que les Français comprennent que c'est pas une table ronde.

Le rôle de l'Assemblée nationale, c'est défini dans la constitution, c'est d'évaluer les politiques publiques et de contrôler l'action du gouvernement. C'est d'ailleurs un rôle que les députés, un procureur d'ailleurs ou un procureur mais ni l'un ni l'autre. Je suis un parlementaire qui effectue sa mission inscrite et consacrée dans la constitution qui est d'évaluer les politiques publiques et de contrôler l'action du gouvernement.

Bien souvent, les députés se sont rédués une seule et simple mission de lever la main dans les mycles pour voter les lois. Ils ont oublié l'évaluation des politiques publiques. Ils ont surtout oublié comment on pouvait remettre de l'efficacité dans les dépenses publiques et dans les impôts des français.

Pour une fois qu'on sait ce que les parlementaires font parce qu'on le regarde pas mal. Fatima, vous vous dites que votre rapport risque d'être enterré parce que finalement tout le monde se ligue contre vous, mais est-ce que votre rapport ne risque pas d'être enterré à cause de vous ? dans le sens où moi ce que j'entends quand j'entends le Jérémy Patrier le comment le président Jertu président de la commission le président de la commission qui prend des distances avec vous ce qu'il vous reproche ce n'est pas ce que vous dites c'est finalement aussi votre style l'idée que vous ne vous mettez pas au service d'une cause mais vous avez mis cette cause à votre service pour vous créer un nom pour devenir finalement un personnage.

Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui qui vous reprochent cela justement ? Moi, vous savez, je pense que je n'avais rien à gagner à tout ça. Quand on regarde de près les 4 milliards d'euros d'impôts des Français qui sont consacré à l'audel public, vous pouvez être sûr que vous allez vous mettre toutes les chaînes publiques à dos.

Ça a été le cas depuis le premier jour. Vous allez vous mettre à dos aussi tous les actionnaires et fondateurs de société de production qui prennent 1 milliard d'euros d'argent public chaque année par France Télévision. C'est le cas de monsieur Niel, de monsieur Figas qui lors de leur audition se sont déchaînés par des outrances verbales et une forme de violence aussi dans le cadre de cette audition.

Alors que on a auditionné nombre de patrons d'entreprise qui se sont parfaitement tenus et ont gardé leur sang frroid, je n'avais rien à gagner. Je pense que aujourd'hui, vous le voyez, dans cette dernière ligne droite, juste avant le vote du rapport, vous pouvez voir une bonne partie de la presse publique subventionnée et aux ordres de monsieur Niel et monsieur Pilia se déchaînaient contre moi. Donc, je savais que je n'avais rien à gagner, mais je pense que c'est salutaire.

C'était la première fois que l'Assemblée nationale ouvrait le capot sur l'utilisation de ces 4 milliards d'euros d'argent public. Il faudra le faire pour bien d'autres politiques publiques, pour bien d'autres dépenses, pour bien d'autres institutions, au comité, commissariat parce qu'on est en train de se déclasser, on est en train de perdre en souveraineté. Les intérêts de la dette en France nous déclassent.

Ça va nous coûter dans quelques mois, quelques années 100 milliards d'euros par an. Donc si on ne fait pas euh euh une sorte d'électrochoc pour retrouver de l'efficacité dans la dépense publique, si on ne dit pas au français "Demain, vous allez payer moins mais vos services publics vont se porter mieux parce queon va arrêter avec la bureaucratie, on va arrêter avec le les conflits d'intérêt, on va arrêter avec les dépenses inutiles, on narrivera pas à sauver notre pays." Donc j'assume de prendre ce risque là.

J'assume que matin, midi et soir, on on me casse, on essaie de me discréditer parce que je m'attaque aussi à des gens qui possèdent des médias très puissants et qui feront tout aussi pour ne me donner une image qui discréditera à la fin le le rapport. Mais je pense honnêtement que cette salubrité publique. Euh, une dernière [grognement] question parce que vous faites partie d'une famille politique a toujours tapé sur l'audiovisuel public de gauche, l'UDR qui a comme objectif, si jamais ils arrivent au pouvoir, de privatiser les services publics.

Donc, vous êtes parti avec un biais, un biais idéologique et une idée en tête. Donc finalement, vous êtes venu vous faire le service public de gauche et vous avez que vous estimez de gauche et vous avez pris le biais des dépenses publique et de laallocation des 4 milliards pour vous dire je vais me faire l'audiovisuel public. Absolument pas.

Depuis le premier jour de homme de droite qui pense que l'audiovisuel public est de gauche. Depuis cette première conférence de presse, cette première audition de la commission d'enquête il y a 5 mois, j'ai rappelé publiquement que je croyais aux missions précieuses de l'audiovisuel public et que le rôle de cette commission d'enquête, c'était de jeter un projecteur cru sur les dérives, sur les dysfonctionnements pour mieux sauver l'audiovisuel public. Aujourd'hui, il est menacé de disparition.

Aujourd'hui, on a 81 millions d'euros de déficit qui ont été cumulés depuis 2017 par France. une trésorerie qui est passée de plusieurs dizaines de millions d'euros qui est devenue négatif chez France Tévision et des capitaux propres qui sont inférieurs à la moitié du capital social. Selon la Cour des comptes, France Télévision est menacé de fate et de disparition.

Moi, je crois au services public. Je crois à ces missions précieuses et je pense que la seule façon de les sauver, c'est de créer un électrochoc, que les dirigeants de l'udel public se rendent compte de ces turpitudes pour une bonne fois pour toutes mettre en place de recommandations et le sauver. Je ne me suis jamais prononcé pour la privatisation.

Peut-être une différence que j'ai avec un certain nombre de personnes de mon camp politique. Mon seul rôle depuis le début, c'est de mettre un terme définitif à ces dérives qui mine notamment les conflits d'intérêt qui min l'audiovisuel public. Alors, il y a un certain nombre d'entors au pluralisme, à l'honnêteté de l'information, à la neutralité qu'on a pu constater.

C'était l'une des trois dimensions de la commission d'enquête. Il faudra aussi les résoudre. Je veux pas être caricatural.

Moi ce qui compte pour moi c'est qu'à la fin dans les 4 milliards d'euros d'argent que les Français mettent chaque année, leur service public fonctionne davantage. Charloncle, vendredi à votre place, nous recevons Mathieu Pigas, l'un des actionnaires de Media One qui travaille pour le service public. Vous l'avez d'ailleurs auditionné récemment.

Si vous aviez une question à lui poser à Mathieu Pigas, moi j'aimerais simplement lui poser une question au-delà des outrances qu'on a pu voir notamment lors de son audition avec Zac Daniel, il y a plusieurs questions majeures auxquelles il n'a pas répondu. Il y a "Est-ce que Media One qui pourtant est détenu par un fond d'investissement américain qui est actionnaire majoritaire, pourquoi il ne veut pas fournir la preuve que KKR fond d'investissement américain est minoritaire ? Pourquoi est-ce qu'on a constaté dans les audits de production qu'il y a une surfacturation systématique de Media One dont Mathieu Pigas est fondateur de 10 points ?

Il y a un écart de 10 points entre la marge constatée à la fin et ce qui est initialement prévu par le devis. Pourquoi est-ce que monsieur Pigas a mis son groupe combat, un groupe médiatique dont il assume la bataille culturelle et politique ? Pourquoi il a mis le groupe combat à la tête et actionnaire du groupe Miaw One qui produit des émissions du du service public ?

Pourquoi par exemple le groupe Media One invite Mathieu Pilas et Xavienal ? Xavienal par exemple pour faire la promotion de sa freebox sur une émission du service public. C'est autant de questions très importantes parce que Media One, je le rappelle la première société de production qui bénéficie des contrats avec France Tévision, c'est 110 millions d'euros par an et malheureusement je suis très déçu mais on n pas eu la réponse à ces quatre questions fondamentales.

Peut-être qu'il pourra vous répondre. Merci. On on va on parle avec Antoine Diers avec Fatima Bounois et Didier Girau.

Mais je voudrais qu'on accueille Lionel. Lionel de Gironde. Bonjour Lionel.

Oui, bonjour les grandes gueules. C'est vous le gagnant Europa Park camarade ? Ah super, merci R.

Bravo. Mais je vous en prie Lionel. Donc vous gagnez quatre places séjour de 2 jours à l'Europa Park.

Ah génial. Vous vous le connaissez ou pas l'Europa Park ? Non pas du tout pas du tout pas du tout.

Et ben vous allez vous régaler sans attraction. Le nouveau quartier qui est dédié à la principauté de Monaco. L'univers aquatique rue l'Antica.

Voilà vous allez vous allez apprécier tout ça Lionel. Et ben merci beaucoup les grandes Google. Merci RMC.

Continuez comme ça. Merci mon cher Lionel. À bientôt.

Profitez bien sur RMC. Gagnez votre séjour à Europa Park Resort. Plus de 100 attraction et spectacle.

Un nouveau quartier dédié à Monaco et rue l'Antica l'univers aquatique. [grognement] Charla l'oncle qui vient de de nous quitter. C'est la dernière journée d'audition là tout à l'heure à l'Assemblée nationale où il reçoit d'ailleurs la présidente de France Télévision Delphine Airne.

Qu'est-ce que tu as pensé de de ces explications de de tout ce qu'il a dit Didier Girot ? Cherloncle. Bah moi je c'est des sujets qui sont quand même un peu loin de moi et je trouve que ça cette commission d'enquête, elle a le mérite d'exister.

Enfin, on peut pas à ce micro dire que l'État est incapable de se réformer, que l'État gaspille le pognon public et ne pas soutenir ce genre d'action. Alors après qu'il y ait des pressions que euh qui fasse un peu de politique, ça enfin je veux bien l'admettre mais tu vois moi ce que j'attends c'est la suite quoi. Parce qu'on a beaucoup parlé de qu'est-ce qui se passe si son rapport est pas voté mais on a pas parlé de qu'est-ce qui se passe si son rapport est voté.

Ça sera suivi de quels effets ? Est-ce que ça va réformer le système ? Est-ce que est-ce que France Télévision arrêtera de payer deux fois une fois à travers ses 9000 salariés à 72000 € et une fois par les boîtes de prod privé ?

Enfin, tu vois, c'est ces questions là que j'ai moi. C'est c'est ce rapport, il enclenche quoi derrière dans la scène gestion du pognon public ? Et du coup, si ça marche, à quand la commission d'enquête sur le fonctionnement de l'hôpital public ? la commission d'enquête sur le fond des établissements péniters à quand les commissions d'enquête sur la réforme de la sécurité dans notre pays enfin tu vois il y a un moment donné on peut pas hurler pendant des mois à ce micro l'argent public est mal utilisé et ne pas soutenir ce que font des députés même s'ils font un peu de politique à travers ça quoi.

Moi je trouve que c'est essentiel dans la vie d'un député. C'est pas que voter les lois, c'est pas que voter des budgets, c'est aussi s'assurer quand ça dysfonctionne qu'on utilise le pognon public correctement. Parce que je pense que c'est un sujet qui finalement touche les Français en dehors de l'acceptation de l'imposition.

C'est comment on dilapide leur argent dans des conneries. Moi, je suis entièrement d'accord avec toi Didier et j'irai même plus loin. Je suis aurri complètement fasciné par la violence des attaque contre ce député qui fait son travail.

Il y a des pressions dingues. J'imagine que les membres de la commission qui doit voter le rapport, voire même le président, j'imagine, subissent des pressions à leur tour. Vu le niveau des pressions, c'est qu'il touchent au bon endroit.

Sauf qu'il faut quand même préciser une chose et c'est un peu le côté incongru de ces commissions, c'estàd qu'ils sont pas tous du même bord politique. C'estàd que le président il est horizon donc Édouard Philippe et Charles Lonc il est Éici il est UDR. Donc déjà tu mets tu as un tandem en fait qui politiquement n'est pas d'accord aussi c'est aussi l'équilibre.

Voilà. Bah oui, mais c'est enquil mais finalement tu les as vu souvent se critiquer, se répondre et on était loin quand même du problème parce que le problème c'est pas leur c'est pas leur discord. On s'en fout qu'il pensent pas la même chose.

Ce qui nous intéresse c'est précisément que fait-on des 4 milliards d'euros qu'on donne à l'ulté publique ? Le pardon la diversité d'opinion est une garantie de la qualité du travail de la commission. Je te je te comprends pas làdessus parce que il y a eu des questions il y a eu des questions de la gauche.

Tu avais Hercilia Soudé qui essay de poser des questions. C'était pas très intéressant et cetera. Moi, je parle du président du rapporteur où parfois on assistait à un spectacle le le spectacle de leur dispute en direct, je trouve que ça n'avait aucun intérêt par rapport à l'objet de la commission.

Franç regard intégralité les auditions. D'accord. Je regardé beaucoup.

Le président me semblait vouloir retenir le rapporteur lorsqu'il posait des questions et je me demande quelle pression peut subir ce président pour tenter de limiter l'action d'un rapporteur. Mais si tu veux Charlin Lon qui a un truc qui le disqualifie d'autorité par rapport à certains, c'est qu'il fait partie de l'UDR d'Éric Sioti qui est proche du Rassemblement national. Donc certains milieux, c'est une disqualification politique et donc c'est pour ça que j'ai posé la question sur le le bioidéologique.

Voilà, c'est aussi pour ça qu'il est régulièrement dans la ligne de mire de certains médias ou de ou de certains auditorialistes. Non mais mais ça pose un problème parce que si on si on discrédite il alors qu'il est élu et qu'il fait son travail autant élu que Jérémy Patrier l'U. Exactement.

Alors madame a souder le le problème que ça nous pose. Si on discrédite un rapport à cause du rapporteur, faut le faire avant parce que là on va pas travailler pendant 6 mois auditionner 230 personnes et puis au moment où le rapport est voté les gens découvrent que ah non c'est problématiqu sinon on est vraiment la France Pénélope. C'est quoi la France Pénélope ?

C'est Pénélope qui attend Ulis et pour gagner du temps, elle fait son tricot, elle détricote, elle refait. Nous, on fait la même chose avec les rapports. Donc, on dit "Il y a un problème, on va faire un rapport, on va oublier le rapport, cacher le rapport.

Dans 3 mois, on redécouvre le problème, on refait un rapport, on recache le rapport sur tous les sujets. C'est ça et ça ça mais moi je veux bien mais je trouve que ça nous rend fou personnellement et et nous on va commenter ça. Moi, je vais pas rester fun longtemps avec vous, je ne vais pas commenter parce que ça m'a rappelé des souvenirs lorsqu'il parlait des des animateurs producteurs.

Cette histoire de la rue de la rue, il est décédé il étai ils étaient au griolon. C'était à l'époque c'était Jean-Pierre le Cabache, patron de France télévision et et les Guignoles qui appelaient ces gensl voleurs de P. Donc, on avait déjà cet imaginaire là, c'était les années 90.

J'étais jeune, j'étais à la maison chez mes parents, je regardais, on reparle de ça, c'est toujours pas réglé pour moi. Un problème ça en en vrai, un problème dont on parle tout le temps, c'est plus un problème, c'est une structure. Je pense je pense que Charles Loncle l'a réussi à faire émerger le le sujet que le rapport soit voté au Là il y a rien de nouveau dans ce qu'il découv il y a beaucoup de français il y a beaucoup de français qui découvrent les chiffres grâce au nouveaux médias au fait que ça puisse être mis sur les réseaux sociaux et qui vont commencer à se dire e oh il y a pas gabg d'argent public alors qu'il y a plus une tune et qu'on peut pas baisser le prix du carburant parce qu'on a pas d'argent et la Fatima là où les gens vont quand même s'interroger c'est et à mon avis c'est l'interrogation principale c'est pourquoi pas de pourquoi ne pas faire appel à des sociétés privées.

D'ailleurs, lui-même devrait plutôt le défendre puisque c'est un libéral et cetera. Mais alors, comment ça se fait qu'il y a 9000 salariés à France télé ? En fait, il y a à la fois 9000 c'est qui est de à la fois 9000 salariés à France télé et en même temps, il y a ce recours aux sociétés privées avec des sommes assez assez importantes.

Ce qui doit ressortir des de toutes ces auditions sur le rapport, c'est peut-être faire des économies mais c'est dire quel est le rôle aujourd'hui de de de l'audiovisuel public ? Voilà. Est-ce qu'il faut privatiser des chaînes ? parce qu'on doit en garder quelquesunes.

Quelle est leur mission ? C'est ça si tu veux et pas uniquement pointer du doigt attaché au service public. C'est quel est le service public ?

Est-ce qu'on a besoin du service public ? Service public, on a besoin de 89 chaînes. Une chaîne qui doit être uniquement regroupée toutes les toutes les stations régionales.

Une chaîne uniquement dédiée à la pédagogie, à la culture, au voyage comme peut être France 5. Tu vois, c'est ça. Est-ce que le service public doit produire des jeux de Nagi ?

Est-ce que ce ce ne sont pas des choses qui pourraient être produites par le privé pour besoin des jeux de parce que c'est ça qui fait rentrer des sous parce que il y a une partie du service public est financé par la pub. C'est peut-être ça le problème. Est-ce que le service public doit être financé par la pub ? [musique]