Israël-Iran : "Les Européens sont au cœur des négociations"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Fontaine. [Musique] Bonjour Pierre Alexandre Anglade. Bonjour.
Les Européens ne seront pas utiles pour résoudre la guerre entre l'Iran et Israël. C'est ce que dit Donald Trump cette nuit après la rencontre de Genève hier entre les ministres des affaires étrangères français, allemands, britanniques et iraniens. C'est quoi un nouveau discrédit pour l'Europe de la part des Américains ?
Les Européens sont au cœur des négociations avec l'Iran depuis maintenant euh des années. Et je rappelle qu'un accord avait été trouvé en 2015 sur le programme nucléaire iranien. Euh accord qui avait été scellé euh à l'initiative des pays européens.
Les Américains étaient déjà là évidemment à l'époque mais à l'initiative des Européens. Et si cet accorden qui qui tenu 3 ans, oui, si cet accord a déraillé, c'est précisément parce que les Américains et en l'occurrence Donald Trump a fait le choix d'en sortir. Et euh j'ai entendu cette déclaration du président américain qui est trouvé quelque peu cocasse euh alors qu'elle qu'il l'a prononcé au moment même où les ministres des affaires étrangères euh des pays européens euh britanniques, allemand, français et kayakalas, la haute représentante européenne rencontré le ministre des affaires étrangères iranien qui lui-même a marqué à la fin de cet entretien sa volonté de poursuivre la discussion avec les Européens.
Et pourquoi il nous écouter ? Ouais. nous parce que d'abord nous sommes un acteur, nous sommes des une puissance de de désescalade et de retenu dans un moment de tension où l'on voit bien une forme de fuite en avant dans ce conflit, les déclarations parfois martiales et bien des responsables israéliens, l'ambiguité qui est celle de l'Amérique de Donald Trump et la volonté des Européens de trouver un règlement durable à ce conflit sans passer par la force mais par la négociation parce que la conviction qui est celle de la France et des Européens, c'est qu'il n'y a pas de solution durable au programme nucléaires et balistique iranien et par ailleurs aux tentatives de déstabilisation que mène l'Iran dans la région par la force.
Et donc cette voie de médiation, de dialogue, de discussion au moment où le conflit s'en venî, où l'on voit bien une forme de fuite en avant et où potentiellement et bien il pourrait y avoir une perte de contrôle et je crois la la meilleure garantie de de de crédibilité et de discussion et les Iraniens, je crois ils l'entendent aujourd'hui. Mais l'espoir c'est quoi ? c'est de revenir aux accords de 2015, de les de de de renoncer, de les faire renoncer clairement au nucléaires militaire.
La première étape, c'est d'abord stopper l'engrenage de la guerre parce qu'on voit bien que de part et d'autres, c'est pas avec les Iraniens, enfin c'est avec les Iraniens et les Israéliens parce que les Israéliens aujourd'hui bombardent l'Iran. des bombardements qui d'ailleurs dépassent le seul cadre du programme nucléaire iranien, ce qui n'est évidemment pas acceptable puisque j'entends des responsables israéliens venir dire que l'objectif serait un changement de régime. Certains, je crois que c'est le ministre de la défense qui hier expliquaiit que ils avaient pour objectif d'éliminer le guide suprême iranien.
De l'autre côté, de l'autre côté, nous voyons les Ianiens qui eux aussi ciblent des infrastructures civiles, des hôpitaux, des villes. Donc, il y a un engrenage de la guerre qui est inacceptable. Ça c'est la première c'est la première étape.
La deuxième étape c'est évidemment de remettre tout le monde autour de la table pour trouver une solution durable à ce programme nucléaire et balistique iranien qui est une menace existentielle pour Israël. Je rappelle que l'Iran, théocratie autoritaire, une des pires dictatures du monde qui assassine ses opposants, martyrise les femmes et bien répètent perpétuellement qu'il souhaite la disparition de l'État d'Israël mais menace aussi les pays européens dont la France. Je rappelle que nous avons deux français qui sont des otages d'état de l'Iran, que l'Iran déstabilise toute la région avec les outil, le Hamas et lebola.
Mais l'objectif néanmoins, c'est le programme nucléaire, pas le régime. Votre objectif ? Moi je n'ai pas d'objectif à titre personnel.
Ce que je dis c'est que dans ce c'est que dans ce moment de tension exacerbé où les conflits se multiplient sur la planète, il faut d'abord arrêter la guerre et ensuite faire en sorte que les Iraniens renoncent dans la durée au programme nucléaire iranien et ensuite ce sera au peuple iranien de décider par lui-même et pour lui-même le régime qu'il souhaite. Et les Iraniens se sont soulevés à de nombreuses reprises. Ces soulèvements ont été écrasés dans le sang.
Mais c'est nous croyons à l'autodétermination des peuples et à la capacité de choisir leur propre destin. Pierre Alexandre Anglade dans tout cela, il ne faut pas oublier Gaza dit Emmanuel Macron hier au Bourger. À quoi les insoumis à travers la voix de Manonbri répond euh que le président français participe à cette opération de diversion justement israélienne.
Euh quelle attaque contre l'Iran. Vous répondez quoi à cela ? Bah, je réponds que les outrances des insoumis euh au fond, nous y sommes habitués et donc les propos des strates de Manon Aubri euh m'intéressent assez peu.
Ce que je sais, c'est que le président de la République, le ministre des affaires étrangères sont déterminés euh à faire en sorte que le drame, la honte absolue euh qui est ce qui se passe aujourd'hui à Gaza prennent fin et nous voyons maintenant depuis trop longtemps les des femmes, des enfants, des civils innocents être les victimes des bombes de l'armée israélienne. Alors le Has, comment on y arrive ? Est-ce qu'il faut que l'Europe fasse pression sur Israël ?
Clairement, mais il faut continuer à faire pression. Ça ça n'a jamais été mais je crois que la France, vous savez, on on a un débat politique en France qui est qui est un peu tronqué parce qu'on le regarde sous le le la loupe déformante des insoumis qui sont dans l'outrance en permanence et qui nous expliquent que la France serait coresponsable de ce qui se passe à Gaza. Je rappelle une chose assez simple.
La France la France est la France est à l'initiative. La France est à l'initiative depuis le début du conflit. à Gaza pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire, pour faire pression sur le gouvernement israélien.
Et il y a des leviers qui existent encore. Il y a par exemple un accord d'association entre l'Union européenne et Israël euh qui lie nos deux entités euh qui peuvent être remis sur la table et rediscuut. Dénoncé, je je dis pas qu'il doit être dénoncé.
En tout cas, ça fait partie des éléments de la discussion et aujourd'hui ce qui se passe à Gaza n'est pas acceptable. On ne peut pas tolérer de voir un peuple affamé sur sur l'hôtel de la guerre. La faire toujours non on ne laisse pas faire.
Il y a des pressions diplomatiques. Num sanction prises contre la Russie par exemple dans la guerre contre l'Ukra sanction contre la Russie contre. Oui mais vous vous avez raison.
Ne comparez ne comparons pas ce qui ce qui n'est pas comparable. La Russie la Russie la Russie est un état autoritaire qui a fait le choix de de s'emparer par la force de son voisin. Israël s défenduce Israël s'est défendu dans un premier temps contre le pire attentat terroriste et le pire pogrome depuis la fin de la seconde guerre mondiale qui est connu le peuple juif.
Donc les les je veux pas mettre d'équivalence entre ce qui se passe en Ukraine et ce qui se passe aujourd'hui à Gaza, même si la situation à Gaza est est insupportable et que tout doit tout doit être fait par la diplomatie pour y mettre un terme. Emmanuel Macron veut un débat à l'Assemblée sur le le alors pour le coup, je reviens, on revient à l'Israël, Iran, mais euh peut-être dès mercredi, vous souhaitez un vote ? Et moi, je pense que c'est très important d'abord enfin que le président de la République a raison de demander au gouvernement euh ce débat parce que moi, je considère que l'Assemblée nationale euh et le Sénat doivent être saisis compte tenu de la gravité des moments que nous vivons.
Nous vivons certainement le moment le plus grave dans les relations internationales depuis la Seconde Guerre mondiale ou au moins depuis la la chute du mur de Berlin. Et donc oui, il doit y avoir un débat au Parlement et un vote, c'est une déclaration du gouvernement. Donc, faudrait savoir sur quel terme euh le le vote pourrait être engagé.
Je pense qu'en tout état de cause, un débat est une très bonne chose qui permettra aux uns et aux autres de dire ce quelles sont leurs positions et et au gouvernement d'expliquer quelle est la stratégie de la France dans ce conflit. Et réunir les partis comme le souhaite Emmanuel Macron, ça va servir à quoi ? Bien, ça sert à à vous savez, moi j'ai participé euh quelques fois à ces réunions, j'ai remplacé mon président de groupe Gabriel Atal qui une fois n'a pas pu participer.
Ça sert à mettre au niveau les responsables politiques qui sont souvent sur les plateaux de télévision euh euh à la radio à commenter mais qui n'ont pas forcément toutes les informations et qui donc ne sont pas toujours pertinents sur le sujet et donc ça permet de partager l'information et puis ça permet aux responsables politiques et bien de faire valoir leur point de vue sur la situation internationale. Pierre Alexandre Anglade, vous êtes justement avec nous ce matin pour évoquer évoquer la situation internationale. On va évoquer le cas de de l'Ukraine dans quelques instants, juste après le fil info à 8h40 avec Jeanne Mia.
Un homme de 55 ans présenté à un juge dans le cadre d'une affaire de viol d'enfants retransmis en direct du live streaming. Ce garagiste de la région lilloise est soupçonné d'avoir commenté entre 500 et 600 viols à une famille en Colombie et d'avoir payé plus de 30000 €. Les quatre enfants victimes ont été mis à l'abri.
De nouveaux cas d'intoxication alimentaire d'enfants dans l'ine 3 de plus 11 en tout dont une fille de 11 ans décédé lundi. Ces jeunes ont consommé de la viande issue de boucherie. La préfecture demande à la population de ne plus consommer de denré acheté dans quatre établissements de cinquant dont deux sont fermés par prévention.
L'Ukraine accuse la Russie de faire preuve d'un mépris total pour les efforts de paix américains. Réaction après les propos du président Russi hier qui n'exclut pas de prendre le contrôle de la ville de soumis dans l'est du pays. Elle va de nouveau illuminer Paris la vasque olympique de retour aujourd'hui au Tuilerie jusqu'au 14 septembre.
Elle s'élèvera dans le ciel tous les soirs à la tombée de la nuit. France info le 830 France info Berang Gerbond Benjamin Fontaine et ce matin Pierre Alexandre Anglade député des français de l'étranger président de la commission des aperces européennes à l'Assemblée nationale. Pendant ce temps également les Russes bombardent toujours l'Ukraine. l'Ukraine qui accuse Poutine de mépris envers le processus de paix lorsque Poutine suggère que que Moscou pourrait s'emparer de de nouveaux territoires.
La France et l'Europe on on ont complètement abandonné l'Ukraine. Non. D'abord la première des choses, c'est que on se rend compte à travers cette déclaration de Vladimir Poutine qui a aussi dit par ailleurs que il considérait que la Russie et l'Ukraine c'étaient un seul et même peuple et qu'il pouvait s'emparer de toute l'Ukraine s'il le souhaitait.
On se rend compte d'une chose à travers ces déclarations, c'est que Vladimir Poutine ne veut pas la paix et que euh fort de ce constat, les Européens ont adopté de nouveaux paquets de sanctions qui commencent à avoir des effets puisque euh le ministre de l'économie russe aurait déclaré hier que la Russie allait rentrer en récession. Donc on continue même son inquiète d'ailleurs. Exactement.
Donc cela a des effets. Mais il y a une volonté de la Russie de ne rien céder parce qu'ils ont un objectif impérialiste de reconstitution de l'empire. Et donc les Européens doivent poursuivre les sanctions et les Américains qui depuis le retour de Donald Trump ont fait le choix de se détourner de l'Europe et du soutien à l'Ukraine doivent se réengager dans le conflit et à leur tour sanctionner.
Il y a un paquet de sanction qui a été préparé par un sénateur aux États-Unis qui pour le moment n'est pas euh mise en place. Ces sanctions doivent arriver le plus vite possible. Mais voyez, on a le sentiment que ce qui fera céder Poutine éventuellement, c'est ses difficultés économiques, pas les les menaces européennes.
Ce qui fraccer ce qui fracasser des Poutines, ce sont c'est l'unité et la fermeté du camp occidental, les Européens, les Américains, les Canadiens, les Britanniques, les Australiens. Ce sont les sanctions économiques qui n'en déplaisent aux représentants parfois de l'extrême droite française ont des conséquences très lourdes sur l'économie russe et qui commencent à porter leur fruits. C'est le soutien militaire dans la durée à la résistance ukrainienne.
Et c'est là aux Européens de combler le vide qui est en train d'être laissé par les Américains qui font le choix du désengagement de l'Ukraine et qui abandonnent l'Ukraine. Et donc nous avons une responsabilité historique de soutenir dans la durée la résistance ukrainienne parce que si nous ne faisons pas alors nous ne connaîtrons plus la paix, la liberté et la prospérité en France et en Europe telle que nous la connaissons. C'est là aussi un enjeu quasi existentiel.
Pierre Alexandre Anglade. On en vient à l'actualité française avec l'Assemblée nationale qui a adopté jeudi soir un un moratoire sur les énergies renouvelables, l'installation notamment des des éoliennes grâce à une entente entre les Républicains et le Rassemblement national. Certains chez vous s' s'en désolent mais où était le bloc central ? 20 votants seulement sur 93 députés renaissance.
Moi ce que je note, c'est qu'il y a maintenant depuis plusieurs semaines un mouvement qui tend à défaire les avancées en matière environnementale et de lutte pour le climat qui ont été amorcé ces dernières années depuis 2017 et même avant 2017. Donc il y a un détricotage méthodique non parce que vous auriez pu prendre les groupes socialistes écologistes. Moi j'étais à ce vote donc je me suis opposé.
Vous vous avez voté mais mais la gauche vous avez raison et le bloc central ne sont pas là. Il manque trois voix. Donc vous pouvez renvoyer la balle à la gauche.
Mais mais que faisait le bloc central ? Je suis je suis je suis d'accord avec vous sur le fait que sur des votes aussi importants la mobilisation devrait être beaucoup plus affirmée. Mais cela dans l'ens cela dans l'ensemble cela dans l'ensemble des groupes politiques.
Mais ce que je note aussi c'est l'alliance sur ce vote mais aussi sur la suppression des aides des feux sur la suppression du du z le zéro artificiation nette sur la loi du plomb sur les pesticides et bien du parti les républicains avec le rassemblement national. Et donc il y a une forme de socle commun qui est en train de se créer entre LR, le RN et l'UDR sur les questions climatique qui est mortifère au moment où nous vivons et nous allons le vivre aujourd'hui euh les pires canicules pour cette période de l'année que nous ayons connu. Et donc il y a un mouvement dans la vie politique française qui se détourne de l'urgence climatique et qui est absolument dramatique.
Et donc oui, vous avez raison, vous avez raison de souligner une forme de démobilisation qui peut exister sur certains votes, des votes qui sont parfois compliqués parce que l'organisation de l'assemblée est parfois un peu chaotique ces derniers temps. Mais la vérité, c'est qu'il y a au-delà de ça, au-delà de ces sujets de mobilisation, un mouvement de fond et ça les nos auditeurs doivent bien le comprendre, un mouvement de fond à l'Assemblée nationale pas des votes et à chaque fois à tr voi. Mais par exemple, voyez projet de loi sur la simplification qui supprimait les aides des feux.
Nous étions tous là. largement mobilisé. À la fin, il y a une majorité qui se construit avec le Rassemblement national avec qui qui vise qui vise à supprimer cela et c'est quand même extrêmement grave parce que les les c'est maintenant que l'on peut freiner le choc du dérèglement climatique.
Ce que vous dites c'est que les LR n'ont plus rien à faire dans ce ce cette alliance cette cette alliance des gouvernements. En tout cas plus rien à faire au gouvernement. Moi ce que je dis c'est que il y a aujourd'hui une coalition qui gouverne le pays parce qu'il y a besoin de stabilité et qu'il y avait besoin de trouver une majorité dans le chaos qui a suivi la dissolution.
Ce que je note, c'est que ce qui nous sépare nous ensemble pour la République du parti les Républicains est plus grand que ce qui nous rassemble. Non, pas du tout parce que moi je n'appelle pas à ça. Je je note parce que j'entends parfois certains euh appelés à faire campagne ensemble comme si 2027 c'était maintenant alors que c'est dans 2 ans à construire quelque chose sur le long terme.
La question est peut-être légitime mais je vous le dis ce qui nous sépare est beaucoup plus important que ce qui nous rassemble sur les sujets environnementaux. Je viens de vous en donner quelques exemples sur les sujets européens quand j'entends Bruno Rotaillot autrefois vouloir détricoter le droit européen sur les sujets de société quand en choisissant Bruno Rota ils font ils font le choix d'une forme de conservatisme contre la contre la PMA contre la constitution de l'IVG contre la loi fin de vie qui a été votée pas vraiment sa place au gouvernement si on compr non il a pas je dis pas qu'il n'a pas sa place au gouvernement je dis que nous n'avons pas je dis je dis que nous n'avons pas vocation à bâtir quelque chose de solide et de durable dans le temps. Euh ça se vérifie aussi sur un autre sujet qui qui divise beaucoup euh le le enfin le bloc central et LR mais aussi en son sein le bloc central, c'est la justice des mineurs.
Euh le texte de Gabriel a été retoqué par le Conseil constitutionnel euh notamment les les deux principales mesures de rupture qui sont le la comparition immédiate pour les mineurs et l'excuse de minorité. Et ce matin, Gérald Armanin propose carrément de changer la constitution. Majorité pénale à 16 ans.
Vous êtes d'accord ? Moi, je me je me D'abord, vous avez raison de souligner que nous avons essayé d'agir sur la justice des mineurs avec le texte de Gabriel Atal euh qui est un texte important qui a certes été censuré en partie euh et donc il faudra il faudra il faudra évidemment euh remettre euh se remettre au travail parce qu'il y a une véritable urgence et les émeutes nous l' nous l'ont démontré. En en revanche, moi je suis extrêmement sceptique euh quant aux propositions de celles et ceux qui viendraient à qui viendrait à remettre en cause euh la constitution et à la modifier.
Nous sommes dans un moment où il y a une forme de volonté de remettre en cause en perpétuellement le droit, notre socle commun qui est notre constitution. Et dans un pays où les mouvements populistes sont extrêmement puissants, n'ouvrons pas la boîte de pandore de la réforme de la constitution parce que ça nous emmènerai à mon avis sur un terrain extrêmement glissant. Il y a beaucoup de choses à faire à droit constant sans modifier la constitution.
Le garde des sauts fait des propositions, Gabriel Latal en a fait également et nous aurons le débat dans les semaines. Mais celle de Gérald Armana est une mauvaise idée. Donc je dis pas que c'est une mauvaise idée, je dis juste que moi je suis très réservé sur la volonté de de réouvrir la constitution et les réformes constitutionnelles.
On sait en général où ça commence, on sait difficilement là où ça se termine. Et donc dans ce moment où il n'y a pas de majorité à l'Assemblée, où il où où le paysage politique est éclaté, où il y a 140 députés du Rassemblement national, 80 insoumis, évitons d'ouvrir la Constitution. Merci Pierre Alexandre Anglade, député ensemble pour la République, président de la Commission des affaires européennes à l'Assemblée nationale d'avoir été l'invité de ce 830.
Pieyre-Alexandre Anglade