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ChroniqueFrance Inter (sur YouTube)· 1 janvier 2025 3 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsBudget & impôtsRetraitesImmigration & asile

Les vœux du président et l'année politique - L'Edito Politique

Au micro : Patrick CohenSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 50 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Parlez-nous des voeux du président de la République, les huitièmes d'Emmanuel Macron.

  • 2:23OuverteRéponse directe

    Vous ne nous avez pas parlé du « mea culpa » du président sur la dissolution ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron hier soir a pris acte de sa perte de pouvoir ou du moins de son impuissance politique. »
  • 0:40PrésentateurPromesse
    « sans annonce de réforme ni cap budgétaire clair, croissance assurée et finance tenue, j'y veillerai, dit seulement le chef de l'État, en surplomb. »
  • 0:54InvitéPromesse
    « Il a tout de même promis des référendums, je demanderai aux Français de trancher sur des sujets déterminants, a-t-il dit ? »
  • 2:31PrésentateurFait
    « Je veux bien reconnaître que la dissolution a apporté davantage de division que de solution, dit pudiquement celui qui l'a justifié en promettant l'inverse. »

Temps de parole

  • Présentateur93 %
  • Invité7 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

L'édito politique Patrick Cohen, parlez-nous des voeux du président de la République, les huitièmes d'Emmanuel Macron.

0:05
Présentateur

Qui pour la première fois était littéralement des voeux d'ordinaire, hors cohabitation. L'exercice consiste à articuler un bilan avec des promesses d'action. Cette fois le bilan est pourri et les promesses impossibles. Emmanuel Macron hier soir a pris acte de sa perte de pouvoir ou du moins de son impuissance politique.

Pour 2025 il doit se contenter de formuler des souhaits d'unité, de compromis, de stabilité, des perspectives pour le quart du siècle à venir, horizon 2050, des merci à ses ex, Borne, Attal, Barnier, des meilleurs voeux à Bayrou, sans garantie sur l'avenir de ce dernier, sans plus de prise sur le cours de l'histoire, sans annonce de réforme ni cap budgétaire clair, croissance assurée et finance tenue, j'y veillerai, dit seulement le chef de l'État, en surplomb. Selon la formule définitive du communicant Robert Zarader, le maître des horloges est devenu le spectateur du sablier.

0:54
Invité

Il a tout de même promis des référendums, je demanderai aux Français de trancher sur des sujets déterminants, a-t-il dit ?

1:00
Présentateur

Le référendum, nous y revoici, ou de nouvelles conventions citoyennes, précisait l'Élysée hier soir. D'abord sur le plan intérieur, le référendum c'est l'une des dernières prérogatives à sa disposition dans les mois à venir, avec la nomination d'un premier ministre, mais je doute qu'il soit pressé de recommencer une quatrième fois en un an. Le référendum, Emmanuel Macron l'a souvent évoqué, mais celui qui s'est fait élire en 2017 sur la promesse d'un renouveau démocratique n'a jamais joint le geste à la parole, pas toujours de sa faute d'ailleurs. Il y a quatre ans, la droite sénatoriale fait obstacle à son projet d'inscrire dans la Constitution la lutte contre le changement climatique.

En 2023, c'est la gauche et la droite LR qui refusent de venir discuter à Saint-Denis d'un élargissement du champ du référendum aux questions de société. Le verrou de l'article 11 de la Constitution qui limite les consultations populaires à l'organisation des pouvoirs publics, à la politique économique, sociale ou environnementale du pays. Ce verrou est toujours là qui empêche de poser une question sur la fin de vie ou sur l'immigration.

Alors, un référendum sur le débat budgétaire ou sur la réforme des retraites, comme Emmanuel Macron l'avait évoqué lors de sa campagne de 2022, en clair un nouveau scrutin que le président est sûr de perdre, ou un sujet plus consensuel, une réforme des institutions, l'instauration de la proportionnelle, quelle que soit la question. En tout cas, on peut faire confiance aux oppositions pour ne pas se laisser court-circuiter et saboter toute chance de rebond présidentiel. Vous ne nous avez pas parlé du « mea culpa » du président sur la dissolution ? Vous l'avez entendu prononcer les mots « erreur » ou « regret » ? Non, non.

Je veux bien reconnaître que la dissolution a apporté davantage de division que de solution, dit pudiquement celui qui l'a justifié en promettant l'inverse. Hier soir, face à l'orage qu'il a déclenché, le président a fini par dire « il pleut » en priant, puisque ce sont des vœux, en priant que l'inverse se calme et que ces huitièmes vœux ne soient pas les derniers. Patrick Cohen.