LR : " Je reste un opposant à Emmanuel Macron"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et notre invité politique ce matin c'est François-Xavier Bellamy bonjour bon merci beaucoup d'être avec nous des plutôt européens vice-président exécutif des républicains en étant ça pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de westfrance bonjour Stéphane bonjour bonjour la réforme des retraites est donc désormais adoptée François-Xavier Bellamy l'Assemblée nationale n'a pas voté la motion de censure ça s'est joué à neuf voit près et ton ce matin dans une crise politique bien sûr une crise politique majeure parce que ce que nous voyons aujourd'hui c'est qu'en réalité il n'y a pas de majorité réelle pour gouverner ce pays et cette crise elle concerne tout le paysage politique elle concerne bien sûr le gouvernement et sa majorité mais elle concerne aussi toutes les oppositions et je crois qu'il est temps de réaliser l'ampleur de la défiance démocratique qui s'exprime dans ce pays et moi j'en veux terriblement à celui qui est le grand responsable de cette situation j'en veux à Emmanuel Macron parce que ce qu'on vit aujourd'hui c'est la catastrophe absolue qui résulte du en même temps d'une politique de la confusion permanente d'une politique qui a tout vendu à tout le monde pour à la fin ne rien permettre au pays de construire comme cap politique claire en fait cette réforme des retraites elle est d'abord le symptôme de cette faute originaire et le président de la République lui-même pendant tout son premier quinquennat avait été le principal détracteur de la réforme qu'il porte aujourd'hui comment est-ce que dans cette absence totale le clarté dans cette absence de transparence dans cette absence de responsabilité démocratique comment est-ce qu'on peut imaginer produire autre chose que la crise politique que nous connaissons aujourd'hui vous avez aucun crise politique majeure est-ce qu'on peut parler de crise de régime comme font certains insoumis c'est une crise politique parce que au fond la chance que nous avons aujourd'hui c'est que nos institutions sont solides si ça n'était pas le cas nous serions sans doute bien loin de laquelle gouvernement à l'avenir pourra encore utiliser utiliser un 49-3 je crois que le gouvernement ne peut pas espérer plus longtemps s'appuyer sur cette solidité de nos institutions pour pouvoir se reposer de son absence de responsabilité politique et je crois que c'est c'est cette situation qui appelle aujourd'hui un sursaut je crois que bien sûr pour vous en tous les cas mon sentiment c'est que si Elisabeth borne était vraiment responsable et si par ailleurs elle avait un peu de panache qui compte aussi en politique je crois qu'elle partirait parce qu'on voit très bien aujourd'hui que le gouvernement je le redis n'a pas de véritable majorité je ne dis pas qu'elle le doit au sens des institutions le 49-3 lui permet de l'éviter mais avec 9 voies de majorité encore une fois on ne peut pas s'appuyer sur de notre système constitutionnel pour s'exonérer de sa responsabilité politique pour vous elle doit partir est-ce que ça changerait quelque chose est-ce que c'est vraiment Isabelle borde le problème le problème c'est que cette réforme des retraites a cristallisé à cristalliser la défiance profonde de la société et encore une fois je le dis en ayant assumé depuis le début que je suis favorable à cette réforme des retraites comme la plupart de mes collègues parlementaires des républicains qui ont soutenu cette réforme parce que nous demandons depuis très longtemps une réforme qui permettrait enfin de redonner aux Français un peu de lisibilité sur l'avenir qui redonnerait du salaire aux plus jeunes qui leur redonnerait une assurance sur leur futur une réforme qui permettrait aussi que la France retrouve sa compétitivité mais il aurait fallu la mener cette réforme en l'ayant assumé depuis le début comme un engagement clair ce n'était pas le cas en l'ayant pour que les forts ne reposent pas toujours sur les mêmes entouré de tout ce qui est nécessaire pour que la France se remette à travailler mieux en ayant fait une vraie réforme de l'éducation pour récupérer les 150 000 jeunes qu'on perd chaque année en ayant fait une vraie réforme de l'assurance chômage pour que notre système social cesse de désinciter au travail en ayant fait une vraie réforme de la fin des carrières pour pouvoir faire en sorte que les carrières pénibles soient conclu par des années qui soient l'occasion d'un travail différent est-ce que si hier vous avez été au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale la semaine dernière à ce que vous auriez voté la réforme hier est-ce que vous auriez voté la censure oui je le dis très clairement j'aurais voté la réforme et je n'aurais pas voté l'ascension je comprends mes collègues qui ont eu un avis différent parce qu'encore une fois je vois bien à quel point cette réforme cristallise tant de tension aujourd'hui je vois aussi à quel point le véhicule qui a été employé pour la portée était déloyale ce véhicule qui consistait à utiliser un projet de financement de la sécurité sociale au lieu d'assumer une vraie réforme des retraites la mettre en débat je vois aussi à quel point ce qui aujourd'hui se plaignent d'un viol démocratique sont les premiers à l'avoir provoqué je pense à la France insoumise qui a tout fait pour qu'il n'y ait pas de débat qui a tout fait pour faire obstruction à un vote et qui aujourd'hui se plaint qu'elle ironise scandaleuse se plaint qu'il n'y ait pas eu de vote mais à qui le devons-nous qu'il n'y ait pas eu de vote si ce n'est d'abord assez parlementaires d'opposition qui ont été indignes de leur mission en criant dans l'Assemblée nationale au lieu de répondre des arguments raisonnables et donc il fallait engager un vrai débat le gouvernement et le premier coupable de cet échec parce qu'encore une fois ce sujet il est majeur pour notre avenir parmi bien d'autres la vérité c'est qu'aujourd'hui d'une certaine façon le gouvernement a réussi à rendre profondément un populaire et une réforme qui était pourtant nécessaire et qu'il était possible d'expliquer comme tel et même la gauche avait réussi à faire une réforme des retraites et on voit où nous conduit encore une fois je le redis cette politique de la confusion permanente on voit où nous a conduit cette majorité dans Emmanuel Macron disait qu'elle devait être fière d'être composée d'amateurs et bien je suis désolé mais quand on dit à sa majorité soyez fiers d'être des amateurs on envoie le pays dans le mur et c'est ce qui est en train de se produire aujourd'hui et c'est ce qui est révoltant et inquiétant pour l'avenir je rembobine un tout petit peu parce qu'on n'avait pas répondu à la question d'Oriane tout à l'heure vous faites le constat qu'il y a plus de majorité la question c'était est-ce qu'il faut dissoudre l'Assemblée nationale est-ce qu'il faut prononcer sa dissolution oui ou non et à quoi ça servirait aujourd'hui je ne crois pas qu'il faille dissoudre l'Assemblée nationale je pense que moi il me semble ça c'est pas ça qui peut rétablir une majorité tout le monde voit très bien que cette équation politique ne tiendra pas pendant 4 ans du coup on fait quoi je n'imagine pas d'une certaine manière qui est pas un moment dans le quinquennat ou il faille revenir aux urnes mais la question est-ce que c'est maintenant je n'en suis pas sûr il y a une motion de censure elle a été écartée soyons raisonnable prenant au sérieux nos institutions ce que je dis simplement c'est que constatant la réalité de cette situation extrêmement ténue qui lui a permis de survivre à une motion de censure je crois qu'Elisabeth borne gagnerait encore une fois à prendre un peu de hauteur ça ça suffira pas ça calmera pas forcément pas sur les quatre ans qui viennent mais dans l'immédiat aujourd'hui si on veut sortir de la crise comment on appelle aujourd'hui le président de la République prendra la parole à la télévision demain demain à 13h qu'est-ce qu'il doit dire qu'est-ce qui peut dire aux Français pour apaiser la situation j'espère qu'ils présentera ses excuses d'abord parce qu'encore une fois je le redis le grand responsable de cette crise démocratique c'est lui la politique du en même temps de la confusion permanente la politique qui nous a conduit aussi à perdre le sens des réalités pourquoi les Français ne mesurent-ils plus aujourd'hui la nécessité d'une réforme des retraites parce que nous avons tellement vécu dans l'illusion de ce que le président lui-même appelait l'argent magique nous avons tellement vécu dans la facilité du quoi qu'il en coûte nous avons tellement vécu dans le dîner de réalité vous m'avez entendu dire ça avec nos collègues des républicains nous l'avons dit pendant des années nous avons tiré la sonnette d'alarme et aujourd'hui nous constatons les dégâts du gouvernement notamment Bruno Le Maire dit mais une partie des républicains ont perdu leur cohérence continuelle dont nous vivons aujourd'hui les conséquences directes c'est le gouvernement auquel appartient Bruno Le Maire et Bruno Luère lui-même qui a endetté la France plus qu'aucun de ses prédécesseurs sans aucune espèce de sérieux sans aucune espèce d'exigence de vérité et nous l'avons dit pendant des années encore une fois et aujourd'hui comment voudrais-on que les Français ne comprennent pas qu'on leur demande de faire des efforts quand on les a habitués à cette fiction dangereuse quand c'était la période électorale où il s'agissait d'être réélu quand il fallait seulement se maintenir au pouvoir là pour le coup il y avait pas de problème avec la dépense publique et là pour le coup on a dépensé des dizaines de milliards d'euros pour faire en sorte que les Français vivent dans ce déni de réalité qui a permis à Emmanuel Macron d'être reconduit au pouvoir et d'un seul coup maintenant qu'il est réélu on vous explique qu'en fait il y avait en réalité une difficulté à gérer comment voulez-vous que les Français ne soient pas dans l'incompréhension nous ne avec les républicains nous avons expliqué très clairement depuis le début c'est notre ligne ultra majoritaire que nous devons faire avec le sérieux nécessaire pour que la France retrouve confiance en son avenir mais ce que je constate aujourd'hui c'est que faute d'avoir tenu ce discours cohérent et clair depuis le début le gouvernement s'est privé de la majorité politique nécessaire pour mener cette réforme-là vous avez quand même 19 députés républicains qui ont voté pour la motion de censure à l'encontre des consignes qui avaient été données très clairement par X série xoti président du parti et 3 et 3 qui ont voté celle du rassemblement national il y a encore une ligne claire dans votre partie bien sûr ça n'enlève rien au fait que le Bureau politique c'était prononcé dans son écrasante majorité en faveur de cette réforme fait que le Sénat a fait un travail extraordinaire pour faire en sorte que la réforme puisse être corrigée dans tous les travers qu'elle crée je pense notamment à l'injustice sociale qu'elle faisait peser sur les plus vulnérables sur les femmes en particulier qui aujourd'hui étaient les grandes perdantes de cette réforme et le Sénat a travaillé sur ce sujet et le groupe au Sénat était très uni pour mener ce que c'était pas la ligne d'érections de censure ne soit pas votée là vous avez 19 qui ont voté trois qui ont voté celle du rassemble à ça est-ce qu'ils ont encore leur place au sein des républicains est-ce que vous souhaitez qu'il soit exclus une grande majorité du groupe à l'Assemblée nationale a refusé de voter ses réformes émotions de de censure aucun signataire des républicains ne s'est associé à ces motion de censure maintenant qu'on a dit ça deux choses la première je ne crois pas qu'on puisse effectivement regarder la situation comme s'il ne s'était rien passé pour nous non plus je le disais tout à l'heure c'est une crise pour le gouvernement c'est aussi une crise pour les oppositions et pour les républicains il est évidemment il faut évidemment voir dans cet épisode le signe et là encore je le dis depuis très longtemps donc je n'ai pas l'impression de découvrir la lune mais le signe qu'il y a tout à reconstruire tout à refonder et il faut d'abord reconstruire une doctrine une vision une ligne de pensée qui nous réunissent et c'est évidemment dans cette direction que je m'étais engagée dans la campagne interne pour la présidence du parti c'est évidemment ce travail là que nous avons aujourd'hui autour d'erikiotti avec tous ceux qui dirigent ce parti avec tous ceux qui le font vivre nous avons tout à reconstruire c'est une certitude je crois qu'on va s'en sortira pas par des exclusions on n'est pas dans une situation telle qu'on puisse se permettre de résoudre nos désaccords en faisant sortir ce qui témoignent une divergence je pense par ailleurs que beaucoup de députés sont aujourd'hui au contact de la réalité de la crise sociale que traverse la forme parce que la vraie catastrophe vous les comprenez est-ce que vous comprenez Aurélien Pradier moi je n'aurais pas voté cette notion de censure je le redis vous comprenez qu'il est voté mais je comprends aujourd'hui je crois que c'est très important de faire en sorte que nous puissions répondre aux inquiétudes d'une France qui a le sentiment d'être directement victime du décrochage du pays parce que le grand drame dans la situation actuelle c'est que pendant qu'on discute de la question de savoir si on va travailler de 62 à 64 ans il se passe des choses qui d'une certaine manière sont d'une gravité bien plus grande pour notre avenir la France connaît un gigantesque des classements services publics sont en train de s'effondrer le déficit structurel du pays rend son avenir incertain la dette de la France est aujourd'hui une épée de Damoclès qui pèse sur notre tête au moment où les taux d'intérêt remontent partout la situation géopolitique globale fait que nous sommes aujourd'hui dans un moment de tel instabilité que le fait d'avoir à ce point perdu les leviers pour maîtriser notre avenir devrait être la source de notre première inquiétude et c'est de cela qu'il faut parler il faut une ligne il faut qu'on ait une ligne claire il faut qu'on ait une parole crédible est-ce que c'est possible avec des députés comme Aurélien Pradier qui font entendre des voix si dissonantes est-ce que c'est possible d'avoir une ligne claire et du parent de créer une parole crédible avec des gens comme ça au sein de votre partie une chose qui est certaine et je le dis très librement c'est je crois que dans la période que nous vivons aujourd'hui aussi bien pour notre partie mais les parties ne sont pas très importants ce qui compte c'est notre pays aussi bien pour notre partie que pour la vie démocratique de notre pays personne n'a le droit de jouer des aventures personnelles contre la clarté du débat public je crois que c'est fondamental parce que nous sommes dans un moment chacun doit avoir vraiment conscience de sa responsabilité une fois que j'ai dit cela je ne juge pas des collègues qui sont parlementaires qui sont libres de leur mandat et cela ericki-t-il à lui-même rappelé avec force nous croyons à la démocratie nous ne croyons pas à la caserne et il est fondamentale que tout le monde puisse être entendu pour que nous reconstruisions demain une famille politique qui oui aura retrouvé un discours clair et qui aura oui c'est vrai rompu avec toute forme de démagogie nous devons écouter ce que disent les Français qui souffrent ça ne veut pas dire pour autant que nous devons leur mentir et quand j'entends le rassemblement national qui nous explique que s'il revient au pouvoir il abrochera cette réforme je dis que le rassemblement national ment comme toutes les forces politiques qui ont fait ces promesses là dans tous les autres pays européens non cette réforme ne sera pas abrogée pourquoi pour une raison très simple c'est que nous avons besoin d'équilibrer notre système de retraite que nous avons besoin de faire en sorte que la part des retraites ne devienne pas prépondérante dans le dans le produit intérieur brut dans la richesse produite par la France on ne peut pas s'acheter pour longtemps une richesse qu'on ne produit plus et quand le rassemblement national prétend qu'il abrogera ça fait forme je dis qu'en réalité il montre par là qu'il cède à la facilité de la démagogie et qu'il dévoile en réalité le fait qu'il ne respecte pas les français chez les républicains il va y avoir un bureau politique aujourd'hui est-ce que ça va changer quelque chose au sein du parti est-ce qu'elle exoty a encore l'autorité nécessaire qu'est-ce qu'il faut changer au sein de votre partie et bien je le redis et peut-être que nous disions depuis très longtemps ce que nous avons dit dans cette campagne interne avec Bruno otailleuse que nous avons partagé avec Éric Ciotti depuis son élection ce matérialise aujourd'hui il faut repartir du fond il faut repartir des idées il faut reconstruire une doctrine moi ce que j'observe c'est que ce qui même dans nos rangs ce sont hier opposés à cette réforme à travers la notion de censure cela même d'ailleurs qui en dehors de notre famille politique ont déposé cette motion de censure avait eux-mêmes il y a quelques mois il y a quelques années dit la nécessité d'augmenter l'âge de départ à la retraite et donc il y a quelque chose comme une espèce d'incohérence généralisée qui je disais tout à l'heure touche le gouvernement mais qui touche aussi les oppositions et nous n'avons pas le droit à nous de s'aider à la facilité du en même temps nous n'avons pas le droit de céder à cette confusion qui abîme si profondément la vie démocratique française sur la ligne justement parce que certaines personnalités et non des moindres je pense à Rachida Dati prône un accord de gouvernement entre les républicains Emmanuel Macron qu'est-ce que vous dites de ça est-ce que vous y êtes favorable jamais de la vie en tous les cas pour ce qui est de ma réponse et nous allons effectivement parler aujourd'hui je vous quitterai dans un instant pour aller au comité stratégique du parking je crois que aujourd'hui moins que jamais nous devons refuser notre rôle notre responsabilité c'est d'être des opposants à Emmanuel Macron pour proposer une alternative demain en disant que je n'aurais pas voté la motion censure je ne dis pas que je ne veux pas faire tomber le gouvernement je voudrais faire tomber le gouvernement sur tout ce qui fait du mal aux Français je voudrais faire tomber le gouvernement sur sa politique migratoire totalement irresponsable je de faire tomber le gouvernement sur son incurie en matière éducative je voudrais faire tomber le gouvernement sur son incapacité à redonner de la valeur au travail tout cela est clé mais par pitié je crois encore une fois ne confondons pas tout lorsque le gouvernement est contraint par des raisons extérieures et notamment par ses engagements européens et contraint de faire une réforme des retraites que nous demandons depuis très longtemps il me paraissait absurde d'être incohérent au point de contredire ce que nous avions demandé nous-mêmes depuis si longtemps ça ne veut pas dire que je ne suis pas un opposant je suis je reste un opposant à la politique d'Emmanuel Macron qui fait tant de mal à la France une dernière chose peut-être simplement pour dire que j'entends certains aujourd'hui se plaindre que des élus des républicains n'ont pas voté la motion de censure mais je crois qu'on a le devoir de respecter la cohérence qu'ils ont montré votez une notion de censure sur ce texte je comprends que certains l'effet mais votre émotion de censure sur ce texte c'était quand même prendre le risque de se contredire à un point tel que on fasse tomber un gouvernement sur la mesure même que nous demandions depuis des années aujourd'hui certains élus qui ont reçu un mandat des Français il y a quelques mois il y a quelques années pour les sénateurs ont décidé d'être cohérents et cette cohérence là mérite d'être respectée et personne n'a le droit personne de chercher à intimider des élus à faire pression sur eux allez menacer de quelques violences que ce soit je pense à tous nos collègues sénateurs députés qui sont aujourd'hui ciblés par des menaces d'une incroyable gravité parfois par des gestes par des actes d'une incroyable violence contre leur permanence contre leur domicile personnel je pense à Bruno retailleux auquel je voudrais redire mon soutien à qui la CGT a coupé le courant c'est la démocratie et la coeur de la démocratie c'est pas seulement de crier quand il y a un 49-3 qui arrive le cœur de la démocratie c'est de respecter le fait que des élus qui défendent depuis longtemps des convictions puissent avoir le droit de les tenir avec cohérence au moment où elles sont discutées pour terminer sur les républicains il y en a un chez vous qu'on a pas du tout entendu ou très très peu c'est Laurent Wauquiez alors il a pris sa retraite ou il attend son heure leur invoqué ça ne vous aura pas échappé il n'est pas parlementaire il est président de région il fait son travail de président en région et là encore je crois chacun à droit de se concentrer son candidat à la présidentielle est-ce que dans un tel moment pour le pays et pour les LR il peut rester silencieux est-ce qu'il sait pas de décrédibiliser non bien sûr que non il fait les choix qu'il souhaite pour pouvoir chercher les bons moments pour s'exprimer on n'est pas encore ça ne vous aura pas échappé dans un débat présidentiel l'élection présidentielle c'était il y a quelques mois seulement je crois surtout le plus important c'est si on pouvait cesser de parler des tactiques personnelles des stratégies individuelles le vrai sujet c'est la France le vrai sujet c'est la crise que nous traversons et ce sujet là c'est celui qui devrait tous nous concerner plus que la situation des individus qui animent le débat politiquement vous voyez les choses évoluées sur la situation du pays notamment est-ce que est-ce que on va vers vers des blocages quelque chose qui dégénère des violences ou est-ce que ça va est-ce que ça peut encore s'apaiser naturellement ça posera pas tout seul et encore une fois je le redis il faudra que le gouvernement montre il faudra que le Président de la République montre qu'il a pris la mesure du malaise démocratique pour un fromage ce sera pas en recréant d’éniène gadget le Conseil national de la refondation qui a disparu à peine créée parce que moi c'est pour ça que j'en veux Emmanuel Macron la veille de l'élection législative il était en train d'expliquer pourquoi il allait créer une institution parallèle qu'elle est court-circuiter l'assemblée quand on joue avec le feu on finit par récolter ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui cette défiance qui s'exprime dans le pays il faudra tirer les leçons politiques de ce qui est en train de se passer et moi c'est pour ça que j'espère que le gouvernement va d'une certaine manière être marqué par l'expérience de cette motion de censure exclue à une si faible majorité je crois qu'il faut qu'ils avaient de borne en tire toutes les conséquences pour la suite j'espère aussi que les Françaises seront comprendre la situation je crois que dans les enquêtes d'opinion beaucoup de Français disent qu'au fond ils savent que cette réforme va être appliquée je crois en tous les cas que ceux qui disent qu'elles ne le sera pas ceux qui disent qu'elle sera abrogée leur mentent aujourd'hui et moi je le dis en venant du Parlement européen ou beaucoup de nos collègues au plan européen regarde avec un peu de sidération ce qui se passe à la France aujourd'hui nous sommes en train de nous enliser dans un déficit structurel dans une dette abyssale nous ne produisons plus que nous consommons nous n'avons jamais importé autant des produits dont nous avons le plus besoin il est temps de se remettre au travail de réviser notre système de retraite ça suppose aussi beaucoup de travail sur beaucoup d'autres sujets qui vont pouvoir mener de redonner la parole aux Français sur ce sujet par voie référendaire il y a un référendum d'initiative partagé qui va être déposé par par la gauche est-ce que vous pensez que ça aurait du sens que ça peut aboutir et que ça pourrait être un moyen aussi de remettre tout sur la table et de se redonner un peu de temps pour pour repenser la question et vous savez moi mon sentiment c'est que le sujet c'est pas la réforme des retraites ou c'est pas seulement la réforme des retraites mon sentiment c'est que le malaise que les Français vivent il vient de la manière dont Emmanuel Macron gouverne depuis des années donc un référendum n'aurait pas d'utiliser donc le vrai sujet c'est pas seulement cette question on se tromperait si on pensait d'ailleurs ceux qui pensent que la réforme est adoptée et que maintenant c'est fini qu'on va pouvoir tourner la page rien faire de plus se trompe ce qui pense que le sujet est seulement lié à cette réforme des retraites à mon avis se trompe aussi la question c'est de retrouver un cap clair qui permet au pays de de retrouver confiance en son avenir et dans la vie démocratique merci François-Xavier vous libérer puisque vous devez retourner au sein de votre partie merci beaucoup d'avoir été notre invité
François-Xavier Bellamy