Rachida Dati, ministre de la Culture : "Il est important de garder un audiovisuel public puissant"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Réaction à la constitutionnalisation de l'IVG ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Quel regard sur le pluralisme des médias en France ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Qu'allez-vous faire pour la culture scientifique ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Comment financer l'audiovisuel public à long terme ?
- 12:00OuverteRéponse directe
En quoi consiste le printemps de la ruralité ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre doctrine sur la culture pour tous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Rachida DatiFait
« il m'arrive très régulièrement d'accompagner des femmes dans ce chemin douloureux dans ce chemin pour certaines tragiques soit au dépend de leur santé soit évidemment dépend aussi de leur vie sociale »
- 3:30Rachida DatiFait
« sur une chaîne de télévision l'IVG a été assimilé un homicide »
- 13:30Rachida DatiChiffre
« nous sommes à près de 25000 contributions simplement quelques semaines »
- 19:30Rachida DatiFait
« j'ai aucun problème avec ce genre musical j'ai un problème avec l'antisémitisme »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
6h30 9h les matins de France Culture Guillaume Herner et oui tout à l'heure nous parlions d'agriculture on passe de France agriculture à France Culture avec la culture la nouvelle occupante de la rue de Valois bonjour Rachid hadti ministre de la Culture une réaction à ce que vient de dire mon camarade Jean lesmarie sur la constitutionnalisation de l'IVG bonjour merci pour votre invitation moi d'abord je voudrais rendre hommage au président de la République qui avait annoncé le premier évidemment la constitutionnelle ation de l'IVG dans la évidemment de d'inscrire ce droit dans la Constitution rappelez-vous les réactions d'ailleurs vous en parler mais de manière assez sibiline mais à l'époque on avait dit que c'était un gadget d'autres ont dit la Constitution c'est pas un catalogue de droit parce que quand il s'agit des femmes évidemment c'est jamais ha niveau c'est jamais assez fort vous parliez que c'est un signal fort pour les femmes dans le monde moi je dirais c'est un signal fort c'est un signal politique fort pour les femmes en France c'est un symbole fort pour les femmes en France vous parliez sur l'accès àig VG je vais vous dire vous savoir en France en 2024 il y a des endroits même s'il y a ù le gynécologue ou la structure hospitalière vous ne pouvez pas avorter parce que c'est compliqué parce qu'on vous complique le chemin parce que parfois on vous fait culpabiliser on vous fait aussi porter le fardeau de de cet accès à l'IVG je vous le dis moi il m'arrive très régulièrement d'accompagner des femmes dans ce chemin douloureux dans ce chemin pour certaines tragiques soit au dépend de leur santé soit évidemment dépend aussi de leur vie sociale et donc je trouve que cette constitutionnalisation c'est un signal politique fort c'est un symbole fort pour les femmes dans le monde certes mais pour moi je considère qu'un droit acquis quand c'est des femmes il n'est jamais définitivement acquis et donc aujourd'hui ce signal est important pour dire à la France entière partout en France que cet accès doit être simplifié il est une évidence pour les femmes qui veulent évidemment y accéder et je peux vous dire qu'en France ça n'est pas encore aussi évident que cela ça n'est d'autant pas évident que récemment encore sur une chaîne de télévision l'IVG a été assimilé un homicide c'était sur ces news et ce matin justement il y a énormément d'articles à ce sujet par exemple à une de la Croix médiia comment garantir le pluralisme Rachid hadti vous êtes la ministre de la Culture quel regard posez-vous sur le pluralisme des médias en France le pluralisme c'est un pilier de la démocratie c'est comme moi je va je veux faire le parallèle avec la justice sans justice c'est l'arbitraire et l'arbitraire on sait à quoi ça conduit et donc le pluralisme c'est aussi un pilier de la démocratie c'est aussi lutter contre les la mauvaise information contre le détournement de l'information nous parlions avant d'arriver dans ce studio justement sur la culture scientifique moi j'ai je vais installer un comité de scientifique pour pouvoir rétablir la culture scientifique la France est un pays de culture scientifique et aujourd'hui et notamment ça a été assez euh j'allais dire important au moment du covid regardez tout ce qui s'est passé la remise en C de la science du progrès regardez sur la vaccination comme ça a été très mal mené alors que nous sommes le pays de pasteur et donc je souhaite évid comité de scientifique c'estàd qu'est-ce que vous allez faire pour avoir justement pour justement prendre des axes mener des actions en faveur de la culture scientifique le pays de Cury le pays de pasteur ne peut pas aujourd'hui être dans dans le dénis ou le renuement de cette histoire qui est notre histoire et donc de de mener des actions en faveur de de la promotion de la culture scientifique justement pour éviter soit les fake news ou en tous les cas tout ce qu'on a appelé le complotisme enfin en tous les cas tout ce qui qui permet de remettre en cause la science et c'est pas hasard ça va très très loin moi je relis ça aussi euh à l'école où vous avez des enfants aujourd'hui qui contestent des tableaux historiques en disant on peut plus regarder une femme nue sur un tableau avec l'absence de recul l'absence de culture et donc tout ça est lié et et donc j'aimerais bien évidemment aussi sur cette culture scientifique avoir une action très très forte pour justement qu'elle ne soit pas détournée déformée galvodée et puis tout ça remet en en cause la démocratie dans notre pays et comme vous savez la culture scientifique c'est quelque chose qui nous é cher sur franceculture il y a plusieurs émissions de vulgarisation scientifique justement le le service public audiovisuel ici même à Radio France on lutte beaucoup contre des fake news et cette manière d'avoir des vérités relatives donc j'imagine que ce pilier de la démocratie c'est aussi le service public de l'audiovisuel pour vous Rachid adati bien sûr que je l'ai toujours dit et je l'ai revendiqué bien avant d'être ministre de la Culture moi je je dois beaucoup vous l'avez jamais dit sur France Culture al je l'ai dit sur France interre justement vous faites bien de me dire ça parce que c'est évidemment tout le sujet non non mais c'est tout le sujet de la réforme de l'audiovisuel public dans dans un dans un contexte dans un environnement qui est bouleversé par les innovations technologiques par les plateformes par aussi euh vous savez très bien que maintenant les audiences sont sont différentes non non mais il y il y a beaucoup non mais il y a beaucoup de bouleversement on écoute moins la radio aussi euh on écoute on regarde moins la télévision aussi moi je parle aussi sur notamment sur les jeunes il y a évidemment cet impact là et aujourd'hui vous avez vu dans un contexte de forte concurrence où euh où évidemment il est important de garder un audiovisuel public puissant et pour que il reste puissant il faut rassembler ses forces il faut arrêter de travailler en silo parce que je ve vous dire à un moment donné ça va anéantir pour ne pas dire affaiblir l'audiovisuel public donc aujourd'hui il faut rassembler ses forces pour pouvoir préserver cetuel audiovisuel public et garder sa puissance et garder son rôle et cette puissance vis-à-vis des publics de tous les publics et en particulier les plus jeunes alors est-ce que il y a l'amour il y a les preuves d'amour aussi Rachid hadti et en matière budgétaire il y a eu coupe budgétaire qui touche tous les budgets y compris le budget du du ministère de la Culture et le budget de l'audiovisuel publ est-ce qu'à l'avenir il peut y avoir une pérénisation de ce budget parce que l'on redoute que cette manière de faire des synergies soit aussi une manière de faire des coupes budgétaires ça jamais été l'esprit de la réforme euh faut et vous le savez bien puisque non mais vous le savez bien et ça ça a été dit et redit mais la réforme de l'audiovisuel public c'est justement pour pouvoir le préserver pour PIR garder sa force et sa puissance c'est ce que je vous ai dit tout à l'heure et et pour cela il faut avoir des coopérations renforcé des synergies évidemment et sur le financement évidemment qu'il faut un financement sanctuirisé ça a été mon combat bien avant d'être mise de la culture et là je vais encore plus l'engager aujourd'hui c'est un un combat qui va qui va être porté avec les parlementaires mais aussi avec les dirigeants par exemple aujourd'hui cette réforme tout le monde considère qu'elle est nécessaire elle est plus contestée là-dessus d'ailleurs vos dirigeantes les dirigeantes de de de france télé ou ou de Radio France reconnaissent que cette réforme que nous souhaitons porter elle est nécessaire l'opinion publique reconnaît aussi qu'il y a un sujet avec l'audiovisuel public mais aussi les parlementaires donc nous allons mener ce débat et je pense que c'est le moment aujourd'hui de mener cette réforme et évidemment avec le financement qui va avec jean-lmarie la question des des moyens est central effectivement je rappelle que la la redevance audiovisuelle a été supprimée il y a 2 ans provisoirement une fraction de la TVA la remplace quel instrument imaginez-vous pour financer l'audiovisuel public sur le long terme encore une fois puisque c'est essentiel ça va être ce type d'instrument qu'il faut soit péréniser en tout cas à tout le moins sanctuarisé en tous les cas moi je ne mènerai pas une réforme de l'audiovisuel publ si effectivement n'arrive pas à obtenir un peu cette sanctuarisation de ce financement donc c'est tout le sujet de la réforme que nous souhaitons mener aujourd'hui et que souhaite le président de la République d'ailleurs pour être plus précis souhaitez-vous une loi de programmation avec un budget sur plusieurs années ce qui permet là aussi d'imaginer la monsieur attendez là vous me parlez technique c'est c'est très important je vous ai parlé de l'objectif si vous voulez avoir un audiovisuel public fort puissant évidemment il faut que les moyens soient en face et pour garder aussi cette indépendant à cet audiovisuel public il faut que le financement soit aussi pérenisé pour ne pas dire sanctuirisé donc l'un ne va pas sans l'autre on ne peut pas mener en tous les cas cette réforme sans avoir cette garantie là ça va être le sujet du débat parlementaire que nous allons initier Rachid hadti on a beaucoup parlé de crise de l'agriculture actuellement crise aussi du milieu rural l'une de vos actions concerne justement ce milieu rural avec un printemps de la ruralité en quoi consiste-t-il quelles sont les actions que vous avez que vous souhaitez mener dans ce domaine-là c'est effectivement une de mes principale priorité je l'ai annoncé dès mon arrivée au ministère de la Culture la ruralité c'est 22 millions d'habitants avec et en plus c'est dans cette ruralité il y a il existe une offre culturelle mais souvent c'est un impensé pour ne pas dire un angle mort depuis Paris et donc je souhaite mettre de la lumière je souhaite aussi apporter mon soutien aux élus ruraux qui se battent pour ma enir cette offre culturelle et donc j'ai lancé une consultation il y a quelques semaines sur ce printemps pour ce printemps de la ruralité pour demander des contributions mais aussi les obstacles qu'est-ce qu'on devrait faire qu'est-ce qu'on devrait lever comme obstacle et à ce jour nous sommes à près de 25000 contributions simplement quelques semaines et j'invite d'ailleurs euh puisque ceux qui répondent à ces contributions sont des acteurs culturels des élus des habitants et j'invite sur votre antenne puisque évidemment les acteurs culturels écoutent votre antenne de continuer à contribuer sur la cette plateforme qui qu'on retrouve qu'on peut retrouver facilement sur le site du ministère de la Culture parce que déjà on a commencé à regarder ce qui remonait évidemment le premier obstacle c'est la mobilité la mobilité physique puisque vous êtes souvent dans des zones très enclavées et mobilité aussi des œuvres il y a pas de raison que nous ayons des grands opérateurs publics nationaux très prestigieux et que les œuvres ne circulent pas donc la mobilité spectateur et la mobilité évidemment des œuvres l'autre demande aussi c'est ce qu'on appelle une ingénier culturelle dédié à la ruralité souvent c'est vrai que les élus ruraux se démèent pour cette offre culturelle je j'aime pas dire le terme c'est un peu ça ça devient du bricolage et donc c'est beaucoup d'énergie il faut que nous puissions avoir une ingénierie très dédiée à cette offre culturelle en ruralité et puis le le troisième axe qui remonte aussi et qui est aussi pour moi une priorité parce qu'on oublie le premier vecteur culturel c'est le patrimoine la France la France est riche de ce patrimoine et en ruralité ce patrimoine de proximité extrêmement important et ce patrimoine de proximité je vous dire il est restauré sauvegardé souvent malheureusement au détour d'un incendie d'un dégâts des EAU un plafond qui s'écroule donc on le sauvegarde quand il est très mal en point mais on a du mal à le faire vivre ou à le faire connaître ça aussi ça va être une ma priorité au ministère de la Culture comment considilier cela avec les coupes budgétaires qui existent dans tous les domaines y compris dans celui du patrimoine avec 100 millions en moins pour ce secteur là Rachid adati vous savez très bien qu'on est en ce moment dans un contexte très compliqué une inflation qui persiste une croissance en berne des d'intérêts qui augmentent et donc évidemment et puis c'est à l'honneur du président de la République de dire je n'augmenterai pas les impôts sur les classes moyennes donc si vous n'augmentez pas les impôts donc ça veut dire moins de recettes et donc il faut regarder les dépenses tous les ministères sont mis à contribution le ministère de la Culture est aussi mis en contribution je suis une responsable politique et en plus c'est en cohérence avec mes convictions profondes et en cohérence avec la famille politique euh à laquelle j'ai toujours appartenu de dire il faut réduire et revoir les dépense mais il y a des inquiétudes et je les entends elles sont légitimes une chose est sûre en tous les cas moi je vaux vous dire je vais beaucoup aussi m'appuyer sur ce qu'on appelle la réserve de précaution dans tous les ministères ce sont qu'est-ce que c'est les réserves de précaution c'est que tous les ans on met des crédits de côté qu'on utilise pas et qu'on utilise quand il y a des imprévus en tous les cas j'utiliserai ces crédits face à ces imprévu qui n'était évidemment donc le budget 2024 de la culture va être en hausse et il va être évidemment utilisé et soutenu il y a des secteurs qui sont plus impactés d'autres le spectacle vivant je m'y engage le spectacle vivant continuera à être soutenu je serai à à leur côté il n il n'y a pas 1 € qui manquera sur les territoires je m'y engage dans les discussions que vous avez eu avec Bery avec Bruno Le Maire comment les choses se sont-elles passées ben justement on a un sujet en commun avec Bruno Le Maire c'est l'intelligence artificielle l'intelligence artificielle l'érruption de l'intelligence artificielle dans la culture c'est c'est un bouleversement majeur parce que ça percute quoi ça percute les auteurs l'intelligence artificielle faut pas caricaturer aussi les créateurs ils utilisent l'intelligance artificielle mais nous avons un principe une invention française j' presque une exception culturelle française qui est le droit d'auteur ça fait 200 ans qu'il existe il y a pas de raison que malgré cette innovation technologique il y en a eu d'autres des innovations technologiques ne serait-ce que l'irruption d'Internet est-ce qu'on a remis en cause ce droit d'auteur moi je souhaite que ce droit d'auteur soit maintenu je le dis très clairement parce qu'il y a eu des flottements ces dernières années moi en tous les cas je serai au côté des auteurs pour préserver ce droit d'auteur et d'ailleurs je le dis à mon ami Bruno lire qui est ministre de l'Économie et donc justement il est aussi ministre du Budget donc c'est pour ça que vous parlez peut-être un peu d'argent avec lui il sera pas ministre toute sa vie comme moi d'ailleurs et donc il sera très content après son poste ministériel de pouvoir vivre de ses droits d'auteur donc je lui dis menons ce combat ensemble pour que les droits d'auteur évidemment soit préservé dans évidemment dans ce combat aussi dans dans l'encadrement et la régulation de l'intelligence artificielle jeanl mararie dans ce débat budgétaire toujours tendu entre Bercy et les différents ministères c'est une tradition qu'elle garantit aujourd'hu i avez-vous de berc sur les moyens dont disposera la culture je viens de vous les exposer plus largement donc voilà le spectacle vivant spectacle vivant un € ne manquera pas au territoire que les les gels ou les les réductions en tous les cas sur sur les dépenses seront compensé par cette réserve de précaution dont je viens de vous parler vous avez beaucoup évoqué Rachid adti la culture pour tous alors il y a de de nombreux débats depuis des décennies culture pour tous culture pour chacun qu'est-ce que ça veut dire pour vous quelle est donc votre doctrine en la matière vous avez aujourd'hui la culture et je le vois regardez ce qu' a suscité comme réaction ma nomination on a l'impression que la culture c'est un domaine réservé puis moi je va vous dire je je découvre aussi ce ministère de la Culture je regarde c'est un ministère aussi des nomination beaucoup d'entre soi beaucoup de cooptation moi je rends hommage par exemple aux organisations syndicales de ce ministère qui m'ont alerté tout de suite en disant sur les nominations sur aussi sur les actions que nous menons de casser cet entre soi non mais attendez je termine ma phrase de casser cet entre soi et cette ogamie et en disant nous vous attendons aussi sur les nomination moi je souhaite aussi ouvrir cette culture y compris dans l'énumination au plus grand nombre et à ceux pour lesquels c'est jamais pour eux et donc la culture pour tous c'est soit comme je l'ai dit pour la ruralité bah l'obstacle physique bah on n pas les moyens de pouvoir aller à une salle de cinéma se rendre à un spectacle vivant se rendre à une médiathèque à une bibliothèque à une librairie vous savez il n'y a plus plus de diser en France pratiquement plus il y a encore des librairies il y a encore 3500 librairies et je le dis moi chacun de mes déplacements je je me je me rends dans des librairies ça c'est le cœur battant aussi de la culture et c'est un moyen de faire accéder au plus grand nombre la culture j'ai parler par exemple des éducate des acteurs de l'éducation populaire je les ai réunis récemment au ministère ils m'ont dit aux même merci Madame la Ministre ça fait plus de 30 ans que nous n'avons pas mis les pieds au ministère de la Culture parce que nous n'avons jamais été conviés comme partenaire pourquoi parce que cette culture populaire pour certains c'est la médiocrité la culture populaire ça me permet aujourd'hui d'être à votre micro comme ministre de la Culture le programme la relève qui avait été mené par exemple par votre prédécesseur l'idée donc d'introduire la diversité est-ce que c'est quelque chose que vous allez poursuivre en l'état avec d'autres formes Rachid hadti oui parce qu'il a été contesté il a il y a eu des critiques je les ai entendu et évidemment je j'ai revu les critères pour que ce soit des critères d'égalité ou d'équité c'estd que les critères moi je refuse les critères ethniques les critères sociaux sont ont un sens voilà l'égalité des chances c'est de permettre à ceux qui n'ont pas les moyens d'accéder à la culture qui n'ont pas les moyens matériels ou parfois psychologique d'accéder à la culture c'est de gommer évidemment cette inégalité là en tous les cas de la réduire et donc le programme de la relève j'ai revu les critères et ce programme va être d'ailleurs va être lancé prochainement et moi je voudrais rendre hommage par exemple à une association qui a beaucoup travaillé avec la relève qui l'association Les déterminé et à son président Moussa qui effectivement fait un travail formidable dans ce cadre là vous avez fait une apparition sur twitch dans une émission de rap alors là aussi il y a eu un certain nombre de de commentaires moi j'aimerais les vôtres est-ce que vous écoutez du rap est-ce que c'était donc une décision délibérée pour montrer que le rap fait partie de la culture pour vous rachidti d'abord sur cette émission sur twitch j'avais été invité avant d'être ministre de la culture c'est une c'est un endroit au le N sous bois qui est assez improbable qui est très connu des jeun et il jeûent toute condition social qui écoute cette musique parce qu'on l'oublie parce que certains la caricature je vois il compris à la ville de Paris on considère que c'est que pour certains ou une certaine catégorie que je ne veux pas qualifier ici parce que ça serait gênant non cette culture du hip hop du rap ça concerne toutes les générations et aussi toutes les sociale cet endroit c'est un endroit où des célébrités dadjou ta maître Gims nakamoura qui était encore récemment attende je termine oui d'accord je vous ai entendu vous inquiétez pas je vous entendu toute façon j' tous ces artistes qui ont réussi qui ont réussi par eux-mêmes qui ont réussi par leur solidarité ils ont réussi mais ils n'oublient pas il n'oublient pas d'où ils viennent et donc ils vont sur ces plateformes chanter donner de leur temps il se cache pas dans des loges pendant des heures pour faire une petite prestation et s'en aller non il il retourne de là où il d'où ils viennent pour pouvoir donner des prestations et entre eux et entre deux chansons ou entre j'allais dire oui de prestation ils essayent de promouvoir des jeunes qui se lancent dans dans cette musique et encore une fois j'insiste toutes les conditions sociales et moi j'avais été invité parce qu'il y avait deux jeunes filles qui faisaient leur Pr prère prestation et donc j'ai souhaité les soutenir effectivement et je remercie taik et dadjou qui étaient là ce soir-là qui ont soutenu cette jeunèe et cette jeunesse qui se bat toute seule parce que cette plateforme elle fonctionne toute seule et comme elle peut et moi d'ailleurs je les ai invité au ministère parce que je souhaiterais évidemment un peu plus les aider parce que cette culture là c'est une c'est une vraie culture c'est de la culture française ça n'est pas et donc cette reconnaissance là au sein de la culture française c'est important c'est important le hip hop et le rap ça contribue à la culture française ça n'est pas une culture qui déteste la France bien au contraire elle l'a fait aussi grandir ça dépend quel rappeur fr mais comme vous vous avez eu d'autres artistes dans d'autres secteurs musicaux dans d'autres champs musicaux qui ont je ne le connais pas et il n'y était pas ce soir-là voilà il était pas ce soir-là vous voyez à peu près ce qu'on lui reproche à fris corleéon il n'était il n'était pas là pourquoi mais pourquoi vous voulez l'associer à moi je ve pas l'associer à vous je veux une réaction de la ministre de la Culture à un problème qui est un problème récurrent qui a été le cas avec mdine avec fr Corleon plus avec des rappurs avec certains rappeurs vous avez raison est-ce qu'il faut condamner le r le rap monsieur alors pourquoi vous me parlez pas d'autres artistes qui sont peut-être plus conventionnels qui sont peut-être de votre classe sociale non non son non je ne commence rien et je ne finis sur rien je vous dis simplement que j'ai aucun problème avec ce genre musical j'ai un problème avec l'antisémitisme etme moi c'est je n'ai pas un problème avec l'antisémitisme c'est un délit monsieur j'ai été magistrat je Gard vis vous entendre dire parce que vous en doutiez non je n'en doutais pas mais avec fris corléon c'était le débat qui avait eue oui mais mais quand vous l'associez quand vous me dites je ne le connais pas et je crois qu'il y a une procédure judiciaire et c'est normal c'est comme l'art vous saz la liberté de croation elle est absolue mais la criminalité c'est pas un art voilà si vous voyez ce que je veux dire c'est exactement nous sommes dans le même registre effectivement ce que vous voulez dire et justement comme vous êtes plusieurs fois effectivement exprimé là-dessus comme il y a aussi d'autres questions sur les œuvres qu'il faut montrer ou ne pas montrer vous étiez évidemment la grande fête du du cinéma français là aussi il y a une question qui se pose suite donc à des accusation le film par exemple de Jacques Doyon a été disons se rapprocheter à une date ultérieure Rachid adati qu'en pensez-vous alors moi je va vous dire c'est ma position d'abord lutter contre les violences sexuelles et sexistes comme les violence qu' jugugal moi c'est un combat que je mène et souvent j'ai été très seul il y a quelques années c'est des combats que nous menons euh que j'ai mené beaucoup avec Simone veille d'ailleurs je rappelle que sa robe de magistrat la robe de magistrat de Simone veille elle me l'a offerte j'ai rendu la justice au nom du peuple français dans sa Rome donc c'est un combat que nous menons depuis très longtemps et qui est un combat pour moi je dire un combat de vie c'est un combat qui m'a amené à la politique et donc il faut ne rien laisser passer la nouveauté c'est qu'enfin nous entendons la parole des femmes il faut l'entendre il faut la reconnaître mais ça va plus loin parce qu'il n'y a pas que des femmes victimes il n'y a pas que des femmes il y a des enfants il y a des jeunes hommes et donc c'est d'entendre la parole de ces victimes il faut l'entendre alors il ne faut pas la sacraliser mais il faut l'entendre et donc il ne faut rien laisser passer c'est pour ça que je disais la liberté création elle doit être absolue mais la pédocriminalité ça n'est pas un art les violences sexuelles ça n'est pas de l'art et donc ça il faut être très clair là-dessus ensuite sur évidemment comment sur le fil moi c'est mon avis personnel je vous dire un livre par exemple c'est une œuvre individuelle vous pouvez très bien sanctionner un auteur c'est une sanction individuelle sur un film c'est une œuvre collective est-ce qu'on doit punir sanctionner tous les autres talents tous les techniciens les ma ur les secrétaires les régisseurs ceux qui investissent aussi dans ce film moi je suis plus gêné par rapport à la sanction collective nous sommes un pays je parlais du droit tout à l'heure je suis pas devenu magistrat par hasard parce que nous sommes dans un pays de responsabilité individuelle pas de responsabilité collective et donc je suis plus gêné de punir tout un film de punir toute tous les artistes sous diverses formes en raison d'un comportement inapproprié ou il légal pénal pénalement répressible d'une personne voilà ça c'est mon avis personnel merci beaucoup Rachid adati ministre de la Culture d'avoir été avec nous ce matin 8h45 sur France Culture
Rachida Dati