Poutine et la France
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- 3:00Chiffre
« 55000 Ukrainiens sont morts depuis le début de la guerre. »
- 3:30Chiffre
« Côté russe, le nombre de victimes estimé à plus d'un million. »
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Dans la région de Zaporedia, une opération d'évacuation est en cours. En ce début février, les bombardements sont permanents et les filets antidrones ne suffisent plus à sécuriser la zone. Nous pensions que tout allait s'améliorer, que les Russes seraient repoussé et que tout cela cesserait.
Mais nous avons compris que la situation ne ferait qu'empirer. Alors, il vaut mieux partir. Attention, il y a un drone dormant quelque part.
Faites attention après 4 ans de guerre. Le danger est toujours là. La menace des drones et des missiles s'ajoute aux frappes sur les infrastructure énergétique.
Les coupures de courant et de chauffage sont quasi quotidiennes sur tout le territoire. Et alors que les températures peuvent atteindre- 20°gr, la guerre du froid épuise. La guerre ne s'arrête pas.
Nous sommes nerveusement fatigués. Comment peut-on s'habituer à vivre comme cela ? Et en même temps, comment pourrait-on faire autrement ?
On vit ici. Cela fait 4 ans que la guerre dure. On espère que tout ira bien.
Si on n'y croyait pas, on ne vivrait plus ici. Sur le front, les Russes concentrent leurs forces au nord et à l'est de l'Ukraine, dans le secteur de Kouansk et de Pokrovsk. Ils avancent dans le sud dans la région de Zaporedia où les Ukrainiens ont repris quelques positions.
Pour la Russie, la ligne est claire, la guerre continue. L'opération militaire spéciale se poursuit jusqu'à ce que le régime de Kiev prenne les décisions appropriées et nos troupes frappent des cibles qu'elles estiment liées au complexe militaire du régime de Kiev. Alors, comment faire avancer la paix ?
Certains Européens et notamment la France envisagent désormais de reprendre les discussions avec le président russe tenu à distance depuis plus de 3 ans. Cela se prépare et donc il y a des discussions qui se font au niveau technique pour préparer cela. Ça se fait aussi en transparence et en concertation avec le président Zelinski et avec principaux collègues européens.
Vladimir Poutine se dit prê ce soir à échanger avec Emmanuel Macron. Mais entre européens tout le monde n'est pas de cet avis. L'Allemagne s'oppose à un dialogue direct avec la Russie.
Pendant ce temps-là, à Abu Dhabi, les négociations ont lieu entre Ukrainien, russe et américain sans les Européens. Vous savez, les bellicistes européens et britanniques essayent constamment d'entraver ce processus de paix. Mais sachez que nous progressons et que les choses évoluent dans le bon sens.
Que faut-il comprendre des déclarations russes ? Quelques jours plus tôt, Donald Trump annoncé fièrement avoir obtenu de Vladimir Poutine une trêve. J'ai personnellement demandé au président Poutine de ne pas tirer sur Kiev et sur d'autres villes pendant une semaine et il a accepté de le faire.
C'était très gentil. Sauf que les bombes cette semainelà ne se sont jamais arrêté ciblant Kief et un train à l'est de l'Ukraine tuant des dizaines de personnes. Qu'importe pour Volodimir Zelinski, un seul homme peut imposer la paix.
Le président américain Poutine n'a peur que de Trump. Si le président Trump sait que Poutine a peur de lui, alors il ne peut pas accepter toutes les conditions que pose le président russe. Le président Trump sait qu'il a un moyen de pression par l'économie, par les sanctions, par les armes.
Hier soir, le président Zelinski a rappelé que 55000 Ukrainiens sont morts depuis le début de la guerre. Côté russe, le nombre de victimes estimé à plus d'un million. Alors, nous allons reprendre ces sujets dans l'ordre.
Tout d'abord, un mot sur les négociations en cours ces deux derniers jours à Abu Dhabi. Donald Trump dit à l'instant qu'il estime que l'Ukraine et la Russie se sont rapprochés d'un règlement du conflit. Je sais pas combien de fois on a entendu ça.
Est-ce qu'il y a quelque chose de nouveau qui s'est passé ces deux derniers jours ? Moi, j'ai pas du tout l'impression. Pardonnez-moi, j'ai pas du tout l'impression.
Échange de prisonniers. Bon ben ça on l'a déjà vu plusieurs fois, c'est formidable pour ces prisonniers mais on en est toujours au même point à moins que nous soyons démentis dans les heures qui viennent mais pour l'instant les Ukrainiens refusent comme l'a dit Zelenski hier soir de donner cette partie du Donbas que les Russes ne contraintent pas encore. Donc ça n'a pas avancé pour l'instant.
Pas que nous le sachions. En tout cas, on peut être surpris. Moi, j'ai même une interrogation plus profonde.
Est-ce que les négociations ont vraiment commencé en d'autres termes ? Euh, est-ce qu'il y a pas un script qui est déjà écrit entre Washington et Moscou ? On a bien vu d'ailleurs dans les premiers papiers qui avaient circulé en novembre, hein, vous souvenez les 28 points qui étaient vraiment de la traduction du langage russe.
Alors maintenant, simplement ça se passe pas comme prévu ni pour ni pour Poutine ni pour Trump. Trump, pourquoi vous dites ça ? B, ça se passe pas comme prévu parce que parce que l'Ukraine résiste d'abord et et les Russes essayent euh d'instiller un tout un narratif pour reprendre un terme à la mode comme quoi l'Ukraine serait au bord de l'effondrement.
Voilà, ce qui n'est pas le cas. L'Ukraine est dans une position très difficile. On voit ces malheureux qui souffrent euh durant durant cet hiver, 4e hiver de guerre.
Mais c'est pas du tout c'est pas du tout le cas. Euh et donc euh et puis aussi euh le fait que les Européens sont présentés comme des fauteurs de guerre d'une guerre de Joe Biden et pas la guerre de pas la guerre de Trump. Et donc euh je crois que que là il y a il y a il y a véritablement euh la la résistance des Ukrainiens qui est qui est forte et puis les Européens qui veulent se remettre dans le jeu et ça je crois que c'est fondamental et on vous parliez de du président de la République qui reprend reprend langue que réactive le canal de dialogue qui avait été interrompu mais en même temps vous vous souvenez il s'était parlé au téléphone en juillet en juillet dernier sur l'Iran.
Euh moi je crois est-ce ne voyez pas là un réflexe classique d'ambassadeur ? Euh faut absolument se parler. Il faut absolument se parler.
C'est c'est très bien parce que pourquoi d'abord les Français et les Européens seraient les seuls à ne pas parler aux Russes ? Bon bah parce qu'en fait euh le président de la République a expliqué aux Français que les Russes c'était une menace euh et que Poutine ne voulait pas la paix. Oui mais bien sûr.
Raison de plus pour lui parler. Ah bon ? Et bah absolument raison de plus pour lui dire d'abord lui par je pense qu'il y a deux il y a deux principes à prendre en compte en quelque sorte deux impératif opérationnel pour avoir ce genre de euh de d'exercice.
Premièrement euh premièrement l'efficacité et deuxièmement la transparence. L'efficacité euh c'est de le voir de lui dire voilà nos positions. Nous vous êtes une menace pour nous clairement.
Euh nous ne souhaitons pas l'escalade. Voilà ce que nous comptons faire avec la coalition des volontaires. Euh et puis euh maintenant comment est-ce qu'on sort de cette de cette affaire ?
Ce que je retiens de ce que vous expliquez dans la première partie de votre réponse, c'est au fond, il faut qu'on soit à la table, c'est-à-dire reprendre langue avec euh le créelin et rediscuter avec Vladimir Poutine, sinon c'est laisser le monopole de la discussion avec Donald Trump. Ben d'abord d'abord si vous permettez juste de deux remarques, d'abord c'est nos intérêts parce que c'est les intérêts de sécurité. Zelenski le dit d'ailleurs à dans son interview.
Euh c'est les si jamais la Russie gagne après ça sera ça sera l'Europe. Et puis deuxièmement, vous voyez bien que dans les différents textes qui ont circulé, on stipule pour les Européens. Voilà, on on décide pour nous sur notre sécurité, sur l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne en 2027, ce qui est totalement irréaliste.
Donc c'est très important d'être là. Et en même temps, on a entendu hier Volimir Zelinski quand il est interrogé sur le sujet, il dit "Très bien, Emmanuel Macron sait ce que j'en pense, sous-entendu pas du bien." Et deuxièmement, il dit "Poutine n'a peur que de Trump".
Oui, mais c'est une réalité. Euh je pense qu'il il faut il faudrait déconnecter des réunions techniques comme celles qui vient de se passer qui permet de libérer des prisonniers, on en est ravi, de la négociation parce que là il y a rien dans la négociation puisque les Russes annoncent avant qu'il n'acceptent pas les termes qui leur sont proposés, il y a pas de négociation. Ça c'est le premier point.
Donc réserver le terme de négociation si vous voulez sur quelque chose qui va avancer ou pas hein. Le deuxième point que les Européens soient présent. Oui, moi je suis assez de l'is président Zelinski.
Il n'a peur que de Trump. Donc laissons Trump essayer de faire peur mais joignons-nous à Trump c'est-à-dire être présent dans la négociation. Faut pas que les Européens veuillent faire une autre négociation.
Voyez, monsieur Trump discutant avec Poutine et les Européens discutant à part parce que là, il est certain que Poutine va les humilier, les traîner dans un bout en disant "OK, vous venez puis on va voir ce qu'on va voir." Donc c'est se joindre à monsieur Trump et maisce qu'il veut de nous. Non, mais euh ben oui, mais il accepte bien de négocier quand on n'est pas face à monsieur Poutine.
Les Américains sont présents avec les Européens et les et les Ukrainiens. Donc, OK, on est avec vous. et on va y aller ensemble.
Emmanuel Macron