François Bayrou Premier ministre : et maintenant ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 1:23OuverteRéponse directe
Avec plaisir. Je voulais interroger vos invités sur le profil de François Bayrou.
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Elodie Fauret, je vous soumets la question de notre premier auditeur. Quelle pourrait être la patte Bayrou et aussi peut-être sa méthode ?
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Jean-Daniel Lévy, François Bayrou, il l'avait déjà dit lorsqu'il avait voulu justifier en 2017 son soutien à Emmanuel Macron. Il avait dit, je veux dépasser les clivages aujourd'hui. Dépasser les clivages en 2024, c'est une tâche énorme, non ?
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Thomas Legrand, la passation de pouvoir vient de s'achever il y a une grosse heure. Quelles sont les erreurs de Michel Barnier sortant que ne devra pas reproduire le François Bayrou entrant ?
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Bonsoir, Éric. Ma question est la suivante. Quel soutien peut espérer Bayrou que n'a pas eu Barnier ?
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Alors, Élodie Fauret, on va rappeler que le PS a envoyé un courrier aujourd'hui à François Bayrou pour lui dire que le PS restait dans l'opposition. Cela dit, il reste ouvert à d'éventuelles tractations.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« c'est du jamais vu sous la 5ème République. »
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« Quid du pacte de non-censure ? »
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« avec quelques curseurs envisageables entre les dépenses et les recettes. »
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« Un, la réduction de la dette et des déficits. »
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« dans le gouvernement qu'il aurait à nommer, il y aurait des personnes qui seraient issues de la gauche et de la droite. »
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« en tout cas avant sa nomination à Matignon, de la part des électeurs qui se situent à gauche sur l'échiquier politique. »
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« la première préoccupation, et de manière extrêmement massive, c'est la thématique du pouvoir d'achat, »
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« les Français disent qu'il n'y avait pas de dissolution qui apparaissait comme étant obligatoire. »
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« alors même que nous étions en période de pré-vacances ou de début de vacances scolaires, »
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« qui touche quasiment toutes les catégories de population, »
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« il y a la thématique migratoire qui est présente, »
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« il y a la thématique en matière de sécurité aussi qui a cru assez fortement au cours des deux dernières années. »
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« les deux tiers des Français qui se sont déplacés pour aller voter qui est un niveau que nous n'avons pas connu depuis 1997 en termes de participation électorale. »
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« les Français ont du mal à pouvoir se projeter vers l'avenir. »
- 28:08InvitéFait
« l'impôt sur le revenu ne va pas augmenter ça c'est pas constitutionnel en fait et voilà »
- 33:22InvitéChiffre
« près de 17 millions de personnes qui ont regardé son intervention son allocution présidentielle après la censure de Michel Barnier »
- 33:48InvitéChiffre
« 47 députés étaient issus des républicains »
- 34:43InvitéChiffre
« François Bayrou ne dispose aujourd'hui que de 36 députés »
Temps de parole
- Invité30 %
- Invité 225 %
- Présentateur21 %
- Invité 312 %
- Auditeur4 %
- Auditeur 23 %
- Auditeur 32 %
- Auditeur 42 %
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France Inter, France Inter, le 18-20, Éric Delvaux. Et au téléphone sonne ce soir, comment François Bayrou à Matignon va-t-il pouvoir s'inscrire dans la durée ? Comment peut-il trouver ce qu'il appelle lui-même le chemin de la réconciliation ? Ce vendredi 13 est aussi un anniversaire que n'a pas manqué de saluer François Bayrou, l'anniversaire d'Henri IV, il est né il y a 471 ans, le bon roi Henri, si cher à l'actuel maire de Pau. Alors y aura-t-il un bon roi à Matignon, capable d'en finir avec l'instabilité politique qui impacte la gouvernance française depuis 6 mois ? En témoigne les 3 passations de pouvoir en seulement 1 an, c'est du jamais vu sous la 5ème République.
Quel contrat de gouvernement François Bayrou peut-il espérer construire ? Quid du pacte de non-censure ? Et puis on verra aussi les urgences, notamment le futur budget de la France avec quelques curseurs envisageables entre les dépenses et les recettes. La future gouvernance Bayrou à la loupe ce soir. J'attends vos questions, 0145 24 7000. Le téléphone va sonner jusqu'à 20h.
Le téléphone sonne, 0145 24 7000.
Avec une première question, un premier témoignage, c'est Alain. Bonsoir Alain, vous êtes à Antibes je crois.
Oui, bonsoir. Merci pour vos émissions. Avec plaisir. Je voulais interroger vos invités sur le profil de François Bayrou. Il apparaît quand même que c'est un homme qui est plutôt lisse, un homme de consensus. Et aujourd'hui, le pays a quand même besoin de mesures franches, nettes, pour réduire les déficits, pour réduire la dette, pour contrôler l'immigration. Et parfois, pour ces sujets-là, il faut cliver, il faut renoncer à plaire. Et je me demande effectivement si c'est le bon profil, parce qu'il connaît énormément de monde dans le travail politique, dans l'administration.
Et parfois, c'est vrai que quand on connaît beaucoup, beaucoup de monde, on a peut-être tendance à ne pas prendre de décisions nettes et franches. Et là, c'est vrai que le pays a besoin de décisions significatives.
Eh bien, merci beaucoup pour ce qui est à la fois un commentaire et une question. Je vais la soumettre à nos invités. Elodie Fauret, vous êtes la chef adjointe du service politique de France Inter. Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de l'Institut de sondage Toluna Harris Interactive France. Et Thomas Legrand, éditorialiste politique à Libération et producteur de l'émission sur Inter. Enquête de politique, c'est chaque dimanche, entre 18 et 19h. J'en profite pour dire que dimanche, vous aborderez le centrisme, j'imagine ?
Non, non, non, le bassisme. Le centrisme, ce sera le dimanche d'après. Ah, écoutez, bon, très bien. Le parti irakien, syrien, mais qui n'a rien à voir avec le centrisme, bien au contraire.
Elodie Fauret, je vous soumets la question de notre premier auditeur. Quelle pourrait être la patte Bayrou et aussi peut-être sa méthode ? Savoir renoncer à plaire, est-ce que c'est dans la manche de François Bayrou ?
Alors, en tout cas, moi, ça me faisait un peu sourire ce que disait l'auditeur qui parlait d'une personnalité un peu lisse, toujours dans le consensus. Et ce n'est pas tellement la réputation qu'il a, en fait, François Bayrou, pour avoir discuté un peu ces derniers jours avec pas mal d'acteurs politiques qui l'ont côtoyé. Et ces gens disent plutôt, non, Bayrou, c'est quelqu'un de pénible. C'est quelqu'un de rigide. Ça peut être quelqu'un d'autoritaire. Donc, il ne correspond pas, ce n'est pas parce qu'il est centriste, finalement, qu'il est forcément dans un espèce de consensus sans pouvoir trancher de décision.
Après, effectivement, il est aujourd'hui, il l'a redit pendant son discours, dans un moment, il va falloir chercher la réconciliation. Et la réconciliation, ça veut dire quoi ? C'est aller prendre des gens à sa droite qu'il va falloir essayer de garder dans son gouvernement et puis d'aller voir la gauche pour pouvoir leur donner des gages. Et c'est là que ça va être compliqué, en fait, de trouver et de trancher une décision avec des gens qui ont des intérêts si différents.
Jean-Daniel Lévy, François Bayrou, il l'avait déjà dit lorsqu'il avait voulu justifier en 2017 son soutien à Emmanuel Macron. Il avait dit, je veux dépasser les clivages aujourd'hui. Dépasser les clivages en 2024, c'est une tâche énorme, non ?
Déjà, c'est sa marque de fabrique depuis longtemps. On peut rappeler qu'il avait été candidat à l'élection présidentielle en 2007, à l'époque où il y avait au deuxième tour Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal et qu'il y avait deux axes forts dans le cadre de sa campagne. Un, la réduction de la dette et des déficits. Et deux, parvenir à dépasser les clivages en disant que si jamais il devenait président de la République, dans le gouvernement qu'il aurait à nommer, il y aurait des personnes qui seraient issues de la gauche et de la droite. Donc là-dessus, on ne peut pas, entre guillemets, lui faire de procès d'intention en disant que ça serait une posture d'opportunité.
Ça lui avait servi, mais ça n'a plus été tout à fait sa marque de fabrique au fur et à mesure du temps parce que, par la force des choses, il s'est rallié à Emmanuel Macron et Emmanuel Macron est positionné, en tout cas aux yeux des Français, plutôt à droite ou au centre-droit de l'échiquier politique. Et même quand on regarde à l'heure actuelle, la structure de confiance à l'égard de François Bayrou, elle penche au centre et à droite et on n'a pas aujourd'hui de soutien, en tout cas avant sa nomination à Matignon, de la part des électeurs qui se situent à gauche sur l'échiquier politique.
Donc il a déjà une forme d'écueil qui parfois est refait à l'égard des responsables politiques en disant qu'il y a des prises d'opposition opportunistes, où en aucun cas il pourra dire que c'est une prise d'opposition actuelle, mais que ça correspond vraiment à une dimension de fond. Après, il sera lui à faire la preuve qu'il arrive vraiment à travailler avec notamment des députés de gauche.
Thomas Legrand, la passation de pouvoir vient de s'achever il y a une grosse heure. Quelles sont les erreurs de Michel Barnier sortant que ne devra pas reproduire le François Bayrou entrant ?
Je pense que François Bayrou ne se situe pas du tout dans la même position que Michel Barnier. Michel Barnier, il était retraité des voitures, comme on dit là, et on lui a demandé de venir mettre ses talents de négociateur au service de la France. Ça a été un échec. François Bayrou, ça fait des décennies qu'il attend d'avoir les manettes du pouvoir. Et là, vous parliez de la passation de pouvoir. Moi, j'ai vu quelqu'un qui est arrivé et qui disait, en gros, bon, le gamin n'est pas arrivé, moi je prends la place. En gros, je vais à Matignon, mais il n'a même pas cité le président de la République, par son nom.
Il l'a cité à un moment pour dire, en 2017, il avait eu des bonnes idées, et il n'a pas pu les mettre en place. Moi, je vais les mettre en place. Maintenant, les choses sérieuses commencent. Donc, c'est un homme, je ne suis pas tout à fait d'accord avec notre auditeur, c'est un homme qui, on aime ou on n'aime pas ses idées, ce n'est pas la question. Mais en tout cas, ce n'est pas le moment de cliver. La France est clivée. Le Parlement est clivé en trois parties et il n'y a pas de majorité possible. C'est le moment de rassembler au moins une majorité. Pourquoi François Bayrou réussirait là où Michel Barnier a échoué ?
Je ne sais pas pourquoi et je ne sais pas s'il va réussir, mais je pense qu'il y aura une autre méthode. Peut-être, il n'a pas parlé aujourd'hui de l'utilisation ou pas du 49-3. Peut-être que François Bayrou, vous savez, le Modem a voté avec les socialistes pendant le budget. On ne l'a pas beaucoup dit. Enfin, le service politique de France Inter l'a dit. Mais enfin, il a voté beaucoup de choses avec les socialistes qui ont été après, évidemment, effacés.
A commencer par la taxation des grandes fortunes.
Donc, c'est d'ailleurs pour ça qu'Emmanuel Macron, qui doit écouter en ce moment plus Nicolas Sarkozy et Bernard Arnault que l'idée politique, ne voulait pas de François Bayrou.
On va retourner au standard avec Éric qui nous appelle du Var. Bonsoir, Éric.
Oui, bonsoir. Ma question est la suivante. Quel soutien peut espérer Bayrou que n'a pas eu Barnier ? Alors, je pensais au PS parce que c'est vrai que traditionnellement, historiquement, c'est toujours le PS qui a trahi la gauche.
Alors, Élodie Fauret, on va rappeler que le PS a envoyé un courrier aujourd'hui à François Bayrou pour lui dire que le PS restait dans l'opposition. Cela dit, il reste ouvert à d'éventuelles tractations.
Il reste ouvert, en fait, à ne pas faire tomber le gouvernement. Il pose une première condition, ce n'est pas la seule, mais que ce gouvernement Bayrou n'utilise pas le 49-3, ce fameux article de la Constitution qui permet de faire passer un projet de loi sans vote. Alors, soit dit en passant, vous dites que ce sont les seuls qui trahissent la gauche. Aujourd'hui, ils ne sont pas les seuls sur cette ligne. Le Parti communiste, par exemple, est peu ou prou sur la même ligne que le Parti socialiste.
Le Parti communiste aussi.
Oui, c'est ce que je disais. Ah, pardon, les écologistes. Et j'allais unir les écologistes.
J'avais entendu écologistes, pardon.
Voilà, même si Marine Tondelier a des mots assez durs sur François Bayrou, aux dernières nouvelles aujourd'hui, la position est à peu près la même. S'il n'utilise pas le 49-3 et s'il parle de justice fiscale, il parle de transition écologique et qu'il essaye d'aller comme ça sur des thèmes consensuels. Il ne fait pas de loi sur l'immigration. Et voilà, ça c'est l'autre grand point, effectivement, qu'il va falloir voir. Voilà, tous ces partis sont peut-être prêts à ne pas le faire tomber. Et là, ce qui va commencer maintenant, c'est les enchères qui vont monter, effectivement, parce qu'on est au début de la négociation. Il y a aussi, s'agissant du Parti socialiste, une petite stratégie.
En fait, le Parti socialiste est en train de se séparer de la NFI.
Il y a une émancipation de le nouveau Front populaire.
Et donc, il ne faut absolument pas qu'il y ait des législatives en septembre prochain. Parce que le NFP, le nouveau Front populaire, n'avait qu'une seule fonction pour le LFI et le PS. C'était de pouvoir se faire la courte échelle, et c'était tout à fait logique, pour pouvoir avoir des députés à l'Assemblée. Donc, à partir du moment où il ne faut pas qu'il y ait de dissolution, et je pense qu'Emmanuel Macron essaierait de l'éviter, et que François Bayrou fera ce qu'il faut pour qu'il n'y en ait pas, il ne faut pas renverser ce gouvernement. Donc, les socialistes seront enclins à essayer de dire, écoutez, on va obtenir des petites choses.
Des petites choses, c'est déjà mieux que rien, mais on ne va pas renverser le gouvernement.
On vient de faire un rapide tour des états-majors politiques. Maintenant, du point de vue des Français, et je me tourne vers vous, Jean-Daniel Lévy, pour Toluna Harris, Interactive France. Aujourd'hui, qu'attendent les Français d'un Premier ministre ? La principale préoccupation, ça doit rester le pouvoir d'achat ?
Absolument, la première préoccupation, et de manière extrêmement massive, c'est la thématique du pouvoir d'achat, avec déjà un enjeu qui est un enjeu majeur, c'est-à-dire que les Français disent qu'il n'y avait pas de dissolution qui apparaissait comme étant obligatoire. Le président l'applique à dissous, avec encore et toujours une interrogation sur, au final, pourquoi y a-t-il eu dissolution et est-ce que la situation politique l'imposait ? Cette réponse, aujourd'hui, n'est pas tout à fait donnée de la part du pouvoir politique. Et les Français disent qu'on s'est déplacé de manière massive.
Rappelons que les deux tiers des électeurs, alors même que nous étions en période de pré-vacances ou de début de vacances scolaires, se sont déplacés pour aller voter, ont exprimé des messages qui étaient des messages qui, à leurs yeux, apparaissaient comme étant clairs et font le reproche et à Emmanuel Macron et à Michel Barnier par le passé et probablement que ce sera la question à laquelle François Bayrou devra répondre, à savoir, est-ce que le message qui a été émis dans le cadre des élections législatives, encore une fois pour une consultation qui n'était pas une consultation autour d'un calendrier institutionnel mais qui a été provoqué par le président l'applique, est de nature à pouvoir être entendu.
Donc, il y a la thématique du pouvoir d'achat indéniablement et qui plus est, qui touche quasiment toutes les catégories de population, pas uniquement les catégories les plus populaires ou les personnes qui sont les plus en difficulté économique. Et puis, il y a également tous les processus qui peuvent être des processus d'insécurisation de ce que peut être la société française et à ce titre-là, il y a la thématique migratoire qui est présente, il y a la thématique en matière de sécurité aussi qui a cru assez fortement au cours des deux dernières années.
Mais Elodie Fauret, justement, cette nouvelle loi sur l'immigration, François Bayrou l'a souvent combattu, il va encore estimer que ce n'est pas nécessaire aujourd'hui et il va donner des gages peut-être par là à la gauche ?
Alors, il a rendez-vous ce soir avec le ministre démissionnaire de l'Intérieur, Bruno Retailleau, ça va être forcément l'un des sujets parce que François Bayrou, il veut garder Bruno Retailleau à l'intérieur de ce gouvernement pour pouvoir avoir du poids, pour pouvoir un peu contrôler en fait les LR, notamment au Sénat, qui ne lui sont pas très favorables. Alors, à partir de là, comment il fait ? Parce que Bruno Retailleau, il y tient à sa loi immigration, c'est son marqueur, il est très content de pouvoir cranter là-dessus. La négociation ne va pas être facile. Et effectivement, la loi immigration, c'est un gros irritant, très très gros irritant à gauche.
Donc, il va falloir après subir l'assaut de la France insoumise, ce qui va dire aux PS et compagnie, dis donc, vous ne censurez pas un gouvernement où il y a toujours Bruno Retailleau et sa loi. Et avec un point qui est central, c'est s'il y a un ministre qui a émergé d'un point de vue d'opinion au cours des trois derniers mois, c'est Bruno Retailleau, qui a cru très nettement en matière de notoriété, parce que quand il est arrivé au gouvernement sans vouloir être désobligeant à son égard, il était peu connu de la part des Français. Il l'a cru en notoriété. Et puis, en plus, il a été clairement identifié.
Et sa première prise de parole, en disant qu'il avait trois priorités, l'ordre, l'ordre, l'ordre, et en donnant à voir, à travers toutes ses actions, toutes ses prises de position, qu'il était vraiment autour de cette thématique-là et que ça répondait à une frange importante des attentes et des aspirations de la part de la société française. Si vous enlevez Bruno Retailleau, vous avez des ministres aujourd'hui qui sont peu identifiés de la part de nos compatriotes et donc qui peuvent donner le sentiment qu'on serait face à un gouvernement qui serait, entre guillemets, faible, ou en tout cas, peu identifié en dehors de ce que serait François Bayrou.
François Bayrou a dit qu'il voulait des personnalités,
d'ailleurs, des personnalités fortes.
Et indépendantes.
Et indépendantes. Quelle gouvernance ? François Bayrou, on en parle au Téléphone Son jusqu'à 20h. France Inter. Le Téléphone Son. Sarah nous appelle Doriac. Bonsoir, Sarah.
Bonsoir. Bonsoir, France Inter. Voilà, je souhaitais intervenir parce qu'effectivement, je me posais la question, peut-être comme beaucoup d'autres Français, j'en ai deux. Dans un premier temps, étant donné que M. Bayrou est haut-commissaire au plan, si je ne me trompe pas, depuis déjà quatre ans, est-ce que ce n'était pas une mère premier choix pour le poste de premier ministre ? C'était également un centriste. Donc, on sait très bien que M. Barnier penche forcément plutôt à droite et plutôt du côté de M. Emmanuel Macron. est-ce que pour ces deux raisons-là, et étant donné le souci du budget de la France, ça n'aurait pas été plus judicieux de l'avoir choisi en premier lieu ?
Si j'ai bien compris...
Attendez, on va s'intéresser au premièrement. Si je résume bien votre pensée, vous estimez que François Bayrou aurait dû être le premier choix et si ça ne marche pas avec François Bayrou, peut-être essayer Barnier ? Dans quel ordre ça s'est passé ?
C'est une logique... Je pense qu'Emmanuel Macron, de toute façon, voulait éviter la gauche. Donc, en évitant la gauche, il voulait plutôt s'allier avec LR et prendre François Bayrou, c'est quand même prendre une partie de la gauche puisque François Bayrou et le modem, c'était devenu l'aile gauche de la sphère macroniste. Mais peut-être que ce que vous voulez dire, c'est que François Bayrou, étant plus au centre, il avait un aspect plus rassembleur peut-être et qu'il eût été plus judicieux de commencer par lui. Et c'est vrai que ce que veut faire François Bayrou, c'est rassembler. C'est son grand truc depuis toujours, rassembler. Alors là... Dépasser les clivages. Oui, dépasser les clivages.
Là, il tombe au moment où on est le plus fracturé. Donc, au moment où il prend les manettes, c'est là où elles sont les plus encalaminées. Donc, c'est son grand moment. Si son truc, depuis toujours, c'est de rassembler, il est l'homme de la situation. On va voir ce qu'il peut faire. Il cite toujours Henri IV, qui a... Il a consacré beaucoup de livres sur Henri IV, le bon roi. A réconcilier la France après les guerres de religion. Mais je ne sais pas quel édit de Nantes va rassembler LR et EPS. Exactement. Je ne sais pas si... si Bercy vaut bien une messe. Je ne sais pas quelle messe il va falloir dire pour pouvoir réduire les déficits. Mais en tout cas, c'est le moment de François Bayrou.
Et quand on écoutait tout à l'heure son très court discours, c'est vraiment ce qu'il disait. C'est mon moment. Et je ne vais pas me contenter de quelques petites mesures. C'est mon moment, mais... Oui. Et vous savez, quand un Premier ministre qui vient d'arriver cite, non pas comme référent des anciens premiers ministres ou des anciens présidents, mais un roi, le Président a bien s'accroché.
Et ça, ça vous inquiète. Ça ne mentir pas du tout, ça m'applique. Elodie Foré, j'ai été surpris en écoutant les deux discours, celui du sortant et celui du rentrant, à quel point il y avait des similitudes. Sur, vous en parliez tout à l'heure, Jean-Daniel Lévy, sur l'importance pour les deux hommes de réduire les déficits. Ils en font une marotte, déficit et réduire la dette. Et aussi sur se débarrasser des paroles artificielles, a dit François Bayrou. Et peu de temps auparavant, Michel Barnier avait dit il ne faut plus de paroles qui ne soient pas essentielles, artificielles.
Il n'a pas arrêté de dire ça d'ailleurs pendant trois mois qu'il ne fallait pas des broufs, plus d'actions. Les deux hommes
se ressemblent quand même sur le fond.
Je ne sais pas s'ils se ressemblent mais en tout cas c'est une parole assez consensuelle. En même temps,
tout le monde est d'accord
avec le fait qu'il faille plus d'actions et moins d'esbroufs.
Oui, mais il y a aussi une mise en évidence ce soir par les deux hommes par exemple de la distance qui sépare et je vais vous interroger là-dessus Jean-Daniel Lévy de l'importance qui sépare le citoyen du pouvoir. Ça a été dit par les deux hommes ce soir. La France d'en haut,
la France d'en bas de Raffarin aussi. Oui, avec des Français dont on a souvent décrit qu'ils étaient désintéressés par la chose publique, dégoûtés par la politique. On peut voir au cours des dernières élections législatives que malgré tout quand ils considèrent qu'il y a un enjeu, ils se déplacent pour aller voter. Ils se déplacent nettement pour aller voter. Rappelons quand même les deux tiers des Français qui se sont déplacés pour aller voter qui est un niveau que nous n'avons pas connu depuis 1997 en termes de participation électorale.
Là, ils veulent effectivement qu'ils puissent y avoir de l'action, des résultats et puis peut-être également une forme de cap qui est donnée parce qu'un des reproches qui est effectué à l'égard d'Emmanuel Macron c'est que les Français ont du mal à pouvoir se projeter vers l'avenir. Alors peut-être que François Bayrou pourra profiter de son expérience qu'il a eue. Ça a été indiqué par une de vos auditrices à savoir il a été commissaire au plan, il a été également président du CN en fait cette instance qui a été créée par Emmanuel Macron justement pour essayer de penser l'avenir face à des Français qui ont le sentiment que le Conseil national
de la République de la rénovation et les Français
ont parfois le sentiment qu'on est face à des acteurs qui sont toujours un peu dans la réaction et pas toujours dans l'anticipation. C'est un des aspects qui va être attendu. Mais c'est vrai que quand on regarde les traits d'image même d'un point de vue d'opinion de Michel Barnier et de François Bayrou à certains égards ils sont extrêmement proches. Ce sont des personnes qui sont considérées comme ayant de l'expérience, des personnes qui sont considérées comme étant également en recherche de négociations et de consensus et pas forcément d'affrontements.
C'était un des traits d'image qui étaient affublés à Michel Barnier mais sur lesquels effectivement il n'est pas parvenu à pouvoir faire la preuve de son efficacité. Ça sera indéniablement un des enjeux qui reposera sur les épaules de François Bayrou à partir des prochains jours. Colin est à Paris. Bonsoir Colin.
Bonsoir. Est-ce que vous m'entendez bien ?
Très bien.
Alors donc du coup oui moi j'appelle j'ai 22 ans. Cet été je suis évidemment allé voter pour les législatives et puis j'ai mobilisé beaucoup d'amis à moi. Je trouve que la jeunesse s'est particulièrement mobilisée pour ces élections. On a vu les résultats que les jeunes ont surtout voté à gauche et à l'extrême droite. Deux partis qui ne vont pas être représentés au gouvernement. François Bayrou a 73 ans. Vous parliez tout à l'heure de Bruno Retailleau qui en a 64. Donc je me demande finalement quelle est la place de la jeunesse dans ce nouveau gouvernement. Même Michel Barnier juste avant qui a aussi plus de 70 ans.
Finalement dans quelle mesure ce gouvernement et François Bayrou va représenter la jeunesse à qui on demande de changer le monde à qui on demande de porter la crise environnementale de répondre aux questions sociétales d'impulsivité surtout quand on a des hommes politiques qui ont des idées conservatrices et qui sont d'une ancienne génération en tout cas qui ont une très longue carrière. Je me demandais quelle est la représentation de la jeunesse dans ce nouveau gouvernement.
Je vais transmettre votre question Colin à notre directeur délégué de l'institut de sondage Harris Interactive France Jean-Daniel Lévy qui se réjouit de pouvoir répondre à cette question. On parlait d'une fracture entre les politiques et les citoyens. Il y en a une entre les jeunes et la classe politique.
Alors il y en a une entre les jeunes et ce qu'on pourrait considérer comme étant la classe politique sachant qu'il n'y a pas toujours de lien de cause et effet entre l'âge des dirigeants et le comportement de la part des jeunes. On se rappelle par exemple qu'au cours de la dernière élection présidentielle il y a eu un sursaut de mobilisation de la jeunesse en faveur de Jean-Luc Mélenchon qui n'est pas le responsable politique le plus jeune qui est présent sur la place publique.
Et donc il y a en dehors de la question intrinsèque de la jeunesse des dirigeants c'est y a-t-il un message qui est adressé à l'égard de la jeunesse et c'est vrai qu'il y a souvent la perception que nous sommes face à des responsables politiques qui ne comprennent pas les enjeux de la jeunesse et qui n'arrivent pas à s'exprimer à leur égard ou en tout cas à leur proposer des perspectives qui peuvent être amenées à se tourner collectivement vers l'avenir.
On l'a vu au cours des dernières élections de la dernière élection présidentielle on l'a vu également pour partie au cours des élections européennes où il n'y avait pas forcément de lien de cause à effet entre la jeunesse des personnes qui étaient présentes au gouvernement voire même parfois une forme de décalage et puis les perspectives qui pourraient être données par la suite sachant que ce qui est intéressant c'est que souvent les jeunes ne veulent pas qu'on s'adresse à eux en tant que jeunes mais en tant que citoyens et en tant que personnes qui ont à même titre que les autres une place à occuper dans le débat public.
Est-ce que l'on entend également de plus en plus de la part des citoyens c'est une demande politique du compromis Thomas Legrand ça impliquerait de parler du quoi avant de parler du qui est-ce que c'est envisageable avec François Bayrou à Matignon ?
ça impliquerait surtout d'un changement d'état d'esprit je ne dis pas d'un changement de culture parce que quand on dit culture du compromis on a l'impression que les français par nature sont des gens qui s'affrontent comme si on n'avait pas en nous la culture du compromis il n'empêche qu'on pense toujours par le qui d'abord oui on pense par le qui d'abord parce que l'élection présidentielle au suffrage universel à deux tours depuis 1962 fait de notre vie politique finalement une grande course de chevaux et pas tellement une arène idéologique où on débat c'est assez dommage en fait l'élection législative si elle était à la proportionnelle chaque parti qui se présente chaque électeur qui va voter pour un parti ou chaque commentateur serait dans un état d'esprit l'état d'esprit suivant c'est-à-dire que le parti qui va gagner ne va pas avoir tout le pouvoir le parti qui va gagner va proposer son programme comme base de négociation un électeur allemand quand il vote pour le SPD il ne vote pas pour que il sait très bien que le SPD s'il est en tête ne gouvernera pas tout seul et va appliquer le programme qu'il a devant les yeux il vote pour que le programme soit la base de négociation et ça change tout nous les commentateurs on ne dirait pas qui va gagner la prochaine élection on dirait avec qui vont s'allier qui et qui et du coup tout le monde dirait un peu moins de mal des autres et on serait dans un autre état d'esprit et c'est ça et c'est pour ça d'ailleurs que François Bayrou mais aussi que les socialistes sont pour la proportionnelle pas simplement pour des questions de représentation mais pour qu'on passe dans un esprit de compromis et dans une culture plus parlementaire alors François Bayrou paradoxalement n'est pas n'a pas tellement la culture parlementariste il aime bien il aime bien être il aime bien il parle beaucoup des territoires mais il aime quand même bien la verticalité il est assez cinquième république je ne sais pas comment il va se débrouiller mais c'est vrai qu'il faut qu'on passe dans la culture du compromis parce que pour faire passer des lois et pour agir il va falloir faire des compromis ce qui empêche souvent la culture du compromis c'est aussi l'ambition présidentielle de pas mal d'acteurs qui sont dans tous les partis politiques avec ce mode d'élection et qui fait qu'en fait ils pensent d'abord à leurs intérêts je veux dire Laurent Wauquiez Olivier Faure qui pense à son congrès Laurent Wauquiez qui pense à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon qui pense à la présidentielle et en fait ça n'aide pas non plus certainement à se mettre à hauteur de l'enjeu vraiment présent Olivier Faure en pensant à son progrès à son congrès finalement est plus dans la culture du compromis puisqu'il a rallié un peu les centristes du PS en ayant une attitude plus ouverte c'est vraiment l'élection présidentielle et on remarque que les partis qui ont des candidats fermes à l'élection présidentielle n'étaient pas du tout pour le compromis il s'agit d'un coup il y a des différences même entre les électorats d'un côté et les représentants politiques de l'autre parce que quand on interrogeait les électeurs du NFP il n'était pas sur la ligne tout le programme rien que le programme il y avait de fortes interrogations il y avait des aspects qui étaient en désaccord et une motivation principale je vote NFP pour éviter que Jordan Bardella soit le futur prochain Premier ministre
on va changer de registre il y a pas mal de questions sur l'épée de Damoclès judiciaire qui pèse aussi sur la tête de François Bayrou c'est l'affaire des assistants parlementaires européens du Modem parce que le parquet a fait appel de la relax prononcé en février je crois en cas de procès en appel alors que François Bayrou est à Matignon que se passerait-il je pose la question avec un petit peu les mains en l'air et les épaules qui se lèvent parce que personne n'en sait rien en fait ça n'est jamais arrivé
non et puis surtout en ce moment je trouve que toutes les jurisprudences politiques sont battues en brèche vous savez que vous vous êtes aperçu que maintenant être mis en examen suffit ne suffit plus pour être depuis Edouard Balladur tous ceux qui étaient mis en examen Edouard Balladur premier ministre avait eu des ministres mis en examen il leur avait demandé de partir et Michel Rocard avait fait pareil tout le monde avait fait pareil oui Sophie
il y a des contre-exemples de non-lieu arrivés après des mises en examen
je pense aux ministres de la justice sortantes bien sûr maintenant cette jurisprudence-là n'existe plus donc on va voir il faut le voir porter alors l'urgence
quelques dossiers d'urgence pour François Bayrou en début d'année prochaine ce sera le projet de loi de finances et le PLF SS également ce nouveau budget Elodie Forêt il devrait être connu mis en route dès février prochain peut-être
oui rapidement là en gros si on résume la semaine prochaine il y a la loi de finances spéciale qui arrive à l'Assemblée et au Sénat pour permettre la continuité de l'Etat c'est-à-dire tout le monde votera à priori tout le monde devrait la voter sans occasion
on sait comment les parlementaires pourraient l'amender un peu cette loi spéciale sur le budget on va rappeler à quoi elle sert cette loi spéciale elle sert simplement à assurer le budget de l'Etat et pouvoir emprunter pouvoir lever l'impôt et pouvoir lever l'impôt et il y a trois articles dans l'article 47 parenthèse refermée comment les députés pourraient amender
peu en fait il y a un amendement qui a beaucoup été débattu et voté pour l'instant en commission c'est l'amendement qui permettrait de réindexer l'impôt donc de de réhausser le barème pour que ça corresponde à l'inflation ça a été voté à la fois notamment par la France Insoumise et le RN qui quelque part en faisant ça disent pas d'inquiétude il n'y a pas de il n'y a pas de soucis majeurs l'impôt ne va pas l'impôt sur le revenu ne va pas augmenter ça c'est pas constitutionnel en fait et voilà et le problème c'est qu'effectivement on ne sait pas encore je crois que c'est ça ce week-end qu'il y a le Brun Pivet doit décider si c'est recevable ou non
le Conseil d'Etat avait dit il y a le Brun Pivet de trancher sur les 180 milliards d'euros de déficit François Bayrou est-il plutôt du genre à favoriser les recettes ou est-ce qu'il va plutôt limiter les dépenses où est son curseur
le curseur de François Bayrou est un peu compliqué à chercher vous savez que dans ses précédentes élections présidentielles campagnes présidentielles il avait mis en avant une proposition qui était la règle d'or la règle d'or elle devenait quasiment inconstitutionnelle tout budget qui serait je crois non pas déficitaire mais au-dessous de 3% de déficit bon là aussi d'ailleurs c'est une mesure qui n'aurait pas été constitutionnelle mais enfin c'était au moins une règle d'or politique et on a vu lors de la discussion du dernier budget que les députés du modem étaient plus allants sur les questions fiscales c'est-à-dire qu'ils voulaient renforcer les impôts sur les riches que sur les réductions de dépenses donc mais en même temps dans le discours de François Bayrou c'est vraiment il a dit tout à l'heure nous vous Michel Barnier comme moi François Bayrou on est des gens de la montagne et à la montagne les paysans ils savent qu'on ne doit pas laisser des dettes à nos enfants
et est-ce que le maire de Pau va en profiter pour soulager les collectivités locales c'était d'actualité il y a encore quinzaine de jours
ça c'est son grand truc de dire qu'il faut être plus girondin que jacobin et je pense qu'il a des idées girondines mais qu'il a un tempérament jacobin alors on va voir entre ses idées et son tempérament ce qui va l'emporter
Baïja est en ligne Baïja à Bordeaux bonsoir Baïja Baïja
Baïja Baïja voilà bonsoir bonsoir bonsoir Thomas Legrand je n'ai pas eu l'occasion de vous poser la question la semaine dernière du coup j'en profite ce soir je voulais vous demander est-ce que selon vous étant donné l'impasse politique dans laquelle nous sommes puisque si on en croit les commentateurs d'aujourd'hui François Bayrou d'après ce que j'ai compris a tordu le bras à Emmanuel Macron pour se faire nommer Premier ministre finalement Emmanuel Macron n'a plus de majorité au Parlement il n'a plus personne comme personnel politique sur lequel il peut compter il refuse de reconnaître le résultat des élections qui a mené le NFP au je veux dire à être élu et à être et à arriver effectivement en tête avant le Rassemblement National donc aujourd'hui est-ce que la solution c'est pas finalement pour qu'on retrouve une démocratie pleine et entière la démission du Président de la République
alors ça c'est la marotte aussi des insoumis Thomas Legrand est-ce qu'une démission il a déjà répondu il a déjà répondu non
lui il a répondu non mais enfin on peut avoir d'autres avis que le Président en fait moi je trouve que cette solution la solution actuelle avec un Premier ministre qui décide de prendre le pouvoir et un Président qui va un peu inaugurer les chrysanthèmes qui va porter Marc Bloch au Panthéon peut-être un peu s'occuper de la politique étrangère c'est pas mal et en réalité si le Président démissionnait aujourd'hui on se retrouverait dans la même situation tripartite de l'Assemblée on n'aurait pas de majorité voilà il y aurait peut-être Marine Le Pen Président sans majorité à vous de juger si c'est mieux ou pas c'est pas à moi d'en décider ou un autre sans majorité là on a un Premier ministre qui je le rappelle est nommé par le Président mais qui est responsable devant l'Assemblée vous savez que dans la Constitution le Président ne peut pas démettre le Premier ministre c'est jamais le Président en réalité le Premier ministre doit démissionner c'est le Parlement qui le renverse ça n'arrive jamais c'est arrivé deux fois on l'a beaucoup dit mais quand un Président décide de changer de Premier ministre en gros il l'appelle et lui dit j'accepte votre démission et c'est comme ça il y avait même au début on disait que le Premier ministre qui était nommé par le Général de Gaulle devait lui remettre sa lettre de démission dès le premier jour que le Général de Gaulle mettait dans son tiroir et que le Général de Gaulle prévoyait de sortir quand il voulait et puis de dater au jour donc moi je trouve que si celui qui a le vrai pouvoir et François Bayrou a l'air de vouloir le prendre qu'on pense qu'on soit d'accord avec ou pas ces options et bien l'exerce et face au Parlement je trouve ça plus mature démocratiquement le Président qui démissionne ou pas peu importe
Peu importe dites-vous Thomas Le Grand Jean-Daniel Lévy est-ce que depuis la dissolution et puis les législatives en juillet le Président Macron est démonétisé ? Est-ce qu'il a perdu la main ?
Il est en tout cas en plus grande difficulté il a en même temps quand on regarde c'est un indicateur parmi d'autres près de 17 millions de personnes qui ont regardé son intervention son allocution présidentielle après la censure de Michel Barnier donc il y a encore un peu de regard et d'attente qui est effectué de la part de nos compatrières quoi qu'il en soit quand vous regardez en matière d'opinion il baisse tendanciellement depuis la dissolution il baisse notoirement auprès et ça c'est une nouveauté de son électorat de premier tour alors que jusqu'à présent il avait un socle qui apparaissait comme étant relativement solide et puis la question de la démission elle dépendra de son rapport à l'opinion mais également de la manière dont François Bayrou va être amené à se positionner par rapport à Emmanuel Macron pour la première fois Michel Barnier a servi en tant que premier ministre de fusible ça ne s'était jamais produit depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron en 2017 à l'Elysée et là quand on interrogeait les français il n'en voulait pas tant à Michel Barnier qui d'ailleurs avait une cote de confiance qui était plus élevée que celle du président l'implique mais c'était un message adressé au-dessus à savoir à Emmanuel Macron le deuxième aspect qui jouera c'est est-ce que les français auront le sentiment que François Bayrou peut jouer ou pas le rôle de fusible rappelons quand même que si Michel Barnier était considéré comme étant une forme de surprise par rapport aux résultats des élections législatives 47 députés étaient issus des républicains François Bayrou ne dispose aujourd'hui que de 36 députés et donc une difficulté qu'il va avoir de pouvoir s'exonérer de ce que peut être le président de la république
et bien merci à tous les trois pour ce tour d'horizon des dossiers qu'attendent le nouveau premier ministre et la gouvernance de ce que l'on peut envisager de cette gouvernance Bayrou que l'on va scruter dès les prochaines heures merci à tous Thomas Legrand enquête de politique dimanche 18h sur le bassisme panarabisme on l'a dit à suivre dans un instant leur philo bonsoir Patricia Martin bonsoir mon cher Eric Delcroix ce sera 20h10 sur quel thème ce soir ?
sur le thème du vide et du sens et figurez-vous que donner un sens à sa vie c'est aussi laisser de la place au vide et bien on va écouter ça avec intérêt à tout à l'heure Patricia Martin 20h10 leur philo après le flash de 20h après les petits bateaux qui devront répondre à cette question
bonjour je m'appelle Yona j'ai 8 ans presque 9 ans et je voudrais savoir pourquoi ont brûlé les sorcières au Moyen-Âge au revoir