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interviewBFM TV (sur YouTube)· 16 mai 2025 14 min

Ukraine, Gaza, ingérences russes: la conférence de presse en intégralité d'Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ce 6e sommet de la communauté politique européenne. Je voudrais avant toute chose remercier le premier ministre Eddy Rama pour l'organisation de ce 6e sommet qui vient de s'achever, qui a démontré une nouvelle fois l'utilité de ce format inédit. Alors, notre réunion nous a permis d'abord d'aborder les questions de sécurité qui traverse notre Europe avec évidemment une discussion utile sur la situation en Ukraine autour du président Zelinski et au lendemain des discussions qui ont eu lieu en Turquie et après d'ailleurs l'arrêt des discussions ce matin.

Nous le savons et suffisamment répété ce jour en Ukraine notre propre sécurité et donc nous continuons de soutenir un cesser le feu inconditionnel de 30 jours pour préparer une paix robuste et durable. Et nous avons eu l'occasion d'échanger avec le président Zelinski, ensuite avec le chancelier Mertz, le premier ministre Tarmer et le premier ministre Tusque comme vous le savez, d'appeler ensemble le président Trump pour coordonner la réponse au fond au choix qu'ont fait les Russes. d'une part, de ne pas appliquer le cesser le feu, d'autre part de refuser une discussion bilatérale russo-rainienne à haut niveau malgré la réponse positive du président Zelinski.

Dans les prochaines heures, la délégation ukrainienne attend un retour sur les demandes faites de la délégation russe et nous aurons l'occasion de rééchanger avec le président Trump. Mais il est clair que aujourd'hui ce qui reste d'actualité, c'est la seule chose, la seule proposition concrète qui a été faite, celle d'un cesser le feu inconditionnel. Nous continuons par ailleurs de préparer des nouvelles sanctions en coordination avec les États-Unis d'Amérique au cas où ceci ne trouverait pas une réponse positive.

Au-delà de évidemment de cette question, nous avons pu évoquer les enjeux de sécurité auxquels notre Europe est confronté en matière d'ingérence et de désinformation. Et nous avons avec le premier ministreux, la première ministre Moldav et beaucoup d'autres collègues pu avancer sur ce sujet avec deux coalitions qui se sont mis en place concrètes. La première dans la dans la droite ligne de ce que nous avions décidé à Blenheim avec Maya Sandou.

Nous avons structuré une coalition pour coordonner la lutte contre les fausses informations et les ingérences étrangères et ce qui permet là aussi de mutualiser les instruments dont nous disposons et en particulier ce qui est mis en place par l'Union européenne. Et nous avons décidé aussi d'une coalition pour lutter contre le narcotrafic en tant qu'enjeu structurant sur le continent européen. Ce qui là aussi est cohérent avec la stratégie que la France a lancé il y a maintenant un peu plus d'un an et demi et qui a débouché sur le le texte de loi qui est en cours d'examen au Conseil constitutionnel.

Au-delà de ces sujets de de sécurité européenne, nous sommes revenus évidemment sur plusieurs sujets importants dans notre pour notre Europe en réunissant le groupe de soutien à la Moldavie. La première ministre Sand nous a exposé évidemment ses craintes et les grandes difficultés qui sont les siennes, les attaques quotidiennes et les ingérences quotidiennes, la situation en transnistrie et l'Union européenne continuera de la soutenir et nous continuerons aussi le soutien bilatéral sur les questions de sécurité, de cyber, de lutte aussi contre euh les ingérences et les groupes mafieux qui aujourd'hui alimentent largement la déstabilisation du pays. Évidemment, les conséquences de l'élection en Roumanie ne seront pas innocents sur la situation en Maldavie et il n'aura échappé à personne que si le candidat prorusse et antie-européen se positionnait et pouvait être élu, les conséquences sur la Moldavie seraient évidemment extrêmement dommageable.

Sur ensuite la situation en Arménie, j'ai pu voir le premier ministre Pachignan à l'instant. Nous sommes revenus sur les dernières discussions avec entre lui et le président Alief et la France continue d'apporter son soutien au plan de paix discuté entre les deux pays. Notre volonté est que celle-ci puisse se parachever au plus vite pour signer.

Je veux ici redire combien le Premier ministre Pachignan a su faire d'efforts et montrer son esprit de responsabilité. Je tiens à le remercier et j'espère que ces discussions pourront arriver à leur terme le plus vite possible. Nous avons enfin sur la communauté politique européenne à l'issue de ce 6e sommet qui marque une continuité et maintenant au fond ce sommet a pris cette forme politique a pris place dans notre organisation avec des rendez-vous réguliers.

Et bien nous avons pu ainsi établir d'abord la création d'un secrétariat de suivi et d'un secrétariat permanent léger. ce qui permettra de faire le suivi des coalitions qui sont mises en place, en particulier les coalitions d'action que nous nous avons décidé. Et donc le prochain rendez-vous, le prochain sommet se tiendra en octobre au Danemark et nous permettra de poursuivre nos travaux.

Je vais maintenant répondre à vos questions. Monsieur le président, bonjour. Christelle Meral, France Télévision.

Vous venez d'indiquer que il n'y aurait pas de sanction supplémentaire si un cessé le feu était accepté par la partie russe, si vous pouviez préciser. Sinon, si jamais il n'y avait pas de cesser le feu à ce moment-là, quelle serait la nature de ces nouvelles sanctions, notamment au niveau financier et quand serait-elle opérationnelle ? Ensuite, vous avez parlé avec le président Trump, donc lui, vous a-t-il dit qu'il serait favorable à des sanctions ?

Enfin euh Donald Trump a émilie peut une rencontre avec le président Poutine. Est-ce que c'est désormais est-ce que ce serait désormais le seul moyen de débloquer le conflit ? Je vous remercie.

Merci beaucoup. Écoutez, il y a eu des échanges nombreux aujourd'hui en Turquie, y compris mes propres équipes étaient au contact à la fois des équipes ukrainienne et en lien direct avec nos collègues britanniques et allemands et donc nous avons pu être partie en effet des discussions en en temps réel. Le président Trump compte, mais c'est sa responsabilité, il lui revient de le confirmer, de le dire, mais organiser des échanges dans les prochaines heures ou les prochains jours avec la partie russe pour pouvoir clarifier ce qui s'est passé et essayer d'avancer.

Par ailleurs, la partie russe a promis un retour à la partie ukrainienne sur les propositions qui avaient été faites lors des échanges d'hier et de ce matin. Et donc, ce qui me conduit que à ce stade, il faut avoir de la prudence. Ensuite, nous avons la même cohérence, c'est que si le cess de feu et la réponse resté négative, il nous faudra avoir une réponse et donc monter d'un cran dans les sanctions.

Elles sont en train d'être travaillées entre les Européens et les Américains. Et donc, il serait trop tôt ici pour en donner le détail. Ce qui importe, c'est que on ne fasse pas croire à qui que ce soit qu'on pourrait reprendre les négociations d'Istanbul là où elle s'était arrêtée au printemps 2022 parce qu'il y a eu entre-temps 3 ans d'une guerre terrible à laquelle les Ukrainiens ont résisté avec beaucoup de courage, un engagement de tous les Européens.

Donc on ne fera croire à personne qu'on peut revenir au point où on en était. ni les Ukrainiens, ni les Européens, ni les Américains ne peuvent être sur cette position. Par contre, ce qui est sûr, c'est que ce qui s'est passé avec le refurus du CC le feu et le refurus d'une réponse à haut niveau est inacceptable pour nous tous et inacceptable vis-à-vis de la proposition américaine.

Moi, je note que le président Trump s'est engagé avec résolution d'abord pour obtenir un cesser le feu. C'était sa proposition. C'est le feu de 30 jours.

Président Zelinski a eu raison de l'accepter début mars en responsabilité à Jeda et depuis il n'y a aucune réponse russe. Puis il y a une deuxième proposition qui a été faite, une rencontre président Zelinski l'a encore courageusement accepté dimanche dernier et refus d'obstacles de la Russie. Et à un moment donné, ça doit appeler une réponse concernant la rencontre et concernant la rencontre la rencontre.

J'ai dit je pense ce seront d'abord des contacts téléphoniques. Merci. Euh Catharina agence presse allemande DPA.

Euh monsieur le président, est-ce que ça fait une différence pour la collection de volontaire que le chan Scholz ou le chanertz euh soit présent ? Et quelle est la contribution pour la plus importante que l'Allemagne peut apporter maintenant ? Et une autre petite question si vous le permettez mais Lonielle n'était pas présente à la réunion du de groupe aujourd'hui parce que l'Italie n'est pas prête à envoyer des troupes.

Est-ce que ça c'est un critère d'admission ? Alors euh d'abord, je ne fais jamais de comparaison, mais je peux dire que pendant tout ce mandat, nous avons très bien travaillé avec le chancelier Scholz et la France et l'Allemagne sont deux pays dont les politiques, les liens, l'amitié dépassent les personnes. Mais nous avons vraiment œuvré et fait le maximum dès le premier jour.

Et la France et l'Allemagne ont œuvré de concert pour sanctionner la Russie, pour accompagner l'Ukraine, pour ensemble acter aussi de sa candidature par un voyage commun avec l'époque le président du Conseil italien euh monsieur Dragy et le président roumain Claus Johannis en Ukraine au printemps de 2022 et nous n'avons cessé de d'agir. Monsieur Mertz, Chance Mertz, nous avons une relation de très grande confiance et je veux ici saluer son engagement immédiat, la très grande clarté de sa position. il l'avait eu en campagne, mais je pense ça a été un geste très fort dès sa première semaine de se rendre en en Ukraine et de décider de le faire avec en effet quelques collègues euh premier ministre polonais, le premier ministre britannique et moi-même.

Et c'était pour nous un grand honneur de pouvoir l'associer à cette démarche diplomatique et de vrai en confiance et je dois dire en parfaite communauté de pensée et d'action. Et donc aujourd'hui, l'Allemagne et la France agissent sur ce dossier avec la même conscience que nous jouons notre sécurité, le même sens du devoir, le même engagement, la même volonté qu'il n'y ait pas d'escalade, mais que nous ayons incessé le feu et que nous bâtissions cette paix durable. Et je m'en félicite, c'est extrêmement important.

L'Allemagne apporte et apporté depuis le début de ce conflit une contribution essentielle d'abord sur le plan financier et sur le plan capacitaire. Et je veux ici saluer l'importance de l'investissement budgétaire. Et je n'oublie pas aussi ce que le peuple allemand apporte en terme d'accueil des réfugiés ukrainiens.

Et je vais ici dire notre gratitude parce que vous êtes un des pays qui en accueille le plus et c'est un effort qui est considérable et qui euh qui a mes yeux à beaucoup de valeur dans ce dans ce contexte. Enfin, je crois qu'il y a une erreur d'interprétation. La discussion que nous avions est une discussion pour obtenir un cesser le feu.

Donc il ne il n'y a jamais eu de discussion ni à Kief dimanche ni aujourd'hui tout à l'heure quand nous avons vu le président Zelinski appeler ensemble le président Trump. Il est pas une seule seconde question d'envoi de troupe ou quoi que ce soit. Il faut être sérieux sur l'information qu'on donne sur ces sujets.

Il s'agit d'obtenir un cesser le feu de la Russie, de construire une paix durable avec des garanties de sécurité sur lesquelles nos pays, nos équipes travaillent depuis maintenant d'Espagne et qui sont connus de tous. Voilà. Donc gardons-nous d'avoir des fausses informations sur ce sujet.

Il y en a suffisamment qui sont distylés par les Russes et les réseaux qui les suivent. J'ai constaté qu'ils avaient parfois beaucoup d'alliés dans nos pays. Bonjour monsieur le président.

Mathieu Coach BFM TV. Euh le Conseil de l'Europe dénonce aujourd'hui une famine délibérée dans la bande de Gaza. Mardi soir, vous avez vous-même qualifier de honte ce que fait le gouvernement de Benjamin Netaniaou.

Êtes-vous prêt à prendre des sanctions contre Israël de même nature que celle contre la Russie ? Si oui, quand ? Au risque, si vous ne le faites pas de pratiquer un de poids de mesure que vous avez vous-même dénoncé un peu plus tôt dans la journée devant vos partenaires de la CPE.

Merci. La situation humanitaire à Gaza est intolérable. J'avais eu l'occasion de le dire dans mon voyage il y a quelques semaines en Égypte à la riche à la frontière et elle s'est aggravée et nous sommes en train d'atteindre un point inédit sur le plan humanitaire depuis le début du conflit.

Dans les jours qui viennent, nous allons d'abord nous concentrer. La question que vous posez est tout à fait valide et et elle sera soulevée dans les semaines qui viennent, dans les jours qui viennent. Nous sommes en train de nous concentrer pour obtenir ce cesser le feu et la réouverture des chemins humanitaires.

Et donc, j'aurai l'occasion de parler avec le premier ministre Netaniao dans les tout prochains jours. Et j'ai évoqué cette question aussi avec le président Trump dans une discussion à part et il est absolument indispensable comme d'ailleurs les États-Unis d'Amérique avaient pu l'obtenir il y a quelques mois de réobtenir un cesser le feu qui jusqu'à début mars nous avait permis de rouvrir les accès humanitaires. en effet, de faire terre les armes et donc de soigner les blessés, de faire sortir les blessés, de permettre l'accès à l'eau, à la nourriture, aux médicaments, toutes choses qui ne sont plus possibles aujourd'hui, ce qui conduit à une situation qui est intolérable.

Et donc, nous allons d'abord dans le temps qui est le nôtre nous concentrer pour obtenir ce cesser le feu et la rouverture de ces routes et les jours qui viennent seront déterminants à cet égard et nous allons redoubler d'efforts en lien très étroit avec les Américains pour l'obtenir. Merci beaucoup. Merci à toutes et tous et bon courage.

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