"La victoire obtenue sur la réforme des retraites représente la levée du 49-3" (R.Eskenazi)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europ soir 19h 21h Pierre de Villneau avec autour de la table Gill William Goldnadel bonsoir maître merci d'être avec nous et de nous accompagner jusqu'à 20h bonsoir Jul Tor politique au journal du dimanche et bonsoir à vous Romain Eskenaz bonsoir merci d'être en ligne avec nous député du Valdoise porte-parole du Parti socialiste. Est-ce que le fait de dire que vous n'allez pas censurer le gouvernement a été naturel, facile dans cette assemblée chahuté ? Bah, écoutez, on avait nous publié un communiqué de presse extrêmement clair en demandant en réaffirmant plutôt quelles étaient nos exigences formulé depuis la fin du mois d'août, la suspension de la réforme des retraites, euh la levée du 493 qui bloquait notre démocratie et puis l'ouverture de discussion sur la fiscalité des traits haut revenus et sur la hausse du pouvoir d'achat pour les Françaises et les Français qui travaillent et qui n'arrivent pas à vivre de leur salaire.
Et dans la mesure où le premier ministre a répondu à ses exigences, effectivement la la réunion de groupe qui a suivi la discussion de politique générale n'a pas duré longtemps. D'ultores, Oui. Est-ce que il y a pas quand même une victoire ce soir du Parti socialiste de Olivier Fort qui a obtenu un budget qu'on pourrait qualifier de socialiste alors que vous n'êtes pas au gouvernement, vous avez maintenu la tension jusqu'au dernier moment.
Est-ce que c'est une des rares victoires du PS ce soir ? Alors, c'est évidemment une victoire du Parti socialiste, mais pas sur le budget. Le budget, c'est un budget de droite d'un gouvernement de droite.
Ceux qui l'ont qualifié de budget socialiste, c'est plutôt Eric Siuti ou ou les LR. Nous, il y a beaucoup d'héritants encore dans ce budget et on y travaillera grâce à la levée du 493 dans le cadre d'un débat parlementaire où enfin les députés, les sénateurs vont pouvoir amender, discuter. Et moi j'avais passé 3 semaines dans l'hémicycle de 9h à minuit l'année dernière pour avoir un budget qui était balayé par un 493.
Là, on redonne voix aux députés qui vont pouvoir discuter le budget. Donc la victoire qu'on a obtenue, elle est pas sur le budget parce qu'on se réserve d'ailleurs la possibilité de censurer le budget. Si d'ici quelques semaines, quelques mois, on réalise que la Macronie considère à nouveau qu'elle a gagné les élections et gouverné sur sa ligne.
Nous aujourd'hui, la victoire qu'on a obtenu, c'est la suspension de la réforme des retraites. 3,5 millions de Français qui vont partir plus tôt à la retraite. C'est la levée du 493 et c'est l'ouverture des discussions sur la fiscalité, le pouvoir d'achat.
Mais est-ce bien raisonnable ? Est-ce bien raisonnable ? Écoutez, ce sont des mesures pour arriver à un déficit qui semblerait correct selon les économistes, on devrait faire entre 120 et 130 milliards d'économie chaque année.
Et là, avec cette suspension de la réforme des retraites jusqu'à 2028, on va aggraver le déficit quasiment entre 10 et 15 milliards. Oh, écoutez, je pense qu'on ne lit pas les mêmes économistes. Selon nous, les 44 milliards d'économie euh de François Baou, c'était déjà le niveau d'économie le plus élevé de l'histoire de la 5e République.
Et beaucoup d'économistes craignaient que ça casse la croissance, que ça casse le développement économique. Aujourd'hui, une grande partie de l'investissement, ce sont les collectivités locales, c'est la transition écologique. Si on baisse tous ses budgets et que les Français ne consomment plus, déjà aujourd'hui l'Épargne atteint des niveaux records.
Les Français ne consomment pas. Les entreprises n'embauchent pas, ils n'investissent plus. Et donc, je pense qu'il faut faire des économies.
C'est évident. On a toujours eu ce discours de responsabilité, mais à travers une trajectoire plus raisonnable, c'est une autre victoire qu'on a obtenue. On est parti de 4,6 % du PIB pour le budget 2026 chez monsieur Baot.
On est à 4,7 aujourd'hui et monsieur le Cornu a accordé qu'on pourrait certainement aller jusqu'à 5. Je précise que 0,1 % du PIB, c'est à chaque fois 2 milliards d'efforts d'économie en moins pour l'hôpital, pour l'école, pour la transition écologique. Monsieur Eskasi, est-ce que les reines sont courtes au Parti socialistes ?
Parce que sur les 66 députés, je crois tous nous sommes 69 69 pardon. Est-ce que sur les 69 députés socialistes ça va être un seul même homme qui va je veux dire ne pas censurer ? En tout cas, la je vous dis la discussion elle durait très peu longtemps.
Aucun socialiste ne s'est déclaré officiellement pour la censure aujourd'hui. Euh on avait des revendications, elles ont été entendues. Euh et donc une écrasante majorité, si ce n'est tous les députés socialistes, suivront la consigne.
Peut-être qu'il y aura quelques individualités qui s'exprimeront, mais ce sera tout à fait à la marge, je vous le garantis. Mais monsieur le député, est-ce que vous avez pas l'impression d'être un petit peu également le la béquille finalement d'un macronisme finissant alors qu'on est dans un quinquena euh qui euh ne mène à rien où il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous avez tant peur des urnes que ça pour aider Emmanuel Macron finalement à survivre ?
Alors écoutez, moi je n'ai pas peur des urnes. Moi je suis élu local depuis très longtemps implanté sur ma commune. J'ai perdu des élections la dernière fois, je les ai gagné à 6040 contre le Rassemblement national.
Donc je n'ai pas peur de retourner devant les électeurs. Nous on considérait simplement qu'on avait besoin et c'était pas pour être une béquille du macronisme mais dans l'intérêt des Français et des Français. Faute de réunion à l'Assemblée.
J'ai passé beaucoup de temps sur le terrain ces derniers jours et les Françaises et les Français nous disent massivement massivement quelle que soit l'orientation politique mais pourquoi est-ce que les politiques ne se parlent pas ? Pourquoi dans les entreprises les syndicats, les patrons arrivent à désaccord ? Dans les familles où ça va pas, on finit par se parler.
Aujourd'hui, vous avez trois blocs. Pourquoi est-ce qu'il y a pas une recherche d'intérêt général ? et que les partis arrivent à se mettre autour de la table.
Nous étions les seuls finalement les socialistes à avoir compris que nous n'avions pas de majorité absolue. Vous écoutez le RN, vous écoutez LI, vous écoutiez jusqu'à hier le bloc central, il fallait tout leur programme et rien que leur programme, nous y avions compris qu'il fallait discuter, dialoguer, trouver des consensus dans l'intérêt de la nation. Donc nous, c'est évidemment pas pour sauver la Macronie.
Nous sommes les adversaires des Macronises depuis 8 ans, mais c'est dans l'intérêt des Françaises et des Français. Et je pense qu'il faut que les députés soient un peu plus nombreux à se dire que lorsqu'ils sont élus, il faut défendre les intérêts de la nation et pas défendre la voix de leurs partisans. Gill William Gonadel, vous qui défendez les Français à titre particulier dans différents cas, est-ce que vous comprenez cette logique de défendre les Français par rapport à un gouvernement qui sur avec lequel on n'est pas d'accord ?
On est dans une sorte de coalition un peu inepte ? Oh, écoutez, je malheureusement je suis prêt à tout comprendre en cette période incompréhensible. La réalité, c'est que il m'arrive d'être un peu sévère avec les socialistes.
J'ai tendance en ce moment d'être plutôt sévère envers l'ensemble des Français parce qu'il faut reconnaître que il y a une majorité de Français qui sont favorables à cette suspension. H et ce que j'incrimine moi, c'est une manière de décélérébration intellectuelle qui existe depuis des dizaines d'années en France qui fait que vivre dans un pays en faillite, ça n'est pas ça n'est pas gênant. Être l'objet de grève de dans les transports publics, ce qui est une spécificité française, ça n'est pas gênant.
Donc pardon de le dire, je suis souvent en infraction avec les avec les socialistes, mais là mon désarrois transcende très largement le Parti socialiste. Qu'est-ce que vous répondez Romain Escanazi à Gil ? J'ai le sentiment très sincèrement que vous avez des partisans de chaque camp qui sont des irréductibles sur leur programme et d'autres ont compris qu'il n'y avait aujourd'hui pas de majorité pour personne à l'Assemblée nationale.
Et d'ailleurs, pourquoi nous sommes contre la dissolution ? bien au-delà des marches d'erreur, on ne donne de majorité absolue pour personne en cas de dissolution. Donc il y a une crise politique, on dit bah c'est très simple, on va la régler, on va dissoudre euh et en fait on aura peut-être le même problème et de nouveau pas de majorité absolue pour personne.
C'est en ça que selon nous, nous étions condamnés à respecter le vote des Français, à respecter le fait que la gauche n'avait pas de majorité, le récant national non plus et la droite libérale non plus et qu'il fallait bien essayer de trouver un chemin pour donner un budget aux Français pour que les collectivités, les associations puissent se projeter, pour que les entreprises retrouvent conscience, pour que les ménages retrouvent le chemin de la consommation pour faire marcher l'économie et relancer la demande intérieure. Donc très sincèrement, on est dans l'opposition et on restera dans l'opposition. La motion de censure, c'est la bombe atomique qui est à disposition des groupes d'opposition.
C'est pas parce qu'onutilise pas la bombe atomique qu'on arrête la bataille. Donc on va continuer la bataille en particulier dans l'hémicycle pendant les discussions budgétaires, mais on a fait le choix pour cette fois-ci de ne pas utiliser la motion de censure dans l'intérêt des Françaises et des Français qui réclamaient comme ça a été dit la suspension, une hausse des salaires et un peu plus de justice fiscale. Est-ce que avec cette cette volonté de ne pas censurer à date hein, j'entends bien, on est le 14 octobre, il est 19h24, après il y a beaucoup de choses qui peuvent changer en fonction des paramètres qui vont arriver.
Euh voilà, merci de confirmer. Est-ce que est-ce que le cette cette affaire des des vastes communiquants avec Lfi est est totalement, j'allais dire à date encore une fois, mise entre parenthèses. Est-ce qu'on est sûr là et les les insoumis vont vous détester de ne pas censurer avec eux ?
Écoutez, ils nous détestent déjà très objectivement. Vous regardez mon compte X, les insules viennent plutôt de ce camp là. Bah écoutez, vous savez, on a toujours été concurrent avec Lfi.
Moi, je ne dis pas le contraire. Ah bah cher monsieur, il peut arriver que des concurrents se mettent d'accord parce qu'ils ont un intérêt commun. Ça arrive tous les jours dans le commerce.
Vous avez des fédération comme ça monsieur ? Ah bah écoutez les je vous rappelle que la NUPES était suspendue. Je vous rappelle que LFI s'est créé à partir de PS pour le remplacer à gauche.
Je vous rappelle qu'on a été partenaire et allié dans aucune élection. Donc oui, on avait un intérêt commun que monsieur Bardella n'arrive pas à Matignon. Nous av commun à abroger la réforme des retraites, à mettre un peu plus dans le service public et avoir un peu de jus fiscale.
Donc on avait à ce moment un intérêt commun mais on a toujours été concurrent. Moi dans mon département, il y aura des listes contre tous les MRPS, on sera pas ensemble au présidentiel et c'était réaffirmé encore récemment par Pierre Jouvet. Il y aura pas non plus d'accord en cas de prochaine législative.
Donc c'est pas parce queon avait sur un moment extrêmement précis des intérêts communs parce que je reconnais qu'ils appartiennent à la grande et large famille de la gauche que on va être ensemble. Encore une fois, c'était pas formulé comme ça, mais enfin bon, c'est une question de marketing. Dis William Gadel.
Moi, j'ai j'ai l'impression que certains socialistes, pas tous, mais certains socialistes ne voyent pas un intérêt commun à se désister en faveur d'un parti antisémite. Romain Escanasy. Ah, on alors est-ce que vous pouvez repréciser votre question ?
Bah vous m'expliquez que vous nous expliquez pardon que vous aviez des intérêts communs mais il y avait aussi des intérêts qui étaient monstrueusement divergent à entendre et je trouve je trouve qu'il fallait vraiment beaucoup d'appétit pour se désister en faveur d'un parti antisémite. Et ben moi cher monsieur je considère que l'antisémitisme est encore extrêmement prignant au Rassemblement national. Ça n'est pas Lfi qui a investi une candidate qui portait une casquette nazi il y a encore pas longtemps.
Un candidat qui tenait une boutique antisémite il y a encore pas longtemps. Un parti qui a peut-être regretté d'avoir exclu un président condamné 20 fois pour négationnisme. Voilà.
Donc moi, je considère que le Rassemblement national ça reste le risque principal pour notre République, notre démocratie et les valeurs que nous devons partager. Très convaincant. C'est très convaincant.
Et madame Rima Hassan quand elle dit que Israël est une monstrueusité, ça c'est pas du tout de l'antisémitisme. Ah moi j'ai toujours condamné tous les tous les débordements de la France insoumise. Vous pouvez regarder quand quand Mélenchon a expliqué que vous sauf quand vous désistiez enfin on leur fait comment ça quand je me désiste ?
Sauf quand les partis quand le Parti socialiste se désistait en faveur de soumis. En fait, il y a pas c'est c'est pas des désistements, cher monsieur. Il a été acté que s'il y avait quatre candidats de gauche par circonscription, on aurait le choix entre la Macronie et l'extrême droite dans toutes les circonscriptions avec une majorité absolue pour Bardella.
Parce que nous ne voulu pas. On considère qu'il a pas fait ses preuves à la région, on considère qu'il a pas fait ses preuves à l'Europe et on considère qu'il méritait pas Matignon. Donc, on a eu un accord avec un seul candidat de gauche par circonscription.
Euh voilà. Et donc, effectivement, je n'avais pas d'fi en face de moi ici. Je n'avais pas d'FI en face de moi ici dans la circonscription d'à côté.
Il y avait pas de candidat socialiste, je vous le confirme. Parlais pas de monsieur Romain Eskenul. 19h 19h27, on va remercier Romain Eskenazzi d'avoir été en ligne avec nous.
Merci à vous de m'avoir écouté messieurs. Député du Valdoise et porte-parole du Parti socialiste.
Romain Eskenazi