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ChroniqueBLAST (sur YouTube)· 4 février 2021 16 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéInstitutions & électionsSolidarités & famille

SI ON NE FAIT RIEN, 2021 SERA PIRE QUE 2020

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Locuteur 1Chiffre
    « Les milliardaires français ont bénéficié d'une reprise exceptionnelle : leur fortune s'est reconstituée à hauteur de 175 milliards d'euros. »
  • 6:30Locuteur 1Chiffre
    « 175 milliards d'euros, c'est deux fois le budget de l'hôpital français. »
  • 7:00Locuteur 1Chiffre
    « 5,3 millions de personnes vivent en France avec moins de 885 euros par mois. »
  • 8:30Locuteur 1Fait
    « Moins de 1% du plan de relance est dédié à la lutte contre la pauvreté. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je n’en reviens pas. Six mois. C’est comme si je sortais d’une hibernation.

Je vous ai quittés en juillet dernier après la mort de Guy Bedos. Je vous retrouve quelques jours après celle de Jean Pierre Bacri. Dans Place Publique, le dernier film qu’il a écrit avec Agnès Jaoui, il y joue le rôle d’un animateur télé qui ressemble à s’y méprendre à Thierry Ardisson.

En pire. Il jaloux, cynique alors que son ex jouée par Agnès Jaoui est encore pleine d’illusions. Et il y a cette tirade.

Qu’est ce que tu veux que ton afghane aille foutre dans mon émission ? Tu crois que ça intéresse le public ? Le public, il en a marre de la misère du monde.

Le public, il veut du pain et des jeux. T’es pas au courant ? Bien sûr, c’est ça.

C’est ça. Qu’ils crèvent les faibles ! Ils n’avaient qu’à être forts !

Voilà, exactement. C’est comme ça depuis la nuit des temps. Il y a des lions, il y a des gazelles.

Il y a des plus forts et des plus faibles. Et ça ne changera jamais. Que tu le veuilles ou non.

Je ne me fais aucune illusion sur la nature humaine, contrairement à toi. Alors c’est peut-être pas politiquement correct mais c’est comme ça. Elle synthétise l’époque.

C’est une des raisons pour lesquelles on a eu envie d’inventer Blast. Claquer le baigneur aux cyniques et aux aquoibonistes. Six mois.

C’est long et court à la fois. Six mois sans suivre les actualités, sans cette toxicité qui vous engourdit le cerveau. C’était un peu comme des vacances.

Mouvementées, les vacances. Mais j’ai bien décroché de l’actualité. De toute façon, c’était tous les jours pareil.

Macron nous parle comme à des enfants, nous gronde et nous menace. C’est-à-dire nous sommes devenus une nation de 66 millions de procureurs. Sa police le protège.

Il fait le fier. Viens te battre si t’es un homme… Trump, Bolsonaro, Poutine. La valse des dictateurs aux journaux télévisés.

Des États de plus en plus autoritaires, largués. Violents. Et le virus qui a toujours un coup et un variant d’avance sur nous.

Nous, les moutons. Et les labos de la Big Pharma qui se goinfrent. Je ne suis pas anti vaccin, même si les méthodes et la cupidité du laboratoire Pfizer, celui qui nous fourgue en ce moment ces doses à haute fréquence et à prix exorbitant, sont répugnantes.

Je cherchais un mot à la hauteur de mon dégoût. Répugnantes. Une information sortie en Belgique, grâce à des hackers, est passée inaperçue en France, malgré un papier dans le Monde.

Elle est le fruit d’une enquête de l'Agence européenne des médicaments. Ils se sont rendus compte que Pfizer trichait sur le dosage de ses ampoules. On achète des fioles avec des concentrations d’ARN prévues dans les essais cliniques entre 69% et 81% et Pfizer les dilue pour nous les fourguer à des dosages entre 51% et 59%.

Le vaccin perd donc autour de 15 % de son efficacité. Mais on en vend plus. Quel cynisme.

Quelle rapacité. Si on me dit rien, si on ne me vérifie pas, roule ma poule. Je facture et j’encaisse.

Pfizer dont les principaux actionnaires sont BlackRock, Vanguard et State street, va vendre 2 milliards de doses dans le monde en 2021 et encaisser autour 50 milliards de dollars, alors que les études étaient en grande partie financées par les états, qu’ils avaient une assurance de débouchés et que les contrats signés les rendent juridiquement irresponsables. On peut raisonnablement estimer la marge nette de Pfizer autour de 15 milliards, même s’ils vont tout faire pour la cacher. C’est ce qu’on appelle une très très bonne affaire.

Pourquoi sommes-nous si lâches et si peu scrupuleux avec eux ? Dans la série, ni vu, ni connu, je t’embrouille, j’ai une autre question à poser. Elle concerne le prix du gel hydro-alcoolique.

Pourquoi le paie-t-on deux fois le prix d’un shampoing alors qu’il est plus simple et moins cher à fabriquer? Il faut 4 ingrédients pour assembler un gel et 20 pour un shampoing. C’est des questions à la con.

J’ai un copain pharmacien et ma science est récente. J’ai beaucoup de mal à m’y remettre. Je suis comme un vidangeur de fosse septique dépressif.

Et sceptique. Par quel bout commencer le nettoyage ? Je vous ai quittés avec Agnès Buzin, Christophe Castaner et Sibeth N’Diaye qui cherchaient du boulot.

Ces trois-là ont marqué les annales par leur incompétence et leurs mensonges. Nous sommes prêts, nous continuons cette stratégie d’isolement et de repérage des cas. Il y a maintenant de plus en plus d’hôpitaux en France qui ont à disposition le test.

Nous testons plusieurs dizaines de personnes. Moi, je ne connais aucun policier, aucun gendarme qui ait attaqué des gilets jaunes. Par contre, je connais des policiers et des gendarmes qui utilisent des moyens de défense, de défense de la République, de l’ordre public.

C’est que les masques ne sont pas nécessaires pour tout le monde. Vous savez quoi ? Moi, je sais pas utiliser un masque.

Je pourrais dire: “Je suis ministre, je mets un masque”. Mais en fait, je sais pas l’utiliser, parce que l’utilisation d’un masque ce sont des gestes techniques précis. Sinon on se gratte le nez sous le masque, en fait, on a du virus sur les mains.

Le président les a remerciés. Appelons ça le prix du silence et des trahisons. Il a envoyé la première à l’OMS avec un salaire de 15 000 euros nets d’impôt.

Et la troisième chez le leader suisse du travail intérimaire Adecco où elle pourra se reposer, réfléchir et capitaliser sur l’uberisation de la société. Quant à Christophe Castaner, nouveau patron des emmarcheurs à l’Assemblée, il a trouvé un remplaçant pire que lui à l’Interieur. On ne pensait pas que ce fut possible.

Mais Gérald Darmanin quand même...

Si Castaner se contentait de peloter et de danser après les manifs gilets jaunes, Darmanin fréquente les clubs échangistes et le confie sur procès verbal pour échapper à une accusation de viol… Attendez, je n’ai rien contre les partouzes. Partouze qui veut. Mais bon la morale, l’ordre républicain, la techno surveillance.

Gérald, tu as raté ta vocation. Tu devrais faire des films pornos et arrêter de nous les briser. Les gilets jaunes passent aujourd’hui sous les radars des médias.

Et s’il n’y avait pas le travail de Serge d’Ignazzio et ses photos, on ne saurait même pas que le mouvement continue. En Argentine, il y avait ces mères qui défilaient inlassablement pour dénoncer la dictature. Ici, nous avons les gilets jaunes qui rappellent tous les samedis à ce pouvoir sourd que la France, Covid ou pas, n’a jamais été aussi pauvre et inégalitaire.

Les 1000 personnes les plus riches du monde ont retrouvé leur niveau d’avant la pandémie en 9 mois alors qu’il va falloir au moins dix ans aux personnes les plus pauvres pour se relever. Les milliardaires français ont bénéficié d’une reprise exceptionnelle : leur fortune s’est reconstituée à hauteur de 175 milliards d’euros, dépassant le niveau d’avant la crise. C’est la troisième plus forte progression après les États-Unis et la Chine. 175 milliards d’euros, c’est deux fois le budget de l’hôpital français. 5,3 millions de personnes vivent en France avec moins de 885 euros par mois.

Fin 2020, 8 millions de Français était bénéficiaires de l’aide alimentaire, 2,5 millions de plus qu'avant la crise. Et pourtant, moins de 1% du plan de relance est dédié à la lutte contre la pauvreté, tandis que des milliards d’euros ont été versés aux entreprises sans aucune contrepartie. Merci Oxfam pour ces stats qu’on a peu vues sur BFM.

Les cinémas fermés, les théâtres clos, les concerts annulés. Rien n’a jamais prouvé que ces lieux de paix et de culture étaient contaminants. Par contre, on sait aujourd’hui qu’on n’a jamais eu pire ministre de la culture que Roselyne Bachelot.

Même l’insignifiant Franck Riester faisait davantage illusion. Avant on avait Malraux, on avait Jack Lang. Même Frédéric Mitterrand sous Sarkozy faisait mieux.

Là, sous Macron, on touche le fond. On est méprisé. On a disparu.

Françoise Nissen a acheté la concession. Franck Riester a creusé la tombe. Et Roselyne Bachelot nous fait la totale, elle balance la terre, pose le marbre et la croix.

Dans un gloussement. Ci-gisent les artistes, victimes du Coronavirus, de la veulerie de Roselyne Bachelot et du mépris gouvernemental. Je dois reprendre l'entraînement, retrouver mon rythme.

Redevenir la machine que j’étais à m’éveiller avec Google news, à enchaîner sur CNews pour m’achever avant midi avec le Monde et l’Obs. Et ça c’était l’apéro… Je dois me reprogrammer pour analyser ce que les autres ont retenu du monde et de ses images. Et leur renvoyer mon acmé sans maudire et sans faiblir.

J’ai dit acmé et pas acné. Je précise pour ceux qui me chercheraient des noises ou des boutons. Le monde, au fond, n’est fait que d’images plus ou moins animées.

Nous les recevons. Elles impriment nos cerveaux . Certains humanoïdes résistent à la réalité de ces images.

D’autres y succombent. Le chemin est difficile. Y croire.

Ou pas. La seule attitude possible est de les intégrer comme des représentations du monde. La question n’est pas d’y croire, mais de les questionner.

La réponse n’est jamais blanche ou noire. Oui ou non. 1 ou 0.

La réponse est toujours embrumée. Plus le sujet est délicat, plus la brume est épaisse. Et plus, le temps et sa décomposition sont un élément essentiel pour le journaliste.

Prendre le temps pour lever des voiles. Et dévoiler. J’aperçois aujourd’hui ce qui émerge.

Par exemple, un enfant de 15 ans achevé au marteau par une bande de sauvageons. Ils font le bonheur des rubricards police et de la droite extrême. Vous les avez vus bicher aux JT et dans les talkshows ?

Ils avaient enfin devant leurs yeux mouillés la preuve que la France devait être d’urgence reprise en main. Le réel de l’ensauvagement, il participe de deux réalités. Il participe effectivement d’une invasion migratoire depuis plusieurs années qu’on a du mal à contrôler.

On sait très bien que l’immigration… Mais oui, c’est ça le réel ! C’est ce discours qu’on entend partout. Les sondeurs nous le rappellent.

Ce sera Macron ou Le Pen. La Droite sauvage et cosmopolite ou la Droite disciplinaire et nationale. Où est la douceur ?

Où est la tolérance ? Où sont les contradicteurs ? Où se cache l’espoir ?

Quand est-ce qu’on rigole un peu ? Mon édito, c’est un regard sur le monde. Et ce regard dépend de deux choses, l’endroit où je suis et le paysage en face de moi.

Je parle et j’écris porté par les sociétaires et les abonnés de Blast. Vous êtes plus de 4000 rassemblés en à peine deux semaines. Et on avance comme une armée grossissant de jour en jour.

Il reste un mois de campagne. Je n’exagère pas. J’y crois à fond à cette entreprise de presse solidaire.

Sachez que chaque centime versé ou gagné sera entièrement réinvesti dans l’outil de travail. On ne se verse aucun dividende chez Blast. Il faut qu’on soit au moins 25 000 cette année pour tenir face à la déferlante qui se profile en face.

Nous allons bientôt peser aussi lourd que les médias mainstream. Ceux des milliardaires et de la propagande d’État. Ça me fait sourire, ces mots.

J’ai un petit côté Lénine. Sans le dogme, ni la barbiche. My name is Valdimir Illich and I want to kill the propaganda.

Mais voyez-vous, quand le groupe de presse tenu par Arnaud Lagardère et Bernard Arnault se voit prêter 465 millions d’euros par l’État macronien, comment ouvrir, je ne sais pas moi, disons Paris Match ou le Journal du Dimanche, et y lire un sondage flatteur pour Macron ou un article s’attaquant à Anticor et ne pas voir là le degré zéro du journalisme. La manifestation avérée d’une soumission. Anticor fait le boulot que le Ministère public ne fait plus.

Ne fait pas. Et Anticor est attaqué par les petits soldats du journalisme d’État. Je les connais par cœur.

J’ai grandi avec et je les ai vus dériver. Et devenir incontinent. Rivés à leur salaire, à ce qui leur reste d’honneur.

La profession se paupérise. Je sais. Ce n’est pas une raison pour écrire et dire tant de conneries ne visant qu’à un seul objectif.

Conserver Macron. Si on s’amusait à faire la liste de ceux qui tirent leur épingle du jeu de la pandémie et de ses conséquences, et la liste de ceux qui en crèvent, on verrait, que les sacrifiés sont ceux que l’ultra libéralisme rêve de réduire à la précarité et à l’esclavage. Pour les prédateurs, Bezos ou Zuckerberg là-bas, Arnault ou Bolloré ici, "everything is okay".

Ce gouvernement travaille bien. Macron est taillé pour le job. Anticor, comme Blast, est un caillou dans les mocassins du pouvoir.

Ce pouvoir ridicule et déliquescent. Vous avez vu Jean Castex ? Ce premier ministre est un gag ambulant.

Une plaisanterie permanente. Une permanente. Comme celle de ma mère.

Un mélange de flou et de cheveux figés. Jean Castex, l’homme laqué. Jean Durex, celui qui préserve son patron.

Ce clown blanc. Chaque fois que je le vois, je me dis que Dupontel nous fait une blague. Sors de ce corps Albert.

La plaisanterie a trop duré. Je ne vous demande pas de cesser de critiquer et de contrôler le gouvernement, c’est votre rôle. Je demande simplement que nous ne nous autoflagellions pas.

C’est de la France… Non non, c’est pas de l’autosatisfaction. Non ! On n’en peut plus de ces vannes lourdingues et à rallonge, de ce comique de répétition qui, à force de se parodier, finit par nous rendre malades, neurasthéniques, soliloquants.

On fatigue Albert… On pourrait s’impatienter. Comme chez ces Bataves qui ne supportent pas le couvre-feu. La colère a de nouveau éclaté aux Pays-Bas.

Quelques centaines de manifestants très déterminés réagissent violemment à l’instauration d’un couvre-feu. Le premier dans le pays depuis la seconde guerre mondiale. Pour finir, j’ai envie de lire un court poème de Brautigan.

C’est le titre et la première phrase du poème. Et ça continue encore et encore. C’est que le début d’accord d’accord.

Là, ce n’est plus Brautigan. C’est Francis Cabrel… Quelque chose vient de tomber Sur les lames de ton plancher C'est toujours le même film qui passe T'es toute seule au fond de l'espace Tout doit couler de source ici comme dans un film d’Agnès Jaoui et de Jean Pierre Bacri. J’ai le goût des autres.

Blast a le goût des autres. C’est mon copain Alain Damasio qui a écrit cela. Allez salut.