Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 7 avril 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseSécuritéInstitutions & élections

Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France, est l'invité de "Tout est politique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Quelle est la position d'Israël face aux propos de Trump sur la destruction d'une civilisation iranienne ?

  • 2:05RelanceRéponse directe

    Les capacités militaires iraniennes ont-elles été totalement détruites comme l'affirme Trump ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Trump affirme que les États-Unis ont obtenu un changement de régime en Iran. Qu'en pensez-vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Trump se vante d'avoir prévu le 11 septembre. Est-ce exact ?

  • 8:05FerméeRéponse partielle

    Israël se prépare-t-il à une opération d'envergure en Iran ce soir ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Croyez-vous encore à une voie diplomatique avec l'Iran ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:10Nicolas CarvaloChiffre
    « Donald Trump insiste sur la faiblesse abyssale selon lui de ses ennemis grâce aux frappes américaines qui auraient totalement détruit l'armée iranienne. Ils n'ont jamais été aussi faibles. Ils n'ont pas de marine, pas d'aviation, ils n'ont pas d'armes anti-aériennes, ils n'ont pas de radar, pas de communication. »
  • 3:00Nicolas CarvaloFait
    « Un avion américain F-15 a été détruit en Iran. Donc à moins d'une défaillance, ça veut bien dire qu'il a été abattu par des armes anti-aériennes. »
  • 8:10Joshua ZarkaFait
    « Les opérations d'envergure en Iran ont commencé il y a déjà quelques jours. »
  • 14:10Joshua ZarkaPromesse
    « Notre but n'est pas d'envahir le Liban, notre but n'est pas de conquérir le Liban et d'y rester, notre but est de désarmer complètement le Hezbollah par la force. »
  • 16:10Joshua ZarkaFait
    « Bezalel Smotrich est le ministre des Finances. S'il dit s'il faisait une déclaration qui est liée aux finances, je serais là pour expliquer ce qu'il veut dire par là. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir, je suis Azarka, ambassadeur d'Israël en France. Avec vous, on va parler évidemment de la situation en Iran, mais d'abord comme à chaque heure, c'est l'heure de notre séquence vrai ou faux avec vous Nicolas Carvalo. Bonsoir Nicolas, justement à quelques heures de l'ultimatum lancé par Donald Trump à l'Iran, on va revenir avec vous sur cette conférence de presse que nous avons suivie ensemble hier soir au cours de laquelle il a posé ses conditions à l'Iran.

Il a multiplié le président américain les les exagérations, parfois les mensonges. On va en en analyser quelques-unes, quelques-uns avec vous. Le président américain a notamment annoncé l'annulation des capacités militaires de l'Iran.

Oui, c'est un classique désormais à chaque conférence de presse, Donald Trump insiste sur la faiblesse abyssale selon lui de ses ennemis grâce aux frappes américaines qui auraient totalement détruit l'armée iranienne. Ils n'ont jamais été aussi faibles. Ils n'ont pas de marine, pas d'aviation, ils n'ont pas d'armes anti-aériennes, ils n'ont pas de radar, pas de communication.

Bon, ça c'est typique de l'hyperbole. Ça c'est typique de l'hyperbole chère au président américain. Je rappelle tout de même qu'un avion américain F-15 a été détruit en Iran.

Donc à moins d'une défaillance, ça veut bien dire qu'il a été abattu par des armes anti-aériennes. Et puis plus largement sur les capacités militaires iraniennes, oui, elles ont été largement réduites, ça c'est vrai, mais l'Iran frappe toujours. Donc c'est moins massif, il y a moins de missiles qu'auparavant, il y a plus de drones qui coûtent moins cher à produire.

Donc c'est vrai que ça a été largement réduit. De là à dire que l'Iran ne frappe plus, ça c'est une énorme exagération typique du président américain. Donald Trump qui a aussi expliqué que grâce aux États-Unis, l'Iran avait un nouveau régime à sa tête, un régime qui serait bien meilleur.

Oui, alors d'abord, il a passé du temps à préciser que les États-Unis n'avaient pas attaqué l'Iran avec l'objectif de faire chuter le régime des mollahs. On sait qu'il y a eu plusieurs quiproquos à la tête de la diplomatie américaine. Donc il précise bien que ce n'est pas ce qu'il cherchait, mais ils l'ont obtenu quand même ce changement de régime et un régime qui serait beaucoup moins dur que le précédent.

On a obtenu un changement de régime. On a affaire à un régime très différent du précédent. Ils sont plus malins.

Je pense qu'ils sont plus vifs et beaucoup moins radicaux. Bon, beaucoup moins radicaux, ça c'est très difficile à vérifier puisque par exemple, on ne sait pas si Mojtaba Khamenei gouverne vraiment, il n'est toujours pas apparu en public. Euh tous les experts de l'Iran qu'on a joints en tout cas estiment que ce nouveau régime n'a pas grand-chose de nouveau, qu'il est en réalité dans la droite ligne du précédent avec absolument aucun élément concret ne permet de dire que le régime iranien aujourd'hui serait moins radical qu'avant la guerre.

Euh merci beaucoup et dernier élément, mais non, c'est pas fini, Donald Trump s'est vanté d'avoir prévu le 11 septembre. C'est pas la première fois qu'il le dit euh effectivement en ayant prévenu soi-disant de la dangerosité d'Oussama Ben Laden. Oui, après l'hyperbole, l'auto-congratulation, autre classique du trumpisme, cette fois c'est sur le commanditaire des attentats du 11 septembre, Ben Laden.

Donald Trump aurait tout prédit avant tout le monde. Oussama Ben Laden. Si vous lisez mon livre, j'ai dit "Vous devez l'éliminer un an avant l'effondrement du World Trade Center." Vous auriez dû lire mon livre.

Pour être un bon président, je crois que vous devez avoir un bon instinct. Voilà, aussi il s'invente un instinct et des prédictions géniales. On savait déjà que Ben Laden était un ennemi déclaré des États-Unis et surtout il n'en parle que quelques lignes, il fait référence au livre qu'il a co-écrit pardon en l'an 2000, The America We Deserve qu'on voit à l'écran, l'Amérique que l'on mérite, dans lequel il critique la politique étrangère sous Bill Clinton qui ne serait instable selon lui.

Regardez, je cite "Un jour, on nous assure que l'Irak est sous contrôle, que l'ONU fait son travail. Le lendemain, les bombardements commencent. Un jour, on nous dit qu'une figure obscure nommée Oussama Ben Laden est l'ennemi public numéro 1 et les chasseurs américains ravagent son camp, puis il disparaît et on passe à un nouvel ennemi et à une nouvelle crise et c'est la seule fois de son livre où il mentionne Ben Laden où il fait référence à ce personnage.

Donc plutôt comme une illustration de son propos sur la politique américaine que comme un vrai sujet à part entière. Donc non, il n'avait pas prévu le 11 septembre avant tout le monde contrairement à ce qu'il raconte. Toute l'actualité de la semaine passée au crible de l'équipe de Vrai ou Faux, c'est le samedi à midi.

À midi. Merci beaucoup euh Nicolas Carvalho. Joshua Zarka, merci d'avoir accepté notre invitation.

Merci. Ambassadeur euh d'Israël en France. Une civilisation entière s'éteindra ce soir à jamais.

Je ne le souhaite pas mais c'est probable. Voilà ce qu'a écrit aujourd'hui Donald Trump à quelques heures donc de la fin de l' de l'ultimatum qu'il a fixé à l'Iran pour ouvrir le détroit d'Ormuz. Euh est-ce qu'Israël qui est engagé euh dans cette guerre aux côtés des États-Unis peut approuver ce type euh de propos, ces menaces euh euh de détruire une civilisation, un pays ?

Je pense qu'il y a une différence de style entre nos nos dirigeants euh et euh je je suis ici représentant de l'État d'Israël et donc du Premier ministre. Je ne vois pas le Premier ministre Netanyahu dire quelque chose de semblable et euh euh et donc Mais c'est juste une question de style parce que là on parle Moi c'est moi c'est Non non non non non non non non non Oui, je sais mais je vous savez le président Trump, il faut il faut lire ses déclarations et les relire et ensuite les relire et attendre un peu et les relire pour voir exactement et je pense qu'il est très clair dans sa position et je ne représente pas je je ne représente pas les États-Unis, je représente Israël. Ce que je peux dire à ce sujet, c'est que il y a aucune intention du côté de de cette force conjointe qui est les États-Unis et Israël de détruire une civilisation que c'est bien sûr la civilisation iranienne est une civilisation extraordinaire.

Au contraire, ce que nous voulons faire, c'est bien la libérer. Donc vous désolez désolidarisez de ces ? N'essayez pas de Je ne désole je je suis le représentant de l'État d'Israël et donc en tant que représentant de l'État d'Israël, si vous me posez la question, est-ce que Israël a l'intention euh d'effacer une civilisation, la civilisation persane cette ?

Non, c'est clair. Joshua Zarka, en en que représentant justement d'Israël, est-ce que Israël se prépare ce soir à une opération d'envergure en ? Les opérations d'envergure en Iran ont commencé il y a déjà quelques jours.

Il faut dire que le Premier ministre avait dit que nous rentrions dans un nous étions en train de rentrer dans une nouvelle phase et cette nouvelle phase était une phase beaucoup plus importante. Mais ce soir avec l'ultimatum fixé par Donald Trump, est-ce que Israël s'apprête à à à franchir un pas supplémentaire euh dans ce conflit et frapper plus durement ? c'est une question qui est vraiment opérationnelle à laquelle je n'ai pas de réponse.

Ce que je peux vous dire et j'essaie de vous répondre le plus franchement possible, ce que je peux vous dire c'est que nous avons déjà euh intensifié les frappes en Iran. Nous avons déjà commencé à cibler des frappes qui sont de de double nature, c'est-à-dire qui peuvent être utilisées et qui sont utilisées par les militaires. Et nous avons déjà eu des résultats très importants.

Est-ce que nous allons continuer de le ? Oui, c'est clair, nous allons continuer de le faire. Est-ce que cela va s'intensifier ?

C'est très possible. Mais je ne suis pas en position de vous dire si oui et non maintenant. Alors, est-ce que vous êtes en position de nous dire à quelques heures de cet ultimatum si vous croyez dans une voie diplomatique et une possibilité d'échapper aux menaces proférées par Donald Trump sur ?

Il y a toujours la possibilité d'une voie diplomatique, mais je connais un peu l'Iran. Je j'ai travaillé sur le sujet pendant un certain nombre d'années. Le régime en tout en tout cas le régime qui était à la quelle à la tête le Ali Khamenei se trouvait était un régime qui était incapable d'accepter ce genre de proposition.

Il a toujours reçu quand il a reçu, je pense qu'on en avait parlé la dernière fois que j'étais chez vous, quand il a reçu euh des propositions quand les propositions diplomatiques lui ont été faites, la dernière fois ça avait été euh disons dans les négociations autour de la de de de du nucléaire. Ils ont tou- Excusez-moi, ils ont toujours rejeté les différentes propositions qu'on leur a faites. Pour le régime aujourd'hui qu'il y a une évolution et que le compromis est plus possible aujourd'hui avec l'Iran qui je pense que l'Iran est incapable d'accepter ce genre de proposition.

L'Iran a 7 et en plus il n'y a il n'y a pas la personne qui serait capable aujourd'hui de prendre la décision d'arrêter le programme nucléaire, d'arrêter le programme balistique parce que justement le régime et je pense que quand le président dit que le régime est changé, c'est vrai, il a raison. Le le régime n'est plus le même. Mais il dit aussi qu'il est beaucoup moins radical, ça c'est faux.

Ça, je ne sais pas, je ne suis pas Jérusalem, je ne vois pas les renseignements suffisamment pour vous dire si oui et non. Je peux vous dire que ce régime n'est plus le même. Le régime que nous avons étudié pendant de longues années que je connaissais que je je je savais comment il il allait réagir à chaque chose était un régime différent de ce que nous avons connu. vous savez de de ce régime ?

Justement, aujourd'hui nous savons que c'est un régime qui est surtout euh les les preneurs de décisions se trouvent autour de de des gardiens de la révolution et il n'y a pas de de de de de système euh normal euh que nous connaissons de la prise de prise de décision comme nous comme il y avait auparavant. Passablement de système, c'est-à-dire de de de processus de prise de décision que nous connaissions auparavant. Le processus iranien aujourd'hui de prise de décision est un processus qui est qui est désordonné.

Et donc ce ce genre de décision de d'arrêter le programme nucléaire, d'arrêter le programme balistique, d'arrêter d'arrêter les attaques contre les pays voisins, d'a- d'ou- d'ouvrir les les détroits d'Ormuz sont des décisions qui doivent être prises au plus haut au plus haut niveau et il n'y a pas justement, il y a un vide. Donc vous ne croyez pas à la possibilité de ? Je ne crois pas que les Iraniens sont capables de prendre une décision qui accepterait les propositions que vous leur faites.

Donc on va vers ? Je pense qu'il y a de bonnes chances que oui. Est-ce que ce scénario était le le scénario d'Israël au début de la guerre ou est-ce que vous vous retrouvez malheureusement ou peut-être à cause des déclarations aussi de Donald Trump et de sa stratégie embarquée dans une escalade qui n'était pas votre plan de guerre initial. non, notre plan de guerre initiale était très clair, nous l'avons dit d'une façon je le répète encore une fois, il y avait trois buts.

Le premier but était la destruction totale des capacités nucléaires, ensuite la destruction totale des capacités balistiques et de production de capacités balistiques et le l'affaiblissement total du régime afin que justement les les Iraniens puissent prendre cette cette culture magnifique dont on parlait puissent prendre le leur destin entre leurs propres mains. Euh je ne pense pas que nous sommes nous sommes rentrés dans une phase qui est dangereuse au-delà et que à laquelle nous attendions pas. Est-ce que ça a pris un peu plus de ?

Je ne sais pas. Je ne peux pas vous dire. Je pense que euh je sais que nous avons encore besoin d'un certain nombre de semaines, un petit nombre de semaines ? d'un petit nombre de semaines pour terminer euh toutes nos cibles militaires qui ont été définies par par le par le le le chef d'état-major et par l'armée israélienne et par les États-Unis aussi.

Est-ce que cela va se terminer quand nous aurons terminé les cibles ? Je je suis incapable aujourd'hui de vous le dire. ça ne sera que des cibles ?

Parce que Donald Trump lui maintenant ses propos, il vise clairement des infrastructures civiles, il parle de pont, il parle euh de centrales électriques. Euh euh l'armée israélienne également aujourd'hui a elle a exhorté les les Iraniens à s'abstenir de voyager en train. Alors ça veut dire ?

Ça veut dire que l'armée israélienne aujourd'hui a bombardé euh des gares, des infrastructures ferroviaires environ. vous savez vous savez la la loi internationale est très claire à ce sujet. Des infrastructures civiles qui sont utilisées par les militaires sont des cibles totalement légitimes.

Et donc si il y a une décision de s'il y aura une décision de frapper une infrastructure civile, c'est parce qu'elle elle est utilisée par justement que ce soit les gardiens de la révolution ou par l'armée iranienne. Vous savez les gardiens de la révolution aujourd'hui ont le contrôle d'entre 60 et 70 % de l'économie iranienne. C'est-à-dire affaiblir l'économie iranienne de ce régime voudrait dire affaiblir les capacités du que des gardiens de la révolution de continuer à mener cette guerre.

Et les centrales ? Aussi, c'est la même chose. Qu'est-ce que vous pardon, qu'est-ce que vous répondez à l'ONU qui aujourd'hui a réagi cibler les infrastructures civiles vu la déclaration euh Alors cibler les infrastructures civiles est est un est un crime euh de guerre.

Euh le porte-parole du secrétaire général de de l'ONU donc je vous je vous dis plus précisément a indiqué à la presse que l'ONU était alarmée par la rhétorique donc de Donald Trump et rappelant que les infrastructures civiles y compris énergétiques ne peuvent être attaquées. Je pense qu'il y a une prolifération de l'utilisation de crime de guerre du terme crime de guerre depuis euh de depuis longues années. Euh le c'est c'est c'est la la l'utilisation de ce terme et se fait comme si euh pour presque pour n'importe quoi.

La loi internationale est très claire. Hmm hmm. Des infrastructures des infrastructures civiles qui sont utilisées, c'est écrit noir sur blanc.

Hmm hmm. Qui sont utilisées par les militaires à des fins militaires sont des cibles légitimes. Et donc ce que dit le porte-parole de l'ONU ou bien il ne connaît pas la loi internationale ou bien il est aussi politique.

écrit indiqué dans les textes qu'il est interdit d'attaquer, de détruire, d'enlever ou de mettre hors d'usage des biens indispensables à la survie de la population civile. C'est là tout le questionnement et l'enjeu justement Alors c'est pas ce qu'il a dit. C'est pas ce qu'il a dit.

C'est pas ce qu'il a dit. Non, c'est pas ce que lui a dit. C'est pas ce que l'ONU a dit, il a alerté sur le danger de et c'est ce que dit aussi Jean-Noël Barrot, on va l'écouter comme ça on sera tous d'accord sur ses propos qui mettent en garde contre ce risque en ce qui concerne notamment le le ciblage d'infrastructures énergétiques.

Si nous nous opposons toujours euh aux frappes contre les infrastructures civiles et énergétiques, c'est d'abord parce que euh elles sont exclues par les règles de la guerre, le droit international et d'autre part parce que dans le cas euh de la guerre en Iran, et bien elle elles ouvriraient sans doute une nouvelle phase d'escalade, de représailles qui entraînerait la région et l'économie mondiale dans un cercle vicieux qui serait très inquiétant et surtout très dommageable pour nos propres intérêts. Nous connaissons déjà une flambée des prix des carburants. Si les infrastructures énergétiques étaient frappées en Iran, on peut s'attendre à des représailles du régime iranien qui aggraveraient encore une situation déjà préoccupante.

Alors qu'est-ce que vous répondez à ces deux ? D'abord frapper les les infrastructures énergétiques, c'est contraire au droit international et le risque d'escalade. Je pense que j'ai répondu j'ai répondu à la première question.

Le risque le risque de l'escalade, je pense que ce dont parle monsieur Borrell c'est parle ce que ce dont parlent beaucoup de de ministres des Affaires étrangères et dirigeants occidentaux qui qui craignent cette guerre, c'est la crainte de de la des prix. C'est la la crainte du prix économique plus qu'autre chose. Et ça je comprends.

Mais vous savez quand quand on fait disons l'équilibre entre la le prix économique du scénario de guerre et la disparition la possibilité de la disparition de mon état, pour nous il n'y a pas de prix à la vie. Donc vous euh vous êtes toujours sur la ligne de on continue à bombarder ce régime parce qu'on espère qu'on va le ? On continue à bombarder ce régime tant que ce régime n'aura pas pris la décision de changer sa conduite d'une façon fondamentale.

C'est que c'est-à-dire d'accepter l'existence de l'État d'Israël au Moyen-Orient. Vous savez Et en même temps vous dites vous dites mais vous n'y croyez pas. Nous sommes Non non je pense que éventuellement Non non je pense que éventuellement ils vont le faire ils vont nous sommes à 1200 km.

Israël se trouve à 1200 km de l'Iran. Nous n'avons aucun problème territorial avec l'Iran. Nous n'avons aucune dispute avec l'Iran.

Nous n'avons aucune dispute avec le peuple iranien. Il suffirait que ce régime ou bien ceux qui viendront après ce régime disent "OK, on arrête de d'essayer de détruire on essaie de tuer les juifs." C'est simple.

Mais c'est très difficile à accepter. Et nous, tant qu'on tant que ce régime et d'autres comme eux essaieront de nous tuer, nous ferons en sorte qu'ils en sont incapables. Je suis Azarka, on entend dans votre discours votre détermination, votre capacité à vous mobiliser pour cette guerre pendant longtemps.

Vous n'avez pas voulu nous préciser le temps mais est-ce que vous craignez parfois que l'allié américain dans ce conflit vous ? On sent que Donald Trump n'a pas forcément la même patience, le même temps et les mêmes convictions que vous dans dans cette guerre. Non, vous savez, cette guerre est totalement coordonnée, est totalement gérée d'une façon totalement conjointe entre par les deux dirigeants et par les deux chefs d'armée.

Les cibles sont des cibles. Ce sont une de rentre dans une banque de cible de cible unie. La la la gérance des attaques, c'est une gérance conjointe.

C'est pas toujours ce qu'on entend du discours de Donald Trump dont les cibles varient. Je sais que c'est ce n'est pas toujours ce qu'on entend dans les différents médias. D'abord, il faut pas toujours croire ce qu'on entend dans les médias, excusez-moi.

Ici, on a tendance à l'écouter. Est-ce qu'il faut toujours croire ce que dit le président ? Pardon, parce Est-ce qu'il faut toujours croire ce que dit le président déclarations du président américain qui ne sont pas toujours cohérentes. croire ce que disent les les dirigeants et simplement suivre non seulement après une déclaration mais peut-être une plus que d'une.

Hmm. D'après le quotidien britannique Times qui cite des des sources de renseignement américain et israélien, le le fils de l'ayatollah Khamenei tué le premier jour de l'intervention donc Mojtaba Khamenei serait dans un état critique, il serait inconscient, ne participerait plus aux décisions, serait soigné dans un dans la ville sainte iranienne de Qom. Est-ce que vous avez confirmation de cette ?

J'ai j'ai lu ces informations, j'ai lu différents différents rapports à ce sujet. Ce Je pense qu'on pourrait dire d'une façon assez claire c'est que il a il a une certaine incapacité de de prendre des décisions comme je l'ai dit auparavant. Est-ce qu'il y a eu une difficulté d'évaluation de la part des services de renseignement israéliens et américains d'ailleurs aussi sur les conséquences que devaient avoir la décapitation du régime au premier jour des frappes de tuer Ali Khamenei et une quarantaine de hauts dignitaires, est-ce que vous imaginiez que ça affaiblisse de manière beaucoup plus forte et importante tout de ?

Je pense que je pense que ce ce que ce qui est mal compris, c'est que ça a affaibli. Ça affaiblit ce régime. Le régime tient tout particulièrement.

Il tient, il continue à tirer, ça veut pas dire qu'il tient. Le fait qu'il qu'il soit capable de continuer à tirer ne veut pas dire que le régime tient comme comme le le régime que nous connaissions. C'est vrai, il réussit conti- il réussit à continuer de tirer, c'est vrai, il réussit à continuer de tuer ses propres ses ses ses propres Sa population. sa population euh dès que quelqu'un sort dans les rues, il leur tire dessus.

C'est vrai, mais ça veut pas dire que le régime tient encore. Une fois que les choses se calmeront, il faudra voir si le régime peut re- se remettre sur pied. Je pense que le régime, ce qu'il reste de ce régime, quoi qu'il arrive, même si demain ça cette guerre se terminait, ce régime se trouve sur une pente très glissante et très raide.

Et quoi qu'il arrive, ce ne sera pas la même chose euh dans dans quelques mois, dans quelques semaines. suis à Sarka, tout le monde ne fait pas cette analyse, il y a une crainte pour le peuple iranien d'avoir au contraire un durcissement du régime. Je sais qu'il y a cette crainte.

Je pense que cette crainte est surtout euh est surtout proposée à l'extérieur de l'Iran. Hein, il faut dire. Cette crainte est surtout par le par l'Occident qui dit que cette Il y a il y a un certain Il y a un certain vous voulez ?

Oui, il y a un contre-récit parce qu'il y a un certain anti-américanisme qui existe en France, qui existe partout euh dans en Europe qui a différentes raisons et qui essaie de de de trouver des des des des des raisons pour pour être pour Pour ne pas soutenir ce pour ne pas soutenir ce régime. Vous ne pouvez pas dire que si dans les jours ou les semaines qui viennent, Israël et les États-Unis mettent un terme à cette guerre et qu'ils laissent la population iranienne face à ce à ce régime qui est passé d'une dictature religieuse à une dictature militaire, les Iraniens seront dans une situation plus favorable grâce à vous. Non, c'est pas ce que je dis.

Mais ce que je dis, c'est que quoi qu'il arrive, même si cette guerre s'arrêtait demain, ce régime se trouve sur une pente très raide, sur une pente très raide et qui est qui est très glissante et qui ne pourra pas se remettre. Alors, combien de temps ça prendra pour qu'il y ait ce changement de régime que nous espérons ? Je ne peux pas vous dire.

Est-ce que ça va se cette guerre va se terminer ? Non, elle va pas se terminer demain. Elle va continuer.

Euh le le nous continuerons d'affaiblir le régime tant qu'il le faut pour essayer justement d'aider le peuple iranien à prendre le contrôle de ce de ce pays le plus rapidement possible. Est-ce que vous avez des informations euh sur des des des groupes euh des milices qui seraient euh en ce moment en train d'arriver en Iran en provenance euh d'Irak ou d'un certain nombre de de pays ? C'était la menace.

Euh il y a des informations selon lesquelles ça se Il y a des images, on voit des images, on on entend euh le régime essayer d'attirer justement les milices chiites, que ce soit qui viennent d'Irak, surtout d'Irak, il faut dire, mais pas seulement, euh pour les pour aider justement le régime, c'est encore une preuve de la faiblesse de ce régime et ils rentrent, certains d'entre eux rentrent, d'autres certains sont attaqués du voie aérienne, que ce soit par Israël ou par les États-Unis, et d'autres sont arrêtés par les par les Iraniens eux-mêmes, par le peuple iranien, et certains arrivent à rentrer et à aider ce régime terrible qui justement a aidé à tuer ses propres sa propre population. Ça fait partie des cibles israéliennes euh aujourd'hui, empêcher euh euh ces ces milices de de rejoindre Téhéran. Toute force qui se joint au régime pour tuer des Iraniens et pour essayer de ren- forcer le régime fait partie des cibles israéliennes.

Euh je suis l'armée israélienne a annoncé aujourd'hui avoir achevé son déploiement au sud Liban, hein, puisque l'armée israélienne se bat sur sur deux fronts. Euh qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que l'armée israélienne entame une nouvelle occupation du sud ?

Non, nous n'avons pas l'intention d'occuper le sud Liban. Ce que nous avons l'intention de faire, c'est de mettre fin à la capacité du Hezbollah d'attaquer Israël du sud Liban. Vous savez, il y a 3 mois, si je ne me trompe, quelque chose comme ça, 3 ou 4 mois, le le gouvernement libanais a applaudi l'armée libanaise disant qu'ils avaient réussi à désarmer complètement le Hezbollah dans le Sud Liban, dans la région au sud de du du fleuve Litani.

Ce qui est ce qui devait être fait en accordance à deux choses, la résolution 1701 de 2006 de du Conseil de sécurité et l'accord de de cessez-le-feu. La France a même applaudi euh cette ce cette réussite soi-disant. Malheureusement, nous savons aujourd'hui que rien n'a été fait.

Rien n'a été fait, la plupart des milliers de missiles qui ont été tirés sur mon pays ont été tirés du Sud Liban, de cette région qui théoriquement devait être déjà désarmée. Non seulement cela, mais ils continuent à ils ils ont ils continuent à opérer. Alors notre but libanaise est trop faible aussi pour mais l'armée l'armée libanaise avait annoncé qu'ils avaient désarmé quand même le Hezbollah, hein, n'oublions pas.

Alors c'est vrai qu'on peut toujours leur donner des excuses et on on essaie Des explications en tout cas. En même temps, au 38e jour de cette guerre, il y a toujours des roquettes qui tombent sur le Nord d'Israël, donc l'armée israélienne avec toute sa puissance n'a pas réussi euh non plus à faire on n'a pas terminé justement le le travail, mais notre but n'est pas d'envahir le Liban, notre but n'est pas de conquérir le Liban et d'y rester, notre but est de désarmer complètement le Hezbollah par la force, par la force, de d'éliminer tous ceux qui peuvent continuer à combattre Israël et de rendre le territoire enfin à gouvernement libanais qui en prendrait le contrôle. Monsieur Zarka, vos vos précisions sont intéressantes car on voulait vous faire réagir aussi aux déclarations de Bezalel Smotrich, qui est un membre du gouvernement israélien, ministre israélien des Finances, qui avait dit à propos du Sud Liban au début de de de de l'offensive de sur ce second second front dans les premiers jours des frappes, il avait comparé le sort à réserver au Sud Liban à celui de la bande de Gaza, je le cite, "Très bientôt Da'iyyeh, donc dans la banlieue sud de Beyrouth, ressemblera à Qana en référence à la grande ville au sud de la bande de Gaza qui a été dévastée par la guerre déclenchée contre le Hamas.

Est-ce que c'est la position d'un ministre ou c'est la position du gouvernement ? C'est la position d'un ministre qui est le chef qui est qui était qui est le chef d'un d'un parti politique qui se trouve en dans d'une période électorale, ce n'est pas du tout la position du gouvernement israélien. Bezalel Smotrich est le ministre des Finances.

S'il dit s'il faisait une déclaration qui est liée aux finances, je serais là pour expliquer ce qu'il veut dire par là. Vous pourriez me poser des questions, mais là, c'est une déclaration qu'il a fait en tant que politicien israélien qui est en période d'élection. Et quel est le le message d'Israël face aux habitants, les centaines de milliers d'habitants qui ont dû quitter leur village, qui ont vu leur maison parfois ?

Débarrassez-vous de Hezbollah. de on parle de familles. Ne laissez pas ne laissez pas Non, on ne parle pas de familles.

Ne laissez pas de familles, vous ? De familles. familles.

Il y a un million de personnes à peu près au Liban, 900000 qui ont dû quitter leur domicile. Oui, non, mais non, mais c'est un prix énorme. Ce sont des civils. prix énorme.

Je je n'ai aucun doute, c'est un prix énorme. Mais le fait est que le Hezbollah n'arrête pas de tirer. Alors, que le Liban se débarrasse des capacités militaires de Hezbollah ou du Hezbollah en entier, et ce sera terminé.

Vous savez, c'est comme si que la Belgique tirait des milliers de de de missiles contre la France et qu'on demandait à la France mais ne ne faites pas évacuer Beyrouth ben pardon. Le sud de Beyrouth encore une fois. Euh ne faites pas évacuer Bruxelles parce que c'est il y a des millions de personnes qui y qui habitent.

Ils tirent. Ils n'arrêtent pas de tirer. On leur a demandé de ne pas rentrer dans cette guerre.

On leur a on les on les a on leur a demandé, on a envoyé des messages, on les a menacés, on a demandé au gouvernement libanais faites en sorte qu'ils ne rentrent pas dans cette guerre. Ils sont rentrés dans la guerre. Ils ont pris un ils ont fait un choix.

C'est un choix et il y a OK, il y a des conséquences. Euh quatre Israéliens ont encore été tués dans le bombardement de leur immeuble à Haïfa dimanche. On voit que le Hezbollah continue effectivement de de de pouvoir bombarder Israël. c'était un missile Grad.

Combien de temps ah c'est un missile israélien d'accord. Combien de temps Israël peut tenir sur ces deux fronts Iran et ? Vous savez Golda Meir avait dit une fois au sujet de justement de ce genre de guerre combien de temps on peut on lui avait posé une question semblable elle avait dit mais c'est on a pas d'autres options.

On a on a pas où aller. Ils essaient de nous tuer. On se défend.

On continuera de se défendre et on gagnera. C'est tout simplement parce qu'on a pas d'autres pays. On a pas où aller.

Merci beaucoup Jacques et d'avoir été notre invité. Merci Camille. A bientôt sur France Info excellente soirée avec nous le le JT monde tout de suite.

Joshua Zarka, ambassadeur d'Israël en France, est l'invité de "Tout est politique" · Pourquijevote