Municipales à Paris, avenir de la droite...Michel Barnier dans le "8h30 franceinfo"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Que faire face à la hausse des prix de l'énergie ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Les accusations de Rachid Adati contre Emmanuel Macron sont-elles fondées ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Rachid Adati évoque des points de convergence avec Sarah Knafo. Qu'en pensez-vous ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Sarah Knafo est-elle d'extrême droite selon vous ?
- 5:30RelanceÉludée
Rachid Adati est mise en examen pour corruption. Cela ne peut-il pas faire fuir les électeurs ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Grégoire serait-il sponsorisé par LFI ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Michel BarnierFait
« Emmanuel Macron est intervenu pour faire en sorte d'aider au retrait de Sarah Knafo. »
- 3:00Michel BarnierChiffre
« Il y a 94 % des communes qui ont élu leurs élus municipaux dès le premier tour. »
- 10:30Michel BarnierFait
« Les Républicains soutiennent Christian Estros sans aucune ambiguïté. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Michel Barnier. Bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. Alors que faire face à la hausse des prix de l'énergie qu'en pense l'ancien premier ministre que vous êtes ?
C'est évidemment un point que nous allons aborder ce matin. L'actualité évidemment de ces dernières heures. Ce sont aussi les dernières heures de campagne municipale.
On va parler de Marseille, on va parler de Nice, mais commençons si vous le voulez bien par Paris. Bataille serrée entre Rachid Adati et Emmanuel Grégoire. Bataille même un petit peu tendue ces dernières heures.
Emmanuel Grégoire, le candidat d'une PS qui était à votre place hier et qui a accusé jusqu'à Emmanuel Macron. Emmanuel Macron est intervenu pour faire en sorte d'aider au retrait de Sarah Knafoon et et je je veux le dire à quel point c'est une faute morale immense. Voilà, l'Élysée et le président de la République lui-même ont dénoncé un mensonge indigne.
C'est vrai ou c'est faux ? Est-ce qu'il y a pu avoir des pressions ? Écoutez, avant de parler des petites polémiques, monsieur Grégoire qui est un peu en panique actuellement comme beaucoup de ses amis socialistes à Paris, euh je je voudrais juste dire un mot puisqu'on est au dernier jour des élections municipales de ce qui s'est passé dans toute la France euh métropolitaine et Outreem aussi avec euh tous ces élus locaux, il y a 94 % des communes qui ont élu leurs élus municipaux dès le premier tour. que moi je voudrais donner un coup de chapeau à tous ces élus souvent qui consacrent une grande partie de leur vie personnelle familiale à au service public et qui sont le premier échelon de la démocratie de la République.
Et dans un moment où il y a tant de tension, tant de risqu à l'Assemblée nationale, je le vois bien depuis que j'y suis revenu, parfois un climat préinsurrectionnel, beaucoup de haine, beaucoup de d'intolérance. Je voudrais donner un coup de chapeau à tous ces élus locaux, quel qu'il soi de quelque sensibilité qu'il soit pour le travail qu'ils font pour tenir la République sur le terrain. Voilà.
Bah, on peut parler de monsieur Grégoire et de ses polémiques. Il y a pas c'est pas la seule, il y a aucune preuve. Monsieur Grégoire, il a balancé ça à l'avantille des élections contre le chef de l'État. lui-même a le président de la République a a cru bon de je crois de dire un mot de ça mais c'est pas bien de de c'est pas bien dans une campagne on peut pas faire n'importe quoi.
Il y a pas de il y a pas la moindre preuve de d'une d'une collusion ou d'une complaisance en extrême droite. Non ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai.
Je peux vous le dire pas plus qu' vrai les polémiques que le Parti socialiste et ses amis essayent de de développer à Paris. L'autre jour, hier dans la une partie de la circonscription, je suis député dans 5e arrondissement où Florence Bertou va être réélu, je l'espère parce que c'est une formidable mère. Son adversaire socialiste a fait un tract pour dire que j'étais partisant de l'Union des droites.
Jamais. Où est-ce qu'elle a vu ça ? Jamais.
Donc ce sont des polémiques absolument pathétiques et de gens qui sont un peu désespérés. Voilà pourquoi je trouve qu'ils sont fatigués pour tout vous dire. Monsieur Grégoire, tous ses amis sont fatigués qu'il est temps de changer de de direction à Paris, d'avoir une alternance qui incarne Rachidati.
Michel Barnier, vous êtes député de Paris, vous évoquez à l'instant l'Union des droites. Votre candidate Rachid Dati, elle a bénéficié de la fusion de la liste avec le candidat horizon Pierre Bournazel. Elle bénéficie aussi du retrait du retrait de Sarah Knafo qui a appelé à voter pour elle.
Quand vous entendez Rachid Adati évoquer des points de convergence avec Sarah Knafo, qu'est-ce que ça raisonne ? Comment ça comment le chirakin que vous êtes prend cette cette phrase, ce compliment de Rach de mon côté, il y aura jamais aucune complaisance mais il y a des électeurs, il y a des des Français, ils ont pas besoin de consignes ou de d'ordre de je ne sais pas qui pour savoir comment ils vont voter. Vous qualifiez, vous pensez qu'elle est d'extrême droite, Sara Knafo ?
Il y a il y a des positions qui ne sont pas les miennes, mais peu importe, ce qui est important, c'est ce que pensent les citoyens de Paris qui ont envie d'un changement. Et je peux vous dire madame qu'il y a beaucoup de citoyens qui veulent ce changement y compris à gauche qui en ont assez de cette gestion euh où on voit la dette augmenté, on voit les enfants menacés dans les systèmes périscolaires. C'est ça dont il faut parler, monsieur Grégoire, plutôt que de faire des polémiques avec le chef de l'État en racontant n'importe quoi, ferait mieux de parler des problèmes qui intéressent les Parisiens.
La sécurité, la mobilité, l'absence de de commerce et puis la sécurité des enfants. Excusez-moi. Effectivement, vous évoquez des points extrêmement concrets et évidemment mais c'est intéressant aussi de situer les uns et les autres.
Aujourd'hui, quand on est LR, on ne dit plus que Sarah Knafo est d'extrême droite. Mais moi, j'ai pas de problème pour dire ça. Celles de monsieur Zémour sont des théories qui ne sont pas les miennes et comme gauliste, il y a pas de complisance possible.
Maintenant, je pense qu'il faut parler aux électeurs et que les électeurs qui votent à droite, au centre, à gauche, on parle pas aux appareils mais on parle nous parlons citoyens. C'est ça une élection municipale et donc il y a aucune preuve de tout cela. Et donc je trouve que cette cette montée en puissance de cette polémique au dernier moment, c'est son c'est la preuve de d'un certain des espérances des Partis socialistes à laav d'une élection où ils veulent pas assumer leur bilan.
Il faut qu'ils assument le bilan d'une ville qui était mal gérée, qui n'est pas propre, qui n'est pas sûre. C'est ça la réalité de Paris aujourd'hui. Alors, de l'autre côté, il y a euh Pierre Bbournael qui s'est donc désisté pour le coup et qui même fusionné, pardonnez-moi, euh avec Rachid Adati sans lui-même euh être sur la liste.
Euh on imagine que s'il y a des électeurs qui ont voté Pierrive Bournael, c'est qu'il ne voulait pas, ça paraître une totologie, mais qu'il voulait pas voter pour Rach. Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous leur dites à premier tour ? rais d'éliminer socialiste qui a mal géré la ville et qui fait d'un sponsoring indirect de la part de LFI comme dans beaucoup de de villes-de-fance.
C'est ça dont il ferait parler aussi parce que le d'abord je voudrais donner un coup de chapeau à à Pierri Bazel qui était courageux qui avait une campagne sérieuse et qui a des convictions et je je suis très respectueux de la décision qu'il a prise et heureux aussi comme je le souhaitais dès avant le premier tour que les les élus du centre et la droite républicaine se retrouvent sur la même liste avec Rachid Adti. Ce qui est beaucoup plus grave dans cette élection, c'est ce que à votre antenne même, je crois un ancien ministre socialiste, monsieur Ledrian, qui qui sait de quoi il parle quand il parle du Parti socialiste, qualifié de naufrage moral et politique. Il a dit ça à votre antenne sur à ma place il y a de jours.
Un naufrage politique et moral du parti. Michel Bar, ces questions, elles ont été posées aux élus de gauche sur ce plateau toute la semaine. Vous vous êtes député de Paris, vous soutenez Rachid Adati.
Il y a une question qui peut être décisive pour les électeurs dans cette élection, pour ceux qui sont indécis notamment au centre. C'est la question de la probité. Rachid Adati, elle est mise en examen pour corruption dans plusieurs dossiers.
La justice la soupçonne notamment d'avoir perçu 900000 € du groupe automobile Renault Nissan en échange d'une activité de lobbing quand elle était élue au Parlement européen. Elle est bien sûr présumée innocente mais elle risque 10 ans d'emprisonnement, 1 million d'euros d'amende. Est-ce que ça ne peut pas faire fuir certains électeurs ?
Non mais je comprends bien qu'à la veille de l'élection vous cherchez à poser des questions pour mettre en difficulté madame Dat qui je fais confiance. C'est un c'est un fait pour le coup. Il y a pas d'interprétation.
Elle sera jugée en septembre. Elle a droit elle a droit permettez-moi de dire puisque vous ne l'avez pas dit vous-même. Elle a droit la présomption du dire de fois bien je le répète une troisième fois et c'est sur cette base là que je n'ai pas d'autres commentaires à faire et je lui fais confiance en laissant de côté ses polémiques.
Ça serait elle peut quand même être condamné éventuellement à lâcher son mandat. conf droit à la présomption d'innocence et je trouve un peu médiocre ce genre de polémique à la veille de l'élection je pense ça serait plus intéressant de parler de de son ce dont les socialistes sont responsables notamment quand il s'agit de la sécurité sécurité d' questions médiocres les questions de probé non je je dis simplement que la polémique est quelquefois médiocre et je pense qu'il serait plus intéressant de parler de la sécurité de centaines d'enfants dont la dont la sécurité est mise en en péril par des animateurs qui ont été mal recruté par la mairie de Paris actuelle. C'est c'est plus important.
Je reviens, pardonnez-moi Michel Barnier sur ce que vous avez dit il y a quelques secondes, que Emmanuel Grécoire serait sponsorisé d'une certaine façon par la France insoumise. Il se trouve qu'il y a une candidate la France insoumise Sopia Chikirou qui est présente et qui s'est maintenu à l'occasion de ce second tour. Qu'est-ce qui vous fait donc dire ?
Alors que et on a d'ailleurs pu voir dans les dans le débat qu'il y a eu que Sopia Chikiro ne ménageait pas ses coups contre Emmanuel Grégoire. Qu'est-ce qui vous fait donc dire qu'il est Non parce qu'il y a il y a sur l'ex de monsieur Grégoire, madame Simonet et d'autres qui viennent de de la France insoumise et je parlais plutôt du Parti socialiste qui est sponsorisé en général au contraire de toutes les déclarations. Ça fait 1 an que le Parti socialiste nous dit qu'il ne veut plus entendre parler de monsieur Mélenchon, que ce parti est antisémite, ce qui est vrai, qu'il y a une violence que je vois à l'Assemblée nationale et voilà qu'elle la veille des élections pour garder des places dans les plus grandes villes de France pour garder des places des gens se déshonorent.
Je reprends le mot je reprends le mot de Jar Lean se déshonore et sont dans une position contraire. Je pense à Toulouse par exemple où Jean-Luc Moudin, j'espère sera réélu. la ville de Jean Jorè, je pense que la région de Jean Jorè, je pense que tout ça est déshonorant et et contraire aux valeurs de la République de s'allier à un parti qui qui met la violence et l'antisémitisme au premier rang de ses convictions.
Michel Barni, vous êtes membre des Républicains, cadre dirigeant des Républicains. Cette semaine, il y a eu un petit psychodrame dans votre partie autour de la question de Nice où s'oppose le maire Horizon sortant Christian Estros, soutenu par Horizon et les Républicains et votre ancien patron Éric Sioti désormais allié de Marine Le Pen. Bruno Retaillot, le président des LR, a dit ne pas vouloir choisir.
Il a été désavoué par les instances du parti. Vous vous auriez voté pour Christian Estros sans hésitation ? Sans hésitation et je l'ai dit, Brunoillou s'est expliqué sur cette déclaration.
Je ne suis pas son porte-parole, je suis président du Conseil national des Républicains. Et à ce titre-là et à ce titre-là, comme président du conseil national, je rappelle que mon parti, le parti républicain a dans une délibération formelle de sa commission d'investiture soutenu Christian Estros de manière extrêmement clairire et je pense que quand on est de droite, il y a une forme d'honneur à respecter sa parole et donc nous la respectons. Désonoré avec cette déclaration pour Rotaillon.
Comment dites-vous ? Il s'est déshonoré pour reprendre que quand on est de droite, on a devoir de respecter sa parole. Donc je respecte ma parole et je dis que mon parti les républicains soutiennent Christian Estros sans aucune ambiguïté.
Alors écoutons tiens comment Christian Estros qualifie la formation de son rival l'UDR donc présidé par Eric Sioti. Le principal animateur d'un mouvement péténiste. C'est le vrai visage de l'extrême droite.
Un mouvement péténiste. Est-ce que vraiment là encore on parlait des mots parce que c'est important quand même les mots dans une campagne. Les Français écoutent aussi ce qui se dit.
Est-ce que vraiment ce sont des mots que vous partagez ? Mais je veux pas. par invité ici pour faire des polémiques.
Moi, je suis là pour donner des positions claires. Je viens de vous dire la position claire qui est la nôtre. Et je vais pas faire des commentaires sur les déclarations des uns et des autres.
Il y a dans Là, c'est la déclaration de Christian Estros que vous soutenez. Nous soutenons Christian Estros pour la gestion de cette ville de Nice qu'il a bien géré et dont j'espère qu'il continuera à bien la gérer. Voilà ce que je peux dire.
Je veux pas rentrer dans les polémiques, franchement, ce qui les gens qui nous écoutent, ils ont un peu ralbol de tout ça. Vous savez le le le vrai souci qu'on a, c'est qu'on trouve des élus, je le dis au début de notre entretien, qui s'occupent bien de cette ville, de leur ville, de leur commune, qui se dévouent et qui font progresser la vie collective. Voilà ce qui est important.
Il y a aussi des grands mouvements, des mouvements de bascule dans la vie politique française sur lesquels on s'arrête. Marseille, çaen est un exemple. Votre candidate Martine Vassal s'est maintenue.
La question de sera la victoire ou non du Rassemblement national Franck Alisio ou celle de Benoît Paillant le maire socialiste sortant. Mais la première leçon de ce scrutin, c'est que là-bas le Rassemblement national vous a remplacé dans les urnes. Il a pris à la droite plus d'une quinzaine de points.
Est-ce que vous êtes devenu un supptif du Rassemblement national dans ces presquisément pas. Je vois pas pourquoi vous posez la question comme cela. Je vous ai dit depuis le début de cette dialogue depuis ce matin que j'étais opposé à toute forme de complaisance d'union des droites.
Tout ça ça n'existe pas en tout cas pour moi et ça ne doit pas exister. Et en revanche, ce qui est important c'est de savoir pourquoi de nos électeurs électrices sont partis de ce côté-là par déception, par colère parce que des promesses n'ont pas été tenues. Donc c'est ça qui est important, qu'on traite les problèmes d'immigration de manière claire et nette. et je ferai le moment venu des propositions où je referai des propositions comme c que j'ai faites pendant la primaire sur les questions de l'emploi, du travail, du mérite, de la sécurité publique, euh de de du travail qu'on doit encourager plutôt que de le décourager par trop de taxes et trop d'impôts.
Voilà les questions que que veulent qu'on traite les les citoyens qui nous ont quitté parfois pour l'extrême droite et je pense qu'ils doivent revenir, il faut les convaincre de revenir et d'autre part ceux qui s'abstiennent de plus en plus nombreux malheureusement dans dans une démocratie. Donc il n'y aura pas, on l'a compris, l'Union des droites, en tout cas pas avec vous pour la pour la présidentielle. justement parler aux citoyens, je viens de lire une et je le répète une deuxième fois, je veux parler aux citoyens et je parlerai et je souhaite que le prochain candidat qui représentera la droite et le centre, j'espère un candidat unique aux élections principales, parlera aux citoyens, à tous les citoyens de métropole et de trommer pour montrer que nous allons régler les problèmes, traiter les problèmes.
Bon, vous avez parlé justement de de la manière peut-être vous l'avez évoqué en filigrane, la manière dont peut-être vous allez la droite va se choisir un candidat tiens, peut-être un candidat unique. C'est ce que vous nous dites. Et ben on va en parler juste après l'info en une minute.
Il est 8h47 et c'est Dian Ferschit. De nouvelles frappes israéliennes sur des villes du sud du Liban et sur Teran ce matin. Mais selon l'Iran, la production de missile [musique] continue malgré la guerre alors que le premier ministre israélien Benjamin Netaniaou affirme lui que l'Iran est en passe d'être décimé 3 semaines après le début de ce conflit.
C'est un acte de déloyauté qui laissera des traces profondes la réaction du chancelier allemand de Friedrich M à l'issue du sommet européen à Bruxelles. Les dirigeants des 27 ne sont pas parvenus à faire plier le premier ministre hongrois Victor Orbane. Il refuse toujours de débloquer un prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine.
À Marseille, le maire sortant d'hiver gauche, Benoît Paillon accuse Franck Alisio de vouloir diviser les Marseillais voire de les trier. Avec sa [musique] proposition de passe sans racaille lors du débat sur France 2 et France inter soir, Franck Alisio a lui appelé les électeurs à ne pas laisser [musique] Marseille tomber dans les mains de la gauche et de l'extrême gauche. Il est un peu moins important que prévu pour 2025.
Le déficit de la sécurité sociale s'établit à 21,6 [musique] milliards d'euros au lieu des 23 milliards prévus en décembre dernier. France info le 830 France info, Adrien Bec, Camille Vigon Leat. Et nous sommes toujours avec Michel Barnier, ancien premier ministre, député LR de Paris.
ALR justement chez les Républicains. Vous allez vous réunir d'ici quelques jours pour réfléchir, choisir votre mode de désignation de votre candidat à l'élection présidentielle. À titre personnel, vous plaidez pour quelle option ?
Une primaire ouverte, fermée, pas de primaire. Non, je je plaide d'abord pour qu'on mette les choses dans l'ordre et j'en ai parlé avec Gérard Larch, le président du Sénat qui en autre nom a travaillé avec un groupe d'élus à au meilleur système pour le départage si je puis dire. Mettons les choses dans l'ordre.
D'abord, les élections municipales, respectons le choix des citoyens. C'est le premier niveau de la démocratie, je l'ai déjà dit et il faut pas mélanger les choses. Donc vous verrez qu'on va monter des municipales du terrain d'un peu partout en France en appel à l'unité.
Là où on a été uni, on a pu gagner ou on va gagner dimanche. Là, on est désunis, on perd. Mais l'unité, ça veut dire de la droite et du centre.
De la droite républicaine et du centre et des centres parce qu'il y a plusieurs mouvements centri. C'est ça. Pourquoi je plaide ?
Et et d'ailleurs c'est comme ça que beaucoup de communes au centre droit sont gérées en France par des unités, par des équipes locales auxquelles je rends hommage. Donc l'appel à l'unité vient monter fort, vous allez voir, vers Paris, vers les dirigeants. Entendez-vous ?
Voilà. Deuxièmement, euh pourquoi on est candidat à la présidence de République euh au-delà des titres des honneurs et cetera, c'est de traiter les problèmes des Français. Et donc, je plaidrait pour qu'on mette les choses dans l'ordre, les municipales et ensuite le projet, pourquoi on on veut changer les choses, redresser ce pays et le rassembler.
Et donc, il faut que il y ait un accord sur une plateforme politique de redressement et de rassemblement. Et enfin viendra le moment, j'espère pas trop tard à la fin de l'été de choisir et de départager les différents candidats. Laurent Voquier appelé à une primaire qui allait de Sarah Knafo à Gabriel Atal ou à Géraldin.
Concrètement, vous mettez où le curseur ? Non, non, je ne suis pas d'accord avec le renvoqué sur cette question. Il le sait, je le lui ai dit.
Je pense qu'il faut faire un choix entre différents candidats qui se représenteront. et la droite républicaine, je viens de vous le dire et je le répète une troisième fois et les différents mouvements sil est madame monsieur ceux qui ont travaillé avec moi lorsque j'étais premier ministre et nous sommes bien parvenus à travailler socle comment vous l'appelz commun c'est moi qui l'appelé le socle commun même s'il était un peu fragiliste depuis l'esprit commun de tous ceux qui partagent les mêmes valeurs républicaines à la droite et au centre vous êtes pour une une frontière particulièrement étanche avec l'extrême droite mais on a appris cette semaine qu'au niveau européen que vous connaissez bien en tant que ancien commissaire les députés de votre formation politique, les républicains discuter avec les députés d'extrême droite de l'AFD notamment sur les questions François Xavier Bélalami le chef de fil des des Républicains à Bruxelles, participe dans des boucles WhatsApp à des discussions sur quel amendement voter ou non sur avec l'AFD. Concrètement, je ne connais pas les détails de ces discussions si elles ont eu lieu, je pense qu'au niveau européen comme au niveau national la frontière doit être claire et nette.
Elle ne l'est pas manifestement il y a des ententes sur des votes et des thématiques précnion sur des questions où d'ailleurs la position qui a été acté finalement est exactement celle qui a soutenu la Commission européenne et le conseil des ministres européens donc sur le fond les choses sont claires et je ne souhaite pas qu'il y ait de complaisance ou de de manque d'étanchéité entre les formations d'extrême droite et et la formation dont je fais partie qui est le parti populaire européen qui est extrêmement clair là-dessus. Donc c'est une erreur de François Xavier Béami. Si elle était commise, c'est une erreur.
Autre sujet Michel Barnier. Sujet d'ailleurs qui a été évoqué hier soir à l'occasion d'un d'un Conseil européen à Bruxelles. La guerre au Moyen-Orient qui prend des aires de de guerre de l'énergie.
On l'a vu ces dernières heures avec ses frappes israéliennes sur un champ gazier partagé entre Qatar et Iran. Ce matin, une raffinerie en feu au Kouwait. Vous qui avez l'expérience du pouvoir, l'expérience des responsabilités, est-ce que vous avez l'impression qu'on prépare suffisamment les Français à des temps je pense évidemment au gouvernement qu'on prépare suffisamment les Français à des temps difficiles.
Là, nous parlons d'un sujet qui intéresse tous les pays européens. C'est d'ailleurs cette nuit que c'est terminé le conseil des chefs d'état du gouvernement qui a enfin pris conscience ensemble de la nécessité d'anticiper ce que j'observe au niveau européen et vous savez que j'ai passé 15 ans de ma vie dans des responsivés européennes notamment sur le Brexit et à la commission c'est qu'on on gère toujours ces crises plutôt bien mais toujours en défensive le dos au mur et on peut multiplier des exemples. crise financière, le Brexit, la crise migratoire lié à l'Irak, le le Covid, il faut être capable d'anticiper, même si c'est compliqué quand on est 27 pays, c'est me semble-t-il l'état d'esprit qui a régné hier soir à Bruxelles, anticiper qu'est-ce qu'il faut anticiper là en l'espèce, il faut anticiper tous les sujets sur lesquels nous sommes en dépendance pour réduire nos dépendances à l'égard des puissances étrangères ou des empires extérieurs qui s'agent de la Russie, de la Chine ou des États-Unis.
La guerre en Ukraine nous oblige déjà à revoir nos nos dépendances en matière d'énergie. Il faut continuer. Paronz-moi Michel Varnier, petite incise, on a réduit notre dépendance au gaz russe.
Aujourd'hui, 10 % du gaz européen vient du Qatar. Oui. Lequel, j'allais vous dire précisément qui pour réduire nos dépendances, euh diversifier nos sources d'approvisionnement, préserver le choix ou amplifier le choix du nucléaire que nous avons fait malgré la Commission européenne, elle vient de reconnaître madame Vlen qu'elle s'était trompée.
Développer aussi les économies d'énergie quand c'est possible. Il y a il y a plein de sujets sur lesquels il faut anticiper et notamment réduire les risques de dépendance, augmenter la souveraineté et et l'indépendance de l'Union européenne. Michel B, on entend la l'importance d'anticiper, on entend que cette question est évidemment cruciale, mais dans la réponse immédiate à apporter, est-ce qu'il y a une coordination européenne qui est possible ?
Quelle réponse on peut donner ? On a l'impression que là-dessus sur la réponse pour les consommateurs, on les les pays européens sont très désunis. Oui, parce que c'est la responsabilité nationale que celle des taxes de savoir si on comme en Italie temporairement on abaisse les taxes sur les sur l'énergie ou si on les maintient.
Ça c'est un problème de l'Europe qui n'est pas terminé. On a trop de dispersion encore dans le marché unique. Mais le le projet européen, excusez-moi de le dire, moi je suis passionnément patriote et aussi très européen et ça va ensemble comme les deux drapeaux que l'on voit sur les écrans ensemble et qu'il et qu'il faudra que mon parti politique maintienne ensemble.
Je le dis en passant. le on on c'est une des des raisons de notre indépendance que que d'être européen parce que ces ces enjeux-là enfin ces empires qui nous agressent du côté chinois, du côté américain, du côté russe de manière différente, je le reconnais euh il y a qu'une seule clé, c'est d'être ensemble pour avoir une masse critique et défendre nos intérêts sans complexe. Donc oui, on doit réduire nos dépendances, on doit augmenter les capacités de stockage du gaz et du pétrole, on doit augmenter la part de l'énergie nucléaire dans notre mixte énergétique.
On doit aussi soutenir certaines énergies renouvelables. On a plein de de choses à faire ensemble et il faut les faire avec les pays voisins qui nous entourent dans le marché unique. On a aussi des initiatives à prendre en matière de politique étrangère et de défense.
Je pense que le moment est venu de créer un cadre nouveau en dehors des institutions européennes plus intergouvernementales qui serait une sorte de Conseil européen de sécurité et de défense. Je reviens de façon très concrète et très prosaïque sur la question quand même des prix des carburants. On a vu et vous l'avez évoqué effectivement l'Italie qui fait baisser de 25 centimes ses prix ça va coûter quelques centaines de millions d'euros et c'est pour seulement 3 semaines.
L'Allemagne aussi qui l'envisage, la Pologne, la Serbie. Pourquoi nous en France on ne le on ne le ferait pas ? Qu'est-ce que vous au enfin qu'est-ce que vous vous feriez si vous étiez aux manettes ou rien ou est-ce que on dit au français bon bah on n pas le choix pour l'instanter les situations très très précisément des des des catégories sociales ou professionnelles qui souffrent le plus.
Je pense aux pêcheurs, aux agriculteurs, à certaines professions qui utilisaient transport comme une une vraie une vraie obligation de de travailler tous les jours. Peut-être qu'il y a des mesures ponctuelles qui peuvent être prises, mais je me permet de vous rappeler qu'on peut pas raconter d'histoire à ceux qui nous écoutent. Nous n'avons plus d'argent.
Euh je l'ai dit l'italie en a pas beaucoup plus que nous. Je l'ai dit suffisamment pendant que j'étais premier ministre sur un budget que je voulais réduire d'un d'un son déficit et et j'ai fait face d'ailleurs, je leur dis en passant à l'irresponsabilité de partis qui sont mis ensemble la gauche de monsieur Mélenchon, la gauche de monsieur Hollande et le Front National de madame le Rassemblement national de madame Le Pen qui ont voté ensemble contre un budget de redressement et de courage. Donc on peut pas raconter l'histoire aux gens parce que toutes toutes les dépenses qu'on qu'on ferait aujourd'hui, ce sont des impôts pour plus tard. sur la tête de nos enfants.
Donc je je pense qu'il y a des mesures peut-être ponctuelles à prendre. Je fais confiance au gouvernement pour les prendre et soulager temporairement euh les difficultés de telle ou telle catégorie. Donc oui, à des mesures catégorielles, non à des baisses de taxes généralisées.
Parce que madame, nous n'avons pas d'argent, il faut pas raconter l'histoire aux gens. On va pas continuer à à tirer des chèqus en blanc ou en bois sur la tête de nos enfants. C'est pas responsable.
C'est même totalement irresponsable. Et moi, je pense que il vaut mieux être un populaire qu'ir responsable. Je le redis une nouvelle fois.
Merci beaucoup Michel Barnier d'avoir été avec nous ce matin sur France, ancien premier ministre et député les Républicains de Paris. Merci Camille Vigne Lec. Le nouvels resté sur France info. [musique]
Michel Barnier