GILETS JAUNES : MACRON FAIT APPEL À L'ARMÉE | GIBELIN ET L'AFFAIRE BENALLA
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Des moyens spécifiques seront donc déployés dès le week-end prochain avec, et cela a été annoncé lundi par le Premier ministre, des brigades anti-casseurs dédiées, l'usage de drones, l'usage de produits avec des marquages indélébiles, une zone de filtrage en amont et, le président de la République l'a indiqué ce matin, la mobilisation renforcée du dispositif "Sentinelle". »
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« Quand on met des "sentinelles" vis-à-vis du terrorisme, ça veut dire qu'éventuellement, ils peuvent se servir de leurs armes. Est-ce que ça veut dire que samedi, ils vont éventuellement pouvoir se servir de leurs armes, pour défendre des bâtiments ? Est-ce que ça veut dire que les Gilets jaunes, sont considérés comme des terroristes ? »
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« Pour l'avenir, dès samedi prochain, nous partons du principe que ces rassemblements sont des rassemblements d'émeutiers qui ne visent qu'à causer des troubles. Et donc, ils seront dispersés immédiatement, à la fois sur la base d'arrêtés d'interdiction, et le cas échéant sur la base de la notion d'attroupement en vue de commettre des violences. »
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« Quand vous venez, que vous applaudissez, que vous soutenez, que vous filmez, que vous souriez, que vous riez, que vous applaudissez à des violences, à des crimes, à des pillages, à des incendies, au fait qu'on frappe des policiers et qu'on veuille tuer, Vous n'êtes plus un manifestant, vous êtes un émeutier. »
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« Je le dis M. le président Legendre, et je le dis en connaissance de cause, Et en disant que ce choix, est un choix fort. La volonté, non pas de garantir, ou d'espérer garantir l'ordre public par des choix statiques, mais d'aller au contact et de faire en sorte que ces rassemblements ne puissent même pas se constituer. »
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« Officiellement, l'éviction du préfet Michel Delpuech, sanctionne des dysfonctionnements dans le maintien de l'ordre sur les Champs-Élysées, samedi 18 mars. »
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« Alexandre Benalla a été mis en examen hier pour "port et détention d'arme de catégorie B". Et pour immixtion dans l'exercice de fonction publique. Et violences volontaires en réunion sans incapacité. »
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« Le bureau du sénat s'est rangé à l'avis de la commission d'enquête. Le parquet sera saisi des 5 signalements. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L'utilisation des militaires pour maintenir l'ordre, les dessous de l'éviction du préfet de police de Paris, et la décision des sénateurs sur les poursuites judiciaires de l'Affaire Benalla, c'est dans le numéro 25 du Petit Coup de Bourbon. Et maintenant le recours à l'armée. La dérive autoritaire de l'exécutif n'a décidément plus de limites.
Voilà qu'il prend le risque de créer l'irréversible, de dresser durablement les Français les uns contre les autres, de faire couler le sang. – Des moyens spécifiques seront donc déployés dès le week-end prochain avec, et cela a été annoncé lundi par le Premier ministre, des brigades anti-casseurs dédiées, l'usage de drones, l'usage de produits avec des marquages indélébiles, une zone de filtrage en amont et, le président de la République l'a indiqué ce matin, la mobilisation renforcée du dispositif "Sentinelle", pour sécuriser les points fixes et statiques conformément à la mission du dispositif "Sentinelle". – Sécuriser les bâtiments, oui mais que se passera-t-il si des manifestants viennent au contact ?
Écoutons deux députés que généralement tout oppose. – Quand on met des "sentinelles" vis-à-vis du terrorisme, ça veut dire qu'éventuellement, ils peuvent se servir de leurs armes. Est-ce que ça veut dire que samedi, ils vont éventuellement pouvoir se servir de leurs armes, pour défendre des bâtiments ?
Est-ce que ça veut dire que les Gilets jaunes, sont considérés comme des terroristes ? Est-ce que vous vous rendez compte du message qu'envoie le gouvernement ? C'est des irresponsables ! – Les militaires ne sont pas faits pour maintenir l'ordre.
Ils peuvent assurer la sécurité de bâtiments bien sûr, mais quelle va être leur réaction si il y a des manifestants qui les approchent ? Ils ne sont pas, ni formés, ni dotés d'équipements de maintien de l'ordre. Donc, ils n'ont qu'une capacité, celle de répliquer avec leurs armes.
C'est une réponse, vous en conviendrez qui est ultime. – Même l'auteur de la loi anti-casseur, le sénateur LR, Bruno Retaillou, estime que le recours à l'armée est absurde. Voilà ce qu'il déclare dans une interview au "Point" de cette semaine : | [lecture de l'article] Mais pour l'exécutif désormais, il n'y a plus lieu de faire la distinction entre manifestants violents et manifestants pacifiques.
On écoute Laurent Nuñez à l'Assemblée, puis Christophe Castaner devant les sénateurs. – Pour l'avenir, dès samedi prochain, nous partons du principe que ces rassemblements sont des rassemblements d'émeutiers qui ne visent qu'à causer des troubles. Et donc, ils seront dispersés immédiatement, à la fois sur la base d'arrêtés d'interdiction, et le cas échéant sur la base de la notion d'attroupement en vue de commettre des violences.
Et nous les disperserons immédiatement, et si il le faut, nous interpellerons massivement. – Ce mouvement ne survit aujourd'hui que par la violence. Parce que sinon, il est effectivement réduit qu'à quelques milliers de personnes qui manifestent, qui empêchent, qui bloquent, mais ce n'est plus aujourd'hui un mouvementsocial revendicatif.
Il n'y a plus une seule revendication portée par ces 27 000 Gilets jaunes qui manifestaient la semaine dernière. – Dans cette nouvelle rhétorique, être présent sur les lieux d'une manifestation, c'est déjà être coupable ! Écoutez cette tirade de Benjamin Griveaux : – "Quand vous venez, que vous applaudissez, que vous soutenez, que vous filmez, que vous souriez, que vous riez, que vous applaudissez à des violences, à des crimes, à des pillages, à des incendies, au fait qu'on frappe des policiers et qu'on veuille tuer, Vous n'êtes plus un manifestant, vous êtes un émeutier. – Voilà que regarder, rire, applaudir, prendre en photo, deviennent des délits.
Badauds, passez votre chemin ! Car à tous, le 1er ministre promet du sang et des larmes. – Je le dis M. le président Legendre, et je le dis en connaissance de cause, Et en disant que ce choix, est un choix fort.
La volonté, non pas de garantir, ou d'espérer garantir l'ordre public par des choix statiques, mais d'aller au contact et de faire en sorte que ces rassemblements ne puissent même pas se constituer. – L'exécutif veut en finir avec la contestation sociale. Incapable de proposer une sortie politique ou institutionnelle à la crise desGilets jaunes, il tente d'incarner le parti de l'ordre et criminalise ceux qui le contestent.
Un jeu de posture peu crédible comme s'est plu à le souligner le patron des députés LR, Christian Jacob : – Je ne reviendrai pas sur le président de la République qui a choisi de passer son WE au ski, au moment où Paris brûlait ! – [Brouhaha] – Ni sur les soirées animées de votre ministre de l'Intérieur. Vous comprendrez que les Français soient atterrés par tant de légèreté, d'insouciance et d'incompétence. – Cible de toutes les critiques, Christophe Castaner est en sursis. – On a l'impression que c'est de la faute de tout le monde sauf de la faute du principal concerné.
C'est-à-dire que c'est de la faute du préfet, c'est de la faute de l'opposition, c'est de la faute des Gilets jaunes, c'est de la faute des Français, c'est de la faute des Russes, c'est de la faute des Martiens. – Et on ne peut pas à la fois s'afficher comme un fier à bras, dans les salles de commandements pour dire c'est moi le patron, et puis lorsque ça tourne mal, dire non, c'est pas moi qui commandait. – Le ministre n'a pas été digne de sa fonction et se défausse sur les responsables de la préfecture de police, c'est très lâche. – Monsieur Castaner avait déjà été auditionné à la fin de l'année dernière, après les premières violences qui avaient été déjà considérables.
Et ça devait être les dernières, samedi dernier, ce n'était pas le cas. – Écoutez, moi je crois qu'il partira de toute façon, la démission qui pourrait être demandée aujourd'hui, en réalité ne servirait à rien. Donc ce n'est pas la peine de perdre son temps et de s’époumoner de façon stérile.
On a dans les semaines à venir, vraisemblablement un remaniement ministériel. Madame Loiseau partira vers la liste des européennes, d'autres pourraient partir vers la campagne des municipales à Paris, donc il y aura un remaniement vraisemblablement plus large que prévu. Ben écoutez, comme le fruit paraît mûr, il tombera sans doute. – Il est l'homme des mauvais choix politiques.
Des mauvais choix du point de vue du maintien de la sécurité. Il est l'homme surtout qui n'assume pas les choix. On peut s'interroger au bout d'un moment est-ce qu'il n'y a pas, y compris presque une volonté gouvernementale, de mettre en scène ces violences, pour peut-être dire, la preuve que les Gilets jaunes ont tort, non pas parce qu'ils porteraient, on va en discuter de la justice sociale, mais parce qu'ils sont violents. – La République est entre chien et loup.
Chaque jour l'état de droit se voit d'avantage piétiné par un pouvoir prêt à tout pour se maintenir. C'est lui, et lui seul qui menace les libertés publiques. | Officiellement, l'éviction du préfet Michel Delpuech, sanctionne des dysfonctionnements dans le maintien de l'ordre sur les Champs-Élysées, samedi 18 mars.
Mais derrière ce limogeage, il y a une autre raison. Entendu par les sénateurs de la commission d'enquête sur l'ancien garde du corps du président de la République, le préfet Delpuech avait dénoncé à plusieurs reprises, les "copinages malsains" qui émaillaient cette affaire. Expression qui avait fortement déplu au sommet de l'état, et qui avait définitivement scellé le sort du préfet.
Coïncidence, le 15 mars, le directeur de l'ordre public, et de la circulation de la préfecture de police de Paris, Alain Gibelin, a été relevé de ses fonctions devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, il avait affirmé qu'Alexandre Benalla avait assisté à des réunions de sécurité pendant la période où il était officiellement suspendu. Version qui contredisait celle de l’Élysée. Il était ensuite revenu sur cette affirmation.
Plus ou moins spontanément. Alain Gibelin était par ailleurs le supérieur hiérarchique des 3 policiers mis en cause dans la transmission à Alexandre Banalla des images de vidéo-surveillance de la Place de la Contre-Escarpe le 1er mai. Depuis le début de l'année, Alain Gibelin était en congé maladie, victime d'un burn-out. | Alors qu'Alexandre Benalla a été mis en examen hier pour "port et détention d'arme de catégorie B".
Et pour immixtion dans l'exercice de fonction publique. Et violences volontaires en réunion sans incapacité, le bureau du sénat a rendu ce matin sa décision sur les différentes demandes de poursuites judiciaires qu'avait formulées la commission d'enquête parlementaire. Outre Alexandre Benalla et Vincent Crase, dont les déclarations ont été jugées susceptibles de donner lieu à des poursuite pour faux témoignages, le rapport de la commission reprochait à 3 proches collaborateurs du président de la République, d'avoir retenu une partie significative de la vérité.
Il s'agit d'Alexis Kohler, secrétaire général de l'Élysée, Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président, et du général Lionel Lavergne le chef du groupe de sécurité de la présidence. Autrement dit, la garde rapprochée d'Emmanuel Macron. Malgré les pressions, le bureau du sénat s'est rangé à l'avis de la commission d'enquête.
Le parquet sera saisi des 5 signalements. À l'évidence, la perspective d'une réduction du rôle et du poids du sénat, par la future réforme constitutionnelle, a eu raison de la prudence légendaire du Palais du Luxembourg. L'occasion était trop belle de faire la démonstration de l'utilité de la Chambre Haute. [Générique de fin]