Immigration : "une forme de grand tabou national", affirme Aurore Bergé
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
submersion migratoire le débat s'enflamme bonjour Aurore berger vous êtes ministre délégué de l'égalité femme homme et de la lutte contre les discrimination il y a combien d'étrangers en France je crois que le sujet il est sur les termes qu'on emploie ou sur les terme qu'on emploie pas et on a une espèce de grand tabout national qu'on a sur la question de l'immigration qui fait qu'onarrive jamais à avoir un débat sereinir un débat calme et avoir un débat rationnel est-ce que le mot submersion quand on qui a effectivement donc 11 % d'étrangers en France ce qui ne compte pas ceux qui ont acquis la nationalité en étant né en France notamment donc les enfants d'immigrés mais 11 % voilà les chiffres que nous a donné tout à l'heure Didier les est-ce que le mot de submersion permet d'avoir un débat comme vous le dites sans tabou je pense qu'il faut avoir un débat sans tabou sur la question migratoire et puis sur les enjeux d'insécurité culturelle qui existent qui sont ressenti par des Français parce qu'à la fin le Premier ministre il parle de ça il parle de qu'est-ce que les Français ressentent qu'est-ce que les Français nous disent est-ce que ça veut dire qu'on épouse les thèses de celles et ceux qui en parlent non c'est veut dire qu'à un moment on admet juste que oui il y a des millions de Français qui aujourd'hui ont ce sentiment-là donc la question c'est comment on le traite comment on le traite à la racine euh comment on garantit que les valeurs républicaines elles sont là partout tout le temps et pour tout le monde qu'on soit arrivé il y a longtemps qu'on soit arrivé récemment qu'on soit né français peu importe et que ça se transmette et surtout que ça s'incarne comment on lutte contre l'immigration illégale de manière déterminée parce que c'est aussi ça qui est en jeu c'est notre capacité à accueillir et notre capacité à intégrer mais c'est donc forcément très lié aussi à qui on accueille et combien on accueille ça veut dire que pour vous Aurore berger le Premier ministre a eu raison de mettre ce sujet de jeter en quelque sorte ce mot comme un pavé dans la mar pour créer la situation d'un débat en tout cas il y a un débat ça c'est une certitude après il l'a employé aussi sur certains départements et certains territoires français il a dit en particulier à Mayotte mais dans d'autres coins de France dit-il sans précis an suffit là pour le coup de se rendre sur place de d'écouter ce que disent les élus parz aussiutres coins en métropole je pense qu'il y a dans d'autres territoires français en hexagone ce sentiment parfois d'insécurité culturelle ce sentiment de ne plus reconnaître exactement ce qu'on a pu connaître dans le passé donc c'est ça qui bouscule c'est ça qui parfois inquiète c'est ça qui crée de la tension et la question qu'on a c'est est-ce que malgré tout malgré le fait que oui parfois des repères ont changé euh et bien on arrive quand même à tenir ensemble et à tenir sur les valeurs républicaines alors c'est là je vais vous poser une autre question rberg vous avez dit ça crée un sentiment d'insécurité culturelle est-ce que votre propos c'est de dire il faut apaiser les Français et leur dire écoutez non on doit continuer à accueillir n'ayez pas ce sentiment d'insécurité culturelle ou est-ce que à l'inverse vous vous dites il y a une proportion parce que c'est le mot aussi qui a été utilisé par François Baou il dit tout est une question de proportion c'est quoi une proportion c'est quoi la bonne proportion bah déjà c'est notre capacité à savoir non seulement accueillir mais à savoir intégrer pour les nouveaux arrivants ça c'est un enjeu qui est absolument décisif et garantir aussi que ce soit pas toujours dans les mêmes territoires évidemment ce qui a souvent et malheureusement trop souvent sans doute été fait et qui a fait que oui des facto on a des quartiers qui ont évolué donc ça je pense que c'est le premier point et la vraie question qui se pose quand on parle d'insécurité culturelle qui avait été très bien documenté par Laurent Bouvet par beaucoup de ceux qui avaient travaillé sur ces questionslà de manière là aussi dépassionné et préc c'est quoi c'est que pour des gens qui sont nés en France comment on garantit que quelle que soit la manière avec laquelle on est arrivé quel que soit notre naissance quel que soit l'héritage qu'on a familial à la fin sont les valeurs républicaines qui prévalent et c'est ça notre enjeu nous au sein du gouvernement et quand on fait de la politique tout simplement berger vous avez entendu à mon micro hier la présidente de l'Assemblée nationale il y a elbron Pivet qui disait ça gêne c'est son mot face à ce mot qu'est-ce que vous lui dites à elle et qu'est-ce que vous dites à la gauche qui qui a suspendu les négociations hier estimant que François Baayou faisait le lit je cite du Front national déjà toute la vie de François Baou allit d'une clarté absolue sur son combat face à l'extrémisme et face à l'extrême droite donc je pense qu'on peut pas lui faire ce procèsl et par contre la difficulté si on a aujourd'hui 140 députés d'extrême droite qui sont à l'Assemblée nationale c'est parce que on peut pas continuer à être dans une forme encore une fois de tabou ou de dénis sur ce que un certain nombre de Français vivent ressentent parce qu'à la fin les deux ils se confondent quand on parle de sentiment de B c'est parce qu'à la fin on le Ress comme le débat qui avait commencé sur le sentiment d'insécurité avant de parler d'insécurité àprpr en parler bah en tout cas à la fin quand des Français vous interpellent et vous dites nous on ressent ça on vit ça ou parfois on souffre de ça ça veut dire que vous devez bien l'entendre et donc la question qu'on a à à à gérer et cette tension qu'on a à gérer sur l'immigration encore une fois ça peut vous coûter le gouvernement c'està-dire que le Parti socialiste a quitté la table des négociations hier encore une fois euh qu'il nous juge sur le budget qui sera présenté et dans le budget qui est présenté il y a un budget qui est très clair notamment sur notre capacité à intégrer notre capacité à accueillir sur la question de l'me qui doit évidemment pas être remise en cause et que nous ne remettons pas en cause ça pardon l'aide médicale d'État donc ça c'est les actes il faut aussi au-delà des mots juger sur les estce que vous estimez aujourd'hui que le Parti socialiste euh utilise ce débat pour partir ou est-ce que vous comprenez la sensibilité du parti socialist qui soit différente mais à la fin on est d'abord des élus des élus de la République et on entend les Français qui quel que soient les territoires nous interpellent depuis tant d'années sur la question migratoire et sur parfois ce sentiment encore une fois d'insécurité culturelle qui existe dans un certain nombre de nos territoires donc soit on fait semblant de ne pas entendre soit on laisse uniquement l'extrême droite traiter ce sujet s'approprier en fait un certain nombre de difficultés que vivent réellement les Français que vivent nos concitoyens soit on se dit ok on va mettre les les mots et en posant les mots on va surtout chercher à résoudre ces difficultés parce que aujourd'hui on a à la fois des Français inquiets qui se disent on va me pointer du doigt parce que moi je suis d'origine immigrée et ça c'est insupportable qu'un seul Français qu'un seul Français soit pointé du doigt en raison de ses origine et il faut lutter pied à pied contre toutes les discriminations liées à l'origine et des Français qui se disent oui mais moi je vis quand même ces difficultés cette souffrance là entendez-moi Aurore berger je le disais vous êtes la ministre déléguée de l'égalité femmes hommes et de la lutte contre les discrimin tion votre proposition de loi que vous aviez déposé en 2024 alors que vous étiez député qui vise à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexiste a été adopté hier par l'Assemblée nationale elle comporte notamment un nouveau concept même juridique qui s'appelle le contrôle coerciif qui est désormais inscrit dans la loi c'est quoi en fait le contrôle coercitif c'est ce que certains appelle l'emprise en fait c'est ce contrôle progressif que vous mettez en place quand vous êtes dans un couple ce sont tout tout ces petites violences qui pr pris isolément n'en sont soi-disant pas mais qui accumulé en sont c'est quoi c'est une logique toxique de pervers narcissique expliquage permanent c'est pourquoi tu te maquilles pourquoi tu sors qui tu fréquentes à quelle heure tu rentres tu es rentré 2 minutes trop tard c'est mettre un traceur sur un téléphone portable c'est mettre un traceur sur un GPS pour vérifier tout simplement où vous êtes allé quand vous y êtes allé à qui vous avez parlé c'est V que vous avez plus le droit d'avoir un compte bancaire autonome c'est fait qu'on va fliquer vos dépenses et quand vous faites une liste de courses et quand vous êtes au magasin vous avez peur de dépenser 1 € de trop donc il y a pas forcément les couts immédiatement et d'ailleurs les femmes sont pas stupides on n'est pas stupide si dès le premier jour d'une relation on subissait des coups on partirait en courant les coups c'est pas le premier jour d'une relation par contre quand vous avez tout ça qui se met en place autour de vous quand vous êtes à ce point isolé quand vous subissez ces violences là du quotidien à la fin oui les coups arrivent les violences sexuelles peuvent arriver donc c'est ça qu'on a mis dans La Loyère vous avez lu hier le contte-rendu de l'audience aussi autour de necfeu je voudrais qu'on parle un instant Charles parce que c'est exactement cette situation longue enquête de nos confrères du monde évidemment qui revient sur ce dossier et qui pointe aussi la difficulté pour les magistrats dans ce type d'affaire depuis des années de faire la part des choses entre et B des des des petits faits comme le disait hor berger accumulés et qui pré isolément ne sont pas forcément illégaux ne sont pas décisives dans un dossier mais qui à la fin peuvent constituer en effet un et c'est ça qui changer la loi qui effectivement là-dessus a été pour l'instant jugé innocent de ces questionsl que lui repr sa sa sa femme aujourd'hui avec votre loi ce serait plus le cas en tout cas les magistrats ont désormais si loit définitivement adopté les moyens de sanctionner ça devient une infraction à part entière parce qu'encore une fois ce sont des violences empêcher une femme de se comporter comme elle le souhait d'être libre tout simplement dans son couple de fréquenter qui elle veut de continuer à avir sa famille de continuer à avoir ses amis d'avoir un emploi d'avoir un compte bancaire de dépenser comme elle l'entend pour elle-même ou pour son foyer de se maquiller si elle le souhaite de s' habill comme elle le souhaite pris isolément encore une fois on peut se dire après tout est-ce que c'est bien grave quand vous vivez ça dans votre quotidien en fait vous avez peur tout le temps vous avez peur tout le temps de mal faire de déplaire de décevoir et vous avez plus personne à qui vous confiez puisque il y a un isolement qui se met en place autour de cette femme et ce sera donc désormais inscrit dans la loi ce que vous appelez le contrôle coercitif Merci à VOUS avir berger d'être venu ce matin ministre délégué de l'égalité femmes homm et la lutte contre les discriminations 7h53 I
Aurore Bergé