Inauguration du salon de l'Agriculture: la prise de parole en intégralité d'Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:30OuverteRéponse directe
L'accord de l'éducation rural menacé hier de boycott, est-ce que vous allez quand même les rencontrer sur la carte ?
- 6:07RelanceRéponse partielle
Mais ils ont répondu à votre proposition ?
- 6:13OuverteRéponse directe
Aujourd'hui, vous dites qu'on a quoi le salon de l'agriculture ?
- 7:18OuverteRéponse directe
En parallèle de ce salon, il y a cette manifestation sous tension qui va se dérouler à Lyon aujourd'hui. Est-ce que vous êtes inquiet de la tournure ?
- 8:25RelanceRéponse directe
Est-ce que j'ai une question pour quoi faire, M. le Président ? Parce qu'on voit que quand ces groupes sont dissous, ils se reconstituent, il y a eu ce drame. Qu'est-ce que vous pouvez faire ?
- 8:45OuverteÉludée
Est-ce que vous estimez que le comportement de la France insoumise...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41PrésentateurFait
« produire parce que c'est important pour à la fois la souveraineté alimentaire que nous défendons »
- 0:46PrésentateurPromesse
« c'est ce qui va conduire d'ailleurs à la défense d'une PAC ambitieuse que nous portons avec le gouvernement »
- 0:53PrésentateurFait
« plusieurs décrets ont été pris ces derniers jours, ces dernières semaines par la ministre pour accélérer les choses »
- 1:00PrésentateurPromesse
« une loi d'urgence est en préparation, il y a beaucoup de choses qui permettent justement de simplifier la vie de nos exploitants »
- 1:11PrésentateurFait
« Deuxième élément c'est préserver, notre eau, nos sols, notre biodiversité qui est le trésor aussi dont ont besoin nos agriculteurs. »
- 1:23PrésentateurFait
« on a eu une accélération la récente encore avec une quinzaine de projets qui ont été sortis, qui étaient attendus. »
- 1:43PrésentateurFait
« C'est ce qui fait qu'on défend les clauses sauvegardes, les clauses miroirs »
- 1:53PrésentateurFait
« c'est ce qui a justifié notre opposition au Mercosur »
- 2:32PrésentateurFait
« on peut se féliciter d'être en train de gagner quand même le combat durablement contre la dermatose. »
- 2:40PrésentateurChiffre
« Depuis le début d'année, on n'a plus de cas de DNC. »
- 3:11PrésentateurPromesse
« nous irons tout à l'heure aussi voir l'ensemble des filières agricoles dans nos Outre-mer. »
- 3:20PrésentateurPromesse
« une stratégie alimentaire, une stratégie agricole dans nos Outre-mer qui est très importante, qui vise à poursuivre l'autonomie. »
- 4:24PrésentateurFait
« le cacao en particulier est une filière forte qui a eu une année florissante l'année dernière. »
- 10:36PrésentateurFait
« Quand on avait beaucoup de menaces au moment du Brexit, beaucoup de gens nous disaient que vous n'aurez pas votre PAC, etc. On a réussi à maintenir notre montant. »
- 10:44PrésentateurFait
« On a déjà obtenu une amélioration de la copie substantielle l'année dernière. »
- 10:48PrésentateurPromesse
« les revenus pour nos exploitants agricoles seront garantis dans la prochaine PAC. »
- 11:56PrésentateurPromesse
« les engrais soient sortis du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières. »
- 15:11PrésentateurFait
« Il y a énormément de filières qui ont réussi avec la montée en gamme. »
- 16:07PrésentateurFait
« la Russie, elle l'exporte dans le monde entier. »
Temps de parole
- Présentateur94 %
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On va toute la journée aller voir les différents stands avec la ministre de l'Agriculture. Aujourd'hui je veux ici redire un mot pour ce salon, l'importance de celui-ci et inviter nos compatriotes à y venir parce que c'est au fond la ferme française qui montre ses produits, ses productions, ses producteurs, qui met à l'honneur la force de notre agriculture, de nos industries agroalimentaires aussi, qui comme vous le savez sont une force pour le pays.
Avec au fond dans cette période un mot d'ordre qui est que nous voulons continuer de produire, de préserver, de protéger, produire parce que c'est important pour à la fois la souveraineté alimentaire que nous défendons, c'est important pour nos territoires, c'est ce qui va conduire d'ailleurs à la défense d'une PAC ambitieuse que nous portons avec le gouvernement, c'est ce qui va conduire aussi, ce qui conduit depuis plusieurs mois encore à simplifier les choses et à ce titre plusieurs décrets ont été pris ces derniers jours, ces dernières semaines par la ministre pour accélérer les choses, continuer de simplifier, une loi d'urgence est en préparation, il y a beaucoup de choses qui permettent justement de simplifier la vie de nos exploitants, de produire davantage et de continuer à tenir cette force.
Deuxième élément c'est préserver, notre eau, nos sols, notre biodiversité qui est le trésor aussi dont ont besoin nos agriculteurs. On a sorti beaucoup de projets depuis ces deux dernières années sur l'eau, on a eu une accélération la récente encore avec une quinzaine de projets qui ont été sortis, qui étaient attendus. On sait parfois que dans certains territoires c'est encore des sujets très sensibles, mais il faut continuer d'avancer sur ce chemin qui est absolument essentiel. Et puis protéger, parce qu'il ne faut avoir aucune naïveté, on a besoin dans le contexte international de protéger notre agriculture.
C'est ce qui fait qu'on défend les clauses sauvegardes, les clauses miroirs, c'est-à-dire qu'on veut au fond que les mêmes règles du jeu s'appliquent à ceux qui veulent importer chez nous. C'est ce qui a justifié notre opposition au Mercosur, c'est ce qui justifie aussi notre constance sur ces débats au niveau européen. On doit protéger notre capacité agricole à produire. Voilà dans ce contexte ce que nous venons défendre ici pour nos agriculteurs, nos exploitants agricoles, mais aussi toutes nos industries agroalimentaires qui, je le rappelle, c'est la première industrie de France. C'est l'industrie agroalimentaire.
C'est un contexte un peu particulier parce que, comme vous le voyez dans ce premier hall, il n'y a pas de bovins. C'est un choix qui a été fait, nous le respectons. Mais je veux ici dire que par les choix sanitaires qui ont été défendus par le gouvernement, par la ministre, et on peut se féliciter d'être en train de gagner quand même le combat durablement contre la dermatose. Et depuis le début d'année, on n'a plus de cas de DNC. Alors la prudence a conduit à prendre ces décisions il y a plusieurs mois maintenant. Elle s'est respectée.
J'étais heureux de pouvoir rendre hommage à l'égérie de cette année, qui pour la première fois depuis la création du salon, était donc une vache de Martinique. Ça permet de rendre aussi hommage à l'importance de nos territoires ultramarins. Ce qui fait qu'avec la ministre des Outre-mer et la ministre de l'Agriculture, nous irons tout à l'heure aussi voir l'ensemble des filières agricoles dans nos Outre-mer. Je veux leur rendre hommage parce qu'on a une stratégie alimentaire, une stratégie agricole dans nos Outre-mer qui est très importante, qui vise à poursuivre l'autonomie.
Et dans des territoires qui, ces derniers, ont été particulièrement touchés, je pense tout particulièrement évidemment à Mayotte, La Réunion et la Nouvelle-Calédonie, qui, raisons différentes, mais ont beaucoup souffert. On va continuer là aussi à se battre pour notre agriculture en Outre-mer, pour défendre un poséi ambitieux, pour consolider et moderniser le déadome et pour poursuivre cet objectif à la fois de souveraineté alimentaire de nos Outre-mer et d'intégration régionale. Et puis ce salon accueille un pays à l'honneur. On avait le Maroc l'année dernière, vous vous en souvenez.
On est très fiers d'avoir la Côte d'Ivoire, pour ça que la ministre est aussi là à nos côtés, pour pouvoir accompagner les ministres, les quatre ministres de Côte d'Ivoire qui sont ici présents. Et c'est là aussi une grande agriculture du continent africain, qui sera au cœur du sommet de Nairobi du mois de mai prochain, les partenariats agricoles entre la France et l'Afrique. Et là aussi, on a une agriculture extrêmement complète, plurielle en Côte d'Ivoire. Mais on le sait très bien, le cacao en particulier est une filière forte qui a eu une année florissante l'année dernière. Et on s'en félicite pour nos amis ivoiriens.
Donc je suis très heureux que la France puisse mettre la Côte d'Ivoire à l'honneur pour ce salon en 2026. Donc voilà les principaux enjeux à la fois du salon de cette journée. Redire ici l'ambition et le soutien. Et permettez-moi de terminer en ayant un mot évidemment pour nos exploitants agricoles. Et plus largement tous nos compatriotes qui ces derniers jours et aujourd'hui encore vivent dans les inondations et les grandes difficultés climatiques. Le Sud-Ouest, l'Ouest français, en ce moment les pays de la Loire, souffrent beaucoup. Je veux remercier l'ensemble des services de l'État et des élus qui sont à leur côté et qui ont répondu aux urgences.
Et je veux ici redire à l'ensemble de nos compatriotes qui sont touchés par ces inondations que le gouvernement est mobilisé. Le Premier ministre et les ministres compétents ont mis en place l'ensemble des dispositifs pour accompagner, prendre les arrêtés catastrophes naturels qui permettront d'indemniser au plus vite et accompagner sur, on le sait, tous les leviers de raccordement à l'énergie, aux télécommunications et puis d'accompagnement en matière d'assurance. En tout cas, on est à leur côté.
Monsieur le Président, l'accord de l'éducation rural menacé hier de Boïcoté, est-ce que vous allez quand même les rencontrer sur la carte ?
Tous les syndicats sont les bienvenus derrière le ruban et je verrai ensuite avec la ministre en bilatéral chacun des syndicats qu'il souhaite. Et je pense que c'est des moments où tout le monde doit être derrière la ferme française. Ce n'est pas un moment de division, le salon. C'est un moment où on montre à l'ensemble des familles qui veulent venir, des Françaises, des Français du monde entier, la richesse de nos productions, leur diversité, c'est un moment de fierté. Voilà, donc nous sommes à leur disposition et je pense que c'est un moment où l'unanimité doit prévaloir.
Mais ils ont répondu à votre proposition ?
On va voir juste après qu'ils ont coupé le ruban. Je ne sais pas la réponse, en tout cas nous on sera là pour eux.
Aujourd'hui, vous dites qu'on a quoi le salon de l'agriculture ?
C'est un grand rendez-vous depuis maintenant 62 ans qui permet, je le disais, d'exprimer cette fierté française, la fierté de la production agricole, la fierté aussi de nos territoires et je crois que c'est aussi ça qui fait que la France a un rapport à l'agriculture qui est évidemment un rapport économique parce que c'est un grand secteur économique, c'est un très grand secteur d'export et d'excellence française, il faut en être fier. C'est un secteur qui continue d'attirer les jeunes.
On sera avec beaucoup de jeunes là de lycées agricoles, d'agro-parmitech et autres et c'est aussi une fierté de nos territoires et c'est cette France qu'on aime, c'est-à-dire celle des terroirs, des climats qui aiment la spécificité de ces vins, de ces fromages, de ces races de viande, de ces cultures végétales. C'est tout ça qu'on vient ici présenter et je crois que c'est un petit voyage en France que font nos compatriotes quand ils viennent ici au salon. Donc je pense que ça doit être aussi un moment de joie, un moment en famille, un moment de découverte et il faut que ça reste cela.
En parallèle de ce salon, il y a cette manifestation sous tension qui va se dérouler à Lyon aujourd'hui. Est-ce que vous êtes inquiet de la tournure ?
Écoutez, j'appelle moi tout le monde au calme et le gouvernement évidemment est très vigilant. Le Premier ministre comme le ministre de l'Intérieur seront vigilants pour que les choses se passent du mieux possible. Je pense que c'est d'ailleurs un moment de recueillement et de respect pour notre jeune compatriote qui a été tué, pour sa famille et ses proches. Et ça doit d'abord être cela. Et ensuite, c'est un moment d'exigence et de responsabilité.
Je tiendrai en début de semaine une réunion avec le Premier ministre et les ministres concernés pour faire un point complet sur l'ensemble des groupes d'action violente qui sévissent et qui ont des liens avec les partis politiques, quels qu'ils soient. Maintenant, il faut que tout le monde soit responsable. Dans la République, aucune violence n'est légitime. Dans la République, il n'y a que les forces républicaines qui peuvent agir parce qu'elles protègent et elles protègent un ordre républicain. Il n'y a pas de place pour les milices d'où qu'elles viennent. Voilà. Et là, il faut être totalement intraitable.
Est-ce que j'ai une question pour quoi faire, M. le Président ? Parce qu'on voit que quand ces groupes sont dissous, ils se reconstituent, il y a eu ce drame. Qu'est-ce que vous pouvez faire ?
Mais d'abord pour faire le point justement sur tout cela et ensuite pour que le gouvernement puisse précisément voir avec l'ensemble des forces qui ont des liens qu'il y ait des dissolutions qui soient faites et que les mesures suivent. C'est une responsabilité de chacun.
Est-ce que vous estimez que le comportement de la France insoumise...
Je ne ferai pas de commentaire politique sur le domaine, mais j'ai déjà tout dit là-dessus.
M. le Président, vous pouvez vous assurer que les pays de Sud-Amérique vont respecter les normes sanitaires par rapport à l'Europe, vous savez qu'il y a.
D'abord, nous, on a une position claire. On pense que le compte n'est pas, c'est pour ça qu'on s'est opposés. Ensuite, on a obtenu avec la ministre ces derniers mois le doublement des contrôles. Donc on va s'assurer que les contrôles soient faits. C'est aussi pour ça qu'on est candidat. D'ailleurs, pour accueillir l'Union douanière européenne, je pense qu'il faut être beaucoup plus exigeant dans les ports, les aéroports, pour que les contrôles soient effectifs. Et ensuite, en effet, pour qu'on remonte, qu'on regarde les capacités à produire. C'est aussi pour ça qu'on a beaucoup tenu aussi à la clause de sauvegarde.
Et ça, on se félicite, on a eu ces avancées, qui étaient une forme de frein d'urgence. Après, nous, on sera extrêmement vigilants dans cette période, mais on n'y est pas encore. Vous avez eu là un vote du Parlement européen qui a conduit à saisir la Cour de justice. On est encore dans les procédures, donc ça ne s'applique pas au moment où je vous parle. Voilà. Mais nous, on a la même préoccupation, la même vigilance. On veut que les règles qui se sont appliquées, qui s'appliquent à nos producteurs, pour des raisons qui sont des raisons de santé publique, elles ont été prises pour que votre alimentation soit de la meilleure qualité possible, pour vous protéger.
La logique et le bon sens nous conduisent à dire que quand on importe les produits, on veut être sûr de la même chose. Sinon, on serait fou. C'est-à-dire qu'on mettrait des règles à nos producteurs pour ensuite faire prendre des risques aux consommateurs avec des produits qu'on importe. C'est un peu chadokien. On ne veut pas ça. Mais on est là-dessus. Pour moi, on n'a pas encore toutes les garanties.
Je vous rassure, je ne suis pas prêt à m'impliquer.
Je me suis toujours battu pour qu'on en ait une. Je l'ai fait la dernière fois. Quand on avait beaucoup de menaces au moment du Brexit, beaucoup de gens nous disaient que vous n'aurez pas votre PAC, etc. On a réussi à maintenir notre montant. Et moi, je l'ai dit, on s'est battu. On a déjà obtenu une amélioration de la copie substantielle l'année dernière. Et nous, on veut ici pouvoir dire que les revenus pour nos exploitants agricoles seront garantis dans la prochaine PAC. Et c'est à la fois dans les discussions européennes et avec le budget français.
Mais je pense qu'il est très important, c'est qu'on se batte pour à la fois garantir justement ces montants-là, mais qu'on se batte aussi pour obtenir les montants qui vont permettre de moderniser nos exploitations agricoles et notre industrie agroalimentaire. Et donc, ce n'est pas simplement défensif l'approche que nous avons. On est convaincus avec le gouvernement, avec la ministre, que nous devons dans beaucoup de filières moderniser la production, parfois l'aval, notre capacité à transformer pour mieux valoriser encore nos produits. Les difficultés qu'on a, qu'ont certaines filières, cette année, on le sait, on a une grande difficulté sur la viticulture, par exemple.
Alors, c'est beaucoup les événements climatiques. C'est aussi les changements de consommation. Elles ont donné lieu à des décisions difficiles pour lesquelles on accompagne nos exploitants. Mais il faut aussi permettre à certains de moderniser, de changer leurs pratiques. On sait qu'on a des difficultés dans les grandes cultures en ce moment, parce que les cours sont mauvais, les coûts de production ont monté. On y fait face, là aussi, en se battant pour que, par exemple, les engrais soient sortis du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières. Et ça, on continue le combat. On l'a déjà beaucoup amélioré, mais on a les derniers maîtres à faire.
Mais à côté de ça, on a aussi à améliorer l'aval, c'est-à-dire à mieux transformer ce que nos grandes cultures produisent pour être moins dépendants des cours mondiaux. Et ça, c'est un volet, je dirais, plus offensif, qu'on veut aussi obtenir à Bruxelles, c'est comment moderniser l'agriculture et l'agroalimentaire en Europe.
Est-ce que la décision des États-Unis de la Cour suprême sur les droits de douane imposées par Trump est un soulagement ? Est-ce que ça change concrètement quelque chose ?
Écoutez, je n'ai pas l'habitude de commenter ce qui se passe dans les autres pays. Je pense que c'est... D'abord, je pense que ça invite tout le monde à réfléchir. Ça semble pas mal d'avoir des cours suprêmes et donc un État de droit. Pour ceux qui pensent que les cours suprêmes, c'est des problèmes dans la vie politique, voilà, une cour suprême, elle a regardé la Constitution, elle dit que ce n'est pas conforme à la Constitution. Là, tout le monde dit que c'est formidable, ben voilà, c'est bien d'avoir des pouvoirs, c'est des contre-pouvoirs, dans des démocraties. Sans féliciter. Bon.
Ensuite, il ne faut pas aller trop vite non plus, parce que je constate que le président Trump, quelques heures, a dit qu'il avait repris des textes pour avoir de nouveaux tarifs, mais alors ceci, plus limité, et pour tout le monde. Donc on va regarder. On va regarder exactement les conséquences, ce qui peut être fait, et on va s'adapter. Au fond, nous, qu'est-ce qu'on veut ? Ben, continuer à exporter nos produits agricoles, agroalimentaires, notre luxe, notre mode, nos cosmétiques, notre aéronautique. Oui, je l'ai mis dans l'agroalimentaire. Enfin, tout ce sur quoi on est bon à l'export.
Avoir d'autres produits à l'export, parce qu'on continue de réindustrialiser le pays, et le faire avec les règles les plus loyales qui soient. Et donc les plus loyales qui soient, c'est de la réciprocité, et pas subir des décisions unilatérales. Donc si ça permet de pacifier les choses, voilà, c'est bien, et je pense qu'il faut plutôt être dans une logique d'apaisement à l'international, et de continuité dans la modernisation de notre économie, dans toutes ces filières. Voilà, je vais aller ouvrir.
Vous êtes là, c'est l'IA, le but modernisé. Est-ce que ça passe par l'IA moderniser ?
Oui, ça en fait partie. Vous savez, quand la ferme française doit se moderniser dans beaucoup de domaines, gagner en productivité, en compétitivité, on sait l'importance de la robotique, de la génomique, on sait l'importance de l'accompagnement, de la transformation des structures, et l'IA en fait partie. D'ailleurs, on a beaucoup d'exploitations où on met de l'IA, et de plus en plus. Ça change la vie de nos éleveurs. Quand vous avez de l'IA, des systèmes qui captent, vous ne levez pas pareil la nuit, au moment de l'avage, vous accompagnez vos bêtes de manière, je dirais, plus souple. Ça permet de préserver du temps pour nos éleveurs, pour ne citer que cet exemple.
On améliore aussi la productivité de nos champs, de la diversité, parce qu'on mesure mieux. Et ça permet de mieux agréger les données. Donc l'IA a aussi sa place dans l'agriculture pour améliorer les choses.
Pas du tout.
Non, mais je pense que c'est une erreur. Non, alors d'abord, ça c'est une erreur, parce qu'il ne faut pas regarder les discours de 2017 avec les yeux d'aujourd'hui. Il y a énormément de filières qui ont réussi avec la montée en gamme. Et ça a été adapté dans des filières. Et d'ailleurs, on a vu tout ce qu'on a réussi à faire, par exemple dans le lait, pour n'en citer qu'une. Et à la fois, la montée en gamme, égalit. L'organisation des producteurs a très bien marché. Il y a d'autres filières qui n'ont pas réussi à s'organiser, pour certaines. Et puis après, il y a un monde qui a changé.
C'est-à-dire que depuis 2017, au cas où vous n'auriez pas été dûment informés, il y a eu une pandémie mondiale de Covid. Il y a eu la guerre en Ukraine qui a totalement changé les choses. Il y a une transformation géopolitique. En 2017, pour prendre qu'un exemple sur les grandes cultures que j'évoquais, on exportait vers la Russie du blé. On exportait. Au moment où je vous parle, la Russie, elle l'exporte dans le monde entier. Pourquoi ? Réchauffement climatique. En 7 ans, 8 ans de temps, le réchauffement climatique fait que la Russie, qui avait du mal à avoir une production de blé stable par an, elle en a 2 très rentables aujourd'hui.
Je cite que cet exemple, mais il y a un bouleversement complet des marchés. Et la guerre en même temps a fait que les filières par lesquelles on avait nos engrais qui arrivaient à bas coût a été complètement rompue. Donc, elle fait monter nos coûts de production en même temps que seule l'énergie. Donc, il y a eu énormément de perturbations géopolitiques, de changements aussi des goûts qui fait qu'il ne faut pas avoir une approche monothématique. D'ailleurs, le discours des Rungifs n'était pas que sur la montée en gamme. Il était sur une approche de revenus, des contrats de filières et une approche qui était revenu et transition.
Et donc, on a constamment adapté celui-ci qui était une première depuis 60 ans. Donc, on a à chaque fois adapté les choses parce qu'il faut les adapter dans un monde qui change. Et c'était un discours qui était adapté au moment, qui a produit des résultats. Le discours de 2019 sur la souveraineté alimentaire et la souveraineté protéinique l'était aussi. Et là, nous continuons d'agir avec ce triptyque que j'ai rappelé, produire, préserver, protéger. Merci beaucoup. On va ouvrir le salon pour que tout le monde puisse rentrer.