Demain tous à l'électrique ? | Chaque voix compte -09/04/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 44 %Attaque 36 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les CEE sont-ils devenus un sujet politique ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement présente l'électricité comme un bouclier énergétique. Est-ce crédible ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Marc Ferracci, vous avez été ministre de l'Industrie. Quels sont les freins à l'électrification de l'industrie ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Martial You, le gain politique de l'électrification est-il complexe ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Stéphane Hisse, la France a-t-elle assez d'électricité pour l'électrification ?
- 22:00RelanceRéponse partielle
Martial You, les aides pour les pompes à chaleur sont-elles suffisantes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:00Marc FerracciChiffre
« L'Allemagne a aujourd'hui une électricité qui coûte quatre fois plus cher qu'en France. »
- 27:00Stéphane HisseChiffre
« 28 % des voitures neuves vendues en France depuis janvier sont des voitures électriques. »
- 32:00Stéphane HisseChiffre
« Il y avait 30000 bornes de recharge collectives sur tout le territoire en 2020, il y en a aujourd'hui 160000 et on en aura quasiment 400000 collectives en 2030. »
- 48:00Marc FerracciChiffre
« On taxe plus l'électricité que le gaz. L'accise dont vous parliez sur l'électricité, elle est à peu près deux fois celle qui pèse sur le gaz. »
- 54:00Sylvain MaillardFait
« On a fixé des règles claires. Ça sera sur la base du volontariat, toujours pour les salariés. Ils seront payés double ce jour-là. »
- 5:00Chiffre
« Trois Français sur quatre veulent pouvoir travailler le 1er mai. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale. Avec pour m'accompagner ce soir Julie Ruiz Pérez, journaliste au Figaro Économie.
Bonsoir Julie. Bonsoir. Merci d'être là au côté de Bertrand Perrier.
Bonsoir Bertrand. Bonsoir Adeline. Vous allez bien tous les ?
Très bien, merci. C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans Chaque Voix Compte, le retour de la fée électricité. Pompes à chaleur, voitures, camions électriques, fours électriques, le gouvernement présente son plan d'électrification pour réduire en fait notre dépendance au pétrole et au gaz dans le contexte du choc énergétique provoqué par les deux guerres du moment.
EDF a également un plan. Bref, l'électrification est devenue un enjeu politique autant qu'un enjeu industriel, climatique et évidemment un enjeu de pouvoir d'achat aussi. Mais pas sûr qu'il n'y ait que des gagnants.
Et nous en parlons ce soir avec vous, Marc Ferracci. Bonsoir. Bonsoir.
Ancien ministre de l'Industrie et de l'Énergie et député Ensemble pour la République. Merci d'être là ce soir au côté de Martial You. Bonsoir Martial.
Bonsoir. Éditorialiste éco à RTL, vous publiez chez Robert Laffont Les Dindons Comment on Vole les Classes Moyennes. Merci d'être là et bonsoir Stéphane Isle.
Bonsoir. Consultant climat et énergies renouvelables. Merci également de votre présence.
Je compte sur vous tous les trois pour ne pas créer une ambiance trop électrique hein quand même hein, ? Julie Ruiz Pérez, vous allez-vous nous expliquer ce soir trois lettres. Hum hum, je vais vous expliquer CEE.
On en entend beaucoup parler, ce sont les certificats d'économie d'énergie. Et surtout, je vais vous expliquer pourquoi c'est un sujet qui devient très politique. À suivre aussi Bertrand Perrier qui tranche.
Oui, on va parler de l'idylle du moment, l'idylle entre Jordan et Maria Carolina. À tout à l'heure alors. Dans la deuxième partie de Chaque Voix Compte, place à la question qui fâche avec la nouvelle bataille du 1er mai.
Une proposition de loi pour permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai arrive demain à l'Assemblée. Faut faire vite, c'est dans 22 jours hein le 1er mai. On en débattra tout à l'heure avec Sylvain Maillard, député Renaissance de Paris, avec Sophie Taillé-Pollian, députée écologiste du Val-de-Marne.
Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part en direct de vos réflexions. C'est simple, vous flashez le QR code qui est là et c'est Bertrand Perrier qui compile tous vos messages avec sa tablette magique. Sans oublier tout à l'heure Bourbon Express, le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pommier.
On parlera de de rave party dans l'hémicycle. Vous verrez ça. Voilà pour le menu de ce soir.
Installez-vous confortablement. Chaque Voix Compte, c'est parti. On parlait hier de la loi de programmation militaire.
Mais voilà ce soir l'une des autres grandes leçons de la guerre au Moyen-Orient qui nous place face à l'urgence de réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Alors ça tombe bien parce qu'en France on a pas de pétrole, mais on a du jus. Le gouvernement s'apprête à présenter son plan d'électrification censé être une réponse immédiate et concrète à l'envol des factures, mais censé aussi nous défaire de cette dépendance aux énergies fossiles.
En voici les pistes ce soir avec Yoann Dellerac. La guerre au Moyen-Orient, symbole de la dépendance française aux importations d'hydrocarbures. Alors pour en sortir, le gouvernement lance un grand plan d'électrification du pays.
On voit bien qu'une crise comme ça, ça doit nous forcer à accélérer. Faut qu'on continue à baisser notre dépendance aux hydrocarbures pour des raisons économiques, pour des raisons économiques et pour des raisons géopolitiques. On a besoin d'une France électrique pour éviter que ce soit une France dépendante.
Roland Lescure faisait partie des ministres conviés ce matin par Sébastien Lecornu, une réunion de travail pour établir le plan d'électrification. Son contenu sera dévoilé dans les prochains jours. Objectif, réduire la dépendance aux énergies fossiles de 60 à 40 % d'ici 2030.
Leur importation coûte très cher à la France, 64 milliards d'euros en 2024. Pour alléger la facture, plusieurs secteurs sont en priorité ciblés, à commencer par les transports, premiers consommateurs d'énergie. Le gouvernement devrait notamment élargir le leasing social, ce dispositif d'aide à la location de véhicules électriques.
Plusieurs bénéficiaires sont envisagés, les ménages les plus modestes et certains professionnels comme les infirmiers libéraux. Sur la question du logement, des aides à la rénovation sont à prévoir pour inciter les Français à installer un chauffage électrique. EDF, propriété de l'État, a d'ailleurs annoncé hier un plan de 240 millions d'euros. 80000 ménages modestes recevront une prime de 1000 euros pour l'installation d'une pompe à chaleur.
Enfin, sur l'industrie, Sébastien Lecornu a chargé son ministre Sébastien Martin d'identifier les procédés industriels susceptibles d'être intégralement décarbonés d'ici 2035. Mais ces mesures ne suffiront pas à sortir du gaz et du pétrole. Il faut aussi un changement des mentalités.
Le gouvernement prépare donc un plan d'incitation à la sobriété pour convaincre les Français de réduire leur consommation d'énergie. Reste la question du financement de toutes ces mesures. Sébastien Lecornu envisage de recourir au surplus de recettes fiscales sur les carburants, une enveloppe sans doute insuffisante à l'heure où l'État doit réduire ses dépenses.
Alors, tous les termes du débat sont sont posés, hein. Mais Marc Ferracci, avant d'entrer dans le détail, j'ai une question très pratique et pardon si elle est un peu béotienne, mais il y a de cela 4 ans, le gouvernement nous avait sorti ce slogan "Je baisse, j'éteins, je décale". La campagne s'appelait "Chaque geste compte".
Le prix de l'électricité flambait, on était obligé de l'importer, il fallait tout faire pour économiser l'énergie et 4 ans plus tard, bah c'est la révolution, l'électricité nous est présentée comme un bouclier énergétique quasiment. Donc on est passé de la pénurie à la surproduction et d'un coup l'électricité devient notre ami. Tout à fait.
L'électricité est notre ami et en réalité elle a jamais cessé d'être notre ami. En 2022, nous vivions deux crises, nous vivions une crise géopolitique avec la guerre en Ukraine qui a fait augmenter les prix du gaz et qui par répercussion a fait augmenter les prix de l'électricité car les prix du gaz déterminent en partie les prix de l'électricité dans le marché européen de l'électricité. Mais vous aviez une autre crise qui était industrielle celle-là.
Je vois les photos de DF derrière vous. Une partie du parc nucléaire, une partie des réacteurs de DF subissait une avarie un peu systémique qui a concerné beaucoup de réacteurs qu'on appelle la corrosion sous contrainte et qui a mis à peu près la moitié du parc nucléaire à l'arrêt. C'est ces deux facteurs qui faisaient que l'électricité était très chère.
Aujourd'hui, on a évidemment retrouvé la pleine maîtrise de notre parc nucléaire qui n'a jamais autant produit d'électricité qu'aujourd'hui. On a une capacité à non seulement produire de l'électricité décarbonée et peu chère, mais aussi à stabiliser l'ensemble du système électrique parce que l'intérêt du nucléaire, c'est que on peut produire et on peut s'arrêter de produire à peu près quand on veut. Et ça c'est un élément très important. use les réacteurs. et en Europe.
Alors ça c'est un point sur lequel on pourra discuter. Il y a des débats techniques sur la question de savoir si le fait de moduler la production nucléaire, de l'arrêter, de la faire repartir use les réacteurs. C'est un petit peu technique mais vous savez que dans un réacteur nucléaire, il y a deux circuits, il y a un circuit primaire, c'est celui qui est concerné par le combustible nucléaire et puis il y a un circuit secondaire qui produit l'électricité.
Aujourd'hui, ce qu'on sait c'est que sur le circuit primaire en tout cas, il n'y a pas de danger, en tout cas c'est ce que disait le responsable de DF qui était auditionné par l'Assemblée nationale il y a encore quelques mois. Mais il faut poursuivre les investigations sur ce sujet et surtout, je reviens sur le le tableau global. On a besoin de l'électricité, ça a très bien été dit, pour sortir de cette dépendance aux énergies fossiles qui nous coûte très cher.
Elle nous coûte chaque année à peu près 60 ou 70 milliards d'euros. Et puis quand il y a une crise géopolitique comme la guerre en Ukraine, quand Poutine décide de fermer le robinet du gaz, et ben ça nous coûte 70 milliards d'euros supplémentaires pour protéger les Français avec un bouclier énergétique. Donc on voit que on doit sortir de cette dépendance et c'est bien pour ça que ce plan d'électrification, il est très important.
On n'a pas commencé aujourd'hui à réfléchir à l'électrification et moi en tant que ministre de l'industrie et de l'énergie, j'ai pris des mesures pour augmenter par exemple l'achat de véhicules électriques par les flottes d'entreprises et ça a très bien marché, on a doublé les achats par les flottes d'entreprises de véhicules Ça a même porté le marché de la voiture électrique. tout à fait. Un véhicule sur deux aujourd'hui vendu neuf est acheté par une entreprise.
Donc on a des leviers, il faut les actionner tous, les transports, le logement, pas aujourd'hui, mais est-ce qu'on n'est pas aussi aujourd'hui en train de payer le retard qu'on a pris avec des décisions, des orientations différentes. Si on prend l'exemple de la programmation pluriannuelle de l'énergie, bon ben la dernière feuille de route, ben je vous vous savez ce que je vais vous dire, c'est-à-dire qu'on avait décidé de de d'arrêter de construire des réacteurs, d'en supprimer, on a fait un effet sonore et puis là finalement nouvelle PPE, on part sur six nouveaux réacteurs, huit en option. Donc on change d'orientation.
Ben il y a eu un changement profond, majeur qui s'est passé en février 2022 à Belfort quand le président de la République a annoncé la nouvelle stratégie énergétique de la France qui tenait compte des sujets industriels mais aussi de la nouvelle donne géopolitique et qui disait très clairement qu'il fallait sortir de cette dépendance aux énergies fossiles en marchant sur deux jambes, le nucléaire, six réacteurs, c'est sûr qu'on va les construire, peut-être huit en plus, donc peut-être 14 réacteurs alors qu'on avait prévu d'en fermer 14 dans la dans la précédente programmation pluriannuelle. Et puis les énergies renouvelables. Il faut quand même se dire que les prochains réacteurs qui vont sortir de terre parmi les 6 qu'on a décidé de construire ne sortiront de terre et ne seront opérationnels qu'en 2038.
Donc dans l'intervalle, si on veut continuer à produire de l'électricité, si on veut passer de 450 TWh, c'est à peu près la production actuelle à 650 à l'horizon 2035, c'est ce que prévoit la PPE, et bien on a besoin du relais des énergies renouvelables, il faut le dire et le rappeler. Bon, c'est pas Stéphane Hisse qui dira le contraire, on a besoin des énergies renouvelables. Quel regard vous portez sur ce moment ?
Ben, ce moment de d'électrification pour rebondir sur ce que vous avez dit tout à l'heure sur est-ce qu'on est en retard ou en avance, il faut bien comprendre en prenant un tout petit peu de de recul que la France en fait a pris de l'avance dans les années 70 avec la mise en place du fameux plan Messmer et de tous les réacteurs nucléaires et donc en fait la France a déjà une certaine forme d'électrification avec une part de l'électrique dans le chauffage qui est un grand une grande différence par rapport à ce qui peut se se faire à l'échelle internationale voire en Europe. Donc ça c'est une caractéristique. Une des difficultés que la France aujourd'hui affronte, c'est qu'on doit s'attaquer du coup à des secteurs qui sont plus difficiles là où c'était plutôt un peu plus facile, plus difficile à électrifier.
Vous avez cité les transports, mais il y a aussi euh L'industrie. l'industrie, voilà, Monsieur Shellenberger qui doit sortir normalement un rapport et il a déjà remis un certain nombre de conclusions, exactement. Et donc l'industrie qui présente aussi des très très grands défis dans dans dans l'électrification et pour lequel en fait il y a il y a cette idée que finalement c'est facile et il y a qu'à faucon, en fait c'est beaucoup plus compliqué que ça.
Martial You, c'est vrai que le la contradiction, c'est qu'il faut investir aujourd'hui, mais pour des des investissements qui seront amortis dans dans des années, ça se compte peut-être même à l'échelle d'une vie et que politiquement ben c'est compliqué de de dépenser aujourd'hui de l'argent dont on récoltera pas pas fruits tout de suite. Ah ben c'est sûr que le gain politique sur ce genre de stratégie est complexe. Maintenant, on est dans un moment de l'histoire où c'est plus facile à faire passer quand même à faire comprendre.
C'est-à-dire que lorsque vous avez euh les prix de l'essence qui explosent à plus de 2 euros, euh vous avez plus de facilité à expliquer aux gens que ce serait pas mal de rouler à l'électrique, ils l'ont à peu près compris tout seul. Maintenant, moi je je suis pas contre le fait que Sébastien Lecornu soit le Pierre Messmer de 2026. Au contraire.
Allons-y sur l'électrification. Moi, ce qui me manque un tout petit peu pour l'instant, c'est le business plan, si vous voulez. J'ai pas envie qu'on soit les fantassins de 1914 qui partent la fleur au fusil sur l'électrification mais avec des pantalons rouges et qui se font tirer comme des lapins dans les tranchées.
Parce que là, pour l'instant, je sais pas exactement, j'ai à peu près compris les priorités, j'ai pas compris les financements et surtout, j'ai pas compris ce que ça va coûter au final aux utilisateurs. Parce que il y a quand même euh une manne qui aujourd'hui est non négligeable du côté euh de l'État qui sont les taxes sur les carburants. Euh bon, c'est à peu près 45 milliards, 46 milliards, hein.
Vous avez 30 milliards de de la taxe, euh ce qu'on appelle l'assise euh et puis vous avez 16 milliards de TVA. Bon bah, tout ça, si on veut le réduire à terme, bah il va il va falloir trouver les moyens de financer un plan d'électrification sans en se passant un peu du du de de de de ce que nous coûte ou nous rapporte les carburants. petite goutte avec le surplus fiscal dû au au choc pétrolier et à la hausse des prix du carburant.
Bon, ça fait on on sait même pas chiffrer Ouais, je pense qu'il faut faire attention à ça parce que bon, déjà, ça a été à mon sens assez maladroit dans la communication le gouvernement de nous dire pendant des semaines "Non, il y a pas de surplus, on y gagne rien parce qu'on ce qu'on gagne ici, on le perd là-bas." Ce qui était vrai pour finalement au milieu de la nuit envoyer une dépêche AFP à 2h du matin en disant "Il y aura peut-être un surplus." Et dans ces cas-là, ça pourra servir à l'électrification et aboutir, quand on fait le calcul, à 270 millions.
Et franchement, c'est la jauge haute parce que ça part du principe que la consommation a augmenté en mars, ce qui sera évidemment pas le cas en avril. Et donc moi, Moi vais dire on a 150 millions de manes et 150 millions, j'ai demandé au boulanger moi combien ça coûtait un four électrique si on veut le faire changer, c'est 50000 euros. Donc en gros, si vous faites le vous avez 3000 boulangers qui peuvent changer de four, vous ?
Donc c'est pas à l'échelle. Il faut il faut arrêter de faire croire que cette mane va nous aider à électrifier. Il faut là, on parle en milliards.
Les les les six réacteurs qui évoquait Marc Ferracci, c'est 75 13 milliards et c'est 40 % de plus que ce qu'on avait imaginé au début. Donc on est sur des échelles totalement différentes, hein. Marc Ferracci, vous avez été ministre de l'industrie, donc les freins à l'électrification de l'industrie, vous les avez sans doute parfaitement identifiés, y compris parce que on parle on a tendance à parler des grandes usines, mais on peut aussi parler des des ETI, enfin des petites entreprises euh où les la technologie existe, mais ce sont des entreprises qui qui hésitent à investir.
Alors la technologie existe, mais elle évolue. D'ailleurs, vous l'avez dit dans votre reportage, euh mon successeur, Sébastien Martin, euh a été chargé par le Premier ministre d'identifier les procédés industriels qui peuvent être électrifiés. On sait que par exemple, produire de l'acier, on peut le faire avec euh des fours électriques, des fours à arc électrique, par exemple, plutôt que de les faire avec des hauts-fourneaux qui sont très émetteurs de CO2.
C'est ce qu'on est en train euh de faire chez Arcelor et grâce notamment au soutien de l'État. Mais pour répondre à votre question, pourquoi les entreprises euh ne s'électrifient pas plus massivement au ? Euh d'abord, se dire que les entreprises, elles ont besoin que leurs investissements soient rentables.
Et pour qu'ils soient rentables, les investissements qui engagent le futur sur 5, 10 ans, 15 ans, eh bien, il faut donner aux entreprises de la stabilité, de la stabilité sur les prix de l'électricité. Et ça, c'est ce qu'on a fait, c'est ce que moi j'ai essayé de faire en tant que ministre de l'industrie et de l'énergie parce que j'ai récupéré le portefeuille de l'énergie aussi parce que ça avait du sens de mêler les deux, avec l'idée assez simple que euh EDF, qui est une entreprise détenue par l'État, devait fournir aux industriels de l'électricité à bon prix pour pouvoir justement s'engager dans les investissements de décarbonation. Et c'est pour ça qu'il y a des contrats de long terme sur 10 ans, 15 ans qui sont signés désormais par les les industriels avec EDF et qui leur permettent d'avoir pendant 15 ans la certitude d'avoir un mégawatt heure autour de 60 65 euros ce qui est très compétitif.
Il faut quand même savoir que l'Allemagne a aujourd'hui une électricité qui coûte quatre fois plus cher qu'en France. Et ça c'est un handicap très lourd pour les qui sont obligés de compenser avec beaucoup de subventions. Donc on a aujourd'hui cette capacité à donner de la visibilité à nos entreprises.
Il faut que les entreprises s'en saisissent, il faut qu'elles se saisissent de toutes les formes de contrats que EDF leur procure et moi je fais ici devant vous la publicité de ces contrats. Il y a parfois quand j'allais sur le terrain des PME, des ETI qui ne savent pas qu'il y a la possibilité d'avoir des contrats de 5 ans, des contrats de 10 ans, des contrats de 15 ans qui donnent cette stabilité. Et puis l'autre aspect, je veux pas être trop long, c'est que il y a un enjeu fiscal.
On a parlé des surplus sur le pétrole. Il y a aussi un une problématique qui moi me préoccupe et que j'ai essayé de faire évoluer en tant que ministre qui est le différentiel de fiscalité entre l'électricité et le gaz. On taxe plus l'électricité que le gaz.
L'accise dont vous parliez sur l'électricité, elle est à peu près deux fois celle qui pèse sur le gaz. Donc à un moment ou à un autre si on veut décarboner, il faut rééquilibrer. Il faut le faire avec prudence parce que on sait que socialement ça peut être lourd, il y a beaucoup de ménages modestes qui se chauffent au gaz et donc il faut accompagner ça comme on le fait avec les pompes à chaleur et les aides Parce que vous vous imaginez qu'il faut relever la fiscalité du gaz plutôt que baisser celle de ? y a plusieurs hypothèses évidemment.
Moi moi je suis toujours d'avis de baisser les impôts quand on peut les baisser. Donc si on peut baisser la fiscalité de l'électricité, c'est c'est évidemment très important. Mais il faut accompagner ça et vous avez bien raison de mentionner, je veux le saluer, le plan d'EDF pour ses 80 ans parce que EDF fête ses 80 ans qui va donner à 80000 ménages, la symbolique, la possibilité de financer une pompe à chaleur et donc d'électrifier son chauffage de manière plus aisée.
Je pense que c'est vraiment la direction à prendre le logement, les transports et l'industrie. Martial Liu, les pompes à chaleur. Alors EDF effectivement annonce une prime cumulable de de 1000 euros pour les 80000 foyers les plus modestes.
Franchement, ça va ? Ça alors si je prends ma casquette de défenseur des dindons comme dans mon livre, c'est-à-dire des classes moyennes. La réalité de de la vie en fait de tous les jours, c'est que quand vous avez un reste à charge de 3000 euros pour changer la chaudière et ça c'est la c'est ce qui reste une fois qu'on aura cumulé toutes les aides, vous en avez encore pour 3000 euros.
Bah la seule chose que vous faites, c'est que vous priez le ciel pour pas que la chaudière actuelle tombe en panne. Et donc il va y avoir évidemment que il y aura un effet d'aubaine, il y aura des gens qui vont en profiter et et tant mieux pour eux. Mais c'est pas je pense ça qui change véritablement la donne.
Le le le problème, je pense que c'est il faut expliquer. C'est souvent un déficit d'explication qu'il y a chez chez nos nos gouvernements, c'est expliquer la trajectoire et qui les côtés positifs et les côtés négatifs. En expliquant que c'est important qu'on se qu'on soit souverain au niveau énergétique bien évidemment et et qu'on soutienne une filière sur laquelle on a une expertise désormais renouvelée grâce à Flamanville sur le nucléaire évidemment, mais ça ne se fera pas sans un coût pour les ménages.
Et ça ce coût, il doit être expliqué parce que aujourd'hui l'électricité que ce soit pour les voitures, que ce soit pour les pompes à chaleur est très subventionnée. Jusqu'à quand ça on va subventionner cette cette ? Et et si il faut compenser en faisant en remontant la fiscalité sur telle ou telle énergie, en remontant le prix de l'essence, ça a un sens à la rigueur de dire si on veut sortir du du carbone et des hydrocarbures, bah il faut sans doute que l'essence et le gasoil soit moins intéressant, mais ça faut l'expliquer aux gens.
Parce que si vous rajoutez une taxe ou des ou un prix de l'essence trop cher, vous avez les gilets jaunes sur les ronds-points. Donc tout ça, c'est ce déficit parfois d'explication, de vision y compris de ce qui va faire un peu mal euh, qui qui manque pour pouvoir faire passer des idées intéressantes au demeurant. Stéphane His, est-ce que vous diriez qu'on est dans un changement de paradigme quand même et notamment avec le marché ?
Je regardais les tout derniers chiffres du 1er trimestre, 28 % des voitures neuves vendues en France depuis janvier sont des voitures électriques. Ben, en fait, ce ce ce c'est un très bon exemple et pour faire la comparaison avec le secteur du bâtiment, donc dans le secteur du bâtiment, on a un delta d'assise à peu près x 2. Ben, ce x 2 euh, de différentiel entre l'électricité et le gaz en défaveur de l'électricité, cette fois, il est dans le secteur des transports en faveur de l'électricité.
Donc, en fait, dès aujourd'hui, quand vous faites votre plein euh, électrique, surtout si vous le faites à la maison, dès aujourd'hui, donc en fait, c'est très favorable de faire le plein électrique de point de vue euh, finance pécunier, hein, de de par rapport euh, au véhicule thermique. Alors, après, il y a d'autres d'autres blocages, il y a le prix d'accès au véhicule électrique qui reste quand même euh, un peu difficile et puis les bornes de recharge slash l'autonomie. L'autonomie, c'est en train d'être franchement euh, résolue par les industriels, les nouvelles voitures ont les Beaucoup par les voitures chinoises, hein, quand même, hein.
Beaucoup par les voitures chinoises, mais les constructeurs automobiles français sont quand même actifs, hein, la la R5 est un est un est un vrai succès. Y compris à l'export. Voilà, donc à l'export et aux États-Unis.
Donc donc euh, donc là là-dessus, il y a pas de il y a pas de fatalité. Et puis enfin, euh, les bornes de recharge dont les réseaux sont maintenant euh, quasiment euh, euh, enfin, sont très diffus un peu partout et donc on arrive même à faire des des très longues distances aujourd'hui en voiture électrique sans sans réelle difficulté. complètement d'accord et je veux compléter.
Euh, je pense qu'effectivement, il faut rassurer les gens sur le fait qu'ils vont pas tomber en panne euh, quand ils achètent une voiture électrique et même s'ils font de longs trajets. Il y avait 30000 bornes de recharge collectives sur tout le territoire en 2020, il y en a aujourd'hui 160000 et on en aura quasiment 400000 collectives en 2030. À ça s'ajoutent des millions de bornes de recharge qui sont chez les particuliers.
On a encore un effort à faire et là il faut qu'on accélère sur l'équipement collectif dans les copropriétés par exemple. Ça c'est un élément très important. Concrètement, pour acheter un véhicule électrique, donc vous avez dit qu'il peut coûter plus cher à l'achat même si les prix baissent.
On va avoir une Twingo, je veux pas faire de de de pub mais qui va fait. Il va il va C'est vous-même qui avez parlé de la de la R5. Mais simplement dire que simplement dire qu'on va toucher désormais des véhicules électriques à moins de 20000 euros ce qui reste cher pour un certain nombre de ménages.
Mais les prix baissent. On était à 30 35000 il y a encore quelques temps. Et surtout à l'usage ça coûte moins cher.
Ça coûte moins cher parce que un plan qui vous donne une autonomie de 400 500 ça dépend des modèles kilomètres et bien ça peut ça ça coûte 25 euros sur l'autoroute mais ça peut coûter 8 à 10 euros quand vous le faites chez vous. Donc il faut quand même se dire que tout ça tout ça va dans le bon sens. Il faut rassurer les gens sur le fait que les bornes de recharge sont accessibles.
Vous en parlez dans votre Je relaie une question d'un d'un de nos téléspectateurs Claude qui nous dit comment obliger les copropriétés à équiper les garages de bornes pour une voiture électrique sans cela impossible d'acheter un véhicule électrique. un droit à la prise ? Alors oui c'est un peu compliqué.
Il y a quelques obstacles réglementaires qui pour certains ont été levés à l'époque où j'étais ministre, pour d'autres ont encore besoin de l'être. Il faut concrètement faciliter ça, faire en sorte que on puisse imposer à une assemblée de copropriétaires l'introduction et l'installation d'une borne. Mais ça c'est un point absolument fondamental parce que si les gens ont une borne sur leur lieu de travail et sur leur lieu de vie et bien quelque part ils vont être sécurisés sur l'ensemble de leur parcours.
Mais le la charge mentale de la charge de la voiture c'est quelque chose. C'est quelque chose. Martial vous en parlez dans votre livre Les Leds dindons de de la voiture électrique.
Enfin précisément vous parlez du piège de la voiture électrique. ? Ben ça va pas être très populaire ce ce vais vous dire et notamment parce que Marc Ferracci comme beaucoup ça part d'un bon sentiment le leasing social et moi je dis c'est un piège ce leasing social pour une raison assez simple, c'est que effectivement ça permet l'accession au véhicule électrique pour les ménages modestes simplement aujourd'hui si vous voulez une Twingo électrique ou une R5, vous partez pas en vacances avec avec la famille sur ces modèles-là.
Et et donc vous avez un deuxième véhicule en réalité mais il vous faut quand même toujours le vieux thermique de 12 ans d'âge qui est la moyenne de ceux qui aujourd'hui sont des classes moyennes entre 2500 et 5000 euros de revenus par mois. Et surtout là où je dis c'est un piège, c'est pas sur l'usage immédiat c'est que c'est un leasing. Donc dans 3 ans, ceux qui ont souscrit ce leasing social vont retourner chez le concessionnaire et le concessionnaire va dire il y a un reste à charge ce qu'on appelle la valeur résiduelle de 13 ou 15000 euros sur cette sur ce véhicule.
Est-ce que vous pouvez le ? Et ces familles ne pourront pas le payer. Et moi j'ai très peur rendront la voiture et on leur en donnera pas une en remplacement. besoin qui fait que elles se sont créées un besoin avec ce deuxième véhicule et donc elles repartiront sur un leasing.
Mais je ne suis pas certain. Et si Marc Ferracci l'est tant mieux que dans 3 ans au vu des finances publiques que nous avons, nous aurons les moyens de financer même si aujourd'hui c'est la CEE qui finance le leasing social. politique et les incertitudes font que on a du mal à avoir confiance et à y aller.
Je partage complètement l'idée qu'il faut de la stabilité dans les règles, il faut de la stabilité dans le bonus écologique, ça on a manqué, il faut de la stabilité dans le leasing parce que à la fois les acheteurs mais aussi les concessionnaires, les produits les constructeurs doivent se projeter dans des règles stables. Maintenant, le leasing social c'est un instrument bien spécifique qui touche les ménages modestes mais il doit être complété par quelque chose de beaucoup plus puissant qui est le développement d'un véritable marché de l'occasion sur le véhicule électrique. C'est la raison pour laquelle j'insiste beaucoup sur la nécessité de développer les véhicules électriques dans les flottes d'entreprise parce que vous savez que les entreprises gardent pas aujourd'hui 40 % des achats des flottes d'entreprise sont des véhicules électriques, c'était 20 % il y a 1 an, 20 % au moment où la disposition que j'ai fait de voter qui incite fiscalement les les entreprises à verdir leur flotte professionnelle a été mise en œuvre.
Donc on voit qu'on a doublé la proportion de véhicules électriques dans les achats d'entreprise. Ça ça va alimenter un marché de l'occasion et là il y aura une décote et on n'est pas concerné par le remboursement le leasing que ce soit, on est sur un marché de l'occasion qui va prendre le relais. Moi c'est à ça que je pense et je pense que les deux sont très complémentaires.
Autre initiative, localement il y a une multitude d'initiatives autour de la voiture électrique. Je voulais vous emmener ce soir en région Centre-Val de Loire où là-bas il y a des des voitures électriques en libre-service. Ben comme il y en a eu à une époque à Paris, on a arrêté parce que ça avait été trop abîmé sans doute, mais là-bas ça marche très fort en particulier depuis 1 mois figurez-vous.
Ça sert à faciliter les déplacements à la campagne. Maïté Frémont reportage. Sur les routes de Courtenay à l'extrême est du Loiret, la voiture est pour les 4000 habitants une nécessité.
Votre réservation se termine lorsque le véhicule est verrouillé. Ce jour-là sur ce parking, Karine teste pour la première fois la location de voiture électrique. Vu le prix de l'essence qui doit être à 2,30 pas très loin, je pense que je vais m'y retrouver forcément.
Et ça ne pollue pas. Et pour Karine, monitrice d'auto-école, la voiture n'est pas qu'un moyen de transport. C'est aussi son outil de travail.
Je me suis décidée au dernier moment de la prendre parce que j'aurais pu avoir un prêt de véhicule de mon employeur, mais du coup c'était pas possible pour aujourd'hui, mais c'est vraiment une disponibilité immédiate. Donc en fait et puis toute personne peut la conduire. Que ce soit quelqu'un qui a un permis manuel qu'automatique.
Donc ça c'est bien. Karine déboursera au total 7 euros la demi-journée, une vingtaine si elle souhaite la garder toute la journée. Ce dispositif testé depuis 3 ans et financé par la région, 30000 euros par an et par véhicule.
Allez. Et ce jour-là, inauguration d'une nouvelle station dans un bourg de 1300 habitants. On vise à faire en sorte que nos concitoyens dans l'espace rural puissent disposer véritablement d'un outil de la mobilité.
Ici, les bus se font rares, les trains inexistants et le prix de l'essence très élevé. Ça va être, je pense, pour certaines personnes plus intéressant de louer un véhicule de manière ponctuelle plutôt que d'avoir son propre véhicule souvent en thermique. Au total, dans la région Centre, 160 voitures électriques seront proposées aux habitants d'ici la fin de l'année.
Rémi euh Ste- Pardonnez-moi, Stéphane Hisse. Je C'est parce que le le réseau de transport en commun en Centre-Val de Loire s'appelle Rémi, pardonnez-moi. Stéphane Hisse, ça c'est le genre d'initiative aussi qu'il faut qu'il faut encourager.
Oui, qu'il faut encourager et je pense que euh sur les transports, on a tendance un peu trop à à se dire que on va remplacer un véhicule électrique par un véhicule thermique, mais en fait, on a une révolution euh dans le secteur des transports. Alors, c'est évidemment très très fort, on le voit à Paris, certains le euh rouspètent contre ça, d'autres pas, mais mais en tout cas, très clairement, Paris a été transformée sur les 20 dernières années. Moi, je suis Parisien depuis trop longtemps.
Et donc euh et donc connu il a connu les calèches avec des chevaux, hein, euh. Au moins ça. Et donc euh et donc euh il y a aussi une révolution, donc c'est une révolution euh les les vélos, les transports en commun, et cetera, mais aussi euh autour des usages de la voiture, l'autopartage, c'est un peu une sorte d'autopartage.
Et vous avez évoqué euh anciennement Autolib', qui a été une sorte qui s'est terminée, on va dire, en queue de poisson, mais il y a encore à Paris euh des véhicules en autopartage disponibles via des mécanismes qui ressemblent peu ou prou à ce que ce qui a ce qui a été montré là. Donc, en fait, dans les transports euh faut pas penser uniquement sur changement de véhicule, il y a aussi une révolution transport doux et cetera qui va bien au-delà de de juste la la voiture. La révolution c'est aussi de ne plus être propriétaire de sa bagnole Martial.
Ah bah non, oui, c'est mais ça c'est alors c'est plus globalement une société dans les esprits français. Bah c'est compliqué parce que moi j'ai grandi dans les années 80, la voiture la nouvelle voiture on l'arrosait avec les voisins, on la mettait devant le pavillon hein. Mais il y a mais oui Mais c'est vrai c'est il y avait un statut social derrière la voiture.
Bon là effectivement, c'est une utilité où la prenez pour aller d'un point A à un point B et il y a peut-être un peu moins d'affect même si tous les sondages montrent que les Français restent très attachés à la voiture évidemment et on le voit d'ailleurs le succès de la R5. Alors arrêtez de faire de la pub vous allez me dire pour Renault hein. citer d'autres marques que Renault hein les amis c'est pas possible.
Mais on va dire que il y a aussi des Tesla, il y a aussi des Citroën évidemment mais le succès de la R5, il repose sur quoi ou celui du Combi ? Ah l'ostentation Bah bien sûr, sur ces sur ce look, sur cette cette bouille de voiture qu'on a connu quand on était jeune et c'est et c'est ce qui différencie d'ailleurs des marques françaises qui ont un catalogue et un historique des marques chinoises qui arrivent sur le sur le territoire. Bertrand Perrier question téléspectateur.
Oui Christine nous demande comment taxer le plein ? Si tout le monde a une voiture électrique observe Christine, il n'y aura plus de taxes à rentrer. Oh Christine.
On va être posé la question à Marc Ferrari. Comment on va taxer le plein ? Bah on va taxer Bah c'est la taxe sur l'électricité en fait.
Comment on taxe l'électricité ? C'est-à-dire en l'appliquant au moment où vous rechargez sur votre consommation électrique que ce soit sur une borne collective ou sur une borne individuelle. Puisqu'on parle d'argent, il y a trois lettres qu'on entend beaucoup depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et le choc énergétique qu'elle a entraîné c'est CEE, certificat d'économie d'énergie.
C'est même devenu une polémique ces derniers jours au sein de la classe politique. De quoi s'agit-il Julie Ruiz ? Euh oui donc alors les certificats d'économie d'énergie donc CEE ou C2E en fait c'est un principe où l'État oblige depuis des années les fournisseurs d'énergie donc Total énergie ENGIE les vendeurs de carburant à financer quelque part la transition énergétique c'est le fameux principe du pollueur payeur.
Concrètement ce sont ces entreprises qui paient par exemple une partie de vos travaux d'isolation ou le remplacement on en a parlé de votre chaudière par une pompe à chaleur. Alors en échange les fournisseurs obtiennent ces certificats donc les CEE et s'ils atteignent un certain quota et bien ils échappent à une lourde pénalité et donc ce sont des certificats qui sont très défendus par le gouvernement. Ils permettent de financer des politiques sociales de transition énergétique.
Le leasing social 100000 Français qu'ont pu acheter un véhicule électrique grâce à l'aide de ces certificats. La rénovation thermique Et donc le gouvernement veut faire évoluer ce mécanisme. Effectivement Sébastien Lecornu a confié à Agnès Pannier-Runacher la ministre de l'énergie une mission de deux mois pour renforcer ce dispositif.
L'idée alors on sait pas encore exactement mais ce serait peut-être d'exclure des projets qui sont moins efficaces sur le plan énergétique ou d'intégrer au dispositif des secteurs qui sont très dépendants aux hydrocarbures. On a parlé beaucoup ces derniers temps d'agriculture de pêche et quelque part on comprend un peu pourquoi le gouvernement aime bien ce dispositif parce que avec la crise au Moyen-Orient il est très pressé hein de de faire advenir le passage à l'électrique et les CEE ça permet de le financer quelque part sans peser Sans bourse délier. Sur exactement sur les finances publiques qui sont au rouge en ce moment.
Après le problème c'est que la solution ne plaît pas à tout le monde. Les factures d'électricité ne baisseront pas. ?
À à de la hausse de 2 milliards d'euros des certificats d'économie d'énergie que vous avez décidé par décret. La hausse des certificats d'économie sera bien payée par tous les Français sur toutes les factures d'électricité, de gaz, de fioul et de carburant. Julie, il a raison Jean-Philippe Tanguy de dire que au final, c'est les Français qui ?
Alors oui, en partie parce que en réalité les entreprises concernées répercutent les coûts liés au CEE dans les prix de l'énergie et c'est la Cour des comptes qui le dit dans un rapport de 2024 et on a vu un exemple assez concret fin 2025 quand le gouvernement a revu à la hausse les quotas de CEE, donc c'est les quotas nécessaires pour les fournisseurs pour échapper à la pénalité, donc l'enveloppe est passée de 6 à 8 milliards cette année donc et donc immédiatement les représentants bah des fournisseurs de carburant avaient estimé que le prix à la pompe s'en ressentirait de 4 à 6 centimes par litre et à ce moment-là, ils avaient aussi précisé que le CEE pesait déjà 11 centimes environ par litre à la pompe. Alors après, rien ne dit que le gouvernement à la fin de sa mission décidera encore d'augmenter cette enveloppe. En tout cas, dans les prochaines semaines, les débats sur le sujet risquent d'être électriques.
N'est-ce pas Marc ? Est-ce que le système a été dévoyé par des effets ? On a vu aussi qu'il y avait beaucoup de fraudes.
Le Rassemblement National dit on va les supprimer si on arrive au pouvoir parce que de toute façon à l'arrivée, c'est les Français qui payent. Hmm. Alors Le Rassemblement ce qu'il fait de mieux, c'est de contrer cette ardente nécessité qui est de décarboner, c'est-à-dire de sortir de la dépendance aux énergies fossiles.
C'est quoi les ? C'est justement un outil qui sans faire appel au budget de l'État et donc à la poche des contribuables permet d'inciter à utiliser moins d'énergie fossile et à aller vers des usages d'électrification, les pompes à chaleur et un certain nombre de dispositifs qui font appel à l'électricité et qui font des économies d'énergie également. Donc c'est un dispositif qui est vertueux, qui effectivement peut avoir des répercussions sur les prix mais qui sont il faut bien se le dire absolument sans commune mesure avec ce que on peut constater aujourd'hui lors d'une crise.
C'est un dispositif de transition en douceur vers une économie plus décarbonée. Et quand j'entends que ça augmente les prix d'électricité, je me rends compte que Jean-Philippe Tanguy n'a absolument rien compris au dispositif. pas augmenté le prix de l'essence comme le dit la Cour des comptes.
L'essence mais pas de l'électricité, il a dit l'électricité dans son intervention. Ah. Euh est-ce qu'on aura assez d'électricité pour tous Stéphane ?
Parce que on parle d'un grand plan d'électrification, on en connaîtra vraiment tous les détails demain. Mais on a tous en tête ce qui est arrivé en Espagne l'année dernière, ce ce black-out qui a été expliqué à l'arrivée par 17 paramètres différents. Euh est-ce que on aura assez ?
Vraiment à l'arrivée pour ? Est-ce qu'on peut y aller euh j'allais dire les yeux fermés mais non, on aura de la lumière. D'abord il faut bien il faut bien comprendre que aujourd'hui on est dans une période où euh on consomme plutôt beaucoup moins d'énergie ou beaucoup moins d'électricité que ce qu'on en a consommé par le passé.
On est à peu près à euh l'équivalent de ce qu'on consommait en 2005 même même un peu avant quand j'ai regardé dans le train en venant ici pour être sûr des dates. Et donc donc en fait on a aujourd'hui en fait trop d'électricité. Trop d'électricité avec un parc nucléaire qui est revenu à des niveaux de production euh ça a été rappelé tout à l'heure par Monsieur Ferracci.
Et puis trop d'électricité parce que entre-temps depuis 2021-2022 on a rajouté des capacités de production d'électricité euh euh renouvelable. Donc après Avec les éoliennes euh notamment. les panneaux solaires et cetera.
Donc euh à partir de là, la question est pas tant de euh en fait il y a deux options soit on se dit on va ralentir sur la production d'électricité et puis finalement rester dépendant et dépenser 60 milliards par an en en en énergie fossile ou plutôt se dire et ben accélérons plus du côté de la consommation puisque aujourd'hui c'est quand même le bas qui blesse et pas tant la production c'est la consommation qui qui qui blesse et et on a aujourd'hui les moyens pour pour pour rentrer de plain-pied dans ce mouvement et et allons-y donc en fait le sujet est pas tant est-ce qu'on va en manquer, il est plutôt on en a trop et donc il est temps de d'arrêter de gaspiller ce surplus d'énergie à ne rien faire. on veut pas le gaspiller, on peut aussi apprendre à le stocker, je crois que ça fera aussi partie des pistes du plan d'électrification annoncé demain. Bon bah l'électricité, on n'a pas inventé l'eau chaude, on sait pas la stocker.
En fait, c'est pas tout à fait vrai, on sait la stocker à deux titres. On sait d'abord la stocker On sait pas la stocker à l'état d'électricité. Non, même si même là alors je vais vous dire deux choses.
On sait on sait la stocker par ce qu'on appelle des des stations de de pompage turbinage, c'est-à-dire quand on a un surplus d'électricité, on pompe dans des réservoirs qui sont en altitude et quand on a besoin de l'électricité, on tire la chasse d'eau Et hop avec l'énergie de l'eau, ça fait l'électricité. premier élément. Deuxième élément, les batteries des voitures sont de plus en plus installées pour stocker de l'électricité, on voit ça à l'échelle internationale de façon très active et dynamique en Australie, en Californie et donc le rapport Lévy-Tuiau qui a été sorti aujourd'hui par exemple dans ses dans ses préconisations d'optimisation du coût des énergies renouvelables a en particulier mis l'accent sur la nécessaire mise en place de système de stockage par batterie.
J'ajoute que avec l'électricité qu'on a en surplus, on peut aussi produire de l'hydrogène et que tout ça peut nous permettre de stocker. Simplement pour compléter roulent à l'électricité, du coup ils rouleront pas à l'hydrogène. Donc il faut aussi choisir.
économique que feront les transporteurs mais je veux juste rappeler que avoir trop d'électricité, c'est aussi se donner les moyens d'éviter les blackouts, c'est aussi se donner les moyens d'éviter les pénuries ce qu'on a pu connaître en 2022 et quand on a trop d'électricité, on fait un truc assez simple, c'est qu'on l'exporte l'électricité. On l'exporte et on a exporté 20 % de notre production électrique en 2024, ça fait des milliards d'euros d'excédent sur notre balance commerciale qui en a bien besoin quand même et donc on va pas se plaindre de ça. Ce qu'il faut c'est organiser la coopération au niveau européen de telle sorte que les interconnexions et bien nous permettent d'exporter et ne déstabilisent pas notre système en retour à travers la production par exemple d'énergie renouvelable qui viendrait d'Espagne ou d'autres pays.
C'est ça l'enjeu, c'est un enjeu de coopération européenne mais produire plus d'électricité que nous n'en avons besoin, il faut surtout pas en avoir peur. Un dernier mot ? Ben je pense que en plus là pour le coup l'intelligence artificielle va aussi aider.
Alors je sais bien qu'à chaque fois on sort l'intelligence artificielle du chapeau de façon un peu magicien et lapin mais voilà, il y a déjà les data center, il y a la possibilité effectivement avec ce qu'on appelle la domotique, c'est-à-dire l'intelligence de la maison, bah petit à petit et on voit déjà ça existe ailleurs. Voilà, on va pouvoir piloter, c'est-à-dire que la voiture électrique si elle est chargée quand elle arrive du travail, elle peut stocker une partie ou redistribuer une partie de de cette électricité. Bref, il y a tout un écosystème, c'est ça qui est en train de se construire et c'est plutôt assez fascinant de se dire que là pour le coup on est pas en retard, on est même plutôt à la pointe du côté des Français.
Et ben ça fait du bien de vous entendre. Merci à tous les trois d'avoir été ce soir sur le plateau de de Chaque Vacance. Dans un instant la la question qui fâche, est-ce qu'on va bientôt travailler le 1er ?
Les députés en parlent demain, proposition de loi examinée à l'Assemblée Nationale et on va en parler avec nos prochains invités mais avant cela c'est Bertrand Perrier, Perrier tranche. Aujourd'hui Bertrand assure la chronique people, figurez-vous. Oui Adeline, aujourd'hui je vous emmène dans la baie d'Ajaccio où Paris Match nous a concocté un magnifique reportage sur papier glacé pour nous raconter l'idylle que personne n'attendait, c'est-à-dire l'idylle que en réalité tout le monde attendait.
Cette romance qui se joue depuis quelques mois entre Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des deux Sicile. Car oui, c'en est fini du mystère savamment entretenu sur la vie privée du président du Rassemblement National, Jordan n'est plus à cœur à prendre. Tout cela est parfaitement d'orchestré, mise en scène jusque dans le moindre détail, petite balade en amoureux entre mer et montagne, jean, cravate pour lui, pull sur les épaules pour elle, le tout en bleu, bleu marine évidemment.
Bref, casual chic, sobre, intemporel et élégant, assorti, propre sur eux, main dans la main dans un paysage de rêve, une communication millimétrée et maîtrisée. Mais attendez Bertrand, je comprends pas, c'est pas des photos volées, c'est une fausse ? Exactement, une communication à l'ancienne, à la papa, dans la grande tradition des unes des politiques en couple dans des décors de villégiature, de Jacques Chirac à Emmanuel Macron, en passant par Nicolas Sarkozy, des clichés posés, jolis, un peu lisses, avec juste ce qu'il faut d'intime.
On est bien loin, et heureusement, des photos volées d'Éric Zemmour et de Sarah Knafo. Et cette semaine, dans Match, le poids des mots est bien léger et le choc des photos prend soin de ne choquer personne. Mais puisque, lorsqu'on est, comme Jordan Bardella, un homme politique de premier plan, et qu'on aspire à un destin présidentiel, la vie privée fait partie de la vie publique.
Autant l'officialiser dans un calendrier, selon une esthétique que l'on a choisi soi-même, surtout lorsqu'on le fait pour la première fois. Et d'autant que la compagne de Jordan Bardella n'est pas une inconnue. Effectivement, Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, 22 ans, duchesse de Calabre et de Palerme, est issue d'une très grande et très ancienne famille de la noblesse italienne.
Elle a passé une enfance dorée entre Rome, Londres et Monaco, parmi les familles régnantes et dans un univers de princesse. Elle avait fait, à l'âge de 15 ans, une brève apparition sur France 2 dans un numéro de l'émission "Ça commence aujourd'hui" intitulé "Aristocratie, des familles comme les autres". Et elle avait raconté que sa plus grosse bêtise d'adolescente était à Monaco de se cacher derrière des arbres et de faire bouh pour effrayer les passants.
Bref, une dangereuse sauvageonne. Depuis, elle est devenue une influenceuse sur les réseaux sociaux, voyages, dîners, concerts, bals caritatifs, défilés de mode, sacs à main de luxe, Maria Carolina partage avec ses 200000 followers sur Instagram sa vie d'aristocrate jet-setteuse un peu bling-bling à l'intersection du bottin mondain et de la Gen Z. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'être invitée par Sotheby's qui organise une vente d'objets de luxe dont je suis l'ambassadrice et je vais partager avec vous mes pièces coups de cœur.
OK. Et c'est probablement là le défi de son couple avec Jordan Bardella qui, de son côté, cherche à cultiver l'image d'un homme du peuple issu d'un milieu modeste de Seine-Saint-Denis, porte-parole d'une France populaire et déclassée, Jordan et Maria Carolina, l'anti-élite et l'héritière, deux personnalités bien différentes et l'avenir nous dira si l'amour l'emportera sur le glamour. Merci, Bertrand.
On passe à la question qui fâche. Le 1er mai est un jour férié et chômé, article 31-33-4 du Code du travail. Mais demain, ce ne sera peut-être plus vrai puisque les députés Renaissance euh vont examiner une proposition de loi sénatoriale qui autorise le travail de certaines professions le 1er mai et ça pourrait s'appliquer dès cette année, là, dans 3 semaines.
Alors, on va en parler avec vous, Sylvain Maillard. Bonsoir. Bonsoir.
Député Renaissance de Paris et bonsoir Sophie Taillé-Pollian, Bonsoir. députée écologiste du Val-de-Marne. C'est Hélène Boudouel qui vous pose ce soir la question qui fâche.
La question qui fâche ce Ce c'est l'ancien Premier ministre Gabriel Attal qui la provoque. Est-ce que vous saviez que les boulangers et les fleuristes n'avaient pas le droit d'ouvrir leurs boutiques le 1er ? Contrairement aux hôtels, cafés et restaurants, les boulangers et fleuristes ne sont pas considérés comme des professions essentielles.
Et de ce fait, pour eux, le 1er mai est un jour férié et chômé. Ils peuvent ouvrir, mais n'ont pas le droit de faire travailler leurs salariés. Ces dernières années, des amendes ont été appliquées.
Euh 78750 euros pour avoir fait travailler euh 21 salariés ce jour-là, le 1er mai. Et c'est ce que veut changer Gabriel Attal avec cette proposition de loi. On a fixé des règles claires.
Ça sera sur la base du volontariat, toujours pour les salariés. Ils seront payés double ce jour-là. On apporte juste une solution à ceux qui veulent bosser, parce que le travail en France doit payer.
Le problème, c'est qu'il y a des députés qui veulent pas de cette loi, qui veulent tout faire capoter. Et notamment les députés insoumis, vent debout contre l'idée de faire travailler des salariés un 1er mai. Cette loi, elle vise à légaliser quelque chose qui était illégal et que certaines entreprises utilisaient depuis des années pour faire travailler le 1er mai et qui en vérité ne va pas permettre le travail des artisans, mais cette loi, elle va permettre d'ouvrir des groupes comme Interflora, Cultura, la FNAC et Grand Frais.
Même réticence du côté des syndicats de salariés. La secrétaire générale de la CGT recadre même le député macroniste. On est dans un moment où les salaires ne permettent plus aux travailleurs et travailleuses de remplir leur frigo, les prix de l'énergie explosent, les licenciements se multiplient et il s'attaque à une des grandes conquêtes sociales des travailleurs et travailleuses, notre 1er mai, le seule journée, la seule journée à être fériée et chômée.
C'est une honte. La proposition de loi est soutenue par le gouvernement. Le ministre du Travail rappelle être attaché au symbole de la Fête du Travail, mais les fleuristes, dit-il, et les boulangers sont déjà ouverts le 1er mai.
Cette proposition de loi va permettre de régulariser cette situation. Alors, la question qui fâche ce soir, elle est simple, faut-il assouplir ou pas les autorisations d'ouverture le 1er ? Sylvain Maillard, ça le débat va donc avoir lieu demain dans l'hémicycle.
Vous reprenez une proposition de loi qui avait été votée par le Sénat qui devait figurer dans la niche parlementaire LR en janvier dernier mais qui avait pas eu le temps d'être examinée. Revoilà donc le texte demain dans l'hémicycle. Le 1er mai, c'est dans 3 semaines.
Donc demain en fait, c'est une loi d'urgence. Alors c'est pas comme ça que ça se ça se positionne. Oui, il faut la voter pour qu'elle puisse s'appliquer au 1er mai, c'est notre objectif et de faire en sorte qu'elle soit votée dans les mêmes termes que que le Sénat et de redire tout simplement en fait, c'est une situation qui existe qui perdure depuis très longtemps.
Sauf que l'inspection du travail depuis quelques années a mis de nombreuses amendes ou à des fleuristes ou à des boulangers parce qu'ils étaient ouverts le 1er mai. Donc nous voulons régulariser cette situation, rappeler que les salariés sont payés au minimum double, qu'ils ont un jour de récupération quand ils font le 1er mai et qu'ils sont évidemment qu'ils doivent être volontaires. C'est ce qui se passe de depuis des années des années.
Donc nous régularisons une situation et permettez-moi juste de quand je j'entends Madame Binette que vous avez passé tout à l'heure dans son émission à France Inter. Vous savez, moi je suis député du centre de Paris. Centre de Paris entre autres, il y a les grands magasins.
Quand on a fait par exemple le travail du dimanche, l'autorisation du travail le dimanche, la CGT était vent debout contre le travail du dimanche. Et puis quand ça s'est appliqué 2 ans après après des négociations, donc je rappelle payé triple avec un jour de récupération, les mêmes qui se battaient contre étaient les premiers à postuler pour pouvoir venir travailler le dimanche. Donc je trouve qu'il y a beaucoup d'hypocrisie dans cette histoire.
On laisse travailler ceux qui veulent travailler parce que c'est beaucoup mieux payé, qu'il y a un jour de récupération et on fait en sorte que bah le travail redevienne la normale et que ceux qui ne peuvent pas ou qui ne veulent pas ne seront pas obligés évidemment heureusement de travailler le 1er mai. Sophie Taillé-Pollian, vous ce que vous dites c'est que c'est un engrenage. Bah d'abord ce que je dis c'est que c'est pas souvent que j'entends le le groupe Renaissance dire que quand des gens respectent pas la loi, bah faut changer la loi pour que pour que tout aille bien, je sais pas.
Ils respectent la loi, ils respectaient pas la loi, ils ont des amendes, c'est c'est normal, il faut faire respecter le droit plutôt que de dire que bah puisque il y a des gens qui le qui fraudent, il faut changer la loi. Donc ça c'est quand même la première chose euh, parce que c'est quand même souvent ce qu'on entend euh, à la sortie a des gens qui fraudent, c'est peut-être parce que la situation est devenue un peu ubuesque. Mais pourquoi est-elle ?
Est-ce qu'on peut pas aller tranquillement à la boulangerie la veille et congeler sa ? Non mais franchement, est-ce que aujourd'hui les boulangers, ils ont pas d'autres problèmes avec l'augmentation de 15 % des prix du gaz que de savoir s'ils peuvent ou non faire travailler leurs salariés le 1er mai parce que eux-mêmes peuvent le faire s'ils sont artisans. Et les fleuristes, est-ce qu'ils ont pas d'autres problèmes, notamment le fait qu'enfin on régule les pesticides sur les fleurs importées pour éviter d'avoir les les ?
Non mais je veux dire, c'est quoi le c'est quoi l'urgence aujourd'hui dans notre ? Est-ce que vraiment c'est de penser qu'on va résoudre les problèmes de pouvoir d'achat de tous les salariés en en en les faisant travailler un jour de ? Et puis, pardonnez-moi le volontariat.
Mais enfin, quand on travaille, quand on est salarié dans une petite entreprise et que le patron vient vous voir en disant euh, est-ce que tu es est-ce que tu serais OK pour travailler le 1er mai, tu comprends et cetera machin. Et vous vous vous pensez vraiment qu'on peut toujours dire non quand on a envie de dire ? Bah moi je pense c'est vrai mais le volontariat qui n'est pas vraiment un parce qu'il y a forcément de la subordination dans l'entreprise et que on dépend de son patron quoi en gros.
Vous savez, il y a des il y a des contrats de travail en France et on peut toujours trouver qu'il y a des patrons euh qui n'appliquent pas et qui sont des mauvais patrons et puis il y a tout simplement la vie commune dans dans beaucoup de de d'artisans, chez des artisans et des commerçants, vous savez, c'est des petites entreprises avec un patron et quelques employés et c'est une une vie parfois un peu familiale qui qui se construit. Bah oui, mais je sais pas si vous avez vraiment travaillé dans des des des Moi je moi-même qui suis entrepreneur, je sais à quel point on est dépendant de nos salariés. On est nos nos salariés.
Et et donc moi montrer moi et et et et Madame la Députée, vous savez ? À chaque fois vous pourrez me prouver que un salarié a été obligé de venir travailler un 1er mai dans un chez un fleuriste ou ou un un un boulanger, bah vous savez ? Faut le porter devant la justice parce que c'est interdit.
Et c'est interdit dans tous les cas. Si on porte ça devant la justice Vous avez raison, mais vous avez raison, mais il y a un contrat de travail. Et je le redis, c'est évidemment que sur ce sur le le volontariat.
Mais arrêtez de penser toujours que le travail est aliénant, que les gens ne veulent jamais travailler. Ce n'est pas vrai, ce n'est pas la réalité. Il y en a beaucoup qui veulent travailler.
Ceux qui veulent travailler, ils pourront ils seront payés double et tant mieux. Quand il y a autant d'exceptions à la règle, est-ce qu'il y a encore une ? C'est ça aussi le 1er ?
Qu'introduit euh le fait de laisser des gens ? Parce que on parle pas seulement des boulangers et des fleuristes, on parle des cavistes aussi. Ils sont toujours dans le texte.
Il y a il y a très peu Il y a il y a très peu d'exceptions au 1er mai, c'est un jour particulier. Je le dis encore une fois, les boulangers depuis toujours ouvrent le 1er le le le 1er mai. Les Ceux qui souhaitent, hein, ceux qui ne veulent pas l'ouvrir et c'est c'est leur droit et évidemment de fermer.
Et les fleuristes, c'est un jour particulier euh euh évidemment qu'ils ouvrent et ils ils ouvrent le 1er mai. Donc je ne comprends pas cette levée de boucliers sur deux professions qui de toute façon ouvraient et c'est très bien ainsi. Et ça permet aux salariés d'être mieux payés s'ils le souhaitent.
Et surtout d'être dans la légalité. Moi, je suis très surpris que ce que ce que vous portez Pardon, excusez-moi. Je suis très surpris de très très surpris de de votre propos en disant bah les macronistes veulent ou le le groupe Renaissance veut euh légaliser quelque chose qui est interdit.
Euh les les débats qu'on a sur sur la drogue, je pense que c'est je pourrais Sophie Taillé On peut on peut front renversé, vous voulez légaliser quelque chose qui est interdit. Donc voilà, vous voyez, on on est là aussi qui faire pour changer les choses. C'est pour ça que nous sommes législateurs et que nous avons été élus.
Que répondez-vous à ceux qui disent "Bah, et si on laissait aux Français la liberté de choisir ?" Trois Français sur quatre veulent pouvoir travailler le 1er mai dans un sondage récent commandé par la la CPME, les les petites et moyennes entreprises. Trois Français sur quatre, il y a des chances pour qu'il y ait certains de vos électeurs quand même dedans.
Oui, enfin il y a des chances aussi pour qu'il y ait des tas de gens qui soient à la retraite, qui soient Je veux dire bon Non mais trois Français sur quatre veulent pouvoir travailler le 1er mai. Mais il y a quand même aujourd'hui dans ce pays peu de jours fériés où les gens se retrouvent ensemble. Euh aujourd'hui déjà le dimanche a été grignoté.
Il y a plusieurs millions de salariés qui travaillent le dimanche. Et c'est pas vrai que c'est toujours volontariat. Bien sûr que si.
Maintenant le dimanche est devenu un des jours si c'est inscrit à votre planning euh si vous êtes même plus payé double. Parce que c'est juste possible. Donc comme c'est organisé comme tel comme un jour de travail de travailler le 1er mai pour pouvoir être payés double.
Tant pis pour vous. Mais parce qu'il faut augmenter les salaires, madame. Il faut augmenter les salaires.
Il y a évidemment il y a il y a 16 % des Français qui sont tous les mois à découvert plusieurs jours par mois. Donc évidemment qu'il faut augmenter les salaires. Est-ce que c'est en travaillant un jour de plus pour certains que on va résoudre ce ?
Mais certainement pas. Et donc ça c'est un problème d'urgence sur lequel nous devrions légiférer y compris le 1er mai si vous le souhaitez. Moi je peux je veux bien venir.
Mais donc là on remet en cause un droit qui est important, qui est le seul jour chômé euh non travaillé euh et puis on sait comment ça va se passer. Ça va être comme le dimanche, vous le rappeliez très bien. Au début on nous a dit "Non mais vous inquiétez pas, ce sera très limité et cetera." Et ça s'est répandu.
Il y a des millions de travailleurs qui sont obligés de travailler le dimanche. pas forcément. Mais bien sûr que si.
C'est juste la réalité. Quand votre patron vient vous voir et que vous savez que le mois d'après ou vous dites "Oh dans six mois je vais demander une augmentation." eh ben vous le faites.
On a aujourd'hui un problème. On a un problème dans notre société. Les gens arrivent plus à se retrouver ensemble au même moment.
Vous savez en 1906 pourquoi on a dit à on a fixé le même jour pour tout le ? Mais c'est pour que les gens ils se retrouvent. Là, il y a des gens ils travaillent le lundi, ils travaillent le dimanche, ils travaillent tous les jours, ils se voient jamais.
C'est c'est ça la réalité et on le 1er mai n'a pas été créé pour ça. Mais aujourd'hui, on est dans une diminution de plus en plus importante des temps de de repos où on peut se retrouver, où on peut faire du lien social et cetera et cetera. On a jamais autant de on travaille de moins en moins dans une société où on travaille de moins en moins.
Le sens du du travail. Temps de travail en Europe, j'en appelle à mon arbitre. De moins en moins parce qu'il y a beaucoup C'est ça c'est une autre Quand on prend 35 heures, on travaille moins quand Julie va pouvoir parler, je vous assure.
C'est 1784 en Europe. 1784 heures par an. Heures par an effectivement, c'est pas par semaine, ça ferait beaucoup.
Et en France, c'est 1664. Cette moyenne. Voilà, 120 heures.
Ah oui. 120 heures de d'écart et par ailleurs, la France est 25e en Europe sur la durée du travail des salariés à temps complet. Donc c'est vrai qu'on travaille quand même moins que nos voisins. qui est supérieure par ailleurs.
C'était c'était le cas, ce n'est plus malheureusement plus le cas. Alors c'est c'est vrai que c'est en baisse. ?
Parce qu'il y a une une une une comment ? Une évolution des conditions de travail qui sont de moins en moins bonnes d'ailleurs. Non, c'est faux c'est faux, c'est parce qu'il y a plus d'apprentis.
Non, c'est c'est c'est très technique parce qu'il y a plus d'apprentis. D'ailleurs, sachez que demain on consacrera l'émission en public aux arrêts aux arrêts de travail, sachez-le. Il y a de plus en plus d'arrêts de travail parce que il y a des conditions de travail Bertrand, question ?
Oui, Patrick nous demande de rappeler ce qui est tout à fait juste que le 1er mai n'est pas la fête du travail mais la fête des travailleurs. C'est un jour de revendication, de manifestation, un jour férié. C'est pas seulement un jour pour se reposer, c'est aussi un jour pour revendiquer et se voilà être dans si on le souhaite dans son identité de travailleur et fête du travail.
Sylvain Maillard, si c'est voté demain, ce sera donc applicable dès le 1er mai 2026. Mais ça veut dire que vous avez trouvé l'accélérateur de particules des décrets ? Parce que 3 semaines ce serait un exploit.
C'est vrai qu'on est sur la chaîne parlementaire donc on va on va parler un peu plus technique et oui, il faut que ce soit voté et dans les mêmes termes évidemment assemblée et Sénat. Je pense que ça va être une bataille parlementaire dès demain avec pas au Sénat parce que c'est une une proposition de loi qui a déjà été adoptée par le Sénat. Pour être tout à fait honnête, je pense pas dans les mêmes je pense pas que ce soit dans les mêmes termes mais il est possible que nous ayons une commission mixte paritaire pour pouvoir Sauf si vous votez au mot près.
Vous avez modifié le texte du ? Je suppose que les amis et l'opposition à gauche va faire en sorte de de que ce soit pas les mêmes termes. Bon le mieux le mieux c'est de décréter un jour férié pour les inspecteurs du travail.
Il y aura évidemment une Est-ce que le mieux c'est pas de décréter un jour férié pour les inspecteurs du travail le 1er mai 2026 comme ça vous avez réglé votre problème de décret d'application. ? Écoutez en tout cas les les inspecteurs du travail font leur métier qui est de contrôler et nous nous voulons changer la loi et de faire en sorte que le 1er mai pour les je le répète pour les fleuristes, pour les boulangers, ils puissent s'ils le souhaitent ouvrir et que leurs salariés s'ils le souhaitent peuvent venir travailler, ils seront payés au minimum double et avec une journée de récupération.
Bon ça se passe demain Non mais parce que tout le monde aura pas le même jour et on sait très bien comment les choses vont se passer comme le dimanche petit à petit ça va être grignoté et nous nous souhaitons que ce jour essentiel dans effectivement dans l'histoire de de notre pays dans l'histoire sociale reste le symbole qu'il est aujourd'hui. Et je précise que la France insoumise veut en profiter pour proposer l'instauration de d'autres jours fériés comme le 16 janvier pour fêter la 5e semaine de congés payés obtenus le 16 janvier 82. Il y a aussi pourquoi pas instaurer le férié le 4 février faire férié pour la commémoration de l'abolition de l'esclavage.
Nous avons aussi le 22 septembre en proclamation de la 1re République. Le 3 mai pour l'anniversaire du Front populaire. Merci à tous les deux.
Oui c'est bien effectivement aussi le Ça va être une journée créative demain matin. Oui, et il y a le 30 juillet pour célébrer l'amitié. Le 30 juillet, le 30 juillet.
Certains veulent en supprimer. Vous avez vu pourquoi se référer le 30 juillet selon la France ? Pour célébrer l'amitié.
Bon, c'est sympa. Bon, allez, tout de suite, c'est Bourbon Express, c'est le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Palmier. Bonsoir Marco.
Bonsoir Aline. Dans Bourbon Express, ce soir, on commence avec les propos euh comment dire, préoccupants du chef d'état-major des armées ce matin à ? Le général Fabien Mandon était auditionné par la commission de la défense et il a mis en garde hein les députés contre la menace russe.
La permanence d'une menace russe sur notre continent avec une guerre ouverte euh qui reste euh ma préoccupation première en terme de préparation des armées. Une guerre ouverte avec la Russie, hein, les mots sont forts, des propos qui font écho à ceux qu'il avait tenus hein fin 2025 lorsqu'il avait déclaré que la France devait être prête à un choc dans 3-4 ans face à la Russie. Ce matin, le chef d'état-major des armées a aussi renseigné les députés sur la puissance de l'armée russe et sur son évolution.
La Russie en 2025 représente 1,3 million de soldats avec une projection à 1,9 en 2030. L'évolution des chars lourds en Russie 4000 en 2025, 7000 en 2030. Près de 2 millions hein de soldats russes d'ici 2030, vous l'avez entendu, très loin devant les capacités françaises estimées à 275000 combattants.
Dans ce contexte, le gouvernement dit qu'il faut augmenter l'effort de défense en actualisant la loi de programmation militaire de 2024 à 2030 examinée dans les prochains mois au Parlement, dans les prochaines semaines plutôt, à la clé 36 milliards d'euros supplémentaires. Alors ça c'était devant la commission défense, pendant ce temps dans l'hémicycle, on examine un texte pour pour pénaliser plus durement l'organisation de de de rave party. Oui, l'examen de la proposition de loi est presque terminé, un texte qui vise plus précisément ce qu'on appelle les free parties, les fêtes libres qui prônent un accès gratuit, qui se tiennent souvent dans des champs dans des lieux abandonnés sans autorisation avec parfois c'est vrai des des nuisances sonores, des terrains dégradés et des dérapages comme la consommation excessive de drogues.
À l'origine de cette proposition de loi, Laetitia Saint-Paul, députée du groupe Horizons. Ce texte ne vise pas empêcher de faire la fête, il vise à faire respecter des obligations déclaratives minimales qui garantissent la sécurité des participants et des riverains. Actuellement, les organisateurs de ces free parties s'exposent à une simple contravention, le texte d'aujourd'hui veut durcir l'arsenal juridique jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et 5000 euros d'amende, 1500 pour les participants, la gauche dénonce une répression disproportionnée.
Peut-être n'étiez-vous pas invités aux soirées et de là vient cette rancune, mais si vous étiez à ces soirées, vous auriez pu comprendre que elles ne sont pas autorisées, que les autres soirées sont trop chères et que ce texte est la preuve de la faillite de votre autorité et c'est pourquoi je vous appelle à ne pas mettre des DJ en prison. Oui, la jeunesse peut-être subversive et c'est très bien ainsi, laissez-la danser, laissez-la chanter, laissez-la être heureuse parce que dans le monde que nous que vous nous préparez, il n'y a pas beaucoup d'espace pour cela. Bon, les arguments amusent sur sur ce plateau. danser.
Alors, ce texte et bien du côté de du bloc central, la droite, le bloc central et le RN défendent la nécessité d'encadrer ces rassemblements pour éviter les débordements, écoutez Thibault Bazin. Oui, on en a marre de ceux qui ne respectent pas les règles. Oui, on en a marre de ceux qui ont consommé des produits illicites.
Oui, on en a marre des nuisances sonores pour les voisins. Vous êtes dans un autre monde. Mais en France, on a aussi besoin de respecter les règles.
Et le problème avec vous, c'est qu'il y a plus de règles. Oui, c'est l'anarchie si on vous suit. Voilà, le vote du texte est prévu dans la soirée.
S'il est adopté, bien ce texte prendra ensuite la direction du Sénat. On va mettre les DJ en prison, Sylvain ? Ah pardon.
Je sais qu'il rigole. Euh il faut mettre les Non, mais c'est c'est important aussi. Euh il y a des règles.
Euh faut comprendre que euh évidemment, c'est important de faire et pas député de Paris que on va dire que c'est pas important de faire la fête, de pouvoir s'amuser, que tout le monde ait sa place pour faire fête, mais il y a des règles. Euh les envahissements de champs qui euh pendant 3 jours euh sans titre, sans droit euh viennent de dévaster et euh empêchent tel ou tel euh personne à côté de ne pouvoir dormir euh voilà. Et je pense qu'il faut quoi il faut faire cohabiter.
Faut qu'il y ait des règles pour que chacun trouve trouve sa place. Honnêtement, j'ai Moi j'ai passé du temps là dans dans l'hémicycle, je trouve que c'est Bon, ce que vous avez montré est peut-être un peu caricatural par rapport au texte. Bah, c'est pas une caricature, c'est ce qui s'est passé cet après-midi dans l'hémicycle. très clairement, la gauche fait tout pour que ça dure très longtemps.
Donc il y a eu beaucoup de prises de parole plutôt rigolotes d'ailleurs. Mais leur but c'est de faire euh de faire perdre du temps. Euh mais sur le fond, ça Parce qu'on On précise que c'était la niche parlementaire d'Horizons. faire juste en en sorte que il y ait un minimum de règles et que ce soit vous dites comme Sandrine Rousseau, laissez-nous ?
Oui. Et puis je Non, je dis je dis surtout comme le rapporteur euh Bazin euh il y a des règles, il faut les respecter. Ah ouais, elle retombe sur le 1er mai.
On termine Marco avec un partenariat entre l'Assemblée nationale et la SNCF, tiens. Oui, Yaël Braun-Pivet, la présidente de l'Assemblée, a signé la convention ce matin avec l'entreprise ferroviaire. Elle l'a annoncé sur les réseaux sociaux.
Mesdames, messieurs, bienvenue à bord de ce TGV Inoui à destination de l'Assemblée nationale. C'est la vraie voix des gares. C'est la vraie voix des gares.
Objectif du partenariat, faciliter la venue hein de groupes scolaires à l'Assemblée avec des tarifs réduits, -75 % hein sur les billets de train pour les écoliers et les collégiens de moins de 15 ans, -30 % pour tous les lycéens. Ça marche aussi pour leurs accompagnants. Euh selon Yaël Braun-Pivet, c'était une demande forte des enseignants qu'elle rencontrait sur le terrain.
Euh beaucoup se plaignaient de ne pas pouvoir venir avec leurs classes à cause du coût du transport. Hors de question de laisser nos jeunes citoyens à quai. Ma conviction, c'est qu'un enfant qui grandit loin de Paris a autant le droit de découvrir l'Assemblée nationale, de voir cet hémicycle, de comprendre comment nos lois sont débattues, votées, évaluées.
Alors, venez à l'Assemblée nationale et partagez cette vidéo avec vos enseignants. On vous attend. On vous attend hein.
L'objectif, il est clair. On veut l'Assemblée plus accessible. En 3 ans, le nombre de visiteurs a doublé hein, 200000 par an, dont 40 % de groupes scolaires.
Je sens que je vais les mettre d'accord tous les deux. C'est C'est sympa non de de faire un partenariat avec la SNCF pour permettre à des collégiens de payer 75 % moins sur le train et de venir visiter le Palais-Bourbon. Bien sûr, hein.
Bon ben a Il y a beaucoup de Faut dire il y a beaucoup beaucoup de de personnes maintenant qui viennent visiter Moi j'ai vu entre 2017 et maintenant 200000 visiteurs par an. beaucoup beaucoup de monde euh même parfois dans le l'organisation du travail, faut voilà. Mais mais je trouve ça très bien.
C'est vrai. C'est la maison de tout le monde et donc c'est c'est bien que que il y ait que chacun d'entre nous de citoyens puisse venir et et les jeunes particulièrement. jeunes ont plein de questions.
Moi j'étais aujourd'hui même dans une classe de 4e dans un collège de ma circonscription qui était venue euh la semaine dernière à l'Assemblée et les questions que je leur posais, c'était passionnant. Allez, venez les collégiens, vous serez hyper bien reçus ici au Palais-Bourbon. Merci à tous les deux d'avoir été là ce soir dans Chaque voix compte.
Merci à Julie Bertrand. Merci Julie. On se On se demain pour Chaque voix compte.
L'émission est rediffusée tout à l'heure quand même hein à 23h30 et sur la lcp.fr. Passez une excellente soirée et à demain.
Marc Ferracci